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- [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Jeu 22 Fév - 12:25 )
Le corps inconscient de Lana se tend alors que son esprit se met à vagabonder dans ses souvenirs récents. Ces derniers jours, riche en rebondissement, passe en boucle dans l’esprit de la jeune femme, encore endormie sous l’effet de nombreux médicaments. Certains sont joyeux, comme le rapprochement qu’elle a eu avec Erio, cette certitude avec laquelle elle était sortie de chez elle pour mettre les choses au clair. Et puis, tout a basculé. Ce coup sur la tête, ce trou noir… Et de terribles retrouvailles.

Flash-back, il y a 3 jours et 2 heures.

Aïe. C’est la première pensée qui traverse l’esprit de Lana alors qu’elle reprend petit à petit connaissance. Instinctivement, la jeune femme souhaite poser sa main sur sa tête afin d’observer les dégâts, mais elle prend soudainement conscience que ses poignets sont scellés l’un avec l’autre. Recevant comme un électrochoc, l’Italienne ouvre grand les yeux pour se rendre compte qu’elle se trouve dans une pièce sombre, humide et froide et qu’elle est assise sur une chaise à laquelle ses pieds et ses mains sont attachés par une corde. Paniquée, elle tente de se débattre et finit par tomber d’un seul bloc, heurtant lourdement son épaule droite qui se met à l’élancer. « C’est dingue ce que tu peux être maladroite. » Ses yeux se plissent dans l’obscurité pour découvrir l’origine de la voix féminine qu’elle vient d’entendre. Elle voit alors une jeune femme brune s’approcher et son corps se glace alors qu’elle la reconnaît enfin. « Alessia… » Son ancienne amie avec qui cela s’est terminé en très mauvais terme. Le sourire qu’elle lui lance est dérangeant, alors qu’elle s’approche un peu plus d’elle, la hisse et remet la chaise à sa place. « Je suis métamorphosée, hein. » Pour une métamorphose, ça en est une. Ses longs cheveux blonds ont laissé place à une teinte plus sombre et sa coupe a été largement raccourcie. A vrai dire, ça peut paraître dingue mais on dirait elle… Sa coiffure, du moins, elle ressemble à l’identique à celle de l’organisatrice de mariage. « Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu fais ? Détaches-moi, Alessia ! » Lana reprend son dandinage effréné alors qu’Alessia elle, lâche un petit rire moqueur. « Mais qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que tu fais ? » Répète-t-elle en l’imitant avec une facilité déconcertante, bien que se moquant de sa panique. « Tu ne croyais quand même pas que j’allais te laisser larguer Fabio et couler des jours heureux avec lui aussi facilement, si ? » Sa voix est ferme, froide alors que son regard se fait menaçant.

Fin du flash-back.

C’est comme ça que tout a commencé, avant que les révélations s’enchaînent. Comment Alessia n’a pas tourné la page sur ce qui s’était passé avec Erio mais a tout de même décidé de se faire discrète après les premières menaces (perçage de pneus, tagues sur sa vitrine). Comment méthodiquement, elle s’est mise à les espionner tous les deux, allant même jusqu’à louer un appartement dans l’immeuble d’en face pour mieux les observer. Comment aussi, alors qu’ils étaient allés ramener les parents de Lana, elle en avait profité pour s’introduire dans l’appartement afin de tout saccager mais surtout de se procurer un double des clés du local de Lana, prévoyant de la surprendre sur son lieu de travail. Et puis, tout s’est accéléré, quand elle les a vu ce soir-là et qu’elle a compris ce qui étant en train de se tramer, la poussant à se mettre en danger et à kidnapper Lana en pleine rue.

Flash-back, il y a 3 jours et 1 heure.

« Bon sang, Alessia, libères-moi, la plaisanterie a assez duré là. » Son ancienne amie ignore ses complaintes depuis plus d’une heure déjà et, soudainement, fouille dans ses poches de manteau pour en sortir son téléphone. « Qu’est-ce que tu veux faire avec mon téléphone ? » Un sourire mauvais s’inscrit sur son visage. « Réparer le bazzar que tu as mis dans ma vie. » Lana la voit chercher quelque chose avant qu’elle ne s’exclame. « Ah le voilà. Erio. » Le corps de l’Italienne se tend alors que ses points endoloris se referment sur eux-même. « Comment est-ce que tu pourrais lui écrire ça ? Voyons, voyons. » Lana s’interroge, lui hurle de ne pas toucher à son téléphone mais comme toute réponse, Alessia lui lit à haute voix le message qu’elle lui envoie. « Fais pas ça, Alessia, arrête ! » De rage, Lana tente de se lever dans une tentative désespérée et porte sa chaise le dos courbée sur quelques mètres, fonçant en direction d’Alessia. Mais ses pieds entravés par la corde s’enchevêtrent rapidement et elle tombe une nouvelle fois, tête la première cette fois, alors qu’un craquement douloureux se fait entendre dans son épaule, lui arrachant un geignement. Alessia ne se précipite pas pour la relever cette fois et elle l’observe s’agacer, tapant frénétiquement sur l’écran tactile avant de revenir vers elle comme une furie. « Tu peux me dire ce que tu lui as fait, hein ? » Alessia relève une nouvelle fois Lana de manière plus brusque que la précédente, arrachant quelques cris de douleurs à Lana. « C’est de MOI qu’il était en train de tomber amoureux, avant que tu n’ailles tout gâcher ! »  Alessia lui tente alors furieusement le portable, laissant le loisir à Lana de lire le dernier message de son colocataire et, autant le dire, ça lui arrache le cœur. Elle l’imagine, perdu devant son téléphone, à ne pas comprendre son soudain revirement de situation et le fait d’être là, sans pouvoir agir, la met dans un état pas possible. « T’es complètement folle. » Crache Lana soudainement, perdant toute la compassion dont elle peut habituellement faire preuve. « Ah oui, j’suis folle moi ? Et ce que tu m’as fait, ce n’était pas malsain peut-être ? C’EST VOUS DEUX QUI M’AVAIT RENDU COMME CA ! » La colère d’Alessia monte ostensiblement alors que, pour la Lana, c’est la culpabilité qui prend soudainement le dessus. Et si c’était vrai ce qu’elle lui dit ? Et si c’était leur faute ? Mais elle n’a pas le temps de répondre quoi que ce soit qu’Alessia souffle un bon coup et reprend la parole, cette fois-ci avec un calme déconcertant. « Mais c’est pas grave, je vais arranger ça. C’est dans mes bras qu’il se consolera du mal que tu lui as fait subir. » Soupir de la part de Lana cette fois. « Alessia, tu ne comprends pas, jamais il ne te tombera dans les bras. Tu ne lui plaisais pas c’est tout. » Peut-être aurait mieux-t-elle fait de se taire car comme réponse, c’est une immense gifle que Lana se prend en pleine figure.

FIN DU FLASH-BACK.

