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- Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Bibliothèque Vittorio Emanuele III
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Lun 29 Jan - 20:40 )

Jane Invanov & Lorelei Caldwyn
La nuit commençait à tomber sur la belle ville de Naples. Lorelei était d'après-midi et soirée à la bibliothèque cette semaine. Une habitude en réalité, ses horaires variait tellement que faire l'ouverture, la fermeture ou encore l'entre-deux lui était au final peu important. Même si elle aimait avoir ses fins de journée libre pour retrouver son fils et sa soeur. Mais aujourd'hui, ils étaient grands, c'était différent. Puis parfois quand elle rentrait tard, comme cela serait sûrement le cas ce soir, elle avait le droit à son assiette prête ainsi qu'un part du repas dans le frigo. La maisonnée Caldwyn était un espace de partage des tâches et de convivialité, si Lorelei faisait beaucoup, comme une bonne mère. Depuis quelques années, déjà, son fils l'aidait avec volonté et depuis que sa sœur était là, malgré qu'elle soit plus souvent en vadrouille avec des amis qu'à la maison en soirée, elle faisait aussi sa part du travail ménager. Lorelei c'était un instant perdue dans ses pensées. La photo de sa petite famille posée devant ses yeux ayant absorbé ses pensées. La bibliothèque venait de connaître une vague d'arrivée. L'heure des sorties de cours ou de travail. Cela se calmait doucement. Et la voix de sa collègue la ramena à la réalité. On venait de ramener plein de livres. Un habitué qui était mordu de lecture et qui chaque fois qu'il venait en prenait au moins une dizaine avec lui. Il était peut-être temps de faire un peu de rangement, la pile de bouquins à remettre en rayon était si haute qu'on ne voyait plus Lorelei derrière l'office. Se levant de son siège, elle saisit une bonne moitié de la grosse pile de ses petits bras et prit l'initiative d'aller les ranger pendant que sa collègue continuait de s’occuper des lecteurs. La brune connaissait par cœur la bibliothèque et sans mal elle rangea rapidement les livres qui pesaient lourd sur ses bras. Allant chercher la seconde pile de livres qui s'étaient de nouveau agrandie depuis son départ. Elle la vida presque complètement. Quelques visiteurs un peu perdus avaient demandé un peu d'aide à Lorelei alors que ses bras se déchargeaient au fur et à mesure qu'elle écumait les rayonnages.

Il ne lui restait qu'un livre dans ses bras, un livre qu'elle ignorait où ranger. Ne le connaissant pas. N'allons pas dire qu'elle connaissait tous les livres de la grande bibliothèque municipale, mais une bonne partie en tout cas. Revenant alors vers le comptoir, elle remarqua la longue queue qui s'était formé. Sans plus d’attention aux personnes présente dans la file elle pressa le pas pour donner un coup de main à sa collègue.

« Je n'ai pas trouvé où le ranger celui-ci, l'étiquette, dessus, est étrange. Tu es sûre qu'il vient de chez nous ? »

Demanda la bibliothécaire à sa collègue qui après un regard affirma que le livre venait bien de chez eux, mais que c'était un très ancien livre qui portait une ancienne étiquette qui sûrement avait oublié d'être échangé. Lorelei reposa le livre dans la pile de bouquins à ranger derrière les deux femmes. Reposant son attention sur la file elle fit alors signe qu'elle aidait pour les empreints et retour du livre. Ainsi, rapidement, la longue file se coupa en deux. Servant un homme pas très sympathique, elle espéra que la femme derrière lui le soit plus. Et alors que la brune afficha son sourire habituel en souhaitant un joyeux "bonsoir" à la personne suivante qui se présenta à elle. Le cerveau de la femme marqua une pause un instant, comme un bug dans le système. Cette femme blonde. Elle était persuadée de la connaître, d'avoir déjà vu son visage. Mais son cerveau n'arrivait pas à savoir ou, quand et comment. Un sentiment des plus étranges l'envahie alors, comme une gêne, un mal aise certain. Sans comprendre pourquoi elle tenta de se ressaisir. Un sourire plus faux trouva son visage.

« Vous avez trouvé tout ce dont vous aviez besoin ? »

Se contenta de demander Lorelei alors de sa voix étrangement plus érailler qu'à son habitude. Cherchant à rester professionnel avant tout. Mais c'était bien la première fois qu'elle ressentait cela. Ou en tout cas aussi intensément, car bizarrement, ce sentiment ne lui était pas totalement étranger.
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Dernière édition par Lorelei Caldwyn le Ven 20 Avr - 12:33, édité 1 fois
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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Ven 2 Fév - 17:38 )

