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- L'inizio. // Marcus -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: L'inizio. // Marcus ( le Dim 18 Mar 2018 - 23:21 )
Arpenter des rues qu’elle ne connaissait avait quelque de beau et de terrifiant à la fois. Quand elle était de service en Sicile : Vicky était capable d’échapper ou de poursuivre n’importe qui. Mais ici : elle serait bien rapidement perdue. Elle allait devoir s’approprier cette ville, faire passer le message : les vacances étaient terminées pour la pègre. Pourtant, elle savait qu’elle devait faire attention. Son point faible était sa grand-mère et son frère puisqu’ils étaient les seuls membres de sa famille vivant à Naples. Le moindre faux pas pouvait leur coûter la vie, comme Bryan avait payé de la sienne pour les capacités intellectuelles et physiques de sa fiancée. Si Vittoria s’en était toujours voulue, elle vivait aujourd’hui avec ce poids. Parce qu’elle n’avait pas le choix. Si c’était le destin pour son aimé de donner sa vie et lui permettre de continuer le combat : alors il n’y avait rien qu’elle ne puisse faire. Même si elle aurait été avec lui ce soir-là : aurait-elle pu le sauver ? Si ces lâches étaient venus en bande : elle aurait été incapable de le protéger. Certes, elle aurait tenté et aurait probablement montré de quel bois elle se chauffait ; mais à quoi cela aurait servi ? Quand un humain à décider quelque chose : rien, ni personne ne pouvait l’arrêter n’est-ce pas ? Vicky voyait les choses sous cet angle. Du genre optimiste, elle n’était pas du genre à broyée du noir et voir le verre à moitié vide. Sans quoi, il n’y aurait plus de sens à vivre. Les petits plaisirs de la vie devaient compenser les malheurs que cette dernière pouvait apporter. Utiliser ce qu’il y avait de bon pour combattre le mal : voilà comment elle comptait mettre à mal les familles de mafieux qui logeaient à Naples. Selon ses supérieurs à son ancien poste : il y avait de quoi faire sur ce nouveau terrain de jeu. Si elle n’avait pas encore rencontré son coéquipier : elle espérait que ce dernier soit en mesure de lui prouver qu’elle pouvait compter sur lui. Vicky était une femme qui préférait travailler seule, pour ne pas avoir à faire du baby-sitting, mais elle acceptait cependant les ordres comme un brave petit soldat.
Dimanche était le jour du Seigneur. Pour rien au monde sa grand-mère ne manquerait la messe. Au petit soin pour son ancêtre : Vittoria avait fait l’effort de mettre une robe bleue marine avec le haut tout en dentelle, d’enfiler des chaussures à talon noir et blanche avec, pour couvrir ses épaules, sa veste en cuir végétale noire. Bref, elle s'était rendue présentable pour aller dans la maison de Dieu. Elle ne pouvait pas arriver en jeans et avec seulement une chemise sur le dos : son badge à la ceinture et sa veste en cuir végétal sur le dos n’est-ce pas ? Imelda, sa grand-mère, ne l’aurait jamais supporté. La dernière chose que souhaitait la petite fille modèle était de décevoir ou de ne pas se mettre en quatre pour satisfaire les moindres désirs de sa mamie. Prête, elle ouvrit la porte de la voiture à son aïeul avant de la conduire jusqu’à la cathédrale. Son frère devait aider à faire le service, en cela il était la plus grande fierté de sa grand-mère même si elle restait l’enfant préférée. Peut-être parce qu’elle lui ressemblait intellectuellement et physiquement ? Elles partageaient les mêmes yeux, les mêmes mains et la même forme du visage. Leurs cheveux étaient également similaires et quand elles comparaient des photos : la ressemblance était plus qu’évidente.

Trouvant une place de parking non loin de la cathédrale, elle mit de l’argent dans le parc mètre avant de donner le bras à Imelda qui se faisait toujours un plaisir depuis l’arrivée de sa petite fille de lui expliquer les petites histoires de ces rues historiques. Ces mêmes pavés qui l’ont vu grandir aussi puisqu’elle venait de Naples. Vicky prenait toujours un immense plaisir à écouter sa grand-mère lui raconter des histoires du passé. Comment construire un futur sain si on ne savait pas d’où l’on venait ? Père Giuseppe reconnu presque immédiatement la vieille femme et sa petite fille. Vicky les laissa se saluer chaleureusement en restant un peu à l’écart. Ces deux-là se connaissaient, c’était évident. Une fois présentée, elle rentra avec Imelda à son bras. La cathédrale était bien remplie et les seules places encore disponibles se trouvaient être prêtes de plusieurs hommes de noirs vêtus. Qu’à cela ne tienne, Vicky s’approcha et s’installa près d’eux : mettant sa grand-mère le plus loin possible au cas où. De toute façon, elle n’écouterait pas les sermons, même si c’était son frère qui était derrière le pupitre. Elle avait lu la bible et n’avait pas compris l’engouement de sa famille pour ces textes sans queue, ni tête. Cependant, Vittoria se gardait bien de dire quoique ce soit. L’inspecteur vit que sa grand-mère se tortillait sur sa chaise pour regarder l’homme qui était assis à côté d’elle. Imelda semblait avoir vu un fantôme mais rassura immédiatement sa petite fille en attrapant sa main et en la serrant doucement.

À la fin de la cérémonie, elle laissa sa grand-mère se lever pour recevoir l’Hostie et resta sur sa chaise. Elle n’allait pas recevoir le corps du Christ alors qu’elle ne croyait pas en lui. Attendant Imelda à la sortie, cette dernière insista pour aller dans un petit café de la place. Si Vicky était sur le point de protester, en disant qu’elle devait se reposer : elle fut attendrie par l’histoire qu’elle lui confia.

