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- [Terminé] A la rescousse I Dante -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Mar 27 Mar 2018 - 22:27 )
« Merci Leila, on se revoit la semaine prochaine. » La directrice de la maison de retraite de San Ferdinando lui ouvre la porte de sortie de l’établissement avant de lui adresser un dernier sourire. Cela fait maintenant plus d’un mois qu’elle s’y rend chaque mardi afin de rendre visite aux personnes les plus esseulées. Une sorte de BA à laquelle la jeune femme se contraint, d’une part pour occuper son temps libre depuis son renvoi et, d’autre part, sans doute pour s’amender de toutes ses mauvaises actions. Ce qu’elle voyait comme une corvée au départ, préférant la compagnie des enfants de son ancienne classe à celles des personnes âgées, se révèle petit à petit comme un interlude amusant dans sa semaine remplie d’ennuis. Certains des petits vieux qu’elle va voir sont en effet de sacrés phénomènes et il n’y a pas une seule fois où la jeune femme ne se retrouve pas surprise. Mais, pour aujourd’hui, la plus grande surprise réside surtout dans le fait qu’une fois arrivée à l’arrêt de son bus, les panneaux lumineux indique une panne générale de la compagnie de transport, interrompant le trafic pour plusieurs heures. « Non mais c’est une blague ou quoi ? » N’ayant aucun autre moyen de transport – Leila se refusant à conduire sa voiture depuis plus de deux ans – Leila se met à fouiller dans son téléphone à la recherche du numéro d’un taxi avant de calculer rapidement dans sa tête le prix qu’une telle course lui coûterait… Autrement dit une petite fortune étant donné à quel point elle était éloignée de la ville. Autant dire qu’avec ses finances à la peine, Leila envisage sérieusement de faire du stop pendant quelques minutes avant de se raviser, ayant une idée bien plus amusante qui lui vient en tête. Souriant comme une adolescente, la jeune femme saisit un numéro de téléphone qu’elle a finit par apprendre sur le bout des doigts… Celui de Dante. Comme elle s’y attendait, l’Italienne fait face à un Dante récalcitrant à l’idée de l’aider, s’amusant à la lecture de ses commentaires piquants. Finalement, Leila sort les bons arguments pour venir à bout du côté revêche du pilote de l’air qui, s’il tient sa promesse, sera là au bout de dix minutes. A moins qu’il compte la faire mariner pour son retard de plus d’une heure de la dernière fois ? Ou encore pour être partie comme une voleuse en le laissant en plan ? Elle en serait capable, clairement, à sa place. Et elle commence à se demander si Dante n’a pas eu la même sale idée tordue qui lui a traversé la tête quand elle voit les minutes défiler sans aucune voiture à l’horizon. L’endroit étant plutôt désert, Leila décide de se caler dans l’abribus inconfortable, pestant chaque minute un peu plus alors que ses talons claquent nerveusement contre le béton. Un, puis deux faux-espoirs plus tard, c’est enfin Dante qu’elle voit apparaître au volant d’une voiture… Et autant dire que les dix minutes qu’il lui avait indiqué ont largement été dépassées. « Non mais tu te fous de moi ? Ca fait un bail que t’étais censé être arrivé ! » Crie-t-elle suffisamment fort pour qu’il l’entende alors qu’elle se dirige vers la porte de la voiture. Leila ou comment dire merci gentiment de venir la chercher. « Encore cinq minutes et je les aurais laissé me tripoter, ces routiers ! » La menace n’est qu’à moitié vrai. Cinq minutes de plus et la jeune femme aurait effectivement démarré une session de stop. Quant à se laisser tripoter par un routier bedonnant sur le retour, il y a quand même un monde. Arrivant à la porte, la jeune femme tente de l’ouvrir mais celle-ci se trouve être encore fermée par la fermeture centralisée. « Bon alors ? Tu m’ouvres ? » Demande-t-elle en frappant avec son index contre la vitre côté passager. Parce que ce n’est pas tout ça mais elle commence sérieusement à avoir froid, là.


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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Dim 1 Avr 2018 - 23:21 )
« Tu n’y vas pas ? » Natalina s’interroge, tandis que Dante s’affale de nouveau dans son canapé. Les yeux ronds, elle observe son collègue, ex et ami se comporter d’une manière qu’elle ne connait pas. Entre eux, les choses étaient plutôt simples. Ils communiquaient beaucoup, notamment parce qu’ils se voyaient régulièrement grâce au travail et que les querelles ne duraient jamais bien longtemps. Mais là, elle assiste à un phénomène qui lui est inconnu : Dante croise les bras, laisse son téléphone sur la table basse et ne bouge pas d’un seul centimètre. « Pas que je n’aime pas l’idée que tu restes avec moi… » Au contraire. Evidemment qu’ils ne sont plus ensemble et qu’elle n’envisage pas de se remettre avec son ex, pas après tout ce qui s’est passé, mais ils sont encore très attachés l’un à l’autre. « La dernière fois, elle m’a fait mariner pendant une heure, alors elle peut bien attendre. » Il l’a mauvaise. Pour ça, mais aussi parce qu’elle est partie alors que les choses devenaient intéressantes. Et aujourd’hui, il faudrait répondre aux exigences de Mademoiselle ? C’est une manière de se venger, lui montrer qu’il n’est pas à sa disposition et que les commandes, il les tient autant qu’elle. C’est au bout de vingt minutes, à la fin du générique de fin qu’il ne regarde jamais, qu’il se décide enfin à quitter sa maison et à prendre le volant, guidé par son GPS qui change d’itinéraire à chaque fois qu’il s’engouffre volontairement dans un autre boulevard. L’idée même de l’imaginer en train de trépigner sur place, s’impatienter en râlant lui est si plaisante qu’il roule moins vite que son habitude. Le trajet qui se devait rapide, dure le double. En apercevant sa silhouette, Dante s’arrête temporairement et baisse la vitre à moitié, faisant face à une Leila en colère. « Tu ne croyais tout de même pas que j’allais rater la fin de mon film pour tes beaux yeux ? Et le générique en prime ! Tu sais Ô combien j’adore ça. » Un sourire pour accentuer son envie de l’enrager, pour qu’elle comprenne bien que son retard est volontaire. « Si tu veux mon avis, ils n’auraient rien eu envie de tripoter, dans cette tenue. Enfin, je suppose qu’il y a toujours des désespérés. » La tête tournée vers la porte côté passager encore fermée, c’est un Dante hésitant qui se perd dans ses pensées. Le coude appuyé contre la tête de son siège, il secoue la tête. « Tu me prends pour ton chien Leila ? Tu crois que tes airs de gamine pourrie, gâtée, méchante, me donnent sincèrement envie de t’ouvrir la portière et te conduire où tu veux ? » Son Francesco, il lui donne peut-être tout ce qu’elle veut et qui sait, il se montre peut-être plus passif que lui en évitant soigneusement les conflits, mais ce n’est pas son cas. Leila, il la connait si bien qu’il n’a peur de rien, même pas de lui parler sèchement comme à l’instant. « Je viens de me déplacer, pour toi, alors soit tu me dis les mots magiques, c’est-à-dire : bonsoir, s’il-te-plaît, merci, soit je te laisse te débrouiller avec ton stop, et tes routiers. Tu préfères quelle option ? » Et il ne compte pas lâcher le morceau, est prêt à la laisser au bord de la route si elle compte se montrer désagréable encore longtemps. Lui n’a rien à perdre, si ce n’est son temps. Elle, en revanche, elle pourrait bien ne plus sentir ses jambes avec ses petites chaussures à talon.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.