On se connait ?
Jane Invanov & Lorelei Caldwyn

Les journées ont finalement terminé par s’organiser avec Luka et nous arrivons maintenant à suivre une espèce de routine lui et moi. Ce n’est pas toujours facile de s’adapter à mon nouveau rôle de mère mais je ne l’échangerais pour rien au monde. Pour la première fois depuis longtemps il me semble que je suis exactement là ou je voudrais être, que je vis exactement comme je le souhaitais. 
Je découvre la joie d’être maman avec bonheur, malgré les heures de sommeil amputées et les doutes qui ne manquent pas de nous tarauder devant chaque progrès ou avancées de notre fils. Elles remettent totalement, et du jour au lendemain, en cause notre manière de fonctionner mais nous essayons de nous conformer aux changements inhérents à notre nouveau statut de parents. Nicolaï m’aide beaucoup à relativiser, à aborder les choses de manière plus sereine, même si dans le fond il est aussi inquiet que moi. En premier lieu nous sommes surtout heureux d’avoir franchi le pas et d’avoir adopté Luka. Nous pourrions parler pendant des heures de notre fils, nous réjouir de la chance de l’avoir à nos côtés, du plaisir de le voir évoluer et grandir en grande partie grâce à notre amour. 

Dès que je pose mon regard sur notre bébé, dès que je l’embrasse ou que je le sers contre moi mon cœur de maman se met à fondre. Il faut dire que je l’ai attendu cet enfant, que je suis passé par beaucoup de phases différentes afin d’accepter ma stérilité et finalement faire le deuil d’une maternité biologique. Maintenant je me rends compte que j’ai été stupide de me refermer, de laisser la culpabilité et les remords me ronger. Ceci dit c’est aussi ça qui nous a permis de mettre Luka sur notre route alors... je me résigne à penser que c’était mon chemin, dans un certain sens ma destinée, là notre. 
Je ne suis pas de celles qui pensent que la vie est écrite par avance, il y a pour moi toujours un moyen de combattre la fatalité, mais il y a parfois des chances à saisir, des rencontres qui bouleversent la route que l’on croyait tracée, la voie que l’on pensait devoir emprunter. La mienne a radicalement changé le jour où j’ai aperçu celui que j’allais finalement épouser alors qu’il m’avait à peine remarqué. Lui aussi a fini par se rendre à l’évidence que nous ne pourrions pas vivre séparés et depuis nous bâtissons notre avenir tous les deux. Notre mariage a connu des tempêtes mais il s’est toujours relevé et je crois qu’aujourd’hui nous sommes plus fort que jamais.  Nous formons enfin une famille, une entité.

Luka et moi avons pris l’habitude de faire une promenade après sa sieste de l’après-midi, pour ainsi dire nous découvrons ensemble la jolie ville de Naples. Les températures agréables nous mènent le plus souvent sur la plage, mais aujourd’hui j’ai eu envie de montrer ma merveille à mes collègues et de discuter avec eux des différentes modalités de mon retour. Ça a pris plus de temps que je ne le pensais et le jour se couche sur la ville. 
Sagement mon bébé a choisi de se rendormir dans sa poussette, alors quand je passe devant la bibliothèque je me dis que c’est l’occasion d’y faire un tour, de choisir de nouveaux livres pour lui et certainement d’en trouver d’autres qui ne soient pas en Italien. Je regrette mon choix en entrant. L’endroit est particulièrement grand et bondé. Mais puisque je suis là autant aller jusqu’au bout de ma mission et visiter le rayon de lecture enfantine si tant est que je puisse le dénicher. Je tourne un long moment sans rien trouver et comme personne n’est disponible pour me renseigner je décide d’attendre mon tour derrière le bureau des emprunts. Deux femmes répondent gentiment aux attentes des passionnés de lecture et s’affairent à leurs tâches du mieux qu’elles peuvent. Je crois que j’ai choisi la mauvaise file car l’homme devant moi n’arrête pas de se plaindre que le service est déplorable et que le temps d’attente est trop long. Son impatience m’amuserait en temps habituel mais là il m’agace, j’ai peur que ses lamentations ne finissent par réveiller Luka. C’est avec joie que je le vois enfin s’éloigner, lui et ses complaintes, d’autant plus que je peux enfin porter mon attention sur la bibliothécaire qui me salue joyeusement. Cependant je perçois une interrogation dans son regard quand elle pose ses yeux sur moi, mais après tout je ne vois pas bien pourquoi et je mets ça sur le compte d’une mauvaise interprétation de ma part. Surtout elle me propose l’aide qui me parait indispensable. « Vous avez trouvé tout ce dont vous aviez besoin ? » " Non pas vraiment, auriez-vous un peu de temps à m’accorder ? " Elle hoche la tête et se lève pour me rejoindre. " C’est la première fois que je viens ici et j’avoue avoir du mal à me repérer dans les rayons. Je sais que ma demande va vous sembler un peu particulière... Je cherche des livres pour enfants en langue étrangère. " Elle tourne la tête vers moi et me regarde avec plus d’attention. " Particulièrement en russe. Mon mari le parle couramment, et notre petit garçon est originaire d’Ukraine.  Il nous semble important qu’il continue d'entendre sa langue maternelle et un support écrit serait le bienvenu. " Je crois qu’elle se fiche de mes raisons mais j’ai la fâcheuse tendance à me laisser entraîner dans un flot de paroles désordonné quand je suis mal à l'aise....  Et en ce moment j’ai la mauvaise impression je ne comprends pas pourquoi elle continue de m'observer avec autant d'assiduité ?  " Pourriez-vous me montrer où ils sont rangés... si bien sûr vous en avez ? "



