Revenir en haut
Aller en bas


 

- (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
Owen IvaldiLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1570-owen-ivaldi-your-sicken http://www.ciao-vecchio.com/t1574-owen-ivaldi-your-sickening-desire
ID : mary.
Faceclaim : henrik Holm + © Ilyria + sign. Perséphone
Multi-comptes : isaiah stefano et enrik zorzi
Messages : 1455 - Points : 1664

Âge : 23 ans. (03/01)
Métier : étudiant en 1e année de master en astronomie et astrophysique. Il rêve de devenir astrophysicien, travaille dans une épicerie de quartier quand il n'est pas sur les bancs de la fac et enchaine les compétitions de saut à la perche chaque week-end pour exceller dans son domaine.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Lun 9 Avr 2018 - 0:45 )


J’énonce cette possibilité, car elle est la seule qui s’impose à mon esprit. Sa véracité me terrasse rien qu’à l’idée. Elle me met KO, me dévaste totalement. Cette sensation se fait plus violente lorsque j’observe ta réaction. Elle est si spontanée qu’il n’y a pas besoin de mots pour que la réalité n’éclate et ravage tout sur son passage. Elle dévaste tout mon être. « C’est donc lui. » Je souffle dans une voix étranglée par l’émotion alors que je viens détourner mon regard pour tenter de camoufler la profonde déchirure qui se réalise au sein de ma poitrine. La douleur est réelle et profonde face à cette réalité qui frappe mon esprit. J’ai conscience que toutes mes chances sont réduites à zéro. Cela est douloureux, dévastateur quand bien même j’essaye d’encaisser la nouvelle du mieux que je le puisse. Je me sens oppressé, pris au piège de cette douleur latente qui me fait perdre mes moyens. C’est complètement idiot, je le sais tout au fond de moi. Je ne devrais pas ressentir quelque chose d’aussi fort d’aussi puissant, mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à lutter contre cette affection qui m’a pris en traite et me torture à cet instant. Mes membres tremblent et je reste silencieux quelques secondes, peut être minutes avant de murmurer simplement : « C’est la seule personne qui semble avoir tant d’importance dans ta vie. » Ma voix est faible, tiraillée par l’émotion qui me submerge. « Cela m’a semblé évident… » Je sens des larmes muettes envahir ma poitrine alors que je serre mes doigts contre le tissu de mon drap. J’aurai dû percevoir plus tôt la force de l’affection que tu portes à cet homme, qui a toujours été là pour toi. Toute ma colère s’effrite. Je me sens bien incapable de t’en vouloir d’avoir gardé ça pour toi, maintenant que le voile est dévoilé sur la réalité. Ma respiration est forte face à l’émotion qui me prend la gorge. « J’aurai dû en prendre conscience plus tôt. » J’ajoute avec résignation alors que je me tourne de nouveau pour essuyer quelques larmes qui commencent à perler sur mes joues. Je me mets à pleurer en silence, car ces émotions sont trop vives pour moi à cet instant. Je me sens complètement dévasté, puisqu’il n’y a aucune chance que l’affection que tu pourrais un jour me porter ne surpasse celle que tu as pour cet homme, dont j’ignore tout, si ce n’est cette présence essentielle dans ta vie. « Je ne dirai rien. A personne. Promis. » Je déclare difficilement, en faisant des coupures entre chaque mot, car à cet instant, je suis dévasté par mes sentiments pour toi. C’est sans doute idiot. Je me demande bien comment il est possible de ressentir quelque chose d’aussi intense, mais cela s’impose à moi, trop violemment pour que je puisse adopter une posture distinguée et digne. Je pleure comme un enfant, et cela me dévaste encore plus, car ça m’inonde de honte, tout simplement.