Dernière édition par Dante Galeone le Lun 2 Avr 2018 - 0:38, édité 1 fois
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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Lun 2 Avr 2018 - 0:32 )
Elle a été idiote l’espace de quelques minutes, c’est vrai. Croire que Dante céderait à sa demande sans même lui faire payer ses actes de la dernière fois est au mieux une grande naïveté ou, au pire, d’une bêtise sans nom. S’en voulant d’être tombée si facilement dans son piège, Leila attend Dante, de plus en plus impatiente à chaque minute qui passe tant et si bien que, quand cette dernière pointe finalement le bout de son nez, la jeune femme est remontée comme un coucou suisse. Sans attendre une seule seconde, elle se jette sur lui avec toute la délicatesse qu’il lui connaît mais Dante ne semble pas s’en offusquer. Pire encore, Leila observe même son petit sourire triomphant, ce dernier étant sans doute ravi de la voir se mettre dans un état pareil. Pour autant, bien que lui faire ce plaisir n’est pas du tout dans son habitude, Leila peine à redescendre. « Le générique de fin ? Ok, c’est clair, tu te fous bien de moi. » Leila le connaît suffisamment pour savoir que Dante n’est pas du genre à porter attention au générique de fin bien, qu’à vrai dire, ils n’ont eu ensembles que très peu l’occasion d’arriver jusque-là : dès que Dante avait le malheur d’être intéressé par un film, Leila se faisait un défi de l’en détourner avant la fin. « Moi qui pensait qu’on pouvait compter sur toi quand on a besoin d’aide, je me suis plantée. » Leila croise ses bras sur sa poitrine, cherchant par tous les moyens à le faire culpabiliser de ses actes… Est-ce que ça marche ? Avec Dante, c’est difficile à dire. Dans leur joute d’égos auxquels ces deux-là se prêtent, il est bien difficile parfois de faire le tri entre ce qu’ils disent et ce qu’ils ressentent. « Quoi ? Mais va te faire foutre ! Y’en a qui serait bien content d’avoir sous la main cette marchandise. » Pour appuyer ses dires, Leila se désigne toute entière en lui lançant un regard fier. Elle sait d’ailleurs pertinemment que, parmi ses hommes qui se satisferait de l’avoir à côté d’elle sur le siège passager, se trouve justement Dante. Il semble pourtant vouloir se faire désirer, se montre dur et cassant dans ses propos tant et si bien que Leila hésite quant à la conduite à tenir. Un instant, elle envisage de faire demi-tour pour se diriger vers la route principale, juste dans le but de le narguer, mais le sale caractère du pilote de l’air la freine instantanément dans son idée. Lui aussi, serait bien capable de la laisser plantée là comme elle l’a fait la dernière fois, et l’idée d’avoir à rentrer à pied ou d’être obligée d’appeler un taxi ne l’enchante ni l’un ni l’autre. La première option ruinerait certainement cette paire de talons qu’elle adore quant à la deuxième, elle n’en a définitivement pas les moyens. Alors, que lui reste-t-il comme possibilité ? Aucune, si ce n’est la mettre un peu en veilleuse, bien que ça lui coûte. « Tu veux vraiment me forcer à te supplier hein ? Ca te réjouirait hein ? » Mais pourtant, elle n’arrive pas à s’y résoudre. Elle ne cesse de se dire qu’il faut qu’elle le fasse mais son caractère volcanique résiste encore et toujours. « Bonsoir, s’il-te-plaît, merci… » Murmure-t-elle d’une voix si peu audible que Dante semble vouloir faire la sourde oreille. « BONSOIR, S’IL TE PLAIT, MERCI ! Allez Dante, ouvre-moi cette fichue porte. » La princesse s’impatiente, tape du pied et voit finalement le sésame arriver : la porte se déverrouille enfin. Commençant à être frigorifiée, Leila s’engouffre sans demander son reste dans l’habitacle, se permettant de retrouver son regard noir maintenant qu’elle est enfin à l’intérieur. « Il était bien au moins ce film ? » Histoire qu’elle sache s’il l’a laissé attendre dans le froid pour quelque chose qui valait vraiment le coup ou pas. « Tu peux me ramener chez moi maintenant ? Et pas la peine de rêver au coup de la panne, hein. » Quoi qu’en vérité elle ne serait pas tout à fait contre. Depuis la dernière fois, elle n’a cessé de penser à ce dont elle s’est elle-même privée.


