Revenir en haut
Aller en bas


 

- [Terminé] Gestion de crise I Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©Athéna(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Leila Mancini
Messages : 2863 - Points : 3183

Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Lun 12 Mar 2018 - 21:10 )
Il y a deux heures.

« Et comment vous sentez-vous ? Vis-à-vis de l’émergence de ce rapport dont vous n’aviez pas connaissance ? » La psy de Lana l’observe par-dessus ses lunettes alors que cette dernière se recroqueville dans le canapé… Car oui, Lana voit un psy. C’est tout nouveau et fait suite au départ d’Erio de leur appartement. Le lendemain soir, elle a fait une autre crise d’angoisse. Puis une deuxième après s’être endormie. Puis une troisième avant de décider qu’il était temps qu’elle aille voir un spécialiste pour l’aider à s’en sortir, qu’elle n’y arriverait pas toute seule. Aujourd’hui, c’est leur première séance passée ensemble et il fallait de loin les deux heures calées pour expliquer dans les grandes lignes ce qui lui est arrivée, tout en s’arrêtant plus particulièrement sur la nouvelle la plus fraîche : Erio savait. En tout cas, il pouvait se douter que quelque chose se tramait car le rapport signé de sa main et de celle de son co-équipier sur le cambriolage fait distinctement état que la chambre de Lana avait été saccagée avec une rage hors du commun… Précision dont elle n’avait jamais été mise au courant avant ce rendez-vous avec les chargés de l’enquête un peu plus tôt ce matin. « Mal, bien évidemment. » Comment pourrait-il en être autrement ? Alors qu’elle commençait enfin à se diriger vers la bonne pente, à laisser sa rancœur de côté voilà que cette nouvelle information vient la faire glisser sur la mauvaise pente, celle des ressentiments. « Et pourquoi ? » C’est bien une question de psy, ça. Et pourquoi, à son avis ? « Parce qu’il ne m’a pas fait confiance. » Et que peut-être qu’elle aurait fait plus attention, si elle l’avait su. Peut-être que rien de tout ça ne serait arrivé et qu’elle ne lui aurait pas brisé le cœur par la suite. « Et vous ne pensez pas que ce jeune homme, bien que maladroitement peut-être, n’a seulement cherché qu’à vous protéger ? » Lana se pince les lèvres. Bien sûr, qu’elle y a pensé. Mais elle est devenue habituée à se concentrer sur les mauvais côtés. « Ne pensez-vous pas que les intentions derrière les actes sont au final les seules choses que l’on doit prendre en compte ? » Si elle réfléchit de cette manière, alors les actes d’Erio n’ont jamais été mauvais envers elle. S’il ne lui a rien dit, c’était pour la protéger. S’il n’a pas cherché à la voir après les sms, c’était pour la laisser souffler, respecter sa volonté. A bien y réfléchir, il a toujours positionné Lana devant lui alors qu’elle a fait tout le contraire ces derniers jours… Au point qu’il finisse par se choisir lui et qu’il parte loin d'elle.

A l’heure actuelle.

Deux heures plus tard, c’est une Lana distraite, réfléchissant encore à ce premier rendez-vous fructueux qui se retrouve sur le canapé de son appartement. Fabio est à côté d’elle, regardant avec attention un film d’action qu’il a choisi pour eux… Pour lui. C’est lui aussi qui a décidé de passer la soirée ici, comme pour marquer son nouveau territoire, alors que Lana s’efforce soigneusement d’éviter les lieux au maximum depuis le départ de son colocataire. Plusieurs fois, elle ne peut s’empêcher de regarder cette porte fermée, s’attend à ce qu’elle s’ouvre sur un Erio ronchon qui leur demanderait de baisser le volume, mais il n’en est rien. Alors elle prend son portable, fait défiler ses numéros et se bloque sur celui d’Erio. Sans savoir quoi faire. Alors le mal-être en elle, qu’elle avait senti s’apaiser un instant dans ce bureau où cette femme lui avait dit qu’elle allait s’en sorti, reprend de plus belle. Sur un coup de tête, Lana se lève du canapé et se dirige en direction de la cuisine. « Qu’est-ce que tu fais ? » Mais Lana ne prend pas la peine de lui répondre que, déjà, elle se trouve près du fameux sésame : le frigo. Parce qu’à chaque fois qu’elle ne va vraiment pas bien, ce dernier s’est débrouillé pour lui apporter un peu de réconfort. Elle sait pourtant que ce n’est pas la solution, qu’elle devrait en parler également à sa psy mais elle se rend compte, en prenant le maximum de choses dans ses bras, que c’est une addiction qu’elle n’a pour l’instant pas envie de soigner. Que son chemin vers la guérison, qu’importe sa volonté, sera semée d’embûches. « Attends Lana c’est une blague ou quoi ? » Non, ce n’est pas une blague. Et c’est sans un mot qu’elle court presque jusque dans sa chambre, en s’enfermant à double tour… La technique lui rappelle des souvenirs, de ce moment après sa crise qui avait été si particulier pour elle… Et qui la pousse à ouvrir son premier paquet de jambon. « Lana ! Lana merde ouvres-moi ! » L’apparence du prince charmant se fissure alors qu’il se retrouve dans une situation qu’il n’arrive pas à gérer. Mais Lana, elle, elle gère. Ce qu’elle est en train de faire, c’est sa manière à elle de reprendre le contrôle. « Allez Lana ça suffit maintenant ! Tu te bousilles la santé, là ! T’as pas bientôt fini tes conneries ! » Agacé, Fabio tambourine sur sa porte au point de ne pas entendre le bruit derrière lui. Ils ne sont pas seuls.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 834 - Points : 3228

Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Mar 13 Mar 2018 - 1:56 )
« Oh putain. » Dario entre dans leur bureau, apercevant un Erio contrarié, qui recherche dans son carton quelque chose de bien précis. Un dossier sur ses recherches personnelles, des éléments dont le papier délaissé par ce qu’il pense être sa dernière victime, avant son arrêt. Il met ça en parenthèses, avec un gros point d’interrogation, mais il est certain que les deux affaires sont liées et avaient de bonnes raisons pour le penser. Sauf qu’il n’a plus rien ses heures de travail pour le prouver. Lui qui avait passé du temps, à mener des interrogatoires, tandis que ses collègues ne le suivaient tout simplement pas sur cette voie, convaincus qu’il faisait fausse route… Lui, pourtant, a continué de s’acharner, se raccrochant à ce qu’il pouvait pour mettre la main sur un homme qui court toujours. Et c’est frustrant de ne pas trouver l’objet de son obsession dans ce carton à présent vide. Toutes ces affaires sont éparpillées sur le sol, tandis qu’il range petit à petit les dossiers, coupures de journaux et autres paperasses. Lorsque c’est fait, il s’appuie sur le rebord du bureau, ses deux mains sur ses genoux, n’arrivant pas à croire qu’il se soit planté sur toute la ligne. « Qu’est-ce que tu cherches ? » Sur les nerfs, il n’y voit pas très clair, si bien que Dario n’a aucun mal à lui fournir la solution à toutes ces interrogations. « Rappelle-toi que tu as laissé derrière-toi bon nombre de choses. » Ses meubles, son lit, Erio n’a pas cherché à les reprendre, n’en ayant nullement besoin et ne souhaitant pas mettre Lana en difficulté. Mais il a raison, Dario. Si ça se trouve, il ne s’agit que d’un oubli. Et en glissant sa main sur son visage, il se rappelle d’avoir déposé son bien au-dessus de son armoire. Se pinçant les lèvres, il observe l’horloge qui indique une heure assez tardive, trop pour filer en douce dans l’appartement sans se faire remarquer. « Tu ne vas pas l’éviter indéfiniment. » Il aimerait, pourtant. C’est trop dur de lui faire face après leur dernière confrontation à laquelle il a beaucoup réfléchi. Elle semblait si mal lorsqu’il lui a annoncé qu’il ne changerait pas d’avis, qu’il partirait et qu’il lui laissait le choix de prendre quelqu’un ou pas en remplacement. Il aurait pu faire marche arrière, mais pas pour une bonne raison. Ses larmes qui l’ont touché, son état, son envie de la protéger au détriment de ce qu’il peut ressentir au fond de lui et c’est en pensant à ça qu’il ne s’est finalement pas retourné. Le fait est que tout ça, c’est en train de le détruire à petit feu. Il ne veut pas être celui qui tire vers le bas, ni celui qui observe sagement deux personnes s’aimer, en taisant sa propre douleur. Erio a longtemps pensé au bien-être de Lana, mais en ce moment, c’est à lui qu’il pense. Egoïste, il a préféré prendre place dans ce nouvel appartement qui n’a rien d’extraordinaire. Sans doute mieux que l’ancien, plus spacieux, mais tellement pas différent de son cocon qu’il appréciait tant. « Ouais, j’sais. » dit-il, en secouant la tête. Il se rappelle des premiers moments avec sa colocataire, de leur complicité avant que l’ambiguïté ne prenne place dans leur relation et en y pensant bien, c’est ça qui a tout foutu en l’air. Erio se lève, pose la main sur l’épaule et après un regard entendu, s’éclipse.

C’est avec hésitation qu’il pose la main sur la poignée. Les bruits à l’intérieur suffisent à lui faire comprendre qu’il y a du monde à l’intérieur et les voix criardes le poussent à entrer sans frapper. Il ne se sent plus du tout comme chez lui, n’est pas à l’aise à l’idée d’être sur les lieux, surtout lorsqu’il aperçoit Fabio dans l’appartement. S’il y a bien une chose à laquelle il s’attendait, sans être assez préparé, c’est bien ça. Erio tourne la tête vers le salon, alors qu’il s’approche du petit ami qui se rend enfin compte de sa présence. « J’viens récup’ un dossier. » se sent-il obligé de se justifier, alors qu’il fait le tour de sa silhouette pour s’arrêter face à sa chambre. Ni une, ni deux et Fabio se remet à tambouriner sur la porte de Lana. Et il pourrait prendre l’objet qu’il recherche, les laisser seuls, sauf que… Il s’inquiète, terriblement. « Lana, tu commences à m’énerver ! Ouvre cette foutue porte et arrête tes conneries ! C’est pas en mangeant n’importe quoi que ça va aller mieux ! » Un peu plus en comprenant la raison de l’énervement du petit ami. « T’es sérieux ? C’est comme ça que tu t’y prends pour gérer ses crises ? » C’est maladroit, pas efficace, trop agressif. « Laisse-moi faire. » S’il lui lance un regard noir auquel Erio répond en le fixant des yeux, Fabio se décale. Erio donne quelques coups délicats sur la porte, pour lui faire part de sa présence. « C’est Erio. Ouvre-moi, on va parler. » Il y a quelque chose qui cloche pour qu’elle se rue sur la nourriture. La question ce n’est pas quoi, mais bien ce qui a pris le plus d’ampleur. « Laisse-moi profiter un peu de ta bouffe. » Ce n’est pas en lui reprochant de trop manger, de vider le réfrigérateur, ou de faire des conneries, comme il le dit si bien, qu’elle ouvrira la porte. « Allez, ouvre-moi. A côté du bien que j’peux te faire, la nourriture, c’est rien. » Et il sent à travers le regard de Fabio que ses dires ne sont pas appréciés, mais il n’en a que faire. « C’pas la meilleure option pour le long terme. Et puis j’suis de passage, ce serait con qu’on s’rate. » Entre eux, c’est toujours très compliqué, mais il y a énormément d’affection, raison pour laquelle il ne craint pas de lui dire tout ça.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©Athéna(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Leila Mancini
Messages : 2863 - Points : 3183

Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Mar 13 Mar 2018 - 22:06 )
Le cœur de Lana rate un battement alors qu'elle s'apprête à entamer cette fois-ci des crêpes fourrées au chocolat. Erio. C'est sa voix qu'elle entends à travers la porte désormais et non plus celle criarde de son petit-ami qui avait le don de l'angoisser encore plus. Il lui demande de lui ouvrir et, un instant, l'Italienne regarde sa porte avec une petite lueur d'espoir… Qu'il ne lui en veuille finalement pas autant qu'elle le pense, qu'il n'est sans doute là pas par hasard et souhaite peut-être arranger les choses... Jusqu'à ce qu'elle se souvienne de ce qu'elle est en train de faire et qui change toute la donne dans le comportement de son colocataire. Cette voix douce, elle n'est que là pour l'empêcher de faire une bêtise de plus. « Non. » Lance-t-elle de l'autre côté de la porte alors qu'elle entreprend de gober la crêpe qui traîne depuis quelques secondes entre ses mains. De l'autre côté de la porte, Fabio lance un sourire narquois au policier. « Je ne suis pas en train de manger. » Tente-t-elle par la suite de mentir, mais sa bouche pleine la trahit par une articulation rendue difficile. Alors Erio insiste, la surprend quand il lui parle du bien qui peut lui faire mais surtout finit de la convaincre sur sa dernière phrase. Elle ne peut juste pas faire ça, le laisser partir sans lui parler, alors qu'il s'agit peut-être là de sa dernière chance d'arranger les choses, de vraiment prendre la peine de s'excuser pour tout ce qu'elle lui a fait. Le cœur à cent à l'heure devant l'enjeu, Lana se précipite tout à coup en direction de son lit pour en tirer la couette. Là, elle balance toutes ses victuailles sur son lit pour finir par les recouvrir de sa couette, comme si cela suffisait à faire oublier cette nouvelle crise. Elle l'espère, pourtant. Qu'Erio puisse la regarder comme quelqu'un de normal et pas comme une fille à moitié cinglée dont les problèmes le dépassent. Passant la main dans ses cheveux pour les remettre en place, elle se dirige finalement vers sa porte qu'elle déverrouille, n'attendant pas une seule seconde pour tirer sur son bras et l'attirer dans sa chambre. « Entre. » Son regard se pose alors une seconde sur son petit-ami qui lui jette un regard noir, ce qui ne l’empêche pas de lui claquer la porte au nez l’instant d’après. Berlioz, nonchalamment allongé sur le lit de sa maîtresse, se lève pour saluer l’arrivée du policier, se pavanant et ronronnant allègrement entre les jambes d’Erio. Visiblement, il n’y pas qu’à Lana qu’il a manqué. « Je mangeais pas, je te jure ! » Sauf qu’à la manière d’une enfant prise sur le fait, Lana a oublié de cacher toutes ses traces. Pour preuve, une petite trace de chocolat perle au creux de sa bouche. « Qu’est-ce que tu fais là, Erio ? » Son ton n’est pas réprobateur mais simplement interrogateur. Se tortillant sur place alors qu’elle joue avec ses doigts, Lana ne peut s’empêcher de stresser face à cette nouvelle confrontation imprévue.

« Non mais Lana, tu te fous de moi ! Je vais finir par me barrer, si ça continue ! » Mais Fabio ne tarde pas à les interrompre. Lana soupire, fixe une seconde Erio avant de se diriger vers sa porte. « Une seconde. Reste là, une seconde, s’il te plaît. » Elle entrouvre alors la porte par laquelle elle passe son visage alors que Fabio lui décroche un sourire, pensant avoir gagné. « Vas-t-en. » Les sourcils de l’homme se lève alors. « Je te demande pardon ? » Dit-il, surprise. « Tu m’as bien entendu : tu t’en vas. Et tu ne reviens pas. C’était déjà une bêtise de te laisser revenir dans ma vie et encore plus d’y rester. J’étais triste, perdue et tu… » a profité de ma faiblesse. « Bref, j’assume ce que j’ai fais mais stop, c’est plus possible. Vas-t-en. » Cette crise ne fait que révéler le fond du problème : Fabio n’a jamais été fait pour elle. Sa manière de s’énerver, de lui crier dessus plutôt que de tenter de l’apaiser prouve qu’il n’a strictement rien compris à son sujet. « Tu es sérieuse ? Mais enfin, tu ne peux pas me jeter comme ça, sans en discuter, non ? » Ah voilà. Son dernier rempart pour obtenir ce qu’il souhaite : déclencher de la culpabilité chez Lana. Seulement, là où il s’avérait très fort il y a encore quelques années, ne marche plus aujourd’hui. Lana en a assez. « C’est bizarre ça, pourtant. Parce que c’est exactement ce que tu as fais il y a deux ans quand je suis rentrée à la maison que j’y ai trouvé mes valises. » Leur relation n’a jamais été saine, du début à la fin. Et c’est sans doute pour ça qu’elle se sent enfin soulagée alors qu’elle lui claque une nouvelle fois la porte au nez, lui laissant lui-même le loisir de trouver la porte de sortie de leur appartement. Un petit sourire s’affiche sur son visage alors qu’elle se retourne, pose sa tête sur la porte avant de revenir à la réalité et de poser son attention sur Erio qui la dévisage. Immédiatement, le stress prend possession d’elle alors qu’elle le regarde en biais, mal à l’aise. « Tu as oublié quelque chose ? » Ou bien est-ce qu’il est là parce qu’elle lui manque ? Est qu’elle lui manque au moins ?


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 834 - Points : 3228

Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Mer 14 Mar 2018 - 3:03 )
Le sourire de Fabio l’agace au plus haut point. Il est ravi de constater que sa tentative a échoué, qu’il n’est pas plus fort que lui pour obtenir de Lana quelque chose. Ca semble être devenu une compétition, un moyen d’affirmer à Erio qu’il a toujours la main sur elle, alors que lui s’inquiète réellement pour son ex-colocataire. Ses crises sont violentes et dans ce genre de moment, la laisser seule n’est pas la bonne solution, ni lui reprocher de ne pas contrôler ce qu’elle avale. Il est convaincu que tout ce dont elle a besoin, c’est d’être rassurée, de pouvoir compter sur quelqu’un qui pourrait l’épauler et avec ce type, elle n’est pas entre de bonnes mains. Sa patience est quasi-inexistante pour une femme qui a besoin d’énormément d’attention et ce n’est pas en lui criant dessus comme il le fait qu’il réussira mieux à lui faire lâcher prise. Ce qu’elle a, ce trouble alimentaire, c’est une maladie qu’Erio prend au sérieux. Et c’est donc avec soulagement qu’il voit enfin son petit visage se dessiner derrière la porte qui s’ouvre. Le manque ressenti ces derniers jours s’agrandit en prenant soudainement conscience de leur éloignement devenu un peu trop réel. Poussé par Lana, forcé même, il pénètre dans sa chambre, tandis qu’il aperçoit la couette repliée, cachant sans doute un gros trésor. Ca sent la nourriture à plein nez. Le jambon. Ce n’est plus sa curiosité qui parle, c’est son ventre qui aimerait manger la charcuterie qu’il respire. Peut-être jaloux que de la nourriture soit plus intéressante que lui, le chaton fait part de sa présence en se frottant à ses jambes et aussitôt, Erio s’accroupit pour lui donner une petite caresse. « Salut toi. » Cette bête lui manque autant que le reste. Il s’était habitué à rentrer et à sentir la présence de Berlioz. Dans l’appartement où il vit à présent, il n’est pas question d’avoir un animal de compagnie, une règle à laquelle il adhère en temps normal… Mais ça lui manque. Lorsqu’il se redresse pour faire face à Lana, Erio remarque cette trace de chocolat qui la trahie et alors qu’il s’apprête à l’effacer, elle lui pose la question fatidique, laquelle a déjà sa réponse, peut-être pas aussi plaisante qu’elle se l’imagine. Sa principale motivation est un dossier et s’il n’y avait pas eu une telle scène devant ses yeux, si le couple était devant la télévision en train de partager un repas devant un film, il ne se serait pas attardé. Seulement, Fabio insiste, montre qu’il est toujours présent, sans doute frustré de ne pas avoir eu gain de cause. Acquiesçant d’un signe de tête, il la laisse régler le problème, s’attend à ce qu’elle lui demande de la laisser tranquille au moins ce soir, mais ne s’attend pas à la scène qui suit. Lana lui demande de s’en aller, sans passer par quatre chemins. Elle est en train de mettre un terme à une relation, mettant en avant des propos qu’il a plus ou moins entendus. A la différence que la dernière fois, ça le concernait lui. Il ne ressent aucune pitié pour autant, affiche même un petit sourire discret, ravi d’être témoin de la fin d’un ménage qu’il n’a jamais apprécié. Fabio, ce n’est juste pas le type pour elle et bien qu’il en soit amoureux, ignore comment s’y prendre pour la rendre heureuse. Fourrant les mains dans les poches de son manteau, un peu embarrassé, Erio s’avance vers le lit et soulève la couette où il retrouve toute la nourriture cachée. La quantité est plus grosse que la dernière fois. « Ouais. » dit-il, franchement, en se tournant vers elle. « Un dossier, j’étais venu récupérer un dossier. » Il sent que l’aveu n’est pas celui qu’elle attendait, si bien qu’il ressent le besoin de se justifier : « C’est pas évident pour moi de revenir juste pour te voir. » C’est même douloureux, mais il laisse ce qu’il ressent de côté pour se focaliser sur elle. « T’es en train de faire quoi, là ? » D’abord lui, puis ensuite Fabio. Il voit bien qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut, qu’elle est perdue. Erio s’approche d’elle, appuie une main sur la porte, puis glisse son pouce sur le coin de ses lèvres, là où il y avait du chocolat. « Tu bouffes comme un porc. » Sa peau lui manque, son odeur aussi et il ne peut s’empêcher de descendre ses doigts de ses lèvres à son cou. « J’suis inquiet pour toi. Et même si c’est vraiment le pied de t’voir l’envoyer bouler…J’me demande ce que t’es en train d’faire. J’peine à te suivre. » Reprenant son souffle, contenance, Erio fait un pas à reculons. Oui, qu'est-elle en train de faire ?


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©Athéna(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Leila Mancini
Messages : 2863 - Points : 3183

Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Mer 14 Mar 2018 - 21:00 )
Alors c’est bien ça : il est simplement venu récupérer quelque chose. Le cœur de Lana se resserre à cet aveu alors qu’elle n’arrive pas à cacher sa déception qui se lit très certainement sur son visage. « Oui c’est pas évident pour toi parce que c’est juste pas dans tes plans. Parce que t’as décidé de me rayer de ta vie, j’ai compris. » Elle ne peut s’empêcher d’être amère et, à cette remarque, la furieuse envie de se jeter sur la nourriture la reprend. Elle sait qu’elle a fait n’importe quoi avec lui, qu’elle l’a beaucoup fait souffrir mais peine à accepter cette distance qu’il a posé entre eux. Il a pourtant fallu ça, son départ, pour lui causer un électrochoc. Quand elle en a parlé avec son psy, cette dernière lui a dit qu’il serait peut-être mieux de lui laisser du temps, de l’espace pour digérer son attitude et c’est ce qu’elle comptait faire mais c’est à présent bien plus compliqué avec l’objet de ses pensées en face d’elle. « Ce que je suis en train de faire ? Ouais d’accord, j’ai eu une crise, c’est pas la peine d’en faire une montagne. » Erio n’a pas mis longtemps à démasquer son camouflage rapide alors, autant arrêter de nier d’autant plus que, visiblement, un indice particulièrement évident se trouve sur son visage. Au contact de ses doigts sur ses lèvres puis quand ces derniers glissent délicatement dans son cou, le visage de Lana se radoucit tout à coup. Erio parvient même à lui arracher un sourire avec sa remarque qui lui aurait hérissé les poils d’une autre personne. Mais elle apprécie de le retrouver lui et sa sincérité légendaire. Alors Lana le regarde, à la manière d’une enfant implorante, mais finit par le voir s’éloigner d’elle à regret. « Ce que je suis en train de faire ? Tu veux dire, avec Fabio ? Je reprends ma vie en main, c’est tout. » Comme elle l’a dit, cela fait très longtemps que cela aurait dû être fait. Elle sait qu’il lui reste encore un long chemin à faire pour aller mieux, et sa nouvelle crise de boulimie en est la preuve. Mais elle est déterminée à faire mieux, à aller de l’avant, à réparer les erreurs qu’elle a fait. « Erio… J’ai fait n’importe quoi ces derniers jours. » Et la principale personne auprès de laquelle elle doit faire un effort, c’est lui. « Quand vous m’avez retrouvé avec Dario, j’étais dans un état lamentable. Je suis… passée par tellement d’émotions contradictoires que je peine à me comprendre. » C’est notamment pour ça qu’elle a décidé de faire un travail sur elle : pour comprendre ce qui s’est passé, pour éviter qu’elle ne recommence à divaguer au moindre petit drame. Elle a besoin de passer du temps sur cette histoire qui l’a chamboulé pour pouvoir ensuite aller de l’avant. Et puis pour, pourquoi pas, régler certains autres de ses problèmes. « J’ai été horrible avec toi. Erio, je suis désolée. » Elle hésite un instant mais finalement se rapproche à son tour pour prendre une de ses mains dans la sienne. « Je pensais pas ce que je disais. J’étais en colère et… toute ma colère s’est déversée sur toi. Dis-moi ce que je dois faire pour me rattraper. Dis-le moi. Tu me manques. » Lui, ses bras, sa peau… Mais bien d’autres choses encore. « Ta manière de m’engueuler parce que je passe trop de temps dans la salle de bain, ta sale manie de laisser trainer tes affaires un peu partout, le fait de pouvoir te parler tous les jours, tout ça, ça me manque. Je suis malheureuse sans toi. » Terriblement. La voix tremblotante, Lana décide de lâcher sa main de crainte que le tremblement ne se propage jusqu’à ses membres. « Mais j’veux pas que tu restes là avec moi par pitié, je veux que tu restes parce que t’en as envie. » Et une part d’elle sent que ce n’est pas le cas, qu’il n’est là que parce que c’est un homme bien et qu’un homme bien ne pourrait pas partir dans pareilles situations sans se retourner. Prise de faiblesse tout à coup, sentant le besoin d’un appui, Lana décide alors de s’assoir sur le lit, prenant une seconde sa tête entre ses mains avant de relever une nouvelle fois le regard vers son colocataire. « T’es heureux dans ton nouvel appart’ ? » Elle a besoin de le savoir, peut-être pour tourner la page à son tour. Elle sait qu’en dépit de la situation, Erio ne lui mentira pas : il a toujours été honnête avec elle et c’est pour ça qu’elle l’aime. « Si c’est le cas alors, vas-y. Je me débrouillerais. » Un sourire triste s’installe sur ses lèvres alors qu’elle tente de donner le change. Le fait est, qu’en vérité, elle ne s’est pas comment affronter tout ça sans sa présence.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 834 - Points : 3228

Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Ven 16 Mar 2018 - 2:53 )
« Mais tu- » Erio se reprend avant de terminer sa phrase. Il est furieux contre elle, pour oser lui reprocher de vouloir s’éloigner, tenter de reprendre le contrôle de sa vie, de ce cœur qui ne lui appartient qu’à moitié, à présent qu’elle s’est installée confortablement dedans. Alors, certes, ça ne lui convient pas, ça l’effraie énormément, parce qu’il ignore où il va. Depuis qu’il a coupé les ponts, tout est flou, tout est vide, fade, avec bien moins d’intérêt qu’auparavant. Pourtant, il récupère sa liberté et pourrait agir exactement comme avant, sauf qu’à présent qu’il a goûté à plus extraordinaire que la vie qu’il menait, c’est difficile de s’en passer. « T’es pas croyable. Même en larmes, tu trouves le moyen de me foutre en rogne. » Il est touché par son état, mais il ne peut s’empêcher de dire ce qu’il pense, de laisser la colère s’exprimer. Il ne lui a jamais caché ce qu’il ressentait par pitié et ce n’est pas en plein moment d’une crise qu’il va changer de comportement. Ce serait justement jouer le jeu de ceux qu’il critique ouvertement, l’épargner pour de mauvaises raisons, mais il n’aime pas garder des choses pour lui et les ressortir plus tard, quand la pression est retombée. S’il peut être réfléchi, il est aussi très impulsif. « J’te parle pas de ça, même si… Même si ça m’emmerde pour toi. » Cette crise, il sait qu’elle l’a fait parce qu’elle ne passe pas par des moments faciles. C’est une rechute qui l’inquiète, forcément et il en veut à Fabio de ne pas avoir su correctement la calmer avant qu’elle ne s’enferme dans sa chambre. Loin d’être parfait, il sait au moins qu’en sa compagnie, elle lui ouvre la porte et qu’il peut donc trouver une astuce pour la convaincre de ne pas rester seule, même s’il n’arrive pas toujours à son but. La première fois, il a dormi toute la nuit contre sa porte… Il n’avait pas assuré.

D’un hochement de tête, il acquiesce. Oui, c’est de Fabio dont il parle, c’est de cette relation qui semblait lui être nécessaire et qu’elle envoie bouler en une fraction de secondes. Elle n’a eu aucun remord, s’est montrée intransigeante, déterminée, comme si ça ne comptait pas. Ca lui échappe. Il peine à la suivre, à comprendre ce qu’elle désire exactement, mais il est ravi, soulagé qu’elle ait pu faire un brin de ménage dans sa vie. Il n’a jamais trouvé sain qu’elle le fréquente de nouveau et sans doute manquait-il d’objectivité en affirmant que cet homme n’était pas fait pour elle, mais il n’en démord pas. Silencieux, les yeux figés dans les siens, Erio l’écoute, sans la couper, sans savoir ce qu’il pourrait dire s’il en décidait autrement. Lana a des circonstances atténuantes. Alessia lui a fait subir l’impensable. Lui-même ignore ce qu’il s’est passé dans cette pièce, puisqu’ils n’en ont pas parlé, mais il n’est pas bête. Trois jours en compagnie d’une fille dérangée, c’est plus que pourrait supporter tout être humain normal. Péter un plomb après tout ça était donc plus que légitime. N’empêche que ça ne retire en rien la douleur ressentie face à un tel rejet de sa part. Sentant sa main prendre la sienne, son cœur se met à battre à vive allure, se sent revivre avec cet élan de sincérité. Sa tête, quant à elle, est perdue, ignore comment gérer cette tonne d’informations. Ses pensées exprimées la dernière fois n’étaient pas réelles. Il lui manque. Et sans lui, son bonheur n’existe pas. Bien que ça le touche, Erio n’arrive ni à se sentir en confiance, ni à être à l’aise. Il étouffe dans cette petite chambre, si bien qu’il profite qu’elle soit assise sur son lit pour s’avancer vers la fenêtre qu’il ouvre. Nerveusement, il sort une cigarette qu’il coince entre ses dents et l’allume aussitôt. « C’est pas si mal. On essaie de retrouver notre ancien train de vie. » Reprendre la colocation avec son ami, c’est bénéfique. Tous les deux se connaissent bien, n’ont pas besoin de se familiariser avec les habitudes de chacun. « C’est pas extraordinaire non plus. » avoue-t-il, franchement. « Non, j’suis pas heureux, mais j’suis pas en souffrance extrême pour autant. Le feeling passe bien entre lui et moi. » Et il n’y aura aucun souci d’ambiguïté. En analysant la situation de plus près, c’est une chance qu’il a. « Bien sûr que tu me manques. Bien sûr que c’est dur sans toi. Qu’est-ce que tu crois ? J’peux pas effacer tout ce qui s’est passé en un claquement de doigts. » Il est du genre long à la détente, mais dès lors qu’il a pris connaissance de ses sentiments, qu’il les a assumés, Erio se savait pris dans ses filets, avec l’incapacité de s’en retirer. « Qu’est-ce que tu veux ? » S’appuyant avec son épaule sur le mur, détournant parfois le regard vers l’extérieur pour souffler la fumée dont la sensation qui le détend habituellement, ne lui fait absolument rien. « Tu veux qu’on se revoie ? Comme ça ? Comme avant ? Parce que c’est tout c’que je me sens capable de t’apporter. J’sais que t’étais malheureuse, mais… Qui me dit que tu me demanderas pas de disparaître à chacun de tes coups durs, hein ? » Il manque de confiance en elle, n’est même pas certain qu’elle soit certaine de ce qu’elle veut vraiment. Et lui non plus, il ignore ce qu’il veut. Elle, c’est sûr. Lana a pris une place trop importante pour ne pas la vouloir pour lui tout seul, mais s’il essaie de garder la tête haute, la part de lui, celle qui est brisée par cette coupure, ce manque d’elle, n’a pas besoin de dégâts supplémentaires pour le moment.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©Athéna(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Leila Mancini
Messages : 2863 - Points : 3183

Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Ven 16 Mar 2018 - 19:36 )
Et elle serait presque contente, de le foutre en rogne, car au moins cela signifie qu’elle est encore capable de déclencher des choses en lui, qu’elle lui évoque plus que de l’indifférence. Alors qu’avec Fabio, et cette rupture express expédiée, elle se rend compte qu’il n’y avait plus rien de tout ça de son côté : de l’amour, de la colère, du ressentiment… Rien. Il s’est simplement contenté de rentrer dans sa vie à un moment où elle doutait de beaucoup de choses et il y est resté en appuyant sur toutes ses interrogations, ses craintes. Son ex-petit ami a toujours été un très beau parleur et, encore une fois, il avait su la manœuvrer pour arriver à en faire ce qu’il voulait. Peut-être l’aimait-il sincèrement, oui peut-être. Mais du côté de Lana, c’est désormais de l’histoire ancienne. Preuve en est qu’elle ne lui en veut même plus de toutes les erreurs passées qu’il a pu faire, à vrai dire… elle s’en fout. Seules comptes les erreurs qu’elle a fait avec l’homme en face d’elle et qui n’a jamais vraiment quitté son cœur même quand elle était au plus mal. Lui a réussi à la faire douter quand elle l’a rejeté plusieurs fois de suite alors qu’elle a balayé Fabio en l’espace d’une seconde, comme ça. Alors Lana ouvre son cœur, tente de lui faire comprendre qu’elle regrette sincèrement tout ce qu’elle a pu faire. Elle n’a pas encore toutes les cartes en main pour lui expliquer pourquoi elle a agi comme ça, peine à savoir ce qui se passe dans sa tête mais elle est à présent sûre de ce qu’il se passe dans son cœur : c’est lui. Ca a toujours été lui. Parce qu’il n’y a que lui pour lui faire ouvrir la porte alors qu’elle a déjà commencé à se jeter sur la nourriture, que lui pour la réconforter tout en ne lui épargnant pas la vérité parfois difficile. Et elle est là, la vérité : cette colocation ne se passe pas si mal que ça. La déception de Lana est grande même si, franchement, elle ne s’attendait pas tellement à une autre réponse que celle-là. Néanmoins, elle sent qu’une petite porte lui reste ouverte : infime mais bien présente. Parce que lui non plus n’est pas heureux. Elle aussi, elle lui manque. Si fort quand ils étaient tous les deux, ils ne se retrouvent à présent qu’à moitié eux-mêmes avec la distance. Parce qu’ils sont faits pour fonctionner ensemble. Lana et Erio. Erio et Lana. Ce type-là ne parviendra jamais à se hisser à la hauteur de ce qu’ils ont vécus. « Parce qu’il ne faut pas. Faut pas effacer tout ça. » Ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre, ce qu’ils ont partagés… Même ce qu’elle a fait, dernièrement. Lana ne lui demande pas de l’effacer parce qu’à présent ça fait partie de leur histoire et, elle espère, ils seront capables d’en ressortir plus fort. Elle le lui avait dit : il se planterait, elle gueulerait… Mais elle lui avait dit qu’elle aussi serait capable de mal faire et c’est exactement ce qui s’est passé. Alors oui, c’est un gros obstacle à franchir qui les attend : Lana a besoin de guérir, Erio de pardonner. Oui aussi, leur histoire n’est pas parfaite, c’est vrai. Mais elle n’en demeure pas moins belle.

Toujours assise sur son lit, Lana reçoit alors la question fatidique : ce qu’elle veut. Là où la réponse aurait été brouillonne hier, sa séance de psychothérapie qui semble avoir eu l’effet d’un petit électrochoc change toute la donne. Et alors qu’elle s’apprête à lui faire part de sa réponse, Erio lance une proposition qui la scotche sur place. Elle reste alors là, un instant, à le fixer pour s’assurer qu’il est véritablement sérieux, perdue entre son besoin de retrouver ses bras et ses autres envies. Avant de finalement trancher. « Non. » Sa voix ne dénote aucune hésitation alors qu’elle se lève à nouveau. « Je veux pas être une fille que tu vois, comme ça, entre deux. J’veux la totale Erio, le feu d’artifice. » Elle comprend ceci dit ses craintes. Alors qu’elle ne lui avait jamais donné de quoi douter jusque-là, elle y a vraiment été fort avec lui ces derniers jours. « Et je sais que t’as plus confiance en moi. Je sais que j’ai vraiment déconné, au plus mauvais moment, alors que tu t’étais enfin ouvert à moi. Et j’attendrais le temps qu’il faudra pour ça, je ne lâcherais pas le morceau. Mais pas comme ça. » Dit-elle, en amorçant son approche vers lui. De son point de vue, ce ne serait que se faire du mal l’un à l’autre encore un peu plus. C’est pourtant frustrant de renoncer à ce qu’il lui propose, à cette proximité physique qui lui manque énormément. Mais son Erio, elle le veut à 100% avec elle. Maintenant qu’ils se sont dit les choses, repartir sur leur ancienne base n’est pas la bonne solution. A présent, Lana est décidée à faire les choses comme il faut. « J’sais que ce ne sera pas évident. Que tu tenteras de te perdre dans les bras d’autres femmes, parce que c’est comme ça que tu fonctionnes et je l’accepte. Que tu ais besoin de temps. Parce que je sais que tu ne trouveras pas avec aucune de ses filles ce qui peut se passer entre nous. » Si Alessia avait réussi à lui mettre le doute, Lana a décidé de suivre le conseil de son psy : prendre en compte les intentions avant les actes qui, eux, peuvent parfois être maladroits. Et du point de vue des intentions, Erio ne lui a jamais montré autre chose que son attachement à elle. Arrivée à son niveau, Lana lui tire la cigarette des lèvres qu’elle écrase contre le rebord de la fenêtre. « Reviens à l’appart’. » Son ton hésite entre l’ordre et la complainte. Toujours est-il qu’ici, c’est vide sans lui. Erio est fait pour vivre avec elle, pas avec l’autre gars. « Laisse-moi l’occasion de vraiment te le montrer. Que ce que j’ai fait n’était qu’une erreur de parcours, que je peux être là pour toi. » Elle a besoin de ça, de retrouver cette place qu’elle s’est elle-même enlevé par son comportement. « Et pour le moment, ce que je veux… » Elle se penche alors sur le côté et dépose un baiser sur sa joue. « C’est retrouver ton estime et ton amitié. » Ca doit en passer par là, avant tout. Parce qu’avant d’être celui pour qui son cœur balance, il a été celui qui la réconfortait dans les moments difficiles. « Mais je compte bien te reconquérir, Erio Mazzei. » Lance-t-elle une fois de retour, face à lui, un petit sourire aux lèvres. Oh que oui, elle fera tout pour, qu’il accepte ou non de revenir vivre avec elle. Autant dire qu’il a intérêt à être prêt, car elle ne le lâchera pas tel un koala accroché à son arbre.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 834 - Points : 3228

Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Lun 19 Mar 2018 - 0:35 )
Quand bien même il en aurait envie, il ne se sent pas apte à oublier les souvenirs partagés. Trop importants pour être archivés dans une boîte en carton, comme il le fait avec sa paperasse lorsqu’il n’en a plus besoin, Erio sent plutôt qu’il va devoir vivre avec eux, apprendre à gérer la petite boule au ventre qui s’installe lorsqu’ils en viennent à parler d’eux. Si tout ce qu’ils sont était clair comme de l’eau de roche, à présent, tout est brouillon. Il n’a aucune certitude, là où pour Lana, tout semble retrouver petit à petit sa place et ça devrait lui faire plaisir, sauf que c’est bien plus compliqué que ça dans sa tête. Alors, il s’efforce d’y mettre un peu de légèreté, tente de proposer une issue qui, sur le moment, lui semble plutôt bonne. Retrouver ce qu’ils avaient autrefois, tenter de ne plus se prendre la tête… Ca lui convenait au début, avant que les sentiments ne s’installent, avant que la douleur ne prenne place entre eux. Ce serait si simple… Mais ça ne fait pas l’unanimité. Ce qu’elle désire va au-delà. Elle souhaite ce qu’il n’a jamais donné à personne, ce qu’il n’est pas certain de pouvoir donner, finalement. Pas à ce stade de leur relation où tout est flou. Il doute de beaucoup de choses, de ce qu’elle peut attendre de lui, de ce qui est possible entre eux. En arrivant dans l’appartement, il était convaincu qu’il fallait passer à autre chose, qu’avoir déménagé était une bonne option, bien que douloureuse et toutes ses certitudes n’en sont plus à présent qu’il l’écoute. Elle le désire, tout entier, accepte qu’il puisse se réfugier dans d’autres bras et c’est ce qu’il compte faire, parce qu’il ressent le besoin de retrouver un peu de sa liberté, de ne plus se prendre autant la tête et il n’y a rien de mieux que des relations éphémères pour ça. « Encore heureux, hein, c’est assez prise de tête comme ça. » Une demoiselle suffit à lui faire perdre les pédales, il n’en a pas besoin de plus. Lâchant un soupir lorsqu’elle lui vole sa cigarette, il en ressort une autre, presque aussitôt qu’il cale entre ses dents. « Tu sais combien ça coûte cette merde ? » Cher et en ce moment, il fume comme un pompier, enchaîne les paquets dès lors que le précédent est vide. Récemment, il a dû en acheter trois en même temps pour être sûr de ne pas en manquer au moins pour une semaine… Une dépendance qui s’est créée lorsqu’il a dû faire sans sa drogue, qui n’est peut-être pas plus saine que celle qui est un danger pour ses poumons. Lana, c’en est un pour son cœur. Alors, quand elle lui demande de revenir à l’appartement, il ignore quoi répondre. « J’sais pas Lana. J’sais pas si c’est une bonne idée. » Puis, elle use d’un argument choc en lui demandant de lui laisser l’occasion de se rattraper. Il se rappelle avoir dit plus ou moins la même chose lorsqu’elle a pris la décision de mettre un terme à leur histoire. « J’sais que tu peux être là pour moi, je t’ai vu à l’œuvre. » Elle a été présente pour le prendre dans ses bras lorsqu’il était au plus mal concernant son père, puis suite à l’un de ses cauchemars. Alors, il sait très bien qu’elle peut être présente. Le problème est qu’elle ne lui a pas laissé l’être pour elle et ça, a préféré le repousser, trouver refuge dans quelqu’un qui ne lui voulait pas autant de bien qu’elle et ça, il l’a encore en travers de la gorge. Il ferme les yeux au contact de ses lèvres sur sa joue, sent bien qu’il a besoin de bien plus que ça, mais prend sur lui. « Mais j’sais pas si j’ai vraiment de te la laisser, cette occaz’. Pourquoi j’le ferai ? Tu ne me l’as pas laissé le jour où je t’ai supplié de me laisser une chance. Alors, encore une fois, j’sais que t’étais pas bien, mais là, à l’heure actuelle, j’ai juste pas envie d’être avec toi. J’veux pas d’une nana qui m’lâche dès qu’elle va mal, ou dès que j’fais des conneries. » Il entend bien ce qu’elle souhaite faire et il ne compte pas l’épargner. « T’es sûre de vouloir que je revienne ? T’es sûre de pouvoir supporter les nanas qui rentreront ? Parce que j’compte bien retrouver mon train de vie d’avant, quand tout était bien plus simple. » Il y a quelques mois, quand ils ont commencé à ressentir bien plus que de l’amitié, il aurait fait attention, mais là, il n’a juste plus envie de penser à ce qu’il peut advenir d’eux. « Si c’est le cas… » Il s’approche à son tour de Lana, puis murmure au creux de son oreille : « Attends-toi à en baver. » Parce que oui, il ne compte pas lui donner ce qu'elle veut.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1604-lana-be-my-friend-hold- http://www.ciao-vecchio.com/t1630-lana-broken-inside#33911
ID : Mary
Faceclaim : Rachel Bilson ©Athéna(avatar) .beylin (code signature) , Ealitya & mrs chaplin (gif)
Multi-comptes : Leila Mancini
Messages : 2863 - Points : 3183

Âge : 33 ans (23 mai 1985)
Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Lun 19 Mar 2018 - 21:42 )
« Et toi tu sais combien ça coûte cette merde à ta santé surtout? » Lana a l'impression de retrouver ses instincts de louve protectrice face à un Erio plus borné que jamais. Alors elle n'insiste pas plus, bien qu'elle croise les bras sur sa poitrine en signe de mécontentement face à la vue de cet objet de malheur entre ses lèvres. Elle n'apprécie pas de le voir fumer mais est consciente qu'elle n'est plus en assez bonne position pour exiger quoi que ce soit. Néanmoins, cette position, Lana est à présent prête pour la retrouver maintenant qu'elle commence enfin à faire le tri dans sa tête. Elle sait malgré tout que ça ne va pas être évident, qu'Erio n'a pas le pardon facile et que ses futurs actes devront être à la hauteur de ce qu'elle lui a fait endurer ces derniers jours. Mais elle est prête, déterminée. Elle est à présent certaine de savoir que ce qu'ils partagent vaut le coup. Le coup de se battre pour l'obtenir. « Bien sûr que si c'est une bonne idée. Erio tu l'as dit toi-même, tu n’es pas totalement heureux avec ton colocataire. Mais tu pourrais vraiment l'être ici. Avec le temps. » Ce qui serait sans doute aussi le cas avec cet autre personne et Lana a conscience de la faiblesse de son argumentaire. Mais elle tente le tout pour le tout, ne voulant pas laisser à qui que ce soit d'autre l'occasion de panser des blessures qu'elle a elle-même causé. Elle a été en dessous de tout, c'est vrai, mais elle sait aussi qu'elle peut faire bien mieux que ça. Avec Erio, elle a après tout été la première à réussir à briser cette carapace si férocement construite... Et elle le fera de nouveau, elle en est capable. « Et bien laisses-moi l'être encore à l'avenir, Erio. Tu peux pas envoyer en l'air tout ce qu'on s'est dit, tout ce qu'on a partagé tous les deux. Ne soit pas aussi stupide que j'ai pu l'être ces derniers jours. » Désorientée plus que stupide, à vrai dire. Au moment où ils se sont présentés devant elle, Lana a fait les pires choix possibles et elle espère qu'il n'en sera pas de même pour son ex-colocataire. Elle sent pourtant qu'il sera difficile à convaincre, qu'il résiste et elle comprend. Erio cherche à protéger son cœur qu'elle a si gentiment piétiné. À elle de lui prouver que ce n'est plus dans ses intentions. « Je te demande pas d'oublier et de reprendre tout à zéro, Erio. Je te demande juste de revenir ici, dans un premier temps. De nous laisser du temps et de pas couper les ponts brutalement comme ça. » Son départ a été un véritable crève-cœur. Lana ne peut juste pas supporter de ne pas l'avoir d'une quelconque manière dans sa vie. Mais elle ne veut pas l'avoir n'importe comment non plus... Exercice d'équilibre compliqué. « Je te le redis, je peux pas vivre sans toi. » Et c'est sans doute pour ça que lui refuser cette relation sans attache est des plus difficiles pour elle mais elle est déterminée à faire les choses biens. Par ce choix, elle espère qu’il comprendra à quel point elle tient à lui : si elle s'en fichait, elle aurait pris ce qui se présentait. « S'il le faut, je suis prête à en passer par là, oui. » Est-ce que ce sera facile? Absolument pas. Est-ce qu'elle va souffrir? Certainement. Bien évidemment que ce ne sera pas évident de le savoir dans les bras d'autres femmes, tout à côté, d'autant plus qu'elle se refuse ce privilège-là. Mais Lana reste persuadée qu'ils partagent bien plus que ça, qu'elle peut jouer sur d'autres cartes... À terme, Erio lui aussi devra se rendre à l'évidence que des relations éphémères et seulement physiques, ça ne remplit pas la vie d'un homme. Mais pour ça, il a besoin de passer par là, par cette régression qui n'est que la conséquence directe de ses propres erreurs. Alors elle accepte, même si Erio le lui promet : elle risque d'en baver. Le connaissant, elle ne s'attendait de toute façon pas à autre chose de sa part. « Et bien j'en baverais alors. Je suis sérieuse Erio : rentre à l'appartement. » La proximité qu'il vient de lui imposer est dure à tenir, si bien que Lana finit par prendre rapidement ses distances pour contenir ce qu'il produit chez elle. À la fois une sensation de bien-être, de le sentir près d'elle, mais une déchirure aussi, de ne pouvoir en demander davantage. « Même si je pense que tu en baveras autant que moi, franchement. » Lana n'est pas certaine qu'Erio prendra autant de plaisir que ça à cette situation. Quelque part, elle espère qu’il n’arrive pas à la sortir de sa tête quand il sera avec ces autres femmes. « T'as faim? » Lance-t-elle tout à coup, pour détendre à l'atmosphère alors qu'elle s'assoit sur son lit et l'invite à le rejoindre. Ce qui pourrait paraître pour un geste anodin pour lui, a au contraire une signification de taille pour Lana : elle n'a jamais fait ça. Jamais auparavant, elle n'a réussi à se stopper dans une crise et encore moins de partager son butin avec quelqu'un d'autre pour éviter une ultime tentation. Pour la première fois de sa vie de boulimique, elle décide d’être raisonnable… Parce que sa présence la canalise. « Tu sais, je voulais te dire, j'ai appris pour le rapport du cambriolage. Pour ma chambre. » Le fait qu'elle est été largement plus vandalisée que le reste mais qu'Erio le lui ait caché... Le sujet trotte dans la tête de Lana depuis le début de leur conversation et elle sent que c'est le bon moment pour l'aborder. « Je comprends pourquoi tu as fais ça. Vraiment. Mais j'aimerais que tu ais assez confiance en moi à l'avenir pour me confier ce genre de choses. Je ne suis pas une petite fille. » Son ton n’a pas l’arrière-goût du reproche, simplement de l’explication calme et simple… Là où elle lui aurait certainement hurlé dessus il y a deux jours, Lana tente de lui montrer qu’elle fait preuve de philosophie, qu’il n’est plus question de ressortir les erreurs du passé. Seul le futur compte à présent.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
Revenir en haut Aller en bas
Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1361-erio-i-don-t-want-to-li http://www.ciao-vecchio.com/t1460-erio-i-m-not-a-perfect-person
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Jesse Soffer ©.sassenach
Multi-comptes : Caitlin, Dante, Demetrio, Loris & Stefan
Messages : 834 - Points : 3228

Âge : trente-trois ans.
Métier : lieutenant de police à la brigade criminelle.
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le Lun 19 Mar 2018 - 23:15 )
« T’es au courant que j’ai plus de chance de crever en m’faisant écraser par une caisse, que mourir à cause de cette merde ? » Et lui, il en a besoin. Fumer le détend, alors il a conscience que ça ne lui plaît pas, mais actuellement, Lana ne représente que son ex-colocataire. Elle n’est pas sa petite amie, n’a donc aucun droit d’exiger de lui qu’il arrête de fumer et ça l’arrange, parce qu’il aime trop ça pour cesser, ne se sent pas apte à diminuer, ou à tester la cigarette électronique pour ralentir la dose. D’autant qu’aux dernières nouvelles, cette chose sur laquelle tout le monde saute ne s’avère pas si saine que ça. Enfin, la dernière raison et surtout la plus importante est qu’il n’a pas envie de l’écouter, mais plutôt faire tout le contraire de ce qu’elle aimerait qu’il fasse, pour lui montrer qu’elle n’a pas son mot à dire dans ses choix.

Les yeux détournés vers l’extérieur, il s’interroge, tandis qu’il écoute ses nombreux arguments. Il est certain qu’il n’est pas totalement bien auprès de son colocataire, même s’il l’adore. Ca n’a rien de comparable avec ce qu’il a vécu ici, à ses côtés. Mais il ignore quoi en penser exactement, s’il ne s’enfonce pas dans une nouvelle histoire rocambolesque, si ce n’est pas se perdre un peu plus, alors que tout ce qu’il veut, c’est se retrouver un peu, éloigner le gars sentimental, qui était capable de la supplier pour qu’elle lui laisse une chance. En prenant un peu de recul, il ne l’aime pas beaucoup ce Erio. Cette personnalité à laquelle il n’est pas habitué et qui le déboussole. C’est complètement fou, ce qu’elle arrive à faire. « J’vais réfléchir. » Ce n’est ni un non, ni un oui. Il ne peut pas décider sur un coup de tête de revenir, a besoin de penser à tout ce qu’elle vient de lui dire, à cette proximité qu’ils n’ont plus, à la distance qu’il y a entre eux malgré tout. Et aussi à cette détermination dont elle fait preuve et qui est un poil effrayante. Il a l’impression d’être fait comme un rat. Et il déteste ça, réellement, aimerait juste pouvoir reprendre les choses en main, arriver à contrôler les choses. « Joue pas à ça avec moi. T’as juste pas idée à quel point ta provocation peut m’pousser à faire des choses juste pour te blesser, t’prouver que j’peux me passer de tes bras. » Rancunier, c’est finalement ce qui le décide. Erio replace sa cigarette pas encore allumée dans son paquet de cigarettes et réduit de nouveau la distance entre eux. « J’vais revenir. » Pas pour les bonnes raisons. Il ne s’en cache d’ailleurs pas. « Et j’vais te faire mal. J’veux que tu voies ce que ça fait d’voir la personne que t’as dans la peau, s’éloigner. J’veux que tu comprennes c’que ça fait d’savoir celui qui t’a choisi, dans les bras d’une autre. J’veux que tu t’rendes compte du vide que j’ai ressenti lorsque tu m’as demandé de partir, lorsque tu as admis avoir besoin d’lui. » Et peu importe que ce soit la colère qui a pointé le bout de son nez, ce sont des paroles qui tournent encore dans sa tête et qui peinent à s’envoler.

Secouant la tête lorsqu’elle lui propose de manger à ses côtés, Erio se dirige vers la porte. « Pas ce soir, nan. J’te laisse avec ta bouffe, mais j’repasserai. » Et alors qu’il s’apprête à franchir le pas de la porte, Lana lui avoue pour ce rapport qu’il a lui-même rédigé, avec l’aide de Dario qui y voyait bien plus clair que lui. Il a pensé bon d’agir de la sorte, de lui cacher une part de la vérité en voulant la préserver, ne pas l’inquiéter, mais peut-être était-ce une erreur de sa part, peut-être aurait-il dû tout lui confier… Peut-être aurait-elle été davantage sur ses gardes et que toute cette histoire aurait pu être évitée. « Bonne soirée Lana. » dit-il, sans rien lui promettre, parce qu’il ignore comment il réagirait à l’avenir. Erio ne se comporte pas toujours avec adresse.

Fin du sujet


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: [Terminé] Gestion de crise I Erio ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- [Terminé] Gestion de crise I Erio -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences