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- [Terminé] Surprise I Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Surprise I Erio ( le Lun 19 Mar 2018 - 23:23 )
« Et voilà pour vous Mademoiselle, bonne fin de journée. » La vendeuse lance un sourire à Lana en même temps qu’elle lui tend un paquet que l’Italienne réceptionne. « Merci. » C’est avec un petit sourire coupable qu’elle sort de la boutique de lingerie pour se diriger vers son appartement. Elle vient de dépenser littéralement une petite fortune, alors que son business de mariage ne va pas très bien ses derniers temps. Seulement, quand elle était tombée par hasard sur cet article et ses commentaires en feuilletant le blog de Brigitta, elle avait agi sur un coup de tête. Elle se rappelle pourtant exactement ce qu’elle lui a dit, qu’elle ne voulait pas être une fille comme les autres et elle le pense toujours mais l’occasion est trop belle pour ne pas en profiter, à la sauce Lana. La voilà donc qui monte les marches de son appartement quatre à quatre, excitée comme une puce alors qu’elle ramène un joli ensemble violet, assorti de son kimono en soie. Pour mettre en place son idée, la jeune femme a eu envie de quelque chose d’inédit, de sexy sans que ça tourne sur le vulgaire. Elle ose espérer que l’attention envers Erio lui plaira et, surtout, lui rappellera quelques souvenirs. Une fois rentrée dans l’appartement, elle ne perd pas de temps et file dans la salle de bain pour se préparer comme il se doit, sachant qu’il finit son service dans à peine une heure. Et il lui faut bien ça pour se faire la plus belle possible avant de se retrouver là, debout au milieu du salon, à fixer bêtement la porte qui ne s’ouvre pas. Puis les minutes passent, chacune s’écoulant plus lentement les unes que les autres, avant que Lana ne se rende à l’évidence : il a dû aller boire un verre entre collègues après le boulot. Sur l’instant, elle maudit profondément Dario alors qu’elle se décide enfin à s’affaler tranquillement sur le canapé pour l’attendre. Sa boule de poil ne tarde pas à la rejoindre, toujours sur les chapeaux de roues pour obtenir un moment de tendresse. « Toi au moins, tu veux toujours de moi, hein. » Lana se sent stupide à la seconde même où la phrase sort de sa bouche, lui renvoyant l’image d’une ville fille ridée avec pour seul compagnie ses multitudes de chats. Et c’est après tout ce qu’elle est sur le moment et ça la frustre de n’avoir que Berlioz comme interlocuteur alors qu’elle attendait un autre type de présence. Elle s’y attendait mais le retour à la colocation est encore pénible, avec une tension palpable quand Erio et elle se retrouvent seuls à l’appartement. Il n’y a qu’à voir comme leur vraie dernière conversation sincère s’est terminé la dernière fois : mal. Lana sait bien qu’il n’est pas revenu pour les raisons qu’elle souhaiterait, que tout ça est extrêmement compliqué. Elle souffre de cette situation, clairement. Et ce soir, elle espérait autre chose, une accalmie, le début d’une trêve. « On est bien partis pour se refaire un marathon télé Bridget Jones toi et moi, du coup. » C’est fou mais à la suite de sa phrase, Lana jugerait avoir vu Berlioz soupirer. Elle n’a pas le temps de se demander si c’est de bonheur ou de lassitude, qu’enfin, Lana se met à entendre le bruit de la serrure de la porte. Une des multitudes serrures de l’appartement qu’elle a toute verrouillé pour lui laisser le temps de prendre place. Un sourire aux lèvres et sure de son coup, Lana entrouvre son kimono et lance avec sa télécommande la chaîne hi-fi. La musique qui passe alors est « Girls Just Wanna Have Fun » de Cindy Lauper. Un morceau pas du tout choisi au hasard alors qu’elle se met à sautiller sur place, dansant comme une gamine, comme la première fois. Comme la première fois où il l’avait surpris à moitié nu et que, sous la surprise, elle s’était étalée comme la dernière des gourdes. Une manière de réaliser pour lui ses envies de lingerie tout en ajoutant ce grain de folie qui la caractérise. Une manière aussi de lui rappeler ce temps où tout était plus simple entre eux, où ils étaient amis bien qu’un soupçon de séduction était déjà là, à bien y repenser. Revenir aux sources pour mieux recommencer, en somme. « C’est qui cette folle ? » Mais son sang se glace quand elle n’entend pas la voix de son colocataire mais bien celle d’une autre femme. Se retournant rapidement, Lana bloque un instant en observant la fille qui l’accompagne : blonde, des jambes à tomber par terre, sexy… Une bombe quoi. Et il lui faut bien plusieurs secondes pour réaliser qu’elle se trouve là, le kimono ouvert à lui dévoiler en partie son anatomie. Plutôt que de choisir de se précipiter pour se gameller en place publique, Lana apprend de ses erreurs et referme d’un coup sec son kimono, le nouant devant elle. « La femme de sa vie. Et toi, t’es qui ? » Elle ne sait même pas comment une telle phrase peut lui être sortie de la bouche mais il n’y a rien de nouveau que Lana a tendance à sortir n’importe quoi dans une situation embarrassante. Non pas qu’elle ne pense pas ce qu’elle dit mais ce n’est bien évidemment pas du tout appropriée à la situation. Néanmoins, elle tente de garder une certaine assurance pour ne pas être totalement déconfite, ce qui fait rire la demoiselle, pensant certainement à une blague. « Tu ne m’avais pas prévenu pour le plan à trois, Erio. Remarque, je ne suis pas contre, elle est plutôt mignonne. » Est-ce que Lana est véritablement en train de rougir ? Un peu plus et elle la remercierait du compliment. Non, non, il