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- Pardonnes-moi round 2 I Magda -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Mar 20 Fév 2018 - 21:22 )
Il y a quelques jours, Lana et Ana se sont réconciliés. Enfin. Après un mois de silence radio à se triturer l'esprit sur l'état de sa meilleure amie, l'organisatrice de mariage a enfin eu le courage de ravaler sa fierté afin de s'excuser auprès d'elle. Au-delà de lui apporter une joie immense, cela a eu aussi le mérite de lui provoquer un électrochoc quant à une brouille vieille de cinq ans cette fois-ci. Certains ne le savent pas mais le duo inséparable qu'elles forment avec Ana avait été un trio autrefois. Magda. La troisième tête de lard qui était venu bousculer leurs habitudes et mais qui s’était finalement séparée du groupe avec perte et fracas. Lana n'avait pas su gérer à l'époque. Plus jeune qu'aujourd'hui et d'autant plus naïve, elle n’avait pas su s’imposer et rester auprès d’elle dans la terrible tempête que Magda était en train de vivre à l’époque. Enfant unique, elle était loin de s’imaginer ce qu’était la perte d’une sœur et comment elle pouvait être là pour elle pour l’aider à surmonter tout ça. Elle avait essayé, bien sûr. Avec l’acharnement qu’on lui connaît, elle s’était accrochée dans un premier temps. Et puis, sous les multiples remontrances de la part de Magda, sous ses rejets, elle avait fini par laisser tomber, regardant tristement ses deux anciennes amies se déchirer alors qu’elle était incapable d’exprimer sa colère comme Ana avait pu le faire. Sans doute parce qu’elle n’était pas en colère, en fait, simplement triste.

Aujourd’hui, malgré les années, cette tristesse lui reste accrochée au cœur. Magda persiste à lui manquer comme un ultime pied-de-nez. Alors Lana a décidé de changer les choses, de bousculer ce statut quo. Décidée, elle quitte sa boutique de mariage plus tôt que d’habitude et file en direction de l’appartement de Magda. A-t-elle déménagé depuis ses cinq années ?  Après tout, l’envie de quitter la maison familiale aurait pu être totalement légitime après le drame. Trop de souvenirs, trop de tristesse… Lana se mord la lèvre à l’idée de se retrouver là, devant chez elle, et d’y trouver un inconnu à la place de celle qu’elle recherche. Elle se sent soudainement un peu bête par l’entreprise dans laquelle elle est en train de se lancer sur un coup de tête. Après tout, si elle ne l’a pas oublié, Magda l’a peut-être fait, elle. Mais la jeune italienne persiste malgré tout et poursuit son chemin, croisant les doigts pour que la chance lui sourit et que son ancienne amie se soit accrochée à ses souvenirs avec sa famille tout comme elle peut avoir gardé au fond d’elle l’importance qu’elle a eu dans sa vie. Il lui faut une bonne quinzaine de minutes pour se rendre jusqu’au quartier de Santa Lucia en voiture, n’échappant pas à quelques coups de klaxon pour sa distraction évidente. Elle y parvient enfin et son cœur s’emballe à la minute même où elle arrive devant la petite allée, ses yeux se portant sur la boîte aux lettres encore à son nom. Soudainement stressée, elle hésite une seconde à faire demi-tour et se blâme la suivante devant la lâcheté dont elle peut parfois si facilement faire preuve. Il lui faut véritablement beaucoup de courage pour sonner à sa porte et encore plus pour sortir quelques mots quand, enfin, son ancienne amie lui fait face. « Bonjour. » La bouche soudainement sèche, Lana déglutit difficilement. « J’ai besoin que tu m’aides, Magda. Une de mes clientes me demande une robe de mariage en dentelle Sadler alors, forcément, je me suis dise que tu étais la femme de la situation. » C’est sorti plus vite qu’elle ne l’a pensé. Restant interdite un instant, Lana se demande bien comment et surtout pourquoi, elle a pu sortir un mensonge pareil. Et la réponse est simple : la fuite, toujours la fuite. « Bon sang, Magda, je raconte n’importe quoi, je suis venue m’excuser. » Souffle-t-elle finalement, alors que ses épaules se relâchent, soudainement libérée d’un poids. Ca y est, c’est lancé. Reste à savoir comment Magda pourra bien accueillir cette prise de contact soudaine et ses excuses certes courtes mais sincères.