« Quand j’avais 18 ans, j’ai travaillé pour cet établissement. C’était la guerre, il fallait bien trouver une solution pour avoir des tickets de rationnement. Avant la guerre, on allait tous les dimanches prendre un café avec ton arrière-grand-père. Après la messe… Faisons pareil. »

La lueur dans ses yeux valait tout l’or du monde. Vicky céda et laissa son aïeul ouvrir la marche. Restant derrière elle pour l’observer, les yeux d’Imelda regardaient les moindres détails. Pointant du doigt ce qui avait changé : elle fut cependant heureuse de constater que beaucoup de choses étaient encore comme dans ses souvenirs. Vittoria s’installa à une table, mais sa grand-mère avait autre chose en tête. Elle alla dans le fond du café pour s’asseoir à ce qui semblait être un endroit précis. L’inspecteur la rejoignit et eut à nouveau la chance d’entendre un autre souvenir :

« Là. C’est là où on s’installait toujours quand on ne voulait pas être au comptoir. Parfois, il y avait même... » Ses mains posées sur le bois qui montrait des traces d'usures se refèrement. Vicky vit les yeux de sa grand-mère s’humidifier. « C’est si étrange de revenir ici… » Souffla-t-elle d’une voix serrée.

La petite fille serra la main de sa grand-mère et déposa un baiser contre sa tempe quand un serveur arriva. Le visage pâle :

« Vous ne pouvez pas vous asseoir ici… » Imelda leva sa tête et essuya les larmes sur ses joues. Vicky se leva : « Pardon ? » Le jeune homme se racla la gorge : « Cette table est réservée. » Elle fronça les sourcils : « Il n’y a pas de papiers dessus, ni de nom. Je ne vois pas où est le problème. S'il y en a un : envoyez moi la personne et on s'expliquera. » Imelda posa sa main sur l’avant-bras de sa fille, mais Vicky refusa de reprendre sa place. « Si vous voulez bien m’excuser, je vais aller commander. » Et sur ces mots elle alla au comptoir commander deux expressos.

Elles étaient arrivées au bon moment : l’établissement était maintenant plein. Vittoria dut à plusieurs reprises se coller contre le zinc pour éviter des mains trop baladeuses. Qu’elle idée elle avait eu de se mettre en robe ? La commande passée, elle se redirigea vers la table pour remarquer qu’une nouvelle personne s’était assise à côté de sa grand-mère. Par réflexe, elle posa sa main sur sa hanche où elle avait en temps normal son arme de service avant de jurer : elle n’était pas armée. Soufflant longuement, elle reconnut l’homme qui était assis à côté d’elle dans la Cathédrale avec derrière lui une armoire à glace.

« Toria. » Sa grand-mère semblait avoir retrouvé le sourire. « Je te présente Marcus. » Vicky le regarda de haut en bas, le salua d’un hochement de tête avant de tirer la chaise en face de lui. Imelda donna un léger coup de pied à sa petite fille sous la table pour qu’elle salue proprement la personne qui s’était ajoutée à la table. « Enchanté Signore. » Articula-t-elle finalement en tendant sa main. Son aïeul sourit et reporta son attention sur Marcus. « Elle vient d’arriver à Naples. »

La concernée leva les yeux au ciel : comme elle aurait aimé que sa grand-mère ne divulgue pas son identité. Elle ne connaissait rien de cette ville, surtout pas ses possibles adversaires.



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

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Sujet: Re: L'inizio. // Marcus ( le Mar 20 Mar 2018 - 22:37 )






Vittoria Martinelli - Marcus Changretta

“ L'inizio ! ”


Le dimanche, un jour particulier pour Marcus et les catholiques. C'est le seul jour de la semaine où il n'accepte aucun contrat ou mission pour diverses personne ou pour la Camorra. Ce matin-là, et pour la première fois depuis cinq nuits il avait réussi à dormir sans faire de rêves où il revoyait tous les visages de ces victimes, il sait même réveiller vers dix heures pour dire, serait est-ce un signe d'un bon présage ou simplement de la chance ? Quoi qu'il en soit, Marcus déjeuna sur la terrasse située devant sa villa qui offre une vue imprenable sur la plage en contrebas. Il enfila un costume de sa propre collection, qui venait de confectionner deux semaines auparavant avant de partir dans une Mercedes noire qui l'attend devant chez lui. Marcus arriva à destination en seulement quelques minutes de trajet, il se trouvait devant le portail de l'immense demeure des Changretta (image image) la demeure était située au centre de plusieurs hectares de terrains, il y avait même un terrain de tennis, de basket ou encore plusieurs piscines. Oui, le père de Marcus aimé montrer sa réussite a ces concurrent quoique la propriété n'était pas véritablement discrète. Pour Marcus c'était un peu trop, mais il avait tout de même hérité des goûts de son père pour la vieille pierre, principalement de petits châteaux ou manoir du style baroque par exemple, il s'est toujours dit qu'un jour il s'achètera une demeure de ce type sans la démesure de son père dans un endroit reculé pour ce ressourcer.

Toute la famille ou presque était déjà devant l'immense maison, sauf le père de Marcus qui n'étaient pas présent ce qui était rare mais une affaire importante retenait certainement son attention. Cette fois-ci, c'est Marcus qui conduit la voiture et non un des gardes du corps comme à l'habitude, il voulait que ce jour soit une journée entre familles, même si ça n'empêcher pas de voir derrière eux deux voitures noires les suivre à la trace. La famille Changretta arriva en avance à l'église, Marcus pris le bras de sa mère pour monter les marches de marbre de l'église suivie de sa sœur derrière eux et quelques gardes du corps qui essayer tant bien que mal à être discret. Il n'y avait pas encore beaucoup de monde, mais le peu de personne présente avaient laissé un banc entier de libre au fond de la salle. Étant donné que la famille de Marcus venait ici tous les dimanches, les paroissiens de l'église savaient désormais ou était assis la famille Changretta et pour la plupart il évitait de s'asseoir à côté d'eux par peur. Encore une fois, c'était à cause du père de Marcus qui aimaient venir prendre la parole en récitant des passages du texte sacré, il aimait montrer qu'il était présent. Chose que son fils n'aimait guère surtout dans une église, il préférait se fondre dans la masse comme un simple citoyen et se recueillir sereinement avant de retourner à l'extérieur de l'église ou la violence l'attend de pied ferme. Au début Marcus avait beaucoup de mal à gérer le mépris des gens à son égard quand il était jeune, désormais aujourd'hui il fait avec et ne se préoccupe pas de l'avis des gens même s'il essaye toujours d'aller vers eux pour faire changer l'opinion qu'ont les gens sur la Camorra. Ce sont surtout les anciens qui ont beaucoup de mal, eux qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale mais aussi les guerres entre mafias dans les années 80/90 mais les jeunes eux ont moins peur et sont plus enclins à accepter la présence de la famille Changretta, voire même dans certaines situations venir directement voir Marcus pour divers raisons.

