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- [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Mer 7 Mar 2018 - 0:04 )
« Tu as l’air pensif. » Plongé les yeux dans son café, les relève vers sa maman qui affiche une moue adorable, mais inquiète. Depuis qu’il est en âge de le faire, c’est lui qui prend soin d’elle, mais là, il en a juste gros sur le cœur, si bien qu’il ne cherche pas à cacher ses émotions, ce malaise qui campe au fond de lui et qui ne souhaite pas déserter. Erio ressent comme un vide, aussi profond que lors de sa séparation avec son père. La rupture avec Lana n’en était pas vraiment une, puisqu’ils ne formaient pas encore un couple, mais il l’a ressenti comme tel. Pire qu’un couteau en pleine poitrine. Ce dernier moment passé ensemble a été déchirant, si bien qu’il n’arrive pas à se le retirer de la tête. Sa mère pose une main sur sa joue qu’elle caresse et aussitôt, ses larmes lui montent aux yeux. C’est de ça, dont il a besoin. « Tu veux bien me prendre dans tes bras ? » Brisée en voyant son fils aller si mal, Noreen tire sa chaise qu’elle rapproche de la sienne, l’encercle de ses bras, tandis qu’il se blottit contre elle, essayant de se laisser aller, de se détendre. Il se retrouve comme un petit garçon dont le soutien de sa maman lui est nécessaire et ça lui fait beaucoup de bien de voir que c’est encore possible, que l’alcool ne gagne pas toujours, quand bien même elle en a bu quelques verres avant qu’il n’arrive. Entre eux, c’est fusionnel. « Comment s’appelle-t-elle ? » Il n’a juste pas envie d’en parler, mais il ne peut lui mentir. Sa blessure actuelle vient bien d’une femme. En acceptant la colocation avec Lana, il ne pensait pas qu’il s’en rapprocherait au point d’en tomber amoureux, ni qu’il allait en avoir besoin, encore moins qu’elle creuserait un vide en lui. C’est pourtant ce qu’elle a fait. Et s’il a essayé de lui trouver toutes les excuses du monde, c’est maintenant son instinct de survie qui prend le dessus. Il a besoin de se protéger, n’a plus envie de sentir cette atroce douleur à laquelle il n’était pas préparé. « Ca va s’arranger mon poussin. » dit-elle, en le croyant sincèrement. Pour Erio, elle croit toujours que tout peut s’arranger, parce qu’il est suffisamment fort pour supporter bien des poids, même si son monde semble s’écrouler pour la deuxième fois. Et dans les bras réconfortants de Noreen, il trouve un moyen d’alléger la sensation lourde des pensées se bousculant dans sa tête. J’ai pas besoin de toi. Tu me tires vers le bas. C'est de lui dont j'ai besoin.

19 heures. Une main sur le volant, l’autre sur le levier de vitesse, il sent son cœur s’alourdir en même temps que les kilomètres qui le séparent de leur appartement se réduisent. Mal à l’aise à l’arrivée, Erio monte les escaliers, puis s’arrête face à la porte, en se demandant ce qu’il vient faire ici. La vérité est qu’il ne se sent plus à sa place. Qu’il lui en veut de lui avoir dit toutes ces choses, alors qu’entre eux, il y avait quelque chose d’insensé peut-être, mais de très fort. Il lui en veut de rejeter toute la faute sur les récents événements, quand lui ne cherchait pas tout ça, ne savait vraiment pas que ça allait dégénérer à ce point. Il lui en veut de le regarder tel un étranger, de mettre une priorité sur un autre. Il lui en veut de lui avoir donné un petit espoir qu’un « nous » pourrait exister, pour au final revenir sur sa décision. Alors que lui jouait avec les femmes autrefois, aujourd’hui, il se sent comme un jouet qui n’intéresse plus. Un jouet délaissé dans un coffre que l’on ne souhaite plus rouvrir. Le cœur au bord des lèvres, Erio entre, l’air fermé et c’est là, en la voyant dans le salon, que tout prend du sens. « J’veux qu’on se sépare de l’appart’. » La voir tous les jours, ce n’est plus possible pour lui. C’est trop douloureux, ça réveille trop de choses, trop d’envie, et maintenant de la rancœur. « A moins que tu veuilles mettre ton copain sur le bail. C’est comme tu veux, mais moi, j’me casse. » lâche-t-il, sèchement. « J’envoie la lettre demain. J’te laisse donc la soirée pour réfléchir à c’que tu veux faire. » Soit ils se séparent de l’appartement et le laisse entre les mains du propriétaire, soit elle souhaite rester et dans ce cas, il demande une modification de bail pour ne plus paraître sur le contrat.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Mer 7 Mar 2018 - 19:51 )
Lorsque la porte s'est claquée sur Erio, Lana s'est mise à pleurer toutes les larmes de son corps. Littéralement. Pendant une heure, peut-être deux, prise d'un spasme de tristesse incontrôlable, elle a pleuré encore et encore. Sur ses actes, sur ce qu'elle a fait. Sur cet ultime rejet qui marque le début de sa descente aux enfers. Elle le sait, elle le sent : ses décisions, tout ça, ce n'est ni plus ni moins qu'une des plus grandes erreurs de sa vie. Mais elle se sent étrangement obligée de le faire comme pour se punir elle-même d'avoir rendue Alessia dérangée, en le punissant lui au passage. Erio. Cet homme qui parvient contre vents et marées à allumer une petite flamme dans son cœur abîmé mais qu'elle a pourtant éteinte d'un simple revers de la main. Alors oui, elle a pleuré, terriblement, jusqu’à l’arrivée de ses parents, à peine calmée par les ronronnements d’un chat plus qu’affectueux. Mais, pour Lana, il n'y a bien que les bras de Papa Adamo et Maman Delia pour apaiser un aussi gros chagrin. D'amour, d'amitié, de complicité. De tout. « Ma chérie, tu pourrais être quand même un peu plus... souriante non? Ça fait déjà plus d'une semaine. » Fabio essaye aussi de l'apaiser, à sa manière. Pourtant là, dans ce lit, à moitié nue et dans ses bras, Lana ne se sent pas mieux. Elle ne peut même pas se targuer d'avoir vécu un moment agréable, une accalmie, tant elle a plus subi leur échange qu'autre chose. Elle pensait pourtant... Elle pensait qu'en essayant très fort, cette petite flamme pourrait se rallumer en se laissant aller contre le corps de son petit-ami. Mais rien, rien du tout. Elle se sent terriblement vide. « Tu pars déjà ? » Lui lance Fabio alors qu'il l'observe se lever d'un bond, ne ratant pas une miette de son corps alors qu'elle se rhabille. « Je dois aller m'occuper de Berlioz. » Fabio lève les yeux au ciel à sa réponse, passablement agacé. « Toi et ton satané chat. » Lana se retourne alors et lui lâche le regard le plus noir qu'elle ait en stock : personne n'a le droit de parler mal de son satané chat, justement. Cette petite boule de poil, elle l'aime et encore plus depuis ce qui lui est arrivé. Parce qu'elle peut lui demander quand elle veut un peu de tendresse. Un peu de tendresse dont elle manque de la part d'un autre homme que le sien.

C'est aussi pour ça qu'elle quitte à toute hâte l'appartement de Fabio, après un dernier baiser. Lana sait qu'Erio ne travaille pas ce soir, après s'être discrètement renseignée, et une petite part au fond d'elle espère avoir la chance de le croiser. Depuis leur dernière entrevue, son colocataire l'évite et elle doit bien avouer qu’elle aussi. Elle est allée très loin dans ses propos, c’est vrai. Sur le moment, rongée par la rancœur et les regrets, elle n’a pas su faire preuve de discernement et s’est jeté dans tous ses mauvais sentiments comme elle pouvait plonger dans un frigo il n’y a pas si longtemps. Comme toujours, à chaque fois qu’elle se sent en danger, Lana cherche à se détruire mais c’est la première fois qu’elle amène une personne avec elle dans cette spirale. Et elle le regrette. Voilà ce qu’elle voudrait lui dire quand, installée confortablement dans le canapé du salon, elle entend le verrou de la porte s’activer. Alors qu’Erio entre dans l’appartement, la jeune femme commence à ouvrir la bouche mais les mots restent coincés dans sa gorge, l’espace d’un instant. L’instant de trop puisqu’elle rate sa chance, accueillant comme un coup de massue la demande de son colocataire. Elle s’attendait à ce qu’il soit froid, distant, à ce que ce soit compliqué mais cette volonté soudaine de mettre fin à leur colocation, c’est une surprise qu’elle prend en pleine face. Et pas une bonne. « Attends, quoi ? » Lance-t-elle, en se levant du canapé, incapable de prononcer une phrase plus constructive. Mais Erio, lui, semble savoir où il veut aller, contrairement à elle. Le cœur serré quand il évoque Fabio, Lana s’approche un instant en sa direction puis s’arrête en chemin. C’est fou, mais elle ne sait absolument plus comment elle doit se comporter face à lui. « Erio, attends fais pas ça. Je… » ne veux pas que tu me laisses. J’ai besoin de toi. Allez dis-le, Lana, dis-le. « Je vais partir. C’est moi qui vais partir. » C’est pourtant tout autre chose qui sort de sa bouche alors que sa gorge se resserre devant l’émotion. Malgré tout ce qui s’est passé, malgré le cambriolage, Lana a bien du mal à s’imaginer loin de cet appartement. Pour une raison étrange, elle s’y accroche, représentant ce qu’elle était encore il y a encore quelques jours : une fille pleine de vie, qui cherchait sa place. Aujourd’hui, c’est différent. Elle est toujours aussi perdue, voir plus, mais ne cherche plus à s’en sortir. « C’était ton appartement avant le mien, c’est normal, c’est à moi de partir. » Et c’est elle qui a merdé. En long, en large et en travers. « Laisse-moi 1 semaine. Une toute petite semaine. Mes parents récupèrent la maison familiale dans 3 jours, ils se sont arrangés avec leur locataire, et je retournerais vivre chez eux. » L’idée d’aller vivre avec Fabio ne lui traverse pas une seule seconde l’esprit et Lana ne le remarque même pas. A vrai dire, il est bien loin de ses pensées sur l’instant alors qu’elle s’efforce de capter le regard de son colocataire. « J’voulais pas te faire souffrir. » Lâche-t-elle, enfin. Bien loin de tout ce qu’elle a en tête mais l’essentiel y est. C’est sans doute trop tard, d’ailleurs, mais c’est dit.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Mer 7 Mar 2018 - 21:57 )
C’est une surprise, il en a conscience. Cet appartement, il l’adore, même s’ils n’ont pas des voisins faciles. Celui sur le même palier hurle souvent, se dispute avec la personne qui vit avec lui, qu’il n’a pas croisé tant que ça. Ceux du dessus l’enragent avec leurs pratiques, les films pornographies qu’ils tournent en toute légalité. Et il connaît des désagréments de par son nom de famille. La casse est toujours aussi présente… Mais à côté de ça, il a de nombreux souvenirs. Avant Lana, il vivait avec un type avec qui le courant passait bien. Ils ne se parlaient pas vraiment de leur passé, ou vie professionnelle, mais ils avaient des points en commun, se faisaient quelques soirées pizza, parlaient filles. Et c’est pour vivre avec l’une d’entre elles qu’il a fini par s’en aller. Néanmoins, même si la colocation entre eux était une très belle expérience, les meilleurs souvenirs restent ceux partagés avec Lana. Il ne s’attendait pas à ce que leur relation prenne autant d’ampleur, qu’elle aille au-delà d’une amitié, bien qu’il n’y croyait pas vraiment non plus au début. Leur première rencontre a été plutôt houleuse et sa première impression n’était pas terrible. Au fil du temps, des années, elle a pris une place importante. Il ne se souvient pas exactement quand est-ce qu’il a arrêté de la voir comme une simple chieuse, ce qui a été le déclencheur. Probablement l’une de leur soirée pizza-film ou baseball. Alors, c’est tout aussi difficile pour lui de penser que demain, il ne sera plus dans ce lieu de vie qui en a connu des vertes et des pas mûres, mais il sent qu’il en a besoin, qu’il ne peut plus rester entre ces quatre murs sans déprimer en repensant à tout ce qu’ils ont vécu à deux. Sa chambre, il ne la regarde plus comme une pièce où il peut avoir un peu de tranquillité, mais comme une où Lana prenait place dans les moments de tristesse, pour se blottir dans ses bras quelques minutes, avant de repartir avant qu’il ne s’endorme. Il y a vraiment trop de choses. « Si tu veux t’en aller, ok, mais t’es pas obligée pour me laisser la place. » Il a plusieurs options qui s’offrent à lui. Sa maman peut l’héberger et puis, il pense à cette proposition faite par son ancien colocataire, resté un bon pote avec qui il est facile de s’entendre. Ce dernier a compris qu’il y avait anguille sous roche et en a profité pour lui suggérer de retrouver ce qu’ils avaient autrefois. Le fait est que même s’il ne regrette pas de s’être lancé dans une nouvelle aventure avec sa copine, sa relation n’a finalement pas duré et il se retrouve avec une place de libre chez lui. Erio passe sa main sur sa nuque, puis avoue : « J’ai mon ancien coloc qui m’a proposé autre chose. Et ce sera ailleurs, alors… Ca change rien pour moi, que tu restes, que tu partes, le résultat sera le même. J’pars de toute façon. » Autant qu’elle réfléchisse un peu. Si elle souhaite garder son indépendance, c’est disponible. Il lui suffira juste de mettre un terme à son bail pour en reconstruire un nouveau, sans son nom dessus. Si au contraire, elle préfère s’en aller pour retourner auprès de ses parents, alors il enverra simplement une lettre de préavis. Dans tous les cas, sa décision, à lui, est maintenant prise. Il est convaincu que ce sera plus simple, même s’il sent que ne plus être ici sera compliqué au début, qu’il ressentira un énorme vide… Vide qu’il a déjà aujourd’hui. Un peu plus, un peu moins. A son aveu, Erio la dévisage, déglutit. « Parce que tu crois que c’est c’que je voulais, moi ? Hein ? Tu crois que j’me suis levé un matin en me disant « tiens, j’vais m’comporter comme un bon vieux connard pour engendrer plein d’trucs après, pour pousser ta copine à devenir cinglée, à te kidnapper ». T’as cru que tout ça, c’était voulu, hein ? C'est ce que t'as l'air de me reprocher, alors que j'ai pas plus voulu que toi faire souffrir l'autre. » Pourtant, c’est ce qu’il semble avoir fait. Tout comme elle l’a fait la dernière fois. « J’étais prêt à tout pour toi, putain. Tout. J’t’aurais décroché la lune. Mais ça aurait été une erreur, comme tout le reste. Pas vrai ? Parce que toi et moi, c’est du n’importe quoi, ça part dans tous les sens. » Parce qu’elle n’est pas amoureuse de lui et que lui a laissé ses sentiments prendre le dessus. A présent qu’il a un tout petit recul sur la situation, il regrette avoir cédé à la tentation, a des remords sur l’ambiguïté qu’il a laissé s’installer. C’est juste trop pour lui qui le supporte très mal. Erio s’approche d’elle, plante son regard dans le sien et sans une once hésitation, ajoute durement : « Mais j’vais te dire. Avec la manière dont tu m’as lâché avec un petit texto minable, en courant auprès de ton ex-petit ami juste après m’avoir soufflé que tu m’voulais, pour lui dire que nous deux, c’était une bêtise, tu vois… Tu m’évites de perdre mon temps avec une fille paumée qui préfère se taper un type qui la respecte à peine. J’sais pas, j’dois te remercier, tu crois ? » Avant même qu’elle ne lui réponde, Erio se tourne vers le placard de l’entrée pour récupérer un carton plié. Parce qu’il compte bien faire du ménage dans ses affaires avant de tout emballer.


Erio & Lana
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Mer 7 Mar 2018 - 23:55 )
Bien sûr qu’elle se sent obligée de lui laisser la place. Si elle n’était pas entrée dans sa vie, si elle ne s’était pas imposée pour finir par faire n’importe quoi aujourd’hui, Erio n’en serait pas là à quitter un lieu de vie qu’il a choisi et qui lui plaît. Elle aussi a beaucoup de souvenirs dans cet appartement mais, étant la colocataire la dernière arrivée, elle ne s’imagine pas le mettre plus ou moins dehors. Alors elle partira. Avec regret mais elle le fera. « C’est à moi de partir, c’est tout. Je veux que tu restes ici. » avec moi aurait-elle envie d’ajouter mais, encore une fois, elle se tait. En tout cas, cela semble clair dans l’esprit de Lana : à défaut de vivre ici tous les deux, un des deux doit rester. Rien que d’imaginer des inconnus fouler leur appartement, vivre de nouveaux souvenirs à l’intérieur, c’est comme un ultime abandon à laquelle elle ne peut se résoudre. Elle a trop perdu ces derniers jours pour laisser filer ça à quelqu’un qui ne saura jamais à quel point ses pièces ont pu être pleine de vie, de soirées films, d’engueulades, de moments de partages… Non, c’est juste au-dessus de ses forces. Mais pas pour Erio qui, quoi qu’il advienne de son choix, a déjà les yeux tournés vers d’autres horizons. Et à l’entente de cet ex-colocataire qui surgit de nulle part, sa jalousie s’allume. Alors, il la remplace, comme ça. En un claquement de doigts. A croire que dans leurs histoires, les « ex » ont toujours le chic pour se pointer au moment le plus propice. « T’es en train de prendre cette décision sur le coup de la colère, c’est tout. Réfléchis-y. » Et voilà qu’elle se retrouve à la place d’Erio, il y a quelques jours. Quand, avant son enlèvement, il lui avait fait se rendre compte que de plonger dans les bras de Fabio n’était pas la solution et qu’il était là, lui, à la regarder et à l’aimer telle qu’elle était. La seule différence c’est que, ce soir, Lana ne peut pas se permettre la proximité physique qu’Erio lui avait imposé et qui avait fait basculer leur échange. Là, elle se contente seulement d’essayer de l’approcher progressivement à la manière d’un loup blessé.

Et blessé, il l’est, sans aucun doute, quand il lui lâche ce qu’il a sur le cœur à son tour. Et bien sûr que oui, elle sait au fond qu’il n’a rien voulu de ce qu’il est arrivé. Et elle ne sait pas vraiment si c’est au sujet de ça qu’elle lui en veut, ou bien est-ce parce qu’il a cru si facilement les mots d’Alessia, ou bien même si elle ne lui en veut finalement pas du tout. Depuis qu’elle a été retrouvée, Lana passe d’une émotion à une autre en l’espace d’une seconde à tel point que ce remue-ménage est un enfer à gérer pour elle. Toujours est-il que ce soir, le sentiment qui semble faire surface est celui des remords. « Je sais. » Lâche-t-elle dans un murmure tout en baissant la tête, à la manière d’une petite fille qu’on a pris en faute. S’il y a bien quelque chose que Lana ne mettra jamais en doute c’est qu’Erio n’a jamais souhaité que son bien pour elle malgré cette proposition malheureuse qui a eu des conséquences catastrophiques. Consciente de ses torts, elle l’écoute la boule au ventre alors qu’elle se mord fortement la lèvre pour ne pas se laisser aller une nouvelle fois au chagrin. Cette utilisation de l’imparfait quand il lui parle de lui décrocher la lune lui brise le cœur : elle a tout gâché, vraiment. Bien qu’elle en ait eu déjà conscience ces derniers jours, la vérité semble lui éclater en pleine figure malgré tout, alors qu’elle encaisse en silence ses paroles. Ce qu’il lui dit avant de récupérer un carton, en revanche, lui échappe totalement… Comment ça, elle l’a largué avec ce texto minable ? Alors il croit encore qu’elle a pu faire un truc pareil ? Il la connaît donc si peu ? Sans le savoir, Erio redéclenche une colère en elle, alors que ce qu’il lui reproche également au sujet de ses soi-disant propos à Fabio lui échappe totalement. Qu’il lui reproche d’avoir été la dernière des idiotes ces derniers jours elle veut bien l'accepter mais passer au pilori pour des choses qu’elle n’a pas faites, ça ne passe pas. Ni une ni deux, Lana se décide à rompre la distance qu’elle gardait pourtant entre eux en fondant sur Erio, l’attrapant par le bras pour le forcer à se retourner vers elle. « Tu sais quoi ? Si tu penses vraiment toutes les conneries que tu as pu dire alors très bien, remercies-moi ! Vas-y remercies-moi de t’épargner l’histoire la plus horrible de toute ta vie ! » Il serait sans doute plus simple pour Lana de prendre le temps de revenir sur ses propos. De lui dire que non, le texto ne venait pas d’elle et que non, elle n’a rien dit à Fabio au sujet de leur histoire et que c’était soi-disant une bêtise. Elle s’est contentée de se taire quand il l’a confronté à ce sujet sur son lit d’hôpital. Pas plus, pas moins. « Quant à toi, je te remercie de me montrer, encore une fois, que tu abandonnes facilement. » Allusion à ce fameux échange de texto qui, après quelques réponses, s’est arrêté là… Sans rien de plus. S’il était vraiment prêt à lui décrocher la lune, alors pourquoi ? Pourquoi ne l’a-t-il pas cherché partout comme elle l’aurait fait à sa place ? Lana aurait été capable de retourner le commissariat pour moins que ça, elle. Et peut-être que, s’il l’avait fait, elle aurait été retrouvée plus tôt. Peut-être qu’elle n’aurait pas été obligée de fixer pendant des heures son mur de conquête, à moitié déshydratée, avec une petite voix par-dessus son épaule qui ne lui épargnait aucun détail. Peut-être qu’ils seraient heureux, à l’heure actuelle. Peut-être… « Vas-y, fais tes bagages, sois un lâche ! Moi je l’abandonnerais pas cet appartement ! » En l’espace d’une minute, Lana passe une nouvelle fois d’une émotion à l’autre, d’une envie de s’excuser à envenimer la situation. Sans doute pour le faire réagir, pour piquer sa fierté de macho… Pour lui donner envie, maladroitement et de manière très tordue, de rester là, auprès d’elle.


Erio & Lana


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Dernière édition par Lana Giaccomo le Jeu 8 Mar 2018 - 9:52, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Jeu 8 Mar 2018 - 3:52 )
Pas sous la colère, plutôt sous la déception, la détresse aussi. Celle d’un sentiment d’abandon, de rejet. Etre là, dans cet appartement, la croiser chaque jour en prenant toujours un peu plus conscience qu’elle lui a échappé et qu’il est en grande partie responsable de tout ça, c’est trop difficile à gérer. Cette option, de déménager, lui semble être une bonne issue qu’il compte bien prendre. S’il reste dans cet endroit, il sait comment ça va se passer. Erio va tourner en rond, jusqu’à en avoir mal au cœur. Alors, c’est tout réfléchi. Il ressent le besoin de se donner la chance de tourner la page, d’oublier une histoire qui était sans doute vouée à l’échec depuis le début, mais à laquelle il se raccrochait tant bien que mal, tant il est convaincu qu’elle aurait pu lui apporter quelque chose de bon dans sa vie. Il est imparfait, a des tonnes de défauts, mais il aurait pu faire ce qu’il fallait pour essayer d’être à la hauteur de cette relation qui lui importait énormément, mais à quel prix ?

Surpris de sentir sa main s’emparer de son bras et forcé par cette dernière, Erio se tourne vers Lana qui s’emporte. Il ignore si elle est réellement touchée, blessée, ou si c’est seulement une manière de se défendre. Toujours est-il qu’il ne pense pas différemment même avec son intervention. Celle-ci ne l’aide pas à y voir plus clair, au contraire, ne fait que l’enfoncer dans ses certitudes. « Facilement ? » répète-t-il, alors qu’elle continue dans sa lancée. Glissant sa main sur son visage, il se libère de son emprise et passe à côté d’elle pour pousser la porte de sa chambre et lancer le carton plié sur le sol, avant de revenir à la charge. « Mais tu te fous de moi ? » Impossible qu’il la laisse avoir de tels propos quand il n’a eu de cesse de tenter désespérément de la retrouver. Peut-être maladroitement, mais il a tout de même eu l’impression d’insister, quand bien même elle s’était transformée en véritable bloc de glace. « Qu’est-ce qu’il te fallait, hein ? Que j’me mette à genoux, que je te demande de m’épouser ? Que j’te mette la bague au doigt en t’promettant une vie entière à t’épauler, te soutenir ? » Une belle déclaration en bonne et due forme ? Bien qu’il ne soit pas doué pour les grands discours, il a essayé de lui faire entendre raison et a laissé toutes ses barrières tomber, une à une, pour se prendre un mur impossible à démolir. « J’ai pris des risques pour toi Lana. J’ai laissé de côté mon souhait d’indépendance, ma liberté, pour être avec toi. Et uniquement avec toi. » Terminé toutes ces femmes, ces belles courbes qu’il aimait tant découvrir. Ca ne lui manquait pas tant que ça d’ailleurs. Ce qui l’effrayait plus, c’est de se lancer dans quelque chose de différent, d’inconnu, sans avoir connaissance de ce qui l’attendait. « J’t’ai avoué mes sentiments, j’t’ai prononcé trois mots importants, que j’dis même plus à ma propre mère. J’ai rampé vers toi, pour qu’au final, tu me rejettes, que tu me balances en pleine tronche que j’étais pas celui qu’il te fallait, que j’te tirai vers le bas. » De son point de vue, il ne s’est pas débiné, mais peut-être n’était-ce tout simplement pas assez ? Peut-être que pour une femme aussi importante qu'elle, il aurait dû penser à autre chose ? Peut-être devait-il insister encore un peu plus, lorsqu'elle désirait seulement être tranquille, loin de lui ? « Alors dis-moi ! Qu’est-ce que tu voulais que je fasse ? Parce que j’ai pas la solution à tout, là. » C’est déjà beaucoup pour un type comme lui, qui est dérangé par les relations sérieuses. « J’suis pas le prince charmant, j’te l’ai déjà dit. J’connais pas tout ça, c’qu’il faut dire, faire, mais ce à quoi t’as eu droit, c’est tout ce qu’il y avait de plus sincère et si ça t’a pas suffit, alors c’est qu’on avait juste rien à faire ensemble. » Erio ne se voit pas changer pour quelqu’un. Faire des concessions, oui, agir comme un bon petit gars en récitant un texte qu’il aura appris sur le bout des doigts pour ne pas faire de faux pas, ce n’est pas pour lui. Un instant, il détourne les yeux vers le salon, puis s’appuie contre le mur, en fourrant ses mains dans ses poches. Si son cœur est serré, si sa colère est toujours présente, son ton se veut plus calme lorsqu’il reprend : « Avant de me dire que j’abandonne facilement… Repense quand même à tout ça, hein. Parce qu’entre nous, si j’ai baissé les bras, c’est parce que tu m’as doucement fait comprendre que t’en avais plus rien à foutre, que j’avais juste aucune chance. Tu m’en as laissé aucune. Tu t’es mise à me reprocher toutes mes erreurs et à retourner vers un type qui en a fait le double, même le triple. J’trouve ça dingue. » Son choix, il était juste déjà fait. Quand il repense aux textos, à ce que lui a confier Fabio à l’hôpital, ça ne l’étonne finalement plus. « Alors ouais, ok, j’ai décidé de partir, mais c’est certainement pas par preuve de lâcheté, mais plutôt pour éviter d’me faire un peu plus mal en croisant la nana que j’voulais très fort auprès de moi. » Voulais. Parce que lui aussi a changé d’avis. Il ne veut plus de tout ça, préfère se focaliser sur ce qui a de simple, sans prise de tête : son mode de vie d’antan. Ca ne l’a jamais réellement fait avancer, c’est évident, mais au moins, ça évite bien des peines comme ils s’en font tous les deux.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Jeu 8 Mar 2018 - 21:20 )
Elle ne se fout pas de sa gueule, non. Pour elle, Erio a bel et bien abandonné trop facilement quand Alessia lui a envoyé tout un ramassis de bêtises... Peut-être parce que ça l'arrangeait au fond ? C'est ce que son ancienne amie n'a pas arrêté de lui répéter pendant des jours, au point d'immiscer le doute dans son cœur. Peut-être qu'elle ne suffisait pas, face à toutes ses femmes plus splendides les unes que les autres. Focalisée sur son propre mal-être, son propre manque de confiance en elle, Lana ne prend même pas la peine de penser une seule seconde que, tout simplement, c'était sans doute Erio qui avait certainement eu l'impression de ne pas lui suffire... « Tout de suite t'en rajoutes ! Ne me prête pas des demandes qui n'étaient pas les miennes ! » Bien sûr que non, elle ne s'attendait pas à une demande en mariage ou quelque chose de ce style. Lana a l'impression de revenir des mois en arrière quand, lors de leur première dispute avec Fabio, Erio avait sous-entendu qu’elle était du genre à tout pardonner pour un bouquet de fleur. Alors oui, bien sûr qu'elle est naïve, idéaliste. Bien sûr qu'elle aime les petites attentions, rêve d'un mariage en blanc. Peut-être même que, ce jour-là quand elle a quitté leur appartement, elle s'est imaginée ce jour où Erio lui murmurerait passione e tenerezza à l'oreille après l'échange de leurs vœux et juste avant de l'embrasser... Peut-être oui. Parce qu'elle est comme ça Lana, elle s'emballe, fait des plans sur la comète. Maintenant, il y a quand même une sacrée différence entre se l'imaginer dans un futur lointain et ce qu'il est en train de lui dire. Jamais, au grand jamais, elle ne s'attendrait à un truc pareil maintenant. De son propre aveu, cela serait même carrément étrange à ce stade de leur relation. « Ouais, je sais à quel point l'idée de te satisfaire d'une seule femme était un véritable effort pour toi. » Répond-t-elle ironiquement, sur la défensive, toujours en proie aux doutes qu’Alessia a planté en elle telle une petite souris. Pourtant, la Lana raisonnable saurait que l'engagement qui est une chose naturelle chez elle, souhaitée même, n'est pas si facile pour tout le monde. Elle saurait aussi que l'histoire familiale d'Erio n'est sans doute pas étrangère à sa difficulté à envisager quelque chose de sérieux. Comme pour ce « je t'aime » qu'il lui avoue ne même plus dire à sa propre mère. L'aveu fendille un peu plus la carapace que Lana s'est construite alors qu'elle se rend une nouvelle fois compte à quel point elle n'a pas été tendre avec lui, et encore, le mot est faible. Elle se pince la lèvre, essaye de réfléchir à ce qu'elle pourrait bien lui dire mais elle peine à trouver les mots justes sur ce qu'elle a fait et sur ce qui se passe au fond d'elle. Alors, elle choisit de ne rien dire, de le laisser vider son sac alors qu'il atteint petit à petit les derniers remparts de son cœur en morceaux. Elle a tout gâché, à vouloir se détruire, à se complaire dans ce drôle d’état dans lequel Alessia l'a poussé. À présent, Erio est persuadé qu'ils n'ont plus rien à faire ensemble et lâche prise. Le pire dans cette histoire, c'est que c'est exactement ce que Lana souhaitait mais que, maintenant qu'elle y est, elle regrette amèrement. Elle ne comprend plus rien à ce qui lui arrive, à ce qui se passe dans sa tête. C'est en train de devenir vraiment n'importe quoi. « Je sais que j'ai été très dure avec toi dernièrement. Mais en ce qui concerne l'abandon, ce n'est pas ce à quoi je ferais référence. » Toujours à ses foutus textos sur lesquels elle bloque comme une idiote. Au point de rester avec son ex qui ne lui apporte pourtant rien. Parce Fabio a peut-être fait beaucoup d’erreurs, mais il n’aurait jamais pris un « non » comme réponse. Si elle l’avait quitté par texto, il aurait cherché à en savoir plus, à la voir pour la convaincre. Ce que Fabio veut, Fabio l’obtient. Et c’est exactement ce qu’il est arrivé à faire en profitant de la situation pour garder Lana entre ses bras. « Ok. Je comprends. » Que peut-elle ajouter à tout ça ? Il la voulait. Voulait. Il ne veut pas se faire plus de mal et elle non plus ce n’est pas ce qu’elle souhaite. Alors, finalement, c’est peut-être à son tour d’abandonner, vraiment. Tournant les talons, Lana se dirige vers sa chambre, mais s’arrête, fronce les sourcils et ne peut s’empêcher de se retourner. « Tu sais ce que j’aurais voulu ? J’aurais voulu que tu réagisses vraiment aux textos qu’elle t’a envoyé. » Elle. Pas je. Lana ne peut pas garder ça pour elle plus longtemps. Même si elle aurait aimé qu’Erio se rende compte de lui-même de la vérité, elle la lâche enfin. « J’aurais voulu que tu te battes à ce moment-là, que tu cherches à me voir, à me trouver et que je ne restes pas pendant 3 jours à écouter les discours de cette folle. » Elle n’aime pas parler d’Alessia comme ça mais là, sous le coup de l’émotion, c’est sortie tout seul. Alors que des mauvais souvenirs prennent possession de sa tête, Lana, tremblante, sent qu’elle lâche prise mais referme les poings et plantent ses ongles dans la paume de sa main pour rester concentrée. « Ca aurait duré combien de temps si je n’avais pas réussi à appeler ma mère ? » Une semaine ? Plus ? Rien que l’idée lui glace le sang. « Et si t’as vraiment pu croire que j’aurais pu t’envoyer ça, et sans prendre la peine de me déplacer, après ce qu’on s’était dit alors peut-être que oui, on a rien à faire ensembles. » Peut-être que c’est le cas après tout. Peut-être qu’il est temps qu’ils s’en rendent tous les deux comptes. « Je te laisse à tes cartons. » Après un dernier regard, Lana fonce à toute vitesse dans sa chambre, sentant le soudain besoin de se cacher sous ses draps, calée contre Berlioz. Elle a besoin d’être seule, pour digérer. Pour se faire à l’idée que la chambre d’à côté sera vide demain soir.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Ven 9 Mar 2018 - 2:30 )
S’engager, rompre avec son mode de vie, était un pas en avant, mais il est vrai qu’il s’est longtemps posé la question, à savoir s’il pourrait survivre sans toucher, embrasser, différentes courbes. Les femmes sont sa plus grande histoire d’amour et ces relations éphémères lui convenaient parfaitement, avant que ça ne dérape entre Lana et lui, avant qu’il ne s’aperçoive que toutes les autres paraissaient bien fades. Erio ne répond cependant pas, attend, pendu à ses lèvres, qu’elle lui en dise davantage sur ce fameux abandon, parce qu’il se trouve être dans l’incompréhension la plus totale. Il a beau se ressasser les derniers événements, il n’arrive pas à se mettre sur la voie et lorsqu’elle tourne les talons, il se rend compte qu’il n’aura probablement pas les réponses à ses interrogations. Se redressant, il s’apprête à passer le pas de sa porte, mais se tourne finalement vers sa colocataire qui s’exprime enfin. C’est seulement à cet instant précis qu’il prend conscience d’un élément qu’il n’avait pas en sa possession. Les textos reçus, ceux qui avaient été l’objet de son mal-être, de ses doutes, n’ont ni été saisis, ni été envoyés par Lana. D’un coup, il se sent stupide d’avoir pensé qu’il s’agissait d’elle, de ses souhaits. Sur le moment, ça lui semblait tellement réel… Et conforté dans ces idées suite à la confrontation avec Fabio, il n’avait pas cherché plus loin, avait abandonné l’idée qu’Alessia ait pu prendre les rênes en lui soufflant les mots à écrire. Cette révélation devrait le soulager, mais pas du tout. La culpabilité l’assaille, tandis qu’il s’enfonce à la pensée qu’elle aurait pu être confrontée à Alessia plus longtemps encore. Son arme dérobée lors du cambriolage aurait pu lui servir, sous la colère et les blessures infligées auraient pu être plus graves encore. Erio essaie de ne pas y songer, tente de se rassurer du mieux qu’il peut en se disant que Lana est là, bien en vie, même si sa joie de vivre semble étouffée par tout ce qu’elle a subi, par sa rancœur, mais c’est plus fort que lui. Il s’en veut de ne pas avoir fait plus, prend les reproches en plein cœur. Incapable de prononcer un seul mot, il la laisse filer dans sa chambre, sentant une grosse cassure, probablement définitive, dès lors que la porte se ferme. Il aimerait lui dire qu’il est désolé pour tout ce qui s’est passé, qu’il aurait aimé comprendre plus rapidement, qu’il ne souhaitait pas tout ça, ou encore qu’il se sent terriblement coupable, responsable de tous ses maux, mais il n’est pas bien sûr que ça puisse changer quoi que ce soit. Trop de choses ont été dites, faites et à l’instant T, il est convaincu qu’entre eux, il n’y a plus rien à faire pour remédier à la situation. Le fait est qu’ils s’en veulent tous les deux pour des choses qu’ils ne se pardonnent pas. Erio se sent trop mal de ne pas avoir été à la hauteur lors de sa séquestration, s’en tient rigueur, et lui en veut, à elle, de ne pas lui avoir laissé la moindre chance de réparer les pots cassés, d’avoir foncé vers son ex-petit ami, d’avoir eu besoin de lui, alors qu’il se sentait apte à prendre soin d’elle. Mais à présent qu’il connait la vérité, il en doute fortement. C’est le cœur lourd, les bras tombant le long de son corps qu’il entre dans sa pièce, laquelle finit dans un bazar monstre au bout de quelques heures. Des affaires tombent par terre, finiront à la poubelle, d’autres terminent dans des cartons qu’il identifie au marqueur noir en les refermant machinalement, essayant désespérément de ne pas se ruer dans la pièce d’à côté pour prendre dans ses bras sa colocataire, lui souffler au creux de son oreille qu’il regrette sincèrement de ne pas avoir été celui qu’elle attendait, au moment où elle l’attendait.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Ven 9 Mar 2018 - 20:31 )
Il n'a rien dit, rien du tout. Erio s'est contenté de la laisser s'enfuir dans le confort agréable de sa chambre sans un mot et c'est le cœur serré que Lana referme derrière elle. Elle n'a rien voulu de tout ça, s'est laissé submerger par une situation qui la dépasse et a fait tout voler en éclat. A présent qu'elle se cache sous sa couette, suivie par Berlioz qui se met au chaud contre son ventre, elle commence à réaliser. Demain, Erio ne sera plus là. Quand elle entrera dans l'appartement, elle ne verra plus ses chaussettes traîner ou un bout de pizza abandonné sur la table du salon. Elle n'aura plus personne pour l'engueuler le matin quand elle passera trop de temps sous la douche. C'est fini. Pour de bon. Une larme coule de sa joue, chose à laquelle son cœur et son corps commence à s'habituer cette dernière semaine, alors que sa main vient caresser machinalement le pelage de la petite bête qui, elle, lui reste fidèle. Pourtant, le ronronnement doux et régulier du chaton ne parvient pas à calmer les angoisses de Lana. Qu'est-ce qu'elle va faire, elle, sans lui ? Elle a voulu jouer la fière, dire qu'elle n'abandonnerait pas l'appartement à son tour mais tout lui semble sans intérêt si son colocataire n'est pas avec elle. Elle tente de se projeter dans un futur où ils ne sont plus en contact mais sans succès. Erio, il s'est mis à faire partie de son monde petit à petit et ça lui semble aujourd’hui bien impossible d'imaginer une vie où il n'est pas là, auprès d’elle. Tout à coup, Lana se lève d'un bond, pose la main sur la poignée de sa porte avant de se raviser et de repartir cacher sa honte et ses regrets dans son lit. De multiples pensées se bousculent dans sa tête alors qu'elle refait le même manège deux ou trois fois devant les yeux incrédules de Berlioz qui ne comprend pas pourquoi sa jeune maîtresse ne parvient pas à ouvrir cette fichue porte. Qu'est-ce qu'il la retient, exactement ? La fierté ? La culpabilité ? La peur ? La rancune ? Sans doute un mélange de tout ça, tant il est compliqué pour Lana de faire le tri dans ce qui se déroule dans sa tête. A bout de nerf, Lana finit par fermer les yeux, épuisée par des nuits désormais trop courtes. Comme toujours depuis une semaine, son sommeil est agité et léger alors que son cœur se remplit d’une angoisse de plus en plus présente à l’idée d’être désormais seule dans son appartement. L’esprit sur le qui-vive, un bruit léger finit par la réveiller au bout de quelques heures alors qu’elle se réveille la peur au ventre. « Y’a quelqu’un ? Erio, c’est toi ? » Demande-t-elle alors qu’elle s’assoit sur le bord de son lit, soudainement nerveuse. Depuis son enlèvement, Lana est sur ses gardes et les moindres bruits la nuit déclenchent dans sa tête des scénarios plus terribles les uns que les autres. Alors qu’elle pense peut-être avoir rêvé, Lana entend un nouveau bruit qui cette fois-ci la fait sortir de son lit. « Erio ! ERIO T’ES LA ? » Crie-t-elle cette fois-ci carrément alors qu’elle se met à fouiller frénétiquement dans sa chambre à la recherche d’un outil, n’importe quoi pour se défendre. Son instinct de survie en alerte, alors qu’elle se met à paniquer toute, lui fait choisir à la hâte une de ses chaussures à talons. Après tout, on ne sait jamais, avec un peu de chance, elle sera suffisamment adroite pour lui planter dans la tête comme dans les films. « Ah ! » Lana sursaute, prête à bondir, quand la porte de sa chambre s’ouvre sur son colocataire. Sa vision l’apaise légèrement, mais toute l’angoisse accumulée ces derniers temps ne parvient pas à s’envoler. « Y’a… Y’a quelqu’un dans l’appartement ! Je suis sûre que y’a quelqu’un, j’ai entendu du bruit ! T’as ton arme ? Elle est où ton arme ? » Le discours à priori sans fin de Lana s’estompe par manque de souffle, alors qu’elle sent un poids peser sur sa poitrine. Des larmes lui montent aux yeux sans qu’elle ne comprenne pourquoi alors qu’elle cherche sa respiration en quête d’une explication sur ce qui lui arrive tout à coup. Oh mon dieu, une crise d’angoisse. Elle est en train de faire une crise d’angoisse.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Ven 9 Mar 2018 - 22:54 )
La chambre se vide petit à petit et alors que la fatigue se fait doucement ressentir, Erio s’engouffre dans le salon pour récupérer le reste de ses affaires, dont son sac de sport dans lequel il retrouve une casquette dédicacée. Un cadeau qui l’avait soufflé, touché, avec une personnalisation qui ne le laisse pas indifférent. Passion et tendresse sont des mots qui définissent précisément ce qu’ils sont l’un pour l’autre. Et tout part en fumée, pour une histoire qui les a dépassé tous les deux, des événements qu’il regrette amèrement et qu’il ne se sent plus apte à rattraper aujourd’hui. Baisser les bras n’est pourtant pas dans ses habitudes. Erio, il pète un plomb, casse des objets sur son passage, se défoule, mais il part à la confrontation, tente le plus souvent d’arranger les choses, sauf quand ça le touche beaucoup trop, qu’il ne se sent pas prêt à pardonner. Et c’est le cas avec Lana. Avant tout, il ne se pardonne pas de ses erreurs, d’avoir été à côté de la plaque, de ne pas avoir su gérer. Il se sent coupable de ne pas avoir compris que ces messages n’avaient pas été saisis de sa propre initiative et à force de les relire, ça semble être une évidence… Laquelle lui a pourtant bien échappé et c’est complètement incompréhensible. Sur le moment, il n’a pas réfléchi, était convaincu que tout était réel, qu’elle ne souhaitait plus de lui, plus d’eux. Ce qui était faux auparavant, est à présent d’actualité. Et c’est pour cette raison qu’il lui en veut, à son tour. Il sait qu’il n’a pas été à la hauteur, qu’elle n’est pas bien dans sa peau, dans sa tête… Mais il a essayé de lui montrer qu’il était là. Une chance. C’est tout ce qu’il souhaitait. Au lieu de quoi, il a eu face à lui un mur impossible à démolir. Il n’a même pas réussi à lui retirer quelques briques de pierre. Les mots blessants qui ont été dit ensuite, de chaque côté, ont eu raison de lui : il ne peut juste plus continuer à se battre, quand tout ce qu’elle voit, c’est un ex-petit ami capable de prendre soin d’elle et un colocataire qui n’a pas été là au bon moment. Erio lui en veut d’exiger de lui qu’il soit irréprochable, alors qu’il se sentait juste terriblement perdu, à son tour et qu’il ne savait juste pas comment gérer la situation. Et d’un autre côté, il arrive presque à lui donner raison. Parce que, peut-être bien qu’il aurait dû aller à l’encontre de ce qu’il pensait être son souhait de rester tranquille quelques jours, pouvoir réfléchir loin de lui. Tournant la casquette entre ses doigts, il tente désespérément de recadrer ses pensées, d’y voir plus clair, quand il entend soudainement un cri dans la pièce d’à côté. Reposant l’objet sur la table basse du salon, il se dirige vers la chambre de Lana et pousse la porte, faisant face à une femme paniquée, traumatisée par tout ce qu’elle a subi et qui se reflète via la chaussure qu’elle tient pour se défendre. « Y’a personne Lana, juste toi et moi. » dit-il, inquiet pour elle. « D’accord ? Tout va bien, pas besoin de mon arme. Ni de la tienne, d’ailleurs, si c’en est une. » De fortune, très certainement et il en aurait presque ri si la situation n’était pas aussi dramatique. « Regarde, on va tous les deux faire le tour, d’accord ? » Sans son autorisation et avec douceur, il prend sa main pour la conduire à l’extérieur de son cocon. La délaissant, il vérifie le couloir, puis les verrous correctement fermés, s’en va dans la salle de bain où il n’y a rien de plus que leurs affaires. Personne derrière le rideau de douche. Et dans sa chambre, personne non plus. Il est même convaincu que le bruit, c’est lui qui l’a provoqué sans s'en rendre compte, mais il continue, joue le jeu afin de la rassurer et ouvre même les grands placards. Lorsqu’il revient dans le salon, Erio vérifie que les fenêtres sont bien fermées, ce qui n’est pas tout à fait ça. Si ça se trouve, il y a même eu un petit courant d’air. Il la referme et fait de nouveau face à sa colocataire qui lui brise le cœur avec les larmes qui roulent sur ses joues, si bien qu’il ne réfléchit pas en s’approchant d’elle. Sa main gauche se pose sur son épaule, tandis que l’autre se perd sur sa joue, dans sa chevelure, avant de la ramener tout contre lui. « Il n’y a que toi et moi. Et Berlioz. » Son état ne fait que le culpabiliser un peu plus. Ce n’est pas peut-être. Il aurait dû comprendre, il aurait dû être là pour lui venir en aide plus rapidement. Rien de tout ça n’aurait dû se passer. Erio se sent tellement désolé, aimerait pouvoir se sentir utile et en même temps, il sait qu’il ne peut plus rien faire. « Tu veux que je l’appelle ? » Peut-être que lui, ce type dont elle a besoin, pourra faire quelque chose. Il ne l’aime pas, le déteste même, mais pour elle, il est prêt à prendre son téléphone et à l’appeler, ou à la déposer chez lui si elle se sent plus à l’aise.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une décision en entraîne d'autres... ( le Sam 10 Mar 2018 - 15:17 )
« Mais si, je te dis que j’ai entendu quelqu’un ! » Crispée, Lana tient fermement sa chaussure dans sa main alors qu’Erio entre dans sa chambre. Elle a entendu un bruit, elle en est sure. Un craquement ou quelque chose du genre. Et si c’était Alessia ? Si elle s’était échappée de l’hôpital psychiatrique pour terminer sa vengeance ? C’est le genre de choses que l’on ne voit habituellement que dans les films mais, après tout, sa vie ces derniers temps n’étaient elle pas en train de se transformer en un très mauvais scénario ? Se faire kidnapper par une amie qui se révèle perturbée, être tiraillée entre deux hommes… Ce n’est pas le genre de chose qui arrive tous les jours. « Mais je te dis que si ! Elle est où, ton arme ? » En tout cas, aucune chance qu’elle lâche son arme d’infortune. Terrifiée, Lana resserre son emprise sur sa chaussure alors qu’Erio la traîne hors de sa chambre pour s’assurer qu’il n’y a pas d’intrus. Elle le regarde s’éloigner d’elle les yeux écarquillés, tournant rapidement la tête dans tous les sens à la recherche d’une autre présence que la leur. Prête à cette éventualité, Lana lève son bras en l’air en signe de menace à quiconque voudrait lui faire du mal, ce dont elle est intimement convaincue. Pourtant, à bien y réfléchir, ce bruit pourrait très bien venir de son colocataire ou bien même du parquet de l’étage du dessous… Mais non. Trop de mauvaises choses lui sont arrivées ces derniers temps pour qu’elle se satisfasse de cette simple éventualité. Malgré tout, force est de constater qu’il n’y a rien ni personne lorsque Erio revient vers elle après un tour minutieux de leur appartement. « Mais j’ai entendu… » Lana n’arrive pourtant pas à se calmer, bien que les bras que lui offrent son colocataire représentent une accalmie appréciable. Déposant les armes, et par la même relâchant sa chaussure sur le sol de son appartement, elle vient refermer ses petits doigts sur son tee-shirt, s’y accrochant comme s’il représentait la seule issue. Il lui semble que cela fait une éternité qu’elle n’a pas reçu un geste de tendresse de la part du policier sans l’avoir rejeté en retour. Ce soir, pour la première fois depuis son enlèvement, elle ne le repousse pas, l’empêche même de s’éloigner d’elle si tant et que l’envie lui en prenne. Ce soir, elle ne prend pas ses bras comme une emprise dont elle se sent prisonnière mais bel et bien comme une protection contre le monde. Ce qu’Erio a toujours été pour elle, en fait. Seulement, Lana se rend compte qu’avec les derniers évènements, elle avait fini par l’oublier. « Non. » Alors, il est hors de question de mêler Fabio à cette histoire. Ce dont elle a besoin se trouve face à elle, ça l’a toujours été, bien qu’elle ait mis trop de temps pour le réaliser. « J’veux pas que tu partes. » Murmure-t-elle alors que sa tête se trouve toujours à l’abri contre son torse et que les larmes n’arrivent pas à s’arrêter de couler malgré ses efforts pour se calmer. Elle essaye, pourtant, tente de retrouver son souffle mais les montagnes russes d’émotions qu’elle a vécues ce soir peinent à se transformer en ligne droite. Elle n’arrive plus à gérer tout ça, ça la dépasse et, enfin, elle commence à comprendre qu’elle a besoin d’aide. Qu’elle doit laisser les gens entrer plutôt que de les tenir à l’extérieur pour mieux se protéger. « Je sais que je devrais pas te demander ça. » Erio a baissé les bras, ne veut plus souffrir. Et Lana sait qu’en lui demandant de rester, après tout ce qu’elle a pu lui dire, c’est être injuste envers lui. Mais rien de ce qui leur est arrivé dernièrement n’est juste, de toute manière. « J’suis désolée. » Alors bien sûr que oui, elle est désolée. Désolée de lui demander de rester, désolée d’avoir finalement besoin de lui plus qu’elle ne le pensait. Désolée aussi pour son comportement des derniers jours, pour n’être qu’une coquille vide qui erre tout au long de la journée. Lana est désolée. Pour tout. Alors qu’elle réalise vraiment ce qui lui arrive, ce qu’elle a fait, ce qu’il pourrait advenir, un nouveau torrent de larme prend possession de son corps. L’idée même qu’Erio puisse ne plus être là demain, que tout ça soit réel la fait craquer un peu plus alors qu’elle cherche sa respiration, soufflée par le coup de l’émotion. A bout de nerf, elle persiste à vouloir se cacher contre le torse de son colocataire, afin qu’il ne voie pas l’ampleur du mal-être qui a pris petit à petit possession d’elle.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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