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- La rencontre I Stefan [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Dim 25 Fév 2018 - 20:56 )
« Lucy, j’ose espérer que pour une fois tu seras ponctuelle et je te rappelle que le dîner de présentation avec Stefan est à 20 heures ce soir. » Lucy appuie sur la touche 1 pour réécouter le message. Une fois. Puis deux. Puis trois. Avant de finalement l’effacer, de se lever et prendre son blouson de cuir noir. Un rapide coup d’œil vers l’horloge lui indique qu'il est déjà 22h30, soit une heure bien trop tardive pour oser se pointer chez ses parents. Cela dépasse largement sa demi-heure habituelle de retard et elle imagine facilement Cécilia en train de pester contre elle, trépignant comme une gamine. Mademoiselle n’a pas l’habitude de se faire poser des lapins.  Cette pensée la fait sourire, presque méchamment, bien qu'elle sache que tout ceci sera beaucoup moins drôle quand elle devra affronter la furie familiale le lendemain. Qu’importe. Pour le moment, elle a simplement besoin de prendre l’air et d’arrêter de penser à ce qui se passe à quelques kilomètres de là alors que c’est pourtant elle qui a pris la décision de ne passe se rendre à ce repas. Qu’il aille se faire voir, ce Stefan, franchement. Il s’attend à quoi, arriver là avec sa jolie gueule de fiancé parfait et la réparer d’un coup de baguette magique ? En tout cas, c'est ce à quoi s’attend Cécilia, elle. Elle pourrait parader après un coup pareil et lui rappeler à quel point Lucy est la soeur qui foire tout dans la famille alors que Cécilia est celle à qui tout réussit. Soupir de la part de la jeune femme. Arrêter d'y penser, changer d'air, c'est ça le plan. C’est donc avec une nouvelle détermination qu'elle se dirige vers la porte de son appartement. Mais ses yeux l’arrêtent. Cat’, la bouche fendue d’un grand sourire, semble lui faire la morale à travers son regard fixe sur papier glacé. Son cœur se fend une seconde, peut-être deux, alors que sa main se tend instinctivement en sa direction. Lucy se rappelle précisément ce jour-là... Cette soirée au bord de l’eau où Cat' lui avait dit que, maintenant que les gens comme elles -comprenez les homosexuels- avaient le droit à leur union civile, elle voulait rendre ce qu’elles partageaient toutes les deux plus officiel encore. Sa main toujours tendue vers le cadre photo, elle abat finalement celui-ci contre la table avec rage avant de revenir sur ses pas, fouillant minutieusement la cuisine à la rechercher d’une vieille fiole de vodka. Ah. Voilà. Elle aura bien besoin d’un peu de courage liquide ce soir.

Lucy ne sait pas comment plusieurs dizaines de minutes plus tard, ses pas ont bien pu m’amener là, à l’endroit de cette fameuse annonce. A croire qu’à défaut de se torturer avec l’histoire familiale, son cerveau trouve le moyen de lui faire mal malgré tout. Avalant une énième gorgée de vodka, elle titube, hagard en direction du pont qui surplombe la Tyrrhénienne. L’endroit est désert à cette heure-ci alors que le reflet de la lune sur l’eau donne des airs mélancoliques à l'atmosphère. Elle s'approche un peu plus du bord de l’eau, décidant finalement de se percher sur la rambarde pour profiter de la vue. L’agilité des heures d’escalades pratiquées l’amène en un bond sur le saint Graal mais ses réflexes ralentis par le vin la font dangereusement vaciller. Wow.


Dernière édition par Lucy Uccello le Mar 20 Mar 2018 - 23:07, édité 1 fois
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Stefan Rowe10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Dim 25 Fév 2018 - 22:30 )
« Elle ne viendra pas. » Cecilia en est maintenant convaincue. Sa sœur lui a posé un lapin, alors qu’elle devait se joindre à eux il y a une heure de ça déjà, mais la sachant peu ponctuelle, elle s’est dit qu’elle aurait sans doute un peu de retard… Puis les cinq minutes d’attente se sont transformées en dix, vingt… De rage, elle se lève en tapant du poing sur la table et tourne en rond dans la pièce de leur nouvel appartement, trouvé par Papa Uccello, bien plus grand que ce qu’ils ont l’habitude d’avoir. Son père a mis les bouchées doubles. Il souhaite tellement le bien pour sa fille qu’il a un peu trop abusé sur les dépenses. Ce logement est proche de la mer, dans un quartier bien réputé et dans lequel il ne pensait jamais vivre. Il y a quelques années de ça, il s’est contenté d’un petit studio à Spagnoli, avant de trouver refuge dans le hangar où il combattait illégalement. Il l’avait aménagé à sa manière, mais n’avait pas eu le temps de finaliser et avait, à son départ, pris soin de donner les clés à une partenaire, Elisa avec qui il a gardé plus ou moins contact, même si cette dernière n’est pas encore au courant de son retour. Il le fera sans doute lorsqu’il reprendra ses habitudes. « Quelle garce parfois, je te jure ! Aucun respect bon sang ! » s’emporte-t-elle, en désignant le repas. « Je me suis tuée à la tâche en plus. Regarde-moi ça. » « Je te l’ai dit, qu’il fallait manger. Enfin, maintenant que c’est fait, tu ne vas tout de même pas te mettre dans cet état pour… Comment tu dis déjà ? » Il cherche ses mots. Son italien s’est amélioré à force de discuter avec sa fiancée, mais il est loin d’être parfait. Stefan a quitté ses terres londoniennes depuis des années maintenant, mais il n’a jamais perdu son accent british. « Ta petite sœur égoïste et capricieuse. » Cecilia souffle, lève les yeux au ciel et trépigne. « Je ne vais pas te cacher que ça m’arrange. La façon dont tu m’en as parlé ne me donne pas envie de m’y confronter. Surtout si c’est une deuxième toi en pire. » Choquée par ce qu’il avance, elle place ses mains sur ses hanches et lui lance des éclairs. « Eh bien merci. Dis tout de suite que je suis insupportable. » « Ce que je dis, c’est que si je peux te supporter toi, je vais avoir beaucoup de mal à avoir de la patience avec ta frangine qui a l’air d’être une catastrophe ambulante. Ca te va ? » D’autant qu’elle lui impose cette calamité. Stefan veut bien faire des efforts, mais il ne va pas courir après une gosse qui ne souhaite rien entendre et qui n’a rien envie de savoir. En temps normal, ça ne le dérange pas de faire face aux gens en difficulté et c’est même son boulot, mais les petites filles pourries gâtées, très peu pour lui. « Maintenant que la soirée est bien avancée, qu’on a perdu notre temps, je vais prendre l’air. » Il a bien droit à ça, peut se le permettre. Cecilia n’est visiblement pas de cet avis, mais il n’en a que faire. « Laisse-moi souffler. » Et lorsqu’il est comme ça, obstiné, elle sait qu’elle ne peut rien y changer. « Va ! Va donc dans les rues, à faire je-ne-sais-quoi, mais je te préviens Stefan, si tu franchis cette porte, tu dors sur le canapé ce soir ! » Comme simple réponse, il récupère sa veste et sort de l’appartement. Canapé ou pas, il compte bien s’échapper de ce lieu qui l’étouffe. Et le pire n’est pas encore arrivé… Il n’a pas rencontré ses parents, jamais. Il sent l’interrogatoire, la rencontre un peu trop formelle pour quelqu’un comme lui, sans prise de tête.

