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- (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Owen IvaldiLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Sam 3 Mar 2018 - 15:21 )


Le cœur au bord des lèvres face à l’extase qui me transperce de toute part, j’ai l’impression de quitter le sol terrien pour m’envoler vers les étoiles. Cette sensation est exquise. Elle me happe avec violence alors que mon regard se perd intensément dans le tien. Je te dévore du regard, admire tes traits perdus dans le plaisir et cela me retourne les tripes. Désormais que j’ai fait face à mes sentiments pour toi, chaque rencontre me laisse un gout singulier et immuable en bouche. Mes doigts arpentent sensuellement ta chair brûlante. Je sens ton cœur tout aussi précipité que le mien, rendant nos souffles que plus difficiles. Je viens te voler un baiser, glisse ma main dans ta nuque et tes cheveux pour laisser mon affection s’exprimer sans concession. La luxure est le seul moment où je peux te toucher comme je le désire, te faire mien et te retenir prisonnier de mon emprise. Nos lèvres s’effleurent dans une douce étreinte, tu te laisses porter. Tu ne sembles pas encore avoir retrouvé tes esprits, mais je sens ce trouble envahir tes prunelles. Ressens-tu une différence ? Celle que j’essaye de faire passer depuis ce jour où ton absence a fait surgir la réalité de ce sentiment qui m’habite. Je finis par sourire contre tes lèvres, délie nos bassins pour te rendre une certaine liberté, sans réellement le faire puisque je demeure au-dessus de toi, à te frôler comme si j’avais envie d’une nouvelle joute. C’est le cas. Je meurs d’envie de te retourner le corps de nouveau, mais je reste sage, juste silencieux. Bien que mon rythme cardiaque soit précipité, mon cœur est habité par une légère angoisse, mais que je ne laisse pas dominer. « J’ai envie d’être avec toi. » J’admets proche de tes lèvres tout en te regardant droit dans les yeux. Le ton de ma voix est ferme, bien que mon regard affiche mon insécurité. « Je suis en train de tomber amoureux de toi, Eskil. » Je précise pour que tu en prennes conscience. Je ne fais plus que coucher avec toi, je te fais l’amour, parce que je suis complètement sous ton charme : ta chevelure blonde, tes traits fins, tes gémissements, ton regard pétillant de malice, ton rire, jusqu’à cette réserve perpétuelle que tu gardes malgré nos nombreuses rencontres. Je prends un risque en le formulant à haute voix, ma main ancrée sur ta mâchoire tremble légèrement. Je me mets à nu face à toi, tout en espérant une réponse positive. Je veux juste pouvoir continuer à provoquer ton rire et voir tes prunelles briller d’amusement, mais surtout pouvoir briser la glace que je sens tout de même autour de toi, sans doute lié à ton passé et qui t’empêche d’être pleinement heureux. Ne plus être qu’un simple ami pour toi, parce que je désire te donner bien plus.