faut qu’elle se reprenne. « Désolé, mais partager c’est pas vraiment mon truc. Je te le laisse, du coup. » Un regard à Erio lui fait comprendre qu’elle n’apprécie pas. Elle a dit qu’elle supporterait, qu’elle en baverait et elle est prête à le faire, ce qui ne l’empêche pas de protester en silence. Dépitée, la jeune femme se retourne vers la chaîne hi-fi qu’elle éteint d’un geste rageur. Désormais, elle n’écoutera plus jamais Cindy Lauper comme avant. « Même pas une heure depuis la sortie du boulot, prête pour un plan à trois… Elle est plutôt facile, celle-là. » Ne peut-elle pas s’empêcher de lâcher à son encontre avant de tourner les talons vers sa chambre, bien décidée à souffrir en silence, ce qui est bien évidemment tout ce que cherche Erio. En cachette, elle a fait un stock de barres de chocolat sous son lit prévues à cet effet. « Pardon ? Non mais je te demande pardon, là ? » Mais la bombe s’enflamme, la forçant à se retourner. Qu’est-ce qu’elle peut bien répondre, à ça ? Parce qu’elle a envie d’exploser, là.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Mar 20 Mar 2018 - 2:55 )
Ses cheveux blonds tombent en cascade sur ses épaules, sa robe met en valeur ses formes, son visage est maquillé, mais pas trop et alors qu’ils partagent un verre, il sent sa main se poser sur la sienne, glisser le long de son bras et il apprécie ça. Cette franchise, son rentre-dedans, cette façon de ne pas baratiner pendant des plombs avant d’admettre que ce qu’elle désire, c’est uniquement passer du bon temps. Et c’est ce dont il a besoin lui aussi. Un peu de légèreté, aucune prise de tête. Alors, c’est évident que ce n’est pas Lana, que son corps ne l’attire pas autant, qu’il ne la désire pas de la même façon, mais elle est charmante et trouver refuge dans les bras d’une femme qui pourrait lui apporter des choses simples lui convient. Si bien qu’il ne se pose aucune question, accroche sa main et la guide jusqu’à la rue où elle ne perd pas de temps à se coller contre lui. Ses lèvres manquent d’atteindre les siennes lorsqu’il pose son index entre eux. Ce détail n’a pas changé : il n’embrasse pas, plus. Les baisers sont bien trop particuliers, importants, pour qu’il se laisse autant aller. D’autant que ça a un goût encore plus spécial maintenant qu’il a baissé sa garde avec sa colocataire. Une part de lui aimerait la blesser, ne plus lui donner cette exclusivité et l’autre, la plus forte, aime l’idée qu’elle soit la seule à avoir goûté à ses lèvres, ne souhaite pas l’enfoncer plus. Il sait que trop bien qu’elle essaie de recoller les morceaux entre eux et s’il est touché par tous ses efforts, ne peut s’empêcher de fréquenter celles qui croisent sa route, reprendre son train de vie d’autrefois. Séduire, flirter, ce sont des choses qu’il aimait faire et sont des pratiques qu’il se plaît à retrouver. « Très bien. Je peux me contenter d’autre chose. Ton appart’ est loin ? » Ca la surprend un peu, mais ce côté inaccessible lui plaît, si bien qu’elle le tire par la main pour rejoindre au plus vite l’appartement d’Erio. C’est en montant les marches de l’immeuble qu’il commence à embrasser sa peau, son cou, à glisser une bretelle le long de son épaule et alors qu’il déverrouille les nombreuses serrures du logement dans lequel il est de retour depuis une petite semaine seulement, la blonde se hisse sur la pointe des pieds et s’aventure sur sa nuque. Le contact se rompt cependant dès lors qu’ils entrent à l’intérieur : une musique qu’il connait que trop bien résonne dans la pièce. Les sourcils froncés de sa conquête du soir se froncent. Elle s’interroge et pour qu’elle n’y prête pas attention, Erio pense à lui dire qu’il s’agit seulement de sa colocataire, mais est coupé dans sa lancée une fois qu’il pénètre dans le salon. Dos à lui, Lana danse, vêtue d’un vêtement de soi et un instant, il se demande si elle ne s’est pas laissée aller en oubliant qu’il devait rentrer dans la soirée, parce qu’il ne s’imagine pas qu’elle puisse le faire volontairement, dans l’attente qu’il rentre. Le fait est qu’elle lui a fait savoir qu’elle souhaitait avant tout retrouver son amitié, son estime, mais il doute sérieusement à présent qu’il l’aperçoit enfin dans cette tenue. Lingerie sexy, qui la rend désirable, qu’il ne peut s’empêcher d’observer et il aimerait pouvoir la détailler encore un peu, sauf que très vite, son kimono la cache de son regard, de celui de la blonde qui vient de prendre la parole et qui se trouve face à un véritable dragon qui mord, crache des flammes. La femme de sa vie, hein ? Erio pince ses lèvres, puis croise les bras, observant la scène se dérouler sous ses yeux. Amusé, il ne retient pas un sourire à sa remarque ; un plan à trois, ce n’est définitivement pas le genre de sa colocataire, et de son côté, il n’irait pas prendre le risque de la partager. Même si renouveler une telle expérience avec deux inconnues ne le dérangeraient pas. Il connait et il avait trouvé ça plutôt agréable. Il peut au moins admettre que la blondinette a bon goût : oui, Lana est plutôt mignonne, même beaucoup plus que ça. Elle est à tomber. Se faisant violence, il ne réplique pas à cet air qu’elle lui lance, signe désapprobateur qu’il trouverait bien le moyen de commenter, mais plutôt que de s’écouter, il se tourne vers la fille au prénom qui lui est sorti de la tête pour poser ses mains sur sa taille lorsque derrière eux, Lana en rajoute une couche. Et c’est dans un soupir qu’il voit la demoiselle de passage s’approcher de sa coloc’. Evidemment, l’intervention de Lana ne lui fait pas plaisir, casse un peu l’ambiance, mais ce qui l’agace surtout, c’est de savoir qu’il est juste incapable de prendre parti pour quelqu’un d’autre qu’elle. « Hé, oh. » Très vite, il se met entre elles, pose sa main sur le bras de la blonde. « C’est bon, stop, on dirait deux gosses là. » « Deux gosses ? Elle me traite limite de salope et c’est tout ce que tu trouves à dire ? » Elle relâche avec violence le bras de Lana puis se met face à lui. « Bah tu sais quoi, trouve-toi un autre coup d’un soir, ce sera sans moi. Et pense bien au fait que tu rates quelque chose de grandiose. » Elle désigne son corps entier et ajoute : « Tu aurais pu prendre ton pied. » Il le sait. « J’te laisse avec ta cinglée de copine. » Sans attendre plus longtemps, elle parcourt les mètres qui la séparent de la sortie et claque la porte. Il n’en revient pas de ce qui vient de se dérouler dans les dernières secondes. Tout a dégénéré et rapidement. « C’est quoi ton problème putain ? » Se tournant vers Lana, il plante son regard dans le sien et sur les nerfs, reprend : « C’était pourtant clair, nan ? Je revenais dans l’appart’, mais tu savais très bien que j’rentrerai pas toujours seul. Alors c’est quoi ton but, hein ? M’foutre mes plans en l’air ? Parce que si c’est pas le cas, c’est pourtant bien imité. » Forcément, il est contrarié, aussi bien à cause de la blonde qui vient de partir suite à une altercation, mais surtout à cause de ses remarques, son regard qui en a dit long sur ce qu’elle pensait. « T’essaies de faire quoi, là ? Et ça, c’est quoi ? » Bien sûr que ça lui plaît, que c’est attractif. « Sans rire, mais tu crois quoi ? Que parce que t’as enfin ouvert les yeux sur ce que tu voulais vraiment, que j’vais te donner ce que tu veux ? Que j’vais te laisser me pourrir mes relations ? » Furieux, ressentant le besoin de lui montrer à quel point il désapprouve sa façon d’agir, il pose ses deux mains sur sa taille et l’oblige à se reculer jusqu’au mur. « C’est quoi qui t’embête le plus, hein ? Que j’embrasse une autre comme ça. » Le cœur battant, il glisse sa bouche de son menton à son cou. « Que son corps se cambre au contact du mien contre le sien ? » Là, il presse son torse contre sa poitrine. « Que je les déshabille, les observe ? » De ses doigts, il fait glisser son kimono, de sorte à ce que ses épaules soient visibles. Et puis, pour finir, il mordille son oreille et murmure au creux de celle-ci : « Il va bien falloir que t’apprennes à prendre sur toi. » dit-il, enfin, en se reculant d’un pas, relâchant l’emprise qu’il a sur elle.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Mer 21 Mar 2018 - 20:03 )
Peut-être aurait-elle dû se taire. C'est sans doute ce qu'Erio attendait d'elle, qu'elle tourne les talons, se fasse oublier et rumine ses erreurs en silence. Mais la dernière phrase était trop tentante pour ne pas être prononcée, sachant très bien ce que ça allait pouvoir déclencher. Lana a beau avoir dit à Erio qu'elle était prête à en passer par là – et elle le pensait – c’est tout de même plus fort qu'elle. Elle ne peut pas s'empêcher de montrer les griffes, pour une fois qu'elle croise en face à face une de ses conquêtes, plutôt que de l'entendre gémir de l'autre côté de la pièce. Comme elle s'y attendait, la demoiselle ne prend pas très bien sa remarque, l'arrête et Lana aurait sans doute continuer dans sa lancée si Erio n'était pas intervenu. C'est vrai, qu'elle agit un peu comme une gosse à qui on a piqué son jouet préféré. Mais en profondeur, c'est bien plus que ça. Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, Erio elle l’a dans la peau. « Cinglée mais pas nympho au moins ! » Crie-t-elle juste avant que l'inconnue ne claque sévèrement la porte. Elle exagère sans doute et elle en a conscience. Cette fille est simplement libérée, cherche à s'amuser et sait ce qu'elle veut... Elle est décomplexée là où Lana en est totalement incapable, sauf quand on en vient à l'homme en face d'elle. Un homme qui est loin d'être ravi de son comportement. « Comment ça c'est quoi mon problème ? » Répète-t-elle, en jouant l'innocente. Son problème, en vérité, il est bien simple : elle est folle amoureuse de lui. Malgré son discours inspiré de la dernière fois, elle peine à être la femme raisonnable, patiente, attendant sagement qu'il se trouve dans la possibilité de lui pardonner ce qu'elle lui a fait, lui a dit. « Écoute, si ta copine part en vrille à la moindre petite phrase, c'est quand même pas ma faute! Elle est drôlement susceptible pour quelqu'un à qui on a simplement dit la vérité ! » Peut-être devrait-elle s'excuser tout de suite. Stopper le conflit à la racine, lui dire qu'elle ne recommencera plus et qu'elle s'est laissé emporter mais elle n'en a pas envie. D'abord parce qu'elle n'est pas certaine d'en être capable et ensuite parce qu'il lui est toujours compliqué de mettre un terme à une de leurs disputes quand elles se présentent. Ca fait partie de leur mode de fonctionnement, à vrai dire. Bon, pas uniquement de cette manière, mais en ces temps difficiles, Lana prend ce qu'elle peut. Au moins, quand Erio s'énerve contre elle, ça veut dire qu'il lui parle. « J'voulais... laisses-tomber. » Son idée de lui rappeler des anciens souvenirs, et de cette manière en plus, lui semble complètement stupide à y réfléchir de plus près. En faisant ça, elle cherchait à le faire rire, à le détendre mais tout son plan s'est envolé à la seconde même où elle a entendu cette voix féminine. Le fait est qu'elle n'a pas du tout pensé à la possibilité qu'il ramène quelqu'un avec elle ce