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- Pater Noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum. // Marcus -

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Vera VenezzioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Pater Noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum. // Marcus ( le Ven 16 Mar - 20:04 )
« Mummy… C’est vrai que Dieu n’existe pas ? » Vera termina d’emballer le déjeuner de son fils quand ce dernier posa cette étrange question. Elle le regarda en fronçant les sourcils : « Qu’est-ce qui te fait dire ça mon cœur ? » Un haussement d’épaule précéda la réponse : « A l’école… Mes copains disent que je ne devrais pas perdre mon temps à prier Dieu. » Veronica sourit et ferma le sac de Winston avant de s’approcher de lui. « Ce n’est pas parce qu’ils ne croient pas en Dieu que tu dois mettre en doute son existence. » La cantatrice se mit à genoux et attrapa les mains de son fils pour décroiser ses bras. « Selon moi, nous sommes ses créations et nous devons l’honorer tous les jours et lui demander de protéger ceux qu’on aime du mal. » Elle passa sa main dans les cheveux bruns de son fils : « Tu es le résultat de beaucoup de prières. Je désirais tellement t’avoir que je priais tous les soirs Dieu pour qu’il me donne la chance d’être ta maman. » Winston se mit finalement à sourire et sauta au coup de sa maman pour la couvrir de baisers. Vera rigolait doucement tout en le serrant contre elle. « Je t’aime Winston. – Je t’aime aussi Mum. »

Veronica se leva et remit en place le pull de son fils avant d’attraper sa main pour qu’il la suive. Une fois emmitouflés, ils sortirent en souriant et rigolant. Winston aimait quand sa mère n’était pas en représentation ou sur scène car elle passait plus de temps avec lui. Elle le déposa à l’école et marcha dans les rues de Naples jusqu’à la cathédrale. Elle aimait souvent y aller. Plusieurs fois elle avait aidé les enfants de cœur à chanter juste. Femme très pieuse, elle ne blasphémait jamais et n’oserait jamais remettre en question la parole divine. Elle avait été élevée comme ça et si feu son frère ne croyait plus réellement en Dieu avant qu’il ne passe l’arme à gauche : elle restait une fervente catholique. Cependant, elle n’imposait pas sa religion à Winston. S’il voulait croire en Dieu : alors il le pouvait. Mais s’il décidait de ne pas suivre les pas de sa mère : Vera respecterait cela. Il était hors de questions qu’elle impose quelque chose à son fils. Peut-être parce qu’on ne lui avait jamais laissé le choix et qu’elle ne souhaitait pas reproduire le même schéma ? Probablement.
Pénétrant dans la cathédrale où des visiteurs admiraient les voûtes et les arches : elle fut heureuse de constater que les lieux étaient presque vides. Un peu de paix. Elle aimait venir ici pour rassembler ses pensées. Pour réfléchir et prendre des décisions importantes : comme si Dieu pouvait la voir et la guider sur le droit chemin. Avançant jusqu’à la nef pour brûler un cierge, elle remarqua en s’approchant des hommes, pour ne pas dire des armoires à glace, qui scrutaient tout et tout le monde. Un frisson parcourut son échine quand elle passa à côté d’un de ces patibulaires. Une étrange aura émanait d’eux. Elle glissa quelques pièces dans la boîte à côté des chandeliers et alluma un cierge. Une fois sa prière dite, elle se signa et se dirigea vers un des bancs près du confessionnal. Car si elle était venue, ce n’était pas seulement pour prier, mais cela était également pour se confesser. Elle n’avait pas eu le courage avant de venir admettre le crime qu’elle a commis, mais sa période de déni étant terminé : elle devait maintenant faire amende honorable.

Alors qu’elle allait s’asseoir, un homme en costume l’arrêta : « Vous ne pouvez pas vous asseoir ici Signora. » Vera arqua un sourcil : « Je vous demande pardon ? » Il fit un pas en avant, se faisant un peu plus menaçant : « J’ai dit, vous ne pouvez pas rester ici. » Soufflant longuement, elle alla protester quand un prêtre arriva. « Excusez-moi Signora Venezzio. Je vous en prie, prenez place : frère Macciato devrait bientôt être libre. » L’homme qui s’était rapproché un peu plus pour l'intimider grogna avant de reculer pour reprendre sa ronde. « Il y a un problème mon père ? » L’homme de foi hocha la tête : « Non, non ne vous en faites pas. Nous avons un invité de marque c’est tout. » Elle connaissait la lueur dans le regard du prêtre : la peur y était palpable.

Après s’être incliné une nouvelle fois, il repartit à ses occupations : laissant Vera seule. C’est alors qu’elle entendit quelques brides de la conversation qui se tenait dans le confessionnal. Si elle tentait de ne pas y faire attention pour ne pas violer la vie privée de la personne qui avouait ses péchés : son cœur s’arrêta en entendant le nom de son mari. Pourquoi parlaient-ils de Charles Venezzio ? Elle mit bout à bout les morceaux de la conversation pour comprendre rapidement la situation à son plus grand désarroi. Son mari avait donc été assassiné… Quand les deux portes s’ouvrirent : elle se leva. Pâle, tremblante, elle regarda de haut en bas l’homme qui avait avoué son crime. Le prêtre remarqua l’expression de la jeune veuve.

« Signora Venezzio, je ne pensais pas que vous viendrez en milieu de semaine. » Mais cela ne suffit pas à capter son attention. Elle ne pouvait pas s’empêcher de continuer à regarder l’homme en costume. « Vous vouliez vous confesser ? » Elle hocha négativement la tête. « Je n’en ai plus la force mon père. » Il hocha la tête et laissa les deux individus. Elle prit finalement son courage à deux mains et commença à chuchoter : « Je suis désolée. J’ai entendu ce que vous avez dit. Je demanderais également pardon à Dieu de cette impunité, mais... » Elle se tut. Devait-elle en dire plus ou l’expression sur son visage était-elle suffisante pour retranscrire son désarroi ?


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Sujet: Re: Pater Noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum. // Marcus ( le Dim 18 Mar - 1:33 )






Vera Venezzio - Marcus Changretta

“  Pater Noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum. ”


La nuit dernière était bien chargée pour Marcus, son père lui avait ordonné d'exécuter un homme qui fessait de l'ombre à la Camorra. Marcus avait attendu que l'homme quitte Naples pour séjourner à Caserta une ville non loin de Naples pour l'exécuter, après avoir fait son rituel qui consisté à rendre le corps présentable il avait quitté la ville sans plus s'attendre pour rentrer chez lui. Une victime de plus, le quatrième cette semaine, cette nuit-là Marcus n'avait pratiquement pas dormi à cause de ces rêves revoyant les visages de ce qu'il avait tués ces derniers temps. Non pas qu'il culpabilisait de les avoir tués mais plutôt de savoir s'il était dans sont bons droits de le faire, est-ce que Dieu lui pardonnerait pour ses nombreux péchés, ceci le préoccuper de plus en plus au fur et à mesure que sa liste de victimes s'allonger.

Aujourd'hui, il s'était résigné à aller à l'église pour se confesser, lui qui avait l'habitude de se rendre là-bas quatre à six fois par semaine au début, cette semaine il n'a posé les pieds qu'une seule fois. Non pas qu'il n'avait pas le temps, mais qu'il avait de plus en plus de mal à se confesser, mais aujourd'hui Marcus était bien décidé à y aller. Deux Mercedes noirs s'arrêta devant chez lui pour l'amener à l'église, depuis la mort de son grand-frère son père était pointilleux sur la sécurité des membres de la famille, parfois même de trop. Les deux voitures noires qui n'étaient pas très discrètes arrivèrent devant la cathédrale, les hommes qui étaient dans la voiture se déploient autour de l'église pour sécuriser la zone avant que Marcus sorte à son tour de la voiture. Il contempla l'immense édifice devant lui, cela lui rappela bien des souvenirs, particulièrement ceux avec sa famille. Combien de fois son père l'amenait ici, ce dernier été très strict sur la religion ils n'étaient pas question pour lui d'élever des enfants non-catholiques. Ce qui peut paraître étrange pour les gens d'aujourd'hui, mais pour le père de Marcus qui a une vision des choses très conservatrices et traditionalistes voit la religion comme un pilier important dans une famille. Dès sont plus jeunes âge, Marcus a été baptisé dans cette même église et avait fait son catéchisme ici aussi, son père lui a même appris le latin. Contrairement à la plupart des gens d'aujourd'hui qui laissent le choix à leurs enfants s'ils veulent croire ou non en Dieu, ce choix n'a pas été donné à Marcus, chez les Changretta on ne le devient pas on née catholique. Pour Marcus il n'a rien de choquant dans les propos de son père, qui lui a toujours appris que l'individualisme était néfaste à l'intérêt commun de la famille, que cette même famille passait avant tout le reste.

Après ce moment de nostalgie, Marcus entre dans la Cathédrale Notre-Dame de l'Assomption en enlevant son chapeau a l'entrer, comme au premier jour ils ne se lassent jamais d'admirer la structure du bâtiment qui a été érigée au XIIIe. Un prêtre arriva derrière Marcus qui était en train de regarder sa statue préféré au fond de la cathédrale. << Tu avais la même admiration pour cette statue quand tu étais enfant >> s'exclama-t-il ravit de revoir Marcus. << Oui mon père, d'après ma famille chaque génération de Changretta a toujours admiré cette statue en particulier. >> Répondit Marcus en se retournant vers le vieux prêtres, qui était un homme âgé de plus de soixante-dix ans. En vérité ce prêtre s'appeler Giuseppe et avait un lien très fort avec Marcus. C'est lui qu'il la baptisait et qui a suivi tout son parcours de catholique, et aujourd'hui Marcus considère le père Giuseppe comme un second père avec qui il se livre régulièrement et uniquement avec lui. Ce dernier observa discrètement les hommes qui étaient à l'entrer de la cathédrale ou dans les endroits le plus sombre de l'église, ce que remarque Marcus << Désolé mon père de vous imposer ces hommes... Ils m'ont promis de se faire le plus discret possible. >> S'empressa-t-il de répondre, le vieux prêtre répondit que ce n'était pas très grave, mais il savait que ce n'était pas très discret comme escorte, surtout dans une église. Si ça ne tenait cas Marcus, il demanderait à ses hommes de sortir mais son père lui n'était pas du même avis, mais il avait quand même réussi à convaincre ses hommes d'être le plus discret possible dans ce genre de lieu. Enfin il essayait, parce que quand Marcus et Giuseppe se déplace vers l'autel de l'église on pouvait constater tous les hommes présents bougé avec une parfaite synchronisation pour encadrer Marcus.

Hormis Giuseppe, les autres prêtres de la cathédrale avaient peur de Marcus est surtout de ce qu'il représente... La Camorra. Pourtant depuis son enfance le fils du chef de la mafia napolitaine c'est toujours montré respectueux envers eux, mais l'image de sa famille était bien plus visible que lui-même. Seul Giuseppe avait vu en Marcus un jeune Napolitain ordinaire, avec certes une famille pas comme les autres. Les deux hommes après avoir discuté et prier non loin de l'autel, il partit en direction du confessionnal. << Benedic mihi pater: quia peccavi... >> S'excuse-t-il en parlant latin avec le père Giuseppe. << Ego auscultem tibi ? Fateor Quid fecisti ? >> Les deux hommes parlaient en latin enfin au début, quand Marcus explique ses péchés au père Giuseppe. De ces rêves qui venaient le hantés de plus en plus chaque nuit, il se demande si Dieu lui accordera le paradis malgré ses méfaits, une réponse que le vieux prêtre ne pouvait lui donner. Marcus explique qu'il ne ressens aucun regret d'avoir exécuté ses hommes, mais que ça foie envers l'église entre en conflit avec sons devoir envers la Camorra. Marcus a pris la peine de parler en italien quand il aborde le cas de sa dernière victime, il confesse au prêtre qu'il ressemblait beaucoup à Charles Venezzio, qu'il était revenu à Caserta pour passer la nuit avec son amant alors qu'il était marié, c'était un homme plutôt violent d'après ce cas pu voir Marcus.

La confession dura pas moins de vingt minutes, pendant que les deux hommes sortent du confessionnal. Giuseppe remarque une de ces fidèles non loin de lui et était surpris de la voir ici en plein milieu de la semaine, pendant ce temps Marcus était juste derrière eux, un de ses hommes est venu à sa rencontre pour lui passer son manteau et son chapeau. Subitement un chuchotement surprend Marcus qui se retourna vers la jeune femme qui était avec Giuseppe quelques minutes auparavant. Contrairement à son garde du corps qui était à côté de Marcus est quand il a entendu que la jeune femme avait avoué avoir entendu la confession de Marcus, ce dernier grogna son mécontentement et voulait saisir la femme pour la sortir de l'église. Mais Marcus lui lança un tel regard que son garde du corps se ravisa et finit par s'éloigner, il n'aimait pas qu'on puisse utiliser la violence dans une église. Après ce comportement déplacé de son garde du corps, Marcus observe de nouveau la jeune femme devant lui, il savait pertinemment qui elle était : Vera Venezzio. Bien qu'il ne la connaît pas personnellement, il avait déjà vu son visage sur plusieurs affiches dans le centre-ville et particulièrement vers l'Opéra, et les Napolitains aiment beaucoup cette chanteuse d'après la presse.

Marcus avait l'habitude de cacher ses émotions aux gens et grâce à ce talent il a pu paraître serein avec un visage de marbre alors quand réalité il était surpris et se poser beaucoup de questions, en vérité c'était la première fois qu'il rencontre un proche de l'une de ces victimes. Il ne répondit pas tout de suite à la jeune femme qui était tout aussi surprise que lui, mais pas pour les mêmes raisons. Les longues minutes qui s'écoulaient devaient être atroce pour elle qui attendait avec nervosité et appréhension la réponse de Marcus. << Madame Venezzio je vous prie, asseyez-vous >> Demande-t-il avec politesse en tendant le bras pour l'invité sur l'un des bancs non loin d'eux, il savait que Vera voulait des réponses, mais est-ce qu'il est la meilleure personne pour répondre aux questions tant désirées de la jeune femme ? Lui qui ne ressent ni le regret ni de la compatis envers ces victimes.
Tenue de Marcus:
 

par humdrum sur ninetofive



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Sujet: Re: Pater Noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum. // Marcus ( le Dim 18 Mar - 23:15 )
La Cathédrale était un lieu de paix où toutes les âmes étaient les bienvenues. Veronica s’y était toujours sentie en sécurité : comme si Dieu pouvait la protéger de tout tant qu’elle était dans sa maison. Si chanter était autorisé chez les nonnes : elle aurait probablement rejoint le couvant mais elle aimait trop l’art de se mettre en scène pour porter le voile. Elle avait donc décidé de se battre contre cette vie difficile et ingrate. Après qu’on lui ait arraché son frère, son mari avait été retrouvé mort : la laissant seule et enceinte de leur enfant. Une bénédiction, quelque chose qu’elle n’avait pas espérée, mais qui lui était pourtant tombée dessus. Vera n’avait jamais, au grand jamais, souhaité la mort de quelqu’un et pourtant elle se retrouvait les mains ensanglantées. Elle avait pris la vie d’un homme. Un voleur de poule, quelqu’un qui pouvait être dangereux pour son fils et elle-même ; mais est-ce que Dieu lui pardonnerait ? Elle ne s’était pas confessée, elle n’en avait pas eu le courage. Pourquoi briser l’image d’une femme aussi respectable qu’elle ? Tout ça pour avouer le crime d’une personne qui avait poussé sa chance un peu trop loin ? Non… Cela devait s’arrêter. Elle ne devait plus trouver des excuses et être forte pour pouvoir se confesser. En ce jour, elle était prête à aller voir un prêtre et expier ses fautes en espérant que Dieu, dans sa grande bonté, absout ses péchés.
Les hommes de foi la connaissaient. Il faut dire qu’elle venait au moins deux fois par semaine minimum même quand elle était en représentation. Veronica était une fervente catholique, une personne qui ne renierait jamais sa croyance. Tout comme elle ne laisserait personne se mettre en Dieu et elle. C’est pourquoi elle n’hésita pas à garder la tête haute quand bien même l’homme était plus grand qu’elle. Si ce dernier était impressionnant : elle savait que dans la maison de Dieu elle aurait l’aide nécessaire pour vaincre quiconque l’empêcherait de se confesser. Un prêtre arriva et calma la situation : lui donnant ainsi la liberté de s’asseoir en attendant son tour. En entendant le nom de son ancien compagnon, elle tendit l’oreille. Pourtant, elle n’avait jamais été curieuse, encore moins de ce qui se pouvait se dire dans un confessionnal : mais ce fut plus fort qu’elle. Croisant enfin le regard de l’assassin, elle se raidit et perdit toutes les couleurs de son visage. Sa salive passa difficilement dans sa gorge. Si elle n’aimait pas Charles, si elle était satisfaite de ne plus l’avoir dans sa vie : elle avait dû mal à accepter l’idée qu’il ait été assassiné. Aucun homme ne devrait voir sa vie écourtée de la sorte. Même le pire des enfoirés. Car Dieu avait un chemin pour chacun de ses enfants et ces derniers devaient marcher dans la direction donnée. Qui sait ce que Charles aurait pu apporter au monde ? Après tout : il n’avait été violent qu’avec Vera.
Quand l’homme en costume lui proposa de s’asseoir, elle refusa d’un hochement de tête. Elle voulait rester sur ses deux jambes : elle se savait plus forte.

« Non, merci Signore. » Vera restait polie. Ce n’est pas en lui hurlant dessus qu’elle allait avoir des réponses. Bien qu’elle n’ait pas souhaité voir la vie de son époux écourté de la sorte : l’individu devant lui avait probablement sauvé sa vie. Et puis dans la maison du Père : lever sa voix n’était pas une chose conseillé. « Je suis mieux debout. » Elle regarda les patibulaires qui s’étaient rapproché d’eux. « Est-ce vraiment nécessaire ? » Demanda-t-elle : « Je ne vous veux aucun mal. » Vera n’aimait pas les regards qui étaient posés sur elle. Elle se sentait vulnérable. « Je peux savoir pourquoi vous avez assassiné mon mari ? » Il fallait prendre le taureau par les cornes. Elle posa son regard dans ceux du meurtrier. « Par bonté d’âme ou pour l’appât du gain ? » Charles était un requin en affaire et il avait de nombreux ennemis qui souhaitaient sa mort.


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