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- brighten up your darkest days. (gaïa) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Ven 23 Fév - 18:59 )
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Fin du service, elle termina de ranger puis passa un coup de balai et un dernier coup de torchon sur les tables avant de lâcher un soupir, satisfaite. Encore une bonne nuit de travail, pensa-t-elle avec un demi-sourire. Comme à chaque fois qu’elle finissait le travail au bar, Tullia ressentait cette boule dans le creux de son ventre. La seule idée de rentrer chez elle la mettait dans un état de panique qu’elle n’avait encore jamais connu jusque-là. Depuis quand était-ce devenu si difficile de revenir auprès de la femme qu’elle aimait ? Depuis quand était-ce une épreuve de retrouver Clémence ? Depuis ce soir-là. Et cette pensée lui fit perdre son sourire et sa joie de vivre naturelle. Tullia refusait d’y penser mais le souvenir de cette terrible nuit la hantait. Je crois que je veux arrêter. Les mots de sa compagne tournaient et tournaient encore, tournaient toujours dans sa tête à lui en donner le tournis. La jeune femme n’avait pas pour habitude de laisser ce poids lui peser sur la poitrine. Mais il s’agissait de Clémence, la femme qu’elle aimait ; il s’agissait de son couple, de sa relation. Tout était pourtant si limpide, si simple à ses yeux : elle était heureuse auprès de la brune. Alors pourquoi était-ce si compliqué de vivre à ses côtés, chaque jour ? Pourquoi est-ce qu’elle sentait ce fossé se creuser entre elles, inévitablement ? Avalant sa salive, Tullia passa un léger pull par-dessus son tee-shirt blanc à l’effigie de l’établissement pour lequel elle travaillait puis eut un dernier geste de la main en direction de ses collègues avant de passer la porte, retrouvant le soleil orange du petit matin.

Elle n’allait pas rentrer à la maison. Non. Elle n’en avait pas le courage. Elle ne se sentait pas capable d’affronter Clémence, de lui sourire et de l’embrasser sans entendre ces mots qui résonnaient comme un chant funèbre. Quand Tullia passa devant une boulangerie, elle poussa la porte sur un coup de tête et acheta une douzaine de pâtisseries. Elle allait rendre visite à sa sœur Gaïa. Elle allait prendre le petit-déjeuner avec elle. Elle allait discuter avec elle. Elle allait rire avec elle, regarder un dessin-animé stupide à la télévision avec elle. Et oublier son couple. Oublier les problèmes. La brunette savait bien que Gaïa n’était pas au mieux de sa forme ces derniers temps et elle ne lui avait pas encore dit pourquoi – c’était l’occasion rêvée. C’était aussi l’occasion d’éviter ses propres soucis, de s’enfoncer la tête dans le sable comme la plus lâche des autruches. C’était l’occasion de pouvoir se sentir un peu mieux parce qu’elle aura été là pour quelqu’un. Pour sa grande sœur. Déjà l’esprit plus léger et libre, Tullia toqua joyeusement à la porte de chez Gaïa avant de hurler « Room-service ! Le petit-déjeuner est servi ! » tout en riant comme une gamine. Elle avait sûrement les cheveux sales et collants, la peau moite d’avoir bougé toute la nuit durant ; elle devait même sentir l’alcool mais Tullia s’en fichait éperdument. « Salut sœurette, elle chantonna d’un air guilleret en claquant un baiser sur la joue creuse. T’as ta tête d’endormie, je te réveille ? » Elle avait trouvé l’excuse parfaite pour ne pas affronter ses problèmes et c’était tout ce qui comptait.