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Dernière édition par Owen Ivaldi le Dim 15 Avr 2018 - 15:47, édité 1 fois
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Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Mer 7 Mar 2018 - 0:36 )
Encore une fois, tu enflammes mon corps avec une facilité déconcertante. Il suffit que tes doigts effleurent ma peau ou que tes lèvres emprisonnent les miennes dans des baisers sulfureux, pour que je plonge dans cette excitation puissante. Je ne sais plus te résister, et encore faudrait-il en avoir la moindre envie. L’extase me gagne alors peu à peu, et s’intensifie à chacun de tes coups de reins. Tu me fais l’amour. C’est différent par rapport à l’étreinte plus bestiale qui assemblait nos corps auparavant. L’acte est plus lent, sensuel, savoureux. Je me délecte de chaque geste rythmé par le désir que tu ressens profondément pour moi. Tu ne le caches plus du tout, il est clairement affiché dans tes regards lumineux et tes sourires complices. Parfois tu me donnes vraiment l’impression qu’on est un jeune couple qui découvre les plaisirs tendres du sexe. Je ne cherche pas à lutter, simplement à goûter à ces sensations plus intenses et troublantes. Tu ne te contentes plus de m’offrir un moment de plaisir, tu te donnes au complet pour m’amener jusqu’à la jouissance – cette extase pure et hypnotiseuse qui retourne tous les sens. Tu parviens toutefois à me déconcerter une fois que nos corps ont été transcendés. Je reprends mon souffle avec peine, tandis que le désir s’étouffe peu à peu. Toi, tu es bien décidé à rendre le chamboulement que plus puissant. Tu restes contre moi, à me regarder avec cette intensité palpable que je n’avais pas encore aperçue avec autant de puissance. Tu m’observes avec cette affection violente, prête à dévaster tout ce qu’on s’était démenés à construire. Je le sens que tu t’apprêtes à prononcer des mots qui vont faire frémir le creux de mon ventre. Ils finissent par se glisser de tes lèvres, avec un engouement évident qui laisse penser que tu crois à la réciprocité. Je n’y avais jamais pensé, je n’en ai jamais eu le courage. Tu t’immisces déjà suffisamment dans ma tête pour que je te fasse une place dans mon cœur… elle est censée être réservée à Danilo. Tu prétends vouloir être avec moi et commencer à tomber amoureux de moi. Tu as l’air tellement émerveillé et heureux de le dire que je ne sais même plus où me mettre. Je sens le malaise s’imprégner de ma poitrine, et l’envie de fuir s’installe avec une telle force que je peine à y résister. J'ai bien envie d'en rire, de m'engouffrer dans cette complicité rassurante, en te disant : « Ahah, l'orgasme ça te monte à la tête ! » Je suis dans l'impossibilité alors que ton ton sérieux et ta franchise me déconcertent. Tes phrases et tes regards pleins d’enthousiasme provoquent cet état de panique désagréable. Je sais que je vais te blesser, t’envahir de chagrin. J’aurais voulu ne jamais devoir te refuser quoi que ce soit. J’aurais voulu ne jamais entendre ces mots empreints de sincérité. Je sais que tu ressens ça profondément, que je ne pourrais rien faire pour éteindre le feu de l’amour qui s’est incrusté au sein de tes entrailles. Et je ne pourrais jamais imaginer non plus combien c’est douloureux de voir ces mêmes sentiments être absents dans le cœur du concerné. Cela doit être brutal, déchirant. Je voudrais t’éviter cette peine. Sans réussir à répondre ou à provoquer cette tempête au sein de ta poitrine, je te pousse légèrement pour me tourner de l’autre côté. Je te fais dos, comme un pauvre lâche, en tentant de trouver les mots les plus adéquats pour t’annoncer que je suis dans l’impossibilité de répondre à tes désirs. Qu’est-ce que je suis censé dire ? Quelle manière est la plus appropriée ? Je prends le temps de réfléchir, en te donnant déjà un large aperçu de la déception amère et cruelle que je vais te causer.


You held my heart in your fingertips ☽ I'm so reliant, I'm so dependent, I'm such a fool. When you're not there I find myself singing the blues. Can't bear, can't face the truth. You will never know that feeling, you will never see through these eyes. You'd say I'm sorry, believe me, I love you, but not in that way.
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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Mer 7 Mar 2018 - 20:31 )


