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- [Terminé] De retour chez nous l Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] De retour chez nous l Erio ( le Mar 20 Fév 2018 - 23:23 )
« Hé, tu peux parler toi niveau sale caractère ! » La frimousse de Lana se durcit légèrement alors que ses sourcils se fronce, telle une gamine vexée. Entre Erio et Lana, c’est toujours comme ça : même alors qu’ils sont en train de s’avouer des choses importantes sur ce qu’il ressente l’un pour l’autre, ils trouvent quand même le moyen de se chamailler pour des bêtises. La gifle que Lana lui a donné quelques minutes plus tôt, en revanche, c’est une nouveauté. A l’instant même où Erio l’évoque, la jeune femme se pince les lèvres alors que la culpabilité l’envahie de nouveau. Encore plus lentement, son pouce se perd sur la joue touchée d’Erio, espérant que ce contact rattrapera la dureté du précédent. « J’suis désolée pour tout à l’heure. » Souffle-t-elle, le plus sincèrement du monde. « J’étais juste… » Perdue, en colère, touchée… Dans tous ses états, en somme. « Apeurée. » Mais c’est bel et bien le sentiment de peur qui l’a conduit à ce geste impulsif. La peur de l’enjeu, face à cet aveu, face à ce que ça pouvait vouloir dire pour eux par la suite. S’il est celui qui l’a aidé à se relever, à reprendre confiance en elle, Lana est celle qui lui donne envie d’autre chose pour la première fois. D’un côté comme de l’autre, ce qu’ils partagent ensemble à une valeur particulière, d’où cette terrible peur qui s’était installée en elle. Celle de mal faire, comme ça lui est si souvent arrivé par le passé. Finalement, elle avait fait n’importe quoi, avec cette gifle suivie de ce baiser, mais Erio ne semble pas lui en tenir trop rigueur. A croire qu’il finit par s’habituer à ses sautes d’humeurs incompréhensibles. Peut-être est-ce pour la détendre ou bien pour lui-même mais la blague d’Erio fait son effet sur Lana. Elle lâche un sourire un brin niais alors que son comportement la ramène une nouvelle fois à cet instant passé dans la chambre où il lui avait dit tant de jolies choses et où elle n’avait trouvé à répondre que sur sa mauvaise odeur. Finalement, au-delà de leurs nombreuses différences, ils ont au moins un point en commun : leur mécanisme de défense. « C’est pas si vieux, en fait, tout… ça. » Sa boulimie. « Ca a commencé avec… Fabio et, après lui, je n’ai juste jamais laissé qui que ce soit en position de faire ça pour moi. En dehors d’Ana. » Elle ne voulait pas prendre le risque de montrer cet aspect de sa personnalité à aucun homme, persuadé que cela en rebuterait plus d’un. Avec Erio, ça a été différent. Au-delà d’être à ses côtés ce jour-là, il avait fait preuve de patience et de tendresse en l’amenant à regarder son corps et à l’accepter. Lana n’y est pas encore totalement, c’est vrai, mais elle progresse de jour en jour. « Vraiment, je te remercierais jamais assez de ce que tu as fait pour moi ce jour-là. » Elle ne lui a peut-être pas dit assez sur le moment, encore trop bouleversée par l’état dans lequel elle s’était mise dans la nuit. Et puis, les jours suivants, la pudeur a pris le dessus, l’empêchant de revenir sur l’évènement mais aujourd’hui, à l’heure du grand déballage, c’est sans doute le moment pour elle de lui montrer sa gratitude. Ce qui ne l’empêche pas la seconde d’après de lever les yeux aux ciels, faussement exaspéré par sa tendance à commenter ses films à l’eau de rose. En vérité, c’est une coutume à laquelle elle a finit par s’habituer si bien que quand elle en regarde seule à présent, il lui manquerait presque la petite voix à côté d’elle pour lui rappeler que le héros a un des sourires les plus niais. « Et bien je trouverais des moyens pour te faire taire, alors. » Sa main se pose sur son torse alors qu’elle approche son visage du sien encore un peu plus, réduisant l’espace à quelques millimètres. Le sourire espiègle, elle reprend finalement un peu ses distances sans rien tenter de plus, presque à regret. « Et je me vengerais sur les matchs de baseball. » Quand ils regardent un match ensemble, les commentaires techniques et enflammés d’Erio se confrontent très souvent des phrases absolument hors de propos de Lana sur les jolies fesses du numéro 12 ou bien sur la coiffure approximative de l’entraîneur, ce qui entraîne bien évidemment l’exaspération du passionné de baseball qu’Erio peut-être… Au plus grand bonheur de Lana, bien évidemment. Les chamailleries, encore et toujours.

