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- [Terminé] Code Rouge -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Code Rouge ( le Sam 24 Mar - 3:32 )
Naples, 18h15.
Depuis plusieurs jours, je travaillais 24/24H pour retrouver les Russes qui en voulaient à la vie de Stella et, par la même occasion, sa position à elle. Elle ne m’avait laissé aucun indice, ni sur la lettre que j’avais retrouvée sur le comptoir de sa cuisine, ni dans les sms échangés. Toutefois, la priorité n’était pas là, pour l’instant. Je m’étais également renseigné sur l’incendie qui avait ravagé sa maison mais là non plus, aucune trace, aucun indice. Rien. Le néant. Ce qui en soit en disait assez long sur les gens que je recherchais. Ils avaient les moyens. Rien ne me disait qu’ils étaient même sur le sol italien. Ils pouvaient très bien être chez eux, en Russie, et tout diriger depuis leurs fauteuils, confortablement installés, bouteille de Vodka et cigare à la main. Ce qui poserait un immense souci de logistique. Dès le départ, coup de chance que je sois de sortie, je m’étais mis à réfléchir. A la raison qui les avait poussés à incendier sa maison. Surtout depuis qu’elle m’avait écrit qu’elle était surveillée, là elle où elle était. Si vraiment ils en voulaient à sa vie, elle serait déjà morte, depuis longtemps. Ils ne joueraient pas avec ses nerfs. J’étais donc très vite arrivé à la conclusion que c’était moi qu’ils cherchaient. Ils voulaient que je sorte de ma zone de confort, que je me montre. Certainement en représailles à ma dernière mission officielle. Même si elle s’était terminée comme escomptée, ce qui s’était réellement déroulée en ce jour fatidique n’était pas ce qui était prévu au plan. Alors, au lieu de me contacter directement, me faire savoir ce qu’ils voulaient, ils n’avaient pas trouvé d’autre solution de s’attaquer à la personne à laquelle je tenais le plus au monde. Manque de chance, il avait fallu qu’ils agissent quand elle avait décidé de partir, par ma faute. J’en étais donc là, de mes recherches, naviguant en plein brouillard. J’avais tous les outils nécessaires pour pister Stella. Elle n’avait aucune notion de survie, de se mêler dans la masse. Des traces elle en avait certainement semé partout. Rien que son téléphone. Il me suffisait de quelques minutes pour savoir où elle se trouvait exactement. La priorité, encore une fois, n’était pas là. Et rien ne me garantissais qu’elle était belle et bien suivie. Heureusement, même si j’avais ma fille, Heidi, à la maison, elle passait le plus clair de son temps enfermée dans ma chambre, ne posant aucune question. Ce qui m’allait très bien. Je me voyais mal lui expliquer toute l’histoire. Déjà que ce n’était pas très simple entre nous … alors en plus lui avouer qu’en tue des gens pour gagner notre vie. Non. Tout bonnement impossible. Mon téléphone émit un bip significatif. J’y jetais un simple coup d’œil, m’attendant à un autre sms endiablé de Stella, me descendant en flèche. Mon sang ne fit qu’un tour. Numéro inconnu. En apnée, j’ouvris le sms. 41° 54’ 10.022 " N 12° 29’ 918 " E; 22h. Soit à l’heure. Soit à l’heure. Fébrilement, je tapais ces coordonnées gps sur internet, dans un onglet privé, afin d’éviter toute trace. Une usine désinfectée à Rome. Je me laissais tomber en arrière sur ma chaise, me passant une main dans les cheveux. Merde. Surtout que rien ne me garantissait que Stella fût là-bas aussi. Selon un itinéraire, j’en avais pour 2 bonnes heures de route. Il ne me restait plus beaucoup de temps, si je voulais être à l’heure. Le choix fut rapidement fait. J’écrivis deux sms, à la hâte. Le premier à mon employé, lui demandant d’ouvrir le garage à ma place, devant m’absenter urgemment pour raisons personnelles, que ce ne serait que l’histoire d’un jour et un peu le même type de sms à Oliviero, lui demandant si je pouvais lui confier la garde d’Heidi, durant mon absence. Je pénétrais en trombe dans ma chambre, faisant sursauter ma fille au passage, rassemblant le plus d’affaires possibles. La voyant paniquer, je la pris dans mes bras, ma main caressant ses cheveux, avant de prendre son visage entre mes deux mains, mon regard dans le sien. « Je dois aller chercher ta maman. Je te dépose en chemin chez papy Oli. Et on ne discute pas, t’as école demain » Ou comment justifier le fait de ne pas l’embarquer avec. « Dès que je suis avec elle, je t’écris, d’accord ? » Elle n’avait surtout pas le choix. Affaires regroupées, fille briefée, je pris un deuxième casque en sortant de chez moi, que je lui tendis. Le choix de la moto avait vite été fait également. Moins de problème sur la route.  Après l’avoir déposée chez tonton Oliviero, je m’arrêtais un court instant pour faire le plein de ma moto et vers une de mes cachettes secrètes. Je remplis mon sac d’armes en tout genre, et je pris la route, direction Rome. L’issue de la rencontre étant connue mais incertaine.

Quelque part à Rome, 21h30.
Le choix de la moto s’était avéré judicieux. Trente minutes avant l’heure du rendez-vous, j’étais déjà sur place, bien planqué, caché dans le labyrinthe de la zone industrielle. De ma place, j’avais une bonne vision sur le lieu où ils m’attendaient. Je ne pouvais pas exactement dire combien de personnes seraient présentes. J’en voyais juste deux, des gorilles, qui montaient la garde. Je me mordis la lèvre. Je détestais ce genre de plan, sans aucune préparation. Aller dans la gueule du loup la tête la première. Je vérifiai une dernière fois mes armes que je portais sur moi. Un pistolet dans le dos, un couteau dans ma botte et une autre arme à feu, munie d’un silencieux, à la taille. En espérant que ça serait suffisant et surtout qu’ils ne me fouilleraient pas. Par chance, ils ne savaient pas à quoi je ressemblais. Point pour moi. Je sortis quelques affaires de mon sac, me changeant. Aller vers eux, habillé tout en noir, allait sûrement les mettre sur la piste, tandis que si j’étais habillé d’une façon lambda, ça pouvait détourner leur attention. Au bout de quinze minutes, je fus fin prêt. Je déposais toutes mes affaires bien cachées dans un coin, avant de me diriger vers les deux colosses, tout sourire. « Je m’excuse de vous déranger », je sortis une carte de la ville, préalablement achetée en chemin « Vous pouvez me dire où on est exactement ? Je crois que je me suis légèrement trompé de destination … » Je leur fis les yeux doux, tandis qu’eux me fusillaient du regard. « Toi dégage. Nous pas le temps ». Okay, très serviables les mecs. Toutefois, l’un d’eux, le plus jeune et inexpérimenté, s’approcha de moi, le regard posé sur la carte. D’un geste rapide, mon poignard s’enfonça dans sa cuisse, tranchant la fémorale. Il s’effondra comme un sac de patates. Quand l’autre gorille le remarqua, il courut dans notre direction, son arme pointée sur moi. Touché coulé. Il s’effondra, en silence, une balle entre les deux yeux. C’est à ce moment que la porte s’ouvrit. Les choses allaient considérablement s’accélérer. Je me tournais vers les nouveaux, aux nombres de trois, qui me menaçaient chacun avec une arme. Instinctivement, je levai les mains en l’air. « Toi jeter arme ». Je ne me le fis pas dire deux fois. Un grand sourire, je m’approchais vers eux. « Привет друзья (bonjour les amis) » Apparemment, ils n’étaient pas dans le même état d’esprit que moi. Ils n’avaient pas envie de rire. Je me fis entraîner à l’intérieur par le col de mon blouson, avant d’être forcé à m’asseoir, violemment. Deux d’entre eux s’étaient rapprochés de moi, me fouillant et jetant ma deuxième arme. Par chance, ils n’avaient pas pensé à regarder dans mes chaussures. Le troisième type était sorti. Il faisait certainement le guet. Le premier coup ne tarda pas. Je grimaçais, rien de plus, ne leur donnant pas satisfaction. Pas encore. « Toi avoir gâché mission ». Je levai les yeux au ciel. Sérieusement, tout ça juste pour cette histoire ? Il était mort, merde. Qu’est-ce qu’on se foutait de quelle façon. « Toi devoir payer ». Apparemment, il y en avait qu’un qui parlait tandis que l’autre préférait cogner [...]