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Gaïa Romanelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Dim 25 Fév - 22:26 )
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Ses doigts s'activent sur son clavier. Il n'y a que le bruit des touches qui résonnent dans le salon à l'heure actuelle. Même la télévision, sa seule compagnie, s'était éteinte souffrant de ne pas être regardé. Mais Gaïa s'en fichait. Gaïa elle a l'inspiration, celle qui arrive sans prévenir, celle qui coule dans ses veines. Au moins deux chapitres de plus, ce qui n'est pas une mince affaire pour elle. En ce moment, elle a du mal à écrire. Son esprit se perd et s'aventure dans son passé. Nato. Il n'y a que lui qui occupe ses pensées en ce moment. Et c'est pas mal emmerdant. Parce que Gaïa elle n'est plus concentrée comme avant. Elle n'y arrive tout simplement pas. Déjà le revoir en temps normal ça aurait été une épreuve. Le revoir dans le cadre du boulot, l'ex prisonnier qu'elle doit suivre, c'était autre chose. Bien moins facile déjà. Et pourtant, ce n'est pas tout. Non, ça aurait été trop simple. Il a fallu qu'elle fasse sa maligne lors du carnaval, qu'elle fasse comme si elle ne le connaissait pas, qu'elle le laisse la séduire. Merci les masques et autres apparats de circonstance. Ca n'avait pas suffit, ça ne lui avait pas suffit. Parce qu'elle en voulait plus. Retrouver cette sensation passée avec lui. Ce qu'elle peut être conne parfois. La fatigue a fini par l'emporter et c'est allongée sur le canapé, l'ordinateur sur les genoux qu'elle a sombré.

Un bruit sourd la tire de ses rêveries. Des coups portés à sa porte. Elle tente, tant bien que mal de s'extirper de sa nuit courte et pas forcément réparatrice. Qui peut bien venir faire un boucan pareil à une heure si matinale. La voix qu'elle entend est la chose qui lui permet totalement d'ouvrir les yeux. La réponse était évidente pourtant, sa soeur. La plus grande des deux. Et alors quand elle entend parler de petit déjeuner, c'est là qu'elle remarque son estomac qui gargouille. Emportée dans son élan, elle n'a même pas pris le temps de manger la veille. Une chose très intelligente bien sur. Mais quand elle se lance dans l'écriture, elle oublie tout. Elle récupère son ordinateur avant qu'il ne s'écrase sur le sol et le pose sur la table basse en se levant. La tête qui tourne légèrement, elle regagne la poignée et ouvre la porte au fauve pressé d'entrer. La tornade débarque, écrase ses lèvres sur sa joue sous le regard amusé de Gaïa. " En débarquant à cette heure ci tu pensais vraiment me trouver réveillée ? Y'en a qui dorment la nuit tu sais ? " Elle ferme la porte et ne peut s'empêcher de renifler l'air qui vient de s'emplir des douceurs sucrées. " Je sais pas ce qu'il y a dans ce sac mais si tu ne me nourris pas immédiatement c'est toi que je bouffe. " Elle se dirige vers la cuisine et allume la cafetière. Un bon café pour accompagner tout ça et ce sera parfait. " Tu sors du taf ? Tu veux aller te doucher et te changer ? " Le premier café est en route et le deuxième ne saurait tarder.
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Mar 27 Fév - 22:45 )
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« Dormir, c’est pour les faibles, railla Tullia avec un sourire en coin en remarquant les cernes bleutés sous les grands yeux en amande de sa sœur. Pas grave, tu sais que je t’aime quand même. » Elle lâcha un léger rire comme pour effacer le léger pincement qui rendit soudainement sa poitrine douloureuse. Parce que Tullia sentait bien son corps qui lui réclamait de lever le pied ; elle sentait bien son corps qui lui criait de s’arrêter. Mais la jeune femme ne l’écoutait pas, ne l’écoutait jamais. Elle n’en faisait qu’à sa tête et préférait s’user jusqu’au bout plutôt que de prendre le temps de respirer. Plutôt que de prendre le temps de se reposer. « Je te nourris seulement si tu offres le café. » Elle secoua le sachet en papier sous le nez de sa grande sœur, prenant instinctivement la direction de la cuisine. Elle était heureuse d’être là ; elle était contente d’avoir trouvé une excuse pour fuir son appartement et ne pas retrouver Clémence. C’était plus simple, moins pesant d’être avec Gaïa. Cependant que son aînée allumait la cafetière, Tullia s’installa à la table et sen rendit compte à cet instant combien ses jambes étaient lourdes et ses pieds douloureux. Elle grimaça légèrement, ne pouvant s’empêcher de penser à sa petite-amie qui lui faisait toujours couler un bain chaud le matin avant de partir travailler. Et alors qu’elles ne faisaient que se croiser, elle gardait toujours dix secondes pour l’embrasser, passer une main dans ses mèches emmêlées et lui souhaiter une bonne nuit tandis que Tullia, elle, lui souhaitait une bonne journée. Mais Clémence ne faisait plus tout ça, plus aussi souvent. Plus jamais. Quand Tullia rentrait, il arrivait même que la brune soit déjà partie. Mais comment pouvait-elle l’en blâmer ? Tullia, elle passait parfois des journées sans rentrer.

La brunette reçut comme un coup de poing au plexus solaire lorsque Gaïa lui proposa une douche et son premier réflexe fut de refuser. Ça me permettrait pourtant de me sentir mieux, supposa-t-elle silencieusement. « Je vais t’emprunter ta douche, oui. Merci, elle sourit avant de disparaître jusqu’à la salle de bains, pourchassée par les mauvaises pensées du matin. » Tullia tenta alors de noyer ses problèmes, ses interrogations et ses peurs sous un torrent d’eau brûlante et une tonne de shampoing et de gel douche à la mangue. Pendant quelques secondes, son esprit fut libéré et elle se sentit un peu mieux. Enveloppée dans un drap de bain, les épaules encore humides et les mèches châtains foncées relevés en un chignon mal fait, elle retourna à la cuisine où une tasse fumante l’attendait. Bien sûr, sa sœur avait même pris la peine de disposer les pâtisseries sur une assiette comme pour mieux les présenter. Se retenant de sourire avec amusement, la jeune femme ajouta un sucre à son café et en avala une longue gorgée. Le liquide lui brûla un peu la langue mais elle aimait cette sensation pourtant désagréable. « Bon, blague à part : comment ça va ? lança-t-elle tandis qu’elle observait son aînée avec attention. La crevette n’est pas là ? Ou elle a le sommeil très lourd ? Je pensais la voir débarquer avec son pyjama Droopy en hurlant au meurtre. » Tullia rit légèrement, visualisant sans problème sa nièce complètement mal réveillée mais enragée. « T’as quand même l’air d’avoir veillé toute la nuit, qu’est-ce que t’as fait ? demanda la brunette après un silence plus sérieux avant de finalement ajouter, le regard entendu. Ah tu écrivais tes trucs cochons, c’est ça ! Et tu t’es endormie en plein milieu ? C’est pas un peu comme s’endormir avant même l’orgasme, ça ? » Parfois, Tullia était encore estomaquée que sa sœur puisse écrire de telles histoires. Mais elle devait avouer qu’elle trouvait terriblement classe quand même – surtout de la part de sa sœur aînée.


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Gaïa Romanelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Mar 20 Mar - 22:43 )
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Le réveil est brutal, peu agréable et pourtant. Lorsqu'elle entend la voix de sa soeur, elle ne peut s'empêcher de sourire. " Ouais bah dis toi que je suis faible alors. " Non, c'est certain qu'elle n'a pas suffisamment dormi. Mais c'est de sa faute, elle s'est couchée tard, elle a bossé sans vouloir s'arrêter. Elle aurait du regagner son lit également pour avoir un sommeil d'une meilleure qualité. Mais non. Enfin sa soeur est responsable du réveil à l'aube quand même, faut pas l'oublier. " T'as plutôt intérêt. " Elle ne doute pas de l'amour que lui porte sa petite soeur, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle sourit en lui disant ça. Mais même si la présence de Tullia pourrait lui suffire, l'odeur qui se dégage du paquet qu'elle a amené l'intéresse fortement. La contrepartie lui sembla être raisonnable. " Va pour le café ! " Elle lance la machine et propose à sa soeur d'aller se doucher le temps de tout préparer. Pourtant Gaïa tiqua sur un point. Elle semblait la déranger dans ses pensées. Surement qu'elle est fatiguée, après une nuit de travail ce serait logique. Enfin, elle n'est pas dupe l'écrivaine, elle connait bien sa soeur. Et cet air paumé cache souvent bien plus qu'un simple état de fatigue. Mais elle répond à son sourire par un sourire. " Je t'attends mais tarde pas sinon je mange tout. "

