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- [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Mer 27 Juin 2018 - 19:33 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Safiya a souvent pensé à ce moment intime. A ce moment d’abandon. A ce jour. A cette nuit. Ou les mains de Tobias se poseraient sur sa peau comme celles d’un amant. Et pas comme celles d’un ami. D’un confident. Ou d’un soutien. Combien de fois elle a eu le cœur serré en ressentant ce besoin viscéral d’être à lui ? Au-delà de ses blessures. Au-delà de l’interdit. Au delà de leur amitié. Combien de fois a-t-elle espéré lui donner son âme ? Son cœur ? Son corps ? Pour seller dans une ivresse charnelle les années de souffrance partagée. Affrontée. Mais à chaque fois elle résistait. Mais à chaque elle repoussait le moment. Se retenant au nom de tout un tas de choses idiotes. Folles. Insensées. Alors elle souffrait en silence se doutant que cette souffrance était autant pesante pour Tobias. Le vide c’est tout ce qu’elle avait en retour, comme si la vie l’a privé de ce cadeau pourtant légitime. De ce trop plein de bonheur auquel ils avaient droit. La vie. Enfin la bonne excuse. Parce qu’elle se mettait des barrières par peur de se perdre. De le perdre. Par peur de couler. Par peur de le faire couler. L’égyptienne a appris à vivre avec. Comme elle a appris à vivre avec ses cicatrices et ses démons. Gardant juste aux creux de ses entrailles le gout de ce baiser échangé après leur libération. Un baiser doux comme de la soie. Un baiser sucré comme du miel. Un baiser léger comme un vol de papillon. Un baiser au gout de renaissance. Même si une part d’elle est restée durant toutes ses années, là bas, enfermée dans cette prison d’Irak. Et c’est déchirée qu’elle a vécu. Survécue. Avançant avec toujours la sensation d’avoir une chaine aux chevilles. D’avoir le corps emprisonné. D’avoir le cœur en cage.

Ce refus d’accepter cette évidence valait-il de tels sacrifices ?
Valait-il ce sacrifice ?

Alors là sur sa terre natale et tout contre Tobias, Safiya se laisse emporter dans ce tourbillon de bonheur. Dans cette euphorie délicieuse. Elle se dit que se sera éternel même si le gout de l’éphémère caresse sa peau. Elle sent le vide se combler quand leurs lèvres s’abreuvent. Quand leurs peaux se frôlent. Son regard plein d’espoir et criant de liberté s’illumine quand il se reflète dans le regard clair de Tobias. La pénombre s’estompe enfin. Ses démons se calment. Et sa douleur sa fait plus douce. Alors la femme rebelle et sauvage se laisse dompter et devient douce et fragile. A Tobias elle donne tout sans restriction. Sans censure. Sans modération. Sans tabou. L’égyptienne n’a jamais mis de barrière entre Tobias et elle. La seule qu’elle avait dressé, comme lui l’avait dressé, c’était celle du pêcher de la chair. Mais ils succombent aveuglement. Passionnément. L’enfer ne leur fait plus peur. Ils l’ont déjà connu, et d’une certaine manière ils en ont encore prisonniers.

Parce qu’ils n’ont jamais oublié.
Parce qu’ils ne pourront jamais oublié.

Pourtant à cet instant quand leur corps s’épousent dans la même danse. Une danse sensuelle. Une danse passionnée. Une danse effrénée. Une danse érotique. Et d’un coup le monde s’ouvre à eux comme jamais. Ils s'aiment enfin. Toutes les craintes, toutes les souffrances s’effacent pour ne laisser la place qu’à l’amour.

Le vrai. Le pur.
Si souvent espéré.
A présent touché. Embrasé. Enlacé. Enveloppé.

Et dans ce don des corps, dans cet amour profond, donné sans restriction. Safiya renait. Elle sent ses chaines libérer ses chevilles. Elle sent son corps briser les barreaux pourtant solides. Elle sent son cœur s’échapper pour s’envoler. Libre. Cette fois elle l’est vraiment. Et c’est entre les bras de Tobias que pour la première fois, depuis des années, elle se sent entière. Libre d’aimer. Libre de l’aimer lui. Leurs regards apaisés mais enflammés se retrouvent. Leurs souffles sont encore envahis de l’ivresse de la joute. Leurs cœurs battent à l’unisson la plus belle des mélodies. Leurs corps sont fébriles, émoustillés par des frissons qui s’éternisent. Ils rayonnent de bonheur, et tous leurs êtres le crient. Et puis il y a ce mot qui s’écoule des lèvres de Tobias. Ce mot plein d’espérance. D’envie. De désir. D’espoir. Un "je t’aime" criant de vérité. Et qui prend une couleur des plus explosives surtout qu’il se meurt dans son rire. Un rire enfantin et plein de vie. « Je t’aime aussi. » Safiya passe sa main sur la joue de Tobias. « Non je ne suis pas parfaite, c’est toi qui me rend ainsi. » Elle répond à son baiser, le rendant même plus fiévreux. Elle l’écoute émue, une larme perle de ses yeux marque à quel point elle est bouleversée. Elle sourit. Elle glisse sa main dans la nuque de Tobias la perdant dans sa chevelure. « Sans toi il y a bien longtemps que ma vie n’aurait plus de raison d’être. » Son regard se fait plus doux, plus amoureux. « Je ne pourrais pas vivre sans toi .. sans toi ma vie n’a aucune saveur .. jamais je ne pourrais te quitter. » Sa voix se fait tremblante, Safiya essaie de ne pas penser à ce qui pourrait arriver. A cet après. Non pas maintenant . Elle veut prolonger l’instant.

Éternellement. Même si elle sait que ce n’est qu’une pure folie.

Safiya se saisit des lèvres de Tobias se perdant dans un baiser passionné. Elle lui a laissé mener la danse mais dans un mouvement de bassin elle inverse les rôles. Elle se retrouve à cheval sur son bassin, l’emprisonnant dans l’étau de ses cuisses. Venant chercher un nouveau baiser, de nouvelles caresses. « Et si je te dis que je n’ai pas envie d’être sage, d'être raisonnable. » Elle se fait taquine. La joute a été douce et enivrante, mais là elle a envie de la rendre plus envoutante, plus passionné et torride. Elle veut se gorger de ce met pas question de ne pas se laisser griser encore. Et encore. « On a pas mal d’année à rattraper.. de vide à combler .. tu ne crois pas ? » Ils sont en Égypte pour le boulot, et Safiya n’est pas du genre à s’échapper face à la tâche. Mais là elle veut profiter. S’enflammer. Bruler. Et emporter Tobias avec elle. « Tu sais je pourrais vivre juste en me nourrissant de dates fraiches et de toi. Tu crois qu’il existe un monde ou je pourrais avoir ce droit sans avoir peur des représailles. » Elle lui vole un nouveau baiser alors que ses mains s’attardent sur ses courbes.  

Ni le diable. Ni les Dieux.
Ne pourront lui voler ce qu’elle vient de dérober.
Personne ne pourra lui voler cet amour.
Et si un jour il devient interdit alors elle se battra pour lui.


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" Je vais t'aimer. Comme on ne t'a jamais aimée. Plus loin que tes rêves ont imaginé. Comme personne n'a osé t'aimer. Comme j'aurai tellement aimé être aimé. Je vais t'aimer. " M. Sardou
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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Jeu 28 Juin 2018 - 20:50 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Il serait mentir de dire que Tobias n’avait pas escompté que la situation allait dégénérer de la sorte en acceptant d’aller en Egypte avec Safiya. Il savait que perdu sous le soleil de la terre des Pharaons : quelque chose se débloquerait. En bien ou en mal. La situation aurait très bien pu s’envenimer mais étant donné qu’il n’était pas le genre à créer le conflit : cela aurait été surprenant. En Italie, il se sentait épier. Constamment. Parce qu’il connaissait beaucoup de mondes. Ici il n’y avait personne pour les juger ; pour les montrer du doigts mais surtout pour leur interdire de se voir. Ils avaient balayé tout sens commun pour juste se donner à l’un et à l’autre. Après n’avait reçu que de la souffrance et des cauchemars : il était temps qu’ils vivent dans un pseudo rêve. Ils en avaient besoin Toby avait compris depuis longtemps que Safiya était sur la même longueur d’onde. Après tout : ils revenaient de loin tous les deux ayant subi des sévices communs. Le genre de choses que personnes ne pouvaient comprendre : résultant d’un lien sacré et impossible à décrire. Tobias ne trouvait pas de mots pour expliquer ce qu’il y avait entre eux et pourtant il connaissait trois langues ! Aucune n’avait assez de vocabulaire pour mettre avec des mots ce lien si précieux entre eux. Il avait besoin d’elle, il aurait toujours besoin d’elle-même si cela voulait dire devoir payer le prix fort car elle n’était pas la seule dans son corps. Angèle aurait toujours cette position si particulière dans son cœur et jamais il ne sera en mesure de mettre une croix dessus. Tout comme il savait impossible d’oublier Safy et encore moins l’instant qu’ils commençaient seulement à partager. Rapidement la tornade de leurs sentiments les embrassa pour faire taire tous les doutes qui pouvaient encore résider dans leurs esprits. Là en cet instant, Tobias ne voulait faire qu’un avec l’Egyptienne même si cela était la dernière chose qu’il faisait sur terre. Que Dieu le frappe de sa foudre et de son courroux : Tobias continuerait de l’embrasser et de caresser son corps parfait à ses yeux. Ses cicatrices n’étaient que la preuve tangible qu’ils étaient des survivants. Des gens abandonnés par leur pays, porté pour mort et pourtant bien vivants. Il était temps qu’ils montrent à tous qu’ils avaient survécu et qu’ils n’étaient devenus que plus fort même si jamais ils ne guériraient de ces plaies à jamais gravées dans leur peau.