Deux jours. Deux jours à rester frigorifiée, déshydratée et à manger à peine le nécessaire pour la tenir alerte. Deux jours où Lana, la peur au ventre, écoute les divagations de celle qui fut son amie, observe avec crainte les nombreuses photos d’elle qui recouvrent le mur, ainsi que d’Erio ou encore d’inconnues. Ces conquêtes, visiblement. Un mur spécial leur est dédiée, enchevêtrement de blondes, de brunes et de rousses qu’elle peine à distinguer dans l’obscurité mais qu’Alessia la force à regarder pour bien lui prouver qu’elle n’a rien de spéciale. Deux jours où elle attend une ouverture et la voit, enfin, quand Alessia lui explique qu’elle va faire des courses de ravitaillement.

FLASH BACK, hier.

Une heure. C’est le temps qu’elle dispose devant elle pour se sortir de ce pétrin. Nerveuse, Lana attends une petite minute après qu’Alessia se soit éloignée pour attaquer son plan. Lorgnant sur son téléphone resté sur une table au bout de la pièce elle entreprendre de glisser avec sa chaise en sa direction, y allant doucement pour éviter de tomber. Au bout d’une seule petite minute, elle y parvient enfin et remercie le ciel de la commande vocale intégrée dans ce dernier. Utilisant cette dernière elle le déverrouille et demande à son téléphone d’appeler le dernier numéro appelé qui se trouve être Delia, sa maman. Pas étonnant quand on sait que ces deux-là s’appelle habituellement tous les jours. « Ah ma chérie, enfin, je commençais à m’inquiéter… » Entendre le son d’une voix familière et amie soulage un instant Lana alors que sa mère part quant à elle dans un de ses monologues interminables. « Maman tais-toi ! » Mais elle n’a pas le temps pour ça. En vérité, elle n’a pas le temps du tout car ce qu’elle n’entend pas, ce sont les pas d’Alessia qui se redirige vers la pièce, ayant oublier son portefeuille. « Maman, j’ai besoin que tu m’aides tout de suite ! Appelles Erio et dis-lui qu’Ale… » Mais sa bouteille à la mer se stoppe net quand Alessia pénètre dans la pièce et se rue sur le téléphone. « Il faut toujours que tu gâches toujours tout, toi ! » La nouvelle gifle est forte, très forte, au point que Lana vacille et se cogne la tête contre la table à proximité. Elle ne se sent pas tombée cette fois-ci et c’est un nouveau trou noir qui s’empare d’elle.

FIN DU FLASH-BACK

Son esprit embrumé s’agite de plus en plus alors que les souvenirs défilent à une vitesse folle dans sa tête. Perturbée, la jeune femme commence à se tortiller dans son lit d’hôpital dans lequel elle se trouve depuis plusieurs bonnes heures déjà. Elle se met même à geindre dans son sommeil, ses gesticulations relançant sa douleur à l’épaule, désormais immobilisée par une écharpe.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Dim 25 Fév - 17:15 )
Cigarette au bec, Erio est appuyé contre le rebord de sa fenêtre grande ouverte. Ca fait trois jours que Lana lui a envoyé un message de rupture, trois jours qu’il se remémore leur dernier face à face. Son sourire, il ne l’a pas inventé, ses envies non plus. Ses sentiments, contrairement à ce qu’elle dit, ils existent bel et bien. Elle a juste peur, voilà tout, doute de leur relation, de ce qui peut être possible entre eux. Les différences entre eux sont flagrantes et les disputes sont nombreuses, mais c’est leur marque de fabrique et ça n’a fait que les rapprocher d’autant plus. Alors, le problème, il vient d’où ? De Fabio. Même si l’idée lui est douloureuse, ce qu’elle ressent à son égard n’a pas pu disparaître en une fraction de seconde. Et quand bien même ce qu’elle ressentirait pour lui ne serait pas aussi fort que les battements de son cœur qui s’accélère lorsqu’ils sont dans la même pièce, peut-être a-t-elle compris qu’il lui apporterait bien plus de stabilité qu’il ne peut lui en offrir. Les relations de couple, Fabio sait ce que c’est et il connait suffisamment bien Lana pour savoir ce qui lui ferait plaisir… D’autant qu’il n’est pas rebuté à l’idée de se marier. Il est cependant convaincu que son choix est une erreur, que le bonheur ne se trouve pas dans les bras d’un homme qui n’a pas su la garder au bon moment. Il doit bien admettre qu’il a bien joué, parce qu’à l’heure actuelle, ce n’est pas entre ses bras qu’elle se trouve, mais bien blottit dans ceux de son rival, pendant que lui attend un signe de vie, des nouvelles. Juste un mot pour lui faire comprendre qu’elle s’est trompée sur toute la ligne, que la peur a pris possession d’elle alors qu’elle rédigeait ses messages, mais rien. Aucune trace de sa présence, si ce n’est ses affaires qui n’ont pas bougé de place depuis son départ et un chaton qui se balade en se demandant ce qui se passe. Lui aussi vit dans l’incompréhension la plus totale et le manque de bruit ne semble pas le mettre à l’aise, si bien qu’il se loge contre la jambe gauche d’Erio où il ronronne en frottant sa tête sur le bas de son jeans. Il ferme la fenêtre et se penche vers le chaton qu’il récupère de sa main libre. « Viens par là toi. » dit-il, en tendant ensuite son bras vers le cendrier où il délaisse le mégot. Quelques caresses suffisent à le tranquilliser. Berlioz se cale sur son ventre et ronronne sous ses doigts qui effleurent son pelage. Il a fini par s’y attacher à cette petite bête, même s’il ne compte l’avouer à personne. Avec lui, il se sent moins seul. Erio n’est pas le seul à qui Lana manque et quelque part, ça lui fait du bien de partager ça avec cette petite boule de poils. Son attention se pose néanmoins sur son portable qui s’allume et si sa première réaction, est de sentir un espoir se créer, celui-ci s’évanouit en voyant le prénom de Delia Giaccomo s’afficher. L’inquiétude le remplace aussitôt. Erio ne tarde pas à pose la bête sur le canapé et à se lever en emportant le téléphone avec lui qu’il colle contre son oreille. La panique se devine dans la voix de Delia qui part dans tous les sens, lui posant des questions auxquelles il n’a malheureusement pas bonne réponse. « Ma fille. Elle est avec vous ma fille ? » « Non, je- » Coupé, elle relance aussitôt : « Elle vient de m’appeler, c’était incompréhensible, m’a parlé d’un Ale. Ale quelque chose. Ale qui ? Erio. Il y a quelque chose qui se passe. Lana m’appelle tous les jours, ce n’était pas dans ses habitudes de rester silencieuse. » « Delia ! » Son mari la coupe, si bien qu’elle ne sait plus où elle en est exactement, mais c’est suffisant pour qu’il panique intérieurement, à son tour. Il récupère sa veste, ses clés et sort de l’appartement tandis que Delia lui demande de faire quelque chose et c’est en le lui assurant de la retrouver qu’ils se quittent. Erio ne perd pas de temps, s’engouffre dans sa voiture et appelle l’un de ses collègues. Leur As de l’informatique qu’il met sur haut parleur. « J’ai besoin de toi. » Son sang-froid, il ignore comment il arrive à le garder, alors qu’il est effrayé à l’idée qu’il lui soit arrivé quelque chose. « Localise-moi ce numéro s’teu plaît. Il a servi il y a quelques minutes, avec un peu de bol, le portable est encore allumé. » Ale. Ale qui ? Qu’importe, l’identité ne l’aidera sans doute pas pour le moment, alors qu’il se rue vers la maison de Dario, chez qui il tambourine. C’est Sara qui lui répond, la bouche entrouverte, avec son bébé dans ses bras. Son collègue apparaît juste derrière elle, tout aussi surpris. « C’est Lana. » Il acquiesce, sort aussitôt et le suit dans la voiture en lui demandant des informations. Elles sont moindres, mais il comprend que ça ait pu l’inquiéter. La parole d’une maman, ça vaut de l’or et lui, il écoute Delia, a confiance en elle qui ne se mettrait pas dans un état pareil et qui ne prendrait pas la route pour Naples si elle ne sentait que ce n’était pas grave. « Hé les cocos, j’vous ai envoyé l’adresse sur vos portables. C’est carrément éloigné, un p’tit coin paumé. Vous voulez que j’prévienne les gars ? » C’est Dario qui prend la relève en donnant son accord. Ils ne savent pas ce qui les attendent, sont loin de l’imaginer et ne peuvent pas agir à deux, sur un gros coup de tête. L’expérience parle, quand la tête brûlée d’Erio aurait foncé sans hésitation.

Et il a peur. Plus il s’approche du lieu, s’éloignant de la ville, moins il est rassuré de ce qu’il va y trouver. La rage s’empare de lui, alors qu’il donne un gros coup de poing sur son volant. Si son collègue lui suggère de se calmer, il n’est pas fier lui non plus. Les horreurs, ils en voient tous les jours et le pire est déjà arrivé, alors ça l’inquiète tout autant. Ils se garent à quelques mètres de la maison, de sorte à ne pas se faire repérer. Dario sort son arme, tandis qu’Erio tente de voir l’intérieur. Lui ne l’est pas, armé et il se sent bien vide, mais ce n’est pas sa première préoccupation. Il se place sur le côté d’une fenêtre, dont la pièce est éclairée à l’aide de quelques bougies. Aucune présence dans leur champ de vision, jusqu’à voir une ombre. En se décalant vers la deuxième fenêtre, Dario voit enfin une silhouette se dessiner. Avec prudence, chacun fait le tour de la maison pour trouver une issue et s’il essaie d’être délicat en ouvrant doucement la porte, il entend très vite une voix s’élever, puis celle de son collègue suivre le mouvement. Erio entre à son tour et presse le pas vers la pièce. Dario tient son arme et la jeune femme qu’il reconnaît enfin en tient une. Elle est différente, a coupé ses cheveux, les a colorés. Il y voit une gravure sur le côté, lui rappelant la sienne. Les morceaux du puzzle s’emboîtent. Le cambriolage, la chambre de Lana, Ale, mais il ne s’autorise pas y songer et intervient en faisant signe à Dario de rester là où il est. « Alessia. Lâche ton arme, tu veux bien. On va discuter. » « Ah tu veux bien discuter maintenant, hein ! C’est parce qu’elle est en mauvaise posture. C’EST POUR ELLE ! » Son arme donne un coup au crâne de Lana. Sa colocataire est bien blessée, semble même être quasi inconsciente. Elle relève doucement la tête, mais n’as pas l’air de se rendre compte de ce qui se passe autour d’elle. « Non, écoute. J’suis désolé, OK ? J’aurais pas dû faire ça, j’ai été très con. » Il fait un pas vers elle, alors qu’elle donne un autre coup à la tête de Lana. Il se fait violence pour tenir le coup, tandis qu’il fait un autre pas vers elle. « C’est à cause d’elle tout ça. Je sais pas ce qu’elle t’a fait et… Regarde. Regarde, Tout ça, c’est pour toi. » Sa coupe de cheveux, sa tenue. Elle lui ressemble, à Lana. « Oui, j’ai vu. Et ça t’va bien. » « Tu trouves ? » « Ouais. Ouais, j’vois tes efforts. Ecoute. Lâche cette arme, d’accord ? » « NON ! » Un furtif échange avec Dario, puis il repose son attention sur elle, le cœur battant à vive allure. Très vite, il entend des voitures se rapprocher de la maison et la panique se lire sur les traits d’Alessia qui observe partout. « Qu’est-ce que tu veux ? Que j’te vois derrière les barreaux, c’est ça ? Ce serait stupide, avec tout ce que t’as fait pour m’plaire, ce serait… dommage. Pour une nana qui l’mérite pas en plus. » Il y voit un espoir dans la lueur de ses yeux. La prise sur son arme se fait plus légère, alors il saisit cette opportunité pour supprimer la distance entre eux. « C’toi que j’veux, OK ? » dit-il, prudent, en posant sa main sur son arme qu’il finit par lui retirer des mains, avant de la lâcher au sol. Alessia baisse la tête, puis, pose sa tête contre son torse. Ses bras s’accrochent à ses épaules comme si sa vie en dépendait. Erio l’éloigne, se dirige vers la porte par laquelle apparaissent quelques uns de ses collègues et après un échange avec Alessia, la délaisse à ces hommes qui s’en occupe, avant de se tourner vers Lana. C’est elle, sa préoccupation. Dario est déjà sur le coup, a appelé une ambulance dans laquelle il a pris place en lui tenant la main.

Nourrit au café, Erio n’a pas fermé l’œil de la nuit. Ses cernes sont prononcés, son estomac noué et qui plus est, avec Fabio qui s’est aussitôt tué dans la chambre, à son chevet, avec les parents de Lana qui sont arrivés dans la nuit, il peine à savoir où est réellement sa place dans tout ça. A travers cette casquette qu’il tient entre ses mains, il se sent pourtant légitime. Il la tourne dans tous les sens, avant de sortir son paquet de cigarettes dans lequel reste une survivante. Toutes les autres ont été usés à force de nervosité, de stress, suite à l’une des pires soirées de sa vie. Son regard est soudainement attiré par des mots inscrits. « Passionne e tenerezza ». Ses nerfs lâchent, des larmes lui montent aux yeux, roulent sur ses joues sans qu’il ne puisse les contrôler. Ce moment, il s’en souvint comme si c’était hier. Sur ce fameux toit où leurs lèvres se sont trouvées pour la première fois, où leurs corps se sont unis l’un contre l’autre, où son cœur s’est emballé plus que la normale. Il s’en veut, se sent responsable des récents événements, de l’état dans lequel Lana se trouve actuellement, dans ce lit. « Vous partagez votre cigarette ? » Le papa de Lana, Adamo. Aussitôt, il lui tend son bien et efface ses larmes d’un revers de manche, en prenant sur lui pour garder ses émotions pour lui. Même s’il apprécie Adamo, il se serait bien passé de sa présence. « Ca fait très longtemps que je n’en ai pas fumé une, mon garçon. Ma femme le supporterait très mal, alors, ça reste entre nous. » dit-il, amicalement, alors qu’Erio hoche la tête. Adamo le rejoint, s’appuie contre le coffre du véhicule d’Erio, laissé par Dario il y a quelques heures. « C’est à cause de moi. » « Et je ne suis pas très fier de vous. » Il accuse le coup, le comprend même et n’en attendait pas moins de sa part. Lui non plus n’est pas très fier de lui. « Vous ne voulez tout de même pas lui laisser l’opportunité d’être la première personne qu’elle verra à son réveil ? » Mais s’il semble lui en vouloir, étrangement, il ne tient pas à l’écarter. Ou alors, c’est lui qui se fait des films. Autre solution, sa rancœur envers Fabio est si grande qu’il préfère demander à la personne pour qui il a un tout petit peu plus d’estime, de se ressaisir. Erio se redresse, abandonne sa casquette dans son véhicule et après avoir frotté ses mains sur son pantalon, effaçant leur moiteur, pénètre dans l’hôpital.

Près de la chambre de sa colocataire, du monde attend. Sara et Dario sont restés présents, après s’être arrangé avec la mère de Sara pour que cette dernière puisse garder leur bébé. Delia est là, elle aussi, en train de discuter avec Fabio qui vient de lui tendre un café. Erio s’avance vers la chambre, et en voyant le corps de la brune bouger dans les draps, entre à l’intérieur. Il saisit sa main, caresse la paume de celle-ci. « Hey. T’es avec nous ? » Qu’elle dise quelque chose. Qu’elle ouvre enfin les yeux.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Dim 25 Fév - 23:11 )
Une voix lointaine l’extirpe de son sommeil agité. Pas n’importe quelle voix, ceci dit. La sienne. A l’instant même où Lana ouvre péniblement les yeux et pose son regard encore embrouillé sur son colocataire, elle ne peut s’empêcher de sourire. Juste un instant, elle en oublie tout ce qui a bien pu se passer sur les dernières 72 heures et se retrouve là, dans un moment de flottement, à le fixer en silence. Jusqu’à ce que la douleur lancinante de son épaule ne la fasse revenir à la dure réalité. Celle de la faim, de la soif, de la douleur physique, de la culpabilité… Celle de l’horreur. « Mon épaule… Ma tête. » Souffle-t-elle péniblement en grimaçant alors qu’elle tente de se redresser sur le lit mais s’avère en être tout bonnement incapable. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » Honnêtement, c’est le brouillard. Pas sur ce qu’elle a subit pendant plus de deux jours mais bel et bien tout ce qui a pu s’enchaîner après le rapide coup de fil passé à sa Maman. Après ça, c’est le trou noir. « Comment tu m’as retrouvé ? Et Alessia ? » Alessia… Son regard se perd un instant dans le vide rien que de repenser à son ancienne amie et à quel point la situation a pu dégénérer. Lana était pourtant persuadée que toute cette histoire était derrière elles, qu’elle avait compris qu’elle était allée trop loin en tentant de l’empoisonner il y a plus de deux mois et qu’elles en resteraient là mais non. C’est même tout le contraire. Le silence et l’absence de son ancienne amie n’était qu’un subterfuge pour préparer une deuxième tentative, bien plus élaborée, bien plus cruelle. C’est donc possible d’être à ce point machiavélique ? La naïveté de Lana prend un coup supplémentaire à l’idée simple de cette triste constatation. Le monde est bien plus noir qu’elle ne s’échigne à le penser… Et quelque part, elle a participé à cette noirceur chez Alessia, elle en est persuadée. Tous les deux, en fait. Cette idée lui tord le ventre, la poussant à détourner les yeux du regard d’Erio.

De l’autre côté de la pièce, dans le couloir, l’agitation est à son comble depuis l’instant où Lana a ouvert les yeux. Fabio, trépignant d’impatience, se lance en direction de la porte mais se trouve immédiatement stopper par la main d’Adamo, qui se pose sur son torse. « Laissez-là se réveiller et respirer deux minutes, d’accord ? » Fabio soupire, mais obtempère. Adamo sait bien qu’il n’a gagné que quelques minutes, mais il ose espérer qu’Erio pourra en faire bonne usage. Bien qu’il ne comprenne pas tout de ce qui peut bien se passer dans la vie de sa fille, bien qu’il n’approuve pas ce qu’il lui ait arrivé et qui n’est pas étranger au policier, il n’empêche que… il l’aime bien. Pour des raisons qu’il n’arrive pas à s’expliquer, à vrai dire. Et puis, de toute façon, il tente de justifier son laxisme d’une manière très simple : tout sauf Fabio. Il n’aime pas que cet homme soit de retour dans la vie de sa fille. « Bon cette fois-ci, j’y vais. » Lâche-t-il, finalement au bout de quelques minutes silencieuses, semblable à des heures. « Je te suis. » Lance Delia, au plus grand dam de son mari. Le fait est que, s’il comprend qu’elle soit impatiente de voir sa fille, il n’apprécie pas de la voir se précipiter derrière cet homme, qu’elle a de nouveau accueilli comme un gendre avec une facilité déconcertante. Il faut croire qu’il sait très bien de quelle manière prendre les femmes de la famille Giaccomo. [b] « Je suis désolée, Monsieur, trois personnes dans son état, c’est beaucoup trop. »[/u] Lui lance l’infirmière de garde alors qu’il s’apprête à pénétrer à son tour dans la chambre. « Ecoutez, j’ai beaucoup de respect pour les gens comme vous, pour le travail que vous faites, mais ma fille se trouve là, enfin réveillée depuis des heures, après avoir vécu un calvaire pendant des jours avec une psychopathe. Je ne vous demande pas la permission. » Sans doute surprise et impressionnée par sa volonté, la jeune femme se décale et laisse l’homme franchir le seuil. Ne reste alors plus que Sara et Dario, qui regarde sa femme en haussant les épaules. « Ah non, hein. Je veux voir ça. » Lâche-t-elle, voulant à la fois se rassurer de l’état de celle qui devient petit à petit son amie mais aussi satisfaire sa curiosité. Ne laissant pas le choix à son mari ni à l’infirmière interloqué par cet entourage si particulier, elle saisit Dario par le bras et l’attire à son tour à l’intérieur de la chambre.