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Sujet: Re: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Jeu 1 Mar 2018 - 10:07 )
« Annule tous mes rendez-vous. Reportes les à demain ou plus tard » « Ca ira mieux demain ? » « Ca ira mieux demain » Affirmation dont elle ne détient pourtant pas la vérité, Magda. Demain, oui, tout est possible. Le mieux comme le pire. Elle raccroche le téléphone avant de s’enfoncer dans sa couette. Le nez qui coule. La gorge douloureuse. Les bronches prises d’un liquide peu glamour. cette difficulté à respirer avec cette toux. Les yeux qui pleurent.  Non, ça compte pas dans la parfaite bronchite. Les yeux qui pleurent, elle a presque tout le temps ça Magda. Ouais. Dans l’intimité de sa haute tour, elle pleure en toute liberté, sachant qu’elle ne sera pas prise sur le faite. Aujourd’hui, l’excuse est belle : Baby peut plaidait la bronchite carabinée dont elle est la victime. Conséquence d’avoir voulu barboter dans une piscine non chauffée, sur le toit de l’Avanti Hotel avec une température de 6 degrés . Ou peut-être est-ce le faite que son cœur a revu Leo ? Ce passé qu’elle s’efforce d’enterrer vivant sans succès visiblement qui l’a rendu malade. A moins que ce soit la solitude qui étouffe ce besoin de parler. D’évacuer auprès d’une amie cette soirée qu’elle a passé avec Leo. Mélancolie dans les songes, Magda s’imagine un monde parfait où elle aurait pu se confier à Sahar, décortiquer le comportement et les paroles de Leo. Puis aller prendre un verre avec Ana et Lana pour refaire la même chose, avoir un autre point de vue. Les trois points de vue sur lesquels elle pouvait se fier. Les trois seuls points de vue qui comptaient. Les songes se brisent devant le vide autour d’elle, à ses côtés. Plus de grande sœur, plus de copines. D’un trio, elle était passée à un solo en un claquement de doigt. Baby, elle l’avait bien cherché à refouler les personnes qui ne voulaient qu’être présentes pour elle. C’était bien fait pour elle. C’est toujours bien fait pour elle. Mais qu’est ce qu’Lana lui manquait. Tellement mais comment faire pour la retrouver ? Pour la faire revenir dans sa vie ? C’est la question qu’elle se posait depuis quelque années maintenant mais à laquelle elle n’avait toujours pas trouvé de réponse.

Essuyant des larmes brûlantes pleurant un passé révolu, Magda referme l’album du lycée et le jette quelque part dans son salon. Se bouger le cul un peu, secouer cette crasse de dépression qui commence à lui coller à la peau. Elle range le salon, ramasse sa vaisselle de ce midi quand à la porte, quelqu’un toque. Main sur la poignée, Baby ose d’un coup d’œil dans le judas. Oh stupeur et tremblement ! Avait-elle prié trop fort d’avoir une amie ? Une force plus grande que le monde avait-elle répondu à ses prières ? Semblerait que oui car Lana est sur son palier. Erreur d’adresse ? A moins qu’elle soit revenu pour lui demander ce collier qu’elle lui avait prêté il y’a 5 ans ? Elle hésite, hésite à tourner la poignée. Si elle attend trop, Lana repartira peut-être en croyant qu’elle n’était tout simplement pas là ? … Mais, Baby, ouais, elle a envie de la voir en chair et en os, Lana. Pas que dans ses souvenirs. Les bons, ceux qui consolent les mauvais. Serrant son peignoire, la jeune femme ouvre la porte. Lana est toujours là, bien là. Pas un mirage dû à la fièvre. « Bonjour, Madame » Qu’elle ose balancer comme ça. De but en blanc. Feignant une indifférence qui la heurte