Longeant le bord de mer, Stefan sort ses écouteurs et laisse défiler les morceaux, passant sur certains qu’il ne souhaite pas entendre dans l’immédiat. Il ignore depuis combien de temps il marche, mais son chemin l’a mené à elle. Cette fille perchée sur la rambarde du pont. Son cœur rate un battement, alors qu’il prend l’inconnue pour une suicidaire. Aussitôt, il coupe le son, s’en approche doucement, sans oser regarder vers le bas. Sa peur du vide le rend mal à l’aise. « Salut. » dit-il, en tendant le bras vers elle. « Tu veux bien me faire plaisir et revenir sur le béton ? » Il ferme les yeux, pense à ce qu’il pourrait faire par la suite si elle venait à glisser et l’idée lui déplaît. Le cœur serré, il ajoute, en posant sa main sur la rambarde : « Je n’ai pas du tout envie de plonger pour te repêcher, mais si tu comptes passer par-dessus bord, c’est ce que je vais faire. Alors, pour éviter de nous faire perdre du temps, ce serait bien que tu prennes ma main. » Et qu’elle revienne à la raison. Stefan lui tend la main, espère qu’elle la prendra et qu’elle n’écoutera pas sa folie du moment.


Stefan & Luce
Silent love is calling faith to shatter me through your hallways. Into echoes you can feel, and rehearse the way you heal. Make them dance, just like you, cause you make me move, you always make me go. I'll run away with your footsteps, I'll build a city that dreams for two and if you lose yourself, I will find you.
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Dim 25 Fév 2018 - 23:20 )
Le vent dans les cheveux, l’air marin dans les narines… Lucy profite plusieurs minutes de cette soudaine étrange sensation d’apaisement alors qu’elle domine la mer, profitant d’une vue splendide et d’un calme sans pareille. Elle ferme les yeux un instant et semble ressentir comme une odeur familière. Celle de Cat’. Une main semble effleurée la sienne, lui délivrant une tendresse d’autrefois oubliée quand, soudain, le son d’une voix d’homme vient interrompre ses rêveries. Lucy sursaute, rattrape son équilibre in-extrémis et se tourne vers cet inconnu qui lui tend le bras. Immédiatement, son corps se tend. Elle ne se sent jamais à l’aise en présence de personne de sexe masculin qu’elle ne connaît pas. Plus que pour les femmes, il leur est généralement très difficile de l’approcher. « Salut. » Lâche-t-elle pourtant, interloquée par cette rencontre imprévue. Elle reste néanmoins sur ses gardes, échaudée par des souvenirs encore ancrés dans sa chair, malgré les années. Rencontrer un homme étranger dans une rue déserte à une heure pareille pourrait lui attirer des ennuis, sait-on jamais. « Et pourquoi ? J’suis bien ici. » Plus que bien, à vrai dire. Il y a quelques secondes à peine, elle profitait d’un moment d’accalmie, enfin, dans sa tête et son cœur perturbée. Et voilà que cet homme vient tout gâcher, comme de nombreux hommes le font si souvent. « Me repêcher ? » Son cerveau ralentit par la boisson ne comprend rien à sa remarque, dans un premier temps. Avant, qu’enfin, ça fasse tilte. « Vous croyez que… que je vais me suicider ? » L’idée lui décroche un rire nerveux. A vrai dire, malgré les épreuves, malgré la souffrance, l’idée ne lui a jamais traversé l’esprit. Elle a pourtant perdue la femme qu’elle aimait. Celle qui lui avait tout donné pour tout lui reprendre quand elle était partie. Quand elle était morte, disons-le franchement. Et pourtant, elle n’a jamais envisagé de la rejoindre, à son tour. Parce qu’une petite part d’elle-même, une petite flamme tout juste allumée continue à briller. Parce que ce serait trop facile, aussi. Elle mérite de souffrir pour ne pas avoir été à la hauteur avec Catalina. « C’est ridicule. » Alors oui, ça l’est. Seulement, d’un point de vue extérieur, elle est tout de même une jeune femme dans la nuit, qui traîne sur un pont avec une bouteille d’alcool, les pieds au bord du gouffre. « Vous devriez venir, la vue est magnifique d’ici. Allez venez, venez. » Elle ne sait pas pourquoi elle lui propose soudainement ça alors que, d’ordinaire, elle se serait simplement contentée de l’envoyer au loin en maugréant. Au lieu de quoi, Lucy se penche en avant et saisit la main de l’inconnu pour l’attirer vers elle. L’effort est violent, brusque, si bien que