J’affiche une confiance feinte tant mon cœur semble suspendu au bord de mes lèvres. Je sens cette nervosité envahir mes membres, s’exprimer par des frisons et des tremblements que je m’efforce de contenir. Je te déclare mes sentiments sans aucune honte, poussé par un espoir d’obtenir une réaction positive, parce que je veux croire que ce que je ressens à tes côtés est réciproque, que tu n’as juste pas eu le temps de l’envisager, le remarquer, mais qu’il est bien là, logé au sein de ta poitrine. J’escompte obtenir une lueur de plaisir au sein de tes rétines, qu’un sourire va s’afficher sur tes lèvres, mais ta réaction va à l’encontre de mes espoirs. Tes traits se ferment, une froideur semble envahir ton regard et fait exploser une nervosité que je n’avais pas envisagé. Cette réalité me retourne le ventre, les tripes et le cœur par la même occasion. Pas besoin de mots à cet instant, ton refus envers mes sentiments est évidant et si brutal que je m’en retrouve complètement déstabilisé. Je te laisse instauré une distance physique entre nous sans opposer la moindre résistance. Le rejet est violent, dévastateur et rend ma respiration plus lourde au sein de ma poitrine. Je ne sais pas quoi dire, me retrouve tel un pantin désarticulé dont on a coupé les ficelles. Je reste silencieux, encore sous le choc, résolument effrayé d’entendre les paroles qui vont s’extirper de tes lèvres à tout instant. L’émotion me monte à la gorge, elle brule chaque parcelle de ma chair comme une lame qui arrache tout sur son passage. Les larmes me viennent aux yeux, bien trop remué pour adopter une posture aussi détachée que j’aurai voulu en être capable. J’aimerai être en mesure de rire, d’éclater ce moment de malaise qui semble envahir ma chambre, mais j’en suis incapable. Mon amour propre est bafoué par ce silence. Est-ce la seule réponse que je vais avoir à l’évocation de ce que je ressens pour toi ? Vais-je devoir me contenter de ton rejet physique sans que ta bouche ne projette aucun mot, aucune explication. Mes yeux t’observent en silence, habité par cette peine que ce silence provoque en moi. Tout plaisir semble s’être dissipé en quelques secondes, comme si notre bulle, instaurée par notre complicité semblait avoir éclatée pour nous ramener sur terre. Peut-être ai-je été dans les étoiles tandis que toi, tu n’as jamais quitté la terre ferme ? Cette idée me comprime les tripes, rend ma respiration plus lourde tandis que les secondes plongées dans ce silence me semblent devenir une éternité. Alors, je décide de rompre ce silence, de te pousser à t’exprimer. « Tu ne ressens rien pour moi ? » J’aurai aimé que ma voix soit plus ferme, presque désintéressée, mais la réalité est toute autre. Ma voix révèle cette émotion qui m’étrangle, cette douleur qui s’impose à moi par ton action, mais aussi ton inaction. « L’idée te rebute à ce point ? Tu ne veux absolument rien de tout cela avec moi ? » Je pose des questions dont les réponses pourraient me détruire plus que me soulager, mais malgré cela, je veux savoir, je veux que tu me repousses, que tu me regardes droit dans les yeux en disant que tu ne ressens rien pour moi. Cela sera cruellement déchirant, mais au moins, à défaut de t’avoir, de pouvoir faire ton bonheur, je saurai à quoi m’en tenir. Je pourrais me consoler d’avoir été qu’un amant parmi tant d’autres, aussi insignifiant qu’un autre, même si cette pensée m’arrache le cœur de la poitrine et me donne juste envie de me vider la tête pour oublier tout ce que tu me fais ressentir. Des sentiments que je m’étais juré de ne plus jamais éprouvés, mais qui semblent me retenir prisonnier à chaque fois, malgré moi.



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Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Mer 7 Mar 2018 - 23:10 )
Tes mots sonnent brutalement à mes oreilles. J'aurais dû m'y préparer, savoir que tu finirais par les prononcer. Tu m'avais donné un clair indice dans notre précédente conversation à l'université. Le rapprochement qui nous a unifié est trop puissant pour que j'échappe à cette finalité. Alors je t'écoute, je fais semblant d'être étonné, alors que je savais certainement bien avant que ça finirait par arriver. J'entends tes phrases pleines de poésie, de sincérité ; j'entends combien tu es amoureux de moi. C'est aussi évident que les formules mathématiques, aussi précis que la science. Tu l'étales, ton amour, tu l'affiches dans ton regard, sur ta bouche, par un sourire merveilleux qui me tord le ventre. Tu as cette facilité de mettre mes émotions en vrac, de laisser traîner le trouble dans ma tête, dans mon cœur. Je suis censé en faire quoi de ta révélation, quand je suis dans l'incapacité d'y répondre ? Je ne peux pas en rire, ni hocher bêtement la tête pour te dire que j'ai bien reçu ta requête. J'aurais préféré l'enterrer, ne jamais l'entendre ni même te nourrir de ces beaux espoirs. J'aurais dû taire mon désir, t'éviter comme la peste. J'aurais dû lutter contre toutes ces sensations que tu as fait naître en moi. Parce que je me retrouve coincé. J'ai déjà promis fidélité, je me suis déjà donné à un homme, au complet, sans me restreindre. Comment faire quand l'affection profonde pour un homme et l'amour idéal pour un autre se confrontent ? Lequel est censé gagner ? Si une partie de moi aimerait t'embrasser à pleine bouche, sans m'arrêter, à en oublier de respirer, l'autre, plus ferme et raisonnable, ne se laisse pas avoir par ce chamboulement démesuré. Cette dernière a le cran de te tourner le dos, de refuser tes désirs. Ma tête pivote aussi, se cache pour s'épargner tes regards contrits. Je ne veux pas les croiser, pas sentir à quel point tu es dévasté. Je suis englouti dans le doute, dans le chagrin. Ta destruction me dévore de l'intérieur. « Ce n'est pas ça. » Je tente d'expliquer vainement. Ce n'est pas le manque de sentiments, le problème, c'est plutôt que ma vie est déjà prise par quelqu'un d'autre. Je te l'ai jamais évoqué, je n'ai pas pu, à cause de ces normes sociales. Je n'y arrive toujours pas aujourd'hui, je ne trouve pas les mots. « C'est compliqué. Et j'aurais préféré que ça reste simple. » Je ne parviens pas à t'éclairer. Je suis écorché par cette blessure que je crée en toi. Je n'ose même pas te regarder, encore moins l'affronter. Je me tapis dans l'ombre, en silence, sans réussir à t'avouer ce qui me bloque.


