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- Une soirée pyjama I Vincenzo -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Dim 11 Mar - 15:22 )
Une soirée avec Vincenzo, voilà tout ce qu’il fallait à Lana pour prendre une pause dans le train cauchemardesque qu’avait pris sa vie ces derniers jours. Totalement perdue dans ses papiers, ses factures qui s’accumulent à cause des mariages qu’elle n’a pas pu honorer pendant son kidnapping, la jeune femme ressent le besoin pressant d’un bol d’air frais et c’est dans cet objectif qu’elle prend son téléphone pour contacter son meilleur ami. La réponse ne tarde pas à venir, décrochant un rare sourire à l’Italienne. L’envie de foncer directement jusqu’à chez lui est là, d’envoyer tout valser pour se blottir contre lui devant un de ses films débiles qu’elle le force toujours à regarder avec elle… Mais elle se doit d’être raisonnable, au moins un peu, et s’accorde trente minutes supplémentaires pour avancer dans ses affaires pour se rendre finalement compte que son affaire est loin de bien se porter. Entre les contrats non tenus et ceux perdus par la mauvaise réputation que lui a fait Ilona, à présent ex-fiancée de Fabio, les comptes sont dans le rouge. Un ultime coup de massue pour l’organisatrice après ses jours compliqués, au point qu’elle lâche finalement prise plus tôt que prévue, envoyant dans les airs d’un geste rageur les multiples factures avant de quitter sa boutique. Les nerfs à fleur de peau, elle fonce à toute vitesse vers son appartement à quelques minutes de là, prend quelques affaires dans un sac à la hâte avant de filer en direction de l’appartement de Vince. Elle a besoin de ses bras, de son sourire et de sa capacité à faire des blagues plus stupides les unes que les autres. Sonnant à la porte de son immeuble, il lui ouvre et alors qu’elle monte les escaliers quatre à quatre, voilà qu’elle le trouve déjà accoudé à l’encadrure de la porte d’entrée, à l’attendre. « Salut. » Lâche-t-elle alors que sans plus de cérémonie, elle vient se blottir à l’abri de ses bras protecteurs. Ils lui ont manqués, depuis la dernière fois à l’hôpital, où il avait bien entendu répondu présent en apprenant ce qui lui était arrivé. « Tu m’as manqué. » Confirme-t-elle encore, alors que sa tête vient se poser quelques instants sur son épaule. C’est fou, mais son cœur trop longtemps recroquevillé semble se relâcher un petit peu devant ce simple contact. Vincenzo, s’il a été le petit diable de son enfance, toujours à la pousser à faire des bêtises, il a toujours été aussi un pilier pour elle qui se retournait toujours vers lui après une peine de cœur. Et c’est ce qu’elle ressent, aujourd’hui : une grosse peine de cœur. Elle est pourtant de retour avec Fabio, l’homme qu’elle n’a pas réussi à se sortir de la tête depuis près de trois ans, mais son petit palpitant ne s’en retrouve absolument pas rassasier. Sa vie est en train de partir dans tous les sens, elle est en train de faire n’importe quoi mais elle se félicite malgré tout d’avoir quelque chose de constant dans sa vie : lui. Sans Vince pour lé réconforter et la remettre dans le droit chemin quand il le faut, cela fait déjà longtemps qu’elle aurait fini par se perdre. « Bon alors, ils sont où ses bonbons ? » Lana met fin à leur petit câlin à regret, alors qu’elle commence à sentir que la simple tendresse de son meilleur ami pourrait arriver à lui tirer des larmes. Mais ce soir, elle n’a pas envie d’être cette fille triste qu’elle est devenue ces derniers temps, toujours à deux doigts de craquer, alors elle s’efforce de donner le change quand elle pénètre dans son appartement. Elle se force donc à afficher un large sourire sur son visage, surjouant une joie de vivre qu’elle peine à retrouver. « Parce que, crois-moi que je vais te la descendre, ta recharge de bonbons ! » En voilà une certitude. Manger a toujours été le meilleur des remèdes pour elle.