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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Lun 2 Avr 2018 - 1:20 )
« Tu as l’air de croire que tu peux claquer des doigts pour tout obtenir. » Et cette idée ne lui plaît pas. Leila peut être peste, capricieuse et c’est comme ça que ça résonne dans sa tête en ce moment et il déteste ça, qu’elle ait l’impression de pouvoir le sonner quand ça lui chante. Dante est bon, en règle générale et laisser son entourage dans la misère, ce n’est pas dans sa façon d’être, à moins d’avoir une bonne raison. Et là, il en avait une : Leila ne mérite tout simplement pas qu’il se comporte bien avec elle, qu’il la respecte au point d’être ponctuel. S’il commence à agir de la sorte, elle pourrait bien croire qu’elle peut faire tout ce qu’elle veut et ce modèle, il n’en veut pas. Pourtant, une petite part de lui culpabilise un peu, parce qu’il est tard, qu’il fait nuit et qu’il aurait pu se passer n’importe quoi. Leila est une très belle femme… Mais avec un caractère si explosif qu’il se demande finalement si c’est si utile de s’inquiéter à son sujet. La réponse est oui. Parce qu’il ne peut s’en empêcher, parce qu’il la connait suffisamment pour savoir qu’elle n’est pas toujours cette femme forte, qu’elle se veut être face à lui, alors qu’elle se montre grossière. « Eh bien tu me les présenteras. » Ce corps, il sait ce qu’il renferme et il aime tout, la moindre parcelle. S’il en est tombé sous le charme en croisant son regard, avec les années, Leila s’est embellie, est devenue plus femme, plus désirable. Impossible pour lui de ne pas être attiré par ce qu’elle dégage, mais à l’instant T où elle s’adresse mal à lui, il n’a tout simplement pas envie de la complimenter sur sa tenue, sa chevelure, ou lui souffler que c’est plaisant de la voir, alors qu’ils sont en pleine confrontation. « Parce que tu trouves qu’être polie est égal à supplier ? Je crois que ton éducation est à revoir, ainsi que ton dictionnaire qui ne semble pas avoir la bonne définition des mots. » Mais semble-t-il, c’est comme ça qu’elle le prend, alors soit, il ne lui enlèvera pas ce plaisir, mais compte bien à ce qu’elle réponde au sien. Les mots sont murmurés, ne lui conviennent pas, si bien qu’il attend encore, jusqu’à ce qu’elle les crie presque. Dante appuie alors sur le bouton qui ouvre la porte automatiquement, la laissant entrer. « Un navet. Je n’ai jamais autant déprécié un film que celui-ci. Une perte de temps, ça ne méritait pas que je m’accroche. » Et c’est vrai que c’était plus que moyen, mal tourné. Sans doute que Natalina sera moins critique que lui. Toujours est-il qu’il a tout vu, s’accrochant à son objectif de ne pas se déplacer immédiatement. « Enfin, tu sais très bien que mes méthodes de séduction sont plus recherchées que ça. La panne, c’est dépassé et puis… J’ai quelqu’un qui m’attend chez moi. » Même si, de base, ils n’avaient pas prévu de passer la soirée ensemble obligatoirement, que l’un comme l’autre était libre de sortir, Dante n’oublie pas qu’elle est en repos sur Naples en ce moment et que c’est toujours agréable de la retrouver et de discuter avec légèreté. « Mais ça, tu t’en fiches. Tout ce que tu souhaites, c’est que je te ramène pour retrouver ton petit confort, utiliser ma voiture comme moyen de transport, point barre. Me rappeler quand même que tu existes, en pointant du doigt que ton corps et le mien sont incompatibles. Pour m’emmerder sans doute. Hm ? J’ai bien tout résumé ? » Son ton se veut calme et il l’est. En venant ici, il ne s’attendait pas à s’envoyer en l’air, ou à se réconcilier, parce qu’il semblerait qu’elle n’en ait pas envie. « Y’a vraiment aucun problème. Quand t’auras décidé de redevenir l’adulte que tu es supposée être et avoir une vraie discussion, tu me le diras ? Parce qu’en attendant, je préfère passer du bon temps ailleurs. » Qu’ils se disputent, ça ne le dérange pas. Qu’elle lui jette toute sa hargne, sans même poser les mots sur ce qui la tord de l’intérieur, en revanche… C’est une autre histoire.