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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 8 Mar 2018 - 18:30 )


Ce silence dans lequel tu nous plonges est insupportable. Il rend ma respiration lourde et difficile, au point que j’ai du mal à contenir mon émoi. Cela me retourne les tripes au point que je ne peux pas m’empêcher de t’en vouloir de te contenter de rester muet, allongé sur mon lit tout en me tournant le dos. Une partie de moi ressent le besoin que tu t’exprimes, que tu me repousses franchement, en me faisant bien comprendre que je ne représente rien à tes yeux, si ce n’est un coup parmi tant d’autre. J’ai besoin que tu m’écrases le cœur, que tu le brises en mil morceaux, anéantissent tous mes espoirs qui seront définitivement voués à l’échec. Prouve-moi que j’ai tors d’avoir cru une histoire possible entre nous, que j’aurais pu être en mesure de te rendre heureux pour peu si tu me donne ma chance, que mes désirs n’auraient jamais pu obtenir une réponse positive, car tu es totalement indifférent à mes sentiments. Je te pousse à la confrontation, use de propos qui pourront que t’extirper de cette torpeur dans laquelle tu t’enlises par ton inaction. Je t’oblige à prendre la parole, à me répondre franchement, sans détour, car maintenant que j’ai la certitude que mes rêves étaient utopiques, j’ai besoin de voir la réalité telle qu’elle est pour pouvoir retrouver la terre ferme et avancer. Mes doigts tremblent, l’angoisse s’affermit alors que j’attends ta sentence cinglante, mais tu sembles vouloir faire durer le suspense. Tu t’exprimes, mais tes propos ne viennent en rien répondre à mes questionnements, pire ils ne font qu’accroitre mon trouble, réveiller un espoir au sein de ma poitrine. « Qu’est ce qui n’est pas ça ? » Je te questionne franchement de ma voix brisée par la passion et la douleur. « Est-ce que tu ressens quelque chose pour moi ? » Je te provoque plus fermement pour en avoir le cœur net. Je ne peux pas croire que je me suis fait duper aussi cruellement, que tu as feins cette complicité ou que tu en es resté indifférent. « Et qu’est ce qui est compliqué ? Exprimes-toi bon sang, j’en peux plus de ce silence ! » Prends tes couilles en main, retourne-toi et regarde moi droit dans les yeux. Dis-moi clairement les choses. Tu n’as pas la droit de me laisser sans réponses comme ça, même si tu as pris tout pouvoir sur mon cœur.



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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 8 Mar 2018 - 19:06 )
Suite à tes mots doux et à mon refus silencieux, j'entends tes paroles gorgées de hargne et de curiosité maladive. Tu veux entendre des explications que je ne suis pas vraiment prêt à t'accorder. J'essaye de faire un effort, de réfléchir à ce que je suis censé dire pour ne pas te fragiliser un peu plus. Je suis incapable de te mentir, de ne pas laisser mon trouble être mis en évidence. Mes mots inconcevables et imprécis pour toi sont pourtant à l'image de ce sentiment d'être complètement perdu. Tu fous le foutoir dans ma vie, tu bouleverses mes émotions. Je ne sais même pas quoi te répondre, je suis dans l'ignorance la plus totale. Je sens bien que notre relation est forte, que je me sentais bien, contre toi, contre ta bouche. Je ne m'étais jamais intéressé à ces sensations. C'était trop terrifiant, ça aurait pu foutre encore plus le bordel. Je me retourne pas encore vers toi, je me redresse simplement en m'asseyant contre ce lit qui a été spectateur de nos ébats. Comme si ça allait me donner le courage de m'exprimer, de te condamner au chagrin brutal. Ma tête est maintenue entre mes deux mains, je suis en train de virer fou.  Je me noie dans cette ignorance et je l'étale. « Je n'en sais rien Owen ! Je croyais que je n'aurais jamais eu besoin d'y penser. » Je n'avais pas envie d'y songer, ni même d'être emporté par ces pensées insouciantes causées par l'amour. Je ne voulais pas que ce sentiment trop puissant vienne dévaster toute la stabilité que je ressens quand je suis auprès de Danilo. Je ne peux pas t'apporter une meilleure réponse, même si je sens qu'elle n'est pas satisfaisante pour toi. Je ne peux pas prétendre qu'il n'y a rien, pas alors que mon corps vibre contre le tien à tous les coups - et que ce cœur, perturbé, bat souvent à la chamade, en unisson avec le tien. Tu me poses une autre question, pour que je t'éclaire, alors que je n'ai pas les réponses. Je me sens aussi ignorant que toi. Je laisse le silence planer autour de nous un instant, certainement interminable pour toi. Ton interrogation reste en suspens, je la freine, le temps de trouver les mots pour énoncer une vérité simple, sans que tu ne possèdes ensuite l'envie de comprendre la complexité qui se cache derrière. Je me dois de protéger Danilo, le secret qu'on dissimule aux yeux des gens depuis longtemps. Mais je te dois aussi la réalité, aussi cruelle et brutale qu'elle te paraîtra. Alors les mots finissent par se glisser hors de ma bouche, formant un écho brusque qui viendra secouer violemment ton cœur. Je m'en veux déjà terriblement, au moment où je te dévoile ce fait que j'avais pris le soin d'occulter lors de nos moments de complicité. « J'ai déjà quelqu'un. » Je ne parle pas de couple, c'est plus particulier avec Danilo. Ça ne regardait que nous, jusqu'à maintenant, on n'avait pas besoin d'afficher ce qui nous unissait. Puis tu as débarqué et tu as foutu le bordel. Je n'aborde pas non plus la question des sentiments, parce que je n'ai jamais vraiment su ce que je ressentais pour lui, ni même l'identité de la personne. J'ignore si c'est vraiment nécessaire d'avouer le prénom de celui qui prend ta place, mais je compte bien te le dire seulement si tu poses la question. Je ne sais pas, ce que l'amertume et la rancune peuvent engendrer chez l'être humain ; je ne sais pas non plus comment tu pourrais réagir en connaissant la vérité. Je crains le pire alors je l'évite, je tourne autour, aussi longtemps que possible.


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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 8 Mar 2018 - 20:02 )


Je te confronte parce que j’ai besoin que tu fasses éclater ce pus que ton silence engendre au fond de ma poitrine. J’ai besoin que ce sentiment de malaise profond s’extirpe hors de moi, qu’il détende mes muscles et me rend moins à fleur de peau. J’ai juste besoin que tes paroles anéantissent tous ces espoirs dont s’est nourri mon cœur, qu’il revienne sur terre et prenne conscience de l’enfer dans lequel il s’est plongé lui-même par manque de vigilance. J’aimerai tellement te sentir froid comme de la pierre, que tu exprimes ton indifférence dans des mots dénués de toute émotion, comme si cette complicité qui nous liait n’était que le fruit de mon imagination, mais tu es déterminé à rendre tout cela plus compliqué. A moins que cela soit moi qui rende les choses plus difficiles pour toi. Est-on le bourreau de l’autre ? Peut-être, mais tu es le seul à avoir le pouvoir de changer les choses. Alors, je te laisse te relever sans te quitter du regard. Je te sens tout aussi nerveux que moi, tout aussi tourmenté. Tu es incapable de me dire que tu ne ressens rien pour moi. Tu étais persuadé que tu n’aurais jamais eu besoin d’y penser. Pensais-tu réellement que ça serait aussi simple, qu’on pourrait toujours être que deux amis qui couchent ensemble sans attendre rien en retour de l’autre ? Sans doute que j’aurai dû garder mes distances et éviter de te laisser une place dans ma vie. Cela nous aurait épargné de se retrouver dans une telle situation. « C’est pourtant très simple. Est-ce que tu ressens quelque chose pour moi ? » Je redemande avec cette voix plus fébrile que jamais. « Je suis quoi pour toi ? » J’ajoute en venant inspirer profondément. La fébrilité qui m’habite est violente et profonde. Elle me retourne les tripes avec tant de violence, mais elle n’est en rien comparable à celle que je ressens lorsque tu m’annonces que tu as déjà quelqu’un. Cette révélation me désarme totalement que j’ai l’impression que le temps s’arrête. Durant un bref instant, ma respiration s’interrompt et mon cœur rate un battement. Je n’arrive pas à y croire, reste comme un con face à cette réalité qui m’explose en plein visage comme une véritable bombe. Mon regard te scrute avec intensité et fébrilité, comme si j’essayais de cerner si tu me dis la vérité. Comment j’ai pu passer à côté de ça ? Comment as-tu pu garder cela pour toi ? Mon émoi s’intensifie, mon cœur se retrouve une nouvelle fois poignardé avec violence. Mon regard brille de larmes que je contiens difficilement, uniquement par fierté. « Qui c’est ? » Je questionne dans une voix tremblante. « Est-ce que tu l’aimes ? » J’ai besoin de savoir, que tu exprimes enfin tous ces secrets que tu m’as caché, puisque de toute évidence, il n’y a rien à espérer d’un possible nous. Sans doute a-t-il jamais existé ? Si ce n’est dans ma tête et mon cœur. Quel con !!



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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 8 Mar 2018 - 20:57 )
J'angoisse face à tes mots, à tes réactions vives et poignantes. Je t'inonde l'esprit d'incompréhension, de cet amer silence, et tu cherches des réponses avec peine. J'ai de la misère à te faire comprendre ce que je ressens. Toutes ces sensations contradictoires qui fusent dans mon cœur sont difficilement qualifiables, alors je suis là devant toi, comme un couillon qui bousille tout. Je galère et ne te donne jamais satisfaction avec des réponses évasives qui révèlent bien mon égarement. « Je viens de te dire que je n'en savais rien ! » Je m'exclame avec une pointe d'agacement, quand tu me répètes une de tes interrogations. Je ne feins pas l'ignorance, je la vis pleinement. « Je n'arrive pas à le décrire. Tu n'es pas un ami, mais tu n'es pas non plus un amoureux. Je sais juste que j'étais vraiment heureux quand j'étais avec toi. » Quelqu'un qui me plaît. C'est ce que tu m'avais dit la dernière fois, à l'université, quand je n'étais pas plus avancé sur le trouble que tu faisais naturellement naître en moi. J'aurais tant aimé que ça s'arrête à ce statut, qu'on continue tout bêtement comme c'était en ce moment. D'ailleurs employer le passé me brise le cœur. La fin est proche, je sens que nos moments intenses ne seront plus que de banals souvenirs, qui se mélangent aux anciens plus moroses. Tu auras été une part de bonheur. Maintenant tu me rends nerveux, avec ton empressement et ta manière de me torturer par tes questions trop catégoriques. Je sais bien que je ne te respecte qu'à moitié en demeurant dans l'ombre, à ne pas connaître moi-même la profondeur des sentiments, mais je ne me fous pas de toi quand je te dis que je n'en sais rien. Je prends conscience toutefois que je n'aurais pas dû jouer avec le feu, ni même te faire croire à la possibilité d'un "nous". Je me redresse ensuite du lit, enfile mon boxer et pantalon, avant de m'asseoir de nouveau sur le matelas. Je me sens dépassé par tes nouvelles questions, et cette voix qui ne camoufle pas la peine que tu ressens. Elle me terrasse, me désarme, me désole. J'ai cette envie de te prendre dans mes bras, de te consoler, et l'autre, qui veut fuir, te fuir. Je me gratte la tête au lieu de ça, la gêne me transperce totalement. « Peu importe qui c'est, ça ne te fera pas moins mal. En plus tu ne comprendrais pas. » Je cache encore, pour protéger la passion malsaine et l'histoire qui se cache derrière. Tu me poses trop de questions que je ne me suis jamais vraiment posées. J'ai vécu simplement, sans me prendre la tête, avec toi, avec lui. Je n'ai pas essayé de comprendre toutes les sensations qui m'animaient, car je n'en voyais pas l'intérêt. Je ne pensais pas que cette attraction entre nous finirait par prendre cette forme. Je suis dans une véritable impasse, dans le trouble total, au point que je ne me défais pas des réponses qui ne t'apportent aucun éclaircissement. « L'amour ne fait pas tout, il y a plein d'autres choses qui rentrent en jeu. » Je veux que tu réalises que ce n'est pas un souci de sentiments finalement, juste d'incapacité à me lier plus intimement à toi. Je ne pourrais jamais t'apporter ce qu'un couple procure normalement. Je ne pourrais pas te promettre fidélité, même si l'amour s'implantait en moi. Tu ne cherches des réponses aux mauvais endroits, parce que la complexité se repose sur les contraintes que je m'impose vis-à-vis de Danilo. Je me dois de le préserver, de lui apporter l'affection qui lui est essentielle. Parce qu'il était là quand tous les autres ont abandonné. Il était là, pour calmer mes nuits, illuminer mes journées - lorsque cette mère aimante ne le pouvait plus. Il était là pour me faire acquérir l'expérience, la culture, les langues ; et encore là, pour me procurer l'amour dont je manquais cruellement. Là quand j'ai senti la souffrance m'envahir de plein fouet ; là pour tous mes besoins, mes désirs et mes chagrins. Alors pour ce qui pourrait n'être qu'une amourette, je devrais planter tout ce qu'il m'a donné ? Je ne peux pas abandonner celui qui serait à la dérive si la séparation était annoncée. Danilo et moi, c'est comme deux êtres qui ne font qu'un. C'est la symbiose totale, qui apporte la stabilité, la joie, la douceur nécessaires pour se sentir bien. C'est avec lui que je ne forme plus qu'une entité, particulière mais satisfaisante. C'est avec lui que j'ai retrouvé la foi de me battre, la joie de vivre. Lui qui m'a tout donné - jusqu'à son âme entière, que je pourrais engouffrer dans la morosité d'un seul coup bien maîtrisé. Je me déteste, en sentant que je ne vous apporterais que trop de souffrance à tous les deux. Mais tu n'évalues pas le poids de la reconnaissance que j'éprouve à son égard - et je peux t'assurer qu'il est bien plus fort et démesuré que cette banale notion de l'Amour.


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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 8 Mar 2018 - 22:11 )


La blessure que m’inflige ton rejet muet est si profonde et violente qu’elle me fait perdre contenance. Cela me rend dingue de me retrouver dans le même état de profonde tristesse que je m’étais promis de ne plus jamais ressentir. Comment j’ai pu manquer de tant de discernement ? comment j’ai pu laisser ces sentiments s’installer dans ma poitrine et te donner un tel pouvoir ? Sans doute parce que je t’ai confiance, que j’ai laissé cette alchimie et complicité me donner l’illusion que je pouvais baisser ma garde, te laisser trouver une place au sein de ma poitrine. Cela est juste dur de t’entendre dire que tu étais vraiment heureux avec moi, mais que tu n’avais aucune intention de tomber amoureux. « Je l’étais également. Heureux. » Je souffle dans une voix presque absente, anéantie par la propre violence de mes propos, de cette amertume, qui s’enlise dans mes veines et mes tripes. Ce n’est rien en comparaison de ce violent ras de marrée que ton aveu à sur mon cœur et mon âme. Cette information me désarme totalement et attise ma curiosité et une fois de plus, tu balayes mes questions d’un revers de main, sans leur apporter la moindre question. C’est douloureux de te voir agir de cette manière. « Je saurai à quoi m’en tenir au moins. » Je murmure sans amertume, la voix brisée. « Et ne me dis pas que je ne comprendrais pas. C’est juste que tu ne me fais pas confiance, Eskil... » Et c’est sans doute la pensée qui me retourne les tripes avec tant de violence. Il n’y a aucune rage dans ma voix, juste une profonde déchirure qui rend tout mon être à fleur de peau. Alors c’est à mon tour de me relever pour revêtir mon boxer et mon pantalon. Contrairement à toi, je continue de me tourner vers toi pour espérer obtenir un regard de ta part, mais rien, si ce n’est des propos qui essayent de m’expliquer sans réellement le faire. Alors, je reste silencieux à mon tour, la respiration lourde et difficile. Je réfléchis à ce que tu viens de dire. Je recherche dans nos anciens échanges des indices pour identifier cette personne dont tu parles, mais il y a qu’un seul prénom qui s’est toujours dénoté dans nos échanges et cette idée me chamboule totalement. « Est-ce Danilo ? » Je demande en venant m’asseoir de nouveau sur le lit en te tournant le dos. Aucune certitude dans ma voix, juste l'expression d'une certaine logique. Si c’était le cas, cela expliquerait beaucoup de choses, mais ça détruirait à jamais les maigres chances que j’avais à la base, rien qu’à te déclarant mes sentiments si ton cœur était libre. Cette idée me retourne tellement les tripes qu’une larme vient s’abattre sur ma joue que j’essuie d’une traite. A cet instant, je me sens plus vide que jamais, le cœur suspendu à ce silence qui nous entoure et qui est la pire torture qu’il soit.



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Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Dim 8 Avr 2018 - 23:50 )
J’explose tout ton engouement par quelques mots peu explicatifs, qui foutent le trouble dans ton esprit. Tu es aussi déboussolé et perdu que moi, tu cherches des réponses à mon refus. Tu essayes de comprendre ce qui bloque, si c’est une question de sentiments. Je l’ignore, même si je sens que depuis plusieurs jours, l’intensité de nos étreintes s’est vivement accentuée. Je sais que je ne suis pas indifférent à ton charme, à tes sourires, qu’ils font vibrer le bas de mon ventre. Je tente de t’éclairer sur le fait que l’amour n’est pas toujours la seule raison pour former une entité particulière avec quelqu’un. Je trouve des excuses pour éviter de penser à cette affection qui s’est renforcée pour toi. Je ne préfère pas savoir qu’il s’agit certainement d’amour, ce sentiment fort et envoûtant après lequel la plupart des humains courent. Je ne l’attendais pas, il est venu percuter mon cœur avec douceur, lentement, avant de s’accrocher pour ne plus me lâcher. Je trouve alors très éprouvant de devoir glisser entre les vérités que tu m’énonces, les questions que tu te poses. Je contourne, transmets peu d’informations pour ne pas m’enfoncer dans un mensonge. Tu les comprends à ta manière, comme tu le peux, et je n’essaye pas de t’en détourner. J’aimerais bien exprimer une phrase banale, « On aurait pu le rester », qui exploserait tous les propos sérieux, permettrait de recommencer comme avant – comme il y a seulement quelques minutes. Quand l’insouciance se mélangeait au plaisir. Mais il faut croire que la force des sentiments détruit tout sur son passage. La complicité qu’on avait bâtie s’écroulera avec. Ce n’est pas possible de faire comme si, de feindre l’insensibilité des cœurs. On devra s’oublier, pour éviter ta destruction. Pourtant elle est bien présente. Ton émotion éclate, se répand dans tes paroles, tes regards que je sens se poser sur moi. La rage vient s’en mêler, s’installe légèrement quand je ne te confie pas l’identité de la personne qui prend autant d’importance dans mon existence. Tu demeures obstiné, intéressé, pour tenter d’avoir le cœur plus léger. Plus que de te faire souffrir, j’ai peur de révéler ce secret que j’ai préservé depuis plus de trois ans. J’ai peur de ce que tu pourrais dire, du jugement que tu pourrais porter sur Danilo. Alors j’ai essayé de me taire, mais tu me pousses à la confidence. Peut-être que tu as raison en disant que je ne te fais pas confiance. Pas suffisamment pour savoir quelle réaction tu vas adopter en tout cas. Je ne réponds rien, me complais encore dans mon silence. Je suis là, assis sur le matelas, à ne pas savoir quoi répondre encore une fois. Tu ne me donnes pas vraiment le temps d’y réfléchir, parce que tu émets une hypothèse. Un nom. Danilo. C’est comme un coup d’électricité contre mon cœur. J’ai été si peu discret ? Je suis étonné, pris au dépourvu. Je me tourne vers toi et t’observe un instant, la mâchoire décontractée laissant ma bouche légèrement entrouverte sous le coup de l’étonnement. Tu joues à mon jeu, à celui qui donnera le moins d’explications possibles, alors je t’y pousse. « Qu'est-ce qui te fait penser ça ? » Mon angoisse déraille ma voix qui monte plus dans les aiguës. Je n’affirme pas, mais le ‘oui, c’est bien lui’ est clairement sous-entendu. Tu dois bien voir dans mes yeux que la raison est exacte et que l’inquiétude est poignante. J’ai l’impression d’être à découvert, coincé dans cette vérité que je ne peux plus te dissimuler. J’ai la trouille de ta réaction, de comment tu pourrais agir. Tu me donneras certainement un reflet de la vision que pourrait avoir la société, sur cet amour peu commun qui en dérouterait plus d’un. Je l’ignore. En attendant, j’en tremble et me morfonds dans cette nervosité éreintante.


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