Erio & Lana


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Vincenzo CafarelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Sam 17 Mar - 19:40 )
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Je suis pathétique... Ça fait trois semaines que j'ai son numéro, qu'il est identifié dans mon portable et pourtant, je ne fais rien. Je préfère contempler la page contact à me casser la tête. J'aurais dû lui donner mon numéro. Je ne me compliquerais pas autant la vie. C'est simple, Vince ! Appui sur « Envoyer SMS » et un simple « Hey ! » suffit. Naah. Je ne crois pas. On s'est embrassé, il mérite plus qu'un message à trois lettres. Je me trouve surtout des excuses. À chaque fois, c'est la même chose. D'où je bloque ? J'en ai dragué des gens. Pendant ma tournée, j'étais sur Grindr, j'ai fait ça plusieurs fois. Bon ! Là, tu arrêtes de jouer à l'adolescente qui est trop timide pour envoyer un foutu message à son crush. MAN UP ! Mais lorsque je me décide enfin, je reçois une notification d'un message entrant : Lana. Du coup, je prends ça comme un signe. Ce n'est pas le bon moment d'envoyer un texto à Roberto. Je fronce légèrement les sourcils en lisant les premières lignes du message, mais à la fin, un sourire se forme au coin de mes lèvres alors que mes yeux lèvent vers le ciel. Quelque chose cloche, pas de toute là-dessus. Pas qu'une visite de dernières minutes soit rare venant de Lana, entre nous ça a toujours été ainsi. Lorsqu'on réclame la présence de l'autre, c'est tout de suite, pas le choix. En fait, c'est plutôt son « J'ai besoin de sortir un peu de l'appart' » qui m'indique que ça ne va pas aller. Depuis sa virée à l'hôpital, je m'inquiète pour elle et sa sécurité surtout. Je me la joue alors papa poule avec elle, aussi chiant que ça peut être. En tant que meilleur ami, c'est mon boulot : être agaçant, pour son bien. De toute façon, je sais qu'elle aime bien cette petite attention malgré ses réponses sarcastiques qu'elle peut faire. Par contre, il y a quelques jours, Mila m'a appris que Lana trainait avec Fabio, détail qui est m'a un peu frustré puisque je ne porte pas ce gars dans mon coeur. Je voulais lui en parler, mais je ne voulais pas mettre Mila dans la merde non plus... Je me suis dit que ma meilleure amie allait peut-être m'en parler. Jusqu'à présent, toujours rien. Je ne me permets de faire aucun commentaire, préférant faire comme si je n'étais pas au courant, je ne fais qu'accepter, parce qu'un peu de temps avec elle m'empêchera de penser à Roberto plus qu'il ne le faut. Une heure. Ça me laisse le temps de nettoyer un peu. Entre les répètes et les heures perdues devant mon téléphone, je n'ai pas trop eu le temps de faire le ménage. Je suis loin d'être le prochain à apparaître dans un épisode de Hoarders, mais un petit coup de balais ne ferait pas de mal. Un peu moins d'une heure plus tard, elle sonne. Je lui ouvre et viens l'attendre à ma porte, sourire aux lèvres. Son étreint me confirme qu'elle a besoin de réconfort. Elle s'accroche à mon cou et tendrement, je passe mes bras autour d'elle, la serrant contre moi, lui caressant tendrement le dos de ma main. À ses mots, je lui réponds d'un simple baiser sur la tempe. Je la laisse entrer alors qu'elle s'attaque à une question importante : « Bon alors, ils sont où ses bonbons ? » Elle essaie plutôt de mettre un sujet de conversation avant que je pose des questions. Je secoue la tête, faussement découragé, échappant un rire léger lorsqu'elle ajoute « descendre ma recharge ». « Wow. Je pensais jamais devoir compétitionner contre des bonbons. » Ses désirs sont tout de même des ordres. Je me dirige vers mes armoires et ouvrent les deux portent où se cachent les friandises, comme si j'ouvrais les portes du paradis. Faut dire que chez moi, derrière ces deux portes se trouvent réellement mon éden. On y trouve de tout. Bonbons, biscuits, chips, chocolat... Tout ce qui est susceptible de me transformer en Tweedle Dee et elle en Tweedle Dum. « Taaadaaa ! » Un peu d'ambiance quand même. Sauf que... Les bonbons ne sont plus là et je me rappelle les avoir déjà mis sur la table. « Ah, merde. Je croyais qu'il me restait plusieurs sacs, mais non. » Je me retourne vers ma brunette préférée, regard innocent. Mensonge qu'il ne risque pas de fonctionner, puisque j'ai mentionné en avoir racheté et puisque mon métier m'oblige à avoir certaine limite sur la bouffe, il m'est impossible d'avoir tout mangé. « Ils sont sur la table de salon. » Sur ce, nous voilà parti vers les trésors. « Alors, il s'est passé quoi à l'appart. Une dispute avec Berlioz ? » Curieux, les questions sur le bord de mes lèvres, prêtes à être posés. J'y vais tranquillement pour ne pas la brusqué. Si ça se trouve, c'est pire que ce je pense. « Je l'ai toujours trouvé bizarre ce chat. » Ce qui n'est pas faux. J'ai beau bien aimé la boule de poils, mais il lui arrive d'avoir des moments où je me demande vraiment ce qui lui passe par la tête. Pas grand-chose, laissez-moi vous le dire.