« Tu étais déjà un diamant à l’état brut Safy et tu le sais… » Il embrassa son poignet et rouvrit ses yeux pour capturer à nouveau ses lèvres. Remarquant qu’une larme glissa le long de sa joue, il l’essuya délicatement avec son pouce. Il ne faisait que parler avec son cœur en aucun cas il voulait la blesser. « J’ai tenu grâce à toi et encore aujourd’hui je me raccroche à toi pour continuer d’avancer. » Ils avaient besoin de l’un et de l’autre et Tobias savait que ce n’était facile pour personne de comprendre ce qui les liait.



« Alors ne le sois pas… » Souffla-t-il doucement d’une voix suave, remplie de désir. « Tu sais très bien que tu peux être ce que tu veux avec moi. » Il rouvrit ses yeux et l’admira. À son tour, il caressa sa joue et perdit sa main dans ses cheveux encore humides. « Un jour… Je suis certain qu’on l’aura ce monde. Si ce n’est pas dans cette vie : cela serait dans l’autre. Qui sait : nos Dieux se connaissent et nous laisserons nous côtoyer hm ? » Il voulait le croire.



« Ils vont définitivement nous attendre mais je m’en fiche royalement… » Il se redressa et la regarda pour l’embrasser plusieurs fois : « Ce n’est pas comme si on n’avait pas le temps de travailler hm ? »

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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 1 Juil 2018 - 12:15 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Safiya accueille Tobias au creux de ses reins comme un cadeau. Son corps oublie entre ses mains toute la souffrance emmagasinée depuis des années. Leurs lèvres se font passionnées, alors que leurs mains se font curieuses et attentionnées. Même si elles ont eu le loisir de caresser déjà la peau de l’autre. Là, la découverte est si intime que cela bouleverse l’égyptienne. Son bassin s’accorde à la danse que lui offre le bassin de Tobias. Il est si doux, si prévenant. Gravant dans la chair de la belle chaque seconde comme une éternité. Leurs corps uni ressemblent à un tableau délicat. Leurs souffles qui s’emmêlent. S’entremêlent. Racontant leurs histoires. Pas à pas. Leurs regards se font plus doux. Libres enfin de cette peur qui les enlace depuis des années. Leurs cœurs s’accordent dans une harmonie parfaite. Et leurs peaux frissonnent à chaque frôlement. Ils embarquent pour le même voyage, celui que les Dieux ne l’ont jamais accordé. Et tant pis si au final ils font naufrage, à présent, tous les deux ils sont plus forts que jamais. Mais la route est douce, propice à l’ivresse, et la mer est calme. Même si au fond de leurs entrailles c’est la tempête qui grogne et gronde. Elle grignote peu à peu le plaisir qui les ravage et les enlace. Comme si une vague géante les pousser encore plus l’un vers l’autre. L’un dans l’autre. Safiya est heureuse, comblée comme jamais elle ne l’a été. Elle a la sensation de sentir le vent sacré bercer son être. L’eau du Nil bercer son âme. La chaleur de Râ envelopper son cœur. Et ce bonheur est immense, sans réserve, sans frontière. Et c’est avec Tobias qu’elle le partage. Dans ce moment d’abandon ou tout enfin leur est offert. L’enfer s’efface. Ne pouvant pas lutter face à leur paradis. Ils s’aiment comme deux enfants innocents qui ont trop longtemps retenus cette évidence. Ils s’aiment donnant enfin un sens à ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre depuis tant d’année. Mais que jamais ils avaient eu le courage d’accepter. Pour un tas de raison qui sur le coup semblent désuètes. Ils ne réfléchissent pas aux conséquences. Et tant pis si plus tard ils doivent en payer le prix. Ce voyage qu’ils partagent, personne ne pourra leur retirer.

Il sera gravé dans leurs chairs, dans leurs cœurs, dans leurs âmes. Alors le reste à cet instant n’a pas d’importance.

Et leurs rires résonnent alors que leurs regards s’éclairent. Pur moment de bonheur. Ivresse de la vie. Caresse de miel. Ceux qui les envient peuvent être maudits. « Mais c’est toi qui au fil des années m’a taillé. C’est pour ça que je suis parfaite .. c’est grâce à toi .. Toby. » Une larme de joie coule sur sa joue, elle s’est échappée de ses yeux. Il l’essuie avec douceur. « Se sont des larmes de bonheur .. juste des larmes de bonheur. » Elle le rassure avant de retrouver ses lèvres, délice sucré, donc elle n’a plus envie de se passer. « Je sais. Je me raccroche aussi à toi. Tu es ma bouée de sauvetage. Mon phare dans mes nuits noires et tourmentées. Et qu’importe ce que demain nous réserve, tu seras toujours mon point de repère. Mon port d'attache.. » Même s’ils devaient vivre loin l’un de l’autre, Tobias resterait le rocher qui retient Safiya à la vie. Même si vivre loin de son ami lui a toujours semblé impossible. Et encore plus aujourd’hui. La joute a rendu l’égyptienne gourmande. Elle a envie de savouré son amant de façon plus passionnée. Peut être que ce n’est pas sage. Peut être que ce n’est pas raisonnable. Mais après tout qui pourra les en priver. Elle veut juste profiter et se gorger de ce moment. S’emplir d’autres délices intenses et peut être plus insolents. Alors elle fait basculer leurs corps prenant les rênes de la suite de la joute. Laissant toujours leurs corps dans un contact intime et enivrant. « Je ne veux pas grand-chose. Je te veux juste toi. » Elle dit cela comme un aveu trop longtemps gardé secret. A cet instant elle pourrait tout lui dire. Tout lui avouer. Que sa vie c’est à la sienne qu’elle veut la lier. A jamais. Que ce soit en enfer. Au paradis. Ou même juste sur cette terre qui a vu leur sang couler. Et leur cœur se briser. Quand Tobias réouvre les yeux elle a la sensation qu’ils sont encore plus clairs. Comme si un voile trop lourd c’était enfin déchiré. Elle laisse ses doigts frôler son visage, alors que les mains de son amant se perdent sans ses longs cheveux. Elle aimerait un monde à eux. Un monde ou personne ne les empêcherait de vivre ce qu’ils vivent enfin aujourd’hui. Un rêve utopique surement. Mais un rêve qui emplirait son cœur du plus grand des bonheurs. « Nos Dieux ont intérêt à nous laisser vivre en paix. Sinon je te jure que je les combattrais. Comme je serais prête à combattre quiconque ici bas oserait nous lyncher pour ce que l’on a fait. » Elle parle sans rage, mais au fond d’elle la sauvage est bien là. Prête à rugir si on la prive de cet amour. De ce bonheur interdit.

A croire qu’ils sont comme Roméo et Juliette. Ou Tristan et Iseult. Ou Guenièvre et Lancelot. La seule différence c’est qu’ils sont faits de sang et de chair. Et que la souffrance devient lourde à porter. Alors qu’ils n’ont rien demandé. C’est juste la vie qui les a abandonné.

Et leurs corps reprennent leur danse, enivrée de désir comme si c’était un élixir. Un Graal. Leur Graal. Leurs mains se caressent. S’apaisent. Tout en mettant d’avantage le feu à leurs êtres. Ils dansent avec ivresse. S’abreuvant de ce bonheur aux multiples couleurs. Leur ciel n’a jamais été aussi bleu qu’aujourd’hui. Ils s’abandonnent. Se donnent. S’offrent. Dans des baisers fiévreux et des effleurements de moins en moins sages. La jouissance les unit dans un même souffle, dans un même soupir, dans un même battement de cœur, dans le même amour puissant et pur. Ils restent collés l’un à l’autre comme pour grappiller encore quelques instants de délice dans cette étreinte exquise. Et ce bonheur se lit sur leurs visages où se dessine un sourire immense. Les lèvres de l’égyptienne se posent avec douceur dans le cou de son doux amant. Elle sourit à ses mots, il est vrai que là ils vont vraiment être en retard. « Je m’en fiche aussi. » Jouer à la vilaine fille, elle aime ça la belle. Elle le laisse emprisonner ses lèvres avec passion. « On va se faire punir tu crois ? » Elle se met à rire aux éclats. Elle n’a pas peur d’être puni, car elle vient de vivre le moment le plus important de sa vie. Un moment seller à tout jamais dans tout son être. Un moment emprisonner dans son cœur et au creux de ses entrailles. Elle se laisse tomber sur le côté, mais se blottit rapidement contre le corps de Tobias. Elle n’a pas envie de sortir de ce lit. De ce berceau qui a vu naitre leurs ébats. « C’est bien la première fois que j’ai envie de rester au lit alors que dehors ma terre m’appelle. » Foulé à nouveau le sol Égyptien, la titille. Elle plonge son regard dans celui de Tobias. « J’adorerais être enfermé à vie dans cette chambre avec toi. Tu crois que si je jette la clé, il va y avoir un problème. » Encore une fois son rire retentit et elle vient lui voler un baiser.

Safiya n’a jamais été aussi heureuse. Aussi libre. Aussi amoureuse et cela ne lui fait pas peur. En tout cas pour le moment.



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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 1 Juil 2018 - 22:54 )


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« Personne ne te punira… Sauf-moi si tu décides de partir maintenant pour être la première arrivée dans la voiture qui doit nous attendre en bas. » Il déposa un baiser sur son front. Il la garda contre lui et ramena le fin drap de coton sur leurs corps nus et abîmés par les épreuves de la vie. Gardant son visage contre ses cheveux, il sourit : « On va devoir bouger pourtant, mais on revient ce soir. » Ils étaient là pour quelques jours après tout. Il s’écarta pour la regarder : caressant sa joue avec sa main. « Hm… Je ne pense pas que cela soit autorisé, j’en ai bien peur. » Il lui vola un baiser et glissa ses lèvres dans son cou en la serrant un peu plus contre elle. Il prit une longue inspiration. « Je vais rapidement me doucher et on y va ? » Il déposa un dernier baiser avant de se lever. Il ouvrit la porte : « Libre à toi de me rejoindre… » Un rapide clin d’œil et le voilà déjà sous l’eau tiède.
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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Mar 3 Juil 2018 - 17:53 )


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Safiya d’un coup croit au paradis. Elle le touche. Et il l’enlace en retour. Entre les bras de Tobias elle le trouve plus brulant qu’elle l’avait imaginé. Sa peau nue frôle celle de son amant. Et c’est si doux. Si exaltant. Son corps frissonne happé par les caresses et les baisers ensorcelants que distillent habillement Tobias. Ses pensées s’évadent arracher au monde cruel pour partir dans un autre. Ou il existe juste l’envie d’aimer et le plaisir de se donner. De s’abandonner. Dans ses entrailles crépitent un feu de joie que leur danse lascive et sensuelle rend plus vorace. Plus intense. Elle voudrait que cet instant ne finisse pas. Qu’il dure l’éternité. Est-ce trop demander ? Tout parait si facile à cet instant. Une évidence qui fait couler dans les veines de l’égyptienne une joie immense. Elle se sent libre comme jamais. Elle a la sensation que toute la douleur emmagasinée depuis toutes ses années, s’effrite. Elle se sent apaisée. Et c’est délicieux. Leurs corps soudaient comme s’ils ne faisaient qu’un. Uni dans la même chaleur. Dans la même envie. Plus rien ne peut les arrêter. Même pas Les foudres des Dieux. Et l’amour vient crier, même hurler, au travers de leurs êtres les emportant dans un voyage que seul les amants connaissent. Même si le leur est bien différent, plus solide, plus intense, en symbiose totale. Et cette harmonie parfaite rend leur joute exquise. Plus enflammée. A la fois douce et passionnée. Safiya a la sensation de découvrir l’amour pour la première fois parce qu’il n’y a pas que son corps qui aime Tobias à cet instant, il y a aussi son cœur et son âme.

Et cette alchimie donne à la joute une puissante infinie. Même un peu de magie.

Leurs rires éclatent comme la plus belle des mélodies. Leurs mots se teintent de tendresse. Leurs regards aussi. Ils se sentent innocent. Ils se sentent comme des enfants. A qui on donnait enfin le droit de profiter de la vie sans la moindre barrière. « On a tous une part d’imperfection mais c’est ce qui nous rend unique au fond. J’aime cette idée .. » Elle sourit alors que des larmes se logent dans son regard. « Être le meilleur de toi. Je ne pouvais rêver mieux. » Et vu ce qu’ils sont l’un pour l’autre Safiya se dit que c’est tout à fait possible. Eve a bien été faite avec une côte d’Adam. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour Safiya et Tobias ? Cela rend sur l’instant leur histoire plus belle. Chacun est le phare de l’autre, jamais ils ne se perdront. Ou s’ils se perdent ils seront toujours se retrouver. Comme là dans l’immensité de l’Égypte ils se retrouvent dans la même chambre.

Le destin ? Ou bien l’ont-ils un peu poussé en venant ici ?

Et la belle change la donne. Prenant le contrôle. Jouant de son corps, de ses atouts. Un autre pourrait la trouver horrible avec ses marques sur sa peau. Mais au travers des yeux de Tobias si comme si d’un coup toutes disparaissaient. Finit les cicatrices. Il ne reste plus que sa peau dorée frissonnante sous les caresses et les baisers de l’homme que Safiya aime. Qu’elle a toujours aimé. Elle resserre l’étreinte de ses cuisses. Laisse ses mains courir sur le torse pâle de Tobias. Alors que lui perd les siennes sur ses seins. Ils s’attardent l’un comme l’autre. Prolongeant le désir. Retardant l’instant ou le feu coulera avec rage aux creux de leurs entrailles. Leurs corps se pressent. Leurs cœurs s’emballent. Leurs mots se font complices, elle lui avoue ne vouloir que lui. Cet aveu ne lui fait pas peur. Plus maintenant. Et si la suite lui fait peur à cet instant elle l’oublie lorsque Tobias lui dit qu’il sera toujours là. « Toujours. » Glisse t-elle en écho au creux de son oreille. L’égyptienne est consciente qu’ils risquent fort d’avoir à mener un combat pour être ensemble. Ici bas et même peut être dans l’autre monde. Mais son ami, son amant, sera là à ses côtés et elle ne doute pas de cela. « Je sais. » Même si cette bataille risque d’être compliquée.  Elle est prête à tout la belle rebelle. A tout juste pour lui. Mais pour le moment elle se laisse envelopper par le délice qui tapisse sa peau de mille douceurs. L’égyptienne n’a même pas envie de bouger du lit. Elle a juste envie d’abuser de la compagnie de Tobias.

Elle a juste envie de s’attarder au creux de ses bras. De rester à lui. Et d’oublier tout le reste.

Ils se taquinent, après tout ils sont là à la base pour le boulot. Ils parlent de punition sur un ton léger. Imaginant ce que l’on pourrait leur faire. « Ah bon tu me punirais !! Toi !! Non impossible. » Safiya le reteint un peu plus. S’empare de ses lèvres. « Et tu me punirais comment ? Parce qu’on ne sait jamais cela pourrait être agréable. » Elle rit grisée par cet instant, le corps encore emplit du bonheur de leur corps à corps. Tobias recouvre leur peau du drap, la fraicheur du tissu surprend l’égyptienne. Encore quelques secondes semblent dire sa peau quand il la frôle de sa main. « Ce soir. Je vais trouver le reste de la journée interminable. » Elle propose de résoudre le problème en jetant la clé de sa chambre. « Je peux toujours essayer et on verra bien. » Elle fait une moue un peu boudeuse. C’est au tour de Tobias de lui voler un baiser. Baiser qui se termine dans son cou. Lui non plus n’a pas l’air d’avoir envie de quitter ce lit. Cet écrin de tendresse. Mais il le fait. A regret vu comme il la regarde. Elle fait oui de la tête et elle le regarde partir vers la salle de bain. Le dévorant du regard. Laissant ses yeux glisser sur ses courbes nues. Elle soupire. L’égyptienne lui jette son oreille quand il la taquine en lui proposant de la rejoindre sous la douche. « Je croyais que tu voulais que l’on se bouge. Tu crois qu’en m’invitant sous la douche cela ne va pas encore retarder le moment du départ. » Elle se lève alors que l’eau coule déjà. Safiya entre dans la salle de bain. Elle le regarde encore. Alors que l’eau ruisselle sur sa peau. «  Tu es vraiment irrésistible nu. Une vraie gourmandise dans laquelle j’ai envie de croquer .. encore .. et encore. » Elle s’amuse à le caresser avant de le rejoindre et de se coller dans son dos. Elle entoure la taille de Tobias de ses bras. Ses mains viennent titiller sa virilité. Ses lèvres se perdent dans sa nuque offerte. « Je n’ai jamais été aussi heureuse. » Puis Safiya lui fait face. Son regard teinté de douceur plonge dans celui de son amant. Elle l’enlace. L’embrasse. Le caresse. Puis elle attrape le gel douche et se met à le savonner. En rigolant elle déclare. « Profites en je ne fais pas ça à tout le monde. » Elle lui laisse faire de même. Ils s’attardent un peu, trop heureux de vivre vraiment.

De vivre à fond, le cœur libre de toutes chaines. L'esprit libre de toute douleur. Enfin ils savourent le gout de la liberté. Leur liberté.




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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Mer 4 Juil 2018 - 22:00 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Cet instant semblait irréel, hors du temps : une pause dans les tourments de leur vie. Il n’y avait plus de douleurs ; plus de souffrances : juste du plaisir et du bonheur à l’état pur. Il s’enivrait de la douceur de sa peau, de son odeur, du son qui sortait de sa bouche à chaque coup de bassins. Tobias voulait tout retenir, tout graver dans sa mémoire. Il pouvait sentir son amour, cette affection tendre et partagée depuis si longtemps. Maintenant au grand jour, tout semble plus beau. Il ne pensait pas pouvoir ressentir cela pour une autre femme qu’Angèle et pourtant ce qu’il y avait au creux de ses reins ce n’était pas juste du désir : c’était de l’amour. Purement et simplement. Il ne pouvait pas en être autrement après tout : après tout ce qu’ils avaient vécus la connexion qu’ils possédaient était unique pour ne pas dire magique. Leurs corps s’aiment autour que leurs âmes et chaque baiser n’est qu’un moyen de prouver la ferveur de l’autre. Dans une compétition où il n’y avait pas de perdants : Tobias comptait tout de même être le premier. Il voulait que Safiya soit heureuse, il mettait son plaisir avant le sien : il l’avait toujours mise avant ses propres besoins. Par galanterie, parce qu’il était un gentleman ? Pas vraiment non. C’était avant tout par amour et parce qu’il serait prêt à tout pour la belle Egyptienne. Tout plutôt que de l’entendre gémir de douleur ou pleurer. Il ne supportait plus ses larmes. Il ne voulait plus qu’elle souffre, même si cela voulait dire pendre les maux à sa place. Tobias agirait comme un véritable bouclier humain s’il le devait ; si cela voulait dire qu’il pouvait la protéger.
Dans l’intimité de cette chambre, il n’y a plus rien qui compte. Tant pis s’ils sont en retard au musée ; tant pis si on les attend : ils avaient autres chose à faire. Aucun doute qu’avec leurs deux esprits brillants ils trouveraient une excuse. Mais en attendant ce n’était pas des inquiétudes qui les empêchaient de continuer. La pause qu’ils prennent pour s’échanger des mots doux n’est qu’un nouveau témoin, une nouvelle preuve qu’entre ses deux-là il y avait toujours eut plus qu’une belle et tendre amitié. Il y avait une passion dévorante qui sommeillait entre eux et aujourd’hui libérée : ils venaient de se condamner. C’était une chose de nier des sentiments qu’on n’assumait pas ; mais après avoir goûté au péché suprême : seraient-ils en mesure de les ranger dans une petite boîte et les oublier ? Tobias n’en était pas certain et même s’il ne voulait pas y penser : il y avait son côté rationnel qui commençait déjà à taper du pied face à tant de faiblesses de sa part. Trêve de bavardages, quand Safy prit le dessus il la laissa volontiers faire : aimant ce nouvel angle de sa belle. Cela permettait à Toby de lui procurer de nouvelles sensations, de pouvoir encore plus l’admiré : remarquant des détails que jamais il n’avait vu avant ; découvrant des grains de beauté et autres imperfections de sa peau. Ses mains ne cessèrent de caresser la peau dorée de sa chère et tendre amie : avide d’elle ; insatiable de ses formes. Venant à l’unisson : Tobias se retrouva bien en peine pour retrouver sa respiration. Embrassant son cou avec une tendresse infinie, il soupira de plaisir et se colla un peu plus pour rester en elle le plus longtemps possible. Il ne voulait pas perdre une seule miette de cette douce chaleur.

La gardant tout près de lui, il l’admira à nouveau et remit ses cheveux en place en affirmant qu’il la punirait lui-même si elle quittait la chambre maintenant. « Tu sais bien que j’en suis capable… » Il embrassa son front : « Surtout que maintenant j’ai de nouvelles opportunités… » Ils avaient consommé leur amitié, il l’avait aperçu sous un nouveau jour. Il répondit au baiser avec passion. Restant près de son visage, il arqua un sourcil : « Ma foi… Je ne te le dirais pas. Je te garderais la surprise. » Cela serait mieux ainsi non ? Ce n’est pas comme s’il lui laissait le choix de toute façon. Utilisant le drap en coton pour les couvrir, il garda cependant ses mains sous ce dernier pour rester au contact de sa peau. « Mais non, ça va passer vite parce qu’on va faire quelque chose qu’on aime. » Il en était convaincu. « Même si ça serait agréable et que je suis certain que tu serais capable de réussir : je suis certain que tu as des choses à voir et faire ici. On peut même aller à Louxor si tu veux rapidement ? Voir ta famille, même si je ne sais pas ce qu’ils diraient de te savoir toujours à mes côtés. » Tobias les avait déjà rencontrés et avec leur accent il avait eu bien du mal à les comprendre.

Attrapant rapidement ses lèvres avant d’embrasser son cou délicieux, il se leva pour s’étirer. Si déjà il ne se sentait pas pudique devant Safy, ce qu’ils venaient de vivre avait eu le don d’enlever toute gêne.

« Tout est proposé, rien n’est imposé. » Un sourire malicieux au coin de ses lèvres apparaissait : « J’ai dit que tu ne voulais pas partir maintenant, là tout de suite dans la seconde mais on ne peut décemment pas y aller sans s’être rafraîchi non ? »

Puis il rentra dans la salle de bain pour allumer l’eau, d’abord tiède avant de la mettre un peu plus froide. Tobias avait besoin de se remettre les idées en place mais les images imprimées dans sa rétine de cet instant magique tournaient en boucle bien malgré lui. « C’est moche de mentir et de me flatter de la sorte, Habeebati. » Il décida d’utiliser la traduction de darling. Il pouvait se le permettre maintenant non ? Ces derniers futs ravivés quand il sentit les mains de Safiya glisser dans le bas de son ventre pour terminer leur course sur la zone sensible par excellence. Révulsant sa tête, il avait envie de se tourner pour la prendre dans ses bras mais résista. Le baise dans sa nuque le fit soupirer de plaisir.

« Je l’ai rarement été comme ça aussi depuis notre retour. »


Maintenant devant lui, il laissa glisser sa main sur son visage : l’approchant du sien pour pouvoir délicatement l’embrasser. Son autre main trouva la cambrure de ses mains assez confortable pour s’y loger : se collant un peu plus à elle. Tobias la laisser s’éloigner et prendre le gel douche pour commencer à le laver.

« Décidément, je me sens de plus en plus privilégié. » Il l’embrassa encore et encore avant de la laver à son tour : prenant soin de caresser ses formes et d’à son tour jouer un peu avec elle avec une indécence qui ne lui ressemblait pas. Safiya avait une mauvaise influence sur lui mais il lui excusait bien naturellement. Il se rinça et s’assura que la belle soit elle aussi correctement lavé avant de sortir et d’attraper une serviette. Il l’enroula d’abord dedans avant de s’y glisser. « Economie de linge et d’énergie. » Affirma-t-il en rigolant et en la serrant contre lui. Ses lèvres dans sa nuque, il la lui embrassa. « J’aime de plus en plus ton pays… On devrait venir plus souvent. »

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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Ven 6 Juil 2018 - 19:09 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


L’acte charnel les a enveloppé de son chaud manteau. Enchainant d’avantage leur chair abimée et meurtrie. Tout en les libérant des affres horribles de leur passé. Ils se sont offerts dans le respect et la passion. Leur corps avides de plaisir. Leurs cœurs avides d’ivresse. Leurs âmes avides d’amour. S’unissant dans le même désir. Durant cet acte baigné d’un amour indélébile, ils ont tout oublié. Ils se sont oubliés pour mieux se retrouver. Dans cette chambre. Dans cet écrin. Ils sont devenus amants. Des amants à la fois fébriles et exaltés. Et le bonheur à présent se lit dans leurs yeux encore embrumés de la douceur de l’abandon. L’amour résonne dans leurs mots. Et il caresse leur peau de frissons délicieux. Safiya se sent si bien collé contre Tobias. Comme si le temps avait suspendu sa course. Comme si leur monde se limitait à cette chambre. Et cela lui convient à l’égyptienne. Elle qui ne pensait jamais trouver vraiment le repos. Elle qui ne pensait jamais trouver l’amour. Voilà qui se tient juste à ses côtés. Fidèle depuis des années sans qu’elle ne veuille l’admettre. Par pudeur ou par peur. Mais là tout se gomme, comme des traits fait au simple crayon. Tout se gomme et à la place s’écrit une histoire bien plus forte. Une histoire qui a vu l’horreur avant de connaitre le vrai bonheur. Comment en vouloir à Safiya d’avoir croquer dans cette pomme que Satan lui tendait et qui la tentait depuis des années. Eve ne l’a-t-elle pas fait avant elle ? Comment en vouloir à Tobias de n’avoir été qu’un homme. Et de céder aux délices en plongeant sans retenu dans cet abime si doux et si chaud. Ils ont été si souvent les victimes de leurs Dieux. Aujourd’hui ils les bravent et se moquent même d’être punis. Ils s’accordent un moment de bonheur. Sans réfléchir aux conséquences.

Ils veulent juste être heureux. Est-ce trop demander ? Est-ce trop exiger ?

Et les voilà heureux comme deux enfants innocents. Comme deux âmes pures. Leurs rires ne respirent que le bonheur. Un bonheur sans faille qui n’a fait que grandir dans l’ombre de leur douleur. Ils se taquinent, sans se soucier des hommes. Ils sont pour une fois égoïstes mais où est le mal quand on a tout donné pour survivre. Ils en oublieraient même leurs engagements et le pourquoi ils sont là. « Ah je vois. Monsieur compte abuser de son nouveau privilège. » Safiya sourit. Un sourire qui illumine son visage. Son regard pétille de mille éclats de joie. Elle rayonne sous le regard amoureux de Tobias qui la couve comme un bien précieux. Mais c’est aussi ce qu’ils sont l’un pour l’autre. Un trésor qu’ils n’avaient que découvert qu’en parti et qu’ils viennent à présent de rendre plus unique. « J’espère qu’elle sera délicieuse cette surprise alors. » Elle fait un peu la moue alors qu’il recouvre leurs corps d’un drap. Leurs mains continuent leurs caresses, apaisant peu à peu l’ivresse. Mais qui laisse un gout savoureux à cette étreinte qui s’étire pour leur plus grand plaisir. Quelques minutes de plus grappillé avant qu’ils ne doivent vraiment y aller. « C’est vrai que l’on a cette chance de faire ce que l’on aime. Des choses à voir peut être !! » Safiya se fait songeuse. « A faire surement. » Et vu la manière donc elle regarde Tobias il doit bien se douter de ce qu’elle a derrière la tête. Puis il parle de sa famille. Elle sourit alors que leurs lèvres se frôlent. « Ils le savent. Je ne leur ai pas dis que je venais car je ne savais pas comment aller ce passer ce séjour. Et puis je me suis dis que cela pourrait leur faire une surprise ..si on avait du temps. » Elle baisse les yeux et parle plus doucement comme si elle voulait garder ses mots pour elle. Mais en souhaitant que Tobias les entendent. « Ils seraient heureux de nous voir ensemble. Ma mère m’a souvent dit que l’on était fait l’un pour l’autre. » Elle a souvent taquiné Safiya à ce sujet, elle qui n’a jamais voulu y croire disant toujours que Tobias était un ami. Et qu’il le serait toujours.

Et à présent ils étaient quoi ? Des amis ? Des amants ?

Mais il est temps de sortir du lit. Temps de quitter cet écrin pour aller prendre une douche et puis ensuite se préparer. Et les rires viennent envahir la pièce sous leur jeu d’enfant. « C’est ça. Fais-moi croire que tu n’as pas une idée derrière la tête avec cette proposition. » Safiya jette un oreille, alors que Tobias s’éclipse après l’avoir taquiné de plus belle. « Cherches des excuses. Moi cela ne me dérange pas d’avoir l’odeur de ta peau sur la mienne. » Mais il est vrai qu’une bonne douche lui fera le plus grand bien. Même si garder l’odeur de Tobias sur elle est des plus tentantes. Du coup Safiya le rejoint rapidement, l’eau coule déjà sur la peau de son amant. Elle profite du spectacle plutôt envoutant. Elle sourit face au mot qu’il emploie. Elle le laisse résonner dans sa tête. Darling comme elle aime lui entendre dire. Surtout dans sa langue natale. « Et je ne mens pas et je ne te flatte pas. » Elle lui tire la langue avant de le rejoindre sous la douche, jouant avec ses mains  sur les courbes de Tobias. Et pas que sur ces courbes. Elle se colle contre lui. « Redis le moi mon amour. » Elle use de son français. Même si son accent est loin d’être bon pour glisser un mot aussi doux que celui prononcé par son amant. Puis ses lèvres marquent la peau de sa nuque. Elle voudrait que la chair de Tobias n’oublie jamais le gout de ses lèvres. Ils se retrouvent face à face s’avouant qu’ils sont heureux. Un bonheur rarement éprouvé depuis leur retour d’Irak. Cela fait battre le cœur de l’égyptienne bien plus fort. Car elle sait qu’il y a Angèle entre eux. Qu’elle a toujours été là et qu’elle l’est encore. En plus elle porte le fruit de leur amour. Alors l’entendre dire ces mots l’inonde de joie.

Le retour à la réalité risque d’être douloureux. Mais elle préfère ne pas y penser ou du moins essayer de ne pas y penser.

La tendresse les enveloppe à nouveau quelques minutes. Puis Safiya commence à laver Tobias sans se priver de jouer avec ses mains sur le corps offert. « Et tu peux abuser de tes privilèges. » L’historien vient faire de même sur le corps de l’égyptienne et lui aussi abuse de la situation. Mais ce n’est pas elle qui va se plaindre de sentir les doigts de Tobias titiller sa peau. Elle aime l’indécence qui se glisse dans leurs caresses. Elle aime voir Tobias oser, elle fait même tout pour le pousser d’avantage. Safiya est une femme sulfureuse et son amant n’a vu qu’une partie de cette facette durant leur échange. Puis ils se rincent et sortent de la douche, se retrouvant dans la même serviette. « J'adore ce genre d'économie. » Les lèvres du beau gosse effleurent sa nuque, elle frissonne. Elle se met à rire à sa remarque. « Je vois ça. Et encore tu n’as pas tout vu. » Sa voix se fait plus sensuelle, provocante. « Si tu veux on peut ne plus en partir. Et juste vivre d’amour, d’eau fraiche et de date. »  

Un programme qui plairait beaucoup à Safiya.

Puis ils retournent dans la chambre pour enfin s’habiller. Et l’égyptienne prend son temps, laissant ses sous vêtements en dentelle glisser sur sa peau dorée. Elle nargue Tobias sans aucune gêne, elle qui n’a jamais été pudique là elle n’a aucune retenue surtout maintenant. Elle se balade même en petite culotte avant de mettre son soutien gorge.  Elle lui avait dit qu’il n’avait pas tout vu, et encore c’est juste un aperçu. La suite ce soir sera encore plus ..Savoureuse .. Torride .. Insolente .. Tobias verra bien. Elle se décide à enfiler une robe en lin beige qui rehausse la couleur de sa peau. « Cinq minutes et on pourra partir. » Elle lui sourit avant d’attacher ses cheveux dans une queue. Elle met juste un peu de gloss rose sur ses lèvres. Une touche de parfum derrière ses oreilles et au creux de ses poignets et elle est enfin prête. « Alors on leur dit quoi ? Que tu t’es endormi et que j’ai eu beau tambouriné à ta porte tu n’as rien entendu. Vu que tu portais des boules Quies. » Elle sifflote. « Il faut bien un fautif de toute façon. »

Safiya lui vole un baiser et se dirige vers la porte.  


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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 8 Juil 2018 - 17:04 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Dans leur bulle, Tobias perd la notion de la réalité, du temps. La seule chose qui compte est sur lui, subit ses caresses impitoyables et ses baisers enflammés. Il ne pensait pas encore aux conséquences, il ne pensait qu’à l’instant présent : à faire de Safiya sienne. S’il n’avait jamais été du genre jaloux : ayant tendance à faire confiance à son entourage : les choses pouvaient changer avec la belle. Car après tout, une fois qu’ils se seront réveillés de ce rêve : plus rien ne sera comme avant. Même un ignorant le comprendrait. Ou peut-être qu’ils retrouveraient la même dynamique ? Maintenant que leur désir était assouvis : il ne devrait plus y avoir de tensions n’est-ce pas ? À moins que ça soit le contraire et que le plus dur les attendait ? Ces questions étaient légitimes mais ne semblaient pas encore gênées l’Historien qui se faisait de plus en plus audacieux dans ses gestes. L’Egyptienne le rendait fou comme en témoignait la passion dans son toucher. S’il avait terminé de l’aimer pour l’instant : il continuait de dévorer avec son regard la belle. Ses mains cherchaient encore la chaleur de sa peau. Si la chaleur de l’extérieur ne les avait pas encore atteints grâce à la climatisation : Tobias était en sueur.

« Moi ? » Fit-il outrer. « Comment osez-vous mademoiselle ! I’m shocked ! » Il ne garda pas bien longtemps sa mine choqué puisque rapidement il se mit à rire. « J’espère ne t’avoir jamais déçu et je ne compte pas le faire de ci-tôt. Sauf si j’ai une bonne raison et excuse. »

Il était euphorique. Son regard aimant et tendre ne contemplait que Safiya. Elle et elle seule. En soit, cela n’avait rien d’étonnant après ce qu’ils venaient de vivre : mais pas seulement. Cette plante du désert c’était la délicatesse, le plaisir à l’état brut : la paix. Il trouvait toujours du réconfort dans la présence de la belle, et ce, depuis leur libération. Avant ce qui les a unis et les a condamné à être ensemble envers et contre tout ; jamais il n’aurait un jour pensé connaître les plaisirs charnels avec elle. Ils étaient proches, mais ils avaient bien trop de respects en tant que collègue et puis Tobias avait Angèle à cette époque. Un temps révolu où elle lui appartenait ; où elle n’était pas mariée à un autre homme et où leur future était incertain. Mais ce n’était plus le cas aujourd’hui et c’est probablement pour cela que Tobias avait succombé au désir et à la tentation.

« Peut-être ? Certainement même ! Je comptais bien profiter de chaque seconde ici pour te rendre heureuse. » Il caressa de son pouce la joue de Safiya : « Ton bonheur est l’une de mes priorités depuis que l’on est revenu. » Tobias déposa un baiser tendre, tout doux sur ses lèvres. « Je ne suis que ton chevalier servant. » Il émit l’idée d’aller voir sa famille, après tout : cela serait l’occasion. « Le temps, on peut le trouver. » Il en était convaincu. Il ne s’attendait pas à la suite. « Tu… Tu es sérieuse ? Même si je ne suis pas musulman … ? » Il était surpris oui mais heureux. Pour ne pas dire flatté.

S’extirpant du lit et des bras de sa belle, il lui en a fallu du courage. Debout, il ne prit même pas la peine de se cacher. Si la nudité n’était pas un problème entre eux : aujourd’hui encore plus. Après ce qu’ils venaient de vivre : cela ne servirait à rien de cacher ses formes. Safiya avait tout vu maintenant. Il n’osa pas se tourner pour la regarde : se sachant bien trop faible, face à son regard de braise. Ils devaient partir tôt ou tard et ce n’est pas en retournant au lit que cela allait arriver.

« Je suis chaste et pur voyons. » Il évita de justesse l’oreiller en rentrant hilare dans la salle de bain : utilisant la porte comme bouclier. Il ressortit seulement sa tête pour lui tirer la langue avant de se glisser dans la douche pour aller l’eau.

La belle à quelques centimètres de lui, son corps frissonne à son contact. Révulsant sa tête en arrière de plaisir, il avala difficilement sa salive et pendant quelques instants il n’y eu plus de sourire sur son visage. Il se retenait de se retourner vivement et de la porter pour lui faire çà nouveau l’amour : ou au moins la taquiner assez pour lui donner un avant-goût de ce que ce soir leur réservait. Tobias prit une longue inspiration. Alors qu’il avait utilisé la langue natale de la belle, elle opte pour le français dans son accent chatoyant. Elle était si parfaite…

« Habeebati… » Susurra-t-il à nouveau plein de tendresse et avec amour.

Maintenant face à elle, il recommence à la contempler immédiatement : il allait devoir apprendre à cacher ses émotions tout à l’heure. Egoïstement il ne voulait garder cet instant que pour eux. Pour l’instant tout du moins car il ne se cacherait jamais de cet acte. Il n’en avait pas honte. Pourquoi cela serait le cas ? Ils s’aimaient. Cela crevait les yeux et ils avaient tous les deux besoins d’être heureux. Sans quoi : comment pourraient-ils continuer de vivre ? La laissant le laver, il ne tarda pas à faire de même doucement, délicatement : comme si ça peau était de la porcelaine de chine. Le savon enlevé le leur peau, Tobias enroula Safiya avec lui. Il n’arrivait pas à laisser la distance se mettre entre eux. Encore plus quand ce corps tant désiré était nu, à la merci de ses mains et baisers. Ses lèvres retrouvèrent la chair de son épaule qu’il embrassa pour la énième fois. Puis il remonta vers sa nuque pour se nicher contre elle.

« Comment j’aimerai… » Ne vivre que d’amour, de dattes fraîches et de pastèques. Cependant, ils n’étaient pas des adolescents, ils étaient des adultes qui sont venus ici pour le travail.

De retour dans la chambre, il lui laissa la serviette après s’être rapidement essuyé avant de chercher ses vêtements qui avaient volé. Son regard est rapidement détourné de la recherche pour regarder la peau dorée de Safiya se couvrir. Pire encore, il voyait la gestuelle de la belle : elle le tentait. Tobias resta con, debout à moitié habiller au milieu de la pièce. Elle le rendait encore plus fou. Il prit une longue inspiration et enfila son pantalon : se concentrant pour que sa virilité ne se réveille pas à nouveau. Il s’approcha de la table basse et attrapa son mug pour terminer le thé à la menthe puis il boutonna sa chemise.

« Prends ton temps va, on n’est plus à ça prêt je crois de toute façon n’est-ce pas ? » Il sourit et lui fit un clin d’œil : il prit un morceau de pastèque pour se désaltérer et retrouver un peu de forces. Il se laissa tomber sur le canapé et la regarda se préparer. « Ma foi… Tu sais quoi ? Pour tes beaux yeux j’accepte de prendre le blâme ! »

L’Historien se leva et une date à la main s’approcha de Safiya. Elle l’embrassa et il sourit comme un con. Il glissa le fruit entre ses lèvres avant de prendre sa main pour sortir de la chambre.

« Tu sais que je ne sais même pas s’ils nous diront quelque chose. Souviens-toi, la dernière fois on était en avance et on a attendu au moins une heure. » Il la laissa vérifier que la porte est bien fermer. Son portable sonna. C’était Sheihab. Tobias décrocha : « On arrive, on arrive. Ca va faire au moins une demi-heure que Safiya essaye de me réveiller. » Il sourit malicieusement. « On est dans la voiture dans cinq minutes. » Il raccrocha et glissa son téléphone dans sa poche. « Et voilà. Excuse donné. Hey je m’en sors pas mal hein ? Pour quelqu’un qui ne sait pas mentir ? » Il embrassa sa tempe et en attendant l’ascenseur ne put s’empêcher de la prendre dans ses bras. « Pourvus que cette journée passe vite… » Souffle-t-il en respirant son parfum.
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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 8 Juil 2018 - 23:58 )


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C'est exquis. Délicieux. Même plus doux et plus beaux que dans les rêves les plus fous, que Safiya avait imaginé. Car oui elle en avait  rêvé, sans croire qu’un jour ils s’appartiendraient de façon aussi intense et magique. Ce désir et cette ivresse d’adulte, réveille leurs âmes d’enfant. Et les voilà qui se taquinent du bout de leurs mots. De bout de leurs regards. Gravant d’avantage dans leur mémoire cet instant unique. Elle sourit à sa mine choquée quand elle lui dit qu’il abuse de ses privilèges. Heureuse qu’il le fasse. Et leurs rires prennent vite le dessus. « Tu ne m’as jamais déçu. Et encore moins aujourd’hui. » Elle ne lui a pas dit sur le coup, mais Tobias a été un amant délicieux au-delà de tout ce qu’elle avait pu connaitre. De ce qu’elle avait pu rêver. Mais a-t-elle besoin de lui dire alors que tout son être le crie avec ardeur. Il l’a comblé avec tendresse et bienveillance et elle en a fait de même. Mais à présent ils doivent se laisser happer par la réalité. Prendre une douche pour atténuer les marques de leur joute, avant de se rendre à leur rendez vous est évident. Mais encore une fois leur discussion est sujette à taquinerie. A quelques confessions et quelques aveux. Des mots qui marquent leurs esprits avec plus de force. « Je compte bien profiter de chaque seconde aussi pour te rendre heureux. J’en suis consciente. » L’égyptienne sait que son ami fait tout pour effacer les cicatrices douloureuses que son âmes et son corps ont emmagasiné durant ces quatre années. Elle ne l’a jamais considéré comme responsable de ses souffrances, même si c’est Tobias qui lui a demandé de la rejoindre en Irak. « Et j’aime l’idée que tu sois mon chevalier servant. » Elle sourit à cette idée, elle trouve que ce rôle lui va à la perfection. « Oui très sérieuse Tobias. Elle voit au-delà de la religion dans notre cas. Elle dit que c’est un cadeau de nos Dieux. Même si pour nous ils nous ont abandonné durant un temps. Je n’ai jamais cherché à la contre dire. Car ce que je ressens pour toi est si fort si pur. Qu’elle a peut être raison. Alors je prends ce moment comme un cadeau, espérant juste qu’il y en aura d’autre. » Sa voix est douce.

Pleine de promesse qu’elle espère voir se réaliser.

Puis ils se chahutent encore avant de ce retrouver dans la salle de bain. Leurs peaux frissonnantes sous le jet de l’eau. La douche se fait câline. Bercer de mots doux, qui illuminent leurs cœurs. Allégeant la douleur. Le bonheur les enveloppe et ils ne sont pas prêts à y renoncer. En tout cas pas pour le moment. Pas dans cet instant ou la vie explose dans chaque parcelles de leurs corps gorgeant leurs êtres de liberté éternelle. Plus belle que le paradis. Elle aime entendre ses mots d’amour, ils sonnent avec tant de rage dans son cœur. Résonnent dans sa tête comme une mélodie qu’elle a toujours espérer écrire. Et l’écrire avec Tobias, ne peut que la combler d’avantage. Le bonheur les enveloppe, les liant avec ardeur comme s’ils ne pouvaient plus se séparer. Comme s’ils ne voulaient plus être séparés. Ils avaient vécu le pire, maintenant ils devaient vivre le meilleur. N’est ce pas pour partager ces deux extrêmes que l’homme unit son âme à celle de la femme. Et pour Safiya et Tobias cette situation prenait une tournure bien plus puissante. Plus profonde. Plus intense. Plus intime. Et dans tout ça elle ne demande pas grand-chose pour être heureuse l’égyptienne. Et elle sait que cela lui suffirait comme ce bonheur simple suffirait à Tobias. Ils retrouvent la chambre. Mais Safiya ne peut s’empêcher de jouer la provocante. Elle voit les regards de Tobias et ça l’amuse qu’il s’observe avec gourmandise. Elle a envie qu’il la désire. Elle se sent si belle au travers de son regard clair. Si belle. Que c’est même enivrant. « Ne me dis pas ça je vais encore trainer sinon. » C’est agréable de ne penser à rien d’autre qu’à l’envie de séduire l’autre. D’user et d’abuser de ces charmes et c’est ce qu’elle fait. Elle suit ses mouvements en même temps qu’elle s’affaire à mettre ses vêtements. Se parant de tissu ne pensant qu’au moment où Tobias lui retirera. Alors qu'il se laisse tomber sur le canapé, elle finit de remonter la fermeture de sa robe, proposant qu’il se porte responsable de leur retard. Après tout il lui a dit qu’il était son chevalier. « Je n’en attendais pas moins de toi. L’esprit chevaleresque c’est de ce sacrifier pour les beaux yeux de sa dame. »

Enfin ils sortent de la chambre.

Dernière vérification d’usage avant que Tobias ne lui rappelle que ce n’est pas trop grave s’ils sont en retard. « En effet j’avais oublié ce détail. » Et ils s’avancent vers l’ascenseur quand le téléphone de Tobias sonne. Safiya l’écoute alors qu’il s’excuse de ce contre temps en faisant  retomber la faute sur lui. Elle sourit, se retenant de rire, tellement il joue les sérieux en balançant le mensonge. « Un vrai acteur. Si je n’avais pas été ton acolyte dans cette tromperie je t’aurais cru à cent pour cent. » Elle se blottit contre lui, c’est tellement bon de pouvoir se laisser porter par ce qu’elle ressent. « J’en connais un qui a envie de croquer à nouveau dans un fruit exquis et juteux. » Elle lui vole un baiser avant que l’ascenseur ne s’ouvre sur le hall de l’hôtel. Elle emprisonne sa main et ils s’avancent vers la voiture. Sourire aux lèvres. Safiya ne lâche pas la main de Tobias durant le chemin. Même si ses yeux sont perdus dans ce qui défile devant elle. Elle retrouve une autre ivresse celle de sa terre. Les odeurs et le rythme de son langage natal viennent titiller son esprit. C’est tellement bon d’être bercer à nouveau dans cette ambiance. Cela lui avait manqué. Elle profite du voyage pour échanger quelques sms, de quoi prévoir leur soirée. Ils sortent de la voiture. Elle respire son pays. Safiya a envie de courir partout et d’entrainer Tobias  dans sa course folle. Elle a envie d’être déraisonnable et de se gorger de l’instant présent. Elle retient Tobias pour lui murmurer à l’oreille. « Ce soir je t’emmènerais dans un endroit magique et je danserais pour toi mon amour. » Elle n’avait pas eu le plaisir de le faire. Elle aurait du mais cela a été avorté par une annonce. Annonce au quelle elle ne veut pas penser pour le moment. Elle veut juste le griser en inondant son esprit d’image sensuelle et sulfureuse. Ses lèvres glissent contre la joue pâle et ils entrent enfin dans la salle où on les attend avec impatience. L’égyptienne lâche la main de Tobias. Pour en serrer d’autre. Elle écoute ce qu’on lui dit. Mais elle a la tête ailleurs. Pourtant ce qu’on leur raconte est des plus intéressants. Surtout que c’est en rapport avec l’histoire de son pays. Mais pour la première fois de sa vie elle voudrait faire l’école buissonnière. Parfois son regard se pose sur l’historien avec plus de douceur. Elle l’écoute, il est autant passionné qu’elle et en plus il parle en arabe. Cela la fait sourire. Admirative de tout ce qu’il sait sur l’Égypte, ses Dieux, son histoire. Leurs doigts se frôlent dans certains gestes. Elle n’en éprouve aucune gêne. Elle se moque que l’on voit son bonheur éclairer ses grands yeux noirs. On leur dit que demain ils pourront aller sur le chantier. Et qu’ils pourront assister à une conférence en fin de journée. Mais là ils sont à nouveau libres. Sheihab leur propose de manger chez lui. Ils repoussent l’invitation parlant de fatigue. Mais il a l’air d’avoir compris. Ils se saluent. Et Sheihab part en direction de sa voiture. De toute façon nos deux tourtereaux sont assez agiles pour retrouver l’hôtel.

Mais avant ils vont profiter de la ville et de ses beautés.

« J’ai rêvé de ce moment toute la journée. » Safiya embrasse les lèvres de Tobias avec tendresse. Puis elle reprend sa main et elle l’entraine dans les rues de la ville. Respirant chaque odeur. Se laissant caresser par la douceur de la soirée qui ne fait que commencer. Ils se mettent à marcher côte à côte. Elle passe son bras derrière la taille de son amant, le cœur léger, l’âme en paix. « La vie est douce à tes côtés. Elle a une douceur sucrée comme si c’était du miel. » Elle pose sa tête sur son épaule. Ils marchent un moment guidés par la simple joie de vivre et d’être ensemble. Puis Safiya s’arrête devant une grande maison ou l’odeur de menthe est persistante. Elle fait retentir la cloche et pousse la porte. Une jeune femme vient vers eux. « Bonsoir Leïa. » Elles s’étreignent. Safiya lui présente Tobias même si la jeune femme a en attendu parler de lui par Safiya. Elle est heureuse de le voir enfin en chair et en os. « Une amie d’étude. Avec qui j’ai gardé le contact. » La jeune femme lui tend les clés. « J’ai tout préparé et les courses que tu m’as demandé sont faites. Saf. Vous avez la maison pour vous. Je reviens demain vers dix heures. Profitez bien. » Elle les salue et puis s’éloigne. Safiya regarde Tobias qui ne doit pas trop comprendre ce qui se passe. « Je n’avais pas envie de passer cette nuit à l’hôtel. Viens. » Elle l’entraine dans la maison, qui embaume les épices et les saveurs d’orient. Une cuisine ou tout est prévu pour faire un repas typiquement oriental. Une terrasse pour pouvoir le savourer qui donne sur une piscine ressemblant à une oasis en plein désert. Et la chambre digne d’un conte des mille et une nuits. « Je veux que tout soit magique et hors du temps. Un cocon que pour nous. Pour graver dans nos cœurs et nos âmes cet instant. » Fébrile, elle frôle ses lèvres, attendant sa réaction, Elle espère qu’il aimera.

Elle veut tellement que ce moment soit inoubliable. C'est leur moment.



AVENGEDINCHAINS




" Je vais t'aimer. Comme on ne t'a jamais aimée. Plus loin que tes rêves ont imaginé. Comme personne n'a osé t'aimer. Comme j'aurai tellement aimé être aimé. Je vais t'aimer. " M. Sardou
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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Lun 9 Juil 2018 - 23:35 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Cet instant perdu dans le temps était gorgée d’espoir. Loin du destin omineux qui les attendait en Italie : ici ils pouvaient s’aimer. Il pouvait trémuler sous les effluves de cette passion dévorante. Tobias avait enfin le loisir d’aimer son égyptienne comme une femme ; lui porter tout l’amour qu’elle mérite et l’attention dont elle a besoin. Il n’avait d’yeux que pour elle : Safiya avait pris au fil du temps plus de places qu’escompter au début. Si elle avait toujours été une personne appréciée par l’Historien : ce n’était rien comparer à la tendresse qu’il éprouvait en cet instant. Ne manquant aucune occasion pour caresser sa peau dorée, pour l’embrasser, pour lui souffler des mots doux : Tobias perdait pieds face à autant de bonheur. Cela en était presque grisant : trop de bonnes choses d’un coup rendaient toujours la situation irréaliste. Il ne savait pas vraiment si tout ceci n’était qu’un rêve ou bien la réalité. Tout semblait tellement parfait… Cela était trop beau pour être vrai n’est-ce pas ? Pourtant : avec son corps entre les mains il espérait que cela ne soit pas qu’illusion. Un mirage dans la tourmente dans leur vie. Peut-être que leurs Dieux avaient accepté d’un commun accord d’apporter la paix entre eux ; dans leurs esprits qui jamais n’oublieraient jamais les affres de la guerre et ce sentiment d’abandon si proéminent semblait s’effacer doucement, mais sûrement. Safiya pouvait tout guérir de ses baisers, de sa chaleur et douceur : il en avait toujours été convaincu mais aujourd’hui il était le bénéficiaire de ces atouts.

« Tu sais qu’il ne faut jamais dire jamais hm ? » Combien de fois avait-il répété cela ? Trop peut-être. Il radotait déjà à son âge, c’était moche. « Je ne suis pas parfait. » Même s’il aimait le croire. Il était un beau connard mais chassa cette idée de sa tête : ce n’était pas le moment de se jeter la pierre. « Toi par contre… » Il caressa sa joue : « Je suis certain que Dieu a pleuré quand il t’a créé tant tu es une perfection. »

Il était temps de retourner dans l’instant présent, de se laisser dévorer par les yeux enflammés de sa belle égyptienne.

« Je suis déjà heureux quand tu es près de moi. Pourquoi tu crois que je t’ai presque supplié d’habiter avec moi ? » Il sourit tendrement : « Parce que tu sais comment m’apaiser. Tu me connais bien que j’aurais aimé pouvoir te protéger plus. » Pas besoin de préciser qu’ils faisaient référence à leur emprisonnement en Irak. Il se maudissait encore de l’avoir entraîné dans cette folie. Pour se rattraper, il était près aux pires folies : même à être son chevalier servant. La suite le prend de court. Il reste abasourdi par la confession de sa belle. Alors comme ça… La matriarche acceptait Tobias même si ce dernier ne partageait pas leur religion ? Il était surpris. Agréablement, mais cela ne changeait pas ce fait. « Mother knows best. C’est ce que l’on dit n’est-ce pas ? » Il passa sa main dans les cheveux trempés de la belle : « Espérons que cela soit de bonnes augures ok ? En attendant, je suis ravi de savoir qu’au moins une personne de ta famille approuve que je sois à tes côtés. »

Laissant l’eau laver le péché qu’ils avaient commis en commun accord : la tendresse entre eux n’est pas refroidit par ce changement de situation. Bien au contraire, ils prennent cela comme de nouvelles occasions de se prouver leur affection mutuelle en prenant soin du corps de l’autre : une récompense après l’effort ? Pourtant, la douche ne calme par leurs ardeurs puisqu’à peine de retour dans la chambre que Safiya le teasa en remettant avec une lenteur infernale ses sous-vêtements sous le regard remplis de désir de Tobias. Comme il avait envie de lui arracher, de la repousser sur le lit et de la couvrir de baisers à nouveau. La raison devait être plus forte que l’envie. Ils se rattraperaient le soir venus pour sûr. Lui assurant qu’elle pouvait prendre son temps : il se contenta de garder ses yeux sur elle tout en se remettant à son aise. Naturellement qu’il prendrait la responsabilité de leur retard. S’il n’y avait que ça pour faire plaisir à sa belle : alors il le ferait sans hésiter. C’est qu’il était prêt à beaucoup pour ses beaux yeux, il se contenta de lui faire un clin d’œil avisé pour toute réponse. Maintenant dans le couloir, son portable ne tarda pas à sonner : comme quoi le timing était parfait. Offrant le plus beau des mensonges à leur ami, il se retenait de rire : notamment en remarquant que Safiya avait également à du mal à garder son calme. Bon sang comment avait-il réussis à garder son sérieux ? Il ne le savait pas trop.

« On sait tous les deux que jamais je ne te mentirai de la sorte. » Souffla-t-il en la serrant contre lui : « Tu me pousses aux pires vices… » Il rigola doucement et glissa ses mains dans le bas de son dos pour coller son corps au sien. Il répondit au baiser avant de susurrer au creux de son oreille. « Plus que tu ne peux l’imaginer bella ! »

Dans la voiture, il ne quitte pas ses yeux de l’Egyptienne qui, les yeux pétillants, perdait son regard à travers la fenêtre. Etait-ce parce qu’ils venaient de faire l’amour mais il remarquait soudainement plus de choses. Il voyait des grains de beautés alors inconnus avant. Il remarquait des rides de malice au coin de ses yeux et quelques cheveux blancs dans sa magnifique chevelure noire ébène. En s’approchant du musée, il pencha sa tête pour l’écouter. Il avala difficilement sa salive et racla sa gorge. Cette fois-ci… Allait-il réellement voir Safiya se déhancher devant ses yeux ? Pour lui ? Seulement pour lui ? Tobias était tout chose. Il n’eut pas le luxe cependant de laisser son esprit divaguer sur les images qui surgissaient : ils devaient assister et participer à une conférence des plus sérieuses. Tout du long, il n’avait cessé de jeter des œillades à sa coéquipière. Corrélant les fouilles faites à Naples et ce qui pouvait être relié aux commerces faits avec l’Orient. Il lui laissait évidemment la parole : sachant pertinemment qu’elle en savait plus que lui sur beaucoup de sujets. Ils faisaient une bonne équipe car ils se complétaient. C’est une admiration sans faille qui porte à cette femme qui partage sa passion et son amour pour l’histoire ; pour les choses anciennes. Tobias n’avait pas envie de se cacher. Il en avait assez d’avoir honte de ses sentiments. C’est ce qui s’était passé avec Angèle et il n’avait pas envie de répéter cette erreur. A la fin, il échangea quelques mots avec l’illustre : Zahi Hawass puis ils sortirent en compagnie de Sheihab. Le temps de mettre son Borsalino sur sa tête qu’ils refusèrent d’un commun accord l’invitation au repas familial de leur ami : Tobias n’avait certainement pas oublié cette promesse soufflée avant la conférence.

« Oh je sais, je le voyais bien à ton regard. C’était difficile de me concentrer ! Tu aurais pu attendre la fin avant de me dire ce que tu avais en tête pour ce soir. » Il répondit à son baiser avant de glisser sa main autour de ses épaules avant de regarder cette ville qui était un savant mélange entre Coruscant et Tatoine. « Je ne savais pas que tu avais l’âme d’un poète. » Un sourire tendre s’étira sur ses lèvres alors qu’il posa sa tête sur la sienne. Ils prenaient leur temps pour se diriger vers ce lieu qu’il savait déjà thébaide. « Je crois que l’instant est aussi parfait car nous sommes sur la même longueur d’ondes. »

Ils s’arrêtèrent enfin devant une bâtisse aux allures atypiques. Il sourit comme un gosse : cela faisait longtemps qu’il n’avait pas dormi chez l’habitant comme ça. Cela lui rappelait ses premières années lorsqu’il faisait ses premiers pas dans le monde de l’archéologie. Laissant sa belle mener la danse, il resta en retrait mais salua tout de même Leïa avec un :

« As-salāmu ʿalaykum. » Il s’inclina respectueusement : « Les amis de Safiya sont mes amis. » Tobias connaissait les bonnes manières. D’un signe de la main il lui dit au revoir et la remercia encore avant de laisser sa belle expliquer : « Et tu as organisé ça quand petite cachotière ? » Il rigola et attrapa sa main pour la suivre à l’intérieur.

Son nez fut bientôt assailli par des odeurs d’épices, par ce qu’on attend quand on rentre dans une maison en Orient. Ses sens exultes, savourent : son regard pétillant se pose sur le moindre détail prenant des photographies avec ses yeux. Il retourna à la réalité quand il sentit les lèvres de Safy contre les siennes.

« C’est parfait… » Dit-il finalement dans un souffle avant de venir capturer à nouveau ses lèvres.

Il enleva son chapeau pour le poser sur la table tout en continuant de l’embrasser. Avec appétence : ses mains caressèrent son corps et lentement il dé zippa la robe de l’Egyptienne. En enlevant les bretelles de ses épaules, il embrassa tour à tour chacune d’entre elles avant de faire glisser le tissu le long de ses formes généreuses. A genou, il embrassa tendrement son ventre : posant ses mains sur ses fesses avant de se redresser et de la porter. Nouant ses jambes derrière lui : il attrapa à nouveau ses lèvres tout en avançant. Il sortit dehors pour savourer la douce chaleur de ce début de soirée. Bientôt, la terrasse sera illuné : il avait presque hâte. Cela rappellerait les nuits passées dans le désert. Mais en attendant, il s’éloigna de ses lèvres pour la regarder et se mit au bord de la piscine : leurs vêtements n’étaient pas déperlant mais qu’importe. Il était d’humeur taquine. En rigolant, il s’amusa à se pencher puis à se redresser :

« Tu crois qu’elle est froide ? » Il plongea son regard malicieux dans le sien avant de se tourner. Il l’embrassa et se laissa tomber en arrière tout en la gardant contre lui ce corps qu’il avait vu hâve. Il resta quelques instants sous l’eau à l’embrasser avant de la libérer et de remonter à la surface. Tout en rigolant, il mit ses cheveux en arrière et regarda Safiya : « C’est vraiment un petit coin de paradis que tu nous as trouvé. »

Il était heureux et cela se voyait. Depuis qu’ils étaient partis d’Italie : ils avaient embarqués sur une croisière romantique sur le fleuve de la vie. Après les rapides, les torrents et les courants violents : il était temps pour eux de voguer sans naupathie, sans le mal d’amour. Le temps s’était arrêté, mais pas leurs cœurs qui battaient à l’unisson.
AVENGEDINCHAINS


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