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- La rencontre I Stefan [Terminé] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Ven 9 Mar 2018 - 23:07 )
« Non, oui bien sûr qu’il y a énormément de chose plus personnel qu’un prénom… Roh, bon vous avez gagné je voulais juste vous contredire, c’est tout. » Parce qu’elle est comme ça Lucy : toujours dans la taquinerie, l’esprit de contradiction… jusqu’à l’affrontement, parfois. Depuis sa plus tendre enfance, elle a eu toujours été à contre-courant du reste de sa famille, à tel point qu’elle a fini par prendre l’habitude de n’être d’accord avec personne. Mais ce soir, elle n’a pas envie de s’entêter telle une enfant et préfère se laisser bercer par cette soirée qu’elle n’imaginait pas. Elle, elle pensait simplement boire un coup, sourire à l’idée que sa sœur soit en train de péter un câble à l’autre bout de la ville tout en demeurant triste de voir où leur relation en est arrivée. Alors que là, elle se retrouve à parler à un type qu’elle ne connaît absolument pas, chose qu’elle ne fait jamais, et se surprend à passer un moment agréable. « Je ne sais pas encore si celle-là est bonne, de surprise. Je réserve mon jugement. » Lui dit-elle, même si elle ne peut s’empêcher un sourire. Comme à son habitude Lucy reste méfiante, sur ses gardes mais elle est bien partie pour se détendre et faire confiance à cet homme. Le fait est que, seulement quelques minutes plus tard, elle se surprend à évoquer ce tatouage si important pour elle. C’est étonnant pour elle, parce qu’elle serait plutôt du genre à protéger ce dessin sur sa peau aussi farouchement que le souvenir de Cat’ mais il faut croire que l’alcool fait son effet ce soir et dans le bon sens du terme. Les doigts de l’inconnu qui effleure l’encre sur sa peau, contact auquel elle ne s’attendait pas, lui donne des frissons alors qu’elle ferme le point sous l’effet de surprise. Depuis ce qui lui est arrivée au cours de son adolescence, Lucy reste toujours sur le qui-vive quant à des contacts impromptus, particulièrement avec les hommes, mais celui-ci dure si peu longtemps qu’elle parvient à se relâcher quand il cesse. « Merci. » Au lieu de quoi, elle préfère se concentrer sur le compliment qu’il lui a fait et que Cat’ aurait sans doute apprécié. C’est elle qui a décidé des moindres détails de ce tatouage ainsi que la personne qui allait le réaliser. Lucy, elle, s’est laissé convaincre par la détermination de sa petite-amie. « Je pense m’en refaire un autre d’ici peu. » Mais elle y a pris goût, à cette manière de s’inscrire quelque chose dans la peau. A présent, ça lui donne envie de recommencer et avec quelque chose qu’elle aura choisi.

Très vite, l’atmosphère change lorsque Lucy et l’inconnu pénètrent dans le bar dansant. L’ambiance est électrique, les gens dansent, sourient, crient alors que Lucy choisit elle d’aller à l’écart de la foule en direction d’un petit coin du bar déserté, y traînant l’inconnu sans ménagement. « Alors dans ce cas-là, c’est peut-être moi qui te piquerait la tienne. Pour me venger. » La jeune Italienne retrouve le sourire, se décrispe. Comme si ce qu’elle avait dit plus tôt, au sujet de ce tatouage, au sujet de Cat’ l’avait soudainement libérée d’une partie du poids qui croule sous ses épaules. Elle ne comprend pas très bien comment ça a pu arriver, et pourquoi, mais c’est pourtant bien le cas. « Toujours pas. » Décidément, elle commence à croire qu’il ne le trouvera jamais, son prénom. Mais alors qu’elle s’apprête à lâcher prise et à lui avouer le fameux sésame, voilà qu’il sort enfin de sa bouche. Il était temps. « Je préfère qu’on m’appelle Lucy. » Luciana, c’est