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Leila Mancini10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Lun 2 Avr 2018 - 13:01 )
Il n’a peut-être pas 100% tord sur ce coup. Leila a nombres de qualités mais parmi ses défauts se cachent une légère tendance à être capricieuse. Petite dernière de la famille, l’Italienne a été des plus chouchoutées par ses parents, l’amenant parfois à avoir des comportements discutables quand elle n’obtient pas ce qu’elle veut. C’est devenu pire depuis sa descente aux enfers où Leila trouve à présent n’importe quel prétexte acceptable pour extérioriser cette colère qui gronde en elle. Dante, quant à lui, semble être un excellent catalyseur, Leila sachant parfaitement qu’elle peut se permettre quelques mots déplacés sans le voir s’éloigner tout à fait. Il a besoin d’elle. Tout comme elle a besoin de lui. « Oh et bien je crois qu’il y en a un avec qui les présentations ne seront pas nécessaires, tu le connais très bien… Comment s’appelle-t-il déjà ? Ah oui : Dante Galeone. » Autant dire que ça la fruste de voir qu’il lui résiste pourtant, n’hésitant pas à la remettre à sa place. Leila l’a peut-être un peu mérité avec son comportement de la dernière fois, c’est vrai, mais faire ce qu’il lui demande pour elle ne revient vraiment pas à être polie mais bel et bien à le supplier de la laisser monter. Eternelle compétitrice, Leila voit ça comme une forme de combat et le fait est qu’elle n’a jamais aimé perdre. Elle s’y résout pourtant, la mort dans l’âme, ne pouvant pas s’offrir le luxe de refuser son aide. Pourtant, c’est compliqué de ne pas claquer la porte et partir en courant quand Dante ne cesse de vouloir la provoquer. « Ca t’amuse hein ? De te dire que tu m’as fait poireauter pour un film qui en plus était naze. » Elle devine bien qu’il se réjouit de sa tête dépitée car elle en aurait fait de même si elle avait été à sa place, voir même pire… Elle lui aurait fait payer au centuple de l’avoir planté là après lui avoir donné un aperçu de ce qui aurait pu se passer par la suite. « De quoi ? » Et c’est peut-être la manière dont Dante a décidé de le faire, lui aussi. En lui parlant de cette fille qui l’attends sagement chez lui et qui attise sa jalousie, bien évidemment. Pourtant, Leila tique, se demande bien en qui Dante pourrait avoir suffisamment confiance pour lui laisser pendant plusieurs longues minutes son appartement… Ca ne peut pas être une fille qu’il a ramassé dans la rue c’est certain. A moins que… « C’est elle, c’est ça ? » Elle. Cette fille sur laquelle elle n’a encore pas posé de nom mais qu’elle imagine laide, recouverte de verrues et voûtée pour mieux se rassurer. Cette fille qui a tenu pendant plusieurs années Dante loin d’elle alors qu’elle avait terriblement besoin de lui, bien plus qu’elle n’oserait jamais l’avouer. Cette fille qu’elle maudit encore plus aujourd’hui pour avoir le droit de passer une soirée avec Dante, là où elle sera sans doute bien trop fière pour lui demander de rester, une fois qu’il l’aura raccompagné chez elle. « Je croyais que c’était fini entre vous ? » Cela ne la regarde certainement pas mais elle se permet tout de même de demander. Quelle est donc sa place, à elle, dans cette histoire ? Celle du dindon de la farce ? « Non, ce que je souhaitais, c’était simplement que tu me viennes en aide parce que je me suis retrouvée sans transport en commun, à l’autre bout de la ville, et que j’ai pensé à toi directement en premier parce que tu as toujours été présent en cas de pépin. » Comme cette fois, il y a deux ans, où elle était aux bords du précipice. Si ça n’avait pas été pour lui, elle aurait sans doute plongée et commis la plus grosse erreur de sa vie. « Alors reste à savoir qui est le plus obsédé à l’idée de retrouver son petit confort, d’être tranquille. De toute façon, c’est une habitude chez toi. » Reproche à peine voilée de ces retrouvailles il y a plus de deux ans, où elle s’était réveillée seule, après trois jours d’accalmie. Alors c’est vrai qu’elle commençait à aller mieux, c’est vrai aussi que Leila n’a jamais apprécié les aurevoirs et qu’elle se doutait bien qu’il faudrait à un moment donné retourner à la vie réelle mais… ce départ, elle l’avait vécu bien plus mal que tous les autres. Parce qu’elle avait encore besoin de lui, parce que c’est toujours le cas. Parce qu’elle ne sait pas comment arriver à gérer cette colère en elle, contre lui, contre elle, contre les autres. Contre ce fichu destin qui l’a mis face à une femme et son enfant pour faire voler leurs vies en éclats. Et elle ne sait pas comment confier une chose pareille à Dante, comment lui expliquer ce qui lui est arrivée pour ne faire d’elle que cette boule de fureur à laquelle il doit faire face depuis son retour dans sa vie. Alors, Leila se contente de se refermer comme une huître, peu encline à cette discussion qu’il évoque mais pour laquelle elle ne se sent pas prête. Elle sait très bien qu’un tel aveu amènerait à d’autres questions, à poser des vérités sur la table dont elle n’a pas envie de le mettre au courant. Elle préfère être cette fille forte, indépendante et au caractère de cochon à ses yeux que de se montrer comme l’écorchée qu’elle est devenue. Cette représentation, dans son regard, c’est quelque chose qu’elle ne supporterait pas. « Et bien, éclates-toi, écoutes ! Passes du bon temps avec cette fille et fais-moi signe quand t’en auras marre de t’ennuyer à mourir ! Maintenant on peut y aller ? »  Croisant ses bras une nouvelle fois sur sa poitrine en signe de mécontentement, Leila cale sa tête contre la vitre alors que le moteur se met à vrombir alors que la voiture démarre. Immédiatement, son corps se tend alors que Leila tente de ne pas laisser son malaise s’imprégner en elle… C’est étrange, parce qu’elle arrive tout à fait à se contrôler dans les transports en commun mais la voiture, elle, ramène automatiquement en elle des mauvais souvenirs. Et cette vitesse que prend Dante, qui pourrait paraître tout à fait raisonnable à d’autres, la fait littéralement paniquer. « Tu roules trop vite. » Pourtant, Leila parvient à cacher son émoi en maquillant sa voix pour faire en sorte que son avertissement ne paraisse être qu’un énième râlage de plus. Elle ne sait pas si, par la suite, c’est son esprit en panique qui parle ou si c’est une réalité, mais elle a l’impression que la voiture part encore plus dans une embardée. « BON SANG, DANTE, RALENTIS ! » Leila ne parvient plus à masquer son affolement à présent, n’hésitant pas à crier comme une furie alors que son souffle s’accélère. Ce n’était vraiment pas une bonne idée. Il aurait mieux valu qu’elle abîme ses talons, finalement.


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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Lun 2 Avr 2018 - 19:21 )
Bien qu’il ne laisse rien entrevoir, Dante ne peut lui donner tort. Leila est attirante, désirable et elle doit bien avoir conscience à travers son regard qu’il n’a jamais été indifférent à son charme. En douze ans de relation, son attrait pour elle n’a eu de cesse de s’amplifier, pour des raisons différentes. Son physique, certes, mais aussi tout ce qui les lie, leurs moments passés. Leila, elle est devenue bien plus qu’un coup de cœur, qu’une femme qu’il souhaitait séduire. Elle est son âme-sœur. Celle que personne ne pourra détrôner, même en y mettant toutes les chances possibles. Son histoire avec Natalina l’a prouvé. Il ne peut se passer de Leila, pourrait être infidèle autant de fois que c’est possible. C’est sa faille. Mais là, tout de suite, il ne souhaite rien avouer, tout en sachant qu’elle a décidé de le faire ramer. Ca pourrait peut-être lui faire du bien, la soulager et faire redescendre d’un cran sa colère, sauf qu’il attend plutôt qu’elle explose. Il sent qu’elle en a gros sur le cœur et ne trouve donc pas utile de l’apaiser. D’autant qu’il est convaincu que tous les mots du monde ne serviront à rien, qu’elle trouvera toujours un prétexte de lui en vouloir. « Tu veux la vérité ? Oui. Oui, ça m’amuse de te rendre la pareille, de te montrer que tu n’es pas la seule à pouvoir faire des coups bas. Je ne sais pas comment il se comporte avec toi, s’il te laisse passer tous tes caprices, mais je ne suis pas du genre à laisser passer les coups, plutôt à les rendre. » En clair, elle n’obtiendra aucune souplesse de sa part. Si elle continue, alors Dante est aussi doué qu’elle pour rentrer dans le jeu. Ce qu’il fait en ne l’épargnant pas avec ce détail qu’il aurait très bien pu garder pour lui, mais qui tombait à pic. Il ne supporte pas l’idée qu’elle puisse croire qu’il est venu jusqu’ici pour en profiter, qu’il puisse avoir si peu de fierté pour ramper à ses pieds. Et c’est vrai qu’elle est charmante, qu’elle lui plaît et qu’il en