Le premier café est prêt, elle fait couler le second, le temps pour elle de disposer les pâtisseries sur une assiette. Elle met cette dernière sur un plateau à laquelle elle ajoute les deux tasses. Elle ramène tout ça sur la table basse du salon et dégage son ordinateur qu'elle range dans sa sacoche. Elle continuera tout ça plus tard. Pour le moment elle a mieux à faire, comme remplir son estomac. Elle entend l'eau qui s'arrête de couler signe que a sa soeur a fini dans la salle de bain. Et en effet, elle apparaît juste après vêtue de la serviette qu'elle lui a piqué. Enfin, elle s'en fout, elle n'est pas à une serviette prêt et il a bien fallu qu'elle se sèche. Gaïa tapote sur la place de libre à côté d'elle pour qu'elle vienne la rejoindre. " Ca va et toi ? " Cette question est tellement vaste mais on répond toujours aussi dans le vague. " Non, elle découche, elle dort chez une amie. Donc j'étais tranquille avant que mon ouragan de soeur ne débarque. " Elle lui tire la langue et attaque son café. Elle lève les yeux au ciel quand Tilly lui parle de ses bouquins. " Si totalement mais que veux-tu, j'ai du mal à être satisfaite en ce moment. J'ai pas la chance d'être en couple moi. " Même si y'a eu ce truc avec Nato. Elle grimace et attrape une pâtisserie. " Chi ché pour m'apporter cha tous les matins tu reviens quand tu veux ! "
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Dim 1 Avr - 11:49 )
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Retrouver sa sœur avait quelque chose de rassurant. Comme un phare dans la tempête, comme un rocher inébranlable auquel se raccrocher. Tullia avait toujours eu la sensation que, quoiqu’il puisse se passer dans sa vie, Gaïa serait là. Comme une ombre qui la protégerait ; comme une lumière qui la guiderait. Me guiderait jusqu’à la maison, pensa-t-elle longuement tandis qu’elle s’extirpait de la douche. Et c’était agréable. C’était agréable de savoir qu’elle ne tomberait pas. Qu’elle ne s’enfoncerait pas. Qu’il y aurait toujours quelqu’un pour rattraper sa main si elle allait trop loin. Et la jeune femme savait bien qu’elle empruntait un chemin trop sinueux, trop dangereux ces derniers temps. Sa relation avec Clémence battait de l’aile et, même si elle refusait d’y penser, Tullia savait que leur couple se dégradait. Sauf qu’elle s’obligeait à ne pas en discuter. Il n’y avait que Gaïa qui avait le pouvoir de la calmer, de la faire parler aussi. Peut-être que, si elle était là ce matin, c’était surtout pour ça – trouver en sa grande sœur le réconfort dont elle avait cruellement mais silencieusement besoin. « Ça va, mentit-elle effrontément avec un sourire de gamine canaille aux lèvres, cependant que sa raison semblait lui faire la morale dans un coin de sa tête. La nuit a été longue et je suis impatiente de retrouver mon lit mais ça va. » La brunette avala une gorgée de café brûlant, soupirant d’aise lorsque le liquide lui caressa la gorge. Tullia avait toujours été très douée dans la stratégie de l’évitement.

« Une tempête. Ou une tornade, elle rectifia avant de tirer la langue à son tour. Je préfère une tempête ou une tornade. » C’était comme ça que l’appelait Clémence autrefois – « sa tornade » – et la jeune femme devait avouer qu’elle avait toujours trouvé ce surnom très adapté. Surtout très doux et velouté dans la bouche de sa petite-amie qui résonnait de cet accent français. Cette pensée résonna presque douloureusement, surtout lorsque Gaïa parla de son couple et Tullia préféra hausser les sourcils dans un air faussement étonné. « Pourquoi ? Il faut obligatoirement être en couple pour coucher ? C’est idiot. Les sentiments et le sexe sont deux choses totalement différentes. » La brunette eut un mouvement d’épaules évasif, mordant par la suite à pleine bouche dans un croissant pur beurre. « Si tu as envie de t’envoyer en l’air, tu te trouves quelqu’un qui fera l’affaire histoire de passer la nuit et le lendemain vous reprenez chacun votre chemin. » C’était aussi simple que cela dans l’esprit de Tullia. C’était comme ça qu’elle parvenait à faire de jolis sourires aux demoiselles au bar sans éprouver de réelle culpabilité. Elle aimait Clémence mais elle aimait aussi sa liberté. « Tu dois bien en croiser, de beaux jeunes-hommes aux bras puissants prêts à te faire décoller, non ? » La jeune femme laissa échapper un rire léger et amusé. Avec un clin d’œil, elle finit par rétorquer : « Même sans les pâtisseries, tu aurais été heureuse de me voir débarquer. Tu ne peux pas te passer de moi ! » Oui, Tullia avait eu raison de venir ici. Ici, c’était comme un cocon. Ici, c’était comme passer les portes de l’oubli.


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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Sam 14 Avr - 19:04 )
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Elle semble lui mentir en répondant à sa question. Gaïa ne dit rien pour le moment. Après tout, si sa soeur veut se confier à elle, elle sait qu’elle trouvera une oreille attentive. Et puis elle n’est certainement pas assez réveillée pour cela. Elle lui dit que ça va mais oui, comme Gaïa, cette réponse n’est qu’un automatisme en fait. Juste ça, rien de plus. Elle sourit lorsque sa soeur lui dit qu’elle est impatiente de retrouver son lit. Il aurait été facile de lui demander pourquoi elle n’est pas chez elle alors mais l’idée qu’elle repart avec ses pâtisseries l’empêche de sortir une quelconque remarque. Elle lève les yeux au ciel à la remarque de Tilly. ” Va pour une tornade alors. Ca te va bien aussi du moment que ce soit destructeur et totalement hors de contrôle. “ Elle dit ça sur un ton amusé. Ce n’est vraiment pas méchant, ça ne l’a jamais été. Elle est taquine, elle est joueuse. C’est son rôle de grande soeur surtout. Ca sert à ça non ? A moins qu’on ne lui ai pas donné les bonnes indications. En tout cas, c’est un rôle qui lui plait bien. Et maintenant qu’il ne reste qu’elle à qui elle parle dans la famille, elle ne compte pas la perdre. Pas elle. C’est impensable. ” Pourquoi ? Il faut obligatoirement être en couple pour coucher ? C’est idiot. Les sentiments et le sexe sont deux choses totalement différentes. Si tu as envie de t’envoyer en l’air, tu te trouves quelqu’un qui fera l’affaire histoire de passer la nuit et le lendemain vous reprenez chacun votre chemin. “ Au fond, Gaïa est d’accord avec cela. Même si sa dernière conquête d’un soir n’est autre que son ex aka le père de sa fille. Dans une rue en plein carnaval, y’a pas plus coup rapide d’un soir en fait. Avec leurs masques, ils savaient pourtant qui était leur partenaire respectif. Ca ne les as pas empêché et c’est peut être même ce qui leur a permis de passer le cap si facilement. Lorsqu’ils se reverront, ce sera une autre paire de manches. Mais pour le moment, Gaïa ne préfère pas s’y attarder. ” Certainement oui. “ De toute façon, les relations ce n’est pas pour elle. Elle n’en a jamais eu de bien longues déménageant sans cesse. Ca ne permet pas de construire quelque chose. ” Tu dois bien en croiser, de beaux jeunes-hommes aux bras puissants prêts à te faire décoller, non ? “ Gaïa manque de s’étouffer avec la pâtisserie qu’elle a en bouche. C’est vrai que c’est quelque chose qu’elle n’a jamais partagé avec sa cadette. ” Il n’y a pas que les beaux jeunes-hommes dans la vie… “ C’est lâché innocemment avant qu’elle ne prenne une gorgée de café. ” Et évidemment que je suis contente de te voir quand même. Juste à des heures dites normales ça aurait été mieux pour que je n’ai pas envie de m’endormir sur toi tu sais. “
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Sam 28 Avr - 9:34 )
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Tullia ne pensait jamais vraiment à ce surnom de tornade. Elle ne pensait pas à tout le négatif qui pouvait y être associé. Une tornade était violente et destructrice. Une tornade faisait des dégâts sur son passage. Est-ce que Clémence pensait que sa petite-amie était dangereuse ? Très probablement, pensa la jeune femme avec un goût amer au fond de la bouche. Après tout, la brunette avait toujours été la plus intrépide, la plus imprévisible des deux. Et Clémence, la plus douce. La plus tendre. Tullia s’était toujours sentie fière de voir qu’elles se complétaient. À ses yeux, elles formaient une union parfaite – comme le yin et le yang. Comme les deux faces d’une même pièce de monnaie. Mais aujourd’hui, la perfection s’étiolait. Elle s’effritait. Il y avait comme un écueil dans la belle porcelaine de Chine qu’elles étaient. Et Tullia ne savait pas comment réagir face à tout ça. Alors, elle évitait simplement d’y penser. Pour elle, ‘tornade’ devenait synonyme de gaieté, de vitalité. De force de la nature. Et c’était ce qui comptait. C’était un peu pour ça aussi que la compagnie de sa sœur était importante : parce que Gaïa avait toujours les idées claires. Parce que Gaïa était son modèle. Elle l’avait toujours été, depuis toutes ces années. Tullia s’était sentie perdue quand son aînée avait quitté la maison. Heureusement qu’elles avaient gardé contact. GaÏa avait toujours été là, même en se trouvant des milliers de kilomètres. « Oh. » Alors Tullia ne s’imaginait pas que la brune ait encore des secrets pour elle. « Tu ne m’as jamais rien dit, s’offusqua la cadette, d’un air faussement réprobateur. Tu aurais pu m’en parler, vilaine ! Depuis quand tu me caches ce genre de choses ? »

La jeune femme ne se sentait pas vexée d’apprendre que sa sœur éprouvait également un certain intérêt pour la gente féminine. Au fond, Tullia s’en fichait du moment que sa grande sœur était heureuse. Du moment que sa grande sœur était épanouie. « C’est bien, tu ne te fermes pas de porte. C’est toujours mieux d’avoir le choix. » La cadette laissa échapper un léger rire. Peut-être que c’était de sa faute, aussi. Peut-être que Tullia n’avait pas été assez proche de sa sœur ces derniers temps pour qu’elle se sente l’envie de partager ça avec elle. C’était une pensée qui laissait une sensation douloureuse entre ses côtes, comme une sensation de culpabilité – comme celle qu’elle ressentait à chaque fois que la brunette voyait le visage de Clémence se dessiner sur l’écran de ses paupières. « Je venais de finir le travail au bar, se défendit Tullia dans une petite moue d’enfant. Et je t’ai apportée le petit-déjeuner presque au lit, pourquoi tu te plains ? » Même si son geste n’était pas entièrement altruiste, parce qu’elle avait surtout peur de rentrer chez elle, de retrouver ce petit appartement qu’elle partageait avec la femme de sa vie. « Raconte-moi plutôt : quoi de neuf chez toi ? la brunette demanda finalement, après avoir avalé une gorgée de sa boisson chaude. Qu’est-ce qu’il se passe de palpitant chez ma grande sœur, ces derniers temps ? » Tullia espérait un peu qu’il y ait beaucoup à raconter. D’abord parce qu’elle avait cette fichue impression que ça faisait une éternité qu’elle n’avait pas retrouvé son aînée ainsi ; ensuite parce qu’elle voulait parler. Parler pour ne plus entendre ses propres pensées.


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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Mer 16 Mai - 16:23 )
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Elle lui balance cette information comme si de rien n'était. Elle ne l'a jamais avoué à sa soeur. En même temps elle ne pensait pas que c'était une information capitale. Elle sait que sa soeur n'a aucun soucis avec les relations homosexuelles. En même temps... C'est pas comme si elle était en couple avec Clémence bien évidemment. " Oh. Tu ne m’as jamais rien dit Tu aurais pu m’en parler, vilaine ! Depuis quand tu me caches ce genre de choses ? " A moitié ensuquée encore, Gaïa rigole. " Je ne te cache rien mais bon, j'ai jamais eu l'occasion d'en parler. " Elle hausse les épaules et reprends une gorgée de café. " Mais bon voilà, l'occasion est là maintenant. " Puis c'est pas comme si dans leur famille c'était simple de se confier sur ce genre de choses. Gaïa devait déjà faire avec le fait d'avoir été enceinte à l'âge où les jeunes filles se découvrent. Ce n'était peut être pas le moment de se pencher sur cette partie de sa personnalité. Et puis le temps est passé, et puis elle a oublié, et puis c'était un peu obsolète. Enfin, y'aura toujours une raison. " C’est bien, tu ne te fermes pas de porte. C’est toujours mieux d’avoir le choix. " Elle se doutait que Tilly ne lui en voudrait pas mais ses mots la rassurent. Disons que se fâcher avec la seule personne avec qui elle s'entend encore chez les Romanelli, ce serait compliqué. " C'est ça, puis bizarrement les nanas s'en fichent que je sois mère célibataire. Les mecs ça les fait partir en courant. " Trop de responsabilités très certainement. Enfin... Y'en a peut être un mais ce n'est pas encore envisageable. " Je venais de finir le travail au bar. Et je t’ai apportée le petit-déjeuner presque au lit, pourquoi tu te plains ? " L'aînée lève les yeux au ciel, sans pour autant sourire. " T'as toujours une bonne explication. " Mais bon, elle est bien trop contente de la voir pour s'attarder sur le sujet. Et puis les pâtisseries qui continuent de s'engouffrer dans sa bouche sont bien la preuve qu'elle apprécie cette surprise très très matinale. " Raconte-moi plutôt : quoi de neuf chez toi ? Qu’est-ce qu’il se passe de palpitant chez ma grande sœur, ces derniers temps ?  " Quoi de neuf hein... Gaïa souffle. Oh y'a bien quelque chose. Et cette fois ci elle n'en a pas parlé à sa soeur par peur. " J'ai revu Nato. " Elle a une bonne mémoire Tilly mais il faut qu'elle s'en souvienne aussi. " Le père de Lea. J'ai eu un... enfin... c'est un de mes nouveaux dossiers. " Comme ça c'est fait. Le père de sa fille qu'elle a revu est donc un ex taulard.
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: brighten up your darkest days. (gaïa) ( le Sam 19 Mai - 8:52 )
brighten up your darkest daysGAÏA & TULLIA


Tullia pouvait considérer Gaïa comme la personne certainement la plus importante de sa famille, depuis des années. Inexplicablement, il y avait toujours eu ce petit truc en plus entre elles deux que la brunette n’avait jamais ressenti avec la benjamine. Elle ne se l’expliquait pas – elle n’avait pas besoin d’explication, c’était comme ça. Voilà tout. Alors même si c’était dit sur fond de plaisanterie, Tullia exprimait finalement une peur très présente au fond de sa poitrine : la peur que sa grande sœur s’éloigne, la peur qu’elle finisse par ne plus autant lui faire confiance qu’avant. Bien sûr, ça n’avait pas d’importance que l’aînée des Romanelli n’ait jamais précisé être attirée par les femmes également. Bien sûr, Tullia ne s’en offusquait pas. Mais il y avait tout de même cette petite voix qui lui disait qu’elle espérait au fond de son cœur que Gaïa ne lui cache jamais rien d’important dans sa vie. « Ça, c’est parce que les hommes sont des lâches, voilà tout, rétorqua la jeune femme avec un rictus amusé. Et après, on dit que les femmes sont prises de tête et compliquées, hein… » Tullia savait bien qu’il existait des hommes qui auraient accepté Gaïa avec son adolescente de fille ; Tullia savait bien qu’il existait des femmes qui auraient pris leurs jambes à leur cou en entendant parler de Lea – elle-même, par exemple. Tout le monde ne rentrait pas dans des petites cases bien hermétiques et définies.

La brunette eut un léger froncement de sourcils lorsqu’elle remarqua la réaction de sa sœur à la plus simple des questions : quoi de neuf dans ta vie ? La réponse eut au moins le don de surprendre Tullia, de la laisser un court instant la bouche entrouverte comme si elle venait d’apercevoir un fantôme. Et c’était tout à fait ça, finalement. Un fantôme. « Wow. » Tullia ne se rappelait que vaguement du père de sa nièce. Il n’avait jamais été véritablement important pour elle – il ne l’était que parce qu’il avait compté pour sa sœur et qu’il était le géniteur de sa douce Lea. La jeune femme n’avait pas pensé qu’il reviendrait un jour dans leur vie, comme ça, sans crier gare. Comme un vieux monstre sorti de dessous leur lit. La bouche de la cadette se tordit doucement dans une légère grimace avant qu’elle ne réplique : « Et comment est-ce que tu te sens par rapport à ça ? Lea est au courant ? » Gaïa pouvait-elle se retrouver face à celui qui était le père de son enfant en toute sérénité ? Comment était-elle censée faire son travail correctement ? Tullia savait que sa sœur était consciencieuse et appliquée, mais il s’agissait de Nato. Le père de Lea. Il n’était pas rien – même s’il n’aurait pas dû être grand-chose de toute façon. « Qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ? » Il y avait comme un signal d’alarme qui résonnait en Tullia. C’était pareil à un gyrophare en pleine nuit, aveuglant. Et il brillait, il brillait. Il brillait encore. Il brillait toujours. La brunette n’était pas prête à voir sa sœur s’éloigner à nouveau.


the whay that we were
 
come up to meet you, tell you i’m sorry. you don’t know how lovely you are. i had to find you, tell you i need you, tell you i set you apart – the scientist.
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