Quelques heures plus tard.
[...] Je ne savais pas comment j’en étais sorti vivant ni par quel miracle. Je n’étais pas indemne, mais vivant. Ce n’était pas le cas du type qui gisait au sol, à mes pieds. Je m’approchais du deuxième, me tenant le flanc. Une ou même plusieurs de mes côtés avaient éclaté durant la bagarre. J'avais les phalanges en sang, quelques hématomes par-ci, par-là et la lèvre inférieure fendue, complètement éclatée. Je pointais sur lui l’arme de son acolyte. « Où est-elle ? », articulais-je, froidement. Il recula, apeuré. Dès qu’il s’agissait de Stella, il ne savait pas de quoi j’étais capable. Il avait bien raison d’avoir peur. « REPONDS » criais-je, m’approchant encore plus. Il resta silencieux. Je soupirais, abaissant ma main, tenant mon arme le long de ma jambe. « T’as perdu la parole ? Promis, tu me dis gentiment où elle est descendue et je te laisse la vie sauve. Deal ? » Il sembla réfléchir un instant. Pesant le pour et le contre. « Je suis un homme de confiance », rajoutais-je, pour la forme. Finalement, il sembla se décider. Dans un murmure, il répondit à ma requête, me donnant l’endroit où se cachait Stella depuis bientôt trois jours. La seconde qui suivit, il s’effondra au sol, rejoignant son comparse. « Fait de beaux rêves ». Je crachais sur son visage, donnant encore un coup de poing dans son ventre au passage, avant de sortir. Ha tiens. Je l’avais oublié, celui-là. Celui qui faisait le guet. Ha tiens. Je l’avais oublié, celui-là. Celui qui faisait le guet. Je m’allumais une cigarette, mon regard rivé dans le sien. « Si j’étais toi, je m’en irais dare-dare. Ce n’est pas beau à l’intérieur » Je n’eus pas besoin de le répéter deux fois. Il s’en alla, la queue entre les jambes. « Hey, attend », il s’arrêta net, alors que je m’approchais. « Juste une dernière chose. Tu peux t’estimer heureux que je t’ai épargné mais ce n’est pas pour rien. J’ai un message à faire passer à ton chef. Si j’apprends que vous êtes encore à notre recherche, je ne me gênerais pas pour faire un ménage complet, c’est compris ? » Il acquiesça, avant de repartir. « Ha oui, une dernière chose », criais-je « Passe lui les salutations de l’Ombre ». J’écrasais ma cigarette, retournant vers mon point de départ, là où j’avais laissé mes affaires et ma moto. Je sortis une bouteille d’eau de mon sac, que je me passais sur le visage, histoire d’enlever le plus possible de sang, ainsi que sur mes mains. Je me changeais à la va-vite, jetant ceux que je portais sur moi pêle-mêle dans le sac après m’être passé un bandage de fortune autour de mon flanc. Je regardais l’air, remettant mes cheveux en place. J’écrivis rapidement un message à Oliviero. La nuit n’était pas finie. J’avais encore une dernière chose à faire. Ramener Stella à la raison.

Warmhotel, Rome, dans la nuit.
En arrivant à destination, je ne pus m’empêcher de siffler. Elle ne s’était pas emmerdée avec le choix de son hôtel. Je ne pus m’empêcher de sourire, mais si ma mâchoire élançait toujours. Je pénétrais dans le hall, le plus normalement possible, espérant ne faire peur à personne. Je m’arrêtais au niveau de la réception, sonnant sur la petite clochette. La fille qui m’accueillit eu un mouvement de recul. Je levai les mains en l’air, histoire de signaler qu’elle n’avait rien à craindre. « Buona sera. Mi piacerebbe sapere il numero di stanza di Mlle Orlandini. Dovevo raggiungerla piu presto ma sono stato ritardato * » Je lui offris mon plus beau sourire, enfin … façon de parler. Je ne devais ressembler à rien avec ma lèvre éclatée et le sang séché. « Camera 340. Terzo piano ». Je la remerciais d’un signe de tête, remettant mon sac sur mes épaules, avançant vers l’ascenseur. Chambre 340 donc. En chemin, j’arrêtais un employé. Je le baragouinais avec une histoire bidon. Comme quoi j’avais besoin de lui. Qu’il se présente à la chambre 340, qu’il annonce le room service et dès que Stella ouvrirait, il s’en irait, me laissant seul. Le voyant sceptique, je lui expliquais que c’était une surprise mais que je pouvais très bien le mettre dans la confidence. Je me penchais vers lui, lui avouant que je voulais la demander en mariage. La remarque fut suivie d’un clin d’œil. Il accepta. Arrivé au troisième étage, je restais à l’écart, hors portée de vue de Stella, tandis qu’il frappait à sa porte. N’obtenant aucune réponse, je lui fis signe d’utiliser son pass. Ce qu’il fit, ne posant aucune question. Je l’écartais, glissant un petit billet dans sa poche, en guise de remerciement, avant de pénétrer dans la pièce. Seule la lampe de chevet était éclairée. Pas de Stella. J’analysais rapidement la situation. La pièce étant encore en ordre, les russes n’étaient pas passé par-là. Finalement, après inspection de la pièce et de la chambre, je me dirigeais vers le mini-bar, en sortant une bouteille de whisky. J’allais ensuite m’affaler sur un fauteuil, essayant de trouver une position confortable, ma main posée sur ma blessure. Buvant une longue gorgée de la boisson ambrée, je fixais le placard devant moi. « C’est bon, Stella, tu peux sortir. Je sais que t’es là ». Aucune réaction. Je levai les yeux au ciel. « Bon, tant pis pour toi. Je voulais juste te dire que tout était réglé. De vive voix ». Sans bouger d’un pouce, posant la bouteille à mes côtés, je rajoutais. « Je m’en vais ». Je fins mine de me lever, de bouger, alors que j’étais toujours là, affalé dans le fauteuil, attendant une quelconque réaction. « Je te souhaite tout le meilleur pour la suite».

* Bonsoir. J'aimerais connaître le no de chambre de Mlle Orlandini. Je devais la rejoindre plus tôt mais j'ai été retardé.


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.


Dernière édition par Ditlev Sørensen le Mar 27 Mar - 0:18, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Sam 24 Mar - 15:53 )
19 mars
Stella était à Rome depuis maintenant 3 jours, après avoir quitté Naples sur un coup de tête. Elle qui était de nature plutôt responsable et sérieuse, elle avait complètement perdu le contrôle après avoir visité Kobalth au San Calisto. Ditlev lui avait menti, l’avait trahi et elle en avait maintenant la confirmation bien qu’elle s’en doutait. Après tout, il était bien revenu très tard ce soir-là, plutôt éméché et surtout avec une belle trace dans le cou. Il avait essayé de s’expliquer, avait inventé une histoire invraisemblable mais elle n’y avait pas cru. Déjà que l’excuse pour le texto envoyé par erreur était limite, là, c’était trop. Dès le lendemain elle avait tenté de pousser un peu plus, lui donner la chance de s’expliquer pour vrai, de lui révéler la vérité mais il avait préféré fuir, encore une fois. Stella avait donc décidé de prendre les choses en main et de se rendre directement au bar, question de trouver la coupable, celle qui avait laissé sa trace dans le cou de son homme. Elle avait été plutôt simple à trouver et bien que Stella était arrivée avec l’idée de la tuer en tête, elle s’était rapidement ravisée en apprenant qu’en fait le seul coupable était Ditlev, car pas une seule fois il n’avait mentionné Stella, ni ses fiançailles. Comment en vouloir à la jeune barmaid, une beauté tatouée de la tête au pied, pile le genre de Ditlev. Comment pouvait-elle savoir qu’une femme l’attendait à la maison? Elle n’avait que suivi son instinct, son envie. Stella était donc rapidement passer d’un état de colère à un état de tristesse, de déception. Elle n’avait qu’une seule envie : faire table rase, le sortir de sa vie une fois pour toute. Prendre tout ce qu’elle avait et quitté Naples. Amener Heidi avec elle, recommencer sa vie ailleurs. Loin de son passé, de Zaccheo et surtout de Ditlev. Elle était donc retournée chez elle, presqu’en mode zombie. Elle n’avait plus de cerveau, ne réfléchissait plus convenablement. Elle avait fait ses valises, prenant le nécessaire comme ses vêtements, ses effets personnels, son passeport et son portefeuille. Elle avait rapidement pris rendez-vous avec un agent afin de mettre la maison en vente. Elle se fichait bien du prix et décida de tout lui laisser en main. Les meubles seraient déménagés le lendemain par une compagnie. En attendant de trouver une nouvelle maison où habiter, tout irait en storage. Avec l’assurance vie de Zaccheo et et l’héritage, elle avait plus qu’assez d’argent pour se permettre toutes ces dépenses sans même hésiter une seconde. Elle n’avait qu’envoyer un texto à son frère Milo, lui demandant d’aller chercher Heidi à l’école et de la garder quelques jours, voire une semaine, le temps qu’elle fasse le point, qu’elle retrouve une stabilité. Et pour Ditlev, c’était le traitement du silence. Rien. Aucun avertissement. Juste une note laissée sur le comptoir de la cuisine, avec la bague par-dessus. C’est tout ce qu’il méritait de toute façon. Une fois la valise dans le coffre de la voiture, elle prit la direction de Rome qui était à environ deux heures de route. Elle aurait le temps de décompresser, ne faire que se concentrer sur la route. Chasser les images de Ditlev en embrassant une autre, en serrant une autre contre lui, laissant ses mains...Stop. Il fallait qu’elle arrête, elle allait devenir folle. Le trajet avait finalement pris plus de temps que prévu, à cause d’un accident majeur sur la route. C’était donc une Stella épuisée qui se présenta à la réception de l’hôtel pour demander une chambre. Elle était seule pour la première fois de sa vie depuis 18 ans. Pas d’enfant, pas de famille, pas de mari. Personne à se soucier. Juste elle et le bébé. Alors pourquoi se priver d’un peu de luxe et de confort? Encore une fois, au diable les dépenses. Elle avait choisi un hôtel 4 étoiles, question de bien profiter de son escapade. Et puis qui sait combien de temps y serait-elle...

20 mars
Après une nuit de sommeil de presque 10h, Stella émerge finalement quand les rayons du soleil traversent la fenêtre, réchauffant son visage. C’est une magnifique journée et il y aurait tant à faire, tant à voir, sauf que l’envie n’y est pas. Elle n’est pas d’humeur à jouer les touristes, à visiter la ville et manger un gelato. Si elle est partie, si elle s’est éloignée, c’est pour prendre du recul et faire le point sur la situation. Ce qu’elle veut pour elle et sa famille. D’abord il faut trouver une maison, préférablement loin de Naples. Ayant amené son portable avec elle, elle l’ouvre alors qu’elle est toujours au lit, regardant pour des maisons à Londres. Heidi y a passé quelques jours récemment pour visiter une université, prendre le pouls de l’endroit. Elle sait que ça a toujours été le rêve de sa fille d’y étudier et Stella ne veut que ce qu’il y a de mieux pour elle. Lui donner ce qu’elle n’a pas pu avoir. Et puis elle ne serait pas trop loin de sa famille non plus. Juste assez loin de Ditlev. Elle reçoit d’ailleurs un message de sa part plus tard en soirée. Il venait de découvrir qu’elle était partie, laissant tout derrière. Ou en fait rien. S’en suivit des échanges plutôt intenses, dignes de leur caractère de merde. Jusqu’à ce qu’elle en ait marre et décide de tout éteindre, se disant qu’une autre bonne nuit de sommeil ne lui ferait pas de tort. Mais rien ne pouvait la préparer à ce qu’elle s’apprêtait d’apprendre, par message, de son ex. Un incendie. Criminel. Sa maison en feu, perte totale. Les russes. Stella avait de la difficulté à encaisser, à réaliser ce qui se passait. Et puis tout était clair. La voiture noire qui la suivait, l’homme qui l’avait suivi jusqu’à l’épicerie en après-midi. Et le message envoyé à Ditlev. Ils étaient de retour et ce n’était pas pour s’amuser. Valait mieux le laisser s’en occuper et faire profil bas. Rester dans la chambre le plus possible. Et il allait falloir qu’elle se mette en deuxième vitesse pour préparer son départ pour Londres. Aucune chance qu’elle ne les laisse foutre le bordel dans sa vie et être une menace pour elle et le petit.

21 mars
Stella se réveille en sursaut alors qu’on cogne à sa porte. Elle se lève sur la pointe des pieds pour s’approcher de la porte et regarder à travers l’oeil magique, toujours un peu endormie. Elle sait ce de quoi Ditlev est capable, surtout avec tous les outils à sa portée de main. Il serait capable de la retrouver en quelques heures s’il le voulait, bien qu’elle ait fait attention de laisser le moins de traces possible derrière elle. Heureusement, ce n’est que le garçon d l’hôtel qui vient porter son déjeuner. Voilà madame, euh mademoiselle Orlandini...Il rougit un peu avant de lui tendre un sac cadeau. Et il y avait ça aussi à la réception pour vous. Livraison anonyme. Un admirateur peut-être? Il lui sourit avant de lui faire un clin d’oeil, la laissant retourner dans sa chambre. Stella referme la porte derrière elle, son plateau dans un main et le sac dans l’autre. Elle le pose sur le lit, l’observant de longues minutes, incapable de se décider à l’ouvrir. Elle mange rapidement, laissant presque la moitié dans l’assiette. Merci les nausées matinales. Stella laisse le sac sur le lit avant d’attraper une serviette et de passer à la douche. Une fois lavée et habillée, elle envoie un message à sa fille, s’assurer que tout va bien, qu’elle a bien dormi chez son oncle avant de fixer pendant de longues minutes le fameux cadeau. Ah et puis merde. D’un coup, comme on arrache un pansement, elle tire sur le papier de soie pour y découvrir un petit vêtement. Elle le sort délicatement, fébrile, pour y découvrir un onesie blanc, avec écrit dessus ‘See you soon’ en noir, avec quelques taches rouges maculant le tissu. Du faux sang probablement ou du moins c’est ce qu’elle espère. Choquée et dégoûtée, elle laisse tomber le vêtement par terre avant de se rendre illico à la salle de bains, y vomissant le peu qu’elle vient de manger. Ses mains tremblent alors qu’elle les passent sous l’eau froide, s’aspergeant doucement le visage. Si elle est naturellement blanche, là elle est livide. C’est un fantôme qu’elle voit dans le miroir. Le dégoût laisse rapidement sa place à la colère alors qu’elle attrape son cellulaire question d’avertir Ditlev des derniers développements. C’est de sa faute tout ce qui arrive. C’est depuis qu’il est de retour que sa vie est partie en vrille. Mauvaise sensation de déjà vu, ils ne font que se prendre la tête à nouveau, comme la veille. De vrais gamins quand ils veulent, les deux tout aussi têtu l’un que l’autre.

23 mars
Stella est dans son lit, endormie depuis quelques heures déjà lorsqu’elle entend des pas dans la chambre d’à côté, tout près. Et puis une voix masculine, qu’elle ne reconnaît pas tout de suite vu la distance. Elle se lève, portant qu’une culotte et un chandail long. Elle saisit sa ceinture laissée par terre et s’approche de la porte, celle séparant les deux chambres. Pas aussi naïve qu’elle ne parait, Stella a eut l’idée de louer une chambre double, liée par une porte quasi invisible. Ces chambres sont souvent prisées par des parents désirant garder une intimité sans pour autant être complètement séparés de leurs enfants lors de voyages. Mais dans le cas de Stella, c’était pour une question de sécurité. Elle avait laissé son nom complet pour la chambre 340 et avait loué l’autre avec un surnom. Le meilleur moyen de piéger Ditlev était de lui laisser croire qu’elle avait effectivement une chambre, le laisser s’avancer sur une mauvaise piste, plutôt que d’en laisser aucune. Sauf qu’elle n’avait jamais pensé qu’il ne serait pas le seul à être à ses trousses. Elle s’approche donc un peu plus de la porte, toujours sur la pointe des pieds. Son coeur palpite et elle sent qu’il va bientôt défoncer sa poitrine. Elle entend des pas de l’autre côté de la porte et une bouteille se poser par terre. Les Russes ne rigolent plus, ils sont venus la chercher. Ditlev n’a donc pas réussi à les contrôler comme il avait dit le faire. Ça ne sera plus bien long avant qu’ils s’aventurent dans les pièces voisines à sa recherche, si c’est sa tête qu’ils veulent. Elle doit donc agir et rapidement. Prenant son courage à deux mains ainsi qu’une grande respiration. Sans perdre une seconde, elle pose sa main sur la poignée, la tournant lentement, essayant de maintenir le silence le plus complet. Puis elle le voit, un homme de dos assis dans le fauteuil, une bouteille d’alcool à la main, l’amenant à sa bouche. N’ayant qu’une petite lampe allumée un peu plus loin, la pièce est plongée dans une semi-obscurité. Elle ne parvient même pas à voir s’il est blond ou brun, elle sait seulement qu’il ne réalise toujours pas qu’il n’est plus seul dans la pièce. Au moins lui, il est seul. Probablement un Russe envoyé en éclaireur avant que les autres ne débarquent. Elle s’approche tranquillement avant de prendre un élan, passant la ceinture autour de son cou et le serrant bien fort contre le fauteuil, alors qu’elle se tient toujours derrière lui. Pour des raisons d'utilité, elle passe à l’anglais, question de s’assurer de se faire comprendre. Je sais qui vous êtes, je sais ce que vous voulez. J’ai reçu votre cadeau minable, j’ai vu vos voitures me suivre. Mais vous vous en prenez à la mauvaise personne. Ce n’est pas moi que vous voulez, c’est mon mari. Sorensen. Je suis prête à tout vous dire ce que je sais. Elle tire un peu plus sur la ceinture, resserrant la pression sur sa gorge, alors qu’elle le voit commencer à s’agiter. Ma vie, celle de mon bébé et de ma fille. Vous nous laissez partir d’Italie et en échange je vous dis où et comment le trouver. On a un deal? Stella n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de faire. À vrai dire ce n’était pas le plan, de marchander Ditlev pour avoir la vie sauve. Mais elle était prête à tout pour protéger les siens, la chair de sa chair. Et puis elle n’avait aucun problème à le trahir ainsi. Oeil pour oeil, dent pour dent. Stella tire à nouveau sur la ceinture, d’un coup. Elle est complètement paniquée et énervée, même si elle essaie de garder un semblant de contrôle, qu’on ne remarque pas le tremblement dans sa voix. Do we have a fucking deal ?


Born to die
I will love you 'til the end of time. I would wait a million years. ▬ And there's no remedy for memory, your face is like a melody. It won't leave my head. Your soul is haunting me and telling me that everything is fine.
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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Sam 24 Mar - 17:16 )
Après avoir bu une longue gorgée de whisky et avoir posé la bouteille au sol, je m’enfoui le visage entre les mains, attendant une quelconque réaction. A moins que ? Plusieurs hypothèses passaient dans ma tête. a) elle n’était tout simplement pas là, mais je ne voyais pas trop où elle pourrait être à cette heure de la nuit. b) elle avait loué deux chambres, dans deux endroits différents, au cas où je la rechercherais. Mais était-il si futé ? Y avait-elle vraiment pensée ? En espérant que je me trompe ? c) Pour je ne sais quelle raison les russes l’avaient retrouvée avant. Toutefois, aucune trace d’elle dans l’usine désinfectée et apparemment, selon les informations reçues, ils ne connaissaient que cette adresse. L’avaient-ils avec eux, bien cachée quelque part ? Toutes ces questions tournant en boucle dans ma tête alors que mon flanc me lançait de plus en plus ainsi que mes doigts, j’étais moins en état d’alerte, croyant avoir touché au but. Erreur. Grossière erreur. Je ne me rendis compte de rien avant d’être retenu contre le dossier du fauteuil, une ceinture m’enserrant le cou. Le premier réflexe aurait été de me défendre, de me débattre. Mais pris par surprise et en plus par derrière je n’avais rien pu faire. Ma respiration se coupa nette, avant de reprendre, lentement. Plus le temps de réfléchir, il fallait que j’agisse et vite. Je connaissais suffisamment les symptômes d’une strangulation. Tous, ou presque, se terminaient par une mort, rapide ou lente, selon la méthode choisie. Une voix féminine, anglaise, s’éleva dans les airs, emplissant la pièce, se mélangeant à mes râles et à mon souffle rauque. Ma respiration était de plus en plus lente. Je n’entendis pas distinctement ses paroles. Juste quelques brides par-ci, par-là.  Comme mon nom par exemple. Étant déjà limité dans mes mouvements, par mes précédentes blessures, la fatigue en plus de la ceinture, j’arrêtais de m’agiter, laissant retomber mes bras le long de mon corps, penchant la tête en avant. Je serais les dents, alors que j’accélérais le processus de strangulation. Mon cerveau commençait à manquer d’oxygène. J’avais une chance sur mille de m’en sortir. Il fallait juste espérer que la personne qui se trouvait là, qui que ce soit, tombe dans le piège. Je fermais les yeux, essayant de me concentrer sur l’instant présent, en faisant abstraction de la ceinture qui comprimait mon cou, comptant les secondes dans ma tête. Légèrement, je sentis la ceinture se desserrer. Bande d’amateur. Je souriais, si tant est que je le pouvais, avant de basculer brusquement en avant. J’entendis un cri derrière moi, au moment où la ceinture avait dû lui lacérer les mains, alors qu’elle n’avait plus aucune emprise sur celle-ci. D’un geste rapide, je m’emparais de mon couteau, le tenant ensuite le long de mon flanc. Je me relevais, le souffle court, me tenant le flanc avant de passer ma main sur ma gorge. Décidément, je n’allais pas sortir indemne de cette soirée. Je fis craquer mes muscles. Lentement, de sang-froid, je me retournais vers la personne. Complément aveuglé. Je me jetais sur elle, nos deux corps tombant lourdement sur le tapis, sous la violence du choc. D’une main, je retins les siennes, au-dessus de sa tête, alors que j’étais assis à califourchon sur elle. J’approchais la lame de mon couteau près de sa gorge, piquant au passage sa peau de la pointe, un petit filet de sang s’écoulant. Automatiquement, je m’étais aussi mis à l’anglais. « Qui vous en …. » Je m’interrompis nette, relâchant la pression sur le couteau, libérant ses mains. Sans toutefois changer de position. « STELLA ?!? » Je me relevai, m’éloignant le plus possible d’elle, tenant toujours fermement le couteau dans ma main. Je jetai un coup d’œil au bordel. Enfin, à la bouteille éclatée au sol. Quel gâchis. Gardant un œil sur Stella, je retournais près du mini-bar, en prenant une autre, que je vidais presque à moitié, d’un seul trait. Je m’approchais ensuite d’elle, menaçant quoiqu’un poil claudiquant. J’avais beau avoir mis un bandage, mon t-shirt blanc commençait à s’imprégner de sang. Fallait que je m’en fasse un nouveau, mais ce n’était pas la priorité. Je devais d’abord m’occuper de la menace, même si celle-ci n’était autre que Stella. Arrivé à sa hauteur, je m’arrêtais, levant ma main avec le couteau. Je en comptais rien lui faire, sauf si elle ne m’en donnait pas le choix. « Je vois que dès fois ça t’arrange, que je sois ton mari, hein ? », raillais-je. C’était la seule chose que j’avais compris distinctement. « Tu joues à quoi là ? Tu voulais me vendre, c’est ça ? Désolé, je n’ai pas tout compris, je n’étais pas vraiment en état », poursuivis-je, toujours sur le même ton de voix. Je repris une gorgée, avant d’en cracher le contenu au sol. La gorge commençait à me brûler, sentant toujours le contact de la ceinture sur ma peau, alors que toute menace, de ce côté-là, était écartée. Je m’approchais encore plus, testant ses limites. Après tout, elle ne plaisantait peut-être pas quand elle a dit qu’elle allait me tuer. Je posais la bouteille au sol, lâchant par la même occasion le couteau. Je levai les mains en l’air, écartant les bras. « Tu voulais me tuer non ? Vas-y alors, finis ce que tu as commencé », continuais-je, désignant la ceinture plus loin, au sol. Tout du long que je la défiais, je la fixais, intensément, un rictus moqueur au coin des lèvres.


