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- le beau mensonge de la vie. (mona) -

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Elena ManzoniLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: le beau mensonge de la vie. (mona) ( le Mer 7 Mar - 15:31 )
le beau mensonge de la vieMONA & ELENA


Les doigts un peu tremblants, Elena tripota maladroitement le morceau de papier froissé. Elle pouvait voir quelques chiffres du numéro de téléphone qui y était noté et la sensation de nausée lui serra la gorge. Est-ce que j’appelle ? Est-ce que je n’appelle pas ? Depuis qu’elle avait vu cette affiche dans le couloir de l’université, elle restait avec cette pensée obsédante : j’ai fait tomber mon bracelet et quelqu’un l’a retrouvé. La brunette se souvenait encore du moment où elle s’était rendue compte que son bijou avait disparu – c’était dans le bus, juste après avoir surpris Mona et sa conversation étrange. Elle espérait que ce n’était pas l’étudiante rousse qui l’avait. Elle espérait que c’était quelqu’un d’autre, quelqu’un qui n’avait rien à voir avec Mona ou ses mots trop crus. C’était pour ça qu’elle n’avait pas encore osé appeler – parce qu’elle ne pouvait pas être certaine que ce ne serait pas la jeune femme qui lui répondrait. Et Elena avait peur. Elle ne savait pas mentir, elle ne savait pas cacher ses émotions. Comment était-elle alors censée lui parler, la rencontrer pour récupérer son bracelet sans en rougir jusqu’à la racine de ses cheveux ? Penser seulement à ce qu’elle avait entendu ce soir-là lui retournait l’estomac, lui chauffait les joues. C’était désagréable. C’était embarrassant. C’était une sensation étrange aussi, parce qu’elle pouvait encore entendre la voix joliment rauque de l’étudiante qui résonnait dans la salle de classe vide. Ça n’aurait pas dû lui paraître si beau. Dans un soupir bruyant, la jeune fille se laissa tomber sur son lit et fixa silencieusement le plafond. Queenie miaula de mécontentement avant de descendre d’un air renfrogné que Elena ne remarqua même pas.

Les bras en croix, la brunette froissa le papier d’un geste machinal. Le bruit parut se répercuter contre les murs comme un morceau de guitare électrique. Elle s’imagina un instant cueillir une pâquerette, lui retirer ses pétales un à un. « J’appelle. Je n’appelle pas. J’appelle. Je n’appelle pas. J’appelle. Je n’appelle pas. » Elle avala sa salive, maladroitement. « J’appelle. » Le mouvement brusque, elle attrapa son téléphone et composa le numéro. Taper les chiffres sembla lui prendre une éternité et retint sa respiration de façon automatique quand elle entendit la première tonalité. Le silence oppressant était comme une pierre lui tombant dans le creux de la poitrine. Qu’était-elle censée dire ? Qu’était-elle censée faire ? Elena se posait mille et une questions, si bien qu’elle fut presque surprise quand elle entendit la voix suave à l’autre bout. Une frisson glacé d’effroi lui traversa l’échine et elle se sentit paralysée comme si la foudre venait de la frapper. Elle avala sa salive, resta silencieuse. Elle ne sut comment mais elle reconnut la voix. Elle reconnut surtout les mots. Et Elena ressentit ce même sentiment dégueulasse au creux de son ventre. Comme la dernière fois. « Euh, allô ? Je… j’appelle pour le bracelet, bégaya la brunette d’une voix trop aiguë pour paraître naturelle. C’est le mien. » La jeune fille pressa les paupières, refoula quelques larmes de sentiments mélangés. Elle revoyait si bien Mona et sa chevelure de feu. Mona qui semblait gouverner le monde. Mais Mona n’était qu’une humaine. Mona était comme tout le monde.




te parler du bon temps qu’est mort et je m’en fous, te dire que les méchants c’est pas nous, que si moi je suis barge ce n’est que de tes yeux car ils ont l’avantage d’être deux.
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Mona GregoryLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: le beau mensonge de la vie. (mona) ( le Ven 23 Mar - 20:09 )
le beau mensonge de la vieMONA & ELENA


Allongée sur son lit, elle regarde le plafond, perdue dans ses pensées. La nuit a été courte et la journée éprouvante. Elle a l'habitude la renarde, c'est son quotidien. Mais parfois, elle aimerait mettre sa vie sur pause, juste pour quelques heures. Son sourire, sa force, tout ce qui fait qu'elle est elle, s'efface dans ce genre de moments. Elle a en guise d'oreiller son livre d'anatomie. Très utile quand on y pense. Prendre littéralement l'expression "bourrage de crâne" ne risque pas de fonctionner. Ca fait mal, son cou est douloureux, pourtant elle ne bouge pas. Son téléphone bipe, le premier, le vrai. Le perso. Celui là même qui lui sert pour organiser les manifestations, pour discuter des cours, pour être avec ses amis. Oui, son téléphone principal. L'autre est en stand by pour le moment, ce n'est pas l'heure pour cela. Sur instagram elle commente et like les publications de ses amis, des manifestants qu'elle côtoie. Elle veut faire bouger les choses. Une photo prise lors de leur dernière rencontre, une pluie de tags et elle appuie sur envoyer. En à peine une minute les commentaires pleuvent, les like aussi, les partages également. Elle sourit la rouquine. Ça fonctionne.

Les minutes passent, les heures même. Elle étudie un peu, joue sur son téléphone, répond aux messages et commentaires. Mona se montre, Mona s'assume. Mais pas pour tout. Le téléphone sonne, le second. Celui à clapet, le non traçable, le non localisable. Elle soupire, se redresse et souffle un bon coup avant de répondre d'une voix sensuelle. " Bonjour cher inconnu, comment puis-je te satisfaire aujourd'hui ? " Sauf que la réponse se fait attendre au bout du fil, ce n'est pas normal. Puis une voix, féminine. Ca lui est déjà arrivée de tomber sur des femmes mais là, ça semble être différent. Peut être une nouvelle cliente. Sauf que... " Le bracelet ? " Nouvelle technique sexuelle qu'elle ne connait pas ? Et là, ça fait tilt dans son cerveau. Sur l'annonce, elle n'a pas mis son numéro perso, elle a mis celui. " Oh... OH ! Pardon désolée oui le bracelet ! " Elle ouvre son tiroir et sort le mouchoir en tissu dans lequel elle l'a placé. " J'ai besoin de savoir si c'est vraiment le votre, vous pouvez me le décrire ? " Elle glisse le petit bout d'argent dans ses mains en imaginant qui était au bout du fil. Une jeune fille vraisemblablement.
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Elena ManzoniLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: le beau mensonge de la vie. (mona) ( le Sam 31 Mar - 6:03 )
le beau mensonge de la vieMONA & ELENA


Elena sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine. C’était presque comme s’il désirait briser ses côtes et en sortir. C’était douloureux. Jamais Elena n’avait senti son cœur battre si fort. Est-ce que c’était la voix de Mona qui la mettait dans cet état ? Elle se souvenait de la première fois qu’elle l’avait aperçue, avec tant de précision que c’en devenait troublant. Mona avait été si belle, si grande. Si pleine de vie et d’énergie. Ce n’était rien comparé à ce qu’elle avait vu dans cette petite salle de cours de l’université, quelques semaines plus tard. C’était comme passer d’un beau rêve au pire des cauchemars. C’était comme faire une chute de dix étages tout en sachant qu’il n’y aurait rien ni personne en bas pour amortir la chute. Et ce soir, la rouquine semblait à la fois si proche et si loin que tout le corps de Elena semblait se détraquer. Elle avait chaud, puis froid. Elle se sentait fiévreuse. Effrayée aussi. Et si elle avait compris que je l’ai espionnée ? se demanda la brunette, un nœud d’angoisse au ventre. « Oui, le bracelet, se sentit-elle obligée de répéter bêtement, encore troublée par l’accent rauque et suave de la voix de Mona à l’autre bout du fil. Je l’ai perdu à l’université. » La jeune fille avala bruyamment sa salive et elle eut peur que ça ne s’entende de l’autre côté. Pourquoi était-ce si difficile pour elle de récupérer son fichu bracelet ?

L’adolescente ne fut pas étonnée que Mona lui demande une description de son bracelet. C’était même prévenant de sa part, elle semblait avoir à cœur de le rendre au véritable propriétaire. Elena ne put s’empêcher de sourire, malgré tout. « C’est un bracelet en argent, commença-t-elle, ses doigts tapotant nerveusement sur le téléphone. Il y a cinq charmes accrochés après : un trèfle à quatre feuilles, un soleil, une fraise et deux boules toutes simples en argent aussi. » Elle se racla la gorge, discrètement et laissa ses yeux vagabonder sur les murs de sa chambre. « La fermeture a été cassée il y a quelques années alors on remarque la réparation. » Sa mère avait été très déçue par le travail du bijoutier mais Elena, elle, s’en était contentée. Ça rendait son bijou totalement unique. Et, à l’époque, il n’y avait rien eu de plus unique que ce cadeau qui lui rappelait que ses parents l’aimaient. Qu’ils étaient là même quand ils étaient trop souvent absents. « C’est un bijou de famille, j’y tiens énormément, Elena plaida doucement. J’espère pouvoir le récupérer au plus vite. » La jeune fille ne voyait pas quoi dire d’autre sur son bracelet, en vérité. Le seul détail notable était la fermeture qui paraissait plus vieille que tout le reste. Mona ne pouvait pas le garder – ce bracelet était trop important pour Elena. Et puis, la brunette devait bien avouer que c’était troublant de savoir son bijou entre les mains de Mona. Ça lui rappelait les circonstances dans lesquelles elle l’avait perdu.




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Mona GregoryLa jeunesse dorée et éclatante
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Sujet: Re: le beau mensonge de la vie. (mona) ( le Sam 14 Avr - 14:56 )
le beau mensonge de la vieMONA & ELENA


Elle est surprise. La voix n’est pas du genre de celles dont elle a l’habitude. Féminine déjà. Etonnant. Douce et hésitante. Toujours plus mystérieux. Et surtout, elle n’appelle pas pour que Mona lui débite des obscénités et des mots salaces. Définitivement, ça n’a rien d’habituel. Le bracelet. Elle tique, elle percute. Oui, elle sait pourquoi on l’appelle. pourquoi ça n’a rien à voir avec d’habitude. Pourquoi cet appel devient tout à coup étonnant et exceptionnel. Au bout du fil, la voix lui précise que c’est bien ça, que c’est pour l’annonce du bracelet. Cependant, ce n’est pas suffisant. Elle a besoin de plus pour s’assurer que ce n’est pas une plaisanterie. Une farce. Un appel pour du beurre. Mona a la confirmation de l’endroit où elle l’a trouvé. C’est un bon point mais ayant affiché ses annonces sur le campus, ça peut être du bluff. C’est qu’elle est méfiante la rouquine. C’est qu’elle a du mal à faire confiance. Elle ne sait jamais à quoi s’attendre. Elle a beau être d’une nature parfois optimiste, elle redoute l’être humain. Si vil, si médisant parfois. Ce n’est pas agréable de douter. Mais les questions sont faites pour ça. Elle n’a pas précisé la matière du bracelet sur l’annonce, mais la première affirmation est bonne. Il est bel et bien en argent. Mona hoche la tête, consciente qu’on ne puisse pas la voir. Elle laisse juste échapper un petit son, un léger gémissement, approuvant ce qu’on vient de lui dire. Le même que ceux qu’elle utilise lorsqu’on lui sort des phrases pour dire que le plaisir est là. Qu’est ce que vous voulez, c’est une déformation professionnelle. La voix lui parle des breloques accrochées et à chaque indication supplémentaire, elle passe ses doigts sur les petits symboles. Dans l’ordre en plus que ça. Puis, même si elle était déjà convaincue, ce qui finit de lui faire comprendre qu’elle avait bien la propriétaire de l’objet au bout du fil, fut le détail sur le fermoir, qu’elle même n’avait pas remarqué. ” Je la vois ! “ Elle s’extasie comme si elle venait de découvrir un trésor en suivant les indications d’une carte. C’est certain, c’est elle. Evidemment que la demoiselle cherche à le récupérer. Elle n’aurait pas appeler sinon. Elle aurait laissé couler. ” Y’a pas de soucis. On peut se rejoindre où et quand ? Je suis disponible toute l’après midi au besoin. “ Au fond, elle est impatiente de savoir qui en est le propriétaire. A force de l’avoir en sa possession, elle s’est fait un milliard d’idées sur la personne à qui il pouvait appartenir. ” Chez moi ? Ou je peux me déplacer aussi. “ Elle laisse le choix. Elle a juste hâte de voir son visage. C’est étrange mais avec la voix en tête maintenant, son imagination carbure à 2000.
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Sujet: Re: le beau mensonge de la vie. (mona) ( le )
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