soir et, là encore, elle n'a pas été très intelligente. Ou disons plutôt qu'elle n'a pas voulu accepter l'évidence. « Tes relations ? T'appelles ça comme ça toi ? » Lana se fait violence pour ne pas lui dire ce qu'elle pense de tout ça mais ça devient de plus en plus difficile. Tendue, elle ne s'attend pas à ce qu'il lui impose par la suite, sentant son souffle se couper sous la surprise de ses lèvres sur sa peau. Comme la dernière fois dans la chambre, Lana se retrouve déstabilisée par leur proximité alors qu'elle ne peut pas empêcher son palpitant de s'emballer. Perdant soudainement sa répartie légendaire, elle se retrouve muette comme une carpe alors qu'elle retient difficilement une grimace quand il presse son corps contre le sien. Non pas que ce soit désagréable mais ça lui déclenche soudainement un élancement dans son épaule qui commence à peine à guérir. Depuis qu'elle a le droit de poser son écharpe en journée, le docteur lui a demandé de rester tranquille mais Lana se rend compte que sa petite danse de tout à l'heure n'était peut-être pas des plus raisonnables... Mais elle ne l'est jamais, raisonnable, quand on en vient à son colocataire. Si bien qu'elle ne bronche pas malgré la douleur, plante son regard dans le sien comme pour le défier de rester près d'elle. Mais tout s'accélère et, finalement, le contact se rompt alors qu'un vide se recrée en elle. Il est en train de se jouer d'elle et le pire c'est que ça marche. « Je n'ai pas planifié tout ça ok ? J'ai juste pensé que tu ne ramènerais pas une de ses pouffes ce soir... Ou je n'ai pas voulu y penser, en fait. » Parce que ça fait trop mal. L'imaginer dans les bras de ses femmes, le plaisir qu'il leur donne, leurs peaux qui se touchent et s'apprivoisent le temps d'une étreinte... Ca la rend malade. « Tu veux savoir ce qui m'embête le plus? Absolument tout, Erio. Tu veux savoir si ça me fait souffrir ? Absolument. Félicitations, tu es en train de remplir tes objectifs. » Lana n'aime pas ce qu'ils sont en train de devenir, à se faire du mal l'un à l'autre à tour de rôle. Mais que peut-elle faire de plus, si ce n'est attendre la fin de l'orage ? Tendue, ressentant le besoin de reprendre un peu d'oxygène, Lana s'éloigne quelques secondes d'Erio pour se diriger vers la table du salon, y attrapant son écharpe qu'elle réinstalle sur son bras. À défaut de soulager la douleur dans son cœur, autant soulager ce qu'elle peut. « Si tu veux tout savoir, Erio, quand j'ai vu ton post sur internet, ça m'a fait penser à cette soirée où tu m'avais surprise et j'ai trouvé ça fun de vouloir te rappeler le bon vieux temps comme ça. Je cherchais juste une manière de te faire rire, de te détendre pour pouvoir t'approcher sans que ça ne parte en vrille. » Et on voit le résultat. C'est tout le contraire ce qui est en train de se passer. « Mais c'était complètement stupide. » Naïf, maladroit. Peut-être aussi qu'une part d'elle souhaitait lui donner un aperçu de ce qu'il rate mais à présent qu'elle se retrouve les jambes quasiment dénudées, seulement cachée de son regard par un petit bout de tissu, elle se sent vulnérable. Erio possède un pouvoir d'attraction sur elle, il l'attire comme un aimant et sa tenue appelant à la luxure n'aide pas à rendre l'atmosphère moins électrique entre eux. « J'en ai juste marre qu'on se dispute sans cesse, Erio. » Quand bien même elle était prête tout à l'heure à se satisfaire de ça, Lana sent qu'ils sont en train de s'enfoncer petit à petit dans une impasse. « Alors vas-y, si tu veux, va faire le tour des bars et rentre avec une de ses filles dont tu ne te rappelleras même plus le prénom le lendemain. Je resterais tranquillement dans ma chambre sans faire de vague, c'est promis. » Et elle se fera violence pour ça. Parce qu’elle a bien du mal à se contrôler quand on en vient à lui.


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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Dim 25 Mar 2018 - 22:25 )
Le dernier mot lui revient, mais il ne compte pas la laisser s’en sortir comme ça. Cette blonde, elle était vraiment pas mal et il est convaincu que sans la remarque de sa colocataire, il aurait pu passer une bonne soirée en sa compagnie. Elle n’était pas compliquée, ne demandait rien de plus qu’une aventure et c’est ce qu’il recherche, pas d’une relation sérieuse, sur le long terme, avec des enfants et un mariage à la clé. Sauf que voilà, la simplicité à laquelle il avait accès il y a encore quelques minutes vient de se carapater. Erio passe sa langue sur ses lèvres, perd patience et montre à quel point il peut être furieux contre elle en la piégeant avec son corps contre le sien, ses lèvres sur sa peau. Il se fait autant de mal qu’il lui en fait, sent le vide prendre le monopole une fois éloigné. C’est frustrant, mais il est tellement en colère qu’il arrive à prendre sur lui. Ce qu’elle vient de faire, cette jalousie… Il sait ce que c’est pour avoir ressenti exactement la même chose lorsqu’elle l’a choisi, lui. Voir échapper quelqu’un qu’on aime des mains fait mal et même si elle ne lui a jamais dit, une part de lui a conscience que ce qu’elle ressent est fort et va au-delà de tout ce qu’elle a pu ressentir pour son ex-petit ami. Entre eux, c’est particulier et c’est lorsqu’elle se montre extrêmement jalouse que ses doutes s’envolent, mais c’est toujours de très courte durée. Ses incertitudes reviennent au galop, aussi vite qu’un boomerang en pleine figure. « Ouais, t’as juste pas voulu y penser, parce que tu savais très bien que j’étais pas trop l’genre à m’ramener sans