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Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Sam 24 Mar - 18:32 )
Stella essaie tant bien que mal de maintenir la position, la ceinture passée au cou de l’inconnu qu’elle soupçonne fort probablement d’être Russe. Qui d’autre viendrait la chercher ainsi jusqu’à sa chambre d’hôtel sans avertir? Ditlev aurait sûrement eu au moins l’idée de l’avertir de son arrivée, pas simplement de venir s’installer confortablement dans le fauteuil. Décidément c’est une toute autre Stella depuis quelques semaines. D’abord avec le meurtre de son mari et maintenant en train de s’en prendre à un homme qui ne lui a encore rien fait, proférant des menaces? Mais c’est ainsi qu’ elle réagi quand on s’en prend à sa famille. Même si c’est indirectement. Jamais elle ne laisserais arriver quoi que ce soit à son bébé ou sa fille. Et s’il faut vendre Ditlev pour se faire, elle n’y voit aucun problème. Alors qu’elle serre à nouveau la ceinture autour de son cou, attendant toujours une réponse à sa demande, elle remarque sa tête se baisser, en fait se laisser tomber. Paniquée, elle relâche l’étreinte, certaine de l’avoir tué. Elle s’imagine déjà devoir dissimuler un corps, le sortir de l’hôtel et...et elle n’a pas le temps de penser à quoi que ce soit d’autre que l’homme se lève d’un bon, la forçant à lâcher la ceinture qu’elle tenait fermement entre ses mains. Elle lâche un cri alors qu’elle sent le cuir lui lacérer les paumes de main tellement le mouvement était brusque et fort. Décidément elle a sous-estimé la force de son ennemi et surtout elle a surestimé la sienne. La voilà donc sans arme, devant son assaillant qui doit être en furie avec ce qu’elle vient de lui faire subir. Elle se recule légèrement, regardant à gauche et à droite à la recherche d’un objet lourd ou contondant. Mais rien. La seconde d’après elle se retrouve par terre, ses mains bloquées au-dessus de sa tête. Stella s’agite et essaie de se défaire, mais rien ne fonctionne. Il est trop fort, son emprise est trop grande. Déjà il fait au moins une tête de plus qu’elle et il est capable de tenir ses deux poignets avec une seule main. Elle essaie surtout de boucher ses hanches question qu’il n’écrase pas trop son ventre, ne voulant pas mettre de pression et de poids inutile sur le bébé. Tout se passe si vite qu’elle ne prend même pas vraiment la peine de le regarder, de l’observer. Elle ne remarque qu’un tatouage sur son avant-bras. Qui sait, ça peut toujours être utile de s’en rappeler si elle veut le retracer. Mais le dessin lui dit quelque chose, malgré la noirceur. Puis elle entend son nom. Dans un cri. L’homme la lâche aussitôt, restant toujours au-dessus d’elle. Avec la lumière de l’extérieur et l’angle dans lequel il est, elle le reconnaît. Ditlev. Puis elle sent au même moment un liquide chaud couler le long de son cou. Elle passe rapidement sa main et remarque un peu de sang. Une lacération superficielle probablement. Elle se relève en position assise et se recule près du mur, cherchant à s’éloigner le plus de possible de la menace, de lui. Il a tout de même encore le couteau en main.  J’ai dit ce que j’ai dit pour nous sauver ok ?!? Jamais je ne t’aurais trahi bordel. Je cherchais à gagner du temps pour...Elle baisse le regard au sol, ne sachant pas vraiment quoi rajouter. Parce que la vérité c’est qu’effectivement elle ne l’aurait jamais dénoncé. Du moins pas totalement. Elle aurait sûrement donner quelques vraies informations question que ce soit convaincant. Et ça lui aurait donner du temps pour le contacter, pour qu’ils trouvent un moyen de s’enfuir. Mais dans l’immédiat, elle n’avait aucun plan. Mis à part faire peur à celui qu’elle croyait être russe. Elle le suit du regard alors qu’il retourne vers le minibar à la recherche d’une deuxième bouteille, la première étant éclatée au sol. Il est furieux, comme elle ne l’a jamais vu auparavant. Il est imposant et menaçant alors qu’il revient vers elle. Stella s’appuie au mur pour se relever tant bien que mal, ayant été affectée par la chute brutale au sol. Elle entend le couteau tomber au sol alors qu’il est tout souriant, mesquin. La situation est absurde. Deux personnes qui s’aiment et qui se déchirent autant. En arrivant même à la violence. Décidément le bébé ferait mieux de rester au chaud dans son ventre le plus longtemps possible, car la vie qui l’attend ne sera pas de tout repos. Et c’est un euphémisme.

D’un bon, elle attrape le couteau par terre avant de s’approcher de lui, le forçant à reculer. Elle pose la lame sur son torse, le piquant légèrement avec la pointe pour le faire continuer de reculer jusqu’au fauteuil. Assis-toi. Et bouge pas.Étant celle avec l’arme dans les mains, il collabore. Une fois assis, elle garde toujours le couteau pointée sur lui, essayant tant bien que mal de ne pas trop trembler, la nervosité l’écrasant et l’emportant. Qu’est-ce que tu fous ici? Comment tu m’as trouvé? Elle le voit se relever légèrement et elle n’hésite pas pour donner un coup sur son bras, lacérant son t-shirt et son bras du même coup. J’ai dit : Tu. Ne. Bouges. Pas. Tu sais ce dont je suis capable ‘Lev. Et enlève ce foutu sourire de ton visage, j’entends pas à rire. Elle relève son visage vers elle, utilisant la lame pour soulever son menton. Réponds-moi. Tu t’es occupé des Russes, c’est ça? Au même moment, elle entend cogner à la porte. Mademoiselle Orlandini? Ça va? On...on a eu des plaintes de la chambre voisine, comme quoi ils auraient entendu du bruit et des cris...Stella détourne son regard vers la porte puis revient vers Ditlev, lui intimant de se taire. Hum...Oui je me suis enfargée, mais ça va maintenant. Je suis désolée pour le bruit. Un moment de silence, alors que Stella tient toujours le couteau sur Ditev.  Écoutez...ça semblait assez réel et je n’ai pas le choix de vous demander d’ouvrir. Sinon je serai forcé d’appeler la police. Stella grimace, mimant un juron sans pour autant parler. Elle lui fais signe de se lever avec le couteau et de la suivre jusqu’à la porte. Il est à ses côtés alors qu’elle tient la lame dans le bas de son dos, le forçant à jouer le jeu alors qu’elle ouvre la porte, les deux tout souriant, Ditlev passant un bras autour d’elle. Vous voyez? Tout va bien. C’était un bête accident...vous savez le cerveau d’une femme enceinte...Elle rit légèrement tournant son regard vers Ditlev avant de poser sa tête sur son épaule. Heureusement que je l’ai... Elle serre tendrement l'avant-bras de Ditlev. Le garçon d’hôtel semble soulagé alors qu’il leur sourit aussi. Alors elle a dit oui? Ditlev maintient son sourire pour la forme bien qu’elle soit perplexe. Ditlev bafouille un truc avant qu’elle ne referme la porte, déstabilisée. Elle se fait prendre à son propre jeu et échappe le couteau par terre lorsqu’il effectue un mouvement rapidement. Stella s’adosse à la porte, levant les mains en l’air. Dire oui à quoi? Elle plonge son regard dans le sien, évaluant sa situation. Stella sait bien qu’il ne lui ferait jamais de mal, sauf peut-être pour se défendre. Mais après le numéro qu’elle vient de lui faire, elle n’a aucune idée à quoi s’attendre de sa part. Qu'est-ce que je suis devenue...t'as vu ce que tu me fais faire? Elle regarde les dégâts dans la chambre, le sang qui sèche près de son cou et sa clavicule. Et Ditlev...Ditlev qui est dans un piètre état. Et encore, elle est gentille.


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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Dim 25 Mar - 4:22 )
Posté devant elle, les bras écartés, je patientais, un rictus moqueur au coin de la lèvre. Défiant Stella du regard. Quoiqu’elle fasse, elle n’était pas de taille. J’étais certes diminué physiquement mais je savais que je pourrais quand même avoir le dessus, si ça en devait arriver là. Je m’étais trompé sur toute la ligne. Mon rictus moqueur disparut bien rapidement, faisant quelques pas en arrière, toujours les bras levés. Comme une tigresse, elle s’était jetée sur le couteau que j’avais lâché à mes pieds, avant de le pointer droit sur moi. La lame s’enfonçant de quelques centimètres dans mon torse tandis qu’elle me guidait, à l’aveuglette, vers le fauteuil. N’ayant pas vraiment le choix, je me laissais tomber, grimaçant, mon flanc se rappelant à mon bon souvenir, tandis que la tâche s’élargissait de plus en plus. « Oui madame », ne pus-je m’empêcher de répondre, affichant à nouveau un sourire moqueur. J’allais jouer le jeu, lui croire qu’elle avait le dessus. Je n’avais peut-être plus d’arme sur moi et c’était elle qui tenait le couteau, mais je ne me faisais aucun souci. Je plantais mon regard dans le sien. « Pose-moi ça, tu veux ? Tu risques de te blesser … » J’essayais de me lever, histoire d’atteindre le couteau qu’elle tenait – faux – sans succès, la lame lacérant mon bras. Grimaçant, je me rassis, posant ma main sur mon bras, alors que le sang commençait à perler. Par chance, la plaie n’était que superficielle. « Comment je t’ai retrouvé ? Demande à nos amis russes, ce sont eux qui me l’ont dit. Ha mais non, tu ne pourrais plus leur demander, ils ne vont pas te répondre » Je suivais chacun de ses faits et gestes, ne la lâchant pas une seule fois du regard, sur le qui-vive. Tout compte fait, avec les russes, c’était une partie de rigolade à côté. Ils étaient tellement prévisibles, tandis qu’avec Stella … Elle marchait à l’adrénaline. Rien n’était prévu d’avance. C’était dangereux. « Je sais de quoi t’es capable, oui. Avec un fusil » Je me penchais en avant, ma main se refermant sur sa main, l’approchant vers moi, faisant en sorte que la pointe du couteau se retrouve au niveau de mon cœur, la pointe à quelques millimètres du tissu de mon t-shirt. Je levai la tête, afin de la regarder, le sourire moqueur refaisant son retour. « Tu sais la sensation qu’on ressent avec un couteau ? D’abord, la lame va pénétrer dans la peau, puis se frayer un chemin pour finalement tout déchirer, lacérer sur son passage, et encore, je ne te parle pas du bruit … Je te la fais courte hein, on n’a pas le temps pour la version longue ». Mon rictus s’élargit encore plus, éloignant un peu le couteau de ma poitrine. « C’est vraiment ce que tu veux ? Planter le père de tes enfants, ton amant ? », je m’interrompis « Ha non, mea culpa, ancien amant, j’avais oublié ». J’étais sur le point de lui répondre, même si j’avais déjà tout dit tout à l’heure, quand on toqua à la porte. Sauvé par le gong. Le silence emplit la pièce. Aucun de nous deux n’osait pas bouger. On écoutait, tout simplement. Elle avait bien détourné l’attention un moment mais je ne tentais rien, voyant qu’elle était vite revenue vers moi. A son signal, je me levai. Pour le coup, j’avais plus d’expérience dans ce genre de situation. Je la suivis jusqu’à la porte, n’ayant pas vraiment le choix, à vrai dire, la lame de son couteau s’enfonçant dans le bas de mon dos. Juste avant qu’elle n’ouvrit la porte, je passais mon bras autour de sa taille, me tenant à elle au passage, tandis que j’entourais son épaule de mon autre bras. J’avais quand même eu la lucidité de fermer ma veste. Il ne manquerait plus qu’il appelle les secours en voyant le sang sur mon t-shirt. Je souris, le plus sincèrement possible, allant même jusqu’à déposer un baiser sur son front. Comme si tout était normal. Avant de sourire, levant les yeux au ciel à sa remarque, allant dans son sens, haussant les épaules, l’air de dire : qu’est-ce que vous voulez ? La question du garçon d’hôtel me prit de court. Mon sourire flancha, avant de me souvenir de l’excuse que j’avais utilisée pour qu’il utilise son pass. J’écartais légèrement Stella, qu’il puisse voir l’intérieur. Heureusement, la chambre n’était pas encore sans dessus dessous. « Selon vous ? Désolé, je m’excuse pour elle aussi. Nous n’avons pas vraiment réussi à nous contenir … » Je le saluais de la main, histoire de, avant que Stella ne referme la porte. Au revoir. J’expirais. Bon. Je profitais d’un petit moment de confusion de Stella pour contracter mes épaules, avant de bouger mes bras, question de me dégourdir les épaules. Elle sursauta, lâchant le couteau. D’un coup de pied, je le fais glisser plus loin, finissant sa course sous un canapé. Je balayais d’un revers de la main sa question. Ha quoi bon lui répondre ? Je m’adossais contre la porte, fermée, regardant Stella, mon rictus moqueur ayant disparu, la fixant toujours. « Ce que JE te fais faire ? » Je fis mine d’applaudir. « Mais bien sûr. C’est MOI qui t’as demandé de m’étrangler avec une ceinture. MOI qui t’aie ordonné de ramasser le couteau et de me menacer avec. Bah VOYONS ». Je m’approchais d’elle, me tenant le bras. « Mais je comprends, c’est beaucoup plus simple de blâmer les vivants que les morts hein ? Vas-y, continue, mets-moi tout sur le dos. Qu’est-ce que tu pourrais encore me reprocher ? », je fis mine de réfléchir « L’incendie de ta maison ? Ta pseudo fausse-couche ? » Je m’arrêtais à quelques pas d’elle, secouant la tête. « Non. Tout ça, n’est.pas.de.ma.faute », j’articulais bien chaque mot, doucement, froidement. « Celle de l’homme que t’as épousé, en revanche, oui. C’est lui qui t’as foutu dans la merde, avec sa cupidité. Et tu peux clairement t’estimer chanceuse qu’on a fait appel à moi, car jamais, JAMAIS, je n’aurais autorisé qu’on te fasse du mal. Tu m’entends ? » Je m’approchais dangereusement d’elle. Le regard noir. « Alors, ne dis plus jamais que c’est MA faute. Tout ça », dis-je, désignant la pièce de mon bras « c’est SA faute. Il n’a pensé qu’à lui. Jamais une seule fois à vous. Si les russes sont à tes trousses, la sienne également » j’haussais les épaules « Bon, là, okay, c’était peut-être de la mienne, vu que c’est à moi qu’ils en voulaient, après l’échec de ma mission maiiiis le reste, non » Je m’approchais encore, m’arrêtant à quelques centimètres, nos visages presque collés l’un contre l’autre « Mais t’inquiète, c’est fini maintenant. Ils ont compris ». Je reculais, blasé, ne lui tournant aucune fois le dos. En quelques pas, j’avais rejoint mon sac. Je m’accroupis, l’ouvrant, pour en sortir quelques affaires pour finalement ne garder qu’une trousse de premiers secours. Je la posais à mes côtés avant de me relever. « Tu peux venir ici, s’il-te-plaît ? Ou il faut que je vienne te chercher de force ? » Etonnamment, elle obéit. Je me relevai, désinfectant et pansement à la main. Je dégageais ses cheveux de son cou, avant d’appliquer délicatement le désinfectant sur sa plaie, avant d’y poser le pansement. Je fis de même avec mon avant-bras. Pour le flanc, c’était autre chose. Un simple pansement ne suffirait pas. J’allais rechercher la mignonette de vodka, que j’avais déposée un peu plus loin, avant de revenir à ma place, me laissant tomber sur le fauteuil. Je retirais mon blouson que je jetais plus loin avant d’enlever mon t-shirt. Je grimaçais encore une fois en voyant la blessure. J’ouvris la bouteille, je pris une gorgée pour me donner du courage avant de verser le contenu restant sur ma plaie. Mes ongles s’enfoncèrent dans l’appui du fauteuil. J’appliquais ensuite le désinfectant, même si, en quelque sorte, la vodka avait aussi cet effet, avant de prendre un bandage dans ma trousse et de l’entourer autour de ma taille. Je posais le tout sur la table basse, avant de m’approcher de Stella. Sans remettre mon t-shirt. De toute façon, vu dans quel état il était … Heureusement que j’en avais pris une de rechange, d’ailleurs. Malgré la douleur que je ressentais un peu partout, j’entourais mes bras autour de sa taille avant de la soulever, et de la poser sur le bureau. Je gardais mes mains là où elles étaient, l’attirant soudainement et brusquement à moi, mes lèvres se posant sauvagement sur les siennes.


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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Lun 26 Mar - 20:11 )
La porte se referme rapidement derrière eux, une fois que le garçon de l’hôtel est rassuré de les voir aussi souriant et amoureux. Quel magnifique bluff, ils font vraiment la paire. Stella est déjà déstabilisée par ce qu’elle vient d’entendre et le mouvement soudain de Ditlev la fait échapper le couteau par terre, perdant ainsi sa seule arme, la seule offense qu’elle avait contre lui. Parce que même blessé comme il est, il aura toujours le dessus sur elle. Elle s’adosse donc à la porte, figée. Heureusement, plutôt que de le ramasser, il pousse le couteau un peu plus loin, l’éloignant des deux, ce qui n’est finalement pas une mauvaise chose. Ils seront maintenant forcé de parler, d'égal à égal. Plus de menace, plus de violence. Juste leurs mots. Quoiqu’ils peuvent parfois être bien plus blessant et assassins que n’importe quel coup. Surtout avec ces deux-là. Stella pose donc son regard dans le sien, un regard doux, fatigué. À vrai dire, maintenant que la poussière est retombée, qu’un semblant de calme semble être retrouvé, elle réalise à quel point il lui a manqué ces derniers jours. Elle a envie de s’approcher, le prendre dans ses bras, le serrer contre elle. Mais rapidement le ton change et Ditlev s’énerve à nouveau, son regard devenant noir. Décidément, Stella a le don de trouver les mots pour le piquer. Et aussi rapidement qu’ils sont apparus, ses sentiments disparaissent. Bah c’était quoi l’idée de rentrer dans ma chambre sans avertir hein? Avec tout ce qui se passe dans nos vies, tu ne m’en voudras pas d’avoir pensé à une attaque russe. J’ai fait ce que je pensais le mieux pour ma survie, c’est tout. Elle essaie de placer un mot de plus, lui dire ce qu’elle pense, mais rien à faire. Il ne lui donne pas la chance ni le temps. Et il faut avouer qu’il n’a pas totalement tort, surtout concernant Zaccheo. C’est effectivement de sa faute en premier s’ils en sont rendus là. Tu sais très bien ce que je pourrais te reprocher en plus, mais bon. Faisons comme si rien n’était arrivé, c’est plus facile comme ça. Il s’approche un peu plus d’elle, toujours aussi menaçant. Stella détourne le regard vers la pièce quand il s’approche encore plus, son visage à quelques centimètres du sien. Elle croise les bras sous sa poitrine, serrant la mâchoire, tout en continuant de l’écouter, même si elle n’attend que le silence. Stella retourne son visage vers lui avant de presque lui cracher ce qu’elle pense au visage. Oui c’est bon j’ai compris Ditlev! Zaccheo c’est le méchant dans l’histoire et TOUT est de sa faute. Toi t’es un ange en fait. D’avoir tout quitté, de m’avoir abandonné, d’avoir choisi ce métier, d’avoir accepté ce contrat. C’est digne d’un saint hein? Alors à toi de m’écouter : tu ne me dis plus JAMAIS quoi ne pas dire ou dire c’est clair? Elle le pousse de ses deux mains question qu’il se recule et lui donne de la distance. Il semble comprendre le message et se recule, en lui faisant toujours face, avant de s’approcher de son sac, y cherchant quelques trucs.