Les paroissiens arrivèrent en masse dix minutes avant le début de la messe, comme d'habitude il pris toutes les places sauf celle qui resté de disponibles à côté de Marcus et des siens. Mais subitement deux personnes prirent la peine de braver le risque pour s'asseoir à côté de Marcus, qui se dernier a été étonner de l'initiative, la seule conclusion réaliste étés qu'il ne soit pas des habitants de Naples. Sinon qui aurait le courage de s'asseoir à côté des Changretta avec tant de facilité et d'innocence ? Discrètement le fils du chef de la Camorra jeta quelques regards discrets sur son côté droit et aperçoivent une jeune femme blonde et une dame assez âgée à ses côtés, mais l'observation tourna court quand sa sœur lui donna un léger coup de coude sur l'épaule. << Tu pourrais au moins attendre que la messe soit finie pour mater des femmes >> Chuchote t-elle en levant les yeux au ciel pour désapprouver le comportement de son frère, ce dernier soupira avant de se concentrer sur la messe qui débuta. Une heure plus tard, la messe était presque finie et le prêtre demanda à ses fidèle de se lever et venir vers lui pour recevoir le corps du Christ. Marcus se leva pour se diriger vers l'aller central pour recevoir l'hostie avant de répartir en marchant vers la sortie en attendant le reste de sa famille. À la sortie de la messe, la mère rejoint la voiture et Claudia la sœur de Marcus se précipita à toute vitesse vers la voiture avant d'être stoppé par les paroles de son frère. << hop hop Claudia, tu n'as pas oublié quelque chose par hasard . >> Dit-il avec un léger sourire en sachant que sa sœur n'aimait pas ce qu'il allait suivre. << Alleez s'il te plaît, j'ai des choses de prévue avec des copines >> Supplia-t-elle en fessant les yeux doux à son frère, mais ce dernier ne se laissa pas amadouer si facilement et pris délicatement le bras de sa sœur pour l'emmener avec lui vers le café qui se trouvait juste devant l'église. << Tu sais pertinemment que c'est comme ça tous les dimanches hein, tu sais ô combien grand-père aimer aller dans ce café après la messe, dommage qu'il ne puisse pas venir si souvent comme avant. >>

Marcus franchit les portes du bâtiment avec sa sœur et deux gardes du corps, mais il n'a pas eu le temps de faire quelques pas que le responsable du café vient en toute hâte vers lui l'air bouleverser pour lui annoncer que sa table est occupée par deux personnes, c'était comme s'il avait peur que Marcus brûle son établissement pour ce genre d'incident, ça aurait été le cas si ça été arrivée à son père en tout cas. Mais la curiosité de Marcus pris le dessus, il était curieux de savoir qui était ces deux personnes qui occupaient sa table alors que des personnes saines d'esprit auraient vite changé de table. Le responsable accompagne les deux Changretta vers sa table, et aperçus une dame âgée debout devant la table, à vrai dire quand Marcus arriva au plus prêt il reconnut tout de suite la dame qui était à l'église. Le responsable essaya de nouveau de convaincre la dame de partir mais elle refusa, Marcus regardé cette dame triste presque au bord des larmes, il voyait bien qu'elle tenait beaucoup à s'asseoir à cette table. À ce moment précis, il repensa au moment passé dans ce café avec son grand-père, parfois des gens venaient à sa table boire un coup avec lui, il était tellement à l'aise avec les clients de ce café même avec les inconnus. C'est pourquoi Marcus fit signe au responsable que ce n'était pas grave, ce dernier s'éclipsa aussitôt en s'excusant plusieurs fois en espèrent ne pas avoir de représailles à cause de ce malentendu. << Veuillez m'excuser, je vois que cette table à une signification pour vous, pour me faire pardonner, acceptez de vous joindre à nous dans ce cas. >> Demande-t-il avec politesse, la dame répondit favorablement à la demande et retrouva vite le sourire. Marcus se comporta en vrai gentleman en reculant la chaise pour inviter la dame à s'asseoir et finit par prendre place à côté et commença à discuter est-il appris à ce moment que la dame s'appeler Imelda.

Pendant la discussion entre Marcus et Imelda, Claudia aperçut une femme arrivé vers la table est souri immédiatement après l'avoir vu. Elle donna discrètement un coup de coude à son frère << Regarde qui voilà >> chuchote-t-elle en souriant, Marcus tourna la tête et aperçoit la jeune femme qui était à côté de lui à la messe vêtue d'une magnifique robe bleu foncer. À l'évidence Marcus était sous le charme, mais ne le montrer guère, il savait pertinemment que sa sœur s'en donnerait à cœur joie de le taquiner encore plus. Pourquoi ? En réalité elle veut se venger de toutes les fois ou son frère lui a fait rater des rendez-vous avec des hommes, la dernière en date remonte a pas si loin. Marcus était avec Claudia alors qu'elle avait un rencard avec un homme, bien entendu ce n'était pas un habitant de Naples, qui serait assez fou pour avoir un rencard avec la fille du chef de la Camorra ? Le pauvre il a eu droit à un vrai interrogatoire de la part de son frère. Pour Claudia elle pense que son frère est hyper jaloux alors quand réalité il essaye de la protéger -même si parfois il en fait de trop- elle ne sait même pas qu'il est tueur à gages et encore moins qu'il fait partie de la Camorra, en réalité elle ne sait rien de la véritable activité de sa famille même si elle soupçonne quelque chose mais elle n'est pas le genre à être curieuse ou bien elle ne veut pas confirmer ses soupçons et garder l'image d'une famille tout à fait normale. La jeune femme prénommée Toria salua Marcus d'un mouvement de la tête avant de s'asseoir devant lui, ce qui confirmez-les penser de ce dernier, elle n'était assurément pas d'ici et bien qu'il ne le montre pas il adorer voir la jeune femme se comporter ainsi, comme s'il n'était qu'un simple citoyen à ses yeux. << Enchanté >> répondit-il en saisissant par la même occasion la main de la jeune femme pour déposer un baiser, Imelda ajouta le dernier détail qui venait confirmer pour de bons les derniers doutes de Marcus. << Ah, est comment trouvez-vous notre ville ? J'espère qu'elle vous plaira >> Demanda t-il en croisant les mains l'une contre l'autre devant lui, la politesse voudrait que Marcus se présente avec son nom de famille mais il n'avait nullement l'intention de le faire, à vrai dire il souhaitait garder l'anonymat pour éviter que le comportement de la jeune femme ne change en apprenant qu'il est vraiment.