son corps ne résiste pas cette fois-ci à une énième perte d’équilibre. Se jetant droit devant, face à l’homme, elle ne doit son salut qu’à la rapidité de ce dernier qui la tire contre lui, la faisant atterrir dans ses bras. « Waw. Beau réflexe. » Lance-t-elle, là où un simple merci aurait sans doute fait l’affaire. Elle reste un instant là, accroché aux bras de cet homme, alors que son ventre se noue étrangement. Elle n’a pas l’habitude d’être proche d’un homme depuis l’affaire Alfonso. Lucy se râcle alors la gorge, réalisant soudainement le malaise de la situation qui n’a duré que quelques secondes, certes, mais quelques secondes de trop. Elle retrouve alors la terre ferme, et jette un coup d’œil sur la vue bien moins belle d’en bas. « Ceci dit, vous devriez vraiment monter, vous loupez un truc. » Persiste-t-elle, bêtement, niant le caractère dangereux d’une telle entreprise.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
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Stefan Rowe10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Lun 26 Fév 2018 - 0:51 )
Oh ça oui, pour être bien, elle l’est, mais sincèrement, aux yeux de Stefan, être dans une telle position, avec une bouteille d’alcool qu’il remarque enfin, ce n’est pas une bonne idée. Elle ne doit que son courage à la Vodka qui coule dans son sang, qui la pousse à agir sans voir le danger. Lui, il voit tout. Le mal que pourrait lui causer un tel plongeon et l’idée même de devoir la rejoindre lui donne la nausée, le rend blême. Il est effrayé par ce qui se passe sous leurs pieds. Cette hauteur vertigineuse qui n’est pourtant pas si élevée pour cette inconnue, l’est énormément pour lui qui aimerait juste s’éloigner au plus vite. « Parce que… Ce n’est pas le cas ? » Pourtant, à en voir son état et la situation dans laquelle elle se trouve, ça en a tout l’air. Et c’est très loin d’être ridicule, ou amusant. Aucun rire ne sort de sa bouche. Sa mâchoire se crispe, se resserre, alors qu’elle lui propose l’impensable. Lui, monter là-dessus ? Et puis quoi encore ? Personne ne lui a jamais fait une telle proposition. Même Cecilia ne s’est pas autorisée à le faire. Et cette familiarité… Cette soudaine proximité aussi. Stefan sent sa main dans la sienne et aussitôt, resserre ses doigts autour, s’y accrochant comme s’il pouvait tomber, alors qu’il n’a pas bougé d’un seul pouce. Celui qui tombe, cependant, ce n’est pas lui, mais bien elle qui perd l’équilibre et dans un geste soudain, la retient, la rattrape dans ses bras. Ses yeux plongés dans les siens, le souffle court, l’anglais l’observe sans un mot, essoufflé, à se remémorer la scène. Il a eu peur. Son cœur continue de s’affoler, tambourine, prêt à sortir de sa poitrine. Elle ne se rend pas compte de ce qu’elle est en train de lui faire. Il était à deux doigts de faire une syncope. Le lieu n’aide en rien à arranger les choses et alors qu’elle s’éloigne enfin, son premier réflexe est de poser sa main sur sa nuque et de pencher la tête en arrière pour souffler un coup. « Nom de Dieu, ça t'arrive souvent de faire ça ? » Elle est incroyable ! Et la voilà qui repart dans son délire. Inquiet par ses initiatives, Stefan saisit sa main à son tour et la ramène plus proche de loin et surtout plus loin du bord. « Donne-moi ça. » Sous la tension, il se permet de lui voler sa bouteille pour en prendre une longue gorgée, avant de la lui tendre de nouveau, puis la lui arracher afin qu’elle n’en consomme pas plus. « Ce serait préférable qu’on sorte de ce pont. Je peux te raccompagner ? Tu n'es peut-être pas suicidaire, mais dans ton état, un accident est très vite arrivé, comme tu viens toi-même de le constater, alors, j’insiste. Je peux te raccompagner. » Parce qu’il ne compte pas la laisser seule. Il est cependant dans une très mauvaise posture, si bien qu’il appréhende ses réactions ainsi que son entêtement. « Il y a d’autres endroits où la vue est d’autant plus superbe qu’ici. Je suis certain que ça t'échappe. » Nullement besoin de jouer avec le danger pour admirer une pareille vue, même s’il doit bien admettre que voir la ville en hauteur doit être magnifique. Lui, il n’arrive même pas à baisser les yeux vers ce qu’elle semble admirer depuis quelques minutes déjà.