trop long et puis il y a une autre raison particulière à celle-là. « C’est ma grand-mère qui a commencé à m’appeler par ce diminutif et je l’ai adopté. Elle est d’origine anglaise. Comme toi. » Difficile de ne pas reconnaître l’accent quand elle l’a si souvent entendu depuis son enfance. Malgré le temps passé en Italie, Granny ne l’a jamais perdu, sans doute en ultime hommage à un pays qu’elle porte toujours dans son cœur. « J’aime les endroits animés, c’est tout. » Mais oui, elle danse comme un pied, comment a-t-il bien pu le deviner ? Pourtant Lucy aime la musique, adore en écouter et aime aussi danser dessus… mais seule, chez elle. La plupart de ses amis qui l’ont vu à l’œuvre lui ont toujours répété qu’elle avait un sens du rythme très particulier. « C’est un défi, c’est ça ? » Lance-t-elle alors qu’il s’est approché d’elle et la fixe droit dans les yeux. Bien sûr, que ça l’est, c’est évident. Et Lucy est trop fière pour ne pas réagir. « Ok, ok, tu vas voir, je vais te surprendre. » Là, elle boit cul sec son verre de vodka avant de se lever, commençant à bouger timidement au rythme de la musique. Désinhibée par le liquide qui coule dans ses veines depuis le début de la soirée., Lucy se laisse aller petit à petit, partant dans une chorégraphie à la limite du ridicule. A vrai dire, elle n’est même pas sure qu’elle puisse appeler cela danser. Elle… bouge, plutôt. Mais elle profite de ce moment rien que pour elle, ferme les yeux au son de la musique avant de finalement les rouvrir pour se rapprocher de l’inconnu. « Vas-y, moques-toi, moques-toi j’ai dis que j’allais te surprendre ! J’ai pas dit que ce serait forcément en bien. » Parce que, forcément, qu’il va se moquer d’elle. Si elle se voyait elle-même, ce serait sans doute ce qu’elle ferait. « Vas-y, montres-moi si tu oses ! Danse à ton tour qu’on se marre ! » Lance-t-elle alors qu’elle lui tend la main en signe d’invitation. Elle aussi, c’est un défi.


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Stefan Rowe10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Mer 14 Mar 2018 - 1:29 )
S’il pensait encore il y a quelques minutes que la surprise aurait pu être bonne, en prenant connaissance de son prénom, les doutes s’installent. En face de lui se trouve la petite sœur de Cecily. Celle au caractère bien trempé, difficile à gérer, sur la mauvaise pente et qui ne souhaite pas être aidée par l’ainée et son futur beau-frère. S’il lui dit qui il est, il est convaincu que tout s’arrêtera à la minute même où son identité aura franchi ses lèvres. Stefan se cache donc derrière l’envie de Luciana de vouloir garder le mystère sur l’homme du pont et ça l’arrange. Ce qui le contrarie, c’est que le plaisir de cette rencontre vient d’être bouleversé par l’intérêt qu’il y voit à prolonger la soirée. C’est un bon moyen de lui montrer qu’il est loin de ce qu’elle peut imaginer le concernant. Il ne la prendra pas de haut, ne lui montrera pas un chemin qui ne lui convient pas et sera attentif à ses désirs, laissera de côté ceux de sa famille qui n’est pas tout à fait objective. Mais il comprend que les Uccello peuvent s’inquiéter. Même s’il ignore ce qu’est exactement une famille, il a tendance à croire que c’est leur rôle de protéger tous les membres et il a toujours agi en tant que tel avec les personnes qu’il entraînait, devenant très vite un grand-frère dans leur cœur. Certains iraient même jusqu’à dire qu’il représente un modèle, mais lui n’a pas la prétention de se considérer comme tel. Son peu d’estime de lui le pousse à ne pas se voir comme étant quelqu’un de bien. Pourtant, il essaie, vraiment, mais à en voir le choix qu’il fait à l’instant de lui cacher ce qu’il est prouve bien qu’il est loin d’atteindre la perfection. Stefan pense agir du mieux qu’il peut, prend les situations délicates comme elles viennent et se comporte en fonction. Alors peut-être a-t-il tort, mais en attendant, il réussi à obtenir l’attention d’une gamine qui lui aurait refermé la porte au nez si elle avait tous les éléments à sa portée. « Je préfère Luce. » Ce petit surnom affectif, aussi peut-être pour créer quelque chose de spécial entre eux. « Même si j’aime beaucoup Lucy. » Il le préfère à Luciana qui, au-delà d’être italien, n’est pas « adapté » à la personne. « Tu as l’ouïe fine. Je suis souvent obligé de préciser ma provenance. De quel coin vient-elle ? » Cecily ne lui avait jamais parlé de sa grand-mère de manière aussi personnelle. Le fait est qu’elle ne semble pas la connaître énormément et il a compris qu’il s’agissait d’un de ses regrets. Si Stefan l’a poussée plus d’une fois à en profiter, à l’appeler pour prendre de ses nouvelles, Cecily n’a pas fait énormément d’efforts et il ignore le pourquoi. En revanche, avec ses parents, c’est une autre paire de manches. Ils se téléphonent toujours. Elle passe des heures avec son père, pour lui raconter tout et n’importe quoi, chose qui l’a surpris les premières fois. Il n’est pas habitué à voir une fille si proche de son père au point de lui raconter les moindres détails, ses moindres tracas. Ils s’entendent bien, ont le même point de vue sur beaucoup de choses. Sur Lucy. Il la soupçonne même d’en dire davantage au premier homme de sa vie, que lui, mais ça ne le dérange pas tant que ça. Lui-même a un jardin secret. Néanmoins, elle aurait pu lui dire que ses origines ne s’arrêtaient pas à l’Italie, qu’elle avait du sang anglais qui coulait dans ses veines. Ca l’aurait grandement intéressé, lui qui aime l’Angleterre, même s’il n’y a pas remis les pieds depuis ses dix-huit ans. « Parce que t’appelles ça animé ? Je ne sais pas si c’est seulement ce soir, mais je trouve ça froid. Tu m’aurais demandé, je t’aurais amené dans une boîte de nuit bien plus sympa que le Caruso. Attention, je ne critique pas la qualité du service… Ce que je critique, c’est ça. » Il désigne d’un geste de la tête ceux qui se trouvent sur la piste de danse. Ils ne se connaissent pas, sont éloignés des uns des autres. Des petits groupes sont déjà formés, sans doute avant même d’entrer à l’intérieur, mais c’est ce qu’il regrette, justement. Les discothèques modernes ne correspondent absolument pas à ses attentes. C’est devenu un lieu de drague, où l’on cherche des plans d’un soir, alors qu’il pourrait y avoir d’autres aspects bien plus intéressants. Peut-être est-il aussi sévère parce qu’il connaît un endroit bien plus charmant, plus petit aussi, ou alors il semble plus étroit, parce qu’il est bondé de monde. La clientèle est faite de personnes habituées, qui au fil des années, a créé des liens. C’est une combattante, Elise, qui lui a fait connaître l’endroit et il n’a pas mis plus de dix minutes pour sympathiser. Contrairement au Caruso où ça semble être un peu plus difficile. « Je veux bien croire que tu connaisses bien Naples, mais tu ignores ce que c’est, de faire réellement la fête, dans des endroits qui te font perdre littéralement la tête. Tu devrais creuser encore un peu, tu pourrais être surprise par ce qui t’attend dans des endroits que l’on n’attend pas spécialement. » Des vieux bâtiments, parce que justement, c’en est un. Il n’y a aucune pancarte, fonctionne par le bouche à oreille. Le Caruso à sa réputation, est répertorié dans le guide, mais définitivement, ce ne sera pas l’une de ses adresses. « Intriguée ? » demande-t-il, avant d’arborer un sourire amusé. S’il s’agit d’un défi ? Un peu, oui. Immédiatement, Lucy se lève pour danser et devant ce massacre, Stefan ne cache pas son amusement. Buvant une gorgée de sa bière, il tourne la tête vers l’homme qui se trouve à quelques mètres d’elle et qui l’observe, la reluque, de haut en bas, d’un air dépité. Et c’est ça, la frangine catastrophique ? Parce que tout ce qu’il remarque, c’est une fille un peu paumée, certes, mais qui n’a rien du personnage horrible dépeint par Cecily. « J’espère que tu rends compte qu’en quelques minutes, tu as réussi à surpasser les danseurs les plus horribles qui puissent exister. » exagère-t-il, en prenant une longue gorgée. « J’danse pas très très bien, seul. Je sais jamais où placer mes bras, comment bouger mes jambes et à mon avis, c’est peut-être pas aussi cata que toi, mais c’est pas très loin… » Il assume, avoue. D’autant que c’est moins beau qu’une femme, quand ça danse seul. Il hésite un instant, puis saisit la main qu’elle lui tend et après avoir bu une gorgée de sa pression, l’attire sur la piste de danse. « Par contre, à deux, ça va un peu mieux. » dit-il, en tournant Lucy sur elle-même, de sorte à ce qu’elle se retrouve dos à lui. Stefan place ses mains sur sa taille, puis dans un geste soudain, la ramène contre lui. « Ferme les yeux. » dit-il, non loin de son oreille, alors qu’il agrippe son poignet, remonte son bras, puis incite sa main à s’accrocher à sa nuque. « Oublie ce qu’il y a autour de toi. » Les gens qui s’y trouvent, le bruit des verres, les rires. Ses doigts glissent sur son bras, jusqu’à se retrouver sur sa taille. « Ton corps doit juste bouger au rythme de la musique. » Aussi à l’aide des pulsions de son partenaire qui commence à lui dicter de faire un pas en avant, puis un en arrière. « Ce deuxième tatouage, tu y as réfléchi ? Qu’est-ce que ce sera ? » A travers cette question, il espère bien pouvoir alléger l’atmosphère qui règne entre eux, cette proximité qu’ils ont et qu’ils ne devraient peut-être pas avoir.


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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Mer 14 Mar 2018 - 20:01 )
« Luce c'est sympa aussi. « Toujours mieux que Lulu qui est devenu par la suite le nouveau surnom affectif de sa grand-mère, Lucy ayant été adopté par toute la famille. Mais autant le dire, elle n'apprécie pas vraiment Lulu, assez ringard selon elle. Il n'y a bien que sa Granny qui a le droit de l'appeler comme ça. « Elle a vécue toute son enfance à Fulham, pas très loin de Londres. En fait, mon grand-père est Napolitain mais sa famille a quitté l'Italie pendant la guerre quand il était jeune. Ils se sont rencontrés et il l'a ramené ici avec lui. » Elle ne sait même pas pourquoi elle lui confie tout ça mais Lucy a toujours eu une grande admiration pour l'histoire d'amour de ses grands-parents. Sa grand-mère a tout quitté pour lui, pour refaire sa vie dans un pays étranger mais elle lui a toujours précisé qu'elle ne regrettait rien même si, malheureusement, son mari est mort très jeune. Lucy ne l'a jamais connu mais d'après ce qu'elle en a entendu, c'était un sacré bonhomme. La conversation diverge rapidement sur le lieu où il se trouve et qui ne semble pas tout à fait au goût de son compagnon improvisé pour la soirée. À l'entente de son avis, Lucy hausse les épaules. À vrai dire, elle n'a jamais vraiment réfléchi aux qualités et aux défauts de cet endroit, se contentant d'y venir ces derniers mois pour boire jusqu'à plus soif... À partir du moment où le serveur accepte de lui donner ce qu'elle demande, elle, tout lui va. « Alors disons plutôt que j'aime bien ici parce que c'est un endroit bruyant. Ça m'empêche de penser. » Parce que ses pensées sont bien mornes, tristes, limite morbides. Et Lucy déteste être comme ça, c'est tellement éloigné de sa personnalité qu'elle peine parfois à se reconnaître mais... elle a beau faire tous les efforts du monde, elle n'arrive pas à se sortir de cette mauvaise passe. « Mais il est où ce fameux endroit? » L’inconnu a éveillé sa curiosité d'esprit à présent. Lucy connaît Naples comme sa poche alors elle se demande bien comment ce lieu qu'il vient d'évoquer peut bien lui avoir échappé. « En tout cas oui, je m'efforcerais de garder les yeux ouverts. » A la recherche de nouvelles aventures. Et ce qu'il lui propose par la suite en est une : le nombre de personnes à avoir vu dansé Lucy en public se compte sur les doigts d'une main. Enfin vraiment danser quoi, à sa manière un peu particulière. La plupart du temps quand on la traîne sur la piste, Lucy se contente de faire successivement un pas sur la droite puis sur la gauche mais là, face au défi de l'inconnu, elle choisit de se lâcher totalement... Pour son plus grand plaisir ? Honnêtement, elle en doute. Et il le lui confirme en jugeant sa piètre prestation. « Je ne te permets pas ! Je danse... Je m'exprime d'une façon unique ! » Question de point de vue. Il est en tout cas certain que, en ce qui concerne la danse, Lucy est absolument inimitable. Alors, histoire de se sortir de cette impasse, elle met l'inconnu au défi, à son tour, de se donner en spectacle. « Dans ce cas-là, je veux te voir à l'œuvre ! » Histoire de ne pas être la seule à s'être ridiculisé. Mais à la place, l'homme semble avoir une autre idée en tête alors qu'il l'emmène sur la piste de danse et la fait tournoyer. Étrangement, Lucy se laisse conduire là où elle aurait refusé en temps normal. Elle peine à supporter une proximité avec les hommes mais ne le repousse pas quand elle sent les mains sur sa taille, puis la proximité de leurs deux corps. Pourtant, elle ressent bien une petite gêne au fond de son ventre qui semble trahir son malaise. Elle ferme alors les yeux sur ses conseils, pose délicatement sa main sur sa nuque à sa demande pour finir par suivre les pas qu'il lui indique en la guidant. Et elle danse. Vraiment. Simplement mais de manière à peu près harmonieuse pour la première fois de sa vie. Une sensation de chaleur prend alors possession d'elle, l'espace d'un instant, jusqu'à ce que sa question ne l'amène à réouvrir les yeux et à se retrouver dans la réalité. Elle réalise alors vraiment ce qu'elle est en train de faire et la boule reprend position dans son ventre. Afin de mieux lui répondre dans ce brouhaha, elle décide de se retourner mais estime mal leur distance alors qu'ils se retrouvent face à face à quelques centimètres l'un de l'autre. Un moment de flottement se passe en elle, les yeux dans les yeux, avant qu'elle ne recule un peu pour prendre contenance. « Tu es un super prof on te l'a déjà dit ? Mais on devrait plutôt se mettre à l'extérieur de la piste, c'est plus simple pour discuter. » Simple excuse pour qu'ils s'éloignent de la piste de danse et oublie ce moment passé. Lucy, elle, fait en tout cas son maximum. « Quant à mon prochain tatouage, je sais qu'il sera sur mon poignet droit... mais quoi encore, je n'en sais rien. Je ne veux pas me précipiter et mettre un truc qui signifie vraiment quelque chose pour moi, tu vois ? » Lucy est pourtant du genre téméraire mais il s'agit là d'une marque à vie. Cela a son importance pour elle. « Tu aimes ça les tatouages ? » Demande-t-elle, curieuse. Il faut dire qu'elle n'a pas l'habitude : toute sa famille déteste celui sur sa nuque.


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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Lun 19 Mar 2018 - 2:05 )
« Tu n’as pas dû visiter Fulham. Si c’était le cas, tu saurais que c’est dans Londres même. C’est un quartier londonien. » Dans lequel il ne se perdait pas énormément. Ce n’est pas son monde. Ce quartier est connu pour être calme, verdoyant, mais aussi pour sa bourgeoisie. On y trouve de très belles maisons. C’est un coin huppé, pour ceux qui ont les moyens, mais aussi pour ceux qui aiment la tranquillité. Il a très bonne réputation, peut-être un peu trop pour les gens de sa classe. Fulham lui semblait être un petit paradis dans Londres, un endroit inaccessible, alors qu’il s’agit d’un quartier abordable. « Tu as l’air de beaucoup l’aimer. Et donc, comment ils se sont rencontrés ? » C’est de la curiosité pure et simple, mais ce n’est pas avec sa fiancée qu’il aurait des détails. Le fait est que Cecily n’est pas très proche de sa grand-mère. Il a compris que l’homme qui partageait la vie de cette dernière n’était plus de ce monde et que cette femme était parfois ennuyeuse à mourir, toujours d’après elle, qu’elle rabâchait toujours les mêmes histoires, très longues. En clair, elle n’a pas de très bonnes affinités. Pourtant, ce que lui conte Lucy l’intéresse. D’autant qu’ils ont un point en commun : ils sont londoniens tous les deux. Même s’il n’a jamais osé remettre les pieds dans sa ville natale, Stefan n’en reste pas moins fier de ses origines. C’est juste à cause d’une seule et unique personne qu’il a préféré ne pas y remettre les pieds, comme s’il lui devait des comptes, comme si le simple fait d’être sur place pouvait être dérangeant. Et puis, il craint de le revoir, même si la ville est immense pour être confronté au simple hasard. Cependant, suite à une telle rencontre, il ne peut qu’y croire. C’est par le fruit du hasard qu’il s’est retrouvé face à la petite sœur de sa fiancée et qu’il sympathise avec elle, et contre toute attente, à apprécier son contact. « Dans les bas-fonds de Naples, là où on n’aime pas s’aventurer, mais là où je mets les pieds. Si tu veux en savoir plus, alors prie pour que ta route recroise la mienne un jour. » Et il est certain que ça finira par se faire, peut-être pas dans des circonstances aussi légères, mais une part de lui espère que la facilité qu’ils ont à parler l’un avec l’autre jouera en sa faveur. Parce qu’il lui ment en lui cachant son identité et en ne lui disant pas clairement qu’il sait qui elle est, qu’ils sont plus proches que deux inconnus, il se montre honnête et vrai avec elle, ne ment pas sur sa façon d’être.

Encore moins lorsqu’il lui avoue ne pas savoir danser tout seul. C’est le cas, même s’il est fort possible que ce soit moins catastrophique que la demoiselle. « C’est ce que je peux souhaiter à tous ceux qui s’aventurent sur la piste danse ! Ne pas avoir ton aisance à danser. » la taquine-t-il, les yeux rieurs, alors qu’il se surprend lui-même à sourire. Lui qui, habituellement, est plutôt froid en apparence. C’est surprenant, autant que cette nouvelle proximité entre son corps et le sien lorsqu’ils se rapprochent pour danser. Sans doute ne devrait-il pas… Extérieurement, ça doit ressembler à du flirt, alors qu’il ne fait que se laisser porter par tout ce qui se passe, par le défi de Lucy qui effleure sa nuque de ses doigts. Guidée par ses pas, elle semble se détendre et c’est avec satisfaction qu’il constate qu’en vérité, si on lui montre, elle peut faire bien plus que des pas non coordonnés. Stefan prend réellement conscience du feu avec lequel il joue, une fois qu’elle se tourne face à lui. Ce silence est pesant, son regard fixant le sien est déstabilisant, si bien qu’il voit en sa prise de parole, une issue de secours. Les bras tombant le long de son corps, il détourne un instant les eux vers ceux qui se retrouvent serrés l’un contre l’autre. Si Cecilia le voyait là… Elle lui piquerait une crise de jalousie et sans doute aurait-elle raison de le faire. « Non, parce que c’est faux. Du moins, en danse. Je me débrouille un petit peu, ça s’arrête là. Mais je suis pédagogue. » C’est son métier. Il se doit d’apprendre les ficelles de certains sports de combat, notamment la boxe. S’il ne savait pas s’exprimer, donner à ses élèves de quoi comprendre son domaine de prédilection, il n’aurait ni sa réputation, ni son expérience. Stefan pose sa main sur le bas de son dos et l’attire à l’extérieur de la danse, pour revenir à leur place initiale. « Je vois très bien. Et t’aurais tort d’agir autrement. Certains n’hésitent pas à se tatouer tout et n’importe quoi, alors que… c’est important. » De son point de vue, on ne se grave pas des symboles pour le fun. « Oui, très. Je trouve ça tellement… personnel, unique. Ca me plaît. J’en ai un, aussi. » Enfin, un. Il est juste énorme et correspond à ce qu’il est, dans sa totalité. Cecilia le déteste et ne comprend pas comment il a pu se gâcher la peau comme ça. Lui, il voit ça autrement. Ca fait partie de lui. C’est toute sa vie qu’il a sur son dos. Des traits sont même là pour cacher des cicatrices qu’on peut néanmoins sentir au toucher. « Tu penses à quoi, Luce ? » questionne-t-il, sérieusement, en faisant référence à ce qu’elle lui disait précédemment. « Je te trouve… sombre. » Stefan se pince les lèvres pour s’empêcher de dire une bêtise, mais peine à se contrôler. « C’est intriguant. Ca attise la curiosité. » Et il s’interroge, se demande ce qui a bien pu se passer exactement dans sa vie pour qu’elle soit comme ça. Il n’a pas vraiment eu de détails, juste qu’elle prenait un chemin qui n’était pas le bon, mais au fond, il ne la connaît pas trop Lucy. « Tu veux bien me faire une confidence ? » Et il aimerait que ça change.


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Sujet: Re: La rencontre I Stefan [Terminé] ( le Mar 20 Mar 2018 - 23:07 )
« J'aimerais beaucoup un jour effectivement mais non. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller. » Jusqu'à il y a peu, Lucy se concentrait énormément sur la course, ses entraînements, ses compétitions ce qui ne lui laissait pas vraiment le temps de se consacrer aux loisirs et aux voyages. Elle avait prévu de le faire, mais plus tard, d'ici un ou deux ans quand elle serait amenée à stopper sa petite carrière. Oui elle l'aurait fait. Avec Cat'. L'idée de lui faire découvrir la terre de ses aïeux avait quelque chose d'attrayant. À présent, non seulement elle serait obligée de faire ce voyage toute seule mais en plus, elle n'a plus du tout les moyens. Lucy brûle la vie par les deux bouts, à commencer par son compte en banque, et refuse de penser à demain. Pourtant, elle sait bien qu’il y a un jour où il faudra qu'elle refasse surface pourtant mais… pas ce soir. Ce soir elle se laisse bercer par le courant, par les questions de l'inconnu qui s'enchaînent et auxquelles elle répond le plus naturellement du monde, comme s'ils se connaissaient depuis bien plus longtemps que ça. « Oui je l'aime beaucoup. C'est le seul membre de ma famille qui ne m’ait jamais aimé comme je suis, sans compromis. » Encore une phrase qui sort de sa bouche et qu'elle n'aurait certainement pas dit avec un autre ou dans son état normal. Il faut croire que l’homme a beaucoup de chance ce soir d’être tombé sur la Lucy avenante et bavarde. « Ils étaient voisins, en fait, tout bêtement… Mais mon grand-père était issu d’une classe sociale légèrement inférieur à la sienne. Elle a tout risqué pour être avec lui. » Ce genre de petit courage qui aujourd’hui n’impressionnerait pas grand monde mais qui représentait beaucoup à l’époque. Sans son exemple, Lucy n’aurait peut-être pas osé tout tenter à son tour en assumant son homosexualité au grand jour. Si elle est ce qu’elle est, une femme qui s’assume, c’est plus grâce à sa grand-mère qu’à ses propres parents. « Je n’ai peur de rien, moi. » Et c’est à peu près vrai. Elle a des phobies, bien entendus, mais s’aventurer dans des coins dit malfamés ne lui fait pas peur : elle sait se défendre, être rapide, discrète… Et puis, la vie est bien trop courte pour avoir le temps d’avoir peur. « Alors si on se recroise un jour, tu m’y amènes. » Ce qui devra arriver, arrivera. Le destin, Lucy y croit beaucoup.

L’instant suivant semble irréel quand Lucy se retrouve sur la piste de danse avec cet homme. Premièrement, parce que Lucy ne danse quasiment jamais et deuxièmement encore moins avec la gente masculine. Elle ne sait même pas très bien comment elle se retrouve là, à le regarder effectuer le défi qu’elle lui a lancé et qu’il réalise en la prenant elle comme cobaye. Très vite cependant, le malaise reprend possession de ses veines avant qu’ils ne reprennent rapidement leur place au bar. Lucy ne rechigne pas, pressée de quitter cette atmosphère devenue tout à coup un peu trop étouffante pour elle. Au lieu de quoi, la discussion reprend naturellement son cours et c’est avec surprise qu’elle apprend qu’il possède un tatouage lui aussi. Rapidement, la jeune femme se met à le détailler et n’observe rien de visible. Et à ses yeux, qui dit tatouage masqué à la vue de tous, dit tatouage très personnel. Lucy, si elle l’a fait sur sa nuque alors que ses cheveux courts le laissent entrevoir, c’était en quelque sorte pour montrer au monde son amour pour cette femme, l’assumer en public à sa manière. Aujourd’hui, c’est plus difficile parce que nombreux sont ceux à lui poser la question, si bien qu’elle envisage de se laisser pousser une crinière pour la cacher. « Ce tatouage… Si le destin fait qu’on se revoit, alors il faudra que tu m’en parles. » Parce qu’elle aimerait lui poser mille et une question à son sujet mais laisse le hasard de la vie décider pour elle. Si elle le recroise un jour, elle ne le lâchera pas à ce sujet. Mais pour le moment, c’est encore à son tour de passer sur le grill. A sa remarque, Lucy fronce les sourcils, ne sachant pas très bien quoi répondre à ça. « C’est parce que je le suis. » Sombre. Depuis la mort de Cat’, Lucy semble vivre sur des montagnes russes, alternant des moments où elle retrouve ce qu’elle était, comme ce soir, et ceux où elle rumine son malheur en silence. La plupart du temps, ce sont ces instants qui gagnent la partie. Et involontairement, en lui demandant de lui faire une confidence, l’inconnu la ramène à ce sentiment. Ce sentiment de malheur à l’état pur. « Je crois que mon taux d’alcoolémie n’est pas encore assez élevé pour ça. » Elle a encore de la marge. Passer ses six derniers mois à se saouler pour oublier l’amour de sa vie aura eu au moins l’avantage d’augmenter sa tenue face à l’alcool. « On ferait peut-être mieux de rentrer. » Lâche-t-elle, finalement, alors qu’elle commence à se refermer comme une huître, laissant la tristesse l’envahir. Les cinq minutes à pied qui séparent son appartement du club sont d’ailleurs bien silencieuses alors que, finalement, ils finissent par arriver à destination, cet appartement qu’elle aime autant qu’elle déteste. Rien que de savoir que, là-haut, l’attend un lit vide mais rempli de souvenirs et elle aurait presque déjà la larme à l’œil. « A une prochaine fois, peut-être. On laisse faire le destin. » Dit-elle, alors qu’elle hésite un instant face à ce qu’elle doit faire. Une bise d’aurevoir ? Un serrage de main ? Dans le doute, Lucy s’avance d’un pas puis recule avant de pousser rapidement la porte de son immeuble. « Bonne nuit. » Lucy lance alors un dernier regard à l’inconnu avant de refermer la porte sur cette soirée. Une soirée intéressante, étrange mais dont au final elle n’est pas sûre de savoir quoi en penser.

Sujet terminé.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
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