☆☆☆ KISS ME ON THE MOUTH AND SET ME FREE
I can be the subject of your dreams. Your sickening desire. A phoenix in the fire.
.
Revenir en haut Aller en bas
Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1564-breathe-me-eskil http://www.ciao-vecchio.com/t1578-breathe-me-eskil
ID : demon dance.
Faceclaim : Tarjei Sandvik Moe © juice.
Multi-comptes : Aucun.
Messages : 2192 - Points : 1839

Âge : 19 ans. (28/02)
Métier : Etudiant en première année d'ingénierie mécanique et créateur de dessins érotiques. Il vend aussi son corps au diable pour rembourser une dette.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Mer 11 Avr 2018 - 23:16 )
La conversation me comprime la poitrine, tant elle marque les émotions bouleversantes qui t'envahissent à cet instant. Je prends conscience que je saccage tout l'engouement que tu me faisais partager chaque fois que l'on se voyait, et qu'il ne restera plus que quelques miettes des espoirs que tu avais forgés. J'ai de la peine en sentant combien mes mots te retournent le cœur, et c'est sans doute pour cette raison que j'ai autant de difficulté à les prononcer. Je n'ai pas envie de t'engouffrer dans la morosité brutale, pourtant j'y suis contraint. Je ne peux pas répondre à tes désirs formulés, à tes sourires animés de joie et d'aspirations romantiques. Je suis presque soulagé quand tu comprends pourquoi je suis dans l'incapacité de me lancer avec toi, quand tu énonces le prénom de celui que tu jalouseras certainement. Je suis surpris un moment, avant que la sincérité ne s'imprègne mes paroles. Je n'ai pas besoin de mentir plus longtemps, je peux dévoiler le secret déjà découvert. « Oui. » Je réponds simplement pour confirmer tes hypothèses et que tu réalises mieux les raisons de mon refus. « C'est le seul qui a toujours été là pour moi... » J'explique pourquoi il a autant d'importance, pour compléter ta phrase de justification. J'aime aussi ce qu'il représente, l'homme qu'il est. Sa séduction, son intelligence, même la froideur de laquelle il s'entoure parfois quand il a besoin de se protéger. Je ne peux pas m'arrêter de l'aimer, à cette manière bien particulière qui m'est propre. Je ne t'en fais pas part de cette réalité qui te semblerait bien cruelle, maintenant que tu sais quel rôle il joue vraiment dans ma vie. Tu en avais une aussi, de place, mais je sens qu'elle va s'effacer lorsqu'on devra se séparer pour quitter cette pièce étouffante. Tu la remplis de tes respirations saccadées, agitées de cette émotion dévastatrice. Je l'entends, ta souffrance ; elle me broie le cœur avec une facilité déconcertante. Je suis profondément désolé de la peine que je te cause et dans laquelle tu te noies, sans que je ne puisse apparemment t'aider à t'en échapper. « Je ne t'ai pas aidé à comprendre. Je ne voulais pas que tu saches, c'était beaucoup plus simple comme ça. » Ce n'est pas vraiment une histoire de confiance, ou peut-être que si, juste d'incapacité à t'éclairer. J'ai manqué de couilles. Je savais que tout finirait certainement par s'écrouler, et quelque part, je n'en avais pas la moindre envie. Je me sens alors attristé à cette idée que plus jamais, nos corps s'enlaceront avec cette magie propre à l'affection puissante ; que jamais plus nos lèvres s'assembleront dans une caresse délicate, lascive, pleine de saveurs et de plaisir. Surtout quand je t'entends pleurer avec autant de force. Tu éclates en sanglots derrière moi. Je suis secoué, déchiré, entre tous ces sentiments contradictoires que tu me fais ressentir. Mon cœur se serre encore un peu plus à ce son destructeur. « Merci. » Je prononce en cherchant ton regard, quand tu me fais cette promesse apaisante de ne rien dire à personne, à propos de la relation que j'entretiens avec Danilo. Je te suis extrêmement reconnaissant de laisser ton amertume de côté pour agir avec justesse. Je pivote davantage sur le matelas du lit, pour te faire face cette fois, et attraper ta main avec douceur. C'est comme un signe de remerciement, de consolation aussi, puisque je la caresse pour tenter de t'apaiser. Ta déchirure me transperce quand même. Je galère à respirer en apercevant toutes tes larmes coincées dans tes yeux. J'ai l'impression qu'on m'a volé quelque chose, un bout d'humanité peut-être. Je crois que je commets le pire des crimes : t'envahir de ce malheur oppressant. « Je suis désolé... Tu es un chouette type Owen. » Et sans réussir à faire autrement, sans m'intéresser au bien ou mal, je me redresse légèrement pour me déplacer sur les genoux et atterrir au plus près de toi. Mes bras entourent ton cou, dans une étreinte que j'espère réconfortante. C'est le bourreau de ton cœur qui essaye de recoller les morceaux brisés, tu trouveras ça sûrement ironique. Je suis incapable de rester les bras croisés, à te regarder pleurer, t'écrouler. « Je ne pensais pas que ça arriverait. Tes sentiments. Je ne voulais pas te blesser. » Je commente simplement, pour m'excuser indirectement. Je ne suis jamais trouvé vraiment attirant, ou pourvu de ces qualités pour lesquelles les gens tombent amoureux. Tu m'avais transmis quelques indices, cette fois à l'université, mais je n'ai pas voulu y songer, y croire, avec autant de fougue que tu l'as fait de ton côté. Ça aurait été trop dangereux.