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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Dim 18 Mar - 14:59 )
Etre en présence de Vincenzo, c’est une véritable bouffée d’air frais pour la jeune Italienne. Même si son meilleur ami lui a beaucoup manqué pendant ses deux ans en tournée, ce n’est que maintenant qu’il est revenu qu’elle se rend compte d’à quel point ses petits moments passés avec lui peuvent être importants. Sa tête nichée dans son cou, alors qu’elle sent ses bras puissants de danseur professionnel autour d’elle, Lana a l’impression d’être une petite fille qui a besoin d’être cajolée… Et c’est le cas. Elle voudrait pourtant être capable de surmonter ce qu’elle a traversé toute seule, faire comme si tout cela ne l’affectait en aucune façon. Mais ça l’affecte. De toutes les manières imaginables, au point même où elle repousse beaucoup de monde. Elle a été infecte avec Erio, montre parfois un manque de patience avec ses parents… Mais il est hors de question que Vincenzo en fasse les frais lui aussi. Alors Lana s’efforce de paraître joyeuse, agréable à vivre, pétillante… Mais à l’intérieur, c’est un vrai champ de ruines. « Arrête voyons, tu sais vraiment qu’il n’y a aucune comparaison possible entre les bonbons et toi… » La jeune femme marque un arrêt, ménageant le suspens. « C’est bien évidemment les bonbons qui gagnent, sans la moindre hésitation. » Sourire aux lèvres, la jeune femme défie son meilleur ami du regard, commençant finalement à prendre goût de nouveau à leurs taquineries habituelles. Il n’y a bien que Vincenzo pour arriver à lui arracher un sourire sincère là où tous les autres ont échoués précédemment. Mais sa joie de vivre, son entrain finissent par être contagieux. « Comment ça ? Ah non, hein. Aboules-les bonbons. » La disparition potentielle des sucreries pourrait bien ceci gâcher la nouvelle bonne humeur de l’organisatrice de mariage. Croisant les bras sur sa poitrine, fronçant les sourcils pour faire part de son mécontentement, Lana accuse la réponse de Vincenzo avec soulagement et se dirige avec empressement vers le fameux sésame. Comme à chaque fois que quelque chose cloche dans sa vie – et là, autant dire qu’il y a quand même un paquet de trucs – la nourriture est devenue une réponse pour elle. Certes beaucoup trop, parfois. Mais avec Vincenzo, aucun risque pour elle de se laisser aller vers ses plus mauvais travers. Il sait la canaliser, l’apaiser pour ne pas qu’elle dérape. « Quoi ? Mais laissez tranquille mon foutu chat, ok ! » Cela lui rappelle la remarque de Fabio deux jours plus tôt et les moments qui ont en découlés. La dispute avec Erio. Son départ. Sauf que, cette fois-ci, Lana prend conscience que son emportement est totalement disproportionné à l’encontre de son meilleur ami. Il voulait seulement faire une blague, certainement, mais voilà qu’elle se trouve là, à lui montrer les dents sans aucune raison valable. Fatiguée de son propre comportement, l’Italienne baisse les yeux à la manière d’une enfant qu’on a pris en train de faire une bêtise. « Excuse-moi. » Lâche-t-elle dans un soupir alors qu’elle saisit un paquet de bonbon, l’ouvre et s’affale sur le canapé. « Erio a quitté l’appart’. » Dit-elle alors qu’elle enfourne son premier bonbon. Le dire à voix haute rend la chose encore plus douloureuse. C’est l’une des raisons pour laquelle elle a voulu passer la nuit ici ce soir parce que l’appartement sans son bougon de colocataire, ça a le don de la déprimer encore plus. Depuis deux jours, elle se débrouille pour fuir ce lieu qui était pourtant auparavant son petit cocon, passant successivement des heures au boulot, chez ses parents ou encore chez son petit-ami… Mais ses parents ont besoin de tranquillité pour organiser leur déménagement et la présence de Fabio commence sérieusement à l’irriter. Vincenzo, ce soir, était le choix idéal pour se changer les idées mais, malgré sa bonne volonté, Lana peine à donner le change. « J’ai été horrible avec lui, j’ai fait n’importe quoi dans mes choix et maintenant… il est parti. Je crois qu’il ne veut plus me voir et franchement je le comprends. » Elle a été incapable de s’excuser correctement ce soir-là, de se battre pour qu’il reste auprès d’elle. Peut-être aurait-elle dû insister plus pour le convaincre de rester, peut-être aurait-il lâcher prise sous ses demandes… Mais elle avait voulu respecter son choix, celui de ne plus souffrir par sa faute. Seulement à présent, c’est elle qui endure le calvaire. « Je t’en prie, dis-moi que t’as rencontré l’homme de ta vie et que vous allez vous marier. » Lance alors Lana, à moitié pour rire et à moitié sérieuse. Honnêtement, elle aurait bien besoin d’une bonne nouvelle, là, tout de suite.


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Vincenzo CafarelliToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Sam 7 Avr - 5:17 )
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Lana semble ailleurs, mais j'arrive à lui décrocher un sourire et son côté taquin refait surface. J’échappe un petit rire à sa petite blague, hochant la tête, comme si j’étais d’accord avec elle. En même temps, je comprends. Les bonbons c’est la vie ! Je tuerais pour un sac de Skittles. Ma meilleure amie serait même dans le coup avec moi. Friends that eat together, kill together. « Tant que tu partages, j’ai aucun problème avec ça. Mais y’a que les bonbons qui peuvent être supérieur à moi, hein ! » J'ai peut-être été absent pendant deux ans, ma place reste au top et je ne la céderai à personne. Sur ce j’ouvre les armoires et me la joue comique (oui, oui), faisant mine que finalement, je m’étais trompé : pas de bonbon au menu ce soir. Oupsie ! Sa réaction vaut de l’or et j’aurais bien voulu jouer quelques minutes là-dessus, mais je préfère lui donner l’emplacement des sucreries avant qu’elle me saute au cou pour me faire parler. Il ne faut pas sous-estimer ma meilleure amie, non, non ! Dès que je mentionne « salon », Lana s’empresse à s’y rendre et – puisqu’ensemble, nous agissons comme des gosses – je fais de même, comme s’il s’agissait d’une course. Je me dépêchais surtout pour qu’elle ne monopolise pas tous les sacs. J’arrive en premier – parce que je suis vite comme ça –, je m’empare des sacs avant elle. « Tout doux ! » Un petit contrôle ! Je lui lance un paquet avant de redéposer les autres sur la table, en gardant un pour moi. Une fois posé confortablement sur le divan, je me lance dans les questions. Cette envie soudaine de bouffer ne vient pas de nulle part. Je connais assez Lana pour savoir que lorsqu’elle tient temps à bouffer, c’est que quelque chose ne va pas. Je veux lui changer les idées, mais avant, je tiens à savoir ce qui ne va pas. Si c’est grave ou pas... Sinon, ça va me trotter dans la tête toute la soirée, jusqu’à ce qu’elle se décide à en parler. Quoique normalement, elle ne prend pas de temps à parler, mais bon. J’y vais tranquillement, parlant de son chat et « l’attaquant » gentiment. Croyant bien m’y prendre, sa réaction et sa façon de me répondre me surpris. J’arque les sourcils, venant mettre une petite distance entre nous. Pas envie d’être victime de violence conjugale. « Lana. » Je lui souffle doucement, surement. Je viens poser ma main sur la sienne, comme pour lui dire que j’étais loin de m’attaquer à Berlioz. Je plaisantais. « C’était une blague. » Je la regarde bizarrement. Son visage se détend, j’en viens soulager. À ses excuses, je lui glisse un sourire. Je sais. Je doute que mon commentaire soit la raison de son énervement. Je n’ai tout simplement pas envie d’être son punching ball émotionnel de la soirée. « Erio a quitté l’appart’. » Oh... Je fronce les sourcils, penchant légèrement la tête sur le côté. Pourquoi ? Mais une réponse me vient à l’esprit : Fabio. Ce n’est peut-être pas la bonne, mais c’est l’information que j’ai reçue et la seule que j’ai pour l’instant. « À cause de Fabio ? » Je ne connais pas vraiment Erio. J’ai eu la chance de le croiser quelques fois et de discuter brièvement avec lui, jusqu’à maintenant, je l’apprécie. Je lui fais confiance avec Lana, chose qui n’était pas le cas avec Fabio. Et depuis sa relation avec ce bâtard, je suis un peu plus méfiant avec les mecs qui approchent ma meilleure amie. Je prends le rôle de conscience pour elle, pour son bien. « Mila m’a dit pour vous deux, à la Saint-Valentin... » Mon ton reste doux, car même si je ne suis pas trop content de ce détail, je ne suis pas là pour juger ses choix. Après tout, il est tellement manipulateur, il a pu lui raconter n’importe quoi. Puis, j'ai eu que la version de Mila jusqu'à maintenant. Elle m’explique ce qui s’est passé avec Erio, son attitude envers lui. Je glisse à ses côtés sur le divan et passe mon bras autour d’elle pour la blottir contre moi. « Je crois pas qu’il ne veuille plus te voir. Faut simplement... lui laisser le temps. Il va revenir. » Enfin, je l’espère. Après tout ce qu’elle m’a raconté sur eux, j’y crois aussi. Changeant de sujet, elle en vient à parler de ma vie amoureuse. Je pouffe. Contrairement à elle, ma vie amoureuse est loin d'être un épisode des Feux de l'amour. Quoique ces dernières semaines, il y a tout de même eu du nouveau. Ou peu importe ce que c'est qui se passe avec Roberto. Faudrait que je pense à lui envoyer un message avant de pouvoir mettre des mots sur tout ça. « Non, et non. » Et même si j’arrivais à mettre des mots sur ma relation avec Roberto, ma réponse serait la même. « Mais... » J’ajoute, laissant un petit suspens, parce qu’il y a tout de même de l’espoir. « J’ai recroisé le squatteur. Enfin, Roberto. On peut arrêter de l’appeler le "squatteur". » Ce qui est un grand soulagement d’avoir un nom à mettre sur son joli visage, parce que « squatteur » n’est pas le surnom le plus cool, et c’est chiant lorsque j’en parle. « Il bosse au théâtre. Ou bossait au théâtre, j’sais plus. Bref... On a discuté. C’était sympa... et je l’ai embrassé. C’était bon, trop bon. » Petit résumé, on se concentre sur la base, c’est tout ce qui compte ici. Juste à en parler, je me sens légèrement ridicule, mais avec Lana je m’en fous. J’peux être le mec le plus kitsch de la terre, elle ne fera pas de commentaires débiles comme mes frères le ferait. « Sauf qu’il m’a donné son numéro et j’ai toujours pas eu le courage de lui envoyer un message. Puis, l’autre jour, il s’est pointé chez moi pour chercher un truc et je crois que j’ai été un peu... froid avec lui. » Je me sens légèrement coupable. Au théâtre, j’étais moi, mais lorsqu’il est apparu à ma porte, je suis devenu le Vincenzo que je déteste. Celui terrifié par les jugements de sa famille. « Mes frères étaient sur le point d’arriver. J’voulais pas qu’ils le croisent... » J’ai eu tort d’agir ainsi. Ma famille est au courant, ou du moins, se doute de mon attirance envers les hommes. Mais personne n’ose en parler. Sauf pour mes frères qui aiment bien faire des commentaires déplacés lorsque ce n’est pas le moment. Mais ils font ça pour tout, alors je ne le prends pas personnel. « Pathétique hein ? » Dis-je en riant avant de me fourrer une poignée de bonbons dans la bouche à mon tour.

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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Mar 10 Avr - 18:12 )
Lana ne peut pas s’empêcher de partir en vrille, prenant à parti son meilleur ami qui ne lui a pourtant rien fait. Elle s’énerve, monte dans les tours, et s’en veut presque aussitôt de sa remarque désagréable, de ce regard noir qu’elle a porté sur lui. Avec Vincenzo, on ne peut pas vraiment dire qu’ils se soient jamais disputés, en fait. Même lors de leur rupture suite à leur petite amourette de lycée, ils étaient restés inséparables sans jamais avoir un mot plus haut que l’autre. Alors, forcément, Lana s’efforce d’arranger immédiatement ce début de querelle en lui expliquant la raison de son mal-être évident et, ce soir, ce n’est pas son kidnapping qui a laissé des traces qui la préoccupent. Non, c’est son colocataire et ce départ qui lui pèse plus qu’elle ne le devrait. Elle l’a pourtant pratiquement jeté dehors avec son attitude, la manière qu’elle a eu de lui parler et de le rejeter mais, maintenant qu’elle l’a perdu, Lana se rend véritablement compte de ce qu’elle est en train de perdre. Autant dire que ça la terrifie et qu’elle a bien besoin des conseils de son meilleur ami pour arriver à faire face. « Mila devrait apprendre à se taire. » Il est de notoriété notoire que les choses ne sont toujours pas arrangé entre elles. A vrai dire, Lana se demande bien ce que Mila a bien pu raconter jusqu’à ce qu’elle se rappelle l’avoir croisé en quittant la salle de bal, accompagnée de son ex petit-ami… Et elle s’est empressée de le répéter ? C’est une info qu’elle aurait préféré ne pas avoir à partager avec Vincenzo. « Je sais que tu désapprouves. » Mais Fabio est arrivé pour elle à un moment où elle était perdue, où il a su appuyer sur ses failles… Et c’est encore le cas, à la suite de son kidnapping bien que, plus le temps passe, plus Lana commence à regretter ses choix. « Mais oui, c’est plus ou moins à cause de ça. Aussi parce que je l’ai traité comme un moins que rien. » Peut-être qu’elle aussi serait partie s’il avait osé lui faire ce qu’elle lui a fait. Lana a pourtant des circonstances atténuantes, c’est vrai, mais ça n’enlève rien au mal qu’elle a pu lui faire. Alors elle ne rechigne pas à se blottir contre son meilleur ami qui lui offre ses bras. « Tu ne le connais pas. Il ne reviendra pas. » Erio peut être intransigeant par moment et, au vu de leur histoire particulière, de ce qu’ils se sont dit, Lana peine à croire en une réconciliation. Alors elle préfère se concentrer sur la vie sentimentale de son ami qui, elle aussi, ne se révèle pas très glorieuse. Cependant, elle a au moins le mérite de la divertir de son propre malheur et d’attiser sa curiosité. « Roberto ? Il m’avait dit qu’il s’appelait Anton, moi. » Et le mensonge du « squatteur » la dérange un peu parce qu’elle a senti quand même un certain feeling passé entre eux lors de leur rencontre. Elle ne sait pas exactement comment l’expliquer mais le fait est que, malgré les circonstances dans lesquelles ils se sont rencontrés, elle l’aime plutôt bien. Elle a de la sympathie pour lui. « Attends quoi ?? » Sympathie renforcée en apprenant ce baiser qui s’est déroulée entre eux et qui semble avoir ravi son meilleur ami. Apprendre la nouvelle fait tellement de bien à Lana quand elle sait par quelle phase Vincenzo a pu bien passer. Accepter son attirance pour les garçons a été difficile pour lui et elle a été là pour l’accompagner dans toutes les étapes alors le voir lui parler si naturellement de ce gars et d’à quel point leur baiser était bon a quelque chose de libérateur, même pour elle. « C’est toi qui l’a embrassé en plus, cette fois ? Je t’avais bien dit, qu’il était mignon. » Et elle ne peut pas s’empêcher d’appuyer ses propos par un petit sourire malicieux. D’un point de vue extérieur, leur histoire a l’air totalement rocambolesque. Du point de vue de Lana, c’est terriblement romantique. Maintenant, c’est vrai qu’à ses yeux, il ne lui en faut pas beaucoup pour trouver tout romantique. La suite de l’histoire, en revanche, est moins agréable à entendre. Pinçant ses lèvres, Lana l’écoute, à la fois désolée pour lui et pour ce Roberto qui n’a certainement rien compris de ce qui était en train de lui arriver. « Vince… Tu es tout sauf pathétique, ok ? » Ca n’a rien avoir. Lana sait bien à quel point dans sa famille c’est compliqué d’assumer cette particularité. Ses frères n’ont jamais été tendres avec lui de ce côté-là et, si ce n’est pas un manque d’amour, Lana pense qu’il s’agit avant tout de nombreuses incompréhensions. « Tu devrais lui envoyer un message, prendre le temps de lui expliquer… non ? J’suis sûre qu’il comprendrait. » Etre homosexuel en Italie n’est pas chose facile, d’autant plus dans les familles traditionnelles comme celle de Vincenzo. « La question est, est-ce que tu as envie de le revoir ? Si c’est le cas alors fonce et rattrape le coup. Passe pas à côté de quelque chose qui pourrait être sympa juste parce que t’as la trouille de te prendre un mur en face de toi. » Dans la vie, il ne faut rien avoir à regretter.


Erio & Lana


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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Jeu 26 Avr - 12:01 )
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« Elle s’inquiétait pour toi, c’est tout. » Peut-on lui en vouloir ? Je sais qu’entre elles, c’est loin d’être l’amitié fou en ce moment, mais Mila n’est pas du genre à raconter tout pour rien. Puis, elle sait très bien que peu importe ce qui arrive, je vais me mettre du côté de Lana. Donc, si elle m’a fait part de ce détail, elle le faisait pour le bien de Lana. Du moins, c’est ce que je crois. Et vu l’état dans lequel elle est aujourd’hui, son ancienne amie a bien fait de s’inquiéter. « Je sais aussi qu’il est doué pour te vendre du rêve. » Je ne peux pas blâmer Lana pour ce genre d’erreur et je n'ai pas envie qu'elle pense que je lui en veux. Je suis déçu qu'elle se soit laissée prendre au jeu une nouvelle fois, mais je ne lui en veux pas. Il s’agit de sa vie, après tout. Je ne suis pas dans ses chaussures non plus, alors, je ne peux pas réellement savoir. Je dois simplement être là pour la rattraper si jamais elle tombe. Tout comme elle l’a fait avec moi à plusieurs reprises. « Bah écoutes. S’il ne revient pas, moi je suis toujours là. On fera nos valises. Ciao bye, l’Italie ! On va au Tibet se convertir au Bouddhisme et on vivra en paix pour le reste de notre vie. » Parce que la vie de Bouddhisme semble cool non ? Et ça donne une occasion de fuir mes problèmes aussi. Toujours plus simple de partir que d'affronter. Mais bon, je suppose qu'il faut être réaliste et assumer. En tant qu'adulte responsable et mature. C’est donc à mon tour de partager mes soucis, qui comme depuis mon arrivée, reviennent à Roberto. À chaque fois que je raconte nos rencontres, j’ai l’impression que je raconte un rêve. Tout semble se passer vite et je pense que ça me fait peur aussi. Je ne le connais pas et pourtant, je m’accroche à cette relation que nous avons qui ne se base sur rien en fait. Des baisers échangés, mais est-ce vraiment une base ? Je ne crois pas non. Mais il a ce je-ne-sais-quoi qui m’attire chez lui. « Il t’a aussi promis de quitter l’appartement. » Question qu’elle ne soit pas trop surprise de ce nouveau mensonge. En fait, je suis en train de me demander si Roberto est bien son nom... Mais oui, mais oui ! Pourquoi mentir ? Bref, j'explique tout de nos dernières rencontres, de nos baisers. Je secoue la tête, amusé, à son commentaire. C'est vrai qu'il est mignon. Quoiqu'avec son regard froid qui me hante, je ne sais pas si "mignon" serait le mot. Je viens à lui parler de ce fameux froid. Je m'en veux d'avoir agis ainsi et j'ai du mal à prendre mon courage à deux mains. Je lui dois des explications, mais ai-je vraiment envie de lui en donner ? Elle tente de me réconforter en me contredisant. J’hausse tout de même les épaules. « J’en ai juste marre de vouloir l’approbation de ma famille. » C’est un choix, je sais. Mais une partie de moi le veut, par fierté. Parce que depuis que je suis jeune, j’ai l’impression de faire tout de travers et que lorsqu’il m’arrive quelque chose de bien, je voudrais le partager avec eux. Certains s’en foutent et vont jusqu'à couper les ponts avec leur famille pour ça, mais pas moi. « J’ai pas eu le courage encore. » De lui envoyer un message. Parce qu’une partie de moi a aussi peur qu’il me dise « non ». « J'ai pas droit à la carte Tibet moi ? » Je plaisante, d’un ton doux. Elle a raison. Je sais qu’entre Roberto et moi, il pourrait y avoir du potentiel. Nos rencontres le prouvent. Je doute qu’on en fasse autant pour peu quand même. Je lâche un soupir las. Je vais devoir y faire face un jour ou l’autre. Naples n’est pas une si grande ville. Puis, avec ma chance, je risque de le recroiser, c’est certain. « Tu sais Lana ? Tu donnes de bons conseils. » Je lui glisse un mince sourire. « C’est juste dommage que tu ne t’écoutes pas. » Car elle a beau me dire de ne pas passer à côté de quelque chose qui pourrait être sympa, mais si elle baisse les bras avec Erio, elle n’est pas la mieux placé pour parler. Après, c’est vrai que c’est plus simple de conseiller que d’appliquer les conseils. « On fait un deal, okay ? T’essaies d’arranger les choses avec Erio et je fais de même avec Roberto Anton Qui-sait-c’est-quoi-son-prénom, ça te va ? » Parce que je n'ai pas réellement envie d'emménager au Tibet et de devenir le futur Dalaï-Lama avec Lana à mes côtés en tant que Dalaï-Chèvre.

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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Mar 1 Mai - 19:18 )
Ca lui fait franchement une belle jambe que Mila s’inquiète pour elle. A l’heure d’aujourd’hui, elles ne sont plus amies et depuis presque trois ans maintenant alors, à son humble avis, Mila n’a pas à se mêler de sa vie, encore moins à répéter ce qu’elle a pu voir à Vincenzo pour qu’il lui fasse la morale. Lana sait pertinemment à quel point Mila ne porte pas son petit-ami dans son cœur alors elle s’imagine qu’elle a dû grossir le trait, bien évidemment. Elle s’est sans doute lâchée à propos de Fabio, s’est montré particulièrement désagréable pour s’assurer que Vincenzo soit de son côté dans cette histoire. Et ça semble se confirmer par la petite remarque que son meilleur ami lui lance la seconde d’après. Lana lâche un petit soupir d’agacement en même temps qu’elle se met à lever les yeux au ciel. « Commence pas, Vincenzo, tu veux ? » Elle n’a pas envie de se fâcher avec son meilleur ami à ce sujet, pas ce soir. Déjà que tout à l’heure, elle a légèrement levé la voix, sur la défensive, elle n’a pas envie que ça se répète une nouvelle fois. Lana est à fleur de peau, en proie à de nombreux doutes depuis quelques jours, sans que son meilleur ami ne vienne mettre des doutes supplémentaires dans sa tête. En revenant vers Fabio, elle a pris la bonne décision. Elle a pris la bonne décision, pas vrai ? « J’suis une grande fille et j’ai fait un choix. De lui donner une deuxième chance et de mettre toutes nos chances de notre côté pour y arriver, cette fois. » Parce qu’il a su lui dire qu’il la protègerait, que plus rien de mal ne pourrait jamais lui arriver à l’avenir. Parce que, malgré ses nombreuses aventures extra-conjugales, qui datent d’il y a quelques années, il reste malgré tout le choix le plus rassurant, après tout ce qui lui ait arrivé. Mais tous ses choix sont en train de lui coûter sa relation avec Erio qui est parti loin d’elle et définitivement. L’idée que son colocataire coupe les ponts avec elle et ne revienne jamais l’angoisse bien que ce soit pourtant son attitude qui l’est poussé à partir. En proie à des sentiments très contradictoires, Lana est perdue entre ce qu’elle souhaite, ce qu’elle croit souhaiter ou encore même ce qu’elle peut avoir. Mais heureusement, Vincenzo est là pour la divertir et lui faire se changer un peu les idées ce qui, au final, est tout ce qu’elle souhaite pour la soirée. « Le Tibet ? Tu n’as rien de plus fun, franchement ? » Parce que Tibet + bouddhisme = rasage de tête et grande toge dans la tête de Lana. Non pas qu’elle ne pense pas qu’un tel stype n’aille pas à son meilleur ami mais, pour sa part, l’orange ne lui va pas très bien au teint. « Tu marques un point. » C’est vrai que ce Roberto/Anton n’a fait que lui mentir et que, par conséquent, il n’est pas si étrange qu’il ne lui ait pas donné son vrai nom mais n’empêche… Ca met un nouveau coup à cette rencontre imprévisible mais néanmoins assez charmante qu’ils avaient vécus dans l’appartement de Vincenzo. Depuis le premier jour, elle marche pour lui, le défend auprès de son ami et Lana s’est même efforcée de rappeler à Vince à quel point il était mignon lorsqu’elle a appris ce premier baiser entre eux. Alors apprendre ce nouveau mensonge, ça lui faut un coup. C’est peut-être un peu bête mais c’est comme ça. « J’sais. Mais quelque part, c’est normal, Vince. C’est humain. » Qui ne voudrait pas que ses parents soient fier de lui ? Vincenzo a du mal à se dépêtrer de leur opinion, surtout de celle de son père qui a toujours été le plus conservateur de la famille. Et c’est normal. Une relation entre un père et son fils, ça a toujours quelque chose de sacré. « Et bien tu devrais le faire, vraiment. Je sais que ce n’est pas facile mais il faut que tu te remontes les manches et que tu te bouges. » Si Vince ressent vraiment quelque chose d’important pour cet homme, même s’il ne sait pas exactement quoi, alors il doit se battre pour le revoir et pour approfondir les choses. Les remords valent mieux que les regrets. « Non avec moi, t’auras plutôt le droit à la carte Brésil. Copacobana, la plage et des cocktails à volonté. » De son point de vue, c’est quand même bien plus fun que le Tibet n’est-ce pas ? Et avec cette vision en tête, elle espère faire décrocher au moins un petit sourire à son meilleur ami. « Je sais. » Objectivement, Lana est le genre à être toujours de bon conseils. Mais Vincenzo a raison, elle n’est pas du genre à s’appliquer ces bons conseils à elle-même. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Mais pourtant, Lana préfère nié l’évidence. Parce que c’est plus simple comme ça, parce que sinon elle devrait remettre beaucoup de chose en question. « T’es adorable Vincenzo. Et je pense vraiment qu’il faut que tu fasses tout pour arranger les choses. » Parce qu’il y a l’air de se passer un vrai truc entre ces deux-là. Un truc fort. « Mais Erio et moi, c’est vraiment compliqué. » Parce qu’elle est en couple avec un autre homme, parce qu’il lui a dit qu’il avait besoin de prendre ses distances… Parce qu’elle ne sait plus où elle en est, tout simplement.


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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le Lun 11 Juin - 18:42 )
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Je savais que parler avec Mila de Lana n’avait pas été la meilleure idée. À la base, je ne voulais pas m’en mêler, mais à la mention de Fabio, je n’ai pas pu m’en empêcher. Qu’étais-je censé faire après tout ? M’en balancer que ma meilleure amie se remettre avec son ex-connard que je déteste, et ça, sans que je le sache. Ne pas m’en mêler n’est pas dans mes tâches de meilleur ami, malheureusement. Puis, bon, je ne fais que me renseigner, je ne suis pas en train de lui gueuler dessus. Si j’étais une fille, peut-être que cette conversation aurait été différente, mais ça va. Je ne suis pas près de la crise. « Je commence rien, j’fais juste souligner des faits. » C’est un bon manipulateur, on le sait tous. J’arque un sourcil lorsqu’elle parle de seconde chance. T’inquiètes. Des chances, j’y en ai donné à ce taré. À chaque fois, il me prouvait que je perdais mon temps. Il ne changera pas. Du moins, Lana n’est pas celle qui allait faire de cet homme le petit ami parfait. « C’est ta vie, tu fais c’que tu veux. Je respecte ton choix, mais de mon côté, je lui laisse pas une autre chance. » Ah non. Si elle pense que je vais me faire sympathique avec lui, elle se trompe. Il peut bien crever, j'en ai rien à foutre. Okay, là, c'est trop, je souhaite la mort de personne. Mais bon, vous comprenez. Je l'aime pas. Point final. J'ai cru qu'elle avait tourné la page, grâce à Erio, mais aujourd'hui, je comprends que tout est loin d'être ce que je croyais. Fabio est de retour et Erio est parti bouder. Voilà qui s'annonce bien... Ça m'inquiète et même si je ne fais pas partie de ce petit drame, je ne m'en sens pas loin concerné. Ce que je désire, c'est le bien de Lana. Qu'elle soit heureuse. Et même si Erio pouvait l'énerver, je sais qu'avec lui, elle était bien. D'un côté, je comprends Erio de le prendre mal. J'aurais sûrement fait pareil. Je tente tout de même de la réconforter, parce que c'est mon devoir, mais aussi, parce que j'ose espéré que tout s'arrange entre eux. En fait, je suis pour tout scénario excluant la pomme pourrie qu'elle a ramenée dans sa vie. Au bout du compte, il me reste moi. Elle peut être en couple, que le mec soit le pire trou de cul sur terre et toujours peut compter sur moi pour être près d'elle lors de ses crises, lui offrir un réconfort, les doigts croisées pour qu'elle y mette fin. L’idée du Tibet et de se convertir au bouddhisme étaient une blague. Sa réaction me retire un rire. « Mais c’est fun le Tibet voyons... » Sarcasme quand tu nous tiens. « Avec ton boule rasé, tu seras : Lana, dernière maîtresse de l'air. » Manquera plus qu'une grosse flèche bleue sur le crâne et le tour est joué ! (Si tu ne comprends pas la référence, tu es priée de googler, merci beaucoup et bonne soirée.) Ne voulant pas s’éterniser le sujet, préférant se concentrer sur ma situation amoureuse, on parle du fameux Roberto. De ce beau jeune homme que je ne connais pas vraiment, mais qui occupe la plupart de mes pensées. Ça fait un moment que je ne me suis pas senti ainsi. Faut dire que je me suis conditionné à ne pas m’attacher facilement aux hommes, sachant que ça allait me poser problèmes à un moment. Comme à notre dernière rencontre, où ma peur que mes frères le trouvent dans mon appartement et se posent des questions était trop grande. Je sais que ça serait peut-être mieux de leur tourner le dos, de couper les ponts pour que je puisse vivre ma vie, libre. Sauf que ce n'est pas aussi simple qu'on le croit. Car malgré tout, ça reste ma famille quoi. Je les aime. Même si parfois, j'ai l'impression que ce n'est pas réciproque. Je sais qu'au fond, ce l'est. J'hausse les épaules. Je sais... Mais reste que j'aimerais être capable de mettre mon pied à terre. J'ai fait plusieurs conneries dans ma vie sans honte, je ne devrais pas avoir à me rétracter dans ma carapace face à mes sentiments. L'humain est un être complexe, je ne peux rien y faire. Enfin, si, je pourrais y faire quelque chose, mais bon... « Mais tu veux que je dise quoi ? ‘Excuse-moi pour l’autre soir, je voulais te cacher de mes frères, parce qu’ils sont sûrement homophobes. Mais je suis libre samedi si ça te dit.’ » Bon, ils ne le sont pas, mais leurs commentaires à la con peuvent facilement faire croire le contraire. « Ah ouais... Direct l’alcoolisme sur la plage. » Rien de mieux pour se changer les idées que des vacances dont les souvenirs doivent être remémoré à l’aide de photos. Bien meilleure idée que le Tibet par contre. « La solution à tout problème. » J'ajoute dans un rire léger avant de verser quelques bonbons dans la main. Donner de bons conseils alors qu'on ne les respecte pas nous-mêmes, c'est normal. Les paroles sont plus simples à dire qu'à faire. Je tente un marché. Elle arrange les choses avec Erio, je fais de même avec Roberto. « Je vais lui envoyer un message demain, promis. » Ça me donne le temps de faire quelques brouillons. « J'comprends pas ce qu'il y a de si compliqué. Tu l'aimes bien, il t'aime bien. Fabio dégage, bonjour les bébés Eriana. » Je sais qu'il doit y avoir plus derrière tout ça, que les complications doivent être réelles, mais si elle ne me dit rien, je ne peux pas deviner non plus. « Tu sais que tu peux tout me dire. Depuis l'accident, j'ai l'impression de plus trop savoir ce qui se passe avec toi. Ça m'inquiète un peu. » Je n'ai pas l'impression de la perdre, je sais que peu importe ce qui arrive, notre amitié restera intact, mais j'aimerais qu'on m'explique un peu.

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Sujet: Re: Une soirée pyjama I Vincenzo ( le )
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