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Lun 26 Fév 2018 - 12:59 )
Bien sûr que non, ce n’est pas le cas. Lucy fronce les sourcils, presque vexée que cet inconnu puisse lui prêter des intentions pareilles. Quand bien même elle passe une période difficile, que ses proches s’inquiètent énormément pour elle, Lucy n’en viendrait jamais à une extrémité comme celle-ci. Si le décès précipité de Catalina lui a bien montré quelque chose, c’est que la vie est courte et précieuse. Ce ne serait pas lui rendre hommage que d’abandonner définitivement, même s’il lui arrive si souvent d’être lasse, le soir, chez elle. Le fait est qu’elle se sent emprisonnée dans une solitude pesante mais qu’elle ne fait rien pour y remédier. Quand ses amis l’invitent, elle se contente de refuser et d’un point de vue sentimental, elle se contente de corps majoritairement inconnues pour combler ses attentes physiques. Mais pour le reste, c’est un grand trou noir à l’intérieur d’elle-même. Pourtant, elle l’oublie un instant ce trou noir, amusée par la mine inquiète de l’homme qui souffle et semble reprendre ses esprits. « Ca m’arrive souvent de faire quoi ? Monter sur des rembardes ? » Demande-t-elle, d’un ton désinvolte, niant le danger de la situation dont il vient pourtant de la sauver. « Non d’habitude, je monte plutôt des murs, des rochers, tout ça. »  Sauf que d’habitude, elle est en pleine possession de ses moyens. Là, elle est à moitié ivre et l’inconnu semble l’avoir remarqué puisqu’il lui confisque momentanément sa fiole d’alcool. « Héééééééé. » Lâche-t-elle alors qu’elle croise ses bras sur sa poitrine, à la manière d’une gamine vexée à qui on confisque un jouet.  Un instant, une lueur d’espoir s’affiche dans ses yeux quand il la lui rend, mais c’est pour mieux la lui rendre par la suite. « Rendez-moi ça. Rendez-moi ma fiole. Vous n’avez pas le droit de me la confisquer. » Et pourtant, l’inconnu le prend pour son plus grand déplaisir. Elle ne s’en rend pas vraiment compte, mais ces derniers mois passés sans Cat’ ont lentement installé une légère dépendance chez elle. « Ah oui, vous voulez me raccompagner, vraiment ? Depuis quand les hommes se comportent-ils comme des gentlemans ? » Elle est injuste. Dans sa vie, quelques hommes ont en effet réussi à trouver grâce à ses yeux et à être des soutiens sans faille. Mais entre Alfonso, le bourreau qu’elle ne peut oublier malgré toutes ses années et son père, ultime homme de sa vie et immense déception, elle peine à oublier ses préjugés. « Je n’ai pas besoin qu’on me protège, je vous signale. Je sais me défendre. » Comme pour lui prouver la chose, elle s’éloigne de lui, monte la garde avec ses points et déclenche un immense coup de pied dans le vide, n’ayant perdu de ses cours pris d’auto-défense. Le seul problème, c’est que son équilibre instable lui joue une nouvelle fois des tours, la faisant vaciller légèrement en arrière, bien qu’elle se rattrape une énième fois. Alors oui, c’est vrai qu’elle peut se défendre vis-à-vis des autres. Mais d’elle-même, ce soir, c’est autre chose. « Ok. J’accepte. » Lâche-t-elle finalement dans un souffle, presque agacée de devoir lui céder aussi facilement. D’ordinaire, elle n’est pas si facile à approcher. « Vous vous gourrez, je connais cette ville comme ma poche et toutes les merveilleuses vues qu’elle possède. Mais ici, c’est… spécial. » Un instant de nostalgie passe sur son visage alors que des souvenirs lui remontent tout à coup. Mais Lucy choisit de les balayer d’un revers de la main, préférant fondre sur l’inconnu par surprise et récupérer ainsi le Saint Graal qui se trouve entre ses mains. Sans attendre qu’il lui reprenne des mains, elle en boit une longue gorgée avant de prendre la direction de la sortie du pont. « Bon, vous venez ou pas ? » Lance-t-elle, le regard plein de défi. Elle n’a pas toute la soirée non plus.
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Mar 27 Fév 2018 - 1:00 )
« Hm hm. » Ca ne semble pas l’effrayer. Ni le vide, ni le danger provoqué par un plongeon raté. Stefan tente de mettre ça sur l’alcool, mais a conscience que ce liquide réconfortant dans des moments difficiles peut donner des ailes, pousser les gens à agir comme ils voudraient le faire, sans penser aux conséquences, mais lui, il les voit et c’est suffisant pour qu’il ne souhaite plus rester dans les parages. D’autant que c’est trop dur de rester au milieu de ce pont sans penser au vide qu’il y a tout autour d’eux. Stefan prend cependant sur lui, est habitué à se contenir. « Sportive. Et inconsciente. » Il la féliciterait bien pour toutes ses prouesses, mais bien trop occupé à l’enguirlander, il n’y compte pas. Pourtant, il note. « De quoi ? Ca, là, cette fiole ? Je te la rendrai quand tu seras chez toi. » Aucune raison de la garder. Cette fille, il ne la reverra sans doute jamais, même si, au fond, il s’inquiète tout de même de son état, même si ce dernier est peut-être l’histoire d’une fois.  « Tu as une dent contre les hommes, on dirait. » La raison, il l’ignore et il ne lui demandera pas pourquoi, même si sa curiosité le pousserait bien à l’interroger à ce sujet. « Tu devrais ouvrir les yeux un peu plus souvent. Tous ne sont pas des pourris. » Lui n’en est pas un. Même s’il n’a pas grande estime de lui, il respecte assez les gens pour être convaincu de ne pas être aussi mauvais. Il est trop exigeant envers lui-même, essaie d’être toujours meilleur, droit, fort, de ne jamais abandonner. C’est ce qu’on a toujours voulu de lui, et inconsciemment, bien qu’il déteste la personne qui lui a inculqué ça, il ne peut faire autrement que de vouloir l’écouter, pour lui prouver ses torts. Croisant les bras à son tour, l’anglais observe la scène se dérouler sous ses yeux et applaudit des mains avec sarcasme. « Je vois ça. Un peu plus et tu tombais à la renverse, mais sinon, tu sais te défendre oui. Du moins, ça, c’est en théorie. » En pratique, ça donne quoi ? Et avec l’alcool, il n’est pas sûr qu’elle puisse réellement avoir les bons gestes qui sauvent. Il lève les yeux au ciel et s’avance vers elle, soulagé qu’elle ne s’obstine pas plus et se sent chanceux que ça n’ait pas duré dix minutes. Cette femme a l’air de vouloir obtenir le dernier mot. « On ne connait jamais assez bien les endroits, mais je veux bien croire que tu la connais très bien. » Lui n’est pas natif et connait ce qu’il a bien voulu voir. Les moindres recoins, c’est fait pour ceux qui vivent ici depuis longtemps, qui ont aimé se perdre dans les rues durant des années. Naples ne lui est pas inconnue, mais ça s’arrête là. Après un instant de flottement, il fait une moue dès lors qu’elle reprend son bien et presse le pas vers elle. « Et spécial comment ? » demande-t-il, en volant de nouveau la fiole à moitié vide. « Et après, tu vas me dire que tu peux te défendre en marchant comme ça. » Avec sa main, il fait un signe de zigzag pour définir sa marche et lui attrape le bras afin de la tenir droit. « Où est-ce que tu vis ? C’est loin d’ici ? » Dix minutes de marche pourraient se transformer en vingt si elle ralentit la cadence, alors il ne juge pas sa réponse très objective, mais ce sera toujours une indication à prendre. « Et c’est quoi ton nom ? » Tant qu’à faire, autant savoir à qui il s’adresse. « Un prénom bien italien. Alissa ? Stella ? Non.  Adriana ? » Un prénom se terminant par a, il y en a des tas et il pourrait tous les prononcer, qu’il ne trouverait sans doute pas. Pourtant, elle a bien une tête à s’appeler Adriana, ouais.


Dernière édition par Stefan Rowe le Dim 4 Mar 2018 - 22:53, édité 1 fois
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Mar 27 Fév 2018 - 19:33 )
Elle n’est pas inconsciente. Du moins, elle n’avait pas l’habitude de l’être. Jusqu’à il y a quelques mois, Lucy avait une vie bien rangée, se concentrer sur ses compétitions sportives… Mais depuis que Cat’ lui a été retiré, elle enchaîne les bêtises de plus ou moins grandes importances. Elle a besoin de se sentir vivante et sur ce pont, pendant les quelques secondes où elle avait surplombé la mer, c’est ce qu’elle avait ressentie. « Sportive et téméraire. Je préfère. » Le corrige-t-elle, plus pour le plaisir de le contredire qu’autre chose. Lucy aime avoir raison, est têtue et ce trait de caractère ressort encore plus sous l’influence de l’alcool. « Sauf que je la veux tout de suite, moi. » Obstinée, elle l’est aussi. Si l’inconnu refuse de lui rendre cette fameuse fiole, elle n’oublie tout de même pas l’idée de la récupérer dans un coin de sa tête. « Peut-être. Certains. » Mais les hommes gentils et bienveillants restent rares à ses yeux. Il y en a bien pourtant qui ont su la prendre sous son aile, vouloir la protéger comme l’a pu faire Roberto à plusieurs moments de sa vie, mais la plupart de ses plus fidèles et proches relations restent des femmes. Avec elles, Lucy se sent en confiance, c’est ainsi. Avec eux, il lui arrive trop souvent de repenser à l’agression traumatisante qu’elle a subit dans son adolescence. Pourtant avec cet homme qu’elle ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, elle se surprend à se détendre, plaisante, sans doute bien aidé par l’alcool qui coule dans ses veines. Ca a le don de l’aider à se détendre. « Mais je ne suis pas tomber à la renverse, le détail à son importance ! » L’index levé en l’air, elle affiche un air fier d’elle avant de réussir son sombre dessin consistant à récupérer son bien. Elle tente d’éluder la question de l’homme en buvant une longue gorgée mais, finalement, trouve le courage d’y répondre après une nouvelle gorgée. « Il est spécial, c’est tout. » Dit-elle, en effleurant instinctivement sa nuque dénudée par ses cheveux courts sur lequel se trouve un tatouage tout aussi spécial pour elle. Elle ne peut pas en dire plus. Venir à lui expliquer ce qui fait de cet endroit un lieu si particulier reviendrait à lui parler de ses souvenirs et elle n’en a pas la moindre envie. Même avec des gens qu’elle connaît, elle n’évoque que très peu Catalina. Au lieu de ça, elle préfère foncer droit devant en direction de son appartement ou plutôt, si on est honnête, pas si droit que ça. Elle fait ce qu’elle peut mais ça a tendance à tourner légèrement autour d’elle. « Je marche très bien. Je ne vois pas ce que vous voulez dire. » Mauvaise foie ? Complètement. Ceci dit, elle ne pousse pas le vice jusqu’à repousser l’aide qu’il lui tend. Au lieu de ça, elle se surprend à s’accrocher à son bras, parvenant à se stabiliser un peu mieux de cette manière. « Pas trop loin, non. Ca va. » Voilà qui n’avance sans doute pas bien l’homme mais, qu’importe. Le fait est qu’une idée vient de lui traverser la tête et qu’elle n’a soudainement plus envie de rentrer chez elle. Au lieu de quoi, alors qu’il prenne rapidement le chemin vers le centre-ville, elle vise un lieu bien différent de sa résidence. « Vous posez souvent des questions personnelles comme ça à des inconnues que vous sauvez d’un soi-disant suicide ? » Elle le taquine. En même temps, c’est vrai que leur rencontre n’a rien de très ordinaire. Mais c’est peut-être ça qui la pousse aussi à se lâcher de la sorte. « Pas du tout. Petit indice allez, ça commence par un L. » Elle est d’humeur joueuse. Et puis, il faut bien aussi l’occuper tout le long du trajet qui les amène jusqu’à l’endroit qu’elle vise. « Quant à vous je ne veux pas savoir. L’inconnu du pont vous va très bien. » Etrangement, cette forme de mystère l’amuse pour une raison qui lui échappe. Les minutes passent à tout allure alors qu’enfin, ils arrivent à destination. Au Caruso Club. « J’habite là, je vous jure. » Lâche-t-elle en mimant l’innocence. En tout cas, elle a bien envie de s’y perdre pour quelques heures. Elle n’ose pas se l’avouer mais rentrer chez elle l’angoisse. Si l’alcool a plutôt tendance à la rendre enjouée, rentrer dans ce musée de souvenir qu’est devenu son appartement pourrait bien la faire véritablement flancher. « Allez, franchement, avec la manière que vous avez eu de piquer dans ma fiole tout à l’heure, vous avez bien l’air d’avoir besoin de verre. » Et elle, vu qu’elle est privée de son courage liquide depuis quelques minutes déjà, d’au moins deux ou trois. « Pour me faire pardonner de vous avoir foutu la trouille. » Son regard se veut un peu moqueur, voulant piquer l’inconnu. Il a l’air d’être un homme plutôt fier.
