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- [Terminé] - Dad? - -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] - Dad? - ( le Sam 17 Fév - 6:51 )

Dad?
Ditlev & Stella



Stella avait pris la main de Ditlev, marchant à ses côtés jusqu’à la porte. Son sourire était impossible à cacher sur son visage si doux et délicat. Quel revirement. Qui aurait cru que cette soirée pourrait et allait probablement bien se terminer. Une fois la porte débarrée et les deux entrés à l’intérieur, elle déposa son sac par terre et accrocha son manteau sur un cintre dans le garde-robe de l’entrée, faisant de même avec le veston de Ditlev. Il avait vu sa maison un peu plus tôt déjà, mais seulement les pièces près de l’entrée. Elle en profita un moment pour le pousser délicatement vers le mur, plaquant ses lèvres sur les siennes, reprenant ce baiser passionné d’un peu plus tôt. Rien qu’avec ses pieds, elle retira ses chaussures, perdant ainsi en hauteur et maintenant forcée à se tenir sur le bout des pieds pour ne pas perdre ce contact tant désiré avec ses lèvres. Viens, je vais te montrer ta suite pour la nuit...Elle prit sa main, l’incitant à la suivre alors qu’elle se dirigea vers les escaliers, direction sa chambre au deuxième étage. Alors qu’elle ouvrit la porte et qu’elle vit ce lit, ce lit parfaitement fait, ce lit duquel Zaccheo était absent, elle eut un choc. C’est vrai qu’elle n’était pas encore habituée à ce qu’il ne soit plus présent, qu’il ne fasse plus partie de sa vie. Et là, d’être avec un autre homme, dans cette pièce, c’en était glauque. Puis elle remarqua du coin de l’oeil le test de grossesse laissé sur une table près de la porte. Elle le prit rapidement avant de refermer la lumière et sortir avec Ditlev derrière elle. L’ambiance était devenu un peu froide alors qu’elle brise le silence : Je crois qu’on serait mieux dans la chambre d’amis...C’est la pièce du fond là-bas. Vas-y, mets-toi à l’aise. Je file prendre une douche rapide et je te rejoins, d’accord? Cette chute par terre, les émotions intenses...elle avait besoin d’une douche froide, question de la ramener à la réalité. Elle embrassa doucement la joue de Ditlev avant de le laisser se rendre à la chambre, Stella marchant dans la direction opposée, vers la salle de bains du deuxième étage, celle qui avait une immense douche à l’Italienne et un bain sur pattes. Heidi pouvait d’ailleurs y passer des heures.



Heidi devait dormir chez sa meilleure amie ce soir-là, mais après une dispute un peu stupide à propos d’un garçon, elle avait décidé de revenir chez elle. Il devait être 2h du matin lorsqu’elle arriva en taxi chez elle. Elle ne fit pas attention aux souliers d’homme dans l’entrée, se disant que c’était peut-être des anciens de Zaccheo. Épuisée, elle retrouva sa chambre rapidement, passant devant celle de sa mère, dont la porte était fermée. Elle ne remarqua même pas que celle de la chambre d’amis l’était aussi. Bien qu’elle n’avait pas cours le lendemain, elle ne voulait pas se lever trop tard, question d’avoir assez de temps pour terminer un travail qui était dû en début de semaine prochaine. Il était donc 10h30 lorsqu’elle ouvrit l’oeil avant de sortir du lit et d’enfiler un pantalon de pyjama. Elle descendit les marches jusqu’à la cuisine, direction machine à café. Elle tomba plutôt sur un homme aux cheveux blonds mi-longs, ne portant qu’un simple caleçon. Instinctivement, elle garde ses distances avant de s’adresser à lui. Je peux vous aider? Elle se retourne vers l’individu, dont le visage lui est familier. Elle est subjuguée. Serait-ce...Elle se recule de quelques pas, un peu sous le choc. Que fait-il dans sa maison, dans sa cuisine, à préparer du café et à déjeuner? Maman !?! Tu peux venir ici s’il-te-plait? Stella dort à poings fermés et n’entend pas sa fille. Heidi se retourne vers Ditlev, passant derrière le comptoir, mettant une plus grande distance entre eux. Elle retourne rapidement dans sa chambre avant de revenir une photo à la main. Un cliché de sa mère et celui qu’elle lui a présenté comme son père. Heidi fait glisser la photo sur le comptoir, presque froidement. C’est toi? Demande-t-elle en danois.

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Dernière édition par Stella Orlandini le Sam 17 Fév - 15:21, édité 1 fois
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Sam 17 Fév - 18:12 )

Dad ?
Stella & Ditlev


Message reçu. Je grognais pour simple réponse, alors qu’elle retirait sa main de mon torse avant de venir poser ses lèvres sur les miennes, les mordillant au passage. Je voulais la retenir contre moi mais elle fut plus rapide et elle contourna la voiture, s’installant à la place du conducteur. Je fis de même, frustré. Durant les premières minutes du trajet, je restais dans le silence, ruminant mes pensées, regardant dehors. Jouant la carte de l’indifférence ou plutôt celle d’un gamin capricieux à qui on avait refusé de lui donner une friandise. Toutefois, ce rôle ne collait pas trop à ma peau et, sournoisement, une autre idée émergea dans ma tête. Je me tournais vers elle, tout sourire, alors qu’elle était concentrée à conduire, et je posais ma main sur son genou. Le laissant reposer là quelques instants. Le temps qu’elle s’y habitude, avant de la monter un peu plus haut, m’arrêtant à une certaine limite. Avant de redescendre jusqu’à son genou, l’effleurant seulement au bout des doigts. C’était mesquin mais, si j’étais frustré, elle allait l’être également. Arrivé à destination, je la suivis, un gros sourire dessiné sur mes lèvres. « Tu tu tu, t’es privée de dessert toi. Fallait pas m’allumer de la sorte, avant » J’avais repris mon sérieux, juste le temps de dire ce que j’avais à dire, avant de la prendre par la main et de la suivre à l’intérieur. J’avais déjà pu explorer quelques pièces du rez-de-chaussée, mais l’étage, là où elle m’entraîna, jamais. Ce n’est qu’une fois me trouvant debout, sur le pas de la porte de sa chambre, Stella raidie devant moi, hésitante, que je sentis un malaise s’emparer de moi. Voyant qu’elle devait ressentir le même malaise que moi, si pas en pire, je me collais à elle, l’entourant de mes bras. Lui montrer que j’étais là pour elle, dans n’importe quelle situation. Tout naturellement, et pouvant à nouveau respirer, je la suivis à nouveau ailleurs, vers une porte qui devait apparemment donner sur une chambre d’ami. Qu’elle confirma quelques secondes plus tard. J’hochais la tête, me plaçant devant elle, prenant ses deux mains dans les miennes, déposant un rapide baiser sur ses lèvres. Faisant la moue, je lâchais ses mains, reculant vers la porte. « Fais vite », dis-je simplement, alors qu’elle longeait le couloir en sens inverse. Seul, dans la chambre, je défis ma cravate avant de déboutonner ma chemise, m’asseyant au bord du lit, le visage enfoui dans mes mains. Je profitais de ce moment pour me passer le film de la soirée. Du début à la fin. Soupirant, je me levai, enlevant le reste d’habits qui restaient sur moi et je m’affalais sur la couverture, les mains derrière la tête, regardant le plafond et comptant les secondes avant que Stella ne réapparaisse. Quinze, voire même trente minutes passèrent avant que je ne perde patience.



Le lendemain, le corps encore endolori, courbaturé, je me réveillais aux alentours de 09h45. Je m’étirais, grimaçant, tout en contemplant Stella, apaisée, qui dormait encore. Je passais une main sur son visage, déposant un baiser sur sa joue avant de me décaler doucement, évitant de la réveiller. Je sortis de la pièce en catimini, décidant de lui rapporter un petit-déjeuner au lit. Mais pour l’instant, je la laissais tranquille. Elle avait besoin de repos. Me rappelant ses mots de la veille, qu’Heidi ne reviendrait pas à la maison avant l’après-midi, je ne pris pas la peine de m’habiller avant de descendre à la cuisine. Je mis la machine à café en marche et en attendant je sortis jute sur la véranda, histoire de s’aérer les poumons. De retour à l’intérieur, je me mis fouiller plusieurs placards, sortant deux tasses, deux cuillères et un plateau. Je déposais le tout sur la table, y rajoutant du sucre et du lait. J’avais presque honte, mais je ne savais plus comment elle le buvait et je n’étais pas sûr que c’était très bon pour le bébé. J’étais en train de sortir les confitures du frigo quand tout mon corps se crispa. Résultat : le pot en question se fracassa au sol. Je me tournais vers la personne qui m’avait adressé la parole et mon corps se figea encore plus. Perdant toutes mes couleurs. Devant moi se tenait une jeune femme, environ dix-huit ans, blonde aux yeux bruns. Je ne mis pas longtemps avant de faire le lien. Heidi. J’écarquillais les yeux. Ne devait-elle pas être de retour qu’en début d’après-midi ? Je jetai un coup d’œil à l’horloge murale. Non, il était bien 10h30 du matin. Je déglutis, espérant de toutes mes forces qu’elle venait de rentrer et que hier soir … durant notre abandon, elle n’était pas présente à la maison. J’étais tellement sous le choc, de la voir là, que je ne m’étais même pas rendu compte que j’étais en caleçon, dans sa cuisine, avec une gamine. Ma gamine. « Hei … di ? », je connaissais déjà la réponse mais je ne pus m’empêcher de demander. J’avais peut-être besoin de le dire à voix haute, ou d’en avoir la confirmation, pour que cela agisse comme un électrochoc. Je crois les bras autour de mon torse tandis que la jeune fille recule de quelque pas, tout autant troublée que moi, si pas plus. Déjà de trouver un parfait inconnu dans sa cuisine – en caleçon qui plus est – après la mort de son père adoptif et donc le dit inconnu est son père biologique, après vingt ans … Elle appela sa mère, sans succès avant de partir en trombe de la pièce. J’en profitais pour relâcher la pression, respirer un gros coup, me prenant le visage entre les mains. Elle revint quelques instants plus tard, une photo à la main qu’elle glissa sur le comptoir. C’était une photo de nous, adolescents, durant un séjour à Disneyworld, prenant la pose avec Mikey et Minnie. Je souris à ce souvenir, reportant mon attention sur ma fille. J’hochais la tête, les mots restant coincés dans ma gorge. Finalement, je réussis à prononcer un « oui », en danois également. Malgré la situation, je souris, Stella ne m’ayant pas menti. Je poursuivis en danois, doucement pour être sûr qu’elle comprenne bien « Ta maman avait raison. Tu as bel et bien appris le danois ». J’avais l’impression de parler dans le vide, histoire de remplir le silence, mal à l’aise, alors que le pourquoi était resté coincé. La réponse était trop évidente. Je coupais tout contant visuel avec elle le temps de m’occuper, de remplier ma tasse de café, sans rajout de sucre ni de lait, avant de reporter mon attention sur elle. « Tu en veux une tasse ? » sans attendre sa réponse, j’allais chercher un troisième mug, que je remplis également, avant de me laisser tomber sur une chaise, mon café en main. Je n’osais plus la regarder. Honteux. Depuis que j’avais appris son existence, je me sentais coupable, mais de la voir là, en chair et en os, cette culpabilité s’était décuplée. La pièce resta silencieuse, tendue. Finalement, je pris mon courage à deux mains, relevant le visage, les larmes menaçant de couler à tout moment. Je regardais dans sa direction. « Je ne savais pas », dis-je, toujours en danois. « Je suis désolé » Après quoi je posais mes coudes sur la table, mon front s'appuyant sur ma main.


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Dernière édition par Ditlev Sørensen le Dim 18 Fév - 1:21, édité 1 fois
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Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Dim 18 Fév - 0:39 )

Dad?
Ditlev & Stella





Stella dort encore profondément alors qu’Heidi se lève question de se faire un café. Arrivée à la cuisine, elle trouve un pur inconnu, en caleçon, à la recherche d’elle-ne-sait-quoi dans le frigo. Heidi l’interpelle aussitôt, le poussant à échapper le pot de confiture par terre. Son visage lui rappelle cette photo de sa mère et....son père? Elle remonte rapidement à sa chambre pour la trouver avant de la glisser vers l’homme. Il répond par la positive, alors que son coeur ne manque de s’arrêter. Elle perd son beau=père et voilà qu’elle trouve son père? Choquée, elle recule derrière le comptoir, lui posant l’ultime question en danois. Évidemment que c’était lui. Le fameux Ditlev. Mais que faisait-il dans cette maison, à cette heure-ci, presque nu? Elle n’a pas le temps de réfléchir qu’il parle déjà de Stella, avant de lui proposer un café. Elle n’a pas le temps d’accepter qu’elle prend déjà la tasse posée sur le comptoir. Heidi recule un peu plus, comme si la distance aidait à accepter ce qui se passait, à avoir le recul nécessaire pour encaisser le choc. Il prend place à la table et semble déstabilisé par sa présence, presque gêné. Honteux.Je ne t’en veux pas. Mais...Elle ne parvient pas à finir sa phrase, à dire ce qu’elle ressent. Elle a toujours eu un peu de difficulté avec les émotions. Tel père telle fille. Elle lui répond en danois, toujours, le tutoyant automatiquement. Bien qu’elle soit de nature plutôt réservée et introvertie, elle ne peut s’empêcher d’être curieuse envers cet homme. Son père. Elle prend place à la table à son tour, ramenant la photo vers elle. Elle regarde les deux personnes présentes, ses parents, alors qu’ils devaient avoir environ son âge. Alors toi et ma mère.....? Sans aucune réserve, elle pose les questions directement. C’est dans sa nature de ne pas tourner autour de pot, même s’il ne le sait pas encore. Stella arrive d’ailleurs au même moment, ne portant qu’un long chandail pour la couvrir. Surprise de voir une tête blonde à la table, autre que Ditlev, elle dévale les dernières marches avant d’arriver près d’Heidi. Elle pose ses mains sur ses épaules avant de les laisser tomber sur ses bras, la caressant doucement. Elle penche sa tête vers elle, l’embrassant sur la joue. Tu devais pas revenir qu’en après-midi toi? T’es revenue quand? Heidi sourit à la question. Hier soir. Enfin, ce matin. Vers les 2h. Pourquoi? Elle lève son visage vers sa mère, lui faisant un clin d’oeil. Stella pose son regard sur Ditlev.Pour rien...T’as pris un taxi j’espère? Elle serre sa main sur son bras alors qu’Heidi hoche de la tête à la positive. Stella s’approche de Ditlev, posant sa main sur son épaule avant de l’approcher de sa joue, pour finalement se raviser. Heidi se brusque en les voyant. Alors vous...C’est vraiment ce que je pense? Stella regarde Ditlev à moitié amusée, à moitié perplexe. Je sais pas Heidi....On....Elle se mord la lèvre alors qu’elle se déplace vers la machine à café, question de remplir sa tasse.Donc je suppose que vous vous êtes présentés?Heidi sourit et se met même à rigoler, posant son regard sur Ditlev. Elle est encore endormie ou quoi? lui dit-elle, amusée, en danois. Stella fronce les sourcils, ne comprenant aucun mot que dit sa fille. Ça va les complots? Je suis encore là hein. Elle s’approche doucement d’Heidi, toujours un peu perplexe, avant de poser un baiser sur sa tempe, caressant ses cheveux. Elle lui murmure à l’oreille : je suis désolée. Je ne voulais pas que ça se passe comme ça mais....Elle retourne rapidement en cuisine, sortant quelques outils. Qui veut des crêpes? Elle se retourne vers les deux qui sont en pleine conversation, et elle ne peut s’empêcher de sourire, son regard devenant légèrement embué. Heidi, curieuse, mais toujours avec une certaine réserve, s’adresse à Ditlev. Elle était comment ma mère jeune? Était-elle aussi rigide que maintenant? Elle devait être un vrai cauchemar... Elle sourit, s’adressant toujours à lui en danois, pendant que Stella préparait le mélange à crêpe derrière.

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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Dim 18 Fév - 18:02 )

Dad ?
Stella & Ditlev


Une fois le choc passé, je restais un moment immobile, la tête baissée, regardant la table tandis qu’Heidi gravitait autour de moi. Je relevai mon visage vers elle, les sourcils froncés. « Tu ne m’en veux pas ? * » répondis-je automatiquement en danois. Je ne comprenais plus rien. J’étais complètement déstabilisé. C’était quoi le problème dans cette famille ? Aucun cri. Aucune gifle. Griffure ou pétage de plomb. Je revenai dans sa – leur – vie après vingt ans et rien. C’était comme si tout était resté comme avant. Tout était – ou presque – excusé. Je posais mon regard sur la jeune femme. « Comment ? J’ai été absent durant toute ta vie, Heidi. Pire, je ne connaissais même pas ton existence. Je n’étais pas là pour toi quand tu en aurais eu besoin, ni pour ta mère. Et tout ce que tu trouves à dire est que tu ne m’en veux pas ? * » Je me levai, ne sachant plus vraiment quoi penser. Je n’avais toujours pas touché à mon café, qui était déjà en train de refroidir. Tandis qu’elle prenait place autour de la table, prenant la photo vers elle, je restais simplement debout, posant mes mains sur le dossier de la chaise, me penchant légèrement en avant, histoire de ne pas me casser le dos. Déjà que j’avais oublié l’existence de plusieurs muscles. Je tournais à nouveau la tête vers elle, me passant une main dans les cheveux. « Je ne sais pas * » Je ne savais pas vraiment ce qu’elle sous-entendait avec sa question, autant rester vague tout en disant la vérité. C’était plus compliqué que ça en avait l’air. J’accompagnais mes paroles par un haussement d’épaule. « Ce n’est pas … * » C’est à ce moment-là que Stella décida de faire son entrée, vêtue que d’un chandail et au vu de tête, elle ne s’attendait pas non plus à trouver Heidi à la maison. Elle se dirige directement vers elle, posant un bisou sur sa joue. Je me tournais un instant, leur laissant leur intimé. Quand Heidi répondit à sa mère, mes yeux se posèrent un court instant dans le regard Stella, un sourire en coin se dessinant sur mon visage. Avant de me racler la gorge et de reprendre mon sérieux. Les adolescents avaient déjà assez d’imagination comme ça, pas besoin de leur donner encore plus de raisons. Surtout que, il ne fallait pas être idiot pour additionner A + B et voir ce qu’elle avait sous les yeux. Stella s’approcha de moi et j’hochais la tête, simplement, en guise de salutation. Ce n’était peut-être pas une bonne idée de déposer un baiser sur sa joue, devant notre fille, alors que rien n’était encore joué. Voyant l’hésitation de Stella à poursuivre, ne sachant apparemment quoi répondre, je pris le relais, en italien cette fois-ci. « Disons que c’est … un peu compliqué entre ta maman et moi » A bien y réfléchir, depuis mon retour, nous n’avions pas vraiment eu des moments nous. Des moments tranquilles. Tout était allé trop vite, beaucoup trop vite. À mon goût. Nous n’avions pas réellement eu l’occasion de mettre les choses à plat. De savoir exactement ce qu’on voulait. Je me tournais ensuite vers Stella, un grand sourire aux lèvres, moqueur. « Non, tu nous présentes ? », dis-je, très sérieusement, mon sourire se faisant de plus en plus moqueur avant de me retourner vers Heidi, retournant au danois « Faut lui pardonner, elle n’a pas beaucoup dormi et tu sais, l’âge » J’haussais les épaules pour illustrer mes propos avant de reporter mon attention sur Stella. « Ha, désolé, on n’avait pas remarqué » Je levai les yeux au ciel tandis qu’elle retournait vers sa fille, s’excusant au passage de la situation dans laquelle elle l’avait entraînée, involontairement avant de changer de tout au tout et proposer des crêpes. Un moyen comme un autre de fuir. « Pourquoi pas, oui » Tandis que Stella allait donc sortir tous les outils et ingrédients dont elle aurait besoin je me rendis subitement compte de ma nudité. Je posais mon regard sur Heidi, reprenant en danois « T’aurais ta réponse dans moment, je dois juste … » je ne finis pas ma phrase avant de lâcher la chaise à laquelle je me tenais depuis tout à l’heure, me tournant vers Stella, de dos. « Je reviens » et sur ces mots je quittais la pièce, quand même un peu mal à l’aise, du fait de me retrouver presque nu devant ma fille. Pour la première fois que je la voyais. « Je vous laisse entre filles ».