aurait bien fait son quatre heures, mais il est plus têtu que ça. Le silence est d’or et lui donne la réponse : oui, il s’agit bien d’elle et il ne ressent aucune culpabilité, ne voit pas le mal à lui prêter son toit. « C’est le cas. » C’est bien terminé entre eux, mais s’il ne se passera rien de sérieux entre eux, les deux anciens amants continuent de se voir. Il n’a aucune raison de mettre un terme à cette relation ; Dante n’appartient à personne. « Mais nous nous sommes quittés en bon terme et il nous arrive de nous voir encore. Mais évidemment, tout ça, ça me regarde. Ce n’est pas comme si tu avais ton mot à dire dans les choix que je peux faire. » Il tient à la recadrer, la remettre à sa place, bien qu’il comprenne que l’idée ne lui plaise pas. Qu’elle soit avec son petit ami lui déplaît aussi, même s’il ne cherche pas à arrêter la relation qu’elle mène. C’est lui qui a souhaité que ce soit comme ça entre eux. « Ah, je trouvais ça presque anormal que tu me dises quelque chose de sympa… Mais avec le petit reproche bien placé de la fin, ça rattrape tout ! » s’exclame-t-il, ironique. « Je ne suis pas pressé de retrouver mon confort, je le suis de te jeter au coin de ta rue ! Clairement, tu me prends la tête à me lancer des petits piques par-ci par-là sans me dire clairement le fond de ta pensée. Tu attends quoi ? Que je devine, c’est ça ? » Ils vont en avoir pour un moment. Dante a compris qu’elle en avait après lui, qu’il ne s’était pas comporté comme il fallait, mais il ignore exactement tout ce qu’elle lui reproche. Ses départs incessants, ses absences. « Nom de Dieu Leila, je t’ai déjà dit que c’était terminé entre elle et moi. Au lieu de jouer ta grande jalouse, tu veux bien m’écouter deux minutes ? » Et puis en fait, non. Il ne lui dira pas l’objet de la visite de Natalina. Elle l’exaspère. Dante démarre au quart de tour, comme sa voiture. Pourtant, s’il est sur les nerfs, il n’a pas l’impression de rouler trop vite, contrairement à ce que Leila lui dit. Les yeux rivés sur la route, il prend un virage sans difficulté, augmente sa vitesse. S’il est tranquille, calme, son cœur rate un battement au son de la voix de Leila qui résonne dans la voiture. Tournant la tête vers la brune, il voit bien que quelque chose cloche, qu’elle n’est pas bien et se décide alors à ralentir, pour finalement s’arrêter sur le bas-côté. « Tu peux me dire c’est quoi le problème ? » s’emporte-t-il, en défaisant sa ceinture de sécurité. « Leila ? Qu’est-ce qui ne va pas enfin ? » Il prend son visage entre ses doigts pour l’obliger à le regarder, puis le relâche aussitôt. « Depuis mon retour, tu me traites comme si j’étais ton ennemi, mais quand vas-tu t’apercevoir que je suis bien plus que ça ? » Elle-même le disait tout à l’heure : il essaie d’être présent en cas de pépin. Il ne le fait pas à la perfection, certes, mais il essaie. « Qu’est-ce qu’il faut que je fasse, je dise pour que tu lâches enfin le morceau ? Je dois encore te provoquer ? » Il est même persuadé que ça ne rime à rien. Agacé de ne pas savoir, comprendre, il ouvre sa portière et la claque derrière lui, s’appuyant contre. Il a l’impression d’être au point mort, d’avoir raté tellement de choses qu’il ne suit plus rien et ça l’énerve.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Lun 2 Avr 2018 - 23:43 )
Leur confrontation repart de plus belle, comme si leur dernière joute verbale ne datait seulement que de quelques minutes. Seulement, parfois, ce subtil face à face auquel ils se prêtent glisse de plus en plus sur une mauvaise pente : celle de la colère à l’état pure. Ce qui amusait Leila la dernière fois est en train de prendre une toute autre tournure alors que la jeune femme se laisse aller à ses pires démons... Pour mieux perdre ce qu'ils ont en chemin ? Peut-être bien mais c'est juste plus fort qu'elle. « Oh s'il te plaît, ne ramènes pas mon couple dans cette histoire, ok ? » En plus, on ne peut pas vraiment dire que Francesco cède à tous ses caprices. Non, il a simplement... abandonné. Au lieu de s'opposer à elle, il se contente de quitter le domicile conjugal pour plusieurs heures, de se plonger dans le boulot en partant de plus en plus en voyage d'affaire. Mais Dante lui, ne semble pas vouloir flancher face à l'Italienne ce qui, il faut bien le dire, lui fait plaisir autant que ça peut l'agacer. Son agacement prend une ampleur supplémentaire quand, de sa relation amoureuse, le sujet finit par découler sur celle de Dante. Apprenant qu’il continue à voir son ex-petite amie, Leila ne parvient pas à cacher sa surprise. Ca la touche, sans doute plus qu’elle ne devrait, parce qu’elle voit pour la première fois en cette femme une potentielle rivale. Après tout, même si Dante lui confirme que c’est bel et bien terminé entre eux, cette fille a réussi à le garder auprès d’elle pendant plus de deux ans et à poursuivre quelque chose avec lui, même malgré leur rupture. Quelque part, Leila s’est toujours dit que son histoire à elle, avec Dante, finirait vraiment mal à un moment à un autre. Elle s’est toujours imaginé qu’il finirait par se brûler au point de couper tout contact alors que, elle, parvient à rester d’une certainement manière à ses côtés. A vrai dire, cette femme lui semble terriblement… raisonnable. Tout ce qu’elle n’est pas elle-même, en somme. « Tu ne te gènes pas pour critiquer mon couple alors pourquoi je me priverais de te dire que de continuer à la voir, c’est juste de la connerie ? » Elle n’a pourtant pas son mot à dire, c’est vrai. Dante ne lui appartient pas, et une certaine partie d’elle-même a toujours été satisfaite de ça, tenant à sa liberté. Leila c’est un électron libre qui s’est pourtant empêtré dans cette relation officielle depuis maintenant 4 ans parce qu’on lui a dit que c’était la norme, que c’était ça qu’il fallait faire… Mais leur relation volcanique, non exclusive, qu’elle partage avec son pilote de l’air lui convient pourtant très bien. Ca les empêche de sombrer dans la routine, de devenir un de ses couples ennuyeux qu’elle peut être elle-même avec Francesco. Maintenant, penser de cette manière ne lui enlève pas cette jalousie maladive qu’elle ressent quand on en vient à Dante. Dès qu’une femme s’approche de trop près, elle ne peut pas se retenir de montrer les griffes. C’est pour ça qu’elle ne relève pas ce qu’il lui dit par la suite, refusant d’en dire plus sur ce qu’elle ressent au fond d’elle, se contentant de bouder comme une enfant. Non elle ne lui dira pas le fond de sa pensée et non, elle ne l’écoutera plus, même deux minutes. Tout ce que Leila souhaite sur le moment, c’est rentrer chez elle le plus vite possible et prendre une ligne ou bien aller s’acheter de quoi s’injecter une dose… Bref, tout ce qu’elle peut avoir sur la main pour oublier cette dispute, se sentir mieux l’espace d’un instant. Ses plans sont cependant relégués au deuxième plan à partir du moment où elle sent la voiture partir de plus en plus vite et qu’elle se prend des flash-backs en pleine figure. Elle revoit l’accident, les quelques secondes où tout s’est passé très vite puis ce petit garçon dans son cercueil à qui elle est allée dire aurevoir… Il n’en faut pas plus à Leila pour sortir de son mutisme et crier son malaise, amenant Dante à arrêter le véhicule. Il s’énerve dans un premier temps, perdu par le comportement inexplicable de l’Italienne. Et comment pourrait-il en faire autrement, hein ? Leila sait qu’elle lui refuse les clés pour qu’il puisse comprendre tout ce qu’elle vit mais elle s’entête, malgré les belles paroles qu’il lui lance, malgré le désarroi qu’elle sent chez lui face à la situation. Il faut attendre que la porte de la voiture claque brusquement pour que la jeune femme sorte de son état second et réagisse enfin, donnant un violent coup la boîte à gants et se faisant mal au passage. « Fais chier ! » Mais qu’est-ce qui cloche chez elle ? Elle ne cesse de le repousser alors qu’il pourrait être là pour elle. Mais c’est peut-être ça dont elle a peur, qu’il soit là pour elle, compréhensif et qu’elle s’effondre encore plus aujourd’hui. Parce que jusqu’ici, si Leila tient, c’est en partie grâce à cette haine. Alors Leila sort à son tour de la voiture, jette un regard en direction de Dante. « Je ferais peut-être mieux de rentrer à pied, finalement. » Souffle-t-elle péniblement, avant de commencer à s’éloigner sur quelques pas seulement puis se ravise. « Dante… » Va-t-elle être capable de lui dire ? « Il y a deux ans, j’ai eu un grave accident de voiture. » C’est fou mais cette simple révélation semble lui donner une toute petite once de soulagement. Pinçant ses lèvres, Leila se décide à avancer maladroitement vers l’homme tout en baissant la tête. « C’est pour ça que je prends les transports en communs… Pour ça aussi que je me suis mