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- Besoin de ta peau I Tullia -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Ghetto Crime Bar
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Besoin de ta peau I Tullia ( le Dim 25 Fév - 22:42 )
« Tiens, voilà ta paye. » Lucy attrape la liasse de billets tendus et n’a pas besoin de faire longtemps le compte pour s’apercevoir qu’il en manque plus de la moitié à ce qui était prévu. « C’est une blague ? » En tout cas si ça en est une, elle n’est pas vraiment drôle. Elle ne s’est pas échiné faire la plonge pendant près de 3 heures pour un salaire à moitié, tout de même ! « Non. Tu t’es pointé quinze minutes en retard. » Soupir. Ca a toujours été une de ses sales habitudes, d’être en retard. Elle a beau s’organiser à l’avance pour pouvoir partir à temps, Lucy se retrouve toujours d’une façon ou d’une autre à ne pas être à l’heure. Mais elle a aussi fait quinze minutes de plus que ce qui était prévu, pour compenser. Elle est honnête, elle. « J’ai fais mes 3 heures comme convenu. Je mérite cet argent. » L’air de Lucy se fait plus menaçant mais l’homme en face d’elle ne semble pas s’en inquiéter. Au contraire, il hausse les épaules et sourit, désinvolte. « Va donc te plaindre aux inspecteurs du travail, dans ce cas. » Touché. Elle ne peut pas faire ça, pour la simple et bonne raison qu’elle n’a aucun contrat pour prouver le temps de travail effectué. Lucy n’aime pas ça, bosser au black, mais tous les moyens de se faire de l’argent sont bons pour payer le loyer de l’appartement qu’elle partageait avec Cat’. Depuis que ses anciens sponsors lui ont coupé les vivres, son proprio se fait de moins en moins patient. « T’es qu’un enfoiré, Armando. » Crache-t-elle, rageuse, alors qu’elle quitte le restaurant avec perte et fracas. On ne l’y reprendra plus, c’est certain. Comment va-t-elle pouvoir payer le loyer avec ça ? C’est tout bonnement impossible. Mais au lieu de s’en inquiéter, de réfléchir à une solution, Lucy préfère filer en direction d’un bar de Chiala qu’elle connaît bien et dans lequel elle traîne beaucoup depuis la mort de Cat’. Elle a besoin de se changer les idées. Elle a besoin de la voir, elle.

Elle c’est Tullia. Magnifique brune au regard ensorceleur qui a aussi la particularité de ressembler comme deux gouttes d’eau à sa bien aimée disparue. C’est dingue, la sensation qu’elle a pu ressentir la première fois qu’elle l’a vu. Comme un coup de poignard en même temps, doublé d’un soulagement. Une sensation terriblement contradictoire qui ne l’a toujours pas quitté depuis les cinq mois qu’elles se fréquentent. Oh, pas sérieusement, non. Lucy ne pourra aimer que Cat’ pour le reste de sa vie et elle en a pleinement conscience. En plus, ce n’est pas comme si l’autre belle n’était pas engagée. C’est moche, c’est vrai, de s’immiscer dans une relation de couple qui va mal et c’est loin d’être son genre d’habitude mais… avec Tullia, c’est plus fort qu’elle. A la limite de l’obsession, même, au point où elle n’avait pas tellement laissé le choix à la belle de tomber dans ses filets. Elle devait la connaître. Elle devait savoir si elle était comme elle. « Salut est-ce que tu peux me dire où se trouve… » Le barmaid, bien habitué à la voir, ne la laisse pas finir sa phrase que, déjà, il lui montre l’arrière-boutique et la réserve de la main, poursuivant sa besogne. Lucy le remercie d’un coup de tête avant de se diriger sans demander son reste dans la direction indiquée. Elle n’a peut-être pas le droit, mais elle le prend. Ouvrant la porte, elle tombe sur Tullia qui range des cartons et qui se trouve dos à elle. Sans hésiter, elle fond en sa direction et pose ses mains sur ses hanches. « Salut. » Murmure-t-elle dans son cou, avant de poser quelques baisers sur sa nuque. Là, elle l’amène à se retourner vers elle et la cale contre l’étagère. « T’es occupée ? » Souffle-t-elle, avant de reprendre sa besogne, explorant sa peau avec ses lèvres. A vrai dire, elle s’en fiche bien qu’elle soit occupée pour l’instant. Seul compte le besoin de se sentir mieux, là, tout de suite.
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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Dim 4 Mar - 9:27 )
besoin de ta peauLUCY & TULLIA


Tullia souleva un énième carton, dans un soupir las. C’était la partie la plus ennuyeuse du travail – faire du rangement, faire l’inventaire, faire le tri. C’était juste insupportable de rester enfermée dans la remise pendant des heures, à compter les stocks, à ranger les bouteilles, à faire des petites croix sur une liste et marquer des noms d’alcool sur une autre. Tullia détestait ça. Mais elle ne faisait pas (vraiment) de remarque et se contentait de faire ce pour quoi on la payait ici : suivre les ordres. Après tout, ce n’était pas si souvent que la brunette se trouvait obligée de faire ça – en général, les employés passaient à tour de rôle. Et plus vite elle aurait fini, plus vite elle pourrait rejoindre la salle pour se mêler aux clients et se laisser enivrer par l’ambiance électrique. Tout pour ne pas réfléchir, tout pour ne plus écouter la voix de Clémence à ses oreilles. Tout pour mettre toutes ses peurs et ses questions en sourdine. C’était aussi pour qu’elle détestait se retrouver là : il n’y avait pas assez de bruit dans cette pièce, pas assez de monde. Et Tullia avait toujours l’impression que ses angoisses revenaient s’écraser contre elle comme une vague s’échouant contre les rochers d’une falaise. Elle se sentait noyée sous les palpitations désagréables et les pensées noires qui l’envahissaient. Et ça n’était pas dans sa nature de rester ainsi à souffrir de ce nœud à l’estomac. Ça la hantait. Ça la bouffait. Et la jeune femme ne pouvait pas se laisser aller à l’oubli parce qu’elle était coincée dans un placard à balais à soulever des cartons et ranger des bouteilles d’alcool au nom le plus souvent imprononçable. Tullia pesta une nouvelle fois entre ses dents, juste avant de sentir des mains se poser sur ses hanches, un corps chaud se pressant contre le sien. Si Tullia fut d’abord surprise, elle reconnut sans peine la voix soufflant à son oreille, les lèvres se posant dans le creux de sa nuque. Et Tullia sourit.

Lorsqu’elle retourna, elle tomba directement dans un océan de chocolat fondu et elle sourit un peu plus grand. Lucy. Lucy, c’était un peu comme une flamme irrésistible et Tullia, elle, était le papillon. Elle savait qu’elle finirait par s’y brûler les ailes mais il y avait quelque chose dans ce regard-là qui faisait que la brunette ne pouvait s’empêcher d’être irrémédiablement attirée. Tout ce qu’elle voyait dans les yeux de Lucy, ça lui déclenchait des remous dans le creux du ventre et une chaleur dans les reins. Cela semblait faire une éternité que Clémence avait perdu cette flamme-là. « Jamais si c’est pour toi, ma jolie, elle rétorqua dans un soupir en tendant un peu plus sa gorge à la bouche affamée qui déclenchait des incendies partout où elle se posait. Quelle jolie surprise tu me fais, je commençais à m’ennuyer toute seule dans mon placard. » Tullia se mit à rire cependant que ses doigts s’emmêlèrent aux mèches couleur de blé. Automatiquement, leur parfum sembla lui envahir les narines et apaiser le tourment de ses pensées à la dérive. Lucy était une distraction bienvenue. Une jolie parenthèse que la brunette ne voudrait pas refermer – pas tout de suite. Alors comme pour palier à l’urgence, au besoin, ses mains emprisonnèrent les joues pâles de la demoiselle pour mener ses lèvres aux siennes. Il y avait toujours un goût de sucre quand Tullia l’embrassait, comme si Lucy était sa friandise interdite. Et Tullia aimait ça. Parce que les cartons encore pleins n’existaient plus dans cette fausse réalité au goût de rêverie. Parce que plus rien n’avait d’importance sinon sa chaleur se mélangeant à la sienne. « Qu’est-ce que tu fais là ? finit par demander la jeune femme tandis qu’elle l’entourait de ses bras. Je ne pensais pas te voir, aujourd’hui. Est-ce que ça va ? » Non pas qu’elle s’en plaignait, bien au contraire. Toute excuse était bonne pour retrouver le frisson d’être désirée, d’être voulue.


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Dernière édition par Tullia Romanelli le Sam 24 Mar - 12:11, édité 1 fois
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Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Dim 4 Mar - 19:36 )
Leur relation n’a rien d’une relation normale. Lucy tente par l’intermédiaire de Tullia de retrouver des sensations, de faire revivre un peu plus longtemps son amour perdu alors que l’objet de sa convoitise, elle, se perd dans une passion dévorante pour éviter de grandir, de se poser. L’ancienne athlète a conscience que tout ça ne les mènera à rien, si ce n’est peut-être à se faire du mal, mais pour autant, elle ne peut s’empêcher de se sentir soulagée alors que ses lèvres viennent goûter la peau de Tullia. Elle n’a pas son odeur mais elle est terriblement douce au point où elle se surprend à l’effleurer comme de peur de l’abîmer. Lucy n’est pourtant jamais comme ça, avec les autres femmes dans lesquelles elle s’oublie. Plus abrupte, plus sûre d’elle. Et elle l’est parfois aussi avec Tullia quand elle se laisse emporter par ce chagrin trop gros pour son cœur. Elle lui en veut, parfois, de ne pas arriver à le combler ce trou béant au fond de sa poitrine et la seconde d’après, elle s’en veut à elle-même de lui mettre une telle responsabilité sur les épaules, dont elle n’a même pas conscience. Mais pour le moment, Lucy n’aspire qu’à n’être que douceur, choyant ce qu’elle a entre les doigts comme un cadeau des plus précieux. « Je suis sûre qu’on pourrait trouver mille et une façon pour ne plus que tu t’ennuies au fond de ton petit placard. » Le sourire Lucy se fait malicieux avant que sa bouche ne se trouve une autre occupation. Accaparée par les lèvres de la demoiselle, Lucy s’accroche le plus possible à ce petit goût de paradis, comme une droguée à sa dose. Et c’est peut-être un peu ce qu’elle est en présence de Tullia. Une droguée. Même si ses lèvres ne sont pas les siennes, même si ses yeux n’ont pas tout à fait le même marron qu’elle… Ca s’en approche, malgré tout. Mais Tullia est passionnée, pressante, là où Cat’ n’était que tendresse… Cette différence, profonde, ainsi que sur le reste de leur caractère, est sans doute ce qui empêche Lucy de ne pas sombrer totalement dans la folie.

« Ca ne se voit pas, ce que je fais là ? » Demande-t-elle, séductrice, alors que sa main passe lentement sous le top de la jeune femme, effleurant ses reins pour finir par se perdre vers son nombril. Mais le trajet de sa main s’arrête à la seconde où elle lui pose une question qui peut paraître totalement inoffensive, comme ça, de premier abord. Est-ce que ça va ? « Bien sûr que ça va. » Sa voix se fait dure tout à coup, ses sourcils se froncent. Parce que non, évidemment que non, ça ne va pas. Lucy est paumée, perdue, triste, en colère et surtout apeurée à l’idée de perdre son appartement, ultime vestige de son amour pour une disparue. Mais ça, elle ne peut pas en parler à Tullia, elle n’en a pas envie. Sa situation, elle ne l’a connaît pas, la prenant simplement pour une fille célibataire qui persiste à vouloir butiner plutôt que de se poser. Et ça lui va, comme ça. C’est plus simple, ça évite tellement de questions. Aujourd’hui, si elle est là, c’est avant tout pour oublier que rien ne va dans sa vie et qu’elle sera peut-être à la rue dans quelques jours. Mais Tullia l’empêche, cet oubli, avec sa question idiote. « On est vraiment obliger de parler ? » Parce qu’elle, elle n’en a pas la moindre envie. Lucy laisse un soupir s’extirper de ses lèvres alors qu’elle se reproche à elle-même d’être à ce point sur la défensive. Avec Tullia, c’est toujours pareil… Elles passent du chaud au froid toutes les deux, s’engueulent parfois alors, qu’avec Cat’, les disputes étaient plutôt rares. Bon sang… Il faut vraiment qu’elle arrête de les comparer en permanence. « Dis-moi plutôt que je t’ai manqué. » Lâche-t-elle, soudainement, la voix plus calme alors que son visage s’approche dangereusement de ses lèvres dont elle tire l’inférieure entre ses dents. « Dis-moi que tu as pensé à moi. » Là, Lucy part à la découverte de l’arrête de sa mâchoire, l’embrasse, l’effleure de ses dents sans jamais renfermer le piège de ses canines sur sa peau. « Dis-le moi, et je saurais me montrer reconnaissante. » Finit-elle, par souffler à son oreille qu’elle mordille. Le corps des femmes, et particulièrement celui de Tullia, elle le connaît par cœur. La moindre petite parcelle, le moindre point sensible qui fait tilt, la moindre zone à éviter… Et, très honnêtement, elle ne pense pas être la plus mauvaise des amantes. Voilà, c’est pour ça qu’elle est là, aujourd’hui Lucy. Pour ça. Par pour qu’on lui demande si ça va.


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Tullia RomanelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Mar 10 Avr - 10:48 )
besoin de ta peauLUCY & TULLIA


Il y avait quelque chose d’irrémédiablement attirant chez Lucy et Tullia n’aurait su dire quoi. C’était peut-être la flamme qu’elle lisait dans le fond de ses prunelles claires ; c’était peut-être la sensation d’envie et de besoin qui transpirait par chacun des pores de sa peau. C’était sans doute un peu de tout ça, parce que Tullia était comme un papillon de nuit prêt à se brûler les ailes juste pour pouvoir approcher la lumière d’un peu plus près. Alors elle se laissait à chaque fois emporter par l’ouragan Lucy juste pour goûter un peu plus longtemps à cette sensation grisante de liberté qu’elle lui inspirait. Bien sûr, il y avait ces moments où Lucy disparaissait, où elle la traitait comme une vulgaire étrangère et la jeune femme ne comprenait pas pourquoi mais Tullia ne posait pas de question. Elle prenait Lucy comme elle venait, avec le mauvais comme avec le bon. Surtout quand la demoiselle sait comme faire vibrer chaque fibre de son corps d’un seul baiser brûlant sur sa peau. La tête rejetée en arrière, Tullia expire bruyamment tout en souriant avec malice. Elle aime ce petit jeu de séduction qu’elles entreprennent à chaque fois, comme une danse dont elle ne se lasse pas. Comment se lasser du mouvement de leurs corps qui semblent s’épouser à merveille ? Comment se lasser du feu de la passion qui l’envahit si facilement comme une coulée de lave sous les cendres et la braise ? La brunette ne pouvait pas s’en passer. C’était tout ce qu’elle désirait. C’était tout ce qu’elle aimait. C’était ça, vivre. « Oh si, ça se voit très bien, je te rassure, ronronna la jeune femme, les paupières closes. » Mais Tullia se sentait toujours un peu décontenancée face à une Lucy aussi pressante. C’était si peu dans ses habitudes. C’était les montagnes russes, avec Lucy. Et quelque part, très profondément, il y avait toujours cette petite voix stridente qui exhortait la jeune femme à la raison.

Tullia aperçut les sourcils froncés de sa comparse, elle sentit la colère sous-jacente qui vibrait dans sa voix. Ça ne faisait qu’ajouter un peu plus à l’inquiétude déjà présente mais la demoiselle obtempéra et balaya les questions inutiles comme d’un revers demain. « Bien sûr que tu m’as manqué, ma belle, rétorqua-t-elle, d’une voix coulante tout en passant une main dans les mèches courtes, laissant ses doigts déposer leur empreinte sur la nuque frêle. Bien sûr que j’ai pensé à toi. » Ce n’était qu’une demi-vérité. Tullia pensait parfois à Lucy, mais pas aussi souvent qu’elle l’admettait. Pas aussi souvent qu’elle le laissait entendre. Parce que, aussi passionnante pouvait-elle être, Lucy n’était pas Clémence. Lucy ne serait jamais Clémence. Et Tullia, contre toute apparence, aimait Clémence. Alors comme pour faire partir le pincement de la culpabilité qui devint trop désagréable, la brunette empoigna fermement les hanches de Lucy pour venir la caler contre le mur de la remise. « Je n’ai pas besoin de ta reconnaissance, Lucy, elle gronda, la voix plus rauque. Tu sais bien que ce n’est pas ce que je veux. » Parce que ça la mettait dans une position inconfortable et qu’elle n’appréciait pas. Tullia ne se sentait pas supérieure ou en position de force face à Lucy. Ce n’était pas comme ça qu’elle envisageait les choses entre elles. Doucement, elle découvrit la naissance de ses seins, effleura la peau brûlante de sa bouche déjà gonflée d’envie. Ses doigts suivirent la courbe creuse des reins, descendirent sur le galbe de la cuisse. Tullia aimait ce petit jeu du chat et de la souris. C’était amusant de se chercher, de se trouver pour mieux se séparer. C’était distrayant. Mais Tullia n’avait aucune illusion quant à la jeune femme qui se resserrait contre elle – la passion si dévorante ne durerait qu’un temps.


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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Mer 11 Avr - 13:49 )
Lucy se perd à une vitesse folle en même temps que ses lèvres explorent la peau de la jeune barman. Fustigée de tout un tas de flashback l’amenant à un temps désormais perdu, Lucy s’entête pourtant, persiste dans son entreprise, désireuse de sentir Tullia frissonnante sous ses doigts. Elle a besoin de ça, de sentir cette forme de soumission sous ses assauts et c’est sans doute pour ça qu’elle lui demande en parallèle de lui confirmer qu’elle lui a manqué. Parce que c’est le cas pour elle, Tullia lui manque, chaque jour qu’elle n’a pas l’occasion de la voir même si elle a conscience que ce n’est pas pour les bonnes raisons. Quelque part, la barman n’est qu’un jouet entre ses mains qu’elle utilise pour prolonger son lien avec une autre, terrifiée à l’idée de l’oublier. Etait-ce seulement possible qu’elle l’oublie un jour ? Que Cat’ finisse par sortir définitivement de son esprit ? Lucy en doute et, mieux encore, n’a pas du tout envie d’y parvenir. Pourtant, chaque moment passé en compagnie de Tullia se superpose sur ce qu’elle vivait avec Cat’ et, au bout d’un moment, Lucy a tout simplement peur de se perdre dans cette relation destructrice. Elle est mitigée, terriblement, face à ce qui se passe entre elles, face à ce qu’elle fait subir à Tullia sans qu’elle en ait conscience. Elle repose beaucoup d’attentes sur elle, beaucoup trop, et se montre souvent exécrable quand elle n’obtient pas ce qu’elle veut. Quand la copie ne ressemble pas assez à l’original. C’est injuste parce qu’elle sait que Tullia n’est pas une mauvaise fille, que dans d’autres circonstances, elles auraient pu même devenir de véritables amies… Mais là, Lucy se contente juste de l’attirer dans ses travers, la poussant à tromper une autre femme qu’elle évite pour ne pas éprouver des remords. Quoi que puisse en dire son attitude, Lucy n’est pas un monstre, elle est juste… perdue. Perdue dans ce que lui fait ressentir Tullia et dont elle peine à faire tout à fait le tri. Et la proximité qu’elle installe à chaque fois d’entrée entre elles, en évitant toute discussion, n’aide pas vraiment à lui rendre l’esprit plus clair.

Acculée à son tour contre le mur, c’est au tour de Lucy de se retrouver à être la chose entre les mains de son amante. Elle n’est pourtant pas franchement ravie de la réponse de Tullia mais sa colère cède sous le poids de ses caresses qui la font perdre pied. Ses lèvres se pincent alors qu’un soupir s’en extirpe à la sensation de sa bouche et de ses mains sur sa peau. Pourtant, Lucy ne parvient pas tout à fait à profiter de ce moment, étrangement bloquée sur la phrase précédente de la jeune femme. « Qu’est-ce que tu veux exactement, Tullia ? » Le sujet n’avait jamais été vraiment évoqué entre elle et, jusqu’à ce jour, cela lui convenait plus que bien mais, étrangement conduite par un désir de vérité, Lucy ne peut s’empêcher de rompre ce moment emprunt de sensualité. Posant sa main sur le menton de la jeune femme, elle la force à relever le regard en sa direction alors que ses yeux semblent vouloir la sonder jusqu’au plus profond de son âme pour y découvrir la réponse. Oui, qu’est-ce que veut Tullia exactement ? Et par dessus-tout, qu’est-ce que veut Lucy dans tout ça ? « J’suis quoi exactement pour toi ? » Pour elle, Tullia représente tout… et rien à la fois. C’est compliqué. Mais peut-être que dans la tête de la jolie blonde, les choses s’avèrent plus claires.


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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Mar 24 Avr - 20:50 )
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Tullia n’était jamais du genre à trop réfléchir. Elle vivait dans l’instant, elle saisissait chaque opportunité et elle fonçait. Elle fonçait toujours. Sans s’arrêter. Tullia avait peur de s’arrêter ; elle avait peur que, si elle venait à se stopper, alors quelque chose changerait. Quelque chose s’effondrerait. Alors, elle fonçait. Et c’était pareil avec Lucy – elle fonçait. Elle fonçait sans se poser de questions, elle fonçait pour ne pas réfléchir. Elle vivait ; elle ressentait. Parce que c’était toujours plus simple de juste ressentir que de réfléchir. C’est pour ça que la jeune femme avait accepté si facilement la présence de Lucy à son travail, parce qu’elle ne se disait pas que ça pourrait lui apporter des ennuis. Parce qu’elle refusait de penser à Clémence et à ce que toutes ces folies signifiaient pour son couple qui battait déjà de l’aile. Lucy, c’était sa bouffée d’air frais. Lucy, c’était sa jolie parenthèse folle qui ramenait des papillons au fond de son estomac. Et c’était tout ce dont Tullia avait besoin. Alors elle apprécia les mains sur sa peau, les baisers courant sur sa gorge brûlante avant que sa propre passion l’emporte. Et c’était dans ces moments-là que la brunette oubliait les terribles mots de sa Clémence ; c’était dans ces moments-là qu’elle n’avait plus peur de la perdre. Parfois, elle s’imaginait repartir sur les routes avec elle. Parfois, elle se demandait ce qu’il se serait passé si elles avaient continué à parcourir le monde. Elles étaient bien, toutes les deux. Autrefois. Quand il n’y avait qu’elles deux et les paysages à découvrir. Elles et les Chutes de Niagara.

L’esprit alors léger, la chute fut d’autant plus brutale lorsque Lucy s’écarta. Ce fut comme une vague glacée s’abattant sur son corps. Ce fut comme une gifle. Tullia fronça les sourcils, étonnée par la question qui lui semblait venir de nulle part. « Quoi ? » Sa voix était rauque, grave du la passion que Lucy avait éveillée en elle. « De quoi tu parles, Lucy ? elle demanda, le regard confus. » D’où sortait-elle ce genre de propos ? Jamais Lucy n’avait été du genre à vouloir aborder des sujets aussi sérieux. Jamais elles ne parlaient véritablement, toutes les deux. Pourquoi la châtain décidait-elle soudainement de tout changer entre elles ? Pourquoi cherchait-elle à compliquer une situation qui aurait dû être simple ? La jeune femme serra un peu les dents lorsque Lucy lui emprisonna les yeux de force. « C’est quoi ces questions ? D’où ça vient ? » Tullia détestait cette sensation que tout était en train de tanguer. Elle et Lucy avaient toujours eu cet accord tacite de ne jamais rien demander à l’autre, de ne jamais rien espérer sinon une présence. Une âme si proche. Pourquoi est-ce que Lucy tenait tant à tout gâcher ? « Depuis quand tu te poses toutes ces questions ? Qu’est-ce qu’il t’arrive, ma belle ? » Parce que, quelque part, Tullia s’inquiétait un peu. Sa jolie comparse semblait si troublée, tout à coup. Et la brunette ne comprenait pas pourquoi.


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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Sam 5 Mai - 16:24 )
Lucy part soudainement en vrille, sans crier gare. Comme souvent avec Tullia, elle passe du chaud au froid, du feu à la glace. Et la glace est clairement là quand elle pose LA fameuse question. La question qu’elle s’était toujours efforcée de taire, la question qu’elle n’avait à vrai dire jamais eu envie de poser. Mais elle était finalement sortie de sa bouche sans même qu’elle ne s’y attende elle-même. Lucy se retrouve alors là, totalement figée sur place, à ne même pas savoir exactement quelle réponse elle aimerait entendre de sa bouche. Perdue, elle se met à sonder son regard, se perd dans ses prunelles qui ressemblent tant à celle de sa petite amie décédée. Un instant, elle se concentre uniquement sur ses yeux et rien d’autre, en faisant fit de ses cheveux un peu trop ondulés, de sa peau plus claire, de son visage plus rond… Non elle se concentre uniquement sur ses yeux qui sont la partie de son corps dont la réplique est la plus parfaite. Et là, en l’espace d’un instant, un minime instant, c’est face à Catarina qu’elle se trouve et non face à Tullia. Un court instant, elle attend des mots d’amours, passionnés, comme sa fiancée lui en disait si souvent et elle sourit. Juste une seconde, suite à quoi la voix de Tullia la ramène à la réalité. Elle retrouve son expression dure à l’instant même, espérant que Tullia n’ait pas remarqué son moment d’égarement et ne la prenne pas pour une folle. Mais c’est peut-être ce qu’elle est un peu, folle. Folle de chagrin en tout cas, c’est certain. « Tu m’as très bien entendu. » Elle sait de quoi elle parle mais souhaite sans doute trouver un moyen d’échapper à la question. Et Lucy aimerait également, finalement pas certaine de vouloir une réponse tout court, mais elle sait qu’il est déjà trop tard maintenant qu’elle a lancé la machine. Ce n’est pas dans ses habitudes de se débiner alors elle maintient son regard, tente de réfléchir à ce qu’elle pourrait bien répondre si ce qu’avance Tullia est de l’ordre sentimental ou non… Mais les réponses ne viennent pas, bien au contraire. Des questions à son tour, à la place, et encore des questions. Qu’est-ce qui lui arrive, hein ? Si seulement elle savait. Lucy peine à se comprendre, se perd dans ce qu’elle veut et, finalement, se laisse aller à sa propre frustration qu’elle déballe involontairement sur Tullia. « J’t’ai posé une question, Ca… Tullia et tu te démontes. » Mon Dieu. Dans la précipitation et avec la colère qui monte en elle, Lucy a failli appeler Tullia par son prénom. Voilà qui est fâcheux mais, perdue, Lucy s’en rend à peine compte et fait donc naturellement comme si de rien n’était. « On s’en fout de ce qui m’arrive, c’était pas le problème. T’avais juste à répondre. Mais tu sais quoi, je vais y aller, en fait. » Vaste retournement qui est en train de se passer là. Il y a quelques minutes, l’atmosphère était atrocement brûlante dans la pièce mais voilà qu’à présent, tout ce que souhaite Lucy, c’est en partir et c’est ce qu’elle fait en se dirigeant vers la porte de sortie. Partir loin de Tullia, de cet égarement terrible qu’elle est en train de réveiller, de cette morsure dans le creux de son cœur qui n’a plus rien d’agréable aujourd’hui. Lucy est en train de sombrer. Totalement.




Lucy & Stefan

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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le Jeu 17 Mai - 9:34 )
besoin de ta peauLUCY & TULLIA


Tullia commençait à s’habituer aux coups d’éclat de Lucy. Le chaud, le froid – tout ça l’avait excitée pendant un long moment. Ça l’avait amusée parce que la brunette ne savait jamais à quoi s’attendre avec la jeune femme. C’était comme des montagnes russes, c’était tout ce qu’elle aimait en réalité. Ce côté imprévisible et sauvage ; ce côté inattendu. C’était ce qui rendait Lucy si attrayante, si attirante. Si intéressante. Parce qu’elle était comme double. Elle avait ce côté tendre et affectueux ; elle avait ce côté hargneux, colérique. Et, parfois, Tullia peinait à suivre. Parfois, elle ne savait plus qui elle avait en face d’elle et la jeune femme devenait une parfaite inconnue. Aujourd’hui était un de ces jours-là, un de ces jours où Tullia ne la reconnaissait pas. Lucy n’allait pas bien, c’était presque évident pour elle. Et la brunette avait beau ne pas la connaître intimement, elle voyait bien les pupilles floues, le regard perdu. Les gestes frénétiques. Peut-être que Tullia n’aurait pas dû s’arrêter à ça. Peut-être que Tullia aurait dû simplement suivre le mouvement, se laisser porter par l’incandescence des mains sur son corps. Peut-être qu’il aurait mieux vallu qu’elle ne remarque rien. Parce que Lucy s’emporta soudainement, de façon incompréhensible. Parce que Lucy devint tornade, cyclone dévastant la terre pour ne laisser qu’un champ de ruines. « Lucy, calme-toi voyons, essaya de temporiser Tullia mais sa comparse semblait rester sourde à ses mots. »

C’était presque un regard fou, un regard complètement perdu que la jeune femme braquait de façon insolente sur elle. Et la trentenaire ne comprenait toujours pas pourquoi. Elle comprenait encore moins ce désir de partir, de la laisser là alors que tout avait si bien commencé entre elles. Fronçant légèrement les sourcils, la brunette réduisit la distance juste avant que Lucy ne franchisse la porte de la remise. « Lucy, attends, elle lâcha, attrapant ses doigts sans oser les serrer toutefois. Écoute, tu pars si tu veux mais je vois bien que quelque chose ne va pas. Je… » Tullia soupira, se mordit la lèvre inférieure. Elle n’était pas douée pour les mots, pour retenir les gens. Elle n’était pas douée avec les êtres humains en général. C’était toujours plus facile de laisser parler la passion et les gestes, finalement. « Sache que si tu veux parler ou même juste revenir me voir, je serai là. Okay ? » Tullia ne pouvait pas faire grand-chose de plus, même si voir Lucy ainsi l’inquiétait plus que de mesure. Mais était-elle seulement ce dont la jeune femme avait besoin ? Était-elle seulement capable de quoique ce soit pour Lucy ? Tullia ne savait pas. Tullia n’en savait rien. Mais elle espérait au fond de son cœur que sa comparse puisse trouver quelqu’un vers qui abandonner tous ses chagrins.


the whay that we were
 
come up to meet you, tell you i’m sorry. you don’t know how lovely you are. i had to find you, tell you i need you, tell you i set you apart – the scientist.
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Sujet: Re: Besoin de ta peau I Tullia ( le )
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- Besoin de ta peau I Tullia -
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