Mais les chamailleries semblent bien loin quand la sentence que Lana attends tombe enfin. Envolées, les autres filles. Juste elle. Juste lui. Son cœur repart pour un tour au point qu’il semble vouloir pousser son sternum pour se frayer un chemin en dehors de son corps. Sur un nuage, elle touche pourtant enfin pied à terre alors que yeux restent plongés dans les siens. Les lèvres scellées par l’émotion, elle l’écoute en train de lui faire part de ses craintes, de ses envies et de ce qu’elle provoque en lui. Ce n’est que lorsqu’il lui demande quelque chose à son tour qu’elle retrouve instantanément la parole et lâche sans aucune hésitation. « OK. » Un simple petit mot qui scelle pourtant la fin de quelque chose et le commencement d’une autre. « Je vais aller lui parler. » C’est bien la première fois qu’elle se retrouve dans cette situation, à mettre fin à une relation volontairement. Jusque-là, elle avait été toujours l’éternelle larguée, à pleurer ses déceptions amoureuses. Ce soir, même si elle est conscience qu’elle fera sans doute du mal à quelqu’un qu’elle a vraiment aimé par le passé, elle n’aura pas de larmes. Parce que son choix se fait sans hésiter. « J’ai pas envie de passer à côté de toi, moi non plus. » Ce qu’il se passe entre eux est trop puissant pour l’oublier. Elle a tenté de le faire maladroitement, avec son ex, mais finalement Lana se rend compte que, même avec lui, ses pensées n’étaient tournées que vers son colocataire. « Et moi aussi, j’ai la trouille. » De prendre un risque et d’être déçue, ou trahie à nouveau. Mais pour la première fois depuis Fabio, Lana a confiance en un homme. En lui. « On prendra le temps, on se mettra pas la pression. J’veux juste pouvoir me balader à ton bras dans la rue, me blottir contre toi la nuit, t’embrasser en me fichant des règles… » Rien que l’idée de s’endormir dans ses bras ce soir comble un vide dans son cœur, son lit sans lui lui semblait bien vide. « J’veux pouvoir assister à tes entraînements de baseball et te voir porter fièrement la casquette que je t’ai offerte à Noël.  Te traîner à mon bar de salsa préféré et te donner enfin cette leçon privée dont on a déjà parlé. J’veux juste une place plus grande dans ta vie, c’est tout. » Prendre part à ses passions, c’est quelque chose d’important pour Lana. Et en plus, ça lui donnera une excuse pour papoter pendant des heures avec Sara, à qui elle s’est énormément attachée. « Et tu sais quoi ? Tu vas te planter. Et je vais te hurler dessus. Mais moi aussi, j’vais mal faire parfois. Je te demande pas d’être parfait. » C’est pourtant tout ce qu’elle avait recherché par le passé : la perfection. Mais c’est finalement terriblement ennuyant, non ?