Stella en profite pour se retourner, posant ses paumes sur la porte avant de prendre une grande respiration, ravalant ses larmes. Déjà qu’il y a les hormones qui la travaillent, l’intensité des derniers jours commence à prendre le dessus sur elle. Et elle sent qu’elle pourrait craquer d’une seconde à l’autre. Elle rouvre les yeux quand il l’interpelle, lui demandant de bien vouloir le rejoindre. Stella se retourne, essuyant d’une main une larme prise au coin de l’oeil. Toujours seulement vêtue que d’un long t-shirt, appartenant probablement à Ditlev d’ailleurs, et d’une culotte, elle le rejoint et reste debout, s’appuyant contre le bureau derrière elle. Avec une douceur et délicatesse, il dégage ses cheveux, les faisant tomber dans son dos avant de désinfecter rapidement sa légère plaie au cou. Il est si proche d’elle, elle peut sentir son parfum, l’odeur d’alcool sur ses lèvres. Et ses doigts sur sa peau qui appliquent avec attention le pansement. Merci. Elle reste appuyée sur le bureau alors qu’il enlève son t-shirt, s’occupant lui même de ses propres blessures. Celle qu’elle lui a infligée est plutôt mineure comparée à celle au flanc. Elle ne peut d’ailleurs pas s’empêcher de grimacer en la voyant. À vrai dire, ça lui serre tellement le coeur, lui donnant presque la nausée. Elle baisse le regard au sol le temps qu’il termine de poser un bandage de fortune, question d’au moins protéger la plaie. Puis, sans avertissement, elle est soulevée du sol, les mains de Ditlev autour de sa taille. Elle fronce les sourcils alors qu’elle pose son regard dans le sien, mais elle n’a le temps de rien dire, de rien faire, ses lèvres se posant brusquement sur les siennes, avec une certaine passion, une violence. Décidément, ils ne font rien dans la demi-mesure. S’abandonnant à lui, n’ayant aucun contrôle sur elle, elle retourne le baiser, posant une main sur sa joue, maintenant son visage près du sien. Quand il est question de Ditlev, Stella parvient rarement à se contrôler. Il ne faut penser qu’à l’hôtel lors de leurs retrouvailles. Puis, sorti de nul part, elle le repousse violemment, le forçant à faire quelques pas en arrière alors qu’elle se laisse tomber du bureau. Puis d’un coup, sa main se retrouve à nouveau sur sa joue, mais cette fois-ci avec un élan, Sa main claque sur sa peau, avec toute la force qu’elle a, toute la force qu’il lui reste. YOU FUCKING ASSHOLE! À nouveau, elle donne un coup sur son torse, le forçant à reculer un peu plus. Tu pensais quoi là? Que tu pouvais revenir comme ça, sauver la princesse et l’embrasser? Hein? Elle continue d’avancer, le forçant à reculer de plus en plus, se rapprochant du canapé.  Je n’ai pas été assez claire dans mes SMS ou quand j’ai laissé la bague derrière? Quand j’ai tout laissé derrière? Stella le pousse une dernière fois le forçant à se laisser tomber sur le divan, alors qu’elle vient s’installer sur lui, à califourchon.Pourquoi j'arrive jamais à te dire non...Tendrement, elle passe une main dans ses mèches blondes, caressant doucement ses cheveux. Je sais qui tu es. Je sais que tu seras toujours....tenté. Par tes démons. Elle ferme les yeux un instant avant de replonger son regard dans le sien, prenant une mèche de ses cheveux entre ses mains et le forçant à relever sa tête pour la regarder. Mais comprends-moi bien Sorensen. Tu ne fais que toucher ou embrasser une autre femme, tu perds tout. Sans avertissement cette fois. Et pour vrai. J’hésiterai pas une seconde la prochaine fois. Et je n’irai pas seulement qu’à deux heures de route de Naples. C’est clair? Elle pose son front contre le sien, déposant d’abord un chaste baiser sur sa joue, puis sur le coin de ses lèvres, avant de joindre ses lèvres aux siennes à nouveau.  Tu me ramènes à la maison maintenant? murmure-t-elle avant de passer ses bras autour de sa nuque.


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Ditlev Sørensen10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Lun 26 Mar - 23:13 )
Le calme était revenu dans la pièce, le temps que je désinfecte sa plaie et que je panse mes blessures du mieux que je le pouvais avec les moyens de bord. J’avais beau avoir des connaissances dans plusieurs domaine, la médecine n’en faisait pas partie. Elles justes rudimentaires. Les premiers sons. Basta. Et aller à l’hôpital dans l’état actuel des choses, il en était hors de question. Me relevant, je bandais mes muscles, avant de faire quelques moulinets avec les bras, histoire de me dégourdir les muscles. Toutefois, je savais que ce n’était qu’une accalmie avant que la tempête n’éclate à nouveau. Profitant de ce moment et sans vraiment réfléchir, je m’approchais d’elle, passant mes bras autour de sa taille, la soulevant et la déposant sur le bureau, mes lèvres se collant aux siennes, violemment. Comme un besoin vital, tandis que mes mains restaient sur sa taille. Stella ne fut pas longue à répondre à mon baiser, prenant mon visage entre ses mains. Oubliant tout ce qu’il venait de se passer. Sa fuite. Sa rupture. Sa tentative de meurtre. Tout. Jusqu’au moment où elle sembla se rendre de la situation dans laquelle elle se trouvait. Avec une force nouvelle, elle me repoussa. Je dus me retenir à une chaise, in extremis, pour ne pas basculer en arrière, ne m’y attendant pas. Je la regardais, les sourcils froncés, quand sa main s’éclata sur ma joue. Je dus détournés la tête, grimaçant. Putain. Instinctivement, je posais ma main sur ma joue, brûlante, reculant, alors qu’elle continuait à mes repousser, de plus en plus loin, crachant toute sa rage. Je n’ai même pas le temps de répondre, alors qu’elle continue à déverser son venin. Finalement, arrivé en bout de course, je n’ai pas d’autre choix que de me laisser tomber sur le fauteuil, soupirant, me tenant toujours la joue, devant m’asseoir de travers, histoire de ne pas trop forcer sur ma blessure. Je posais mon regard sur elle, celui-ci étant à nouveau devenu dur. Fermé. Froid. « Je peux en placer u… » ne ? Apparemment pas. Voilà qu’elle se mettait à califourchon sur moi, tandis qu’une de ses mains passe dans mes cheveux qui, honnêtement, ne doivent plus ressembler à rien. Je plongeais mon regard dans le sien, tandis que j’avais gardé mes deux mains l’accoudoir, m’efforçant de ne pas la toucher. Ne serait-ce que d’un pouce. « Parce que tu m’aimes ? », répondis-je à sa place, dans un murmure. C’était dit comme une question, tout en sachant que c’était une affirmation, malgré la situation. Nous n’avions jamais réellement cessé de nous aimer et, à bien y réfléchir, c’était ce qui nous été arrivé de pire. Amour et haine, jamais l’un sans l’autre. Distant, je continue à l’écouter parler, alors qu’elle relève mon visage, tandis que je plonge mes yeux dans les siens. Je pris une grande inspiration, fermant les yeux un instant, avant de les rouvrir. Mes doigts s’enfoncent dans les accoudoirs, mon corps se livrant une bataille intérieure tandis qu’elle pose son front contre le mien, ses lèvres partant à la recherche des miennes, se posant d’abord sur ma joue, endolorie, pour enfin se poser aux coins des mes lèvres, délicatement., pour rejoindre finalement leur destination. Et là, blackout. C’en est trop. Plus brutalement qu’elle tout à l’heure, je la repoussais, Stella se retrouvant au sol. Je me relevai, avant de faire les cents pas dans la pièce, m’allumant une cigarette, me postant à côté de la fenêtre, que j’avais préalablement ouverte. « Tu joues à quoi là ? » En une seconde, j’avais tourné. « Je pourrais te retourner ta question. Tu crois vraiment que tu pouvais presque m’assassiner, me gifler pour ensuite venir te blottir dans mes bras, toute amoureuse comme si de rien ? » Je secouais la tête. « Non, ça ne marche pas comme ça, Stella ». Je m’approchais d’elle, cigarettes aux coins des lèvres. « Non, je n’ai absolument pas oublié tout ce que tu as pu me dire par sms. Ni le fait que tu as laissé la bague derrière toi, avec un gentil petit mot tout doux », raillais-je. « J’ai compris le message. Je t’avais averti d’ailleurs. Je venais t’annoncer que le ménage était fait et chacun retournait à sa vie » Je retournais près de la fenêtre, croisant les bras, tirant sur ma cigarette. « C’est pour ça que je suis là. Si tu n’avais pas essayé de m’étrangler, tu le saurais. J’étais juste venu te l’annoncer ». Je gardais un instant le silence, profitant de cet instant pour fumer, terminant ma cigarette et jetant mon mégot par la fenêtre. « Je n’ai pas oublié non plus ce que je t’ai dit. Ni le deal » Je m’approchais d’elle, sur une impulsion, passant un de mes bras autour de sa taille, mon regard dans le sien. « C’est fini, Stella », poursuivis-je, le plus sérieusement du monde. « Regarde-nous, ça ne mène à rien, tout ça. C’est limite qu’on ne s’entre tue pas là.  Tu avais raison, t’as vie part complètement à vau-l’eau depuis que j’y fais à nouveau partie. Et ce n’est pas ça que je veux pour toi. Pour le bébé. C’est mieux pour nous deux qu’on en reste là » Sans lui laisser le temps de répondre, je posais mes deux mains sur son visage, l’embrassant brusquement, passionnément, comme une sorte d’adieu avant de la relâcher et de la regarder tristement. Je me dirigeais vers la deuxième pièce, celle où elle était cachée en début de soirée, prenant au passage mes affaires. Je me retournais vers elle. « Si tu veux rentrer, vas-y. Je ne te retiens pas. Moi je vais encore rester ici, je ne suis pas trop en état de conduire là, comme tu peux le constater ». Je claquais la porte derrière moi, donnant un coup de poing dans le mur, avant de me laisser tomber sur le lit une place. Normalement prévu pour des enfants. Je fermais les yeux, essayant de contenir mes larmes. Mon cœur en mille morceaux. Essayant de me répéter comme un mantra que j’avais pris la même décision. Qu’il en était mieux ainsi.


I can see it in your eyes, I can see it in your smile. You’re all I’ve ever wanted and my arms are open wide, because you know just what to say and you know just what do you and I want to tell you so much I love you.
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Stella Orlandini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Code Rouge ( le Mar 27 Mar - 0:07 )
C’est avec beaucoup de naïveté que Stella pensait avoir réglé les choses. Elle faisait exactement ce qu’elle venait de lui reprocher en prenant place sur lui, déposant des baisers sur sa joue et ses lèvres. Pensant que tout serait oublié, tout serait pardonné, d’un côté comme de l’autre. C’est avec une douceur qu’elle part à la recherche de ses lèvres, pour finalement y poser les siennes, alors qu’il reste tendu et distant sous elle. En fait, il n’a pas bougé d’un poil, prenant soin de ne pas la toucher, de ne pas répondre à ses avances, la laissant pourtant faire. Elle prolonge un peu plus le baiser avant de sentir les mains de Ditlev attraper ses bras pour la faire basculer, la projetant au sol, probablement involontairement. C’est sa hanche droite qui encaisse le choc alors qu’elle se relève péniblement, endolorie, mais surtout choquée par sa réaction. Et puis deux chutes en moins d’une heure, il n’a rien de pire pour un bébé qui essaie de s’accrocher, tant bien que mal. S’appuyant sur une chaise pas trop loin, elle parvient à se relever, le regardant faire les 100 pas dans la pièce, une cigarette aux lèvres, évidemment. Stella tente un mouvement vers lui, mais recule aussitôt. Il est instable, il est énervé et elle sait bien que dans les moments comme ça, vaut mieux lui laisser son espace. Qui sait ce qu’il pourrait faire et regretter aussitôt. Elle lève les mains en l’air, d’un air innocent. Je joue à rien! C’est toi qui m’a embrassé le premier. Je croyais que c’était ce que tu voulais. Et pour la centième fois : JE. NE. SAVAIS. PAS. QUE. C’ÉTAIT. TOI. Sinon je n’aurais jamais agi ainsi bordel! Elle sent les larmes monter lorsqu’elle réalise qu’il ne se calme pas, et qu’il ne se calmera probablement pas. Son coeur bat de plus en plus rapidement et elle sent sa mâchoire se serrer et ses lèvres trembler. Décidément, elle se pensait dans un conte de fées. En fait, elle voulait exactement ce qu’elle lui a reproché : qu’il revienne la chercher, la prenne dans ses bras et la ramène dans leur royaume pour avoir plusieurs enfants. Mais c’est pas la réalité, surtout par la leur. Mais Ditlev! C’était sous le coup de l’émotion, j’étais en colère et toi aussi. Tu...tu ne penses pas la moitié de ce que tu as écrit j’en suis sûre. Elle secoue la tête de gauche à droite, incapable de croire ce qui est en train de se produire sous ses yeux. Elle n’est pas bête, elle se doute bien de la suite des choses. De la fin. Elle se tourne légèrement alors qu’il termine sa cigarette, fermant la fenêtre derrière lui. Il s’approche d’elle, entourant sa taille pour la rapprocher alors qu’elle pose son regard dans le sien. _ital C’est fini Stella. C’est. Fini. Stella. C’est...Elle ferme les yeux, encaissant le choc. Le reste de ses mots elle les entend, mais elle ne capte rien. Comme si le sol venait de s’ouvrir sous ses pieds. Elle est en chute libre et rien pour la rattraper. Rien sauf ses lèvres qui se plaquent sur les siennes à nouveau. Avec une passion, un désir. Le dernier. Stella prend un moment pour réaliser ce qui se passe et elle se laisse complètement faire avant de lui retourner finalement, quelques secondes plus tard. Toujours dans les vapes, elle reste figée, sur place, toujours rien qu’en t-shirt, alors qu’il prend ses affaires pour aller dans la pièce d’à côté. Après quelques minutes immobile, elle se ressaisit, s’approchant de la porte séparant les deux pièces. Alors c’est tout? C’est comme ça que ça se termine? À la façon Ditlev encore une fois? Elle donne plusieurs coups sur la porte avec sa paume, comme si elle exigeait une réponse de sa part. C’est trop facile bordel! C’est trop facile de juste....fuir. C'est lâche. Je sais parce que je l’ai fait. Et je le regrette, amèrement. N’ayant que le silence comme réponse, elle s’effondre à genoux devant la porte, se laissant complètement aller. Laissant les larmes couler le long de ses joues, les sanglots se faire entendre. C’en est déchirant, comme un appel à l’aide.Tu peux pas....tu peux pas faire ça. T’as pas le droit! T’as pas le droit de revenir dans ma vie et me faire ça! J’ai tout perdu à cause de toi. Pour toi. DITLEV! Elle donne un dernier coup dans la porte avant de se relever, la tristesse faisant place au désespoir. Rapidement, elle range ses trucs dans son sac avant d’enfiler une paire de jeans et ses bottes. Stella attrape finalement un crayon sur le bureau ainsi qu’un papier sur le bloc-notes déjà posé. Elle y écrit quelques mots* avant de passer la feuille sous la porte, dans la pièce où Ditlev se trouve. Elle enfile son manteau avant de fermer la lumière, regardant une dernière fois la pièce, le bordel ambiant reflétant exactement ce qui se passe dans son coeur.

*Until the very end? Always. Ne l’oublie jamais. Ta Stella.


Born to die
I will love you 'til the end of time. I would wait a million years. ▬ And there's no remedy for memory, your face is like a melody. It won't leave my head. Your soul is haunting me and telling me that everything is fine.
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