personne. » Et en ce moment, c’est ce qu’il recherche. Lana le sait, elle le connaît depuis le temps, n’est pas sans ignorer qu’il trouve refuge dans les bras d’inconnues. C’est bien plus simple que s’attarder sur une relation sérieuse qui, finalement, foire au moment où ils s’y attendent le moins. C’est comme ça que ça marche entre eux. Lorsqu’une lueur d’espoir naît, elle est très vite recouverte par une grosse couche obscure. « Tu souffres ? Vraiment ? Eh bien tant mieux, parce que ouais, bien sûr que c’est ce que je veux. Que tu sois mal, blessée. » Le cœur au bord des lèvres, brisé. Ca, c’est ce qu’il dit, parce qu’il a envie de le dire, pas parce qu’il le pense. Agacé par cette conversation, il disparaît quelques secondes dans la cuisine pour récupérer une bière qu’il entame, sentant qu’une gorgée d’alcool pourrait lui faire du bien au moral, sans doute l’apaiser un peu aussi, mais ce qui le calme, c’est ce rappel. Ce souvenir bien enfouit dans un coin de sa mémoire. Il n’y avait encore rien entre eux, probablement de l’ambiguïté à travers les quelques moments passés ensemble, dans le lit d’Erio lorsque Lana en ressentait le besoin, mais il n’avait pas les yeux bien ouverts. Ses doigts se crispent sur la bouteille en verre décapsulée qu’il pose sur la table basse. Hésitant, il se dit que sortir de l’appartement pendant un pareil moment serait la meilleure solution et il s’y atèle en faisant quelques pas vers le couloir, pour finalement se tourner vers sa colocataire qui est prête à faire des concessions, à le laisser avec une femme, mais est-ce qu’il le souhaite réellement ? Fermant les yeux, il souffle, pour reprendre contenance et s’approche d’elle, s’assoit sur la table basse, puis pose ses mains sur ses cuisses dénudées. « Tu m’énerves. Tu m’insupportes. J’sais plus quoi penser de toi, de nous, de cet appart’ qu’on est en train de partager. Avant tout ça, tu m’aurais demandé que je t’aurais dit être certain de ce que je voulais, mais la vérité, là, maintenant, c’est que j’sais plus rien. » Il n’a cependant aucun doute sur ses sentiments : il l’aime, comme jamais il n’a aimé aucune autre et c’est peut-être ce qui lui fait perdre les pédales… « Tout était nettement plus simple avant, quand on s’prenait pas la tête, qu’il était pas question de se poser, de sentiments. » Ils ne faisaient que jouer. Erio la poussait dans ses retranchements, la bousculait un peu, pour qu’elle fasse des choses qu’elle n’avait encore jamais osé faire et il adorait ça. « Danse pour moi. » Il ignore où tout ça va les mener, encore une fois, si lui demander cette faveur, alors qu’elle est en tenue légère, qu’il est très attiré par elle, même avec toute la colère et la rancœur qu’il ressent. Lana est sa gourmandise et elle est à portée de main. « Continue ce que tu étais en train de faire. » Sans lui laisser le choix, il reprend la télécommande et remet la musique qui lui rappelle cet instant gênant, mais amusant pour Erio.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Dim 25 Mar 2018 - 23:34 )
Bien sûr qu’elle sait comment il est. Bien sûr qu’une grosse part d’elle-même se doutait qu’il ne rentrerait pas seule ce soir, c’est évident. Mais c’est la Lana naïve et pleine d’espoir dans ce qu’elle ressent pour son colocataire qui a finalement pris le dessus. Là voilà bien déçue ce soir. Amère, la jeune femme ne peut pas s’empêcher de faire des remarques à son colocataire qui, lui, réplique durement. Il le lui confirme : il veut qu’elle soit mal. Et rien que de l’entendre dire, elle a plus mal encore. « Tu te veux cruel, Erio, mais je sais que ce n’est pas tout à fait toi, ça. » Malgré tout, Lana garde espoir. Espoir que derrière l’homme qui cherche à lui faire du mal, à lui faire payer ce qu’elle lui a fait, se cache encore l’homme dont elle est tombée éperdument amoureuse. Celui qui a pansé ses blessures comme personne n’a jamais su le faire avant elle, celui qui lui a ouvert ses bras protecteurs au moment où elle en avait le plus besoin. Pour autant, Lana ne sait pas vraiment comment faire pour arranger les choses, si ce n’est être patiente, le laisser se perdre même si elle sait qu’il n’en ressortira rien de bon, ni pour l’un ni pour l’autre. Toutes ses femmes qu’il croise et qu’il ramène de ses soirées dans les bars, ce ne sont pas elles qui parviendront à combler ce vide qu’il sent en lui, semblable à ce qui se passe en elle. Non, ce qui lui faut vraiment, c’est elle. Elle et personne d’autre. Sachant pertinemment qu’Erio n’est pas prêt à entendre pareil discours, pas encore du moins, Lana choisit de s’effacer malgré tout le mal que ça peut lui faire. Ce qu’elle lui dit, cette porte ouverte qu’elle lui laisse vers d’autres contrées que les siennes, c’est au final la plus belle preuve d’amour qu’elle puisse lui apporter. Elle est prête à s’oublier quelques temps, assez pour qu’il la punisse de ce qu’elle lui a fait, avant de mieux revenir à la charge. Mais c’est finalement Erio qui la surprend en revenant vers elle, refusant de l’abandonner à son sort. Les mains qu’il dépose sur ses cuisses sont comme le feu sur sa peau alors qu’elle le regarde fixement dans les yeux. « Je sais. » Qu’il est perdu dans ce qu’il souhaite, que les derniers évènements ont tout chamboulés dans sa tête. Elle-même a eu besoin de plusieurs jours pour faire le tri dans sa tête et, s’il n’y avait pas eu cette visite chez ce psy, sans doute serait-elle encore perdue à l’heure actuelle. Seulement, pour Erio, il n’y a sans doute pas de solution aussi miraculeuse. Touchée par ce qu’il lui dit, aussi par