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Stefan Rowe10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Lun 5 Mar 2018 - 2:41 )
« Qui aime avoir le dernier mot, aussi. » A ce qu’il peut constater du moins. L’inconnue ne semble pas avoir envie de lâcher la grappe, comme si elle se défiait elle-même de sortir gagnante de ce combat qui n’en est finalement pas un. Cependant, si ça lui est vraiment égal, l’idée de ne pas lui donner ce qu’elle souhaite est tentante. Ca a quelque chose d’excitant. Bien plus que les nombreuses disputes avec sa fiancée avec qui ça devient compliqué dès qu’il s’agit de sa famille, de Lucy. Alors, cette opportunité de se détendre un peu, il n’hésite pas à la prendre, même s’il a l’impression de faire un peu de baby-sitting avec une tête brûlée qui n’a d’yeux que pour sa bouteille d’alcool, en laissant planer le doute sur sa relation avec les hommes. Une rupture peut-être, ou une raison suffisante qui la pousse à se méfier. Qu’importe, il ne l’interroge pas à ce sujet, préfère ne pas entrer dans cette bulle où il a déjà mis un pied en s’approchant un peu trop près, juste pour la préserver d’un mal qu’elle ne comptait pas s’infliger. Au contraire, la gamine est pleine de vie, semble la croquer à pleines dents. Et ça l’intrigue. Tout comme cet endroit spécial auquel il n’a droit aucun détail supplémentaire. Et surtout par ce tatouage dessiné sur sa nuque dont le symbole lui échappe. Il n’en a vu que quelques traits, mais ça a attisé sa curiosité. S’il a conscience que pour certaines personnes, se faire graver à l’encre noire un symbole, dessin, sur la peau, ça peut être fait pour le plaisir, il sait que pour d’autres, ça veut dire quelque chose. Et il ignore exactement à quelle catégorie de personnes elle appartient. Trop insouciante pour penser à une véritable signification ? Ou, au contraire, avec un événement assez lourd de sens pour se l’inscrire sur elle, ne pas l’oublier ? Alors qu’il la scrute des yeux, il se pose la question, est à deux doigts de franchir la limite en s’intéressant d’un peu trop près à elle, quand elle reprend sur sa façon de marcher. Et si c’est peut-être pas plus mal, ça le frustre. « Et en plus, tu es de mauvaise foi. Pour le moment, j’ai eu droit à pas mal de tes défauts. Qu’en est-il de tes qualités ? » demande-t-il, sur un ton amusé, taquin, tandis que son regard glisse sur cette main qui s’accroche à son bras.

Il suit le chemin qu’elle lui indique en marchant un peu plus à droite, ou à gauche, commençant à reconnaître l’endroit dans lequel ils se trouvent. Ca fait si longtemps qu’il n’a pas erré dans les rues de Naples, mais il se rend compte que trois ans ont suffi à lui créer des souvenirs inoubliables. Il y a bien certains aspects qui diffèrent, des bars et autres devantures qui n’étaient pas là lors de son passage. « Parce qu’elles te paraissent personnelles, mes questions ? » Il ne fait que s’intéresser à ce qu’elle lui dit, non ? Peut-être n’aurait-il pas dû être aussi intrusif ? « Souvent, non, mais ça m’arrive, quand on me tend des perches. Ce que tu as fait. » Avec ce lieu spécial, par exemple. Elle n’était pas obligée de le lui confier et pourtant… Pourtant c’est un détail auquel il a eu droit. « Mais tu n’es pas obligée de répondre. Je ne te mets pas un couteau sous la gorge, à ce que je sache. » L’inconnue est libre de dire ou faire ce qui lui passe par la tête, même s’il est évident qu’il ne la laissera pas se suicider si l’envie venait à s’installer soudainement dans sa tête. Tout de même, il apprécie qu’elle lui parle. « Tu le fais parce que tu le veux bien. D’ailleurs… Tu le fais souvent ? Parler à des inconnus. » Comme elle le fait avec lui. Dire bonjour et entretenir une conversation comme la leur, ça n’arrive sans doute pas tous les jours. « Un L. Laura ? Lea ? Lorella ? » Comme le bar qui ne se trouve pas très loin de l’endroit où elle l’embarque. « Va pour l’inconnu du pont… Mais… » Il penche la tête sur le côté, absorbé par la pancarte du club. Elle est en train de le prendre pour un pigeon. Stefan se tourne pour lui faire face, peu enclin à trouver un arrangement. S’il entre dedans, il sent qu’il ne rentrera pas avant un bon moment. Et en même temps, Cecilia est habituée à s’endormir seule et à sentir son corps se coller contre le sien au beau milieu de la nuit. « Ok… A une condition. » Parce que lui aussi est joueur et qu’à bien y penser, ça ne le dérange pas tant que ça de franchir le seuil de cette discothèque. « C’est quoi ce tatouage ? » Ca lui brûle les lèvres depuis qu’il l’a aperçu. « Tu peux rester évasive, juste me dire ce que c’est, sans sa signification si tu veux. » Et en se mordant la lèvre inférieure, il ajoute : « J’aimerais bien le voir aussi. » Avant qu’elle n’ait pu lui répondre, Stefan fait le tour de sa silhouette, de sorte à se retrouver proche de son épaule, pour planter son regard dans le sien et avoir accès à sa nuque. « Je peux ? » demande-t-il, alors qu’il pourrait se le permettre sans attendre son autorisation. Le fait est qu’elle n’a pas beaucoup de longueur de cheveux.


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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Mar 6 Mar 2018 - 22:12 )
Si elle aime avoir le dernier mot ? Absolument. Lucy est entêtée, obstinée, têtue, coriace, acharnée et tous les synonymes que l’on peut y donner. Maintenant, elle est aussi de mauvaise foi, comme le lui dit l’inconnu, c’est vrai. Alors Lucy hausse les épaules à ses remarques tout en induisant qu’il se trompe par son regard. « Je ne vous permets pas de dire ça ! J’ai ENORMEMENT de qualités ! » La confiance qui transparaît en elle n’est qu’apparence. Le fait est que, s’il le lui demandait, Lucy aurait bien du mal à lui citer plus d’une ou deux qualités… Cat’ lui disait souvent qu’elle avait trop tendance à se dévaloriser, d’ailleurs. Mais comment pourrait-il en être autrement quand, toute votre enfance, vous avez sans cesse été comparé à vitre grande sœur modèle et parfaite ? Aujourd’hui encore, Lucy garde du comportement de ses parents, et de son père tout particulièrement, de nombreuses cicatrices. Mais ce soir, il n’est pas question de tout ça. En choisissant de ne pas se rendre à ce dîner débile organisée par sa sœur, en repoussant ce vaste traquenard prévu sous l’égide de ses parents, elle leur a fait part d’un message : elle n’est plus la petite fille docile et vulnérable qu’elle était autrefois. Aujourd’hui, elle reprend les rênes. Enfin, plus ou moins au vu de son état… « Un prénom, on ne peut pas faire plus personnel, je vous signale. » Lâche-t-elle, avec une mine presque insolente. Lui a-t-elle vraiment tendue tant de perches que ça ? Elle ne s’en est même pas rendue compte mais, à bien y réfléchir, il est vrai qu’elle a eu la langue plutôt déliée depuis le début de leur rencontre, ce qui ne lui arrive que très rarement, d’autant plus avec des inconnus. « Je ne le fais jamais, à vrai dire. » Parler ainsi avec des inconnus. Sauvage, méfiante, Lucy l’aurait en temps normal envoyer paître après sa pseudo tentative de suicide mais la voilà qui se surprend à vouloir prolonger la soirée en montant un plan diabolique dans sa tête. « Il faut croire que vous avez un don, en plus de celui de convaincre des non-suicidaires de ne pas sauter d’un pont. » Un sourire malicieux aux lèvres, Lucy observe  l’inconnu se prêter au jeu et rechercher avec insistance ce que peut bien être son prénom. Ce qui n’était à la base qu’une manière de l’occuper afin de l’amener vers le lieu de sa convoitise devient finalement un jeu de piste amusant auquel elle prend aussi goût. Faisant la moue devant ses tentatives infructueuses, elle se décide alors à lui donner un deuxième indice. « La deuxième lettre est un U. Et vous n’aurez pas plus d’infos, ça s’arrête. » Une part d’elle-même aimerait que le mystère persiste. Qu’elle reste l’inconnue du pont elle aussi, comme elle désire qu’il le soit pour elle. Et puis… un autre côté d’elle désire lui donner cette information, ardemment, sans même qu’elle ne comprenne pourquoi.

Mais les voilà enfin arriver. Non pas à son lieu de résidence, comme c’était prévu initialement mais bel et bien au Caruso Club. Lucy aime cet endroit, y va souvent ces derniers mois puisqu’il présente à ses yeux deux gros avantages. Premièrement, il est proche de chez elle, ce qui rend ses retours laborieux plus faciles. Deuxième, il est toujours bruyant, pleine de vie et ça, ça a tendance à lui faire oublier son propre chagrin qui crie au fond de son cœur. Pourtant, l’inconnu réveille cette douleur sans même s’en rendre compte en évoquant son tatouage. Un instant, son corps se tend alors qu’elle le sent se positionner derrière elle, prêt à observer ce petit bout d’elle. Ce petit bout de leur histoire, avec Catalina. C’est douloureux et, en même temps, la curiosité de l’inconnu qui ne sait rien de ce que ça peut bien signifier pour elle ne lui paraît pas malsaine… Et l’amène à se détendre. « Tu peux. » Lance-t-elle, alors qu’elle utilise le tutoiement pour la première fois de manière inconsciente. Son cœur se met à battre à cent à l’heure alors qu’elle l’imagine observer ses deux branches de feuilles qui s’entrelacent pour n’en former qu’une… Comme elle et Cat’ avant. « Logiquement, si le tatoueur a bien fait son boulot, tu dois déjà te rendre compte qu’il s’agit de deux branches qui s’entremêlent. » Se sent-obligée obliger de décrire. Quant à sa signification ? Les mots ne suffiraient pas à l’expliquer. « Ma fiancée avait le même. » Ajoute-t-elle, dans un souffle, presque inaudible alors que sa voix se brise. Elle ne sait même pas pourquoi elle a dit ça, soudainement… Si c’est plus pour lui ou pour elle. D’ailleurs, elle n’est même pas sure qu’il l’ait vraiment entendu. « Et maintenant on entre. C’était le deal. » Ajoute-t-elle rapidement, reprenant ses esprits après cet instant hors du temps. Sans même demander à l’homme, elle l’attrape par l’avant-bras et le traîne à l’intérieur du Caruso Club. Elle a besoin d’un verre, là, tout de suite. Et curieusement, elle a besoin de le boire avec lui. « Une vodka citron s’il vous plaît. » Lance-t-elle à peine arrivée au bar, heureusement déserté par les nombreux danseurs ce soir qui se presse sur la piste. « Et celui-là, tu ne me le piqueras pas, hein. » Dit-elle en se tournant face à l’inconnu qui s’assoit à côté d’elle, prête à montrer les dents. Honnêtement, elle l’a bien mérité.


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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Jeu 8 Mar 2018 - 23:21 )
« Vaniteuse ? Si tel n’est pas le cas, ce n’est pas la modestie qui t’étouffe. » Son amusement se lit sur ce visage où se dessine un sourire qui ne veut pas disparaître. Il est sincère et pour la première fois de la journée, Stefan a l’impression de se détendre. Ne plus penser à cette mission qui l’amène ici, ni aux femmes ayant l’âge de sa mère qu’il observe en se demandant s’il ne s’agit pas d’elle. Tout semble s’endormir dans un coin de sa tête et ça lui fait beaucoup de bien. D’autant qu’il apprécie la tournure que prend cette soirée : elle est imprévisible et il ne s’y attendait tellement pas… « Si je te suis dans ton raisonnement, le prénom est-ce qu’il y a de plus personnel ? » A ses yeux, ce n’est pas ce qui représente l’identité même de la personne. Preuve est qu’il n’est pas unique et partagé par beaucoup. Ce qui est personnel, c’est ce qu’elle est à l’intérieur d’elle. Ses pensées, ses sentiments, sa bulle, son univers et si elle souhaite réellement débattre là-dessus, alors il a de bons arguments qu’il pourrait mettre sur la table. « C’est une première. Tu devrais faire ça plus souvent, ça apporte de bonnes surprises. » Toutes ses relations se sont créées de cette manière. Quand il voit à présent que tout se fait par Internet, ça le désespère. Bien qu’il utilise parfois la technologie, notamment pour rester en contact avec tout le monde, pour avoir des nouvelles de chacun, ou suivre l’actualité, il ne lui est jamais passé par la tête de s’inscrire sur un site de rencontres et d’entamer des relations épistolaires sans jamais voir les gens. Le contact est important pour lui qui est convaincu qu’on peut se faire une mauvaise idée de quelqu’un qui se trouve à quelques kilomètres seulement. Une image positive, comme négative d’une personne avec qui le courant pourrait très bien passer. Mais c’est sa façon d’être. C’est un type qui paraît distant, qui peut être froid et cassant, mais qui favorise l’humain aux machines. « Avec tout l’alcool que tu as ingurgité, tu aurais pu passer par-dessus la barrière. Tu devrais me remercier de m’être inquiété, j’ai failli te sauver la mise. » répond-il, sur un ton se voulant léger, alors qu’il prend la deuxième lettre de son prénom. Lu. « Luisa. » Pourtant, le premier prénom qui lui vient à l’esprit, ce n’est pas cette proposition, mais bien celui de la frangine de sa fiancée. Luciana. Elle lui a tellement parlé d’elle ces dernières semaines, qu’il ne peut faire autrement que d’y songer. Il ne lui en fait cependant pas part et se focalise sur ce tatouage qu’il espère pouvoir observer. L’autorisation donnée, il passe par derrière et examine les traits, l’encre qui forme deux branches. C’est bien dessiné, mais il s’interroge sur la signification qu’il se refuse à demander, lorsque d’elle-même, l’inconnue du pont lui en dit un peu plus. Stefan baisse aussitôt la tête, repensant à Cecily, à ses paroles, aux discussions qu’ils ont eues à propos de sa sœur. Lorsqu’elle avait appris pour ses fiançailles, elle en avait fait une jaunisse, criant haut et fort qu’elle n’acceptait pas cette future union. Elle s’était même rassurée en se disant qu’en Italie, le mariage homosexuel n’était pas autorisé. L’union civile, oui, mais ça s’arrête là. Et puis, elle avait continué, encore, toujours, en critiquant amèrement ce choix qui n’était pas le sien, l’appréciant moyennement. Ce qui la dérangeait le plus, c’était la réputation de la famille. Qu’allaient dire leurs proches en apprenant la nouvelle ? « C’est bien réalisé. » Sans se contrôler, il effleure du bout des doigts les branches entremêlées. Ca ne dure que quelques secondes, pas plus, avant qu’il ne la contourne pour lui faire de nouveau face. Il aimerait lui dire qu’il est désolé pour elle, qu’il comprend qu’elle soit affectée par la perte d’un être cher, mais il se tait et de toute façon, elle ne lui laisse le temps de rien que les voilà déjà à l’intérieur. Stefan s’appuie contre le bar, tandis qu’elle commande une première boisson. « Je préfère la vodka pure. Ou la bière. Aucun intérêt, donc. Une ambrée, merci. » Le barman acquiesce d’un signe de tête et prépare les consommations, tandis que Stefan pose son attention sur celle qu’il pense être la petite sœur de Cecily. « Alors… Ce prénom… » Il se mord la lèvre, se doit d’être un minimum crédible et donc, pour ne pas paraître suspect, souffle des fausses réponses : « Lucilla ? Luana ? Luna ? » Son cœur se resserre, de peur de la réponse, puis il termine : « Luciana ? » Il le sait, le sent dans ses tripes qu’il s’agit de ça et tout se bouscule dans sa tête. Peut-être devrait-il lui dire qui il est, à son tour, mais il joue de son envie de ne pas connaître son identité pour garder le silence. Et quand bien même, elle aurait aimé en savoir davantage, il ne lui aurait pas donné ce qu’elle souhaite. Leur proximité est si étrange, si naturelle, que ce serait tout gâché. « Tu viens souvent ici ? Pour y danser ? A moins que tu danses comme un pied ? » C’est la lancer sur un défi, ce qui lui donne d’ailleurs une idée qu’il ne tarde pas à exprimer : « Si tu danses comme tu marches, ce ne serait pas si étonnant. A moins que tu as des choses à me montrer qui pourrait me surprendre ? » Sa bière arrivant, Stefan la saisit dans sa main gauche et la fait glisser jusqu'à lui, tout en approchant son visage du sien. « Tu es surprenante ? »
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