elle-même. Baby, t’es con. Elle est là, Lana. Saute sur l’occasion. Ce qui saute surtout c’est la déception. Lana, elle est là pour le travail, pour la dentelle, la sienne. Rien de plus. « Je vois … Bien entendu … Prenez rendez-vous avec ma secrétaire, je vous recevrai votre cliente et vous à la première heure. » Professionnalisme du désespoir. Magda droite comme un i, comme si elle parlait à une collaboratrice dont elle se fiche mais c’est tellement pas ça. Tellement pas ça. Contre toute attente, Lana, elle se met à chuchoter. Elle lui dit qu’elle est venue s’excuser. What ?! Après tant d’années, elle vient à sa porte pour s’excuser ? Mais ce n’est pas à elle de s’excuser et pourtant, elle le fait. Le contrôle, elle le perd Baby. Ses larmes roulent sur ses joues alors qu’elle renifle en essayant de planquer le tout derrière un kleenex. « Fais pas gaffe, j’ai la grève. » Au revoir ce masque de professionnalisme froid. Elle fait tomber les masques pour se révéler. « Je t’assure que c’la grève qui m’fait pleurer » Elle se pousse pour la laisser passer, jetant un regard dehors. « Viens, entre ! » Elle la suit en refermant la porte. Postée devant elle, elle se dandine d’un pied à l’autre. Incertaine. Elle s’excuse mais ça veut dire qu’elles sont okay ? Que tout est okay ? Sait pô. Alors pour meubler … « J’ai la bronchite. C’est horrible alors j’ai pris ma journée pour rester sous mes couvertures. J’ai regardé Dirty Dancing toute la journée en boucle avec Boudou. Ca me console. Puis j’ai mangé de la soupe de légumes avec des petits bouts dedans, j’aime bien. Puis après j’ai … Lana, ça me fait trop plaisir de te voir » Elle lâche ça, comme ça. Ouais juste comme ça.


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Sujet: Re: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Dim 4 Mar 2018 - 0:00 )
Un moment de solitude, voilà ce qu’est en train de vivre Lana lorsque Magda lui ouvre la porte de la maison familiale. Que fait-elle là, au juste ? Qu’espère-t-elle ? Est-ce au moins une bonne idée que de se pointer là, sans s’annoncer, à la recherche d’un lien perdu depuis près de cinq ans ? Elle se sent étrangement ridicule quand son « Magda » se heurte à son « Madame », au point d’inventer une excuse bidon à sa venue. Le cerveau étrangement en ébullition, Lana trouve une parade dans la seconde en parlant d’une hypothétique cliente et de son souhait catégorique d’avoir de la dentelle Saddler pour sa robe. Une dentelle magnifique, si vous voulez son avis, mais là n’est pas la véritable question de leur entrevue. « Ta secrétaire. Un rendez-vous. Très, très bien. » Se répète-t-elle à voix haute, ne pouvant se laisser aller à ce vouvoiement que Magda emploie et qui lui fend le cœur. Elles en sont donc arrivées là ? A se vouvoyer comme des étrangères ? C’est un constat que la jeune organisatrice de mariage ne peut se résoudre à accepter. Non, non, non. Au lieu de quoi, plutôt que de s’enfoncer dans ce mensonge grotesque, Lana ouvre les vannes et les mots sortent enfin. Je. Suis. Désolée. C’est fou comme ça peut lui paraître difficile sur l’instant et l’apaiser incroyablement la seconde d’après. Et elle n’est pas la seule, visiblement. Alors que Lana observe les larmes s’écouler sur les joues de celle qui fut son amie, elle ne peut pas s’empêcher d’être touchée à son tour. Foutue éponge qu’elle est, émotive au possible, quelques perles viennent s’accumuler sur le bord de ses yeux elle aussi. « Oh je vois. Moi, c’est ces foutues allergies qui recommencent. » D’aussi longtemps qu’elle s’en souvienne, Lana n’a jamais été qu’allergique au fait de se lever avant 10 heures le dimanche matin. « Mais je te crois ! Comme je t’assure que moi, c’est mes allergies ! » Elles sont joyeusement ridicules toutes les deux, à se regarder dans le blanc des yeux comme ça sans faire un pas de plus. Aussi, quand Magda lui offre d’entrer, Lana ne rechigne pas et fonce tête baissée dans cette opportunité unique d’arranger les choses. Elle s’apprête à parler, détestant les silences, mais Magda la devance, reprenant à sa manière ce qui est aussi une des sales habitudes de Lana. Parler, parler et encore parler sans laisser l’opportunité à l’autre d’en placer une, juste pour combler ce malaise au fond d’elle. Si Lana est passée maître en la matière, il faut bien avoue que Magda se débrouille pas mal non plus dans le genre. Cette simple pensée fait sourire la jeune femme qui accueille ses dernières paroles dans un soulagement à peine voilée. « Moi aussi, je suis contente de te voir. » Cinq années ont passés et pourtant un simple regard de son amie lui suffit à retrouver un terrain qui lui semble familier. Elle n’est pas cent pour cent à l’aise, encore, mais est persuadée qu’il ne lui en faudra pas beaucoup plus pour retrouver ses marques jamais oubliées. Une amitié comme celle-là survit à l’absence, visiblement. « Même si bon, j’ai un peu peur d’attraper la grève moi maintenant. » Lâche-t-elle, se moquant ouvertement de la tendance de Magda à parler du nez aujourd’hui. Ses larmes à présent séchées, elle observe son amie un instant avant de se lancer. « Magda, je… » Mais les mots semblent coincés dans sa gorge à présent. Tout le petit discours qu’elle avait préparé s’envole dans sa mémoire distraite alors que, n’y résistant plus, elle fonce en direction de son amie pour la prendre dans ses bras, bon gré mal gré. « T’es qu’une idiote. » Lui souffle-t-elle. Ultime remontrance d’une dispute à présent bien lointaine. Bien sûr que Magda a été une idiote, à l’époque. Mais elle n’a pas été mieux non plus.


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Sujet: Re: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Mar 3 Avr 2018 - 4:56 )
Elle sait pas, Magda, quelle mouche l’avait piqué pour qu’elle se mette à la vouvoyer. A lui parler comme si elle était une collaboratrice. Baby avait emprunté ce ton impersonnel, celui qu’elle arbore au travail. Distance et froideur dans la voix, dans la gestuelle corporelle. Mais dans cette situation, ce n’était qu’une mascarade ridicule. Un façade pour cacher son trouble, le choc de revoir son amie de longue date qu’elle pensait avoir perdu de la façon la plus stupide. C’est elle qui l’avait rejeté. Qui avait repoussé sa main tendue. La jeune femme avait été odieuse avec celle qui ne voulait que l’aider, lui montrer du soutien et de la compassion. Idiote un jour, idiote toujours, faut-il croire. Les deux se refilent tour à tour les symptômes d’une allergie à l’oxygène. Parce que si elles pleurent, c’est bien à cause de ça, non ? pas dû au faite qu’elles se retrouvent après tant d’années. Pas dû au faite que malgré l’éloignement, l’absence, ce lien est toujours là. Cette tendresse, cet attachement. « Je sais, je sais. Ta fameuse allergie au CO2 ! Je crois que je l’ai contracté aussi » Le pire, c’est qu’elle croirait presque à ses conneries, la jeune femme d’affaire. On est loin du statut de reine des neiges que les médias aiment lui donner.

Une fois à l’intérieur, dans ce cocon, Magda ne se sent pas pour autant à l’aise. Elle se sent gauche, petit dans un corps beaucoup trop grand. Elle a envie de se fondre sur son ancienne amie, la prendre dans ses bras. Lui dire qu’elle est désolée. Qu’elle est contente qu’elle soit là. Qu’elle soit venue. Elle a envie de la gronder, de lui dire que ce n’est pas à elle de s’excuser. Qu’elle n’a jamais rien fait que d’être une très bonne amie. Mais rien ne sort. Rien ne parvient à sortir de sa bouche. « Désolée ! J’espère que tu n’attraperas pas ma grève … brève … grève … CREVE rho » Butant sur les mots car encore sous l’émotion. Oui, oui. Ou la crève joue aussi, ça peut venir de là aussi. Son attention se tourne totalement sur son amie lorsque celle-ci commence à parler, prononçant son nom. Mais le suspense reste entier puisque Lana ne finit jamais sa phrase et l’interrompt pour foncer dans les bras de Magda et la serre contre elle. Ce simple contact a le don de faire fondre les dernières petites barrière de la métisse. Si les larmes venaient de se calmer, elles reprennent du service et glissent sur les joues de la Saddler qui caresse le dos de son amie affectueusement, la serrant fort fort contre elle. « Je sais, Lana. Je suis qu’une sombre idiote. La plus conne du monde entier » Qu’elle avoue, repentance et culpabilité dans la voix. « Ce n’était pas à toi de t’excuser » Sa tête se secoue en disant ses mots, cognant sans faire exprès le front de Lana. Pas douée, Magda, aujourd’hui. Elle se recule doucement pour pouvoir faire face à son amie. « C’est à moi de m’excuser pour tout ce que j’ai pu oser te dire. Tu n’as voulu qu’être une amie envers moi. Tu as toujours été une merveilleuse amie et j’ai tout gâché. Je suis tellement désolée d’avoir pu te dire autant d’horreurs. Pardonne-moi, Lana » Ses mains partent à la recherche de celles de Lana puis s’y accrochent. « Tu crois que tu pourras me pardonner, un jour, mon attitude grosse connasse ? » Son cœur se gonfle d’espoir et espère avoir, un jour, l’absolution pour ses méfaits. D’être pardonnée sur l’autel de l’amitié.


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Sujet: Re: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Mar 10 Avr 2018 - 23:17 )
Si on lui avait dit quelques secondes plus tôt que les deux se retrouveraient là à pleurer à chaudes larmes tout en s’inventant d’hypothétiques allergies au CO2, Lana ne l’aurait pas cru. Et pourtant elle reste bien là, plantée dans son salon à regarder Magda dans les yeux, du moins ce qui lui en reste. La Lana émotive s’en donne à cœur joie, laissant aller toute la tristesse qu’elle a bien pu enfouir au sujet de Magda depuis toutes ses années. Le fait est qu’elle n’a jamais oublié leur amitié et l’épreuve qui a fini par les séparer. Il lui est arrivé de temps en temps de faire un saut sur la tombe de la sœur de Magda pour présenter ses hommages, aussi peut-être dans l’idée folle que le destin les réunirait dans ces moments là mais il a fallu que l’Italienne se donne un bon petit coup de pied au cul pour finalement y parvenir. Comme quoi, on est jamais mieux servi que par soi-même. « En tout cas, si je ne l’attrapes pas toi, tu en tiens une sacrée couche. » Mais ce n’est pas ce qui retient Lana de faire un deuxième pas vers elle en se dirigeant dans sa direction pour prendre Magda dans ses bras. Ce contact lui resserre le cœur à la pensée de ses années passées sans elle mais elle préfère se concentrer sur celles, bien plus nombreuses, qui les attendent à présent. Parce qu’elle le sent, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles ne retrouvent toutes les deux leurs marques et les bras de Magda qui se resserrent autour d’elle font un nouveau pas en cette direction. La jeune femme ne la repousse pas et, ça, c’est une immense avancée par rapport à la manière dont elles se sont quittées il y a cinq ans. « Absolument. La plus stupide jamais vu sur Terre. » La phrase de Lana n’est pourtant pas là pour l’enfoncer mais bien pour dédramatiser la situation comme le prouve son sourire en coin. Magda semble vouloir faire repentance mais Lana ne sait que trop bien qu’elles ont été deux dans l’histoire. Ce serait pourtant facile d’accepter ses excuses, de lui laisser porter toute la culpabilité de leur amitié inachevée. Mais c’est mal connaître Lana : si elle est là, c’est pour arranger les choses et, pour ça, elle doit passer par avouer ses fautes aussi. « Je t’ai déjà pardonnée depuis des années, Magda. » En fait, elle ne lui en a jamais vraiment voulu. Elle s’est surtout sentie dépassée par la situation et a fini par lâcher prise en s’éloignant, c’est aussi bête que ça. « Tu traversais une période horrible, Magda. Et j’aurais dû insister encore plus pour être là pour toi à ce moment-là mais je me sentais tellement incapable de gérer, tellement choquée par tout ça que… quelque part, j’ai peut-être abandonné parce que ça me paraissait plus facile. Parce que toute cette douleur, que je n’ai jamais vécu, me faisait peur. » Lana, malgré ses 32 ans, ne connaît toujours pas le deuil d’une personne proche et, honnêtement, ce n’est pas quelque chose qu’elle a hâte de vouloir expérimenter. « Alors c’est en partie ma faute aussi, tu sais. Et pour ça, j’espère que toi aussi tu pourras me pardonner. » Pour n’avoir pas su gérer l’horreur de tout ce que ce décès impliquait alors qu’elle persistait à vivre dans son petit cocon arc-en-ciel à l’époque. Etre naïve comme elle persiste à l’être ne lui rend pas toujours service.


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Sujet: Re: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Dim 29 Avr 2018 - 9:52 )
Les bras de Lana autour d’elle. Rien que ce simple contact fait un bien fou à la jeune Saddler. Son cœur se cogne dans sa poitrine. C’est comme retrouver un réconfort perdu il y a tant d’années et c’est ce que Lana a toujours représenté pour la jeune femme. Sauf à cette période sombre de sa vie. Sauf à ce moment fatidique où rien n’a su apaiser le cœur de la jeune femme. Où seul la colère et la froideur ont été les pilliers pour se redresser face au manque. Face au deuil. Devant son sourire en coin qui vient dédramatiser la phrase que vient de sortir Lana, Magda ne peut s’empêcher de sourire mais tout en acquiesçant. Oui, elle était la plus stupide jamais vu Terre. La plus idiote pour avoir oser repousser Lana aussi durement. D’avoir fait une croix sur cette amitié qui lui avait pourtant permis de supporter nombreuse épreuves à l’époque : le départ de Leo et son cœur brisé, le scandale de son père, le comportement de sa mère. Et dans cette ultime épreuve, celle de sa sœur torturée, assassinée, Magda avait juste bonnement rejeté la main tendue de son amie par colère, par égarement émotionnel, aveuglée par sa propre douleur. Si Sahar n’était plus là, plus personne ne devait être là. Sa tête se baisse quand Lana lui dit qu’elle lui a déjà pardonné des années de cela. Ses mots la touchent et elle ne sait réagir autrement qu’en laissant ses larmes couler, ses mains s’agrippant à celle de son amie. Sa main se serre encore plus autour de celle de Lana quand elle reprend la parole, qu’elle lui raconte ce qui s’est passé mais de son point de vue à elle. Magda, elle ne peut que comprendre, la femme ne sait même pas si elle, elle aurait réagit autrement. Il y a des fortes chances qu’elle aurait fait la même chose que Lana. « Je comprend, Lana. Je comprends parfaitement. Et je ne t’en veux pas du tout. Je ne pense même pas, ne serait-ce qu’une seconde que c’est de ta faute aussi. Tu n’as rien à te faire pardonner … Comment peut-on être présent pour quelqu’un qui ne veut pas de … toi ? » Dernière phrase hachurée par ses propres sanglots. Car ca résume bien ce qu’elle avait fait, non ? Elle lui avait fait comprendre qu’elle ne voulait pas d’elle. Pas de ses câlins. Pas de son réconfort. Pas de son soutien. « Je te le souhaite, Lana. Que tu ne vive jamais une douleur pareille. Je ne la souhaite à personne » Parce qu’elle avait traversé l’enfer pour pouvoir se relever de cette épreuve. Parce que vivre sans Sahar, encore aujourd’hui, ca lui faisait l’effet d’un trou en pleine poitrine. Parce que la douleur, elle n’avait pas disparu. Elle avait juste appris à vivre avec. « Tu crois que je … enfin … » Butant sur les mots, Magda ne sait pas comment formuler sa demande. Formuler ce besoin qu’elle ressent. « Je … Je voudrais tellement une seconde chance, Lana. Tu crois qu’on pourrait …. ? »  Ses mains s’agitent, les désignent dans un geste brouillon. « Tu manque tellement à ma vie, Lana … » Un aveu qui la pèse depuis tant d’années qu’elle extériorise enfin. Non sans laisser des larmes rouler sur ses joues. Parce que la vie, elle est plus légère lorsque nous avons les bonnes personnes à nos côtés. Mais ça, elle l’avait compris que trop tard Magda mais aujourd’hui, elle pouvait peut-être retrouver son amie ? Renouer cette amitié qui lui a fait tant de bien auparavant. Cette amitié qui lui manquait tant. « Tu veux bien ... encore de moi en amie ? »  


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Sujet: Re: Pardonnes-moi round 2 I Magda ( le Mar 1 Mai 2018 - 19:19 )

Magda comprend et pourtant, ça ne suffit pas à Lana pour se pardonner son comportement d’autrefois. Elle, la fille entêtée par excellence, a pêché par voie de facilité. Elle a laissé tomber une amie de longue date, chère à ses yeux, simplement parce qu’elle se refusait à sa présence, parce que, finalement, elle avait été lasse de se battre. Elle aurait dû. Elle aurait dû insister encore et encore, jusqu’à ce que les murs de protections de Magda se craquelle et qu’elle accepte enfin quelqu’un à ses côtés pour vivre une telle épreuve. Mais oui, malheureusement, la jeune Italienne avait eu peur, à l’époque. Peur de toute cette horreur autour de cette disparition, peur d’avoir à ressasser ce qui s’était passé dans un coin de sa tête. S’éloigner de Magda a finalement été une manière pour elle de mettre tout ça dans une case, de l’oublier. Elle s’est protégée, plutôt que de protéger son amie. Alors oui, elle a quelque chose à se faire pardonner, oui toute cette séparation est de sa faute également et elle tient à ce que Magda le comprenne. Elle n’a pas à prendre tout le poids de ce qui s’est passé sur ses épaules pour que Lana sorte de tout ça en héroïne, celle qui vient recoller les morceaux alors qu’elle n’y est pour rien. Non, ce serait trop évident pour elle, trop douloureux encore pour son amie et ce n’est pas ce qu’elle souhaite. Lana a des failles aussi, n’est qu’un être humain et elle se doit de les assumer. « Non Magda, bien sûr que j’ai un truc à me faire pardonner. J’ai agi comme ça parce que c’était facile. Parce que ça me permettait d’oublier, parce que je me sentais trop faible face à tout ça. J’aurais dû insister plus longtemps. Des jours, des mois, des années s’il le fallait. C’est ce que font les amies, elles ne se lâchent pas dans les moments difficiles. » Et Lana a failli à son rôle, malgré leur amitié solide. Il faut croire qu’un meurtre sordide était plus que ce que leur amitié pouvait supporter, à l’époque. Elles étaient plus jeunes, frappées de plein fouet par un drame qui les dépassait mais, à présent, Lana se sent suffisamment solide pour être là, à ses côtés. Pour l’épauler. Le temps a beau avoir passé, les cicatrices restent malgré tout, Lana en a conscience. « Je sais. Je sais. » Personne ne souhaiterait un truc pareil à personne, pas même à son pire ennemi. Il faudrait être un monstre pour vouloir que quelqu’un traverse une telle épreuve. Ce qui est arrivé à Sahar…il n’y a juste pas de mots pour le décrire. Et c’est encore plus dur pour ceux qui restent, pour ceux qui doivent vivre avec ça tous les jours. « Magda… » Les yeux de l’Italienne s’embrouille encore devant la maladresse attendrissante de son amie qui cherche ses mots, semblent timide. « C’était justement le but de ma venue. Je ne compte pas te laisser le choix, cette fois. » Elle est coincée avec elle pour un bon bout de temps. Lana ne lâchera plus l’affaire.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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