ce ton qui se veut enfin plus calme, Lana ne résiste pas à avancer sa main libre en direction de sa joue qu’elle effleure légèrement, sans oser y déposer une caresse plus appuyée. « C’était plus simple, c’est vrai… Mais c’était aussi moins fort. » Et honnêtement, quand bien même ils le voudraient, Lana doute qu’ils soient possibles pour eux de faire machine arrière, comme il le lui a proposé il y a quelques jours. Trop de choses se sont passés entre eux entre temps pour arriver à redevenir ces deux personnes qui n’avaient pas de sentiments l’un pour l’autre qui ne se prenaient pas la tête… L’ont-ils étaient seulement longtemps ? Pour Lana, tout a basculé très tôt, sur le toit de leur immeuble, où ils ont partagé leur premier baiser. Après ça, sans même qu’elle s’en rende compte, elle était déjà foutue. « Quoi ? » Totalement surprise par ce qu’il lui propose, Lana reste une seconde interdite avant de ne pouvoir retenir un sourire lorsque le son de Cindy Lauper se fait entendre dans l’appartement. C’est complètement dingue ce qu’il demande, la ramenant à de vieux souvenirs, mais elle hésite. « C’est encore un jeu tordu pour te moquer de moi, c’est ça ? » Quand bien même c’est le cas, Lana se décide finalement à se saisir de la perche qu’il lui tend, prête à tout pour renouer un lien entre eux. Lentement, elle se lève alors que son visage devient rouge puis commence à danser maladroitement comme la première fois où il l’a surprise, bien loin de ce que ses capacités de danseuse peuvent lui permettre. Le spectacle est sans doute encore plus amusant à regarder avec ce bras en écharpe qui la déstabilise. Seulement, alors qu’elle vient à peine de commencer, un caprice du destin fait que la chanson s’arrête pour passer cette fois-ci non pas à du Whitney Houston comme la première fois mais à une de ses chansons préférées de Marvin Gaye : Let’s get it on. Prenant ça comme un signe, ou peut-être ne résistant simplement pas à la tentation, Lana se laisse guider par la musique et se fait plus sensuelle. Elle passe une de ses mains dans ses longs cheveux détachés tout en continuant à se déhancher avant de se retourner vers son colocataire dont elle évitait le regard. Là, elle prend Erio par la main et le force à se relever d’un coup sec alors que ses yeux se lèvent vers les siens, remplis de défis. « Danses AVEC moi. » Murmure-t-elle avant de coller son corps contre le sien tout en ondulant. Elle était pourtant sérieuse la dernière fois, quand elle lui a fait part de sa volonté de redevenir son amie avant tout, mais l’avoir auprès d’elle, seul à seul, rend les choses difficiles à contrôler pour Lana. Erio, c’est sa plus grande faiblesse.


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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Mer 28 Mar 2018 - 1:26 )
Lana a raison. C’était plus simple, mais moins fort. C’était plus facile aussi, ça avait des avantages de ne pas se prendre la tête, mais en y réfléchissant bien, il ne s’est jamais autant senti seul qu’en fréquentant des femmes pour la nuit, qu’il ne revoyait jamais. Erio n’en avait pas conscience, puisqu’il connaissait que ça, les relations volages, sans aucune attache, avec pour seul principe de s’amuser, goûter la chair de celles qui l’attiraient, jouer au jeu de la séduction et puis tourner la page aussitôt fait et c’est plus ou moins ce qui devait se passer avec sa colocataire aussi… Il était supposé lui apprendre à vivre des histoires sans ressentir le moindre sentiment, mais il a été pris au piège, a découvert un bout de femme qui lui plaît terriblement et dont il est tombé amoureux. Se passer d’elle est donc compliqué. La blesser en se faisant du bien est d’ailleurs une chose ratée, puisque la seule chose qu’il souhaite, finalement, c’est voir un sourire se dessiner sur son visage, mais il est perdu, a encore en tête le fait de s’être jeté à l’eau, pour finalement la perdre le lendemain et il se déteste de se ressasser ça, quand il suffirait qu’il passe simplement à autre chose. C’est notamment pour faire le vide dans son esprit, retrouver un peu de légèreté entre eux qu’il lui demande cette faveur, celle de danser pour lui. Aussi, et surtout, pour pouvoir l’observer à sa guise. Laissant sa question sans réponse, lui donnant l’opportunité de douter, Erio la dévisage, dévore du regard cette silhouette qu’il désire au plus haut point, puis, enfin, un petit sourire amusé apparaît. Pour une danseuse qui sait ce qu’elle fait, elle n’est pas très adroite et ce bras en écharpe ne doit pas l’aider. Il a l’impression d’être en compagnie d’un sosie de Bridget Jones, ce film à l’eau de rose auquel il a trouvé du charme, même s’il ne l’a jamais admis. La sensualité prend le dessus et c’est en coinçant son index entre ses dents qu’il arrive à contenir son envie de la ramener vers lui. Comme si elle avait entendu son supplice, Lana l’oblige à se lever. Un instant, Erio reste figé, ne sachant ni quoi faire, ni quoi dire et c’est finalement avec son cerveau en pause, qu’il laisse son cœur au rythme effréné le guider. Sa main se pose sur sa taille, l’autre sur le bas de son dos pour l’attirer tout contre lui. Avec le bout de son nez, il chatouille sa joue, caresse son cou, puis dépose un baiser au creux de celui-ci, avant de la cambrer en arrière, faisant un demi-cercle avec son corps qu’il ramène près du sien. Ses gestes sont moins hésitants que lors de ses cours, moins brouillons, bien qu’ils soient loin d’être parfaits. « J’dois encore apprendre. » Ses cours se sont arrêtés en même temps que leur relation. Il n’en ressentait plus le besoin, ni l’envie et ne pensait plus en avoir l’utilité, partait défaitiste, mais à en voir leur nouvelle proximité, sans doute avait-il tort. « Tu me manques. » Sa main se perd dans sa chevelure, tandis qu’il essaie de suivre ses mouvements, son rythme. « J’pensais bien faire. J’voulais juste te protéger. J’savais que ça allait te perturber d’savoir pour ta chambre, j’voulais juste éviter, mais j’pensais pas que ça allait dégénérer à ce point. J’voulais pas tout ce qui s’est passé. J’voulais pas. » répète-t-il, essayant lui-même de se pardonner une faute commise. « J’ai pensé à toi, tout le temps. C’message, que je pensais le tien… J’voulais juste pas te brusquer, te laisser du temps. J’savais pas quoi faire, comment gérer. J’suis pas parfait, j’fais des erreurs et j’sais bien que j’ai complètement déconné… Mais j’voulais pas mal faire. » Ce n’était pas contre elle, plutôt pour elle. Il n’a jamais voulu la blesser en agissant de la sorte. C’était sans doute maladroit, mais en aucun cas mal intentionné. Sentant qu’il perd ses moyens, Erio relâche l’emprise qu’il a sur sa colocataire et recule d’un pas. « J’me sens vraiment coupable pour tout ce qui t’est arrivé. Réellement. J’peux pas être plus sincère. » Le cœur au bord des lèvres, Erio baisse la tête, place sa main avec gêne sur sa nuque. Montrer ses failles, parler de ce qu'il ressent, il n'aime pas ça, mais il sent que passer par là lui est nécessaire. Ca ne changera rien à ce poids lourd qui le tire vers le bas, pas même à l'alléger un peu, mais il a besoin qu'elle le sache.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Mer 28 Mar 2018 - 18:05 )
C'est fou comme ces deux-là sont capables de passer du chaud au froid, et vice-versa. Ce qui semblait être une dispute sans aucune issue il y a encore quelques minutes est en train de se transformer en moment véritablement électrique mais pour une toute autre raison. Sentant la main d'Erio prenant possession de son dos, Lana ressent une pointe de soulagement à ce contact. Ces élans de tendresse se sont faits rares ces derniers temps alors, forcément, l'Italienne ne boude pas son plaisir lorsqu’il devient encore plus entreprenant et que ses lèvres effleurent son cou, l'endroit qu'elle préfère et qui peut la faire basculer en une seconde. Pour autant, Lana tente de garder les pieds sur terre, peut-être pour mieux se rendre compte de ce qui est en train de se passer, de ce qui pourrait être un premier pas vers un retour à la normale. Surprise quand il la bascule en arrière, Lana se laisse guidée, amusée des efforts dont il est en train de faire preuve. Il n'est peut-être pas le plus grand des danseurs, c'est vrai, mais il se débrouille plutôt pas mal pour quelqu'un qui était raide comme un balai il y a encore quelques mois. Lana se rappelle très bien son strip-tease sur le toit et si la prestation avait été agréable pour les yeux, ce n'était pas grâce à la fluidité de ses mouvements. « Tu devrais me laisser te donner des cours, dans ce cas. » Lana commence alors à prendre le rôle de l'homme et se met à le guider dans ses pas. Mais il est très difficile pour elle de se concentrer sur la danse quand elle entend Erio lui souffler des mots pareils. Touchée en plein cœur, elle s'emmêle quelques secondes, signe de son émoi évident, avant de reprendre de manière plus concentrée. « Toi aussi tu me manques. » L'aveu lui serre la gorge. Un instant, Lana vient même à se poser la question s'il ne s'agit pas là d'un piège, comme un peu plus tôt dans la soirée. Peut-être qu'Erio veut juste se jouer d'elle, pour se venger de cette occasion manquée par sa faute, pour lui faire un peu plus de mal encore. Est-il capable de faire une chose pareille ? Ses doutes se dissipent bien vite suite aux phrases suivantes qu'il prononce. Elle se prend alors véritablement en pleine figure toute la culpabilité qu'il peut éprouver face à ce qui lui est arrivée, culpabilité à laquelle elle a certainement contribué avec son comportement juste après l'enlèvement. Ses mots ont été durs, injustes, au point qu'ils ont laissés quelques cicatrices encore ouvertes à son colocataire qui ressent le besoin de s'éloigner d'elle tout à coup, sans doute pour respirer un peu. « Erio... » Cherchant ses mots pour s'exprimer comme il faut, pour ne pas se tromper cette fois, Lana fait un pas vers lui et prend sa main dans la sienne. « Viens t'assoir. » Dit-elle calmement avant de l'inciter à reprendre sa place sur le canapé. Lana s'assoit alors à son tour à côté de lui, ramenant ses jambes en tailleur pour être suffisamment proche de son colocataire. « Je sais déjà tout ça, Erio. Pour ma chambre je sais que tu ne cherchais qu'à me protéger, que tu pensais prendre la meilleure décision possible sur le moment... J'ai compris tout ça, je ne t'en veux pas. » Ca a été compliqué à digérer mais, finalement, son psy l'a aidé à y voir plus clair, à prendre les choses avec philosophie. Parfois, il arrive qu'on fasse de mauvais choix pour les bonnes raisons. « J’aurais juste voulu… Que tu me laisses la chance d’y faire face tu comprends ? Que tu me crois assez forte pour être capable de gérer tout ça. » L’était-elle ? Ce n’est pas vraiment certain étant donné comment elle a pu réagir après son séjour à l’hôpital. Mais elle aurait voulu avoir la chance d’au moins pouvoir essayer et de l’avoir à ses côtés si elle s’était sentie incapable de le gérer. Au lieu de quoi, tout lui est tombé dessus sans qu’elle s’en aperçoive et c’est peut-être ça qui lui a fait le plus mal. Etre fauchée en chemin alors qu’elle avait tout pour être heureuse. « Pour le message, j’ai juste été injuste. Je parlais sous le coup de la colère, c’est tout. » Mais Lana a fini par se rendre compte qu’elle n’était pas en colère contre lui mais bien contre ce sale coup du destin.. « J’étais en colère d’avoir vécu tout ça. J’estimais que, même si j’avais fauté avec Alessia, je méritais pas un truc pareil… Non ? Et toute ma frustration est tombée sur toi… peut-être parce que j’estimais que tu étais le seul dans mon entourage à pouvoir supporter. » Elle se rend compte que, malgré tout, elle a fait des dégâts. Hésitante, elle se décide finalement à se redresser pour l’enjamber et s’assoir sur lui, lui faisant face. « T’es pas responsable de ce qui s’est passé. » Elle ne peut pas être plus sincère dans ses propos et elle le lui prouve en ne le lâchant pas des yeux. Petit à petit, par son attitude, Lan se rend compte sur si Erio s’en veut c’est parce qu’il a l’impression d’avoir failli sur deux plans : en tant qu’homme mais aussi en tant que policier. Sachant à quel point son métier peut lui porter à cœur, surtout de part son histoire personnelle, Lana met un point d’honneur à le rassurer. « Elle avait disparu des écrans, elle ne donnait plus de signe de vie… Personne n’aurait pu prédire ce qu’elle allait faire. On est pas responsable de la folie des autres, Erio. » Lana s’est longtemps sentie coupable de ce qu’elle avait causé chez Alessia avant que sa psy ne lui fasse comprendre qu’Alessia avait cette fragilité en elle et que, dans tous les cas, si ce n’avait pas été eux, quelque chose d’autre aurait fini par déclencher cette crise en elle. Alors non, Erio n’est pas responsable de la folie d’Alessia. Pas plus que celle de son père. « Alors arrête. » Reprenant ses anciennes habitudes, l’Italienne ne peut pas s’empêcher de déposer un baiser, puis deux le long de son cou, comme pour panser les plaies qu’elle a elle-même ouverte. Alors Lana s’efforce de lui donner toute la tendresse dont elle peut être capable avant de ne pas résister en glissant jusqu’à ses lèvres. Malgré tout, elle s’arrête à quelques millimètres, sachant ce que tout ça peut représenter pour lui. « Lâche prise. Pour ce soir. » Elle sait bien que tous leurs problèmes sont loin d’être réglé, que demain la rancœur sera encore là. Elle sait aussi qu’Erio a besoin de temps pour lui pardonner tout ce qu’elle lui a fait endurer… Mais elle a envie d’une trêve. Pour son cœur et pour son corps.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Surprise I Erio ( le Dim 8 Avr 2018 - 19:26 )
Des cours, il lui dirait bien qu’il en a bouffé ces derniers temps et qu’il a besoin de souffler un peu. D’autant que ce n’est pas cette activité qui lui fait du bien, mais il ne s’en donne pas l’occasion, part sur tout autre chose. Sur cette culpabilité qui le consume de l’intérieur. Il se sent terriblement mal, désolé et voit de près tous les dégâts que ses choix ont causés, alors qu’il aurait sans doute pu éviter le pire en agissant autrement. En peu de temps, tout lui a échappé d’un coup, sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. La rupture, orchestrée par Alessia, la disparition de Lana… Son appel à l’aide, les retrouvailles tendues, avec une Lana dans un bien piètre état. Et la seconde rupture, plus réelle, plus douloureuse. Erio n’arrive pas à passer dessus, se repasse les événements en boucle, si bien qu’il peine à se détendre. Il la suit néanmoins sur le canapé, l’écoute avec attention et même si elle lui affirme ne pas lui en vouloir, rien ne change pour lui. Il s’en veut énormément et se contente d’acquiescer à sa question. Oui, il comprend, mais c’est lui. S’il repassait par là, sans doute ferait-il les mêmes erreurs, parce qu’il a envie de la préserver, que c’est plus fort que lui. Il la sait fragile, n’a pas envie qu’elle supporte ces grandes choses, mais il a conscience à présent que ce n’était pas une bonne option, que la tenir éloigner de tout n’est pas une solution aux problèmes. Ca ne résout rien.

Lorsqu’elle se place à califourchon sur lui, Erio place ses mains sur ses jambes, silencieux. Il aurait aimé pouvoir être suffisamment fort pour supporter tout ça, comme elle l’a pensé, mais la vérité est que ses sentiments pour Lana sont si profonds, qu’il a pris ça en plein cœur. Celui-ci s’est brisé un peu plus à chaque fois qu’elle lui faisait comprendre qu’ils n’avaient rien à faire ensemble. Et c’est peut-être le cas. « Laisse tomber. T’arriveras pas à me faire changer d’avis. » Avec tous les mots du monde, il se sent responsable. Il n’a pas été à la hauteur, a déconné sur bien des aspects. Et Alessia, il aurait pu au moins s’en douter, comprendre que quelque chose clochait… Du moins, trop concerné, il en est convaincu. Attendri, ayant besoin d’elle, de son contact, Erio ferme les yeux et penche la tête sur le côté, profitant de sa tendresse et il aimerait être en mesure de lui donner ce qu’elle demande, d’être capable de lâcher prise… Il ne se sent juste pas prêt à ça. Alors, doucement, il place son index entre leurs lèvres. « Pas maintenant. Pas comme ça. » Pas alors qu’il se sent au fond du trou. « J’suis crevé. J’vais me coucher. » dit-il, alors qu’il la bascule sur le côté. Il dépose néanmoins un baiser sur sa joue qu’il effleure avec le bout de son nez, faisant perdurer un court moment de tendresse. « Bonne nuit. » murmure Erio, au creux de son oreille, la laissant derrière lui pour s’enfermer dans sa chambre, ressentant le besoin de s’isoler.

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