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] De retour chez nous l Erio ( le Mer 21 Fév 2018 - 2:23 )
Apeurée, il peut comprendre. Lui-même l’est. Même s’il se serait bien passé de cette douleur incessante sur sa joue, qui s’atténue au contact de sa main sur sa peau, aussi à toutes ces choses soufflées et qui remplissent son cœur de joie, soulagement. Entre eux, ce n’est pas la fin. C’est un joli début qui commence avec des chamailleries, mêlées aux confidences. Sa boulimie, cette maladie qui la bouffe, mais qui ne gagne pas à tous les coups. Il n’a jamais été confronté à ce problème pour le comprendre, mais se sent concerné et se sent apte à être là, patient, lors d’une nouvelle crise, espérant tout de même que ça ne se reproduise plus. Qu’elle se blesse volontairement, pour se punir, ou par frustration, lui est éprouvant. Et comme il vient de lui affirmer, il souhaite être là pour l’épauler. La prendre dans ses bras lorsqu’elle est dans le besoin, ou seulement par envie, désir. Murmurer au creux de son oreille que tout se passera bien dans les moments les plus difficiles. Effacer sa peine d’un revers de main, embrasser chaque parcelle de sa peau. Devenir cet homme imparfait, mais qui est apte à soulever des montagnes pour elle. C’est comme ça qu’il se sent à ses côtés : bien plus fort. Et il espère que ce soit réciproque. Lorsqu’elle le remercie, Erio hoche la tête, sans répondre. Il ignore comment réagir, comment lui répondre, n’aime pas qu’on le gratifie d’une action qui lui a semblé naturelle. Si ça se reproduisait, il le referait sans hésitation. Pour simple réponse, le policier épouse ses lèvres et caresse son visage de ses pouces. Il l’aime, cette femme. Ca prend plus de sens maintenant que toutes les cartes sont posées sur la table. « J’demande à voir. » dit-il, à propos de ces moyens qu’elle compte utiliser, frustré qu’elle s’éloigne presque aussitôt, avant de lever les yeux en l’air, avant de secouer la tête. Elle est intenable et il ne doute pas qu’ils n’ont pas fini de se battre. Quand lui est concentré sur le jeu, elle a le regard fixé sur d’autres détails que lui ne voit pas.

Tout ce qu’il voit, là, c’est que sa vie prend un nouveau tournant. Une relation nouvelle est en train de naître, quelque chose qui le dépasse, qui l’effraie, mais dans laquelle il souhaite se lancer corps et âme. De savoir que ce Fabio ne sera plus dans leurs pattes, qu’elle compte le laisser tomber le rassure. Pas qu’il se trouve minable à ses côtés, parce que d’un point de son point de vue, Erio n’a rien à lui envier : il préfère ce qu’il est, plutôt que l’hypocrisie, les bonnes manières d’un type avec qui il s’ennuierait d’office. Seulement, pour Lana, ça peut faire la différence et il a ressenti comme une grosse pression. Un instant, il s’est demandé si elle ne préférerait pas cette vie tranquille, plutôt que ce qu’il a à lui offrir : tout l’opposé de ce qu’elle désire en temps normal. Ses bras s’enroulent autour de sa silhouette et tandis qu’il la rapproche de lui, appuie son menton sur sa tête. « Tu sais que ça va être une première. M’balader avec ma nana à mon bras. » Ses doigts longent sa colonne vertébrale et comme reposé, il ferme les yeux. « Tu l’as déjà cette place. Depuis longtemps. J’te le disais pas… J’savais pas quoi en penser, mais tu l’as déjà. » En ayant été là pour lui lors de ce cauchemar durant lequel il n’en sort jamais indemne, Lana n’a fait que se creuser une place un peu plus grande encore dans son cœur, sa tête. Si elle n’oublie pas ses actes, lui a toujours en tête ses moments de faiblesse où elle avait été là pour lui. « J’sais qu’on va se hurler dessus, encore, toujours et ça me va. » Il pose ses mains sur ses épaules afin de l’éloigner, pas trop loin, mais assez pour que ses yeux rencontrent de nouveau les siens. « Ca va m’faire bizarre d’avoir quelqu’un contre moi toutes les nuits, de sentir ton bras s’accrocher au mien dans la rue, sans compter les trucs qui s’font en ménage… » Les sorties sympathiques que les couples autour de lui font. Les séances ciné que partagent Sara et Dario, ou même les petits restaurants. Des choses qu’il n’a jamais fait, lui. « Ca m’donne envie de tenter. Avec toi. » Parce que c’est elle et qu’il aimerait bien partager un tas de choses avec elle, pour s’en rapprocher un peu plus, apprendre davantage à la connaître, même s’il se sent chanceux de savoir à quoi s’attendre en s’engageant avec un tel phénomène.

Sujet terminé


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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