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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Mer 7 Fév - 22:11 )

Jane Invanov & Lorelei Caldwyn
L'homme grognon s'en alla, pas très satisfait du service. En même temps il était dans une bibliothèque pas un fast fast-food. Et les deux femmes, n'étaient justement que deux pour gérer l'afflue de monde soudain. Ses horaires étaient souvent plus fréquenté que le reste de la journée, mais ce soir. C'était plus qu'à l'accoutumée, il fallait bien l'avouée. Une fois grincheux parti, Lorelei eut le plaisir de croiser le visage d'une femme blonde qu'elle salua chaleureusement. Si son sourire se perdit vite et qu'une sensation des plus étranges la traversa, comme un goût amène au fond de la gorge comme si celle dernière se serrait et que son estomac se tournait dans tous les sens. La bibliothécaire cherche à rester le plus professionnel possible. Ne comprenant pas ce qui se passait. Elle le découvrirait vite. Un malaise soudain ? Non, c'était autre chose. Bien autre chose, comme un sentiment un rempare à quelque chose. La jeune femme se connaissait bien et si elle ne faisait pas "une crise", une absence, c'est que le danger n'était pas si imminent que cela. La voix grasse de Lorelei s'abaisse en même temps que son regard. La femme a une poussette entre les mains. Vu le calme qui semble y régner l'enfant doit dormir. Inutile donc de faire plus de brouhaha que nécessaire. Attendri, chaque fois qu'elle voit une femme avec une poussette elle se replonge 13 ans en arrière. À cette époque où son propre fils n'était qu'un tout petit bébé. Lui pleurait beaucoup et dormait peu, au contraire du petit ange qui semblait près d'elle. Demandant par une vieille habitude si elle pouvait aider la femme alors d'une voix plus douce. Celle-ci sembla soulagée qu'on lui prête attention.

Sans un mot pour ne pas réveiller la petite chose sage dans le berceau roulant. La brune secoue la tête dans un oui et se lève de son siège qu'elle a pourtant gagné il y a si peu de temps. Mais tant pis, elle aime cela, marchait bouger et ainsi elle laisse de nouveau la file s'allonger pour sa collègue qui fait des yeux ronds. Mais ici comme ailleurs le client est roi. Et Madame a donc toute l'attention de sa servante du soir. La femme a d'ailleurs une demande quelque peu surprenante, mais après tout. Cela change des demandes de bouquin populaire à aux 50 nuances de machin ou de Twilight qui sont en réalité à vomir... Pour une lectrice assidue telle que Lorelei, ces ouvrages ne seraient dignes presque que de ne servir que de papier toilette... Mais elle n'entamerait pas de débat là-dessus. Non, chacun ses goûts après tout. Plus la femme parle plus son accent lui semble familier si Lorelei est relativement silencieuse. Concentrer sur la demande particulière de la blonde, elle ne peut s'empêcher de chercher dans un coin de sa mémoire où elle l'a déjà vu et entendu. Sa voix en elle-même ne lui est pas familière outre mesure, mais cette intonation, cet accent. Puis elle parle de Russe. Elle-même a connu un Russe, le propre père de son fils. Nicolaï. S'il a tenté de lui apprendre quelques mots, il fallait bien avouer qu'elle n'était pas le plus assidu et sérieuse des élèves. Lorelei dépasse la femme afin de la mettre un peu plus à l'écart de la file qui ne fait que s’agrandir.

« Venez avec moi. Nous avons bien une section langue étrangère pour enfants. Mais je dois avouer que ce n'est pas le rayon le plus fréquenté et demandé. J'ignore si nous avons du Russe. Mais nous pouvons aller voir. Suivez-moi, je vous pris. »

Un sourire toujours étiré plus qu'au naturel, une voix toujours un peu trop éraille. Elle précède la femme et alors qu'elles sont un peu plus au calme. Loin de l'entrée et de la foule enfin la brune ose quelques questions, curieuses.

« Il est sage dis donc. Le mien n'était pas aussi calme. Il n'a jamais aimé la poussette, le ballottement ne lui plaisait pas. Tout petit en tout cas. Un peu plus grand, il s'y est fait. Mais ce fut dur. Vous venez de Russie vous aussi . Vous avez un accent. Navrée, je suis bien trop curieuse. »

Lorelei s'arrête alors dans un petit rayon au fin fond de la bâtisse. Vers le coin enfant, mais qui semble perdu dans ce milieu soudain plus coloré.

« Voici la section langues étrangères. Il n'y a pas grand-chose et c'est tout mélanger... C'est un collègue qui s'en charge habituellement. Enfin une fois dans la semaine, il fait le tri. »

Le ton de la bibliothécaire est joyeux, un peu amuser. Si sa gorge se dénoue un peu. Son cœur se serre chaque fois qu'elle détourne les yeux pour les poser sur le visage blond de la femme. Sans plus attendre de réponse Lorelei se jette à la recherche d'un ouvrage en russe, plier un peu dans les petits rayonnages à hauteur d'enfant. Elle lit quelques titres s'amusant même à les dire en français ou en anglais quand ils le sont. Mais à première vue rien ne lui saute aux yeux comme étant du Russe.
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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Mer 14 Fév - 15:28 )

On se connait ?
Jane Invanov & Lorelei Caldwyn

 Je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi je me sens aussi mal à l’aise dans cette bibliothèque, moi qui les ai toujours adorées. L’odeur particulière des vieux bouquins archivés sur les nombreuses étagères, l’ambiance recueillie de ce genre d’endroit, les voix chuchotées des conversations étouffées m’ont pourtant toujours plu. 
Immanquablement, elles me rappellent également l’époque où Nicolaï et moi étions à l’université. Nous nous y retrouvions souvent après les cours et entre deux révisions, j’adorais observer son air concentré. Quand il s’en rendait compte, il levait alors un sourcil interrogateur avant de me tendre un de ses sourires charmeurs auxquels je n’ai jamais pu résister. Puis il détournait le regard et attrapait ma main qui me semblait minuscule dans la sienne.
Mais aujourd’hui je ne suis plus étudiante, juste une maman qui a peur que son fils ne se réveille, qu’il ait faim, ou alors trop chaud ou au contraire trop froid... Je me fais sans doute trop de soucis, pour l’instant, il dort paisiblement et le bruit ne le dérange pas habituellement. Au contraire je crois même qu'il contribue à le rassurer. Quand bien même son bien-être est pourtant mon unique priorité et c’est d’ailleurs pour ça que je me trouve ici en ce moment... Mais je me demande quand même si j’ai choisi le bon moment. L’endroit est particulièrement fréquenté et les deux jeunes femmes qui pourraient m’aider à m’y retrouver ont l’air d’être débordées. Je n’ai pourtant pas d’autres choix que de demander un peu d’appuie si je veux sortir au plus vite et ne pas perdre de temps à chercher inutilement des livres qui probablement n’existent pas.
Je choisis la file la plus courte, attends calmement mon tour, supporte les remarques aigries de mon prédécesseur avant de pouvoir enfin avoir l’attention que je cherche. Heureusement, la jeune femme brune à laquelle je m’adresse ne me fait pas patienter. Je crois qu’elle comprend qu’avec un bébé le temps n’a plus la même valeur.
« Venez avec moi. Nous avons bien une section langue étrangère pour enfants. Mais je dois avouer que ce n'est pas le rayon le plus fréquenté et demandé. J'ignore si nous avons du Russe. Mais nous pouvons aller voir. Suivez-moi, je vous pris. » " Merci, c’est gentil de m’aider, je vois que votre temps est compté. 
Ses yeux posés sur moi me dérangent. Malgré son attitude complaisante, je perçois un trouble que je ne parviens pas à expliquer. C’est mon métier d’interpréter les signes, de décoder certains comportements ou attitudes et les signaux qu’elle m’envoie sont sans appel. Pourtant, je ne connais pas cette jeune femme, je ne l’ai jamais vue. En général, je suis assez physionomiste et j’oublie rarement un visage, un regard... Et le sien est hypnotique. Pourquoi continue t'elle à me détailler ainsi ?
« Il est sage dis donc. Le mien n'était pas aussi calme. Il n'a jamais aimé la poussette, le ballottement ne lui plaisait pas. Tout petit en tout cas. Un peu plus grand, il s'y est fait. Mais ce fut dur. Vous venez de Russie vous aussi. Vous avez un accent. Navrée, je suis bien trop curieuse. » " Ce n’est rien, vraiment. " Je souris gentiment en répondant à ses questions. " C’est vrai que Luka est un ange, son père et moi avons beaucoup de chance... En général, les enfants adorent les poussettes, on dit souvent que ça leurs rappellent les mouvements qu’ils percevaient dans le ventre de leurs mamans. " Si j'étais dans mon cabinet, je creuserai sans doute la question... Grossesse difficile, manque de repères affectifs ? Même si je suis intimement persuadée que quelque chose à fait default à cette mère et son bébé je me tais, après tout, ça ne me regarde pas réellement. " Désolée pour l’accent, je viens de m’installer à Naples et mon Italien est encore un peu rouillé. Avant d’arriver ici j’habitais un petit village au Royaume-Uni que vous ne devez sûrement pas connaître... " Elle s’arrête devant une étagère pas vraiment fournie et extrêmement mal rangé. Impossible de s’y retrouver. 
« Voici la section langues étrangères. Il n'y a pas grand-chose et c'est tout mélanger... C'est un collègue qui s'en charge habituellement. Enfin une fois dans la semaine, il fait le tri. » " Encore merci, sans votre coopération, je n’aurais sans doute jamais trouvé. " Toutes les deux, nous commençons à fouiller le rayonnage en cherchant un ouvrage qui correspondait à ma demande, mais rien n’est apparemment écrit en russe. Celle qui accompagne mes recherches peu fructueuses jusqu’à présent, s’amuse à me montrer des livres en français et en anglais et semble plus détendue. Pourtant son visage continu à s’assombrir à chaque fois qu’elle se tourne vers moi...


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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Jeu 8 Mar - 10:58 )

Jane Invanov & Lorelei Caldwyn
Lorelei et la femme quittent la foule de la fille pour vaguer dans la grande allée de la bibliothèque municipale. le silence se fait doucement autour d'elles. Si elle le brise par quelques questions et politesses. La brune se fait curieuse, trop, peut-être. Mais la femme ne semble pas être dérangée de cela. Peut-être qu'avec quelques informations sur sa personne Lorelei pourrait découvrir d'où elle connaît cette femme. Car ce sentiment qui serre son cœur ne fait que s’accroître de minutes en minutes. Étrange et incompréhensible au possible.

« C'est ce qu'on a cessé de me dire. Mais à croire que mon petit Erwann n'était pas très friand de ses ballottements. Je crois qu'il n'aura jamais le pied marin ce petit. »

Lorelei se détent malgré cette sensation de mal aise s'intensifie dans son cœur. Elle tente de rester plaisante et amicale. Les enfants ont toujours rapproché les femmes et les mères entrent elles. Comme des enfants justement de quelques années qui créaient ses amitiés sans aucun problème, parlant avec n'importent qui inconsciemment et innocemment s'ouvrait aux autres. Mais la suite de la réponse de la femme fait tilter Lorelei qui alors se met à parler anglais. Ravis de pouvoir pratiquer de nouveau quelque peu cette langue qu'elle affectionne particulièrement.

« Ce n'est en rien un problème pour moi. Je parle également anglais couramment. Si vous préférez. J'ai également vécu un temps au Pays de Galles. J'y ai grandi alors. »

Le visage de la jeune femme s'illumine alors. Mais elle poursuit naturellement en italien, cette langue qui est devenue trop naturelle après 14 ans de vie ici pour elle. Mais si la femme préfère en anglais alors elle fera sans trop d’efforts le changement de langue. Chez les Cladwyn, parfois, les discutions se font en anglais, parfois même un peu en français, mais aussi bien Erwann qu'Hannah ont du mal avec cette langue. Arriver à destination Lorelei s'empresse de commencer à chercher et la femme suit le mouvement. Mais après plusieurs minutes les recherche sa peu fructueuse. La brune finie par se relever. Une moue déçue sur le visage.

« Je crois que nous ne trouverons rien. Je demanderais à mon collègue, mais il ne vient pas avant lundi prochain, je le crains. »

Fait alors la femme les mains sur les hanches, son dos la faisant un peu souffrir de s'être un peu mal courbé. Son frêle corps supportant sa poitrine généreuse avait parfois du mal. Mais la bibliothécaire ne s'avouait pas totalement vaincue.

« Peut-être puis-je vous commander un ouvrage ou même plusieurs. Nous avons un bon réseau internet entre plusieurs bibliothèques du pays, et même étranger. Je peux regarder si cela vous intéresse. Mais vous n'aurez malheureusement pas de livre en russe pour ce soir et quelques autres soirs, je le crains. »

Replaçant une mèche de ses cheveux de jais derrière son oreille, elle jeta un œil au berceau qui s'agitait un peu dans un silence prodigieux encore. Un large sourire se dessina sur son visage. Se remémorant ses années passées depuis trop longtemps cette époque où elle-même ne quittait pas du regard le berceau de son fils de peur qu'il ne s'envole à un moment.
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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Ven 16 Mar - 19:29 )

On se connait ?
Jane Invanov & Lorelei Caldwyn

Mon impression initiale a peut-être été faussé par l’interprétation que j’ai porté trop rapidement sur le comportement de cette jeune femme. A croire que mon travail me manque et que je cherche à tout prix à analyser les signaux que m’envoient de parfaits inconnus. Déformation professionnelle sans doute. Je souris au fond de moi d’être toujours aussi accro à mon métier, alors que je suis la femme la plus heureuse et la plus chanceuse de profiter de mon fils à plein temps et d’attendre impatiemment le retour de Nicolaï à la maison. J’aime m’occuper de Luka, des moments que nous partageons qu’à deux. J’apprécie d'être chaque jour un peu plus sa maman. Mais avant tout j’adore observer mon mari, l'homme de ma vie, devenir un père à part entière, prendre son rôle tellement à cœur qu’il abolit ses appréhensions pour ne laisser place qu’à la joie et au bonheur de le voir grandir. 
Il est clair que pour l’instant nous nous posons un tas de questions mais apparemment tous les parents passent par ce stade. À priori même ils n’arrêtent jamais de s’interroger. Tout comme cette jolie brune à mes côtés.
« C'est ce qu'on a cessé de me dire. Mais à croire que mon petit Erwann n'était pas très friand de ses ballottements. Je crois qu'il n'aura jamais le pied marin ce petit. »
Elle parait plus détendue, joyeuse d’évoquer les souvenirs attendris de son enfant. " C’est un joli prénom Erwann. Vous et son papa l’avez bien choisi. " Mon regard se pose sur la poussette où est installé mon ange. Nous, nous n’avons pas eu la chance ni le loisir d’avoir des discussions interminables à ce sujet. Ce n’est pas nous qui avons décidé comment notre enfant allait se prénommer. Mais en aucun cas nous aurions souhaité en changer. C’est à peu près la seule chose qui le relit encore à son passé.

C’est le mien dont on parle à présent. Mes origines suédoises interpellent souvent les italiens. Ma manière peu habile de m’exprimer également.
« Ce n'est en rien un problème pour moi. Je parle également anglais couramment. Si vous préférez. J'ai également vécu un temps au Pays de Galles. J'y ai grandi alors. »   Je suis ravie d’entendre et de m’exprimer de nouveau dans la langue que j’ai le plus pratiqué. " Vous êtes galloise ! Quelle coïncidence je viens de quitter Tenby, un charmant village côtier. Et félicitation, vous avez réussi à gommer votre accent. Avec le temps le mien s’améliorera aussi sûrement. Vous êtes ici depuis longtemps ? " Ces points communs semblent nous avoir rapprochés. Nous cherchons même ensemble parmi la pile de livres ce qui pourrait m’intéresser. 
« Je crois que nous ne trouverons rien. Je demanderais à mon collègue, mais il ne vient pas avant lundi prochain, je le crains. » " Ce n’est pas grave, j’attendrai. Pour l’instant je me contenterai volontiers de ceux qui sont disponibles en italiens et en anglais. Merci encore pour votre aide précieuse. " Nicolaï continuera à traduire. Avec un réel plaisir j’imagine. Il y trouvera sans doute un intérêt, un moyen de transmettre à son fils sa grande passion pour les langues étrangères. 
« Peut-être puis-je vous commander un ouvrage ou même plusieurs. Nous avons un bon réseau internet entre plusieurs bibliothèques du pays, et même étranger. Je peux regarder si cela vous intéresse. Mais vous n'aurez malheureusement pas de livre en russe pour ce soir et quelques autres soirs, je le crains. » " Volontiers. " En réalité je me sens de plus en plus à l’aise avec cette bibliothécaire. Au moins je ne peux pas lui reprocher de faire son métier avec professionnalisme et gentillesse. " J’imagine que je dois remplir un formulaire pour que vous puissiez me contacter ?


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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Sam 14 Avr - 22:31 )

Jane Invanov & Lorelei Caldwyn
La discussion se fait doucement et malgré cette étrange sensation qui grouille dans ses entrailles. Les tordant sans retour, la bibliothécaire tente de se détendre et elle semble doucement y arriver. Elle ne peut pas expliquer tout ce qui se passe dans son for intérieur cette sensation, cette impression de déjà-vu. De connaître cette femme, alors elle essaie de passer par-dessus et parler de son fils l'y aide beaucoup. Si son visage se grise un instant alors que la blonde, complimente le choix du prénom par les parents. Évoquer le papa d'Erwann est toujours douloureux. Mais elle essaie de ne rien laisser paraître même si le visage de Nicolaï passe dans son esprit. Elle le chasse vite et se concentre sur les chercheuses qui semblent ne mener à rien. Mais les mots qui suivent, la révélation de la lectrice, laisse Lorelei sans voix. Tenby... Elle aurait aimé sauter de joie, aimée hurler qu'elle connaissait que trop bien cette ville, puisqu'elle y était née. Mais tout ce que Tenby lui évoquait à présent était peiné et souffrance. Si elle adorait cette petite ville en elle-même. Elle ne pensait pas Nico et à ses deux ans presque passés à ses côtés, même à la clinique. Non, si ses moments avaient été heureux. Mais se remémore ses moments doux étaient plus difficiles encore et les épreuves qu'elles avaient subits là-bas justement.

« Cela va faire 15 ans, depuis la naissance de mon fils. Alors oui mon accent a eu le temps de s’estomper je dois dire. Mais c'est un vrai plaisir de reparler anglais. Cela m'arrive si peu. »

Elle abandonne. Elles ne trouveront rien dans ce foutoir. Lorelei se relève et s'avoue vaincue pour le moment, car si elle s'excuse de ne pouvoir combler la femme dans l'immédiat elle lui propose une autre solution. Moins rapide, mais plus sure. Et au final plus satisfaisant sûrement. Au moins la mère pourra choisir plus aisément les ouvrages qu'elle souhaite pour son fils. Fils, toujours sage dans sa poussette. Lorelei lance quelques regards parfois, amuser, se remémorant ses instants il y longtemps maintenant où elle ne quitta pas son fils des yeux dans sa poussette. Un large sourire se dessine sur son visage pâle alors que la solution proposée plaît.

« Tout à fait, veuillez me suivre, on va retourner vers les bureaux. Je vais vous donner cela. »

Lorelei ouvre de nouveau la marche, rebroussant le chemin préalablement emprunté. Le silence se fait, pour ne pas déranger les quelques étudiants en révisions ou travail ou les lecteurs qui viennent ici pour le calme du lieu. Une fois de nouveau à son poste Lorelei constate que la queue est plus petite, si quelques personnes attendent encore leur tour avec sa collègue. La brune se rassoit à son bureau et après quelques pianotements de clavier habile elle laisse l’imprimer sortir la liste de divers livres qu'elle peut donc commander pour la femme qui attend sagement. Elle tend également un formulaire de demande de commande après avoir eu un peu de mal à les trouver. Ils ne servent pas si souvent, il faut dire. En attendant que la blonde remplisse le tout, elle prend en charge un retour du livre, rapide et simple. Puis de nouveau s'intéresse à la femme. Mais son large sourire s'évanouit en une seconde à peine. Alors que ses yeux se posent sur le nom inscrit sur le formulaire. Lorelei se sent presque partir, mais elle résiste. Ce nom, ce prénom... Non, non c'est impossible. Impossible. Elle ne peut pas être...

Le destin serait-il si cruel ? Non, elle ne peut y croire et cet enfant auquel elle sourit depuis tout à l'heure serait celui de son Nicolaï. Non. NON ! Lorelei se sent si mal soudainement. Ses yeux expressifs ne cachent pas la surprise et le malaise qui a finalement déchiré ses entrailles. Si elle tente de résister, elle sent que la nausée monte. Elle ne pourra pas résister longtemps.

« Pardon, je... »

Elle s'excuse, mais ne peut même pas terminer sa phrase qu'elle se lève alors rapidement et s’éclipse déjà dans les coulisses de la bibliothèque. D'un pas rapide, elle se laisse guider vers les toilettes par son cœur qui lui semble au bord des lèvres. non, ce n'est pas elle, ce n'est pas elle ! cela ne peut pas être elle.. Pas après 15 ans, par ici en Italie, dans la même ville. Le destin ne peut pas être si cruel. Lorelei se laisse glisser contre la céramique blanche, son visage plus pâle qu'à l'habitude dénote d'autant plus avec ses cheveux ébène. Elle reste quelques instants assise à même le sol, se penchant une nouvelle fois au-dessus du toilette. Elle est mal, mal de ne pouvoir croire cela. De croire que la vie l'aurait mis de nouveau sur leur chemin. Impossible, n'est-ce pas ?
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Sujet: Re: Jane ⊰ On se connais ? [Terminé] ( le Jeu 19 Avr - 21:12 )

On se connait ?
Jane Invanov & Lorelei Caldwyn

Doucement, presque religieusement mes mains effleurent les couvertures cartonnées et colorées des livres présents sur l’étagère désordonnée. Un rire aux lèvres je lis les titres en différentes langues, souvent drôles, parfois attendrissants. Un nouveau monde s’offre à moi, à nous, rempli de comptines, d’imagiers, d’abécédaires... D’animaux rigolos comme Zippo l’hippo ou Zoco le croco, de princesse tralala qui chante lalala ou encore de famille glagla. Fascinée par cet univers magique dont j’ai été trop longtemps privé, c’est presque distraitement que j’écoute la bibliothécaire assise à mes côtés. « Cela va faire 15 ans, depuis la naissance de mon fils. Alors oui mon accent a eu le temps de s’estomper je dois dire. Mais c'est un vrai plaisir de reparler anglais. Cela m'arrive si peu. » "  C’est un plaisir partagé... je ne me suis pas rendue compte à quel point ça me manquait. “ Effectivement je n’ai pas vraiment choisi de m’installer en Italie, et quelques fois je dois avouer avoir le mal du pays... et penser à Tenby avec une certaine nostalgie.

C’est avant moi que la jolie brune rend les armes, arrête ses recherches. Ceci dit elle me propose tout de même une solution. Consulter le réseau internet, commander des ouvrages en s’excusant gentiment de ne pas pouvoir accéder à ma demande immédiatement. Son regard a changé. Il est plus confiant et se ballade aisément de mon visage à la poussette de Luka. Mon enfant, mon ange qui sagement dort toujours tranquillement. Elle a raison... et puis j’ai hâte de retrouver ma nouvelle maison. Logiquement mon bébé ne va pas tarder à se réveiller. Et son papa rentrer... Je souris intérieurement. Nicolaï... Au bout de vingt ans je suis toujours aussi impatiente de le retrouver. Et même plus que jamais. Alors, pour accélérer la cadence, je lui propose de remplir rapidement le formulaire adéquat qui servira à répondre à mes attentes. « Tout à fait, veuillez me suivre, on va retourner vers les bureaux. Je vais vous donner cela. » " Allons-y. "

Dans un silence complet, je suis de près la jeune femme qui a pris le temps de m’aider. Nous rejoignons rapidement la file d’attente plus petite maintenant. A côté des gens qui patientent, j’attends-moi aussi qu’elle me donne les papiers qui sortent de l’imprimante. Deux en fait, une liste de livres à commander et un formulaire de demande de prêt. J’ai déjà sorti de mon sac un crayon pour y inscrire mon nom et mon prénom. Jane puis INVANOV en lettres capitales. Il faut dire que ce patronyme je suis fière de le porter. Fière d’être celle qu’il a choisi, à qui il a dit oui, dans une petite chapelle un après-midi d’été... Cependant je suis vite interrompu par un cri déchirant qui s’apparente à sanglot alarmant. En me retournant, je croise ses yeux... Paniqués, bouleversés. « Pardon, je... » Et elle s’enfuie en courant. 
Mais qu’est-ce qu’il lui prend ? Interloquée je regarde sa collègue qui apparemment ne comprends pas plus que moi ce qu’il vient de se passer. Elle bredouille une excuse pour légitimer son comportement étrange, singulier. Je suis désolée. A la cantonade elle explique qu’elle aussi va devoir s’éclipser. Ça ne ressemble pas à Loreleï d’agir de cette manière... Veuillez me pardonner je vais voir ce qu’il en est. 

Comme les personnes qui m’entourent je suis dubitative, mais contrairement à eux je me tais. Je cherche à analyser les faits et voilà ce que je sais. Elle est anglaise, galloise même. Elle est partie depuis presque 15 ans pour s’installer ici et y avoir son bébé. Bon, c’est un début... Donc c’est au moment où j’écrivais mon nom de famille qu’elle est partie... J’observe ma fiche avortée. Il n’y a guère plus que ces quelques grosses lettres qui se détachent vraiment. I-N-V-A-N-O-V. 
A l’affût du moindre indice, mon regard traîne sur le bureau pour se poser sur une photo d’elle. Cette Loreleï est entourée d’une fille plus jeune et d’un enfant qui ne l’est plus vraiment. En réalité c’est un jeune homme, son fils naturellement. Ils ont tous en commun la même couleur de yeux, aussi bleus que le ciel d’Italie. De cheveux aussi, aussi noirs que... les ténèbres. Celles qui soudainement tentent de m’avaler, me dévorer. Un frisson se propage, accompagné d’une sueur froide et d’un battement de cœur. Douloureux, lancinant, violent. Le regard, le sourire de cet adolescent. Ils me sont tellement familiers, tellement... que je pourrais les reconnaître entre cent. Immédiatement mes yeux s’embrument... et je comprends tout. Qui ELLE est. Ou plutôt qui ELLE était... ELLE est celle qu’il aimait, et à qui il a apparemment fait un enfant... Cet enfant que je n’ai pas pu lui donner... 
Je comprends surtout qu’ELLE ne sera plus cette femme que je refuserais obstinément d’imaginer. ELLE ne sera plus non plus ce fantôme du passé. Désormais ELLE a un prénom, un visage. Et ELLE va me hanter plus que jamais.

Les certitudes que j’avais en entrant dans la bibliothèque sont toutes en train de s’écrouler. S’effondrer. En saisissant ma poussette je décide moi aussi de m’en aller. Sans me retourner. Je me retrouve rapidement dans la rue complètement déboussolée. Désemparée. Un brin désabusée.
Nicolaï... Est-ce pour la rejoindre que tu es venu ici ? Est-ce que tu es au courant pour cet enfant ? Je ne peux y croire, jamais, jamais tu ne l’aurais abandonné. Alors... ce secret, est-ce à moi de te le révéler ? Des présomptions Jane, tout ça ne sont que des suppositions... Je tente tant bien que mal de me rassurer, pourtant mes larmes redoublent d’intensités. Je sais. Les dates, les lieux qu’ELLE a évoqués concordent... et puis comment expliquer la gêne, la difficulté qu’ELLE avait seulement à me regarder, comment expliquer son départ précipité ?

Comme un écho à ma peine Luka lui aussi se met à pleurer. Je bafouille quelques mots pour le calmer. Mais est-ce vraiment lui que je veux consoler ? " Ça va aller mon bébé... Ton papa t’aime très fort et il m’aime aussi pas vrai ! " Pas vrai ???


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Oh I beg you, can I follow ? Oh I ask you, why not always ? You're my river running high. Run deep, run wild. I, I follow, I follow you. Deep sea baby, I follow you. I, I follow, I follow you. Dark doom honey, I follow you


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