<< Je m'appelle Marcus, et voici ma sœur Claudia et... >> Même s'il ne connaît pas la femme qui était devant lui, il pensait avoir cerné son caractère, et quand elle ne répondit pas sont sourire aux lèvres s’élargisse encore plus que précédemment. Claudia se mit à rire sans gêne en voyant pour la première fois une personne qui oser ne pas se présenter à son frère, jusqu'à aujourd'hui elle voyait toujours son frère être à l'aise avec les femmes ainsi que obtenir ce qu'il souhaite. Mais aujourd'hui, elle était aux anges de voir qu'il ramer avec la femme devant eux. << Je crois que c'est le moment de la conversation, où vous devez me dire votre prénom >> Ajouta t'il avec ce même sourire, il cherche un moyen d'arrivé à ses fins, et c'est vrai que dans le domaine des femmes il n'était pas habitué à ne pas obtenir ce qu'il veut. Ne voyant aucune réponse venir, l'attention de Marcus se dirigea vers Imelda, il ne la connaît pas mais il aimait la gentillesse qui se dégageait de la doyenne de la table. Elle finit par donner le nom de la femme assise devant Marcus, enfin, cette femme avec un caractère pas facile avais un prénom, Vittoria !

Tenue de Marcus:
 

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Sujet: Re: L'inizio. // Marcus ( le Jeu 22 Mar 2018 - 23:10 )
S’habiller de la sorte ; aller à l’église : ne pas lever ses yeux au ciel à chaque fois qu’une phrase dans le sermon ne lui plaît pas : Vittoria faisait des efforts considérables pour sa grand-mère. Imelda ne lui en aurait jamais voulu de rester à la maison, mais elle savait très bien que ces moments étaient précieux. Elle avait assez perdu de temps à vivre loin de sa grand-mère ces dernières années pour souhaiter se tenir loin d’elle. Alors, pour elle, l’inspecteur prenait son mal en patience et se taisait. Elle ne pouvait pas chanter ou tout du moins bouger ses lèvres pour réciter des prières. Les personnes à côtés d’eux ne semblaient pas manquées un seul mot. Plusieurs fois, Vittoria avait remarqué quelques regards et quelques chuchotements à leur égard sans qu’elle ne sache pourquoi. Les joies d’arriver dans une ville inconnue : elle ne savait pas encore qui était qui. Ce qui était reposant. Elle se laissait jusqu’à demain avant de mettre son nez partout. Il y avait des rats dans la vie et elle comptait bien les prendre au piège pour les mener devant la justice. C’était pour cela qu’elle était venue en premier lieu. Se rapprocher de sa grand-mère et de son frère n’était qu’un bonus. Quelque chose de non-négligeable cela allait de soi, certes, mais traquer les malfrats restait son cheval de bataille.
Sortant de la maison de Dieu, elle attendit sagement sa grand-mère avant de lui donner le bras. Pensant déjà à rentrer et à continuer la lecture de l’héritage laissé par son grand-père ; ses projets prirent fin en entendant sa grand-mère parler du petit café qui leur faisait face. Vittoria, ne pouvait rien refuser à son ancêtre, accepta et s’engouffra dans l’établissement avant que ce dernier ne soit noir de monde. S’installant sur une table au hasard, son cœur s’affola quelques instants quand elle perdit sa grand-mère de vue. Imelda avait échappé à la surveillance de sa petite fille pour choisir une différente table. Alors que le serveur affirmait que cette dernière était réservée : l’inspecteur prit sur elle pour ne pas lever la voix. Utilisant la logique et son courage : elle renvoya le serveur dans les cordes et alla commander deux expressos.

A son retour, sa grand-mère n’était plus seule. Elle reconnut l’homme assis à côté d’elle : il était dans la Cathédrale quelques instants plus tôt. Elles s’étaient assez à côté d’eux. Méfiante, elle analysa la situation. L’homme avait un charisme qui ne laissait pas indifférent. Son visage long, son menton marqué : il était des plus séduisants. Vittoria posa son regard sur la fille et la salua également d’un bref hochement de tête. A en juger par les traits communs : ils devaient avoir un lien filial. Prenant enfin place, elle tendit sa main en le saluant proprement à la demande discrète de sa grand-mère. Si Vittoria s’attendait à ce qu’il la serre, elle fut surprise de sentir les lèvres sur le dessus de sa main. Désemparé, un frisson remonta jusqu’à son échine et elle avala sa salive. Vicky qui perdait son latin… Voilà quelque chose qui ne lui ressemblait pas. Elle se racla la gorge et retira vivement sa main pour la mettre sous la table.

« Je viens d’arriver, je ne préfère pas donner de jugement hâtif. J’apprends à connaître avant de donner mon avis. » Même s’il y avait des exceptions. Comme les mafieux par exemple. Elle ne voulait pas apprendre à les connaître sauf si cela était dans le but de les coffrer. « À en juger par vos propos, vous êtes natifs de Naples ? »

Une question simple, pour engager la conversation et éviter de devoir parler d’elle-même. Vittoria n’en avait pas vraiment envie. Justement parce qu’elle ne connaissait pas les grands noms de cette ville. C’est pourquoi quand il présenta sa sœur puis lui-même : elle resta de marbre. Continuant de soutenir son regard à la recherche du moindre indice qui pourrait lui donner une piste. Qui était cet homme possédant cette aura si particulière ? Si troublante ? L’inspecteur était perturbé. Elle voulait savoir. Sa curiosité mal placée n’était jamais bien loin. Face à son silence, la dénommée Claudia se mit à rire tout comme Imelda. Elle ne savait pas ce qui était drôle, mais étira un sourire en coin pour faire mine de rien.

Elle en se redressa et en croisa à son tour ses mains sur la table. Elle était sur le point de dire quelque chose quand sa grand-mère lui coupa l’herbe sous le pied en donnant son prénom au grand damne de sa petite fille qui leva ses yeux au ciel d’exaspération. Le pire restait encore à venir quand elle reprit la parole :

« Signore, étant donné que vous êtes Napolitain comme moi, accepteriez-vous de faire un tour de la ville à Vittoria ? »
La concernée posa sa main sur le genou de sa grand-mère sous la table : écarquillant les yeux et pinçant ses lèvres pour lui faire passer le message. Mais sa grand-mère l’ignora : « Je ne suis plus toute jeune et je sais très bien que je ne peux pas tenir la cadence. J’aimerais que ma petite fille découvre Naples avec les yeux d’un natif. » Elle posa sa main sur l’avant-bras de Marcus : « Est-ce trop demander ? »

Vittoria se racla la gorge et alla prendre la parole lorsque le serveur arriva avec les commandes. Il servit d’abord Marcus et Claudia puis le reste de la tablée. Vittoria le remercia et attrapa par la hanse la petite tasse.

« Je pense que vous avez mieux à faire que de faire le tour d’une ville que vous connaissez. En plus je dois me préparer pour demain Nonna. » La concernée sourit. Elle était contente d’elle. « Profite donc un peu. Je vais demander à Lorenzo de me ramener. » Son frère était souvent libre le dimanche après la messe.

Comprenant qu’il ne servait à rien de négocier, son seul espoir reposait en cet inconnu. Vittoria espérait qu’il refuse poliment. Elle ne voulait pas être un poids et n'avait jamais été douée pour se faire des amis en dehors de ses collègues de travail.



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Sujet: Re: L'inizio. // Marcus ( le Mar 27 Mar 2018 - 22:08 )






Vittoria Martinelli - Marcus Changretta

“ L'inizio ! ”



Cette femme prénommée Vittoria intriguer beaucoup Marcus, hormis son physique qui était tout à fait son genre, sa chevelure blonde qui tombait sur, ces épaules et sa robe qui la mettait en valeur, comment ça aurait-il pu être autrement  Non ce qui l'intriguer le plus, était sa façon de communiquer tout en restant distante. Avec son travail de tueur à gages et de membres de la Camorra, Marcus avait appris à saisir les personnalités des gens pour mieux les cerné et donc savoir leur point faible pour l'utiliser contre eux. Mais cette fois-ci, il n'arrivait pas saisir celle de Vittoria et de comprendre ce qu'elle avait en tête, plus elle mettait de la distance plus le côté curieux de Marcus se montrer. Quand ce dernier déposa un baiser sur la main de Vittoria, elle fut agréablement surprise par le geste de l'héritier des Changretta, qui le remarque très vite en voyant quel été légèrement gêné et quelle avait enlever prudemment sa main de l'étreinte de Marcus. Et comme ça ne suffisait pas, elle ne répondit pas vraiment à la question et la curiosité de Marcus en furent que plus grandes.<< Oui, nous sommes bien des napolitains >> Lui non plus, ne voulait pas en dire de trop sur lui et ses proches. Ils avaient remarqué qu'elle n'était pas trop encline à parler d'elle, sûrement parce quel été nouvel ici et quelle ne voulait pas dévoiler sa vie privée à un étranger pensa Marcus.

Marcus remarque facilement le faux sourire de Vittoria, comment ? Parce qu'un faux sourire est parfois la meilleure des armes pour se rapprocher de quelqu'un, lui-même l'utilise parfois pendant ces missions pour charmer une femme de chambre dans un hôtel pour permettre de lui voler sa carte d'accès pour pauser une caméra dans une chambre par exemple. Tout d'un coup le côté méfiant de Marcus se dévoiler, peut-être qu'elle avait quelques choses à se reprocher ? Imelda finit par exposer une requête qui attire toute l'attention de Marcus qui appréciait la compagnie de la doyenne, même si sa demande la prit de court. Mais quand elle demanda si ce n'était pas trop demandé en posant sa main sur l'avant-bras de Marcus, comment refuser alors que les yeux pleins de gentillesse de la doyenne fixer ceux du Napolitain ? Il leva de nouveau les yeux sur Vittoria pour essayer de desseller une réaction qui l'aiderait à choisir, mais son garde du corps qui était derrière lui allait sceller son choix. << Monsieur, votre père exige votre présence >> Chuchota-t-il à l'oreille de Marcus, c'était sûrement un conseil concernant la Camorra et une affaire en cours. Connaissance son père, il n'aimait guère qu'on le fasse attendre et déteste quand les gens qu'il convoquer sont en retard. << Vous m'envoyez désoler, j'ai un rendez-vous dans quelques minutes mais je serais heureux de lui servir de guide demain >> Répondit-il à la doyenne qui avait de nouveau le visage triste d'apprendre que Marcus ne pouvait pas servir de guide à sa petite fille aujourd'hui.

Marcus quitte la table en compagnie de sa sœur vers l'extérieur du café, son garde du corps lui ouvrit la portière arrière de la voiture pour faire monter sa sœur en premier et lui ensuite. Pendant que le garde du corps fasse le tour de la voiture, Claudia qui observe son frère depuis toute ta l'heure lâche subitement << Qu'est-ce que tu fais planter là ? Je sais quand mon frère est en pince pour une femme et puis, je l'aime bien >> Dit-elle-en levant les yeux au ciel en voyant son frère dans ses pensées. << Peut-être, mais mon intuition me dit que je ne devrais pas revenir dans ce café. >> Sentiment contradictoire, l'intuition de Marcus lui dicter chaque jour de ne pas aller vers les étrangers part peur qu'il soit des espions du gouvernement italien par exemple. Mais sa curiosité lui dictait aussi d'aller la revoir, parce que cette femme l'avait vraiment intrigué et qu'il voulait toujours en savoir plus sur elle. << Vue comment tu la regardais je pense que tu devrais retourner la voir, et puis profite toi au moins tu as de la chance de pouvoir rencontrer des femmes, moi père me fais surveiller dès qu'un homme m'approche parfois je rêve qu'un quelconque homme m'approche même un flic tien ! >> << Ne dit pas n'importe quoi sœurette, une Changretta avec un flic, une chose impensable pour père et notre milieu ! >> À travers la fenêtre teintée Marcus observe le café où il pouvait même voir le fond de la salle Vittoria se lever pour commencer à partir, il se retourna de nouveau son regard sur sa sœur. << Allez, je vais ressortir mon vieux tour de la jeune femme malade, ils vont tellement être affolés qu'ils vont me conduire à l’hôpital sans se rendre compte que tu ne serais plus là >> Propose-t'elle en ricanant, son frère dépose un baiser sur son front.

Avant qu'Imelda et sa petite fille ne quittent définitivement la table, cette dernière sursauta légèrement quand elle se retourna en s'apercevant que Marcus était là.<< À bien y réfléchir, je pense que vous aviez raison madame, il faut savoir parfois profiter un peu des situations qui se présente à nous ! >> Dit-il à l'encontre d'Imelda et de sa phrase qu'elle avait prononcée pour sa petite fille, même s'il était encore indécis entre sa curiosité pour cette jeune femme et sa méfiance, mais on dirait bien que la première a été la plus forte pour la première fois de sa vie : va-t-il le regretter ?
Tenue de Marcus:
 

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Sujet: Re: L'inizio. // Marcus ( le Lun 2 Avr 2018 - 14:05 )
Tentant de percer les secrets derrière ces yeux noirs et ce visage émacié, Vicky se concentrait sur les moindres détails. Elle avait comme une impression de déjà-vu et cela était rarement une bonne chose. Tous ses sens étaient en éveil, elle était sur ses gardes. Pourquoi ? Telle était la question. Cet étranger du plus charmant et en temps normal elle n’aurait pas hésité à flirter ouvertement avec lui. Mais voilà, elle ne connaissait pas encore Naples et n’avait pas eu le temps de flâner dans les rues pour savoir à quelle ville elle avait à faire. Elle ne préférait donc pas s’avancer et rester en retrait le temps de savoir à quoi elle pouvait s’attendre. Il ne servait à rien de mettre la charrue avant les bœufs. Marcus confirma sa déduction pourtant évidente. Ils étaient Napolitains. Des natifs donc. Elle nota ce détail dans un coin de sa tête. La discussion aurait pu s’arrêter là mais sa grand-mère décida de se mêler à ce qui ne la regardait pas. Proposer un tour de la ville avec un inconnu : voilà qu’il ne manquait plus que cela ! Vicky tenta de rattraper le coup, d’annuler la proposition sans pour autant utiliser le ton abrupt. C’est le gorille derrière l’homme en costume qui prit la décision. Elle souffla discrètement de soulagement avant de se lever.

« Bonne journée à vous. »


Vicky les salua poliment et les laissa s’éloigner. Elle se réinstalla et porta à ses lèvres l’expresso. Sa grand-mère lui donna un coup de pied sous la table :

« Aïe ! Mais qu’est-ce que j’ai fait encore ? – Tu as été désagréable envers ce parfait gentlemen ! –Nonna, tu sais bien qu’avec mon travail je ne peux pas me permettre d’en dire trop sur moi à n’importe qui ! – Arrête d’être autant sur la défense, tout le monde n’est pas ton ennemi. Ne deviens pas comme ton grand-père. – C’était un grand homme, je ne vois pas où est le problème. » Elle termina d’une seule traite le reste du café serré et souffla longuement. « C’est à cause de Bryan n’est-ce pas. »

Ses poings se serrèrent, son cœur aussi. Elle avala difficilement sa salive. Imelda se rendit immédiatement compte de son erreur et se leva pour prendre sa petite fille dans ses bras : « Mi dispiace Toria. » La jeune femme posa ses mains sur ses avant-bras sans réponse.

Elle se leva à son tour et aida sa grand-mère à remettre sa veste. Elle avait probablement raison. S’approcher d’un homme autre que ses collègues étaient une chose impossible même si cela faisait des années que le corps de Bryan avait été retrouvé. Les images traumatisants de la scène la hantaient encore mais selon le psychologue de la crime en Sicile : elle était sur le bon chemin. Vicky rangea la table. C’est sa grand-mère qui vit en première le retour de Marcus. La jeune femme planta son regard dans le sien : ne sachant pas comment réagir face à ce retournement de situation. Décidément, il avait le don de la déstabiliser et ce n’était pas une bonne chose. Son ancêtre semblait être plus que ravie et attrapa le bras de sa petite-fille :

« Vous m’en voyez ravie ! »


Vittoria accompagna Imelda dehors et retrouva son frère encore en soutane. Il embrassa les deux femmes et regarda Marcus : pâlissant à vu d'oeil. Il le reconnut immédiatement mais le regard de sa grand-mère l’incita à se taire. Il tendit sa main vers l’homme :

« Signore. – Theodore, voici Marcus. Je lui ai demandé de faire un tour de la ville à ta sœur. Tu veux bien me ramener ? » Il alla protester mais se tut : « Enchanté. Oui bien sûr Nonna » Il regarda sa sœur qui lui donna les clés : « Fais attention à toi ok ? Je te vois ce soir. – Theo… Ne me laisse pas. » Mais il l’ignora et l’embrassa à nouveau et une fois Marcus saluée aida sa grand-mère à se diriger vers la voiture de Vittoria.

Se retrouvant seule en sa compagnie, elle enfila sa veste en cuir et plongea ses mains dans ses poches. Après quelques secondes de silence elle prit la parole en se raclant la gorge au préalable :

« Par quoi voulez-vous commencer, après tout vous êtes celui qui a vécu ici depuis votre premier cri. »
Elle finit par lui sourire : « A ce qu’on m’a dit avant que je vienne m’installer ici, Naples est tout aussi belle que Palermo, mais je suppose que si je vous demande votre avis ne sera pas tranché. »



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Sujet: Re: L'inizio. // Marcus ( le Mer 11 Avr 2018 - 23:31 )






Vittoria Martinelli - Marcus Changretta

“ L'inizio ! ”


Imelda était heureuse de revoir Marcus arrivé de nouveau dans le café, ce dernier était vraiment dans les bonnes grâces de la grand-mère de Vittoria pour son plus grand malheur on dirait bien. Cette dernière était quelque peu déstabilisé par l'arrivée du Napolitain, qui n'hésita pas à afficher sa satisfaction en voyant Vittoria mal à l'aise. Elle sembler être une femme qui n'aime pas se retrouver dans ce genre de situation là, et Marcus lui adorer mettre les gens dans ce genre de situation pour les observer et voir quel comportement il adopte à chaque situation qui se présente à eux pour mieux les cerné. Il suivit Vittoria et sa grand-mère à l’extérieur, un homme les attendait la debout, très vite il reconnut l'homme qui était en réalité un prêtre de l'église qu'il avait l'habitude d'apercevoir quand il rend visite au père Giuseppe. Ce qu'il ne savait pas en revanche, ce fut le lien de parenté entre Vittoria est lui. Imelda fit les présentations sans savoir que Marcus connaît déjà l'identité de l'homme devant lui, enfin l'essentiel qui se résumait à son prénom et nom de famille ainsi que les informations de base, oui à vrai dire il a un dossier sur toutes les identités des personnes qui fréquente l'église ou les prêtres eux-mêmes, de la paranoïa ? Non, il voulait être sûr que des personnes inconnues ne fréquente pas subitement la même église que lui du jour au lendemain.

Marcus remarque très vite ce regard qu'il connaît bien, ce même regard qu'ont certains Napolitains quand il le voit dans la rue, celui qui exprime la peur, la méfiance ou de la colère envers sa famille et sont mondes. Theodore devait certainement penser que l'héritier des Changretta devrait avoir honte de venir dans une église alors qu'il a certainement tué des hommes ainsi que bien des choses immorales pour la société et les valeurs catholiques. Comment lui en vouloir lui et les gens qui pense que la camorra est le diable ? Un monde les sépare, mais pour Marcus si ce n'ait pas lui c'est un autre qui aurait pris sa place et qu'il faut bien que quelqu'un canalise toute cette violence que peu de monde peut apercevoir, et en voyant la violence extrême que fait preuve les gangs aux États-Unis par exemple, il se dit que sa vision qu'il a du futur de la camorra pourrait bénéficier au Napolitain. En attendant ce jour, il se contente d'ignorer les regards de ses concitoyens, et particulièrement aujourd'hui devant le frère de Vittoria il affiche son sourire habituel en saluant d'un signe de la tête.

<< De même. >>

Bien entendu, Marcus fit mine de n'avoir rien entendu de l'avertissement de Theodore à sa sœur en regardent ailleurs, ce qui confirme que son frère avait un avis très tranché sur la mafia napolitaine, certainement dû au bruit qui court ou à des évènements passés de violence en plein milieu de Naples. Quoi qu'il en soit, quand ce dernier prit la route avec la voiture de Vittoria avec sa grand-mère que Marcus avait dit en revoir, il se retrouve désormais seule face à cette femme qui avait attiré toute son attention depuis ce matin. Un petit silence de plomb s'installe, Marcus attendez la réaction de cette dernière, il pense qu'elle n'ait pas du genre bavard ou à parler la première c'est pourquoi il essaye toujours de la tester. En premier lieu, elle demanda notre destination, puis fini par demander si Naples était si magnifique que la ville de Palermo : il fallait l'avouer, elle était douée pour le déstabiliser aussi, elle venait de froisser la fierté du Napolitain. << En effet >> Il sourit avant de continuer d'argumenter. << Je dirais même que Naples est au-dessus de toutes les autres villes d'Italie à mon humble avis. >> Trop fière ? Certainement, mais elle venait de titiller la célèbre fierté assez connue des Napolitains et il savait pertinemment que c'était volontaire.

Mais un détail n'avait pas échappé à Marcus, Palerme. Vivez-t-elle là-bas ? Très certainement, rapidement il pensa aux mafias résident là-bas et qui connaît certaine d'elle-même. Et aux vues de la situation en Sicile qui est réputé pour les conflits mafieux fréquents, elle aussi avait un avis si négatif comme son frère sur les mafias ? Il balaya rapidement cette question de ses pensées pour se concentrer sur le présent. La visite guidée commença par le musée villa pignatelli en début d'après-midi, et les heures suivantes Marcus fait visiter le Palais-royal de Naples, le Castel Nuovo, le Teatro San Carlo, Amphithéâtre de Pouzzoles, Castel dell'Ovo, le parc nationale du Vésuve ainsi que bien d'autres monuments importants de la ville. Le début de soirée arriva rapidement au fur et à mesure que le soleil baisser en intensité, mais à la fin de journée Marcus avait emmené Vittoria dans un quartier loin des grandes ruelles de Naples pour éviter que les gens le reconnaissent et qui pourrait trahir sa couverture, à vrai dire il a passé l'après-midi à esquiver les endroits ou il est connu en bien où en mal, se fondre dans la masse des voyageurs était certainement le meilleur moyen d'être le plus discret possible et la meilleure idée qu'il a trouvait sur le moment.

Dans ce même quartier, il trouva une pizzeria nommée la Pizzeria Di Matteo, pas très élégant pour flirter avec une femme diriez-vous ? À vrai dire il voulait montrer la fameuse pizza de Naples : L'arte tradizionale dei Pizzaiuoli napoletani (l'art traditionnel des pizzaiolos napolitains qui font valser la pâte dans les airs) mais sa véritable intention était de déstabiliser une fois de plus Vittoria pour avoir joué avec sa fierté napolitaine quelques heures plus tôt. Pendant la dégustation le gérant de l'établissement arriva pour demander si tout allait bien, Marcus ne manqua pas pour dire que la jeune femme à ses côtés venait de lui dire que la pizza typique de la ville n'était pas si bonne que celle servie en Sicile alors que bien évidemment ceci était faux. Le gérant répliqua en braillant qu'elle devait aimer les pizzas congelées de Sicile, pendant ce temps les clients autour d'eux regarder la jeune femme comme si c'était le diable en personne pour avoir critiqué la célèbre pizza de Naples, bien entendu Marcus lui regarder la scène avec un sourire moqueur.

Après cette petite revanche, le début de soirée pointé le bout de son nez avec l'arrivée de la nuit, en se promenant dans le centre-ville Marcus avait décidé de faire une trêve. Il s'arrêta devant un restaurant qui fessait aussi bar, il connaît bien ce quartier et surtout le bâtiment qui se trouvait devant ce restaurant. << Veux-tu qu'on s'arrête manger quelque chose ou bien simplement boire un verre ? >> le grand bâtiment qui se trouvait devant le restaurant n'était rien d'autre que le commissariat central de la police de Naples, rien que ça : gonfler pour un mafieux ? Peut-être, mais qui penserait qu'un mafieux viendrait dans un tel endroit juste devant un commissariat ?

par humdrum sur ninetofive



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Sujet: Re: L'inizio. // Marcus ( le Lun 7 Mai 2018 - 15:51 )
Vicky aurait aimé avoir le courage d’en vouloir à sa grand-mère de lui imposer de la sorte un homme qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Mais elle n’était pas comme ça. Elle avait bien trop de respect pour son aîné et n’oserait jamais lever sa voix sur elle ou aller à l’encontre de sa volonté. Dans le monde, elle était bien la seule personne qui avait ce pouvoir sur elle. Un malheur ? Probablement. Mais tant pis. Elle acceptait ce fardeau, après tout : il y avait pire. Imelda était une mama italienne comme on voit souvent dans les films : celle qui régit la famille d’une main de fer dans un gant de velours. Dehors, elle espérait que son frère lui porte secours mais ce dernier se contenta d’emmener sa grand-mère plus loin pour la laisser seule avec Marcus. Vicky se promit d’avoir une conversation avec lui et lui faire comprendre par a plus b qu’à l’avenir il ne devait pas la laisser dans ce genre de situation ! Il était son jumeau, comment n’avait-il pas pu comprendre qu’elle avait besoin d’être sauvée de cette situation ? Maintenant seule avec Marcus, elle lui demanda où il comptait l’emmener en premier. Elle qui ne connaissait que Milan et Palermo : il fallait avouer que cette grande ville était une énigme. Elle devait en apprendre chaque recoin pour son travail. Peut-être que l’homme qui se tenait à ses côtés pourrait l’aider à dessiner une carte dans un coin de sa tête. A la fin de sa phrase, elle lança un petit pique, histoire de voir si le Napolitain était patriotique. La réponse ne se fit pas attendre :

« Hm… Voilà qui est intriguant. Vous me mettez l’eau à la bouche à ce que je vois. C’est que vous devez être certain que je ne serais pas déçue de la visite. »

Vittoria lui offrit un sourire en coin. Puisqu’elle allait passer un moment avec lui : autant briser la glace n’est-ce pas ? Palermo aurait toujours une place dans son cœur, tout comme Milan et elle doutait qu’il restait assez de place pour Naples. Mais tant pis. Elle devait se faire à cette ville si elle voulait la nettoyer et combattre la pègre. C’était pour ça qu’elle avait été mutée après tout ? La journée passa plus vite que Vicky ne l’escomptait. Découvrant l’Histoire de la ville, apprenant mille et une chose : à plusieurs reprises son regard s’était illuminé. Elle arriva même à oublier quelques instants ses soucis et profita sincèrement du moment avec Marcus : allant même jusqu’à faire des blagues et prendre la parole spontanément. Le soleil descendait a vu d’œil quand ils arrivèrent dans un quartier plus calme que le centre-ville ou les lieux touristiques. Elle sentait déjà la bonne odeur de pizza caresser ses narines. Suivant le mouvement, elle s’installa et regarda les moindres détails du restaurant. Rien ne lui échappait, elle avait conscience que toutes informations pouvaient lui être nécessaires. Dégustant un bon vin en savourant la pizza délicieuse qui était devant elle : Vicky relâcha enfin ses épaules et par la même occasion quelques-unes de ses défenses pour savourer pleinement le moment. La voix de sa grand-mère dans sa tête lui intimait de profiter de l’instant présent. Quand le gérant arriva à leur table, Vittoria venait de porter son verre de vin à ses lèvres et elle manqua de s’étouffer en entendant Marcus. Attrapant de justesse sa serviette, elle toussa dedans et tenta de reprendre sa respiration pour pouvoir s’expliquer et calmer le propriétaire qui faisait une esclandre ; mais le temps qu’elle reprenne son souffle il était déjà parti.

« Tss c’est petit ce que vous venez de faire. » Siffla Vicky qui n’était absolument pas amusée de la situation. « Je viens à peine d’arriver, vous souhaitez déjà que j’ai des ennemis ? » Elle savait très bien qu’il ne faudrait que quelques semaines pour qu’elle soit dans le radar de certaines têtes pensantes de la mafia. A la fin du repas, elle se leva et alla voir le gérant pour lui parler en priver. Expliquant la situation, elle arrangea les choses et laissa un bon pourboire avant de sortir et de rejoindre Marcus :

« J'espère que vous comptez vous rattraper pour tout à l’heure. Encore heureux que je parle Italien et que je commence à m’habituer à l’accent d’ici. » Elle posa sa veste sur ses épaules et emboîta le pas de Marcus.

Quand elle remarqua au loin le commissariat, elle sourit. C’était cette rue qu’elle devait emprunter si elle voulait aller dans le centre-ville… Elle nota cela dans un coin de sa tête et continua de regarder les bâtiments qui les entouraient. Les quelques verres de vin dans son sang réchauffaient ses sens.

« J’ai trop mangé à la pizzeria, merci mais quelques cocktails ne seraient pas de refus. » Vittoria avait envie de rentrer, mais elle était maintenant tiraillée par le désir de rester et de voir ce qui se cachait derrière ces yeux sombres en enivrants. Elle rentra dans le bar et s’installer dans une table au fond de la pièce. Toujours. Elle préférait : cela lui permettait de garder un œil. Le serveur arriva : « Je prendrai un Bloody Mary s’il vous plaît. » L’alcool faisait passer tous les maux n’est-ce pas. Une fois le jeune homme partit, elle croisa ses jambes et posa sa tête dans sa main : « Je viens d’y penser, mais je ne vous ai pas demandé votre profession. » Il fallait bien commencer quelque part non ?



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