L’intimité d’Erio et Lana ne dure donc pas très longtemps. C’est d’ailleurs à l’instant même où Lana détourne son regard de son colocataire que Fabio entre le premier. Il se précipite alors du côté du lit opposé à celui où se trouve Erio et saisit sa deuxième main, fixant un instant celle qui se retrouve encore capturée par son colocataire. « Ma chérie. J’ai eu tellement peur quand je ne t’ai pas vu arriver au rendez-vous qu’on s’était fixé. » Fabio n’avait pourtant pas appelé la police, étant bien loin de s’imaginer le début de l’enfer que pouvait vivre sa petite-amie… Le fait est qu’il avait surtout peur, à juste titre, que ce fameux rendez-vous ne signe la fin de leur histoire. « Je suis tellement soulagée que tu ailles bien. » Lance-t-il, alors qu’il dépose un baiser sur la paume de sa main. Lana ne s’en trouve ni gênée, ni attendrie. Elle reste là, l’esprit encore embrumée par les médicaments mais surtout profondément meurtri par tous les souvenirs qui la hantent de nouveau tout à coup. « Hum hum… » Seul l’apparition de ses parents parviennent à lui arracher un faible sourire. Ils se postent alors juste au pied du lit, face à elle, et les larmes qui coulent sur les joues de Delia deviennent rapidement celle de leur fille, touchée par le mélange de joie et de peine que ressent sa Maman sur l’instant. Véritable éponge, Lana peine à réaliser ce qui lui arrive, ce dont elle revient. Et elle revient de loin.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Lun 26 Fév - 21:09 )
Dans la bataille, si sa colocataire en est sortie vivante, Alessia ne l’a pas épargnée en déchargeant toute sa colère, sa haine sur elle, si bien que son corps est encore amoché. Durant ces longues heures d’attente où il a fallu l’hospitaliser, lui faire quelques radios afin de savoir s’il y avait plus grave qu’une fracture au bras, Erio s’est imaginé le pire. Cette femme à qui il a fait face ne ressemblait plus à celle qu’il a découverte un soir, autour d’un verre. Elle avait perdu la tête, la raison et semblait réellement en souffrir. Comment peut-on en arriver à ce stade ? Prendre en otage quelqu’un, la séquestrer en lui assenant de coups et tenter de prendre sa place. Ils se sont joués d’elle, parce qu’il le désirait, parce qu’il ressentait de l’adrénaline, excitation, à l’idée de songer qu’il flirtait avec une demoiselle recherchant du sérieux et qu’à côté, il vivait une histoire hors du commun avec Lana… Sans doute ont-ils été un élément déclencheur qui a réveillé des mauvais souvenirs. Erio ne lui a pas suffisamment parler pour le savoir et il aurait été bien mal à l’aise d’être le gardien de ses confidences, mais il s’interroge. « Oui, reste tranquille. » Son regard glisse de son bras à son visage, remarquant au passage quelques coups bien portés à présent colorés. « Ton appel. Ta mère, elle m’a appelé. » Il ne souhaite même pas imaginer ce qui aurait pu se produire si cette dernière n’avait pas reçu un appel de sa fille et en même temps, pour l’avoir séquestrée aussi longtemps, il espère qu’elle n’aurait pas été jusqu’au coup ultime. « Alessia, elle… » Lana fuit. Son sourire est inexistant, sa joie de vivre n’est plus. C’est le vide le plus total et à sa façon de ne plus lui adresser un seul regard est aussi douloureux qu’un coup de poignard. « … est hospitalisée. » termine-t-il, en tournant la tête vers la porte que franchit Fabio, puis Delia et le reste de la troupe.

Dans cette pièce, Erio étouffe, plus encore lorsqu’il voit ce type qui aurait dû reprendre sa place d’ex-petit ami en face. Fabio est aux petits soins, s’inquiète. Son comportement le fait douter sur ses intentions. Peut-être regrette-t-il réellement toutes ses erreurs commises, qu’il aimerait avoir la chance d’être à son chevet. A-t-il eu les bons mots pour la convaincre de rester auprès de lui ? Les messages reçus datent d’il y a trois jours et Erio est incapable de dire s’il s’agit bien de sa décision, ou si les mots lui ont été soufflé par Alessia, ne sachant pas exactement quand elle la prise en chasse. Est-ce que leur histoire se termine sans même avoir commencé ? Son cœur pleure, ses dents s’accrochent à l’intérieur de sa joue pour ne pas laisser ses émotions prendre le dessus. Lana s’envole, lui file entre les doigts un jour où la seule certitude qui résonne jusque dans ses tempes, c’est qu’il souhaite avoir la place de cet homme qui la soutient à n’importe quel moment. L’air absent, il se perd dans les visages de chacun, sans entendre le moindre bruit. Incapable de savoir si ce qu’il fait est bien, ou mal, si son attitude va être mal jugée ou non, Erio attrape soudainement son menton de son pouce et son index et presse ses lèvres contre les siennes. Un baiser tendre, douloureux, représentant le champ de mines de son for intérieur. Ce contact, Erio en avait besoin, même s’il lui déchire le cœur. « J’suis désolé. » Pour tout ce qui lui est arrivé, par sa faute. Pour avoir été d’une mauvaise influence, l’avoir poussé à réaliser des choses auxquelles elle n’aurait pensé. Pour avoir blessé une amie qui comptait. « J’veux pas que ce soit la fin. Toi, moi. » Le sixième sens, il ne l’a pas, mais il ressent dans ses tripes qu’elle pourrait le rejeter et il ignore comment faire pour la retenir. Dans une extrême douceur, son nez effleure sa joue, puis au creux de son oreille, murmure : « Oublie pas que j’t’aime. » Ces mots sont les plus sincères du monde. Les seules personnes ayant eu le plaisir de les entendre sont ses parents, mais ils sont tellement forts, uniques, qu’il n’a jamais su les offrir à d’autres. Il en est dingue de sa Lana.


Erio & Lana
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Lun 26 Fév - 22:56 )
L’appel passé à sa mère, c’est donc ça qui a été déterminant dans le fait qu’elle soit là aujourd’hui et non plus dans une cave humide perdue on ne sait où. Elle se félicite d’avoir osé, d’avoir pris son destin entre ses mains et d’un autre côté elle en veut à Erio. Elle lui en veut de n’avoir pas cherché à prendre de ses nouvelles, à se battre pour la voir… à avoir cru les paroles d’Alessia comme si c’était les siennes, surtout en fait. La connaît-il donc si mal ? Prend-t-il donc ce qu’ils se sont dit ce soir-là à ce point à la légère ? D’ordinaire, elle serait capable de se raisonner, de comprendre que ses reproches sont pour la plupart injuste mais, véritablement traumatisée par tout ce qu’elle a supporté pendant ces trois derniers jours, Lana manque de sa compassion habituelle. Elle est désorientée, perdue entre des sentiments de peur, de colère, de culpabilité. Le fait est qu’elle voudrait en vouloir à Alessia pour ce qu’elle lui a fait subir, pour son corps qu’elle sent un peu plus endolori à chaque seconde qui passe, mais elle se sent responsable. Incapable de supporter ce poids toute seule, elle se met donc à transférer une part de cette rancœur sur le policier en face d’elle. C’est aussi de sa faute à lui aussi, tout ça. « Elle est internée, quoi. » Répond Lana d’une voix soudainement dure. Ce qu’il vient de lui dire, qu’elle est hospitalisée, ce n’est qu’une manière d’adoucir la situation. En temps normal, ça ne l’aurait pas gênée le moins du monde, bien au contraire, mais aujourd’hui, elle a soudainement l’impression qu’Erio la prend pour une enfant qu’on ne doit pas traumatiser davantage. Mais Lana n’en est pas une, enfant. Du moins, elle l’est un peu moins qu’avant.

L’arrivée de toute cette foule n’arrange rien à la confusion qui règne en elle. Sollicitée de toute part, le regard de Lana se perd d’une personne à l’autre, lâche quelques larmes face à sa mère et adresse un sourire discret à Dario et Sara. Tout ce monde autour d’elle, à l’entourer, la soutenir, cela lui fait chaud au cœur mais il y a pourtant deux personnes qu’elle évite plus ou moins consciemment. Les deux personnes aux premières loges qui lui tiennent la main, espère un geste de sa part mais la vérité c’est qu’elle s’en sent bien incapable. C’était pourtant clair, dans sa tête, il y a trois jours et puis… Et puis, Alessia. Et si c’était le destin ? Si elle n’avait pas pu rompre avec Fabio et qu’elle s’était au contraire éloignée d’Erio pour une raison ? Si elle et Erio était vraiment nocif l’un pour l’autre et pour les autres comme le lui avait si souvent rabâchée Alessia ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus… Mais après un premier geste de la part de Fabio, ce baiser sur la main, c’est un tout autre baiser d’une autre personne auquel Lana a le droit. A l’instant où les lèvres d’Erio se pose sur les siennes, c’est comme si l’ensemble de la pièce marque un arrêt sur image. Sara et Dario observe d’un œil attendri, Delia, elle, se met encore plus à pleurer sans bien trop comprendre ce qui se passe. Adamo ne peut s’empêcher de pincer des lèvres pour signifier son mécontentement, même si les plus fins observateurs pourraient observer le début d’un rictus de sourire quant à Fabio, son regard se fait noir alors que ses sourcils se fronce. Le plus étonnant dans tout ça n’est pas tant la réaction de l’assistance mais bel et bien celle d’une des principales protagonistes. Lana reste… plus ou moins inerte face à ce qui est en train de se produire. Elle sent bien pourtant son petit cœur qui s’accélère dans sa poitrine mais dans sa tête, c’est simplement le néant. Pas même les petits mots magiques qu’il lui prononce à l’oreille ne parviennent à rallumer une petite étincelle là-haut. Elle entend pourtant ce qu’il lui dit, qu’il est désolé, qu’’il ne veut pas que ça se termine, qu’il l’aime mais elle est tout bonnement incapable de les assimiler et de les prendre en compte. Au point même que sa seule réponse à cette jolie déclaration n’est qu’un simple : « J’suis fatiguée. » Dit-elle, le regard vide alors qu’elle évite soigneusement les yeux de l’homme dont elle continue d’être amoureuse. Elle le sent, le sait au plus profond de son cœur mais, contre la plus grande des logiques, se l’interdit. Ca lui paraît affreusement mal après tout ce qui vient de se produire. « Je voudrais que vous me laissiez tous me reposer, s’il vous plaît. » Ses paroles sont prononcées dans un souffle alors qu’elle se recroqueville sur elle-même, ramenant ses jambes au plus près de son torse. Elle ne laisse personne lui répondre qu’elle ferme déjà les yeux comme pour leur intimer de sortir. Trop de choses à digérer et trop de choses à gérer. Elle ne se sent juste pas de les surmonter là, tout de suite.

Et elle n'a heureusement pas à le faire. Un à un, les personnes sortent de la pièce dans le plus grand des silences, Fabio sortant en dernier et refermant la porte sur une Lana déjà à moitié endormie. Il n'attends qu'une seconde à peine, peut-être deux, avant de jeter son dévolu sur Erio. « Je peux savoir ce qui vous prend ? » Ce baiser, les gestes tendres auxquels il a assisté ne passent toujours pas. « Lana est MA petite-amie. Je vous interdis de l’approcher comme ça. J’lui avais pourtant bien dit, que vous étiez louche comme type. Faut vous faire soigner mon vieux. » L’actuel petit-ami de Lana bande les muscles et s’approche d’Erio d’un air menaçant. Autant dire que la confrontation s’annonce assez mauvaise.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Mar 27 Fév - 22:46 )
Aucune réaction, rien. Un rejet complet. Et là, à l’instant même où elle lui signifie être épuisée, Erio comprend. Ses doutes s’envolent, son cœur se brise, n’est plus que morceaux. Si les messages envoyés il y a trois jours ne venaient peut-être pas d’elle, il est évident qu’aujourd’hui, sa colocataire ne veut plus de lui et cherche à le repousser avec cette simple phrase. Pourtant, une petite part de lui continue d’espérer. Peut-être qu’avec du repos, de la solitude, elle recouvrira ses esprits. Peut-être se rendra-t-elle compte que l’un avec l’autre leur est nécessaire. Lui, en tout cas, il a besoin d’elle dans sa vie. Ses doigts se raccrochent de longues secondes à sa main, puis la libèrent de leur emprise. Suivant le groupe à contre cœur jusque dans le couloir, Erio est complètement perdu, déboussolé, se défile ce dernier moment en tête, son regard éteint, son désintérêt face à sa tendresse, aux mots qu’il lui a soufflé au creux de l’oreille. Il est inquiet, pas seulement pour eux, pas uniquement parce qu’il est en train de la perdre, mais aussi et surtout pour elle. Toute cette histoire traumatisante va laisser des séquelles, des blessures qu’il aura du mal à cicatriser, mais il est prêt à être patient, à le faire, à l’accompagner jusqu’au bout, tant qu’elle lui laissera avoir une place dans sa vie, même minime. Erio ne peut définitivement pas l’abandonner… Ce n’est cependant pas l’avis de ce type, son petit ami qui ne voit pas leur proximité d’un très bon œil et s’il peut comprendre pour ressentir la même chose vis-à-vis de leur relation, il n’a pas la patience de supporter ses humeurs, ses menaces. Alors, quand il lui donne l’interdiction de l’approcher, son sang ne fait qu’un tour. Lui qui n’a cessé de se contenir tout au long, pour le bien de Delia qui semblait être proche de lui, par respect pour elle, fait exploser toutes ses émotions. « Qu’est-ce qui m’prend ? » répète-t-il, en lâchant un rire nerveux. Dario pose sa main sur son épaule, puis après un regard entendu de la part de son collègue, la retire en comprenant que ça ne sert strictement à rien de le retenir. Il en a envie, besoin. « Alors, c’est ça ton truc ? Jouer au bon gars, à celui qui s’inquiète pour elle. Le parfait petit ami, le bon gendre, le mec qui hésite pas à menacer un autre type pour marquer son territoire, hein. C’est ça ? » Il veut bien croire qu’il a changé, un peu, beaucoup et peut-être que son comportement est sincère, mais Erio, il n’oublie rien de ce que Lana lui a dit, de l’état dans lequel elle était lorsqu’elle a débarqué chez lui. Même s’il n’a jamais su pourquoi, avant qu’ils se rapprochent, Erio sait que ça n’a pas tous les jours été facile. « Mais tu peux m’dire où t’étais quand elle avait besoin de toi ? Tu peux m’dire c’que tu foutais quand elle s’rendait malade à cause de tes infidélités et autres conneries ? Hein ? » Contrarié, il balaye la soi-disant poussière qui se trouve sur son veston, au niveau de l’épaule. Impossible de s’arrêter après avoir commencé à cracher son venin. Il entend Lana, son discours sur un Fabio différent, pour autant, il trouve son comportement avec lui bien exagéré et surtout, pas du tout approprié. « Comme une fleur, t’arrives avec ta pouf au bras pour qu’elle s’tape l’organisation de ton mariage. Et tu sais quoi ? J’ai un scoop pour toi. Le type qu’elle a appelé pour la réconforter c’jour-là, c’est moi. C’est moi qui l’ai pris dans mes bras pendant qu’elle était pas bien, à cause de toi. C’est moi qui ai essayé de lui redonner un peu de confiance en elle, c’que tu lui avais retiré avec ton petit comportement d’minable. C’est encore moi qui ai été là pendant ces deux dernières années, à l’autoriser à s’blottir dans mes bras, pendant qu’il s’passait certainement une tonne de choses dans sa tête. Et tout ça, pendant qu’toi, t’en avais juste rien à foutre de sa gueule. » Est-ce suffisant ou est-ce qu’il continue ? Parce qu’il ne le connait pas bien, Fabio, mais ce qu’il sait est suffisant pour qu’il tienne de nouveaux arguments. « Alors j’suis peut-être pas parfait. J’ai peut-être pas ta classe, tes costumes qui t’ont sans doute valu un salaire entier, mais moi. J’la respecte vraiment. Moi, j’l’aime vraiment pour ce qu’elle est, j’lui demande ni de changer, ni d’atteindre une perfection débile. » De son index, il le pousse d’un cran et reprend aussitôt : « Moi, j’me souci réellement d’elle. C’que TOI, t’as jamais été foutu d’faire. Si ce n’est aujourd’hui, après t’être rendu compte que t’avais perdu quelqu’un d’génial. » Et entre les dents, tandis qu’il approche son visage du sien, il murmure : « Alors continue d’croire que c’est ta petite amie, mais en attendant, il y a trois jours… C’est contre mes lèvres qu’elle a passé la soirée. » Il n’est pas certain de lui et ne peut donc affirmer qu’il ne l’aura jamais, mais ça lui brûle les lèvres. Il aimerait ajouter qu’elle comptait le quitter, qu’elle n’avait plus envie d’être à son bras. Sauf que les doutes, ils persistent.


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PNJJe viens de débarquer parmi les fous
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Mer 28 Fév - 16:55 )
Quand Fabio sort de la chambre d’hôpital de Lana, il ne jette même pas un dernier regard à sa petite-amie tellement il peut être furieux. Sérieusement, c’est quoi exactement la scène qui vient de se dérouler devant ses yeux là ? Ce type se fout juste de lui. Il lui manque de respect et devant tout le monde en plus, y compris ses beaux-parents. Hors de question qu’il laisse un truc pareil passer sans rien dire, sa fierté en a trop pris un coup. « Oui vous m’avez bien entendu, pour qui vous vous prenez ? » Lance-t-il, alors qu’il réajuste sa veste pour garder contenance mais le fait est qu’il commence à avoir peur de la réaction du colocataire de Lana. Lui qui souhaite laver son honneur s’est peut-être attaqué à plus fort que lui. Et il comprend très vite qu’il a fait une erreur à la seconde même où son linge sale est mis sur la place publique. Ses infidélités passés… Alors il est au courant ? Lana lui en a parlé ? Il aurait préféré que ça reste entre eux. « Fabio tu… tu as trompé ma fille ? » Un rapide regard vers Delia lui montre l’étendu des dégâts sur l’estime qu’elle portait pour lui il y a encore quelques secondes. Elle est choquée, la bouche à moitié ouverte, tentant de se remémorer tous les détails de son histoire avec sa fille pour voir ce qu’elle avait bien pu louper. Mon Dieu, son bébé… Elle n’avait rien vu, lui avait même répété un paquet de fois que Fabio était vraiment un gentil garçon et que c’était dommage qu’elle l’ait laissé filé entre ses doigts. Et aujourd’hui, elle se sent tellement coupable. « Espèce de… » Levant un doigt en l’air furieuse, elle s’apprête à lâcher tout un tas de mots qui ne sort pas habituellement de sa bouche mais Adamo l’en empêche en posant une main sur son bras. Il connaît sa femme par cœur et sait à quel point elle peut s’emporter quand on touche à leur enfant chérie. Lui aussi, ça le démange. Mais comme à leur habitude, il se doit d’être le plus raisonnable des deux. « Calmes-toi. » Lui murmure-t-il, en la forçant à reculer un peu pour les laisser régler leurs comptes. Après tout, jusqu’ici, Erio semble plutôt bien s’en sortir. « Vous vous êtes juste contenter de profiter d’une fille en mal-être par pitié ! Arrêtez de vous la jouer grand seigneur là, parce que ça ne passe pas ! » C’est lui son prince charmant, pas l’autre. Et il est bien décidé à le prouver. Nerveux, il tente pourtant de garder son calme au fur et à mesure qu’Erio lui balance son discours, l’amenant à reculer. « Oui, j’ai effectivement réalisé que j’avais perdu quelqu’un de génial, que j’avais fait l’idiot. J’étais plus jeune à l’époque et je n’ai pas vu la chance que j’avais. Mais je ne ferais pas la même erreur cette fois. Et elle me l’a pardonné, elle me l’a dit. » Pas exactement à vrai dire. Ses infidélités, leur relation passée c’est quelque chose sur laquelle il n’avait pas vraiment eu le temps de s’attarder. Fabio avait bien tenté de s’excuser plusieurs fois, évidemment, mais Lana s’était toujours débrouillée pour couper court à la conversation. Ca restait quelque chose de sensible pour elle, visiblement. Mais ce à quoi il ne s’attendait pas, c’est à se retrouver de l’autre côté de la barrière, d’être l’homme qu’on trompe. Un instant, Fabio serre les mâchoires, signe qu’il fulmine à l’intérieur. Il est à deux doigts de disjoncter mais trouve une alternative. « Je sais. Elle me l’a dit. » Deuxième mensonge mais il préfère donner le change. « A la seconde même où elle est retournée chez moi et dès qu’elle m’a vu, elle m’a avoué qu’elle avait fait une bêtise. Qu’elle pensait m’avoir pardonné pour mon passé mais que c’était plus difficile qu’elle croyait et qu’elle s’était laissée séduire dans le but de me faire du mal. » Et ça lui fait vraiment du mal, pour le coup. Mais il sait ce qu’il veut et ce qu’il veut, il l’obtient toujours. « Vous croyiez quoi, franchement ? Qu’elle était amoureuse de vous ? » Son sourire se fait cynique. « Qu’elle allait se contenter d’un flic à la petite semaine ? Vous faites pas le poids, mon vieux. » Ca y est, on y arrive. Fabio croit entrevoir une lueur de rage dans les yeux de son interlocuteur et c’est exactement là qu’il voulait l’amener pour renverser la vapeur. « Quoi ? Vous voulez me frapper ? Mais allez-y, frappez-moi, ça n’enlèvera rien aux faits. »Qu’il le fasse, surtout. Ca fera mal, c’est vrai, mais il repassera de nouveau de bourreau à victime. Et il sait surtout à quel point Delia peut détester la violence mais il n’est pas le seul. Adamo, sur le fil du rasoir mais gardant l’esprit clair, semble voir là où veut en venir son – argh ça le tue d’y penser – gendre. Sans attendre, il délaisse sa femme, après lui avoir fait une légère pression sur le bras, pour lui faire comprendre qu’il revient avant de s’avancer vers le combat de coq. « Un flic à la petite semaine mais qui est la raison pour laquelle Lana est de retour avec nous. Vous devriez plutôt le remercier. » Lui ne le fera jamais assez en tout cas. C’est d’ailleurs sans doute ça qui l’aide à passer outre sur le fait qu’il soit une des raisons pour lesquelles Lana a été en danger : il l’a sauvé. Il a réparé ses conneries et ça, c’est un comportement qu’il apprécie. C’est pour cette raison qu’il se tourne légèrement vers Erio et lui murmure dans un souffle : « Ne faites pas l’idiot Erio. Pour Lana. Pour ma femme. » Il sait bien pourtant qu’il a été le premier à l’autoriser à le frapper s’il venait à faire encore du mal à sa fille mais un rapide coup d’œil à sa femme le suffit à l’en dissuader. Elle est de nouveau au bord des larmes, paniquée. Les disputes, en dehors de celles qu’ils ont plus ou moins quotidiennement, c’est quelque chose qu’elle a toujours eu du mal à gérer. Sur ce point, elle est encore plus fragile que sa propre fille.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le Mer 28 Fév - 22:49 )
La vérité sort d’un coup, même si ce n’était pas son intention première de tout dévoiler en public. Fabio l’a cherché et vient de le trouver. Ses remarques ne font qu’accentuer sa colère qui lui explose en plein visage. Comment peut-il se permettre de lui dire qu’il a pris Lana par pitié ? Il ne le connait pas, ignore comment ça s’est déroulé. Leur colocation, si elle s’est faite, ce n’est pas parce qu’elle était belle et malheureuse, mais parce qu’elle était suffisamment obstinée pour que son avis change. Le fait est que, de toute façon, il n’avait personne pour se proposer. En se remémorant chaque moment passé en sa compagnie, Erio n’a pas eu l’impression d’être ce genre de type qui profite d’elle, de sa tristesse. Même quand elle lui a suggéré de « faire du sexe ». Il n’a pas hésité longtemps, y voyait un réel intérêt, aussi bien pour elle que pour lui. Cette personne capable de lui apprendre à moins se prendre la tête, à découvrir son corps, les plaisirs de la chair humaine sans aucune attache. L’idée était trop plaisante pour passer à côté. « J’me suis jamais foutu d’elle. Tout le temps, j’me suis montré honnête. J’lui ai jamais caché mes intentions, mais ça, évidemment, tu le sais pas. Tu préfères plutôt te convaincre que j’suis un mec mauvais, pour t’rassurer, te dire que t’es quand même bien plus à la hauteur. » Et ça ne marche pas : si parfois, il manque d’estime de lui, Fabio ne lui retirera pas ce qu’il a été avec Lana. Certes, il a manqué de courage pour assumer ses sentiments, a mis du temps avant de lui dire ce qu’il avait sur le cœur, à comprendre que la femme qu’il souhaitait, c’était elle, et pas toutes les autres, ces filles sans aucune importance, qui sont bien fades. Et il est effrayé de franchir le cap, de faire des erreurs, d’être à côté de la plaque, mais contrairement à son petit ami qui l’a brisée intentionnellement, avec des réflexions acerbes, un comportement de minable, Erio se connait et sait ce qu’il a envie d’être pour Lana. Il ne changera pas, ne sera pas plus délicat dans ses propos, mais souhaite être une véritable béquille pour elle, quelqu’un sur qui elle peut réellement compter. Et jusque-là… Il ne pense pas l’avoir abandonnée. On ne peut pas en dire autant de Fabio qui, pourtant, est… pardonné.

Et alors qu’il pense en avoir terminé, qu’il s’apprête à retourner vers Dario dont la tête est levée, bien droite, Erio se fige. Leur conversation, il ne l’a pourtant pas inventée. Le regard posé sur lui, ses aveux sur ses sentiments. Lana, elle lui a dit être tombée amoureuse de lui et il y a cru dur comme fer. Il y a encore quelques jours, elle ne souhaitait pas passer à côté d’eux. C’était fort, sincère… Pourtant, Erio doute. Dans sa mémoire, les textos se jouent en boucle. Et si elle s’était réellement rendue compte qu’elle faisait fausse route ? Si elle s’était perdue dans ses émotions au point de confondre ce qu’elle ressentait pour son colocataire ? Sa mâchoire se resserre, ses poings se ferment, tandis que l’envie de le cogner se fait plus forte. Ses doigts s’accrochent à son col, puis le libèrent en entendant la voix d’Adamo le ramener à la raison. Delia, à quelques mètres de là, est en pleurs et c’est par respect pour leur fille, ainsi que pour eux qu’il s’est contenu tout au long, prenant sur lui pour ne pas se confronter à Fabio. « Tout c’que j’veux, c’est qu’elle aille bien, c’tout. » L’avoir près de lui aussi, pouvoir la prendre dans ses bras, alléger le poids qu’elle porte sur ses épaules, mais il a comme l’impression que cette place ne lui appartient pas vraiment. Son choix final ne semble pas être lui et c’est dur d’accuser le coup. « J’vais rentrer. » dit-il, en faisant un pas en arrière. Il serait bien resté encore des heures, mais sa présence ne semble pas être désirée par la principale concernée et puis, il y a Berlioz. Le pauvre n’a pas eu sa nourriture de la journée. « Tu m’files mes clés s’teu plaît ? » Sara secoue l’index sous son nez. « On rentre avec toi. On n’a pas pris notre voiture, pensant que ce n’était pas utile. Alors on vient avec toi. » Bonne excuse pour justifier son envie de rester auprès d’Erio, afin de s’assurer que ça aille. « Ok. » Plongeant les mains dans ses poches, Erio s’éloigne dans le couloir, le cœur lourd et alors qu’il sent ses nerfs lâcher, une main s’accroche à son bras et l’oblige à se retourner. Le corps de Delia se presse contre le sien, ses mains s’accrochent à sa nuque et dans un murmure, elle lui promet de le tenir au courant. Comme simple réponse, Erio lui tend le double des clés de l’appartement, pour qu’ils puissent y venir quand ils veulent, n’ayant pas la moindre envie de les savoir dans une chambre d’hôtel, à faire des dépenses inutiles, même s’il se serait bien passé de la présence de quiconque.

Fin du sujet.


Erio & Lana
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Sujet: Re: [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ ( le )
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- [Terminé] La fin d'une épreuve I Erio & PNJ -
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