J’étais de retour dans les cinq minutes, habillé comme la veille, pantalon de costard et chemise, Stella s’affairant toujours à la cuisine. « Alors, ces crêpes, ça arrive ? » la taquinais-je, avant de retourner m’asseoir à la table, en face d’Heidi. Fallait encore que je réponde à sa question. « Alooors », repris-je, en danois, à l’attention d’Heidi « Non, elle n’était pas si rigide », je souris, rigolant légèrement « Elle était loin d’être rigide. Elle était plutôt le contraire. Et encore, je ne peux pas tout te dire sinon elle me tuera » Je tournais juste la tête en direction de Stella, alors qu’elle préparait toujours la pâte et qu’elle essayait de comprendre ce qui se disait « Mais pour répondre, je ne saurais même pas par quoi commencer. Elle était … tout simplement parfaite. C’était un peu le rayon de soleil de tout le monde … Toujours souriante. Joyeuse. Et, je pense que je ne t’apprends rien, une vraie tête de mule » Stella apporta trois petites assiettes avant de partir et revenir avec d’autres pots de confitures en tout genre. D’ailleurs, j’avais complètement oublié de ramasser celui que j’avais fait tombé tout à l’heure. Je me levai, m’approchant de Stella, lui demandait ou elle rangeait son balai et sa balayette. J’allais ensuite prendre du papier cuisine pour enlever le gros de confiture au sol avant de rassembler les débris de verre et de les jeter à la poubelle. « Désolé », dis-je à l’attention de Stella, tout en l’aidant ensuite à ramener encore deux-trois trucs sur la table. Je profitais juste pour m’approcher d’elle, chuchotant à son oreille « T’inquiète pas, tout se passe bien » Avant de retourner m’asseoir, l’eau à la bouche malgré la situation plus au moins étrange. Nous étions assis les trois à table, comme une famille et à nouveau, je sentis mon cœur se serrer. Toute ma culpabilité revenait à la charge. « Ta soirée ne s’est pas bien passée ? Ta maman m’avait dit que tu ne rentrerais qu’en début d’après-midi, sinon … » Je m’interrompis, me rendant compte de ce que je disais. C’était sorti tout seul, sans que je puisse contrôler mes paroles. « Désolé, c’est indiscret. C’est juste que … », je me passais une main dans la barbe – fallait d’ailleurs que je la retaille un de ces jours – gêné. « Je ne sais pas vraiment comment réagir ».


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PS : en danois dès qu'il y a *


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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Lun 19 Fév - 8:35 )

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Ditlev & Stella


Heidi regardait Ditlev, celui qui était son père. Elle n’avait pas envie de détacher son regard, trop pressée de ratrapper le temps perdu. Elle avait tant de questions pour lui, des questions qui étaient présentes depuis des années. Dès qu’elle avait été en âge de comprendre la situation. Stella avait d’ailleurs été toujours honnête avec sa fille. Elle n’avait pas envie de peindre un portrait négatif de Ditlev ou de le faire passer pour un salaud. Il n’avait jamais su pour Heidi. Et si t’avais su...tu serais resté?* Elle lui demande sincèrement, même si elle craint la réponse, de peur d’être blessée. Mais elle a besoin de savoir qu’il aurait été là pour elles, qu’il aurait assumer son rôle, si elle veut un jour être capable de lui faire confiance et de développer un semblant de relation père-fille. Elle ose même lui demander ce qui se trame entre lui et sa mère, mais il n’a pas le temps de répondre que justement, Stella arrive derrière elle. Décidément Heidi a créé une commotion en revenant chez elle. C’est moi ou j’interromps quelque chose? Je gâche vos plans c’est ça? Elle a un sourire joueur alors qu’elle voit sa mère s’approcher de Ditlev pour finalement se raviser. Ils agissent comme deux adolescents qu’on vient de surprendre au lit. C’en est drôle et mignon à la fois, même si l’adolescente est un peu déstabilisée de les voir ainsi. Stella se sauve de toute conversation en allant en cuisine, proposant de faire des crèpes pour tout le monde. Elle jette quelques coups d’oeil par-dessus son épaule de temps en temps, question de s’assurer que tout se passe bien entre eux. Leur complicité est belle à voir et légèrement surprenante, considérant qu’ils viennent de se rencontrer. Disons que le fait qu’Heidi ait appris le Danois a dû aider un peu. Ils ont leur propre langage, leur relation distincte. Stella s’approche d’ailleurs d’elle, avant de poser un bisou près de son front, s’excusant pour la façon dont les choses se passent. Les Sorensen-Orlandini semblent être incapables de faire les choses simplement. Heidi rougit et est un peu mal à l’aise lorsqu’il lui dit que sa mère a peu dormi. Elle se doute bien du pourquoi, mais ce n’est pas une image qu’elle veut avoir en tête. Il se sauve aussitôt à l’étage, probablement pour mettre quelques vêtements. Il revient quelques minutes plus tard, Heidi étant toujours à la table, regardant sa mère faire à manger. T’as de la chance en tout cas, elle ne me fait jamais à déjeuner comme ça*...Heidi ne peut s’empêcher d’en rajouter pour taquiner sa mère, qui est trop occupée à cuisiner pour les entendre et répliquer quoi que ce soit.

Heidi profite donc de cet instant seule avec Ditlev pour lui poser des questions sur sa mère. Avoir l’autre côté de la médaille. Elle a un sourire franc lorsqu’il parle ainsi de Stella. Ça se voit qu’il l’aime, ou du moins qu’il l’a aimé. Et qu’il tient à elle. Puis elle le regarde se lever, afin d’aller aider sa mère en cuisine, ramassant en même temps le pot de confiture tombé par terre. Heidi prend une gorgée de sa tasse, les sourcils légèrement froncés. Son regard se perd dans le salon, alors qu’elle voit une photo d’elle avec Zaccheo, il y a quelques mois, lors d’une sortie en famille. Elle ferme les yeux quelques secondes avant d’être distraite par des rires venant de la cuisine. Stella et Ditlev qui rigolent ensemble, alors qu’elle voit sa mère essuyer de la farine sur la joue de Ditlev, avant qu’il ne lui chuchote quelque chose à l’oreille, posant un baiser sur sa tête. Heidi lâche un rire moqueur, alors qu’ils reviennent à la table, avec assiettes, ustensiles, condiments et les fameuses crèpes au milieu. À l’aide de sa fourchette, elle en prend une brusquement avant de mettre un peu de sirop d’érable et cassonnade. Doucement, Ditlev s’adresse à elle, toujours assis en face, Stella étant au bout de la table, entre les deux. ‘Ta maman’? C,est bon tu peux l’appeler Stella, j’ai pas 5 ans. Stella grimace avant d’interpeler la jeune femme.  Heidi! Franchement, tu parles d’une façon de répondre -. Heidi répond du tac au tac, l’interrompant. D’une façon de répondre quoi? Hein maman? Pas une façon de répondre à son père? Elle garde son regard planté dans le sien, la défiant presque. Elle tourne son visage vers Ditlev à nouveau...Si tu veux tout savoir, ‘papa’, je me suis engueulée avec mon amie à propos d’un mec. Toujours eux qui foutent le trouble de toute façon hein. Le silence est lourd à table alors que personne ne sait quoi ajouter. Heidi ne prend que quelques bouchées avant de se lever abruptement, ramenant son assiette à la cuisine. Elle les regarde à table quelques secondes, hochant de la tête devant l’absurdité de la scène. Alors c’est tout? C’est ça notre vie maintenant? Zaccheo est à peine enterré que déjà tu te lances dans les bras d’un autre? Et pas n’importe lequel non. Celui qui t’a quitté, t’abandonnant il y a 20 ans. C’est un super plan ça maman. Vraiment. Stella se brusque, attrapant sa fille par le bras, serrant son poignet. Tu peux être fâchée, tu peux crier. Tu peux nous en vouloir. Mais tu ne me parles pas comme ça, c’est clair? Heidi se défait de son étreinte, alors qu’elle est toujours debout à côté de sa mère. Ah ouais? Sinon quoi? Il va m’arriver la même chose qu’à Zach? Je vais soudainement disparaitre de la surface de la Terre? Si elle ne se retenait pas, c’est une baffe que sa fille se prendrait. Mais elle est tellement choquée par ses propos, qu’elle reste figée, incapable de répondre. Et toi? T’as aucun principe? Faire vos cochonneries dans le lit qu’elle partageait avec mon beau-père? Son regard est intense alors qu’elle fixe Ditlev. Elle est blessée et déstabilisée par tous les changements et les revirements récents. C’est compréhensible que ça finisse par leur exploser à la gueule. Elle prend la photo laissée sur la table et la lance en direction de Ditlev. Tiens, j’en ai plus besoin. Elle pousse violemment sa chaise vers la table avant de monter les escaliers menant à sa chambre, claquant la porte de la pièce derrière elle. Stella prend une grande respiration avant d’enfouir son visage entre ses mains. Je...Je vais aller lui parler. Elle n’a même pas le temps de se lever que Ditlev pose déjà sa main sur son épaule, l’incitant à se rasseoir, lui disant qu’il s’en occupe. Stella ne sait pas si c’est une bonne idée que ce soit lui qui aille à la rencontre d,Heidi, mais elle le laisse aller, restant à l’écoute et prête si jamais la situation dégénère.

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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Lun 19 Fév - 21:07 )

Dad ?
Stella & Ditlev


« Honnêtement ? * » Je gardais le silence, ne répondant pas de suite, remontant le temps. Me souvenant précisément cette période de ma vie jusqu’au jour fatidique. J’aurais tendance à répondre oui, que je serais resté. Car rien n’était plus important à mes yeux que Stella. Je voulais finir ma vie à ses côtés, fonder une famille et tout le cliché qui va avec. Se poser, acheter une villa en banlieue, avoir un bon travail et le fameux labrador qui cours dans le jardin bien entretenu. Pourtant, la vie en avait voulu autrement. Je me souviens comme si c’était hier, de cette fin de journée. Moi rentrant de mes cours universitaires pour retrouver ma mère, poignardée, baignant dans son sang, dans la cuisine. Tenant la main de son mari, mon beau-père, tout autant froid qu’elle. Ce jour-là, je sus à tout jamais que je ne serais plus jamais le même. Quelque chose avait pris possession de mon âme et ce qui allait me faire tenir. J’avais passé quelques heures, après la venue des policiers, médecin légiste et tout le toutim, à réfléchir. Puis, petit à petit, un plan s’était formé dans ma tête et je savais que je n’avais pas le choix. C’était tout simplement plus fort que moi. C’était aussi ce soir-là que j’avais décidé de rompre. Sachant d’avance que Stella n’allait pas aimer ce que j’allais devenir. Mais … et si, comme l’Heidi le dit, je l’avais si ? Est-ce que ça aurait vraiment changer quelque chose ? Je ne savais pas. Dans un sens, je savais que oui. Que je serais resté, mais dans un autre … c’était difficile à dire, plusieurs années en arrière, comment on aurait réagi. « Je pense oui. Du moins, avec ou sans ta maman, j’aurais été présent pour toi. Dès que ce que j’avais à faire aurait été réglé * » J’haussais les épaules, un peu mal à l’aise. « C’est … si la situation aurait été différente, oui. Malheureusement je ne l'ai jamais su et je pense que même ta mère n’était pas au courant * » Stella nous rejoignit dans la cuisine peu de temps après, alors que je continuais de discuter un peu de tout et de rien avec Heidi, évitant toutefois les sujets fâcheux. Je me raclais la gorge, cherchant le regard de Stella, secouant négativement la tête avant qu’elle ne s’éclipse plus loin, allant préparer le petit-déjeuner. Je profitais de ce moment pour partir à mon tour, histoire d’enfiler des habits avant de revenir. La dernière remarque d’Heidi me fit sourire, tristement. « J’aurais préféré qu’elle reste elle-même plutôt qu’elle en fasse des tonnes. Juste pour se convaincre que tout se passe bien * »

A peine Heidi avait filé comme une furie pour rejoindre l’étage, je me levai à mon tour, Stella faisant de même. Je posais simplement ma main sur son épaule. « Laisse-moi faire » Je posais mon regard dans le sien, essayant de lui faire comprendre qu’elle pouvait me faire confiance. « Rien ne sortira rien de bon si tu montes. Souviens-toi de nous deux, à cet âge, avec l’autorité parentale … J’y vais » Je m’approchais toutefois d’elle et après m’être assuré qu’Heidi n’était pas revenue, je posais ma tête contre la sienne, front contre front, les yeux dans les yeux. « Laisse-lui du temps. Ce n’est pas simple non plus pour elle. Elle fait comme si mais elle ne va pas bien. Lâche lui un peu la bride et tout reviendra dans l’ordre. Il faut juste du temps » Je posais un baiser sur sa joue avant de monter les marches jusqu’au deuxième étage deux à deux. Je n’étais pas encore familier des lieux mais je reconnus sa porte assez facilement. Je l’ouvris assez brusquement, sans même m’annoncer, avant de la claquer derrière moi. Je m’appuyais contre cette dernière, les bras croisés, un sourire en coin, tandis qu’Heidi n’avait même pas daigner se retourner, trop occupée de passer de son armoire à son lit, où elle jetait tous les habits qui lui passaient sous la main dans un sac de voyage. « Bravo, je te félicite. Belle mentalité * » Je ne bougeais toujours pas. « Après tout ce que j’ai entendu sur toi ces derniers jours, je ne pensais pas avoir une fille si lâche, qui fuyait à la moindre occasion *». Je n’étais pas tendre, mais c’était le but. La faire réagir, la faire sortir de ses gonds, se défouler sur moi plutôt que sa mère. Qu’elle crache tout ce qu’elle avait sur le cœur. Je savais que ce n’était pas vraiment la bonne méthode mais au moins elle avait le mérite de marcher. Dès que j’eus son attention, je braquais mon regard sur elle. « Tu veux te défouler, ok, vas-y, lâche-toi. Ne te gêne pas. Tape même si l’envie t’en prends. Crie. Pleure. Je n’en sais rien.   Mais prends en toi à moi, et non à ta mère * » Je n’avais toujours pas bougé d’un pouce. « Elle n’y est pour rien et tu le sais très bien. Mais, c’est tellement plus simple de se déchirer que de se soutenir, non ? Ta vie vient déjà de voler en éclat, si tu veux continuer dans cette direction et tout faire exploser encore plus, je peux te dire que tu vas bientôt y arriver *» Je me déplaçais juste de quelques pas, allant m’appuyer contre une commode, ne la lâchant pas une seconde des yeux. « Et dis-moi, au final, tout ça, pour quoi ? Tu viens de te perdre la personne qui jouait le rôle de père dans ta famille, si tu continues dans cette voie, tu vas également perdre ta mère, c’est ce que tu veux ? Et ensuite, tu vivras de quoi ? Devoir écarter les jambes pour réussir à réunir un peu d’argent pour vivre ? * » Je secouais la tête. J’y allais un peu fort, trop même, mais des fois, cela suffisait pour que ça agisse comme un électrochoc. Finalement, je m’assis sur le bord de son lit, gardant une certaine distance avec elle, lui laissant de l’espace. « Tout comme toi, j’ai également été élevé par une mère et un beau-père. Je n’ai jamais connu mon père, ma mère … disons … bref, autant dire les choses telles qu’elles sont, baisait dès que l’occasion se présentait. Elle n’a jamais su qui l’a mise enceinte. Elle ne voulait pas me garder, mais mes grands-parents étant très conservateurs et religieux, ne lui ont pas laissé le choix. * » Je m’interrompis un instant, détournant les yeux, mon regard se posant partout ailleurs que sur elle. « Malgré tout, je ne peux pas me plaindre de la vie que j’ai eue. Ce n’était pas vraiment l’amour entre nous mais elle s’occupait bien de moi. C’était le plus important. Elle avait repris sa vie en main. S’était remariée. Et moi … disons qu’à un certain moment j’ai mal tourné. Même Stella n’était plus capable de me gérer. Je gardais trop de choses en moi et je ne savais juste pas comment les exprimer * » et je ne le savais toujours pas, à la seule différence était que je savais mieux contrôler mes émotions « Tu ne peux pas savoir le nombre de fois où j’ai fait exactement les mêmes gestes que toi. Qu’une idée en tête. Fuguer. Dans ma tête, j’étais sûr et certain que je m’en sortirais. On l’est tous, jusqu’au moment où on se rend compte que notre plan n’avait rien de crédible. Au bout de la cinquantième fois j’ai également arrêté de compter les disputes, pour des broutilles, les insultes que je crachais au visage de ma mère, allant jusqu’au point que j’aurais préféré qu’elle avorte, ou qu’elle crève. Je ne pourrais même plus te dire le nombre de fois où je l’ai traitée de pute * » Je m’interrompis un instant, cette fois-ci tournant mon visage vers elle « C’est quand j’ai tout perdu que j’ai compris l’importance des choses. Qu’il était impossible de revenir en arrière. Que, finalement, j’aimais ma mère et que je ne savais pas comment le lui montrer, autre que lui crier dessus. C’était tout ce que j’avais. Je ne pourrais pas dire ce que m’a pris ce soir-là exactement, quand j’ai découvert les corps de ma mère et de mon beau-père, morts, dans notre cuisine. J’ai pété un plomb. J’ai disjoncté. Même pas cinq heures après, je quittais ta mère, sans un regard en arrière, sans explication. Je n’en suis pas fier * » J’haussais les épaules, les yeux brillants, retenant du mieux possible mes larmes. La suite, ce que j’étais devenu depuis, je le tus. Ce n’était pas le moment d’en dire plus. Elle n’était pas censée savoir que, pour me racheter, en quelque sorte, j’avais tué ceux qui avaient détruit toute ma vie et que j’avais continué à tuer durant toutes ces années. J’espérais même qu’elle ne l’apprendrait jamais. « Si je te raconte tout ça c’est parce qu’on n'a qu'une mère, on en a qu’une et quand c’est trop tard … c’est là qu’on s’en rend compte. Alors réfléchis bien à ce que tu veux faire. Ne gâche pas ta vie comme je l’ai fait. Ta mère a besoin de toi, surtout en ce moment, tout comme tu as encore besoin d’elle. Je ne devrais pas te le dire, mais ce qu’elle a fait, elle l’a fait pour toi. Elle a peut-être accepté qu’il s’en prenne à elle, mais dès qu’il s’est agi de toi …* » Je me levai, retournant vers la porte, m’arrêtant, la main sur la poignée, avant de me retourner vers elle. « Je sais qu’on n’est pas parti sur des bonnes bases, toi et moi. Franchement, j’aurais espéré que ça se passe mieux, dans d’autres circonstances. J’aurais bien voulu te connaître plus. Je ne sais pas trop quoi a fait que ça soit plus tôt. Je ne t’en veux pas pour ta réaction, je la comprends parfaitement et, franchement, t’es la première dans cette famille à réagir. Je ne chercherais jamais à remplacer Zaccheo qui, soit dit en passant, était ton père. On partage peut-être le même ADN, mais je n’ai jamais été présent pour toi. Je ne me considère pas vraiment comme tel mais … je sais pas, si un jour l’envie te prenait, juste de discuter ou si t’as besoin de lâcher la pression, tu peux venir me voir * » J’ouvris la porte « Je vais sortir dans le jardin, si jamais tu veux …* » j’haussais à nouveau les épaules, ne finissant pas ma phrase, avant de rajouter « Ha oui, juste encore une chose. Ce qui a été dit dans cette pièce reste dans cette pièce. Elle ne connaît pas tout et ... * » je grimaçais «  si elle apprendrait que toi tu sais tout, je ne donnerais pas cher de nos vies *» J’étais sur le point de sortir quand, au dernier moment, je me retournais « Je fonctionne peut-être avec mes propres règles, pas toujours très … catholiques mais jamais, au grand jamais, je n’oserais dormir dans le même lit que ta mère a partagé avec ton beau-père *» Sur ces mots, je quittais la pièce, pour redescendre au rez-de-chaussée. J’hochais juste la tête à Stella, ne disant rien, avant de traverser le salon pour ouvrir la baie vitrée, donnant sur le jardin, avant de sortir et de me poser contre le mur, me passant une main dans les cheveux, séchant les larmes qui menaçaient de couler, m’allumant la cigarette.


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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Lun 19 Fév - 23:45 )

Dad?
Ditlev & Stella



Stella se rassoit aussitôt, alors que Ditlev lui indique qu’il s’occupe de la situation. Elle hésite à le laisser monter à l’étage, mais il sait être convaincant. Elle caresse sa joue doucement avant qu’il ne l’embrasse, grimpant les marches jusqu’à la chambre d’Heidi. Stella reste à l’affût, en profitant pour ramasser un peu la salle à manger et la cuisine. Elle sursaute lorsqu’elle entend la porte claquer. Elle hésite un instant à aller les rejoindre, connaissant leur caractère bouillant, de peur que ça ne dérape. Mais elle fait pleinement confiance à Ditlev, sachant très bien qu’il ne ferait jamais de mal à sa propre fille. Il a peut-être levé la main une fois sur elle, mais jamais il n’oserait avec Heidi. Surtout parce qu’il sait qu’il serait un homme mort en quelques secondes. Stella fait donc couler de l’eau chaude, le débit couvrant le ton qui monte à l’étage.

Heidi est en train de sortir des vêtements de ses tiroirs lorsque Ditlev fait son entrée, refermant violemment la porte derrière lui, ce qui a le don de faire sourire la jeune femme. S’il pense qu’il va être capable de lui faire peur ou de la raisonner avec sa force, il se fourre le doigt dans l’oeil. Elle continue de mettre ses effets dans son sac, quand il lui adresse finalement la parole.  Lâche et qui fuit à la première embûche, c'es typiquement mon père pourtant non? Tel père telle fille. Heidi est vive d’esprit et sa mère l’a appris à la dure, au fil des années. Heidi respire profondément quand il parle de sa mère. Tu te prends pour qui de revenir ici, et me dire à moi, comment traiter ma mère? Ça fait 20 ans que t’es absent, 20 ans que tu ne l’as pas vu. Je crois que je la connais mieux et que je sais comment je dois agir avec elle. Elle sent sa gorge se nouer alors que Ditlev parle de Zaccheo. N’en pouvant plus, elle se retourne avant de le pousser de toutes ses forces, parvenant à peine à le faire bouger de quelques centimètres. Je t’interdis de parler de lui. Elle est tellement choquée par ce qu’il lui dit ensuite, qu’elle s'assoit sur son lit, le plus loin possible de Ditlev. En ce moment même, il la dégoûte. Elle n’ose pas le regarder. C’est vraiment ce qu’il pense d’elle? Qu’elle va tout laisser tomber et devoir vendre son corps? J’ai jamais eu l’intention de tout plaquer. Je veux juste du temps loin...loin de ce fouillis. Loin de ma mère. Elle essuie une larme qui coule sur sa joue.

Elle n’a pas le temps d’ajouter quoique ce soit qu’il reprend la parole, se confiant à elle. Curieuse, elle le laisse parler alors qu’elle se recule sur son lit, allant s’adosser au mur, prenant un oreille qu’elle serre contre elle. Elle a tendance à se refermer lorsqu’elle est nerveuse, lorsqu’elle est anxieuse. Son regard est baissé, mais elle l’écoute attentivement. Qui sait, peut-être ont-ils plus en commun qu’elle ne le pense? Heidi ne sait plus quoi penser, quoi ressentir. Comment peut-elle passer d’un sentiment à un autre en l’espace de quelques secondes. Comment peut-elle lui en vouloir, le détester de tout son être, pour finalement être complètement à sa merci, à l’écoute? Elle sourit lorsqu’il mentionne que même Stella n’était plus capable de le gérer. Tu devais être vraiment perdu parce que ma mère...y’a peu de choses qu’elle ne parvient pas à contrôler. Crois-moi, je sais de quoi je parle. Elle sourit légèrement avant de baisser son regard à nouveau. Ditlev continue de parler de sa mère, de leur relation difficile. Ça n’a rien à voir avec Heidi et Stella, au contraire. Les deux ont toujours été assez proches, surtout avant l’arrivée de Zaccheo. C’était presqu’une relation fusionnelle, les deux contre le monde. Heidi ne répond rien, laissant son père continuer sur sa lancée. Elle ne se doutait pas que tout cela lui était arrivé. Sa mère ne lui en avait jamais parlé, et pour une bonne raison : elle ne savait pas. Les questions s’accumulent dans son esprit alors qu’elle essaie de toutes les retenir, ne voulant pas interrompre Ditlev avec ses interrogations. Il se lève finalement, retournant vers la porte, alors qu’elle reste assise sur son lit, son regard timide et perplexe sur lui. Elle le laisse partir sans rien ajouter, figée. Puis instinctivement, elle se lève à son tour, dévalant les marches jusqu’à la cuisine, où elle trouve sa mère. Stella est assise à la table, son regard perdu dans le vide. Inquiète, Heidi regarde aux alentours pour finalement voir la silhouette de l’homme dehors. Stella sort de ses rêveries lorsqu’elle l’entend, l’attrapant par le bras, doucement cette fois-ci. Heidi la regarde intensément, les larmes aux yeux.  Ça va. Je dois lui parler. Seule. Elle sert sa mère dans ses bras avant d’enfouir son visage dans son cou, l’odeur de ses cheveux la rassurant. I love you mom. I’m sorry. Stella sent les larmes lui monter alors qu’elle l’embrasse sur la joue avant de la laisser sortir à l’extérieur.

Heidi s’approche lentement de Ditlev, les bras croisés sous sa poitrine. Il semble défait, alors qu’il tire sur sa cigarette, tournant son regard vers la jeune femme. Les larmes aux yeux, elle le pousse contre le mur. Elle l’entend lui parler, mais elle ne discerne pas les mots. Non, c’est à moi de parler maintenant. Ok? Sa voix craque alors qu’elle le pousse à nouveau, frappant de toutes ses forces sur son torse. Jamais je ne ferais ce que tu as fait à ma mère. Jamais je ne l’abandonnerais. Elle donne un coup à nouveau.  Il n’y a qu’un lâche ici et c’est toi. Trop lâche pour être resté. Trop lâche pour lui dire toute la vérité. Trop lâche pour....Elle éclate en sanglots alors qu’elle tient la chemise de Ditlev entre ses doigts. Je crois que j’aurais préféré que tu ne reviennes jamais. Son regard se plonge dans le sien, alors qu’elle est déchirée entre l’idée de le frapper à nouveau ou de se laisser tomber contre lui. Stella regarde la scène depuis l’intérieur et n’ose pas intervenir. Elle a une sensation de déjà-vu, sa fille ayant sensiblement la même réaction qu’elle, dans l’appartement de Ditlev, il y a 2-3 semaines. Heidi s’effondre finalement dans les bras de Ditlev, laissant ses larmes couler, se vider. La mort de Zaccheo, le retour de son père, ses parents qui semblent revenir ensemble...c’était trop pour la jeune de 18 ans. Trop à encaisser d’un coup. Elle sent les bras de Ditlev l’entourer, même s’il semble hésitant à la toucher, la tenir contre elle. Mais rien que sa présence et son calme parviennent à la calmer. Comme si son corps savait qu’ils étaient faits du même matériau. Qu’elle était sienne. Heidi ne parvient pas à stopper les larmes, alors qu’elle sent l’étreinte être de plus en plus serrée. Stella, n’en pouvant plus qu d’être seulement témoin, vient les rejoindre. Elle pose son regard sur Ditlev, lui demandant silencieusement ce qu’il se passe. Heidi? Love? Elle caresse doucement ses cheveux avant de poser un baiser sur le haut de sa tête. Ditlev semble à la fois dépassé par la situation et totalement en contrôle. Stella les regarde, l’un contre l’autre, et son coeur se serre un peu. Elle a envie de ramener Heidi à l’intérieur, de la border, mais elle semble si bien dans les bras de son père. Je crois qu’il faudrait que tu te reposes un peu chérie...tu veux venir t’allonger dans le salon? Elle continue de caresser ses cheveux, alors que la jeune femme ne cesse de pleurer, bien que les sanglots se soient calmés. Stella lève son regard vers Ditlev, se sentant impuissante. D’un signe de tête, il lui fait signe d’ouvrir la porte alors qu’il soulève Heidi, facilement, la gardant dans ses bras, suivant Stella à l’intérieur. Avec une aisance et une douceur, il l’amène jusqu’au salon avant de la déposer sur le sofa, Stella derrière eux, couvrant aussitôt Heidi d’une couverte en polar. Alors qu’il se relève, Heidi lui fait signe de s’approcher à nouveau. Elle lui chuchote quelques mots en danois.  Ton secret est en sécurité avec moi. Mais ne laisse pas ma mère hors de ta vie. Ne la repousse pas. Elle t’aime, elle t’a toujours aimé. Elle comprendra. Et surtout, ne lui fais jamais de mal. Elle mérite d’être heureuse, pour une fois dans sa vie. Elle le laisse s’éloigner alors que Stella s’assoit quelques instants à ses côtés, la bordant légèrement, avant de rejoindre Ditlev en cuisine. Elle posa une main sur son torse avant de l’embrasser doucement. Merci...Elle pose sa tête contre lui, l’entourant de ses bras, son regard vers Heidi.a

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Sujet: Re: [Terminé] - Dad? - ( le Dim 25 Fév - 16:10 )

Dad ?
Stella & Ditlev


Une fois dehors, à l’air libre, une cigarette à la main, adossé au mur, je laissais libre court à mes larmes. Je n’étais pas du genre à m’afficher en public, à me laisser aller, à pleurer. J’avais plutôt tendance à détester tout ce qui était faiblesse, et pour moi, pleurer, en faisait partie. Pourtant, là, je ne pouvais pas m’en empêcher. C’était plus fort que moi. Il fallait que ça sorte. J’avais tout foiré depuis le début. Je ne savais plus comment gérer mes émotions. Heidi ne mit pas longtemps à me rejoindre. Je tournais la tête vers elle, en prenant même pas le temps de sécher mes larmes, ouvrant la bouche pour dire quelque chose – mais quoi ? – qu’elle prit la parole. J’hochais par automatisme la tête, l’écoutant alors qu’elle s’approchait de moi, me poussant et me donnant des coups sur le torse. Je restais sans bouger, les bras ballants. Un petit sourire au coin des lèvres, me remémorant que Stella avait fait exactement la même chose il y avait seulement quelques jours de cela. Telle mère telle fille. Je la laissais donc me cogner, lui permettant de se défouler. De faire sortir tout ce qu’elle retenait en elle. C’était mérité et, à vrai dire, il en fallait plus pour que j’aie vraiment mal. Elle avait totalement raison. C’était moi, le lâche, dans l’histoire. J’aurais dû faire face autrement à la mort de ma mère et de mon beau-père. En parler à Stella, où lieu de la quitter, sans réelle explication. Surtout que je l’aimais et que je n’avais jamais cessé de l’aimer depuis. Toutes les filles qui s’étaient retrouvées dans mes bras, durant toutes ces années, ne comptait pour rien. Il n’y avait qu’elle, au fond de mon cœur. Et j’avais gâché sa vie, tout autant que la mienne. Heidi éclata en sanglots, tenant ma chemise, sans bouger. Sa remarque me transperça le cœur, comme un poignard qui s’enfoncerait un moi, avant de le faire tourner dans tous les gens. Je détournais la tête, sous la violence de ces mots. Je ne la connaissais pas, j’avais appris son existence il y a seulement un mois environ et voilà qu’elle pouvait déjà m’atteindre. Me réduire en mille morceaux. Sans le savoir, inconsciemment, je m’étais déjà attachée à elle. J’essayais de la repousser, histoire de m’éloigner, mais elle tint bon, avant de s’effondrer dans mes bras. Pleurant toutes les larmes de son corps. Je restais un moment immobile, ne sachant quel comportement adopté. Autant avec Stella je savais, autant avec Heidi non. Finalement, j’entourais son corps tressautant avec mes bras, décidant de ne pas la repousser, encore un fois. Comme pour essayer de lui prouver que j’étais là, que je pouvais me rattraper et être aussi pour me prouver à moi-même que je pouvais changer. Je mis quand même un petit moment avant de resserrer un peu plus mon étreinte, avant de l’attirer encore plus à moi. Stella nous rejoignit, ses yeux s’interrogeant. J’hochais la tête de gauche à droite, lui faisant comprendre que ce n’était pas le moment.  Elle s’approche de sa fille, caressant doucement ses cheveux, déposant ensuite un baiser sur le haut de sa tête tandis que je la tenais toujours contre moi, nos deux cœurs battant à l’unisson, l’un contre l’autre. Je desserrais un peu mon étreinte. « Ta maman à raison » dis-je, avant de faire signe à celle-ci d’aller ouvrir la porte-fenêtre, m’occupant du reste. Je soulevais sans trop de peine Heidi dans mes bras, tandis qu’elle entourait ma taille avec ses bras et qu’elle passait ses mains dans mon cou, sa tête reposant sur mon épaule. Une fois à l’intérieur, je la déposais doucement sur le sofa, tandis que Stella revenait avec une couverture, qu’elle étendit sur sa fille. Je me relevai, prêt à partir, la laissant se reposer quand elle me rappela. Je penchais la tête près de son oreille, mon cœur se serrant encore une fois. Je posais mon regard dans le sien, répondant à mon tour, aussi en danois. « Ce n’est pas si simple, tu sais … Tout à l’heure tu m’as dit qu’il y avait peu de situations que ta mère ne savait pas gérer. Celle-ci en fait partie. Elle a aussi besoin de toi, surtout en ce moment. Elle ne supporterait pas que tu la lâches, toi aussi. Ne fais pas les mêmes erreurs que moi » je m’interrompis un instant, me relevant, continuant toujours en danois « Je te le promet » Maintenant, il ne fallait plus que s’y tenir. « Repose-toi, tu en as bien besoin ». Sur ces mots, je laissais la mère et la fille ensemble, retournant à la cuisine, me servir d’un verre d’eau. Stella ne fut pas longue avant d’arriver à son tour. Elle s’approcha de moi, posant sa main sur mon torse, m’embrassant doucement, avant de poser sa tête sur moi, m’entourant de ses bras. « De rien, c’est normal » Je la pris à mon tour dans mes bras, une main dans ses cheveux.


- BLACK PUMPKIN


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.
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