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- [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Le reste du monde
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Safiya RahotepLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Mer 11 Juil 2018 - 20:01 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


L’instant a été délicieux. Safiya est heureuse. Tout son corps vibre d’amour. Les mots échangés comme les baisers et les caresses ont envahi son cœur d’un nectar enchanté. Et marqué son âme d’une trace indélébile. Les imperfections tant défendues par Tobias sont infimes pour la belle. Elle-même a des imperfections. Malgré ce que laisse suggérer son ami. Pour les deux amants, cet instant est si magique qu’ils oublient tout le reste. Ils sont dans leur bulle et elle n’est faite que d’un amour infini et intense. Un amour qui a résisté à tellement de douleur qu’il en est devenu pur et indestructible. Même s’ils ont mis des années pour vraiment le consommer. Ils savent s’apaiser quand la douleur devient tenace et que leurs démons les enchainent à leur passé. Ni l’un ni l’autre est fautif ou coupable de ce que la vie leur a fait subir. C’était peut être écrit. Il leur fallait peut être vivre cette souffrance  pour en être où ils en sont à présent. Plus uni que jamais. Comme le yin et le yang. La protéger. Tobias l’a protégé. Sinon elle ne serait que poussière perdue dans les terres d’Irak. Elle sait qu’il s’en veut encore mais elle c’est toujours dit que contre la volonté de la vie on ne peut pas lutter. Par contre on peut lutter contre l’horreur et c’est qu’ils ont fait durant quatre années main dans la main. Et c’est ce qu’il fait qu’ils sont liés par de tel sentiment. Parce que le mot amour n’est même pas assez puissant pour vraiment refléter ce que ressentent les deux amants. C’est bien au-delà de ça. Même au-delà de la religion comme dit la mère de Safiya. « Tu me protèges bien plus que tu ne le penses. Tu l’as toujours fais et je sais que tu continueras. Quoi qu’il arrive. Quoi qu’il advienne. Et mes parents ont juste pris conscience que la vie tenait à peu de chose. Ils sont heureux que j’aie survécu. Ils savent à qui ils le doivent. Et moi aussi. Et dans cet enfer là il n’y a eu que deux âmes perdues. Deux humains assez forts pour résister au diable. Alors personne ne peut se mettre en travers de notre chemin. A part la mort. » La vie ne peut plus les priver de quoi que se soit. A part de leur vie. Mais même dans la mort ils se retrouveraient. Car leurs cœurs et leurs âmes resteront enchainés à jamais. Mais le temps file, bien trop vite. La douche ne le ralentit pas, même s’ils s’attardent dans une tendresse intense et légèrement insolente. Ils voudraient en gouter d’avantage. Mais il faut savoir être sage et se dire que la suite n’en sera que plus exquise. Ce qui n’empêche pas l’égyptienne une fois sortie de l’eau de jouer de ses atouts avec subtilité. Mettant l’eau à la bouche de son amant. Elle trouve amusant de le mettre au supplice. S’amuse de ses charmes sous le regard charmeur de Tobias. Et les enfants joueurs redeviennent des adultes et sortent enfin de la chambre qui a accueilli leurs ébats. Ils se taquinent toujours sous le charme de ce moment qu’ils se sont souvent interdit. Ils se retiennent de rire face au mensonge de Tobias. Mensonge uniquement fait pour leurs sauver la peau. « J’adore te pousser aux vices, cela te rend plus sexy. » Mais qui peut leurs en vouloir d’avoir oublié le temps durant quelques heures.

De n’avoir voulu que l’éternité pour leur amour enfin libéré de son carcan.  

La voiture est là. Ils s’échappent mais restent soudés. Comme des aimants qui ne peuvent plus se lâcher. Ils s’observent et se découvrent avec plus de subtilité. Remarquant des petits détails jamais notés. C’est drôle comme l’on voit la personne différemment quand on l’aime ou plutôt quand on se donne le droit de l’aimer. Car ces deux là ils s’aiment depuis bien longtemps ils attendaient juste le moment pour céder à cet amour. Une fois arrivée ils font de leur mieux pour se tenir sages durant les échanges professionnels. Mais leurs regards parfois s’égarent retrouvant celui de l’être aimé avec douceur. C’est amusant et grisant. Safiya se sent pousser des ailes. Elle a des envies de liberté. Elle a envie de crier son amour au monde entier. Le mettre en barrière contre toutes les horreurs de la terre. Elle sait qu’il serait assez fort pour les supporter. Mais avant de le partager, elle veut être égoïste. Elle veut Tobias juste pour elle. Pour l’aimer loin du regard des autres. Elle veut juste être avec lui. Elle écoute. Elle répond. Ne pensant qu’à une chose. La fin de cette journée. Elle la bonne écolière partirait bien faire l’école buissonnière entrainant dans son escapade Tobias. Elle rêve de tapis volant et de palais de mille et une nuits. De génie et de lampe. Mais pour le moment c’est d’histoire qu’ils parlent. Même si son sourire raconte autre chose que ce que ses lèvres disent. C’est une ivresse. Et le calvaire se termine. Elle en saute presque de joie. Mais se retient par respect. Déclinant juste l’invitation en même temps que Tobias alors qu’il ajuste son chapeau. Il semble encore plus hors du temps avec son Borsalino. Et ce n’est pas lui qui va l’entrainer dans son univers. Mais c’est l’égyptienne qui va le kidnapper pour le faire rêver. D’ailleurs elle avait savamment glissé quelques mots à ce sujet avant d’entrer dans la salle. Elle se doute que ce qu’elle lui a dit a du titiller son esprit durant cette réunion.

C’est tout ce qu’elle voulait. La petite diablesse.

Ils se retrouvent enfin seuls. L’attente a semblé si longue pour Safiya. Elle taquine Tobias et il en fait de même. « C’était compliqué pour moi aussi. Je t’imaginais nu. » Elle pose un baiser contre sa joue répondant à la suite de sa phrase dans le creux de l’oreille de son amant. « Non je voulais te savoir troubler en m’imaginant en train de danser. Tu as dis toi-même que je te poussais aux pires vices. » Ils échangent un baiser avant de se retrouver à marcher coller l’un à l’autre comme un couple d’amoureux. L’égyptienne se laisse envouter par tout ce que la ville dégage, mais aussi par la présence de Tobias. C’est tellement parfait de pouvoir être avec l’homme qu’elle aime dans le pays qui a bercé son enfance. Qui l’a vu grandi, revenir détruite et peu à peu se reconstruire malgré les difficultés. Il est vrai qu’ils pourraient juste ce contenter de ce bonheur là. Simple et innocent. Mais tellement vrai. Cela pourrait effrayer certains, tant de bonheur mais eux cela les remplit d’un instinct de vie et de liberté encore plus puissant. Ils déambulent profitant de l’ambiance qui rend leur promenade délicieuse. Ils échangent des baisers, des gestes tendres, des regards doux. Avant d’arriver devant la maison de l’amie de Safiya. Elle voulait un lieu spécial pour donner à leur soirée plus de magie. Un lieu qui rendrait leur nuit inoubliable. Safiya salue son amie, elle fait les présentations. Tobias la salue aussi elle aime l’entendre parler la langue de son pays. Elle a toujours aimé l’accent qui se glisse dans ses mots. Cela la fait sourire c’est tellement attendrissant. Puis la demoiselle les laisse, ils vont vraiment pouvoir profiter de leur tranquillité dans un écrin digne d’un conte d’orient. L’égyptienne entraine Tobias. « Durant le trajet en taxi de l’hôtel au musée. A vrai dire c’est un concours de circonstances. J’avais vu la maison déjà sur le site ou ils l’a mettent en location. C’est la maison des grands-parents à la base et ils l’ont arrangé pour la louer. Je n’avais rien prémédité. » Elle le regarde alors que Tobias découvre la maison. Et le petit paradis qu’elle renferme en son centre. Un havre de paix. « Mais vu ce qu’il c’est passé ce matin j’ai eu envie d’avoir un endroit à nous. Un endroit où l’on aimerait poser nos valises pour y vivre notre amour. Même si c’est pour une nuit ou deux. » La voix de Safiya se fait douce, c’est le genre d’endroit où elle pourrait passer toute sa vie avec Tobias à ses côtés. « Et comme la maison était libre et bien elle nous la laisse avec plaisir. » Elle lui laisse le temps de s’imprégner de l’ambiance, des odeurs envoutantes. Un baiser scelle le "c’est parfait" prononcé par Tobias. Ce qui la rend plus heureuse. « Je suis contente que tu aimes. J’avais peur de faire trop. Mais j’ai tellement envie de faire l’amour avec toi ailleurs que dans un hôtel. Même si ce n’est pas chez nous c’est moins impersonnel. » Elle se sent fébrile quand elle dit ses mots. Peut être parce que son corps retrouve la chaleur du corps de Tobias. Qu’elle sent à nouveau ses mains caresser sa peau, tout en défaisant la fermeture de sa robe. Son cœur s’emballe sous ses gestes doux et sensuels. Elle le laisse faire. Savourant chaque baiser et chaque caresse qu’il dépose avec amour sur sa peau frissonnante. Un feu ardant lui prend déjà les reins. Elle a juste envie d’être à lui. Toute la nuit. Elle défait sa chemise et retrouve avec passion le torse de son amant. Ses doigts courent sur la chair offerte. Alors qu’il joue sur son corps la mettant au supplice de ses lèvres.

Gémissant légèrement sous l’effet que ses gestes lui font.

Tobias la soulève et l’entraine vers le jardin et la piscine. Elle entoure son cou de ses bras. L’enfance revient dans leurs taquineries. Mais c’est bien l’homme et la femme qui se font face dans un échange de regard déroutant. « Je ne pense pas. » Safiya a à peine le temps de finir sa phrase qu’elle se fait entrainer par Tobias dans la piscine. Il la retient prisonnière mais elle n’a pas envie de fuir de cette prison là. Ils s’embrassent mettant au défi leurs corps de craquer d’avantage au délice de la chair. « Oui notre coin de paradis pour quelques heures de folie. » Elle l’éclabousse. Le provocant. Puis l’égyptienne revient vers l’historien pour l’embrasser avec plus de passion. Ses mains se font plus voraces sur les courbes du beau gosse. Plus de retenu, elle a envie d’être déraisonnable. Indécente. Insolente. Elle compte abuser de son corps sans modération. Avec gourmandise. Avec délice. « Tu as déjà fais l’amour dans une piscine. » Elle plonge son regard noir dans les yeux clairs de son amant.

Leurs regards brulent d’un feu incandescent qui ne demande qu’à être éteint mais avant il compte bien se faire dévastateur et ravager leur chair de flammes ardentes.




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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 15 Juil 2018 - 18:32 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Les Français disaient qu’on ne pouvait pas faire d’omelette sans casser d’œufs, est-ce que les épreuves endurées ont été un mal nécessaire pour ces deux âmes ? En échange de ces sévices : pouvaient-ils atteindre un bonheur inégalable ? Ou bien la vie se jouait-elle à nouveau dans en les berçant de chimère : effaçant les frontières entre le monde réel et le rêve ? Tobias était comme un papillon attiré la lumière d’une lanterne : il n’arrivait pas à défaire son regard de la belle Egyptienne. A côté de sa beauté, il devait être un crapaud dont le baiser de sa princesse à sublimer son côté banal pour ne pas dire commun. La belle plante à ses côtés faisait tourner les têtes : pour sûr et à ses bras Tobias s’était toujours sentit comme le plus chanceux des hommes. Il savait que les sentiments qui se sont développer entre eux sont sincères, beaux et feraient rougir de jalousie Roméo avec sa tendre Juliette. Connaîtraient-ils un destin aussi funeste qu’eux en Italie ? Un suicide amoureux pour conclure à jamais l’histoire de deux vies au destin brisé ? Recevraient-ils une couronne de lauriers pour avoir tant souffert et survécu aussi longtemps avec ces maux dans leurs cœurs et âmes ? Le paradis leur serait-il ouvert par la force des choses ? Tobias l’espérait. Le fait est qu’il était même prêt à la laisser partir si cela voulait dire qu’elle pouvait être heureuse. Après tout… C’est ce qu’il avait fait pour Angèle : pensant sincèrement qu’elle était mieux avec l’homme qu’elle a épousé en apprenant qu’il ne reviendrait jamais. Qui était-il pour obliger les gens à être avec lui ? Il n’était pas ce genre de personnes et mettait un point d’honneur à ne pas l’être même si cela pouvait le faire passer pour un lâche ; une personne indécise qui ne sait pas prendre de décisions. Pourtant, en ayant vu plus intimement le corps de Safiya : il s’en voulait et voulait faire son possible pour rester près d’elle ; pour la protéger et prendre soin d’elle. Cela était important pour lui. Vraiment.

« Tu as toujours été d’une grande sagesse. » Il sourit : « Si Chuck Norris a fait loucher un cyclope, je crois que l’on sera en mesure de braver les défis que la vie mets sur notre chemin. » Une boutade, une note plus joyeuse pour conclure un sujet fâcheux qui n’avait pas réellement sa place dans ces moments de bonheur partagés.

En quittant la chambre d’hôtel, Tobias savait déjà que l’attente allait être longue jusqu’à ce soir même s’ils allaient faire toute la journée ce qui les passionnait et au fonds les avaient conduits aux portes de l’enfer. Se laver n’avait absolument pas été une mauvaise idée même si cela avait mis de l’huile sur le feu : rendant difficile de s’extirper de ce petit nid temporaire. Ils n’étaient pas là en vacances et même si Toby avait trouvé habilement une façon de retomber sur ses pieds avec son excuse : ils devaient prendre leurs responsabilités.

« Sexy… ? Décidément, j’ai l’impression de pervertir ton pauvre cerveau bella. »
Il sourit, il était agréablement surpris par le changement de comportement de Safiya c’est vrai. Il prenait plaisir à découvrir cette facette alors inconnue de la belle.

La conférence donnée n’eut pas l’effet escompté car depuis que la belle avait glissé au creux de son oreille qu’il aurait la chance de la voir danser : son esprit divaguait et son corps était submergé par des images à faire rougir les plus prudes. Heureusement, il plongea son esprit dans le travail et trouva finalement la force d’articuler des phrases qui avaient du sens. Leur devoir terminé, il prit le temps de parler avec l’illustre l’égyptologue avant de s’extirper de ces obligations : allant même jusqu’à décliner l’invitation de leur ami. Pour sûr que Tobias voulait découvrir ce que sa belle lui avait réservé. Il la connaissait, il savait qu’elle avait probablement prévu une escapade digne de ce nom.

« Je ne t’imaginais pas que nue personnellement… » Evidemment qu’elle avait fait cela en connaissance de cause : « J’ai une mauvaise influence sur toi décidément. » Souffla-t-il d’un air presque faussement désolé avant de se rapprocher un peu plus d’elle.

Marchant ensemble, près de l’un et de l’autre comme si cela était une place naturelle : Tobias savourait enfin la fraîcheur de la soirée. Il ne faisait plus aussi chaud et une légère brise rafraîchissait l’atmosphère. Le temps s’était arrêté pour leur laisser un peu plus l’occasion de profiter de cet intérieur qui s’était installé lentement mais sûrement. Il était heureux. Tout simplement. Et cela ne faisait que commencer. En arrivant devant la bâtisse aux allures atypiques : il avait senti les effluves de la lavande en fleurs avant même de la voir. Tout était calme, si calme alors qu’ils n’étaient pas si loin du centre-ville de l’immense ville.

« Tu es vraiment incroyable, non pas que je le découvre : mais tout ce que tu fais le confirme. » Il pénétra dans la demeure en admira tout ce qu’il voyait. Les maisons atypiques de ce genre étaient ce qu’il appréciait le plus. Safy avait raison : après la matinée qu’ils ont vécue, il serait dommage de retourner dans une chambre classique d’hôtel. « C’est du pur génie. » Il fallait rendre à César ce qui était à César. « C’est parce que tu penses à tout que je t’aime autant. Ce soir, je serais l’esclave du moindre de tes désirs Habeebati. »

L’Historien ne met pas de temps à l’embrasser tendrement. Par désir, par envie ; avec passion et indécence alors que ses mains s’afféraient déjà à la libérer du carcan de tissus qui cachait ce corps magnifique. Il en voulait encore plus. Il voulait goûter à nouveau la peau de Safiya. L’aimer dans tous les sens du terme. Il enleva rapidement sa chemise déboutonné et laissa les mains douces de la belle caresser ton torse. Ces caresses ne font qu’accentuer son désir : il est de plus en plus difficile de garder une contenance et de ne pas résister à lui faire l’amour sauvagement contre un mur, contre la table : n’importe où tant qu’il pouvait lui montrer physiquement ses sentiments. L’emmenant dans le jardin en la gardant fermement contre lui : il s’approcha de la piscine. Demandant malicieusement la température de l’eau : en réalité il s’en moquait bien car ils allaient découvrir la réponse ensemble. Tout en embrassant Safiya, il se laissa tomber dans l’eau avant de rire aux éclats en remontant à la surface. La joie illuminait le visage d’ordinaire terne de Tobias. Il pouvant sentir un nouvel éclat dans ses yeux : quelque chose qui n’avait jamais encore vécu. À peine séparée que leurs corps souhaitaient déjà se retrouver. À nouveau dans ses bras, il répondit à sa question en hochant la tête :

« Non, sur une plage des fois mais je n’en garde pas vraiment un bon souvenir. Au moins, dans une piscine, il n’y a pas de sables. »



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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Mer 18 Juil 2018 - 23:57 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Il plane au dessus de Safiya et de Tobias un parfum de douceur. Un parfum de folie. Un interdit bravé avec fougue et passion, sans pour la première fois, avoir peur de l’avenir. Ils se sont laissés emporter dans la plus charnelle des joutes. Et avec elle leurs regards ont d’un coup pris une lueur plus pétillante. Plus vivante. Leurs peaux se sont parait d’un gout de miel unique. Ils ont le cœur léger, rempli de cet amour qui n’a fait que se nourrit de leurs sourires, de leurs douleurs, de leurs doutes, de leurs joies, de leurs larmes. Un amalgame sculpté au fil des années dans le sang et la souffrance. Dans les mots échangés ou passés sous silence. Et qui aujourd’hui trouve enfin une issue. Ils sortent du labyrinthe dans lequel ils étaient prisonniers depuis si longtemps. Ils peuvent respirer sans craindre des représailles. Il plane au dessus de ses deux amoureux, insouciance et ivresse. Un mélange qui les laisse euphorique. Comme si le bonheur se loger dans chaque centimètre de leurs êtres. Dans chaque centimètre de leurs entrailles. C’est puissant. Grisant.

Ils s’en délectent. Ils s’en abreuvent. Se moquant de l’après. Ils touchent leur paradis. Alors l’enfer peut bien aller au diable.

Safiya ose. Elle se dévoile. Audacieuse. Impétueuse. Titillant sans complexe son ami. Son amant. Cette idée lui donne des ailes. Magie de l’amour. Elle ensorcelle Tobias par ses mots. Ses remarques distillées comme d’exquises sucreries. Elle est fière d’être à ses côtés. Fière de s’être donner. Enfin. Elle se sent libérer de ses chaines. Elle espère juste voir passer les heures pour le retrouver. Etre seule avec Tobias c’est tout ce que l’égyptienne souhaite. Elle le désire si fort que son cœur en explose. Que des frissons palpitent sur sa peau. Elle brule d’impatience durant cette conférence. Jouant de son regard sur les courbes divines de l’homme qu’elle désire. Elle lui montre cette facette jusqu'à présent inconnue. Si femme. Si féline. Si sauvage. Mais aussi troublante et touchante. Toutes les émotions la caressent, la bousculent. Mettant son corps aux abois. Elle en oublierait la bien séance la belle à la peau dorée. Elle ne rêve que de ses mains pâles s’égarant sur son corps. Elle ne rêve que de sa bouche lui volant des baisers. Et quand enfin vient l’heure tant attendu de la délivrance. Elle se retient de ne pas sauter au cou de Tobias pour l’embarquer dans un tourbillon de folie encore plus délicieux que ceux partagés quelques heures plus tôt. Mais Safiya sait qu’ils vont encore partager un moment exquis, elle a même tout fait pour qu’ils le partagent dans un endroit merveilleux. Uns surprise qu’elle compte faire à Tobias.

Un cadeau pour tout ce qu’il lui a donné. Pour tout ce qu’il lui donne. Et tout ce qu’il lui donnera encore.

Safiya regarde Tobias sourire aux lèvres alors qu’ils vont s’engager dans les rues de la ville. « Non tu n’as pas du tout une mauvaise influence sur moi. Je vais te dire un secret. » Elle se colle d’avantage pour venir lui murmurer au creux de l’oreille. « Je suis une vilaine fille. Une très vilaine fille. Qui pour les heures à venir à des idées qui sont loin d’être chastes. Et je compte les partager avec un homme merveilleux .. délicieux .. » Ses lèvres chaudes se posent contre le cou offert. « Toi. » Puis son rire résonne comme un écho sans fin a l’amour qu’elle ressent. A l’ivresse qu’elle éprouve. Elle retrouve les odeurs, les bruits, les couleurs, racines de son enfance mais aussi de sa vie. Et elle se sent bien. C’est surement contagieux et ces sensations là, elle est prête à les partager avec le monde entier. Même si Tobias reste le privilégié et que c’est à lui en priorité qu’elle gâte de ce bonheur. Et il semble plus libre que jamais comme si d’un coup le passé avait enfin quitte son âme. L’égyptienne aime le voir si serein, comblé.

Pour elle le bien être de Tobias n’a pas de prix. Parce qu’il entraine le sien dans la plus voluptueuse des danses.

Une fois seuls dans la maison qui va renfermer leurs ébats, Safiya lui laisse le temps. Le temps de découvrir et de s’imprégner de ce moment. Cette maison typique sera le cocon de leur amour. Tout y est fait pour qu’ils s’abandonnent et se laissent vivre.  Elle sourit à ses compliment, avec Tobias elle a toujours l’impression d’être une déesse, une reine. Il la rend belle. Invisible et pourtant si fragile. « Arrête tu vas me faire rougir. Je ne suis pas incroyable Toby. Je suis juste extrêmement heureuse. Je n’ai jamais éprouvé cette ivresse sauf dans tes bras. Je suis ce que tu façonnes sans même y faire attention. Et je ne veux pas que tu sois mon esclave mon amour. » Si lui joue encore une fois de mot doux dans sa langue natale, elle use du français comme à l’hôtel. Elle trouve ce mot beau et plein de promesse. « Je veux juste que tu sois mon amant, l’homme qui m’aime et que j’aime. Celui qui me voit belle au-delà de toutes mes cicatrices. Je veux juste que tu sois à moi sans retenue, sans barrière. Et je veux être à toi. Mais ce n’est pas que mon corps que tu auras, mon âme et mon cœur sont aussi à toi. »

Son regard brille de mille feux, jamais ses yeux n’ont été aussi doux que ce soir. Jamais son coeur n'a explosé d'autant de joie.

Leurs lèvres se retrouvent avec envie. Avec passion. Les baisers se font plus ardant alors que la douceur de la soirée glisse sur leurs peaux en émois. Leurs mains s’activent voulant retrouver la chair de l’autre. Safiya sent le désir monter en elle comme une vague immense. Sa robe tombe comme la chemise de Tobias. Ils sont fiévreux, impatients. Leurs corps n’ont qu’une envie s’appartenir. Elle le suit quand il l’entraine dans le jardin. N’ayant qu’une idée en tête, celle de lui appartenir. Si la première joute a été emprunt de tendresse, celle-ci annonce plus de passion. Ils se retrouvent dans l’eau. Les rires éclatent comme des gouttes d’eau. Ils se frôlent. S’affolent. L’eau ne fait pas baisser le feu qui enlace leurs reins. Au contraire, elle l'active. L’égyptienne plonge son regard dans celui de son amant, il semble si doux. Une lueur exquise l’habite. Le jeu reste encore innocent même si leurs corps demandent de plus en plus d’attention. « Alors cela sera notre première fois à tous les deux. »

Elle frissonne d’avantage en disant ces mots.




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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 22 Juil 2018 - 16:18 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
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Le temps s’était arrêté pour eux. Là, dans leur bulle : tout semblait être parfait. Trop parfait peut-être et le retour à la réalité serait probablement douloureux mais tant pis. Tobias voulait être l’égal d’Icare et se brûler les ailes d’avoir trop approché le soleil personnifié par le désir croissant de ne faire qu’un avec sa belle. Car elle était à lui. Tout comme il était à elle. Il ne voulait penser à rien d’autres en cet instant qu’au plaisir d’être à ses côtés dans ce pays qui semblait propice à accueillir cet amour au destin scellé par avance. Il n’était pas encore le temps de penser aux lendemains : l’instant présent était suffisant pour les deux passionnés d’Histoire qui se donnait pleinement à cet instant de complicité. Leurs obligations ne coupent pas le désir entre eux : bien au contraire. Safiya avait su mettre l’eau à la bouche de Tobias en lui promettant déjà cette fameuse danse qu’elle n’avait pas eu l’occasion de faire la dernière fois par sa faute. Aurait-il sauté le pas cette soirée en ayant vu son corps se déhancher sous ses yeux ? Très probablement. Il se savait humain maintenant et loin d’être parfait. Il était un homme que les désirs guidaient aveuglément : niant les responsabilités qui pourraient découler de ces actions. Ce n’était pas important, pas maintenant tout du moins car le sentiment qui avait envahi son corps valait tous les risques. Tous les sacrifices. Il était heureux. Pleinement. Aucune pensée n’assombrissait ces moments avec sa Safy, aucune envie de ne rien faire et laisser les minutes grignoter sa vie sans vouloir faire quoique ce soit pour ne pas regretter son inactivité. Il n’y avait qu’eux ; leur amour si longtemps mis au silence et l’envie de mordre la vie à pleine dent en croquant aux plaisirs des sens et de la chair. Tobias, qui n’avait jamais été accro à la luxure, découvrait des plaisirs encore inconnus. Il n’avait pas eu beaucoup de conquêtes dans sa vie mais bon sang ce qu’il se maudissait de ne pas avoir cédé avant aux charmes de son Égyptienne. La conférence lui avait semblé interminable et son regard le trahissait à chaque fois qu’il se posait sur la belle. Pour sûr qu’il ne la regardait pas comme une amie, mais comme une femme.

Dans les rues aux senteurs d’Orient, Tobias rigola en l’entendant dire qu’elle était une vilaine fille aux creux de son oreille. Il embrassa délicatement sa tempe et répondit lui aussi en chuchotant : « Je vais devoir te punir si ça continue tu sais si tu es une si vilaine fille… ? La nuit est encore jeune, mais je sens que tu vas encore m’emmener dans un endroit dont je ne voudrais plus jamais repartir. » Au sens figuré comme littéral. Ce n’était pas tant le désir de l’aimer physiquement qu’il voulait : cela était tout simplement d’être à ses côtés. Dormir dans ses bras, se réveiller avec elle contre lui… Voilà ce qu’il voulait par-dessus tout. Probablement car il ne se sentait plus seul en cet instant.

Enfermer dans cette maison, dans cet écrin de douceurs qu’elle avait réservé pour eux : Tobias se sent encore plus enivré par la situation. Les odeurs, les couleurs : toute la scène était bucolique. Ils étaient dans un petit paradis. Le leur, l’espace de quelques heures ou peut-être jour ? Comment pourrait-il vouloir quitter cet endroit si magique ? La réalité semblait alors si loin qu’il n’aurait fallu que quelques détails de plus pour que tout ceci ne soit qu’un rêve. Pourtant, quand il caressa la peau de Safy, il sut que ce n’était pas un rêve. Il ne prit guère le temps de tout visiter : ils avaient le temps après tout même si son envie ne pouvait pas attendre. Il voulait re goûté à la peau de Safiya. Il l’embrassa délicatement avant de souffler :

« Laisse-moi être le seul juge de ça… » Il sourit tendrement : « Tu n’oserais pas remettre ma parole en doute tout de même hein ? » Elle ne voulait pas qu’il soit son esclave, mais ce n’était plus négociable. « Je crois qu’il est trop tard pour ça, tu as capturé mon cœur. » Son accent français n’était pas passé inaperçu. Loin de là. « Tu es encore plus sexy quand tu parles la langue de Molière. » Susurra-t-il d’une voix rauque : trahissant sans vergogne son désir. Alors qu’elle affirma vouloir être sienne : corps et âmes ; son sourire s’étira un peu plus et il prit le temps de passer sa main dans les longs cheveux ébène de Safiya : « Je veux être ton amant ; l’homme que tu aimes et qui t’aime ; celui qui te voit belle au-delà de tes cicatrices ; je veux être à toi sans retenue ; sans barrière. » Répéta-t-il avec tendresse tout en continuant de se perdre dans les deux iris sombres de l’égyptienne. « Que Dieu me soit témoin, soit le garant de la pureté de mes sentiments et de mon affection pour toi, Safy. » Puis il l’embrassa fougueusement avant de coller son corps au sien.

Ses doigts habillent défirent sa robe, caressant tendrement sa chair pour ne laisser aucun espace entre eux. Tobias ne le supportait plus. Ces longues heures loin de la chaleur de son corps ont été bien trop douloureuses pour qu’il perde une seconde de plus. Il avait envie, non, le besoin de ne faire qu’un avec elle. L’Historien avait trouvé une nouvelle drogue et il était bien trop faible pour résister. Ils l’avaient été si longtemps il faut dire… Pourquoi ne pourraient-ils pas tout simplement être heureux et laisser des désirs primaires prendre possession de leurs carcasses ? Ils n’étaient que mortels après tout bien que des créations de Dieu. Rapidement dans le jardin puis dans la piscine : ils se retrouvent tous les deux dedans en rigolant. Si l’ambiance est enfantine : elle n’est pas aussi innocente qu’elle en a l’air. A peine remis qu’ils se retrouvèrent à nouveau l’un contre l’autre. Il avoua ne l’avoir jamais fait dans une piscine : bien heureux de savoir que cela était également le cas pour Safiya il répondit :

« J’ai hâte de découvrir toutes les premières fois qu’il nous reste à faire ensemble alors… »


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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Sam 28 Juil 2018 - 15:55 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


La magie a décidé de les frapper. La magie a eu envie de leur offrir cet instant de liberté, ou ils ont pu vraiment briser leurs chaines. Safiya n’avait jamais osé y croire. Même si être avec Tobias l’a troublé de plus en plus. Et là, voilà que d’un coup le paradis s’ouvre à eux. Et en Egypte en plus. Sur sa terre. Alors elle savoure coute que coute. Chaque seconde comme un cadeau précieux. Elle garde en mémoire chaque regard, chaque mot, chaque caresse, chaque soupir. Echangés. Partagés. Et  elle se laisse porter. Elle ne veut rien précipiter mais une fois au musé tout ce qu’elle souhaite c’est de ce retrouver seule avec son amant. De retrouver cette bulle unique et exquise qui c’est mise en place lors de cette sublime joute charnelle. Elle se sent grisée par cet élan de liberté et d’amour. Elle se sent submergée comme jamais elle ne l’a été. Et c’est tellement bon qu’elle veut encore se gorger de ce bonheur. De cette douceur. Oublier qu’il risque d’y avoir un après douloureux. Elle ne pense qu’à ce qu’ils vont pouvoir partager durant ce séjour, qu’elle souhaite éternel. Ils le méritent autant l’un que l’autre. Peut être plus que le reste du monde. Et à cet instant l’égyptienne est prête à se faire rebelle si quelqu’un vient se mettre en travers de son chemin. Tobias est à elle comme il ne l’a jamais été. Et elle compte bien en profiter au-delà de la raison et sans aucune modération.

Être juste une femme aimante et passionnée au prés de celui qui la trouble depuis tant d’année.

Une fois dans la rues, les deux amoureux se laissent emporter par la magie qui c’est mise en place, depuis la chambre d’hôtel. Safiya taquine. Safiya joue. Heureuse comme une enfant. Elle sent Tobias si libre que cela la contamine. Ce bonheur est électrique, communicatif. « Et je suis sure que je vais aimer ça. Toi si doux me punir cela doit vraiment être amusant à voir. Tu me connais bien. » Elle sourit laissant éclater sa joie. Ils s’enivrent de leur sourire sincère et de leur regard brulant. La belle est caressée par tout ce que cette soirée va lui apporter. Ils ne sont pas encore à la villa que son esprit vagabonde s’imaginant leur nuit délicieuse. Côte à côte dans le même lit, leur corps encore emprunt des effluves de leur nuit. Elle frisonne à ses idées, cachant l’impatience qui l’envahit. Et lorsqu’ils franchissent la porte de la villa. De cette maison qui va être leur écrin durant les heures à venir. Ils oublient le reste du monde. Les bruits de la rue. Et tout ce qui les accompagne. Il n’y a plus eux et l’univers de cette maison typique qui réserve en son sein de douces merveilles. Safiya regarde Tobias s’émerveiller. Elle sourit à ce bonheur qui s’accroche à son regard, qui dessine son sourire et inonde ses joues. Comme il est beau avec son regard clair et cette bouille d’enfant qui s’émerveille. L’égyptienne a prévu cet univers pour donner une saveur éternelle à leur amour qui s’éveille d’avantage sous leurs baisers et leurs caresses. Plus d’hésitation.

Juste de la passion qui éclate de mille couleurs amplifiées par les odeurs suaves.

Ils se taquinent sur le fait que Tobias propose d’être l’esclave de Safiya. Les mots sont doux, légèrement provocants. De quoi les émoustiller un peu plus. « Peut être que je pourrais. » Elle fait une moue pensive. « Je risquerais quoi à la mettre en doute ? » Le jeu se fait sensuel autant dans le son de leur voix que dans leurs gestes. Ils sont beaux et touchants. Comme si d’un coup toutes les douleurs avaient disparues. Ils se sentent apaisés, l’amour les enveloppe de sa chaude houppelande. Ils jouent de leur savoir, utilisant des langues apprises au cours de leurs voyages. « Alors je vais en abuser mon amour. » Parler le français ne pose pas de problème à Safiya en usant même de cette langue elle se fait plus voluptueuse. Cherchant à mettre le feu au corps de Tobias, qu’elle désire ardemment. Elle ne s’en cache pas. Pourquoi le ferait-elle ? Elle ne risque rien dans cet écrin digne d’un paradis. L’égyptienne frissonne alors qu’il passe sa main dans ses cheveux répétant ses mots. Elle se fait tremblante à la suite de ses dires. Quand le regard de son amant se glisse profondément dans le sien. Elle sent ses jambes flancher lorsqu’il se saisit de ses lèvres. Elle gémit en se collant contre lui. Sa robe glisse. Elle se sent grisée, submergée par l’étreinte qu’ils partagent et qui se fait plus charnelle. Elle se laisse guider par son amant. Ne souhaitant qu’une chose se perdre dans la saveur d’une joute charnelle. C’est beau et émouvant. Doux comme une prière d’enfant. Mais le gout est des plus troublant et sensuel. Ils s’aiment et ils s’abandonnent comme ils ne l’ont jamais fait. Safiya ne sera plus jamais la même, elle le sait. Sans Tobias elle n’est qu’un corps brisé, détruit. Avec lui elle est femme, à la fois passionnée et aimante. Mais aussi fatale et fragile. « Moi aussi. »

Découvrir toutes ces premières fois qu’ils se régaleront d’immortaliser des milliers de fois.





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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 29 Juil 2018 - 18:48 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


« On sait tous les deux que je ne serai jamais capable de te faire du mal. Même si c’est pour rire ou pour ton désir. » Il sourit tendrement : bien trop sincère avec ces paroles. Il ne pourrait jamais lever la main sur Safiya non, sur quiconque d’ailleurs.

Chaque secondes passées en sa compagnie n’est qu’un délice exquis qui le rend désireux de pousser les portes de l’interdit. Bon sang ce qu’il était agréable de s’abandonner à l’instant présent en crachant et ignorant les conséquences de leurs actes. Etre heureux, cela voulait aussi dire se battre et parfois nager à contre-courant. Pourquoi tout semblait si naturel pourtant ? Comme si soudainement Tobias réalisait que son bonheur avait toujours été à porter de main ? Pourquoi avait-il cette désagréable sensation qu’il perdait petit à petit pieds avec Safiya ? Pour sûr qu’il se brûlait les doigts et se maudirait plus tard pourtant ces pensées négatives ne caressaient pas son esprit ; pas même lorsqu’ils sont revenus à la réalité pour tenir une conférence sur la raison de leur venue et sur le programme des prochains jours. Il lui tardait à faire un autre emploi du temps, un rempli de malice et de passions. Il y avait des plaisirs qui les attendaient, du genre addictif : Tobias se savait déjà perdu. Plus rien ne serait comme avant et surtout pas à leur retour en Italie. Comment est-ce que ce voyage allait chambouler leur quotidien, cela restait à voir mais au point où ils en étaient autant qu’ils brûlent ensemble en enfer. Il paraît que les enfers sont vides et que tous les diables sont sur terre : alors qui sait avec sa belle Safiya ils pourraient être le nouvel Hadès et elle Perséphone ? Peut-être bien, en attendant ils étaient encore en vie et se dirigeaient vers une nouvelle aventure. Dans cette maison atypique, Tobias ne pouvait s’arrêter de sourire comme un bel idiot. Comment avait-elle réussis à chasser sa mélancolie maladive en l’espace de quelques heures ? Si dans l’avion il avait ressassé encore sa dernière altercation avec Angèle et sur leur enfant à naître ; en cet instant tout cela était bien loin. Il n’y avait que les deux yeux sombres de l’Égyptienne, que sa peau dorée et sa peau qui semblait danser sous ses caresses. Sa beauté, subjuguante, lui donnait mille et une idée : aucune chaste et prude. Loin de lui l’envie de se retenir. Elle était sienne. Il était sien. La nuit ne faisait que commencer, mieux encore : le séjour ne faisait que débuter. Il se proposait d’être l’esclave de ses moindres désirs : il voulait faire son possible pour la satisfaire. Il voulait que jamais elle n’oublie leurs ébats : surtout pas quand elle trouvait un réconfort dans les bras d’un autre. Il voulait qu’elle soit condamnée comme lui à repenser encore et encore à ces échanges torrides. Toby savait déjà que quoiqu’il fasse en rentrant : Safy sera dans un coin de sa tête, à chaque instant, à chaque secondes comme en cet instant.

« Oh my sweet heart… Je ne pensais pas un jour t’entendre douter de moi. » Il caressa sa joue délicatement : « Tu sais pourtant que je suis pleins de ressources quand il s’agit de faire plaisir à ceux que j’aime. »

L’entendre parler français était sexy, l’émoustillait un peu plus : il y avait-il quelque chose qu’elle n’était pas capable de faire ? Tel était la question. Ne laissant aucune distance entre eux, il l’embrassa encore et encore en témoignant son amour et sa dévotion pour elle. Il se répétait, il radotait : mais au diable la varice. S’il fallait qu’il continue de parler comme ça pour que Safiya comprenne, le croit : il le ferait encore et encore. Tout comme il comptait l’aimer comme elle le méritait.



Il redressa sa tête et l’embrassa langoureusement avant de se lever tout en la gardant contre lui. Il s’avança légèrement pour l’asseoir sur le bord de la piscine et embrassa une dernière fois sa poitrine. « Tu es si belle… » Il s’éloigna pour l’admirer et se mordit la lèvre inférieure de désir : « Qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour qu’il mette une telle créature sur mon chemin. » Caressant à nouveau sa joue en passant son pouce sur ses lèvres : « Tu veux que je te cuisine quelque chose ? N’oublie pas que je suis à ton service ce soir, cette nuit, aussi longtemps que tu veux de moi à tes côtés. » Il l’embrassa délicatement puis il enleva son pantalon et son caleçon trempé avant de réaliser quelque chose : « Je viens de penser qu’on n’a pas de vêtements de rechange. » Il se mit à rire. « On va devoir dormir tout nu… Quel dommage ! » Il sortit de la piscine et alla chercher une serviette pour la poser sur les épaules de sa belle. « N’attrape pas froid love. » Puis il alla étendre leurs affaires avant de rentrer et attacha une serviette autour de ses hanches.

Dans la cuisine, il ouvrit le réfrigérateur et tenta de trouver quelque chose à cuisiner pour Safiya.  

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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Jeu 2 Aoû 2018 - 18:47 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Bercée par une myriade de sensation, Safiya se laisse porter. Désireuse de n’éprouver que le bonheur que Tobias glisse dans ses veines et fait danser dans son coeur. C’est divin. Une ivresse sans barrière. Un envoutement sans fin.

Pourquoi n’a-t-elle pas craqué avant ?  Peut être parce qu’elle avait peur de le perdre ? Et à présent ? Elle se moque de demain. De la colère des Dieux. Du monde entier. De ceux qui avaient essayé de la réduire à l’état de larve. De ceux qui pourraient lui interdire de vivre. Elle se foutait de tout.

De tout. Sauf de LUI.
De son regard clair et plein de tendresse. De son rire charmeur. De cette fossette qui rend son visage lumineux.  Du son de sa voix. De ses courbes frôlées. De cette envie réfrénée et enfin libérée. Seules. Toutes ces choses à présent comptent pour la belle à la peau dorée.

Et malgré la foule qui les entoure, ils sont seuls. Deux amants que l’amour enlace. Amour tissé au fil des années. A présent. Cet amour ne compte que leurs souffles mêlés. Leurs regards kidnappés. Leurs lèvres gourmandes. Leurs corps qui se donnent. Leurs peaux qui frissonnent. Plus de souffrance et de retenue. Juste un abandon. Et dans ce jeu, l’égyptienne offre à son amant toute la palette de ses armes. Même si elles sont loin d’être dangereuses, il est facile de se faire piéger quand on succombe. Et Tobias succombe. Encore. Et encore. Et sous leur pied s’ouvre le paradis. Il a un gout de miel. Un parfum de ciel d’orient. Avec des effluves de France. D’Italie. Il est plein de mystère comme les secrets des pyramides. Il est comme un vent frais sur une plage en été quand la brise accompagne les derniers baigneurs. Un champ de fleur sauvage ou mille couleurs pétillantes. Une tempête dans une mer du nord. Un soleil qui se lève sur le toit du monde. Une étoile filante dans un ciel clair avec pour seul maitre la lune.

Et Safiya se gorge de ses milliers de sensations. Se laissant happer par la danse de leurs bassins. Cette danse qui les grise. Tourbillonnante comme une valse sans fin. Sensuelle comme le plus beau des tangos. Ils s’accordent. Jouant sur leur peau une mélodie de frissons. Chaque caresse donne naissance à une autre. Chacun baiser rend leur ciel plus bleu. Et de ce don de soi livrer dans le plus doux des plaisirs se créer la plus belle des harmonies. Et de leurs souffles sortent les notes. Composant leurs prénoms susurrés avec délice. Dans l’amusement d’user de leur talent. La joute est belle, offerte, torride. Safiya coule dans la plus douce des étreintes bercées par le plus doux des amants. Tobias répond à chacune de ses attentes. Il fait d’elle sa reine, l’essentiel de son bonheur. Le centre de sa jouissance. Et Safiya accepte ce cadeau exquis. Mais donne aussi, autant qu’elle reçoit. C’est comme si elle goutait à l’amour pour la première fois. Comme si son corps oublié toute sa douleur. Elle se sent libre et terriblement amoureuse.

Prête à défoncer le monde entier juste pour gouter encore et encore à cette ivresse céleste.

Et quand les deux amants arrêtent leur course folle après avoir déversé dans leur être cette liesse. Il ne reste que dans leur regard encore voilé par l’acte charnel. L’amour. Cette lumière douce et rare. Un cadeau précieux qu’ils sont prêts à protéger contre vent et marée. Elle le garde en elle. Par peur de perdre tout ce bonheur fou qui vient de prendre vie au sein de ses entrailles. « Je veux bien que l’on essaie encore et encore. Avec toi je ne serais jamais fatigué ou rassasié de faire l’amour. » Elle sourit. Heureuse. Comme une enfant libre. Comme si sa vie venait de commencer. De prendre vraiment toute son importance. A croire que les années passées n’étaient que le brouillon de celles qu’elle s’apprête à vivre. Elle laisse ses doigts glisser sur son torse se collant contre lui. « Ne t’en fait pas je saurais alimenter ta faim. Et faire que tu ne sois jamais rassasié. » Safiya se fait mutine. Jouant de son charme fragile et pourtant bien présent. Elle trouve Tobias exquis et elle se sent si belle à ses côtés que cela lui donne des ailes. Et ils ont encore quelques bonnes heures devant pour que la belle fasse tourner la tête à son amant.

Jusqu’à perdre la sienne par la même occasion.

Leurs lèvres se retrouvent dans un baiser plus tendre. Tobias soulève Safiya pour l’assoir sur le bord de la piscine, profitant pour laisser l’empreinte de ses lèvres sur sa poitrine encore gonflées. Il la taquine, amusée par ses mots elle l’éclabousse. « Ce n’est peut être pas Dieu qui m’a mise sur ta route. Le diable peut être redoutable parfois dans ses déguisements. » Elle lui fait un clin d’œil. Se laissant caresser avant de mordiller le pouce qui frôle ses lèvres. « Tu es mon plat de résistance. Alors cuisine ce que tu veux. C’est de toi que je me nourrirais. » Son rire résonne alors que ses pieds s’amusent dans l’eau. Une vraie gamine insouciante juste prise par la vie et enfin libérée de son carcan. Elle le regarde faire alors qu’il finit de quitter ses vêtements trempés. « C’est ça quand on est pressé de vouloir assouvir ses envies. » Elle lui tire la langue. Se retenant d’éclater de rire. Et omet de lui avouer qu’elle a un peu prévu de ce côté-là aussi. Elle le laisse étendre leurs affaires, en sifflotant au bord de la piscine, le corps encore nu pas du tout pressée de s’habiller. De plus la température est des plus agréables. « En plus on risque fort t’attraper froid à dormir tout nu. » Son regard suit tous les mouvements de son amant. Détaillant sans gêne les courbes que Tobias lui offre. « Merci pour cette attention. » Et puis il entoure sa taille d’une serviette. « Oh non le spectacle était si intéressant. »

Safiya sort enfin ses jambes de la piscine. Tobias a déjà le nez dans le frigo. « Normalement Leïa a prévu pour que l’on puisse combler aussi nos estomacs. » Elle le rejoint et passe sa main au creux de son dos. « Là tu vois. On a tous ce qu’il faut. Il y a même du vin pour s’enivrer d’avantage. » Mais ont-ils besoin de ce breuvage pour l’être ? Puis elle file vers la chambre pour aller chercher un paréo dans l’armoire. Elle le glisse autour de sa taille, laissant son torse nu. De quoi titiller Tobias. Surtout qu’elle compte lui offrir une danse dans cette tenue. Il pourra ainsi admirer le mouvement de ses hanches sans problème, cette idée l’a fait rougir. D’ailleurs elle revient vers la pièce en chantant un air de chez elle, et en bougeant doucement.

Une mise en bouche sensuelle. Avant de lui faire tourner plus la tête. Elle se saisit de ses lèvres avides de la suite.





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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 5 Aoû 2018 - 16:03 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Envelopper dans cette soirée, heureux comme rarement il l’avait été depuis ces derniers mois : tout semblait leur sourire. De la fraîcheur qui commençait à s’abattre sur le Caire aux délices qu’ils goûtaient en s’aimant dans tous les sens du terme. Il n’y avait plus de barrières, plus de non-dit : plus de problèmes juste une tendre complicité qui trouvait enfin son apogée dans ces échanges charnels. L’atmosphère était propice à leur amour, à leurs sentiments ; à cette fantaisie qu’il avait imaginée plusieurs fois dans ses rêves sans pour autant espérer la vivre un jour : mais aujourd’hui heureusement il était bien éveillé. Tobias ne voulait plus partir, il se savait maintenant prisonnier de ses grands yeux noirs. Il ne pourrait plus enlever de son esprit ces moments partagés. Il était condamné. Il le savait et pourtant il continuait à mettre de l’ardeur dans ses caresses. Il voulait ne faire qu’un avec elle. Il voulait lui montrer l’étendus de ses sentiments. Peut-être était-ce pour cela qu’il n’avait jamais osé passer les portes de la bienséance avec Safiya : car il savait pertinemment qu’il tomberait sous ses charmes en un rien de temps. Toby laissa à nouveau ses lèvres caresser sa peau dorée, rien ne saurait détourner son attention, ni supprimer son désir pour elle. Rien ni personne. Il acceptait la passion qui faisait rage en lui : sublimer par l’amour qu’il portait pour Safiya. Il était terminé le temps de faire l’autruche et de nier l’évident. Il ne résistait pas aux assauts de sa belle, à la tentation : il voulait la faire sienne par tous les moyens possibles et imaginables. À eux deux : ils trouveraient beaucoup de façons de s’aimer car la soirée, mieux encore leur séjour, ne faisait que commencer. L’Historien voulait montrer la teneur de son attachement pour elle alors que les regards n’étaient plus sur eux. Personne n’avait à savoir ce qui se passait. Ces moments leur appartenaient.
Attentif aux moindres plaisirs de sa belle, il prenait le soin de mettre en avant son plaisir avant le sien. Parce qu’il n’était pas le genre à ne pas considérer son partenaire. Bien au contraire. Il savait que pour recevoir du plaisir il devait en donner. Tobias s’efforçait de contenter son égyptienne comme il le pouvait : pour ne pas qu’elle soit déçue également. Il pouvait sentir cependant que ce n’était pas le cas et cela ne faisait que l’encourager à continuer ses caresses et ses douces attentions jusqu’à ce qu’ils viennent tous les deux à l’unisson. Reprenant son souffle, la gardant contre lui : ne voulant pas lui donner une seule excuse de s’éloigner de lui ; Tobias tremble de bonheur et de plaisir. Elle le rendait fou. Complètement inconscient : faisant fi des responsabilités. Ils n’étaient que deux enfants qui redécouvraient la définition du mot bonheur en faisant un magnifique doigt d’honneur aux possibles conséquences. Demain était un autre jour, une nouvelle journée pour aimer comme il se devait sa princesse du désert.

« Je sais très bien que de nous deux tu es la plus forte, je ne me fais pas d’illusions : tu l’as toujours été. » Posant ses lèvres sur les siennes, il replaça une de ses mèches derrière son oreille : « Mais même si je suis épuisé, je ne saurais te résister. » Il se savait impotent. Il n’était qu’un homme, un être humain qui avait la chance d’avoir une déesse en compagne. Un plaisir exotique qu’il n’aurait jamais trouvé dans les rues de Londres. « Je ne suis pas inquiet, j’ai en toi une confiance aveugle tu le sais bien non ? »

Tobias souriait d’allégresse : bien trop heureux d’avoir goûté à ces plaisirs avec sa Safiya. Se levant pour la l’asseoir sur le bord de la piscine : en profitant pour regarder les magnifiques gorges de la montagne qui s’offraient à lui ; il s’approcha pour capturer le bout de sa poitrine entre ses lèvres. Il ne pouvait pas résister. Ainsi penché, il caressa son dos délicatement.

« Diable ou Dieu, le nom importe peu. Je suis redevable de la même façon. » Il sourit : « Mais si Eve était aussi belle et irrésistible que toi : je comprends qu’Adam n’est pas résisté à l’envie de croquer la pomme. » Il mordit délicatement son téton sans chercher à lui faire du mal avant de rire.

Il était difficile pour lui de s’éloigner, mais il trouva la force de s’écarter pour pouvoir caresser son visage puis ses lèvres. Mordant malicieusement son pouce, il perdit quelques instants son sourire : il ne faudrait pas grand-chose pour que le désir remonte à nouveau. Heureusement qu’il était satisfait, assez pour ne pas succomber à nouveau. « Je préfère être le dessert, au moins je peux t’emmener au septième ciel le ventre plein après ! » Affirma-t-il en rigolant avant de se déshabiller et de constater avec désarroi qu’ils n’avaient pas de vêtements de rechange. « Dixit celle qui a poussé la porte du vice hm ? » Il lui fit un clin d’œil et sortit nu de l’eau puis essora ses vêtements avant d'attraper ceux de sa belle pour aller les mettre à sécher. « Il fait trop chaud dans ton pays pour attraper du mal, dans un quart d’heure grand maximum on est sec. »

Sur ces mots, il rentra tout de même et attrapa des serviettes. Accrochant une autour de ses hanches, il alla poser la seconde autour des épaules de sa belle. Il embrassa rapidement ses cheveux :

« Il faut bien lui laisser un peu de repos tu ne crois pas ? Si tu veux pouvoir remettre le couvert tout à l’heure : laissons tout ça reprendre son souffle et se préparer. »

Retournant à l’intérieur, il commença à chercher des idées sur ce qu’ils allaient bien pouvoir manger. Si l’idée de dévorer le corps de Safiya était des plus exaltante: la société interdisait le cannibalisme. Il écouta d’une oreille distraite l’Egyptienne qui affirma que leur hôtesse avait acheté de quoi les ravir.

« Elle nous traite comme la royauté. Tu me feras penser à lui envoyer un colis d’Italie pour la remercier de tout ça. On pourra lui envoyer quelques denrées de chez nous. » Tobias était généreux, encore plus avec ceux qui l’étaient à son encontre. « Il ne serait pas bien raisonnable de boire du vin… Mais un verre ne peut que conserver non ? » Il tourna sa tête et la regarda s’engouffrer dans la chambre. Son corps était si parfait… Les cicatrices qu’ils partageaient ne faisaient que sublimer sa belle malgré qu’elles soient une réminiscence de son impuissance à pouvoir la protéger.

Sortant deux concombres et des tomates, il les posa sur le plan du travail et une fois la planche à découper ainsi que le couteau sortit : il commença à les couper. Une bonne salade leur ferait le plus grand bien. En l’entendant fredonner, son sourire s’étira un peu plus :

« J’en connais une qui est assez heureuse pour pousser la chansonnette. Je crois que je ne t’ai jamais vu comme ça… Sauf quand on est allé faire des fouilles sur le site de l’Obélisque inachevé à Assouan. » Il releva la tête pour apercevoir à nouveau ces formes généreuses : sublimer par le seul vêtement qui était attaché autour de ses hanches. « Mais je crois qu’il y a un autre Obélisque à découvrir ce soir… Si tu vois ce que je veux dire. » Il rigola pendant quelques secondes avant de répondre férocement à son baiser.

Glissant ses mains sous le tissu, il caressa son fessier en migrant ses baisers de ses lèvres à son cou. Il s’accroupit légèrement pour pouvoir serrer ses cuisses et la porter : l’installant sur le plan de travail. Il prit un morceau de concombre et le glissa entre les lèvres de Safiya tout en la regardant avec désir. Il reprit la découpe des légumes avant de chercher un saladier pour les mettre dedans.

« Je te propose qu’on mange dans le plat, comme ça on n’a pas à faire trop de vaisselles. » Il n’était pas fou le coco. Il se souvenait parfaitement que sa belle lui avait proposé un nouveau round plus tard dans la soirée : mieux encore. Elle devait se déhancher pour le plaisir de ses yeux. Le sien. Celui de personne d’autre. « Je me dis qu’une salade est parfaite en vue du temps, ça te convient hein ? » Toujours soucieux de satisfaire sa belle : il se devait de savoir ce qu’elle pensait de ce menu.
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Âge : 38 ans née le 20 octobre 1979 à Louxor en Egypte.
Métier : Archéologue. Travaille avec Tobias depuis son arrivée à Naples.
Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Dim 12 Aoû 2018 - 19:34 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Faire l’amour avec un homme a toujours été comme une sucrerie pour Safiya. Même si pour se donner vraiment il lui fallait avoir entière confiance. Depuis qu’elle avait retrouvé sa liberté, le corps marqué par quatre années de douleur, la quête avait été plus difficile. Avoir confiance en l’homme, alors que certains avaient tout fait pour la détruire, était compliqué. Tobias avait suite à cet emprisonnement pris dans son cœur une place toute particulière. Une place qu’elle avait gardé secrète. Qu’elle avait laissé grandir, tout en continuant à réapprendre à vivre. Etre en sa compagnie était comme un nectar divin, directement venu du paradis. Tobias avait gorgé la belle d’un amour sucré et enivrant. Sans que jamais elle n’y cède. Pourtant cet amour troublait ses nuits. Hantait ses jours. Caressait chaque nouvelle année passée. Se gratifiant des moments ou la vie les mettait en présence. Cet amour lui avait permis de rester en vie. De passer au dessus de toutes les horreurs vécues.

Et d’être là avec lui aujourd’hui.

Safiya la forte, la battante. Devient juste une femme fragile entre les bras de Tobias. Une femme amoureuse qui se laisse guider par ce sentiment précieux et délicat. Par ce sentiment enflammé et passionné. Une femme qui se donne sans retenue. Juste par amour. Juste avec amour. Comme elle ne l’a jamais fait avant. Même si durant ses années de douleurs, certains ont su la troubler. Tobias lui il trouble son corps depuis des années, mais aussi son cœur et son âme. Et l’évidence se fait reine quand enfin ils osent vraiment s’abandonner. Dans ce décor des milles et une nuit. Dans ce cocon qui devient le berceau de leur amour enfin avoué. Et l’étreinte est belle. Sensuelle. Torride. La tendresse se mêle à la passion. Ils se découvrent enfin de la plus belle des façons. Et plus rien d’autre ne compte à leurs yeux. Il y a juste eux dans cette piscine qui renferme le plus beau des corps à corps.

Un seul souffle. Un seul battement de cœur.
La même envie. Le même désir.

Une seule bulle ou leurs deux corps ne font plus qu’un. Cela a semblé tellement utopique par le passé à Safiya, que même une fois comblée elle a encore du mal à réaliser. Pourtant son corps frissonne et tremble encore sous le coup de cette ivresse sublime. Et peu importe demain. Là ils vivent l’instant présent. Et il est aussi beau qu’ils l’avaient imaginé. Même plus beau. Et leurs promesses se font plus merveilleuses alors que leur étreinte prend fin. Chacun saura rassasier l’autre. Mais aussi l’affamer. Et cette idée enchante l’égyptienne. Elle qui compte se sustenter encore et encore de la chair de son amant. Elle compte même rendre Tobias addictif  à cette jouissance. Et subir la même dépense. Quoi de plus envoutant que de succomber à chaque seconde à l’homme ou à la femme que l’on aime. « Tu ne seras jamais épuisé mon amour, je compte te donner la force nécessaire pour que chaque nouvelle joute soit encore plus passionnée. » Le bonheur se lit dans leurs regards. Ils ne sont plus que des enfants heureux, n’aillent que des envies gardés trop longtemps secrètes. La belle se retrouve assise sur le bord de la piscine alors que son amant se prépare à sortir. Toujours attentionné à son égard et cette sensation la rend encore plus légère. Safiya se laisse charmer par ses caresses, ses baisers. Son corps serait même prêt à succomber encore. A ce laisser emporter dans une valse qui n’aurait pas de fin. Un pas de deux uniquement rythmé par les vas et viens de leurs bassins.

Un pas de deux endiablés donc ils ne pourront plus se passer. Mais pas tout de suite.

« Eve et Adam ont perdu leur paradis. Nous nous ne le perdrons jamais. » Ils seront le construire dans n’importe quel endroit. Même dans l’appartement de Tobias en Italie. Ils ont juste besoin d’être tous les deux. Et Safiya compte bien ne jamais perdre cela de vue. Son amant joue encore avec sa belle. Il ne faudrait pas grand-chose pour qu’elle chavire. Mais l’attente rendra l’envie plus incendiaire. Et puis il y a d’autres promesses que la belle se doit de combler. Encore un baiser. Une caresse. Une promesse. Un frôlement. Un effleurement. Une brise exquise. « Alors je crois que vais abuser du dessert tous les jours qu’ils me restent à vivre. » Cela ne faisait pas peur à Safiya d’avouer ce qu’elle souhaite pour son avenir. D’ailleurs vu la tournure des événements sa vie sans pouvoir avoir Tobias pour amant, pour amoureux,  n’aurait plus du tout la même saveur. Il sort de la piscine. Elle le taquine, lui imputant la faute de ce bain habillé. « Mais tu aimes que je te pousse aux vices. » Et à cet instant elle use de son corps pour le titiller d’avantage. Jouant avec ses courbes tout en restant sagement assise sur le bord de la piscine. Elle fait oui de la tête quand il parle du temps de séchage de leurs vêtements. « Un avantage en effet. Même si je ne compte pas te laisser te rhabiller avant un bon moment. » Même s’il faudra qu’ils les remettent demain.

Mais là cela serait chose inutile vu les idées loin d’être innocentes de l’égyptienne.

Safiya se met à rire à ses mots. « Est-ce que j’aurais trop épuisée ta virilité mon petit cœur ? » Tobias s’éloigne vers la cuisine. Elle lui dit que normalement son amie à tout prévu. « Oui elle en sera très heureuse. Même si à la base elle a fait ça parce que l’on c’est toujours soutenue. Pour le vin, un peu plus d’ivresse au point ou nous en sommes ne peut pas nous faire du mal. » Elle sort enfin de la piscine et file vers la chambre pour s’habiller un peu. Mais juste un peu. Elle veut griser son homme et elle sait parfaitement comment agir. Quand elle revient de la chambre la vision qu’elle offre est loin d’être sage. L’égyptienne laisse également parler son bonheur comme jamais elle ne l’a fait. Elle rayonne comme un soleil. « C’est parce que je n’ai jamais été aussi heureuse qu’à cet instant. C’est presque insolent et indécent ce que je ressens. Mais putain c’est tellement enivrant que je ne veux plus que l’on m’en prive. » Elle lui laisse le temps de savourer  la vision, et elle sourit à sa remarque sur l’Obélisque. « Non je ne vois pas du tout de quelle Obélisque du parle. Tu parles de celui de Louxor ou de celui de Paris. » Bien entendu elle a parfaitement compris où Tobias veut en venir. D’ailleurs ses gestes dénotent avec ses mots. Mais elle est joueuse l’égyptienne et ce soir plus que jamais. Et ce jeu plait à son partenaire, comme la tenue qu’elle porte. D’ailleurs les mains de son amant viennent sans crainte se perdre sur ses courbes. Après s’être retrouvée assise sur le bord de la piscine, la voilà à présent assise sur le plan de travail. Surveillant le beau gosse du coup de l’œil. Tout en continuant de chantonner. Il découpe les légumes et elle picore. « Proposition adopté à l’unanimité. » Autant ne pas perdre de temps dans ce genre de chose alors qu’ils ont bien d’autres occupations à partager.

Quoique faire la vaisselle peut s’avérer amusant si on abuse de la mousse.

Le regard de Safiya devient de plus en plus coquin comme si mille idées indécentes caressaient son esprit épris de libertinage virulent. « En plus elle semble très appétissante cette salade. Je crois qu’il y a aussi du pamplemousse rose et quelques fruits on peut les ajouter. Le salé sucré j’adore. » Puis elle saute du plan de travail et sort des verres qu’elle porte avec la bouteille au bord de la piscine. Sans oublier de bouger son corps au son des notes que ses lèvres égrainent. Elle revient vers la cuisine toujours en ondulant son corps. Elle rend chaque mouvement sensuel. Alors que son regard vient croiser celui de Tobias. Elle soulève ses bras attrape ses cheveux et puis les laisse tomber en les faisant glisser entre ses doigts. Chacun de ses gestes est lent et calculé. Divine ensorceleuse qui ne pense qu’à la perdition de l’homme qu’elle aime. Elle vient le frôler. Poser un baiser contre son épaule. « Tu aimes .. me voir danser. » Elle allume la radio, attrape des serviettes en papier,  et tous les deux repartent s’installer sur la terrasse face à la piscine.

Le repas risque fort d’être plus que distrayant. Parce que Safiya compte bien abuser de tout ce que les Dieux lui ont donné pour encore une fois séduire Tobias.



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Sujet: Re: [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias ( le Mar 14 Aoû 2018 - 21:56 )


Et si pour une fois les Dieux nous laissaient être heureux.
Tobias & Safiya


Homme à très peu de femmes, Tobias n’était pas un expert en la matière certes, mais ce qu’il ressentait avec la belle était différent de toutes ses expériences passées. Il ne savait pas si cela était dû au fait qu’ils étaient liés par quelque chose de plus fort qu’une simple amitié, qu’un simple amour. Était-ce parce qu’ils avaient vécu l’enfer qu’ils étaient si complémentaires ? Est-ce que c’est car il a entendu ses cris que ses gémissements de plaisir semblent être la plus belle chose qui l’ait entendu ? Tobias ne savait pas trop. Il était, à dire vrai, perdu dans un océan de sentiments. La seule chose qui était certaine, constante dans ce tourbillon d’émotions : était le bonheur qui animait ses yeux. Il pouvait sentir l’allégresse dans les moindres parties de son corps. Il était bien là. Loin de tout, loin des problèmes : juste avec sa compagne de malheur et maintenant d’extase. Safiya avait réussi à enlever ses soucis, à enlever de quelques baisers enflammés permit à un poids de s’enlever de ses épaules. Lui qui pensait que cela n’était pas possible : voilà qu’elle lui prouvait qu’il avait tort. Il acceptait avec plaisir d’avoir tort car bon sang ce qu’il aimait cette femme. Tout chez elle le faisait vibrer : la couleur de ses cheveux noirs comme les cendres, ses yeux aussi profonds qu’une nuit sans étoile ; il la redécouvrait. Sous toutes les coutures, mais pas que. Il découvrait également des parties de sa personnalité insoupçonnée.

Après cette nuit, plus rien ne serait comme avant.

Voilà une certitude qui pouvait être marquée d’une pierre blanche. Non, il n’y aurait plus rien de normal entre eux après cet interlude. Ce moment de paix dans une vie remplie de tragédie et d’histoires tristes. Le genre qu’on n’ose même pas raconter aux autres de peurs qu’on soit traité de menteur ; le genre qui ferait de parfaits films d’horreur. Mais voilà, leur vie n’était pas une création d’Hollywood, c’était bel et bien la réalité et il n’y avait rien de pire que de se réveiller d’un cauchemar et réalisé que ce n’est qu’une répétition du passé. Il n’y a pas d’échappatoires et pourtant : Tobias croyait maintenant qu’ils avaient une chance de s’en sortir. Après presque cinq années maintenant, il était temps de tourner définitivement la page. Il y avait un temps pour tout. Deux ans pour s’en remettre, deux ans de dénis et maintenant était-il dans les années d’acceptations ? Celles juste avant de pouvoir passer à autre chose ? Etait-ce si idiot de croire en cela ? Non. Non ça ne l’était pas. Voilà ce qu’il se répétait alors que ses yeux couvaient la belle égyptienne. Au petit soin pour elle, il voulait savourer ce moment et la faire sentir importante : car elle l’était. Tobias, bien maladroit avec ce genre de choses, se savait peu disposer à séduire avec de belles paroles mais il était plein d’attentions. Safiya, en revanche, elle était parfaite en tout point. Elle savait comment plaire, elle savait comment charmer et le rendre fou. Elle avait ce don pour lui faire tourner la tête et lui faire perdre la notion de bien ou mal. Il n’y avait que du plaisir, du bonheur avec elle. Même dans les pires moments dans leur passé commun : elle avait été sa lumière. Celle qui était sous ses yeux, qui souffrait à ses côtés : qui pleurait et tentait de survivre. Pour sûr que cela créer une affection sans égale : un lien que peu de personnes peuvent comprendre. Le souhaitait-il seulement ? Oui, car comme ça tout le monde leur lâcherait la grappe et non car il voulait garder ces moments jalousement. Il n’était pas du genre possessif, mais il savait que ce qu’ils vivaient leur appartenait. À eux, rien qu’à eux et personne ne méritait de s’y mêler. Tobias était condamné. Condamné à être aux côtés de Safiya pour toujours même si cela allait être plus difficile que sur la terre des Pharaons. Ce n’est pas pour rien qui lui avait demandé de vivre chez lui : parce qu’au final ils se comprenaient sans parler. C’était ce qu’il y avait de plus beau dans leur relation.

« Et le pire dans tout ça, c’est que je sais que tu en es capable. » Tobias sourit, comme un enfant : de bonheur, de joie mais également de tendresses. « Je me battrais pour qu’on ne le perde pas. » Il était sincère. Il manquait rarement à ses engagements. « Cela tombe bien, je crois que c’est à volonté. » Rajouta-t-il en embrassant délicatement ses cheveux : « Je ne suis plus un garçon sage depuis des années… » Souffla-t-il avant de s’éloigner. Il ne répondit pas à sa question sur le fait qu’il soit trop fatigué, se contentant de rire. Vrai qu’il n’avait pas une résistance, ni une cadence digne des plus grands Casanova : mais il saurait à nouveau satisfaire sa belle si telle était son envie. Il ne pouvait rien lui refuser. Absolument rien.

Dans la cuisine, il chercha et trouva rapidement de quoi se mettre sous la dent. Optant pour une salade histoire de rafraîchir leurs corps : il ne put s’empêcher de dévisager la belle Egyptienne et de la dévorer littéralement du regard sans même chercher à se cacher. Cela était juste impossible. Et puis Safiya devait savoir qu’elle susciterait ce genre de regard en sortant de la sorte. Sa poitrine parfaite bougeait au gré de ses mouvements : sublimant la scène. Tobias crut pendant quelques instants être morts. Que cette maison était leur paradis et que plus jamais ils ne pourraient partir. Etait-ce ça la vie après la mort ? Bon sang si cela l’était… Ils auraient dû réellement mourir il y a quatre ans de cela ! Ils auraient ainsi pu goûter à ces joies interdites dans le monde d’en bas.

« Je n’aurai pas dit mieux moi-même. » Son sourire radieux était le témoin de cette affirmation. « Je ferai en sorte de ne pas te priver alors… Seulement si tu es sage et en vue de ta tenue : quelque chose me dit que tu ne comptes pas l’être. » Il la taquinait évidemment. Bien sûr qu’il rigolait. Il attendait sa dance : affirmer le contraire serait un beau mensonge !

Et le voilà à faire des allusions sexuelles sur des objets historiques. Bon sang, il ne se reconnaissait pas mais il s’en moquait. Royalement. Il était heureux et il voulait lui montrer. Il voulait la faire sienne encore et encore. S’il faisait des choses qui ne lui ressemblait pas : ce n’était pas un mal. Peut-être que cela marquait un besoin nécessaire de changement. La portant pour la poser délicatement à coter de lui : il l’écoute fredonner sans oser briser ce moment. Est-ce que cette vie pouvait être celle de tous les jours ?

« Certes, mais si tu veux de la mousse je préfère qu’on aille sous la douche et utiliser du savon. » Il lui fit un clin d’œil : « Tu sais… Comme ce matin… » Histoire de lui rappeler au cas où elle aurait oublié. « Vos désirs sont des ordres. » Il fit une courbette avant de rire et d’attraper le pamplemousse, le fruit de la passion et les kiwis pour les couper. Il les ajouta dans le saladier et commença à mélanger le tout. Un filet d’huile d’olive plus tard, un peu de piment pour parfaire le tout et il s’écria : « Et voilà. » Dans un Français maladroit avant de rire. « La salade du chef ! » Le voilà avoir épuisé son stock de Français mais qu’importe.

Son sourire s’arrête rapidement lorsqu’elle retourna dans la cuisine en bougeant ses courbes avec indécences. Il resta bouche bée, incapable de faire quoique ce soit sinon de regarder le spectacle délectable qui s’offrait à lui. Il avala difficilement sa salive et frissonna en sentant ses lèvres sur sa peau. Il se racla la gorge pour toute réponse. Attrapant la salade, il la suivit dehors : les étoiles commençaient à sortir de la brume. Il regarda quelques instants le ciel avant de continuer à avancer. Il posa le saladier sur la table entre deux chaises longues et s’y installa. La musique d’Orient leur parvenait : chatouillant ses tympans qui ont de tout temps apprécié les sons gorgées de soleil. Il s’allongea et attrapa un morceau de kiwi en regardant Safiya. Il mit ses jambes de chaque côté et tapota devant lui la place qu’il venait de libérer :

« Viens reprendre des forces beauté du désert. » Dit-il sensuellement : « Avec la nuit qui nous attend… Tu devrais te reposer un peu. » Il regarda son torse maigrichon : « C’est un bon osseux mais confortable je t’assure. »
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- [terminé] Un moment volé au temps. feat Tobias -
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