You held my heart in your fingertips ☽ I'm so reliant, I'm so dependent, I'm such a fool. When you're not there I find myself singing the blues. Can't bear, can't face the truth. You will never know that feeling, you will never see through these eyes. You'd say I'm sorry, believe me, I love you, but not in that way.
Revenir en haut Aller en bas
Owen IvaldiLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1570-owen-ivaldi-your-sicken http://www.ciao-vecchio.com/t1574-owen-ivaldi-your-sickening-desire
ID : mary.
Faceclaim : henrik Holm + © Ilyria + sign. Perséphone
Multi-comptes : isaiah stefano et enrik zorzi
Messages : 1455 - Points : 1664

Âge : 23 ans. (03/01)
Métier : étudiant en 1e année de master en astronomie et astrophysique. Il rêve de devenir astrophysicien, travaille dans une épicerie de quartier quand il n'est pas sur les bancs de la fac et enchaine les compétitions de saut à la perche chaque week-end pour exceller dans son domaine.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 12 Avr 2018 - 22:29 )


Cette évidence aurait dû être frappante. Peut-être qu’elle aurait pu l’être plus tôt si j’avais pu douter un seul instant de ta liberté, mais tu sembles particulière talentueux lorsqu’il s’agit de camoufler tes sentiments. Cette réalité m’ébranle profondément, elle terrasse mon cœur d’une douleur réelle et profonde. Une déchirure que je ne devrais pas subir avec tant de violence, mais qui me persécute sans que je puisse lutter contre cette sensation. Elle me prend en traitre, tout comme ce sentiment puissant qui s’est logé dans ma poitrine. J’ai cru cette complicité significative d’un réel attachement mutuel, mais elle est bien pâle face à l’affection que tu portes à cet homme. Sans doute qu’elle ne le sera jamais. C’est une information difficile à encaisser, car elle me plonge dans un état de résignation profonde. Toute cette hargne auparavant exprimée s’en est allée. Elle se retrouve écrasée par cette blessure qui morcelle mon cœur en différentes parties. L’émotion est trop vive pour être contenue et quand bien même je fais de mon mieux pour garder la face, la brimer pour ne pas qu’elle éclate, j’en suis incapable. Les larmes refoulées viennent s’épandre sur mes joues. En silence, j’éclate en sanglot sous ce raz-de-marée de déception et de rejet que je subis de plein fouet. Je m’efforce de garder la face, de garder mes sanglots silencieux et invisibles à ton regard, mais ma respiration se fait particulièrement difficile, étouffante puisque je sais qu’il n’y a aucune espoir que tu puisses tomber un jour, amoureux de moi. C’est une frustration profonde qui me dévore la poitrine et les tripes. Je n’ai jamais aimé l’échec, ait toujours eu du mal à me résigner lorsque je voulais quelque chose, mais à cet instant, je sais qu’il faut que je le fasse. Seulement, c’est trop difficile, trop tôt, trop profond pour que j’y parvienne. Je te sens chercher mon regard, mais je suis bien incapable de te le donner. Je me contente juste de hocher la tête, car les mots ont trop de mal à franchir mes lèvres. Je reste silencieux, cherche en moi les forces nécessaires pour calmer ces pleurs qui envahissent ma poitrine et me donne la sensation d’un poids lourd sur la poitrine. Je sens que cette situation te pèse, que tu n’es pas insensible à cette peine, mais tes paroles ne sont d’aucun réconfort pour mon âme. Je suis peut être un chouette type, mais tu ne veux pas de moi. Tu ne le voudras sans doute jamais. Sauf que je te veux, te voulais dans ma vie, que j’avais envie de voir ce que nous deux pouvait nous mener. J’avais envie d’être ton homme, construire ton bonheur et mon bonheur ensemble, mais c’est un souhait qui ne se réalisera jamais. Cela ne fait qu’accroitre ma morosité. Je me retrouve contraint à fermer mes paupières pour tenter de calmer cette crise de larmes qui inonde mon être. Je m’efforce de garder contenance, même lorsque tu viens enlacer tes bras autour de mon cou. Tu m’offres ce contact, qui me torture encore plus. Je serre les doigts autour de mon drap, vient même glisser ma main sur ton bras pour la serrer fermement. Je reste silencieux, hoche simplement la tête pour te faire comprendre que je le sais. Je me sens tellement pathétique, que j’essaye de prendre de grandes inspirations pour taire ces sanglots. Le silence se fait pesant, mais je suis incapable de m’exprimer. « C’est comme ça… C’est la vie. » Je fini par murmurer dans une voix secouée par l’émotion, mais emplie de bon sens. La vie est cruelle. L’amour est un sentiment merveilleux et néfaste. C’est une aventure où on peut sortir gagnant ou perdant. Aujourd’hui, je suis le grand perdant, comme à chaque fois que je donne mon cœur, mais c’est le risque du jeu, de la vie. C’est comme ça.



☆☆☆ KISS ME ON THE MOUTH AND SET ME FREE
I can be the subject of your dreams. Your sickening desire. A phoenix in the fire.
.
Revenir en haut Aller en bas
Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1564-breathe-me-eskil http://www.ciao-vecchio.com/t1578-breathe-me-eskil
ID : demon dance.
Faceclaim : Tarjei Sandvik Moe © juice.
Multi-comptes : Aucun.
Messages : 2192 - Points : 1839

Âge : 19 ans. (28/02)
Métier : Etudiant en première année d'ingénierie mécanique et créateur de dessins érotiques. Il vend aussi son corps au diable pour rembourser une dette.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Jeu 12 Avr 2018 - 23:54 )
Tes sanglots sont comme un poignard qui entaillent ma poitrine. Ils s'enfoncent toujours un peu plus, créant une déchirure importante qui me procure un sentiment de souffrance bien mérité. Elle n'est certainement pas aussi violente et destructrice que la tienne, mais je la sens qui transperce mes poumons, mon coeur. Tout se comprime à l'intérieur de moi, me donnant alors l'impression de suffoquer, de manquer de cet air vital. C'est comme si l'oxygène manquait dans cette pièce étouffante, comme si on m'arrachait quelque chose à chaque seconde. Je ne sais pas à quoi me raccrocher, je suis en train de vaciller. J'essaye d'être silencieux, parce que ma maladresse me qualifie bien chaque fois que je prononce quelques paroles réconfortantes. Je t'accorde même une étreinte bien tendre, pour atténuer ta peine, la compenser avec un peu de soulagement transmis. Je sens que rien ne change, que l'amertume est toujours aussi forte. Tu as de la difficulté à te ressaisir, tu te contentes de pleurer, sans t'exprimer sur toute cette tempête qui s'abat sur toi. Pas besoin de mots, de ce langage sombre, quand tes yeux sont autant noyés de larmes. Tu es complètement démoralisé, blasé par cette non réciprocité que tu n'imaginais pas dans tes plans romantiques pleins d'espoirs. Tu jettes un constat bien pessimiste de la vie, de l'amour, à cause de moi et de mes erreurs. J'ai envie de te dire que tout est possible, que tu as raison d'aspirer à une relation sérieuse, sincère, et qu'un jour elle viendra. Mais rien, ni la banalité de mes propos, ni même mes gestes doux, ne suffiront pour freiner le bouleversement causé à ton cœur. Alors je me tais, longuement, avant de me détacher de toi quand je comprends vraiment que notre câlin ne fait que renforcer ton chagrin. Je n'ai pas envie de te déchirer davantage, de te provoquer plus de douleur, j'en ai fait bien assez. « Est-ce que tu préfères qu'on arrête de se voir ? » Je demande simplement, en restant sur le matelas, assis, assez loin de toi pour que ça n'en devienne pas trop insupportable. Je respecterais ta décision, même si cette idée que nos rires ne se mêleront plus jamais engendre ce picotement au niveau du cœur.


You held my heart in your fingertips ☽ I'm so reliant, I'm so dependent, I'm such a fool. When you're not there I find myself singing the blues. Can't bear, can't face the truth. You will never know that feeling, you will never see through these eyes. You'd say I'm sorry, believe me, I love you, but not in that way.
Revenir en haut Aller en bas
Owen IvaldiLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1570-owen-ivaldi-your-sicken http://www.ciao-vecchio.com/t1574-owen-ivaldi-your-sickening-desire
ID : mary.
Faceclaim : henrik Holm + © Ilyria + sign. Perséphone
Multi-comptes : isaiah stefano et enrik zorzi
Messages : 1455 - Points : 1664

Âge : 23 ans. (03/01)
Métier : étudiant en 1e année de master en astronomie et astrophysique. Il rêve de devenir astrophysicien, travaille dans une épicerie de quartier quand il n'est pas sur les bancs de la fac et enchaine les compétitions de saut à la perche chaque week-end pour exceller dans son domaine.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Ven 13 Avr 2018 - 10:46 )


Ce contact est à la fois source d’apaisement et de torture. Je me laisse enivrer par cette étreinte que tu m’offres, mais qui me perturbe profondément. Tu m’offres une étreinte pleine d’affection. Je perçois dans ce geste l’affliction qui te possède également de me voir dans cet état. Tu n’y es pas insensible. Il y a quelque chose en toi, qui te pousse à vouloir amoindrir ma peine, à te défaire de ta réserve pour y parvenir. Et je n’y suis pas insensible, même si ce flot d’émotions m’empêche de l’exprimer autrement que par cette poigne autour de ton bras. Je me rends compte que me défaire de ce sentiment va être compliqué. Je le sens au plus profond de mon être et cela m’afflige d’autant plus, car je sais éperdument que je vais devoir m’accrocher à d’autres que toi, pour avancer et que ce qui était à nous, ne sera bientôt plus. Ces moments ensemble deviendront que de vieux souvenirs plaisants, qui resteront dans nos mémoires un temps, avant de disparaitre totalement. Je ne sais pas ce qui est le pire dans cette idée : la désillusion de mes espoirs et de mes sentiments où le fait que bientôt, nos souvenirs communs ne seront que des étoiles au sein de cette voie lactée que j’affectionne particulièrement, si nombreux qu’ils se font écraser par les astres plus scintillants. Tout cela me dévore la poitrine à cet instant et elle se trouve intensifiée lorsque tu finis par te défaire de cette étreinte, me pose cette question que je crains si vivement. Je fais un mouvement dans ton sens sous la surprise. Mes doigts viennent essuyer mes larmes pour tenter de les faire disparaître. Mon cœur saigne à ce qui est évoqué, mais je sais que ce sera sans doute inévitable. Je reste silencieux plusieurs longues secondes qui me paraissent être une éternité. « Ce serait peut-être mieux pour le moment… » Je lâche dans une voix brisée par les sanglots que je m’efforce de perdre. Je me racle la gorge, renifle péniblement. « Le temps que ces envies disparaissent de mon cœur… » J’inspire profondément tant cette idée me déchire, mais elle sera indispensable pour que j’avance. « Désolé… » Je déclare en venant serrer de nouveau le drap de mes doigts fins, le cœur au bord des lèvres, totalement en charpie. Je n’aime pas cette sensation qui vient s’ajouter à toute cette morosité qui envahit mon âme, mais c’est ainsi, aussi douloureux que cela l’est.



☆☆☆ KISS ME ON THE MOUTH AND SET ME FREE
I can be the subject of your dreams. Your sickening desire. A phoenix in the fire.
.
Revenir en haut Aller en bas
Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1564-breathe-me-eskil http://www.ciao-vecchio.com/t1578-breathe-me-eskil
ID : demon dance.
Faceclaim : Tarjei Sandvik Moe © juice.
Multi-comptes : Aucun.
Messages : 2192 - Points : 1839

Âge : 19 ans. (28/02)
Métier : Etudiant en première année d'ingénierie mécanique et créateur de dessins érotiques. Il vend aussi son corps au diable pour rembourser une dette.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Sam 14 Avr 2018 - 8:59 )
Je desserre bien vite mon emprise lorsque je sens que tu n'es pas réceptif à ma tentative de consolation. Je suis certainement idiot d'avoir essayé d'éponger la peine qui dégouline au creux de ton cœur, mais j'ai de la difficulté à percevoir autant de chagrin au fond de tes yeux. Plus que la culpabilité qui se rattache à mon crâne, c'est surtout la compassion, l'empathie, qui met tous mes sentiments en désordre. Ma poitrine est en vrac, tandis que mes poumons peinent à se gonfler d'air, à expulser les émotions qui m'oppressent. J'ai ce vague à l'âme qui ne me quitte plus, qui forme un millier de doutes dans mon esprit, que je te partage pour connaître ton avis. J'en viens même à te demander si tu préfères qu'on arrête de se voir, et la réponse que je craignais finit par être lâchée. Il est mieux que tu te rétablisses, mais tu chasses nos souvenirs et les sentiments qui sont de trop dans ta poitrine. Il faut que tu effaces, que tu m'oublies. Je sens que je ne serais plus qu'une ombre passagère dans ta vie, à l'avenir, que je flotterais dans le vent sans vraiment apparaître devant tes yeux captivés par un autre. Et je crois que c'est tant mieux, même si ça créera sans aucun doute une déchirure, une marque indélébile qui me raccrochera chaque fois à ton image, ton rire et tes sourires. « Oui... je comprends... » Je ne peux que te souhaiter d'être heureux, sans moi, sans les espoirs infinis que j'ai fracassés si aisément. Ce n'était toutefois pas de tout repos. Je n'ose pas soulever ton regard, t'adresser plus de paroles ambiguës. Le malaise est cuisant, mais je tente de le surpasser. « Tu me contacteras quand... tu auras oublié... ou que... que tu te sentiras prêt à ça ? » Je veux m'assurer que tu le feras. J'ai ce truc en moi qui me pousse à me raccrocher à toi, à ne pas te laisser totalement partir de ma vie. Je ne veux pas que tu laisses ce vide en moi. Suis-je égoïste ? Je dirais plutôt dépendant. J'avais appris à apprécier tes blagues débiles, tes rires sincères qui se diffusaient bruyamment dans la pièce, parce que tu étais souvent très fier des âneries que tu balançais. Voilà que je m'exprime au passé, comme si tous nos souvenirs peuvent déjà être enterrés, supprimés de nos têtes bien remplies d'idées sombres et d'émotions moroses. Je veux surtout savoir si je dois te laisser le temps de me rappeler, ou si j'ai le droit de t'envoyer quelques messages en attendant ta réadaptation. « Tu veux que je parte ? » Je relève la tête que j'avais baissée par honte, vers toi, pour déceler la franchise dans ton regard. « Enfin tu préfères être seul ? » Je demande ton avis, car peut-être que tu n'oses pas me faire dégager alors que tu en possèdes l'envie. « ... ou tu veux qu'on essaye de te détendre, en jouant à la console ? » Je te transmets cette proposition diaboliquement maladroite, sans vouloir te blesser. Je voudrais juste trouver une solution pour te prodiguer ne serait-ce qu'un peu d'apaisement.


You held my heart in your fingertips ☽ I'm so reliant, I'm so dependent, I'm such a fool. When you're not there I find myself singing the blues. Can't bear, can't face the truth. You will never know that feeling, you will never see through these eyes. You'd say I'm sorry, believe me, I love you, but not in that way.
Revenir en haut Aller en bas
Owen IvaldiLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1570-owen-ivaldi-your-sicken http://www.ciao-vecchio.com/t1574-owen-ivaldi-your-sickening-desire
ID : mary.
Faceclaim : henrik Holm + © Ilyria + sign. Perséphone
Multi-comptes : isaiah stefano et enrik zorzi
Messages : 1455 - Points : 1664

Âge : 23 ans. (03/01)
Métier : étudiant en 1e année de master en astronomie et astrophysique. Il rêve de devenir astrophysicien, travaille dans une épicerie de quartier quand il n'est pas sur les bancs de la fac et enchaine les compétitions de saut à la perche chaque week-end pour exceller dans son domaine.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Sam 14 Avr 2018 - 12:32 )


Cela me coute de dire ses mots. L’idée d’établir une distance entre nous me retourne le cœur, mais je sais au fond de moi qu’il n’y a pas d’autres solutions. Elle sera nécessaire pour amoindrir la puissance de cet attachement que je ressens à ton égard. J’ai forgé des espoirs qui ne pourront jamais connaitre une issue favorable. Cela va être dur à digérer, à dépasser, parce que je suis le genre de personnes qui se donne pleinement lorsque je veux bâtir quelque chose avec quelqu’un. J’ai mis du temps à me rendre compte de la nature de cet attachement. J’ai voulu croire qu’il était similaire à celui que j’ai pour Harvey. J’ai cru bêtement que je pouvais être ton ami, mais aussi ton amant, que cette relation qu’on bâtissait serait profonde, mais sans ressentir cette saveur provoquée par ce sentiment déroutant. Je me suis fait prendre au piège par cette alchimie et maintenant j’en paie le prix fort, parce que j’ai laissé mes envies romantiques prendre le pas sur la raison. Je suis le seul fautif. Je le sais. Seulement, il faudra du temps pour me défaire de tout cela. Pourtant, l’idée de te voir sortir totalement de mon existence m’afflige une douleur tout aussi conséquence. C’est la suite logique de ce qu’il risque de se produire une fois que tu auras quitté mon appartement. C’est ainsi que vont les choses, même si j’aimerai que tout soit plus simple. Mon cœur est lourd à cette pensée, d’autant plus face au malaise que je perçois entre nous, qui ne nous ressemble pas. « Oui, bien sûr. » Je murmure dans une voix mal assurée. Je te laisse comprendre que je ne ressens aucune envie de te voir disparaitre de ma vie totalement, parce que l’affection et l’amitié que je te porte sont profondes. Ma fébrilité est conséquente, bien que les sanglots aient cessés. Mon cœur est lourd, empli de morosité et rend ma respiration difficile. Je sens dans tes propos et ton comportement, une certaine nervosité, fébrilité face à une possible coupure totale de lien entre nous. Je sais que cela t’impacte, que cela te perturbe. Je le sens et je n’ai pas besoin de chercher les raisons. Elles ne me mèneraient à rien, mais je perçois que cette idée t’afflige autant que moi. Tu me demandes si je veux que tu partes. Ton regard vient chercher le mien pour y percevoir la réponse. Je te fixe avec un trouble manifeste, en silence, tiraillé entre toutes ses émotions si diverses. « On peut jouer à la console. » Je lâche finalement, car incapable de te voir filer par ma faute. Je veux que cette volonté vienne de toi, que tu prennes congés au moment venu, car il n’y aura pas d’autres possibilités. Je me relève et enfile un T-shirt alors que je quitte la chambre pour t’inviter à faire de même. Cela sera sans doute la dernière fois que auras foulé mes draps, mais je ne veux pas y songer tant la simple idée me retourne le ventre. « Tu veux jouer à quoi ? » Je te questionne dans une voix faible, encore habitée par ces émotions profondes. Je suis à fleur de peau, mais je ferai en sorte d’être de bonne compagnie, de ne pas laisser ma morosité détruire sans doute ce dernier moment avec toi. On passera quelques heures à jouer avant que tu reçoives un SMS de Dan, comme les autres fois, sauf que cette fois-ci, je saurai parfaitement que c’est dans ses draps et ses bras que tu finiras ta nuit. Au final, plus rien ne sera jamais comme avant. Tout aura changé…   



☆☆☆ KISS ME ON THE MOUTH AND SET ME FREE
I can be the subject of your dreams. Your sickening desire. A phoenix in the fire.
.
Revenir en haut Aller en bas
Eskil SvendsenLa jeunesse dorée et éclatante
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1564-breathe-me-eskil http://www.ciao-vecchio.com/t1578-breathe-me-eskil
ID : demon dance.
Faceclaim : Tarjei Sandvik Moe © juice.
Multi-comptes : Aucun.
Messages : 2192 - Points : 1839

Âge : 19 ans. (28/02)
Métier : Etudiant en première année d'ingénierie mécanique et créateur de dessins érotiques. Il vend aussi son corps au diable pour rembourser une dette.
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le Dim 15 Avr 2018 - 15:30 )
La coupure provisoire de nos instants de bonheur que l'on prévoit contre notre gré, me paraît déjà déchirante rien que de l'évoquer. L'idée de ne plus te croiser durant plusieurs jours me rend maussade. J'ai besoin de partager des anecdotes avec toi, d'entretenir quelques conversations stériles, agrémentées de nos âneries habituelles. J'ai besoin de t'entendre rire, de percevoir le sourire que tu affiches habillement sur tes lèvres, et qui, souvent, plisse complètement tes yeux rieurs. J'ignore comment je vais pouvoir me passer de tout ça, certainement que ce n'est qu'une habitude à prendre pour retrouver un quotidien plus stable. Sans toi, sans tous ces sentiments particuliers que tu me fais sentir et qui me font oublier Danilo, parfois. Moi aussi je dois me mettre à l'écart du danger que tu me fais courir chaque fois que je suis en ta présence. Alors on décide presque dans un commun accord qu'il serait mieux de prendre nos distances. Je te laisse plutôt prendre la décision, car je crois que je serais incapable de me retirer, de m'éloigner, si tu ne m'avais pas clairement fait part de ce besoin. On s'accorde à la concrétisation de cette alternative, même si elle semble nous piétiner le cœur à tous les deux. On décide finalement de clôturer cette discussion destructrice pour se lancer dans une activité plus divertissante et réjouissante. Je propose un jeu vidéo et tu acceptes volontiers, sans m'alerter d'une envie de me voir partir. Alors je reste, bien décidé à te procurer un peu de joie après avoir mis tes émotions en vrac. « J'ai bien envie de te foutre une raclée à Mario Kart. » Je commente avec un léger sourire, pour ne pas trop en faire. Je veux chasser tout ton chagrin, pour un instant, alors j'essaye d'activer ton humour et ton esprit de compétition. J'y parviens au fur et à mesure des parties. Je sens que tu oublies ta peine et que tu te te laisses emporter par le plaisir de la victoire, du jeu. Ta fougue est alors mise en évidence pour quelques heures, quand tu tentes de me battre lors des courses de voiture. J'apprécie ce moment, qui sera peut-être notre dernier. Qui sait, tu pourrais ne jamais réussir à mettre ces sentiments de côté et préférer ne plus croiser ma route. Alors je me permets de rire aux éclats par moments, quand l'amusement me transcende. Les heures défilent à toute vitesse à tes côtés. Je ne pense même pas à regarder mon portable, je me concentre seulement sur toi. J'ai l'idée de partir quand la nuit tombe et que je réalise qu'un sommeil réparateur pourra te faire du bien. Je ne pars donc pas trop tard, pour te laisser le temps de te retrouver. Quand je me déplace dans le couloir pour m'apprêter à sortir, je sens le malaise revenir. J'ignore comment m'y prendre, si je suis censé t'étreindre comme d'habitude ou éviter tout contact qui pourrait faire éclater ton coeur de douleur. Je reste donc à l'écart, en ouvrant la porte d'entrée. « Bon... » Je souffle doucement, sans oser te regarder, sans savoir quoi dire. Je comble le silence oppressant par une exclamation qui n'a pas de sens. Mes yeux contemplent le vide, pivotent sans t'affronter. C'est seulement quand il faut vraiment que je parte que je les soulève pour te regarder une dernière fois. Je prends vraiment conscience à quel point tu vas me manquer ces prochains jours. Je te scrute avec culpabilité, tristesse, en restant coincé contre le bord de la porte comme si je ne voulais pas te quitter. Je n'en ai pas la moindre envie, d'ailleurs. « Bonne nuit Owen. » Ma voix est pleine de douceur, mais ne prononce rien d'autre. Je te laisse juste là, sans parvenir à te dire au revoir, ou même adieu, et retrouve le domicile où se trouve l'homme à qui tu aimerais prendre la place.

(terminé)


You held my heart in your fingertips ☽ I'm so reliant, I'm so dependent, I'm such a fool. When you're not there I find myself singing the blues. Can't bear, can't face the truth. You will never know that feeling, you will never see through these eyes. You'd say I'm sorry, believe me, I love you, but not in that way.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- (terminé) une déclaration inopinée (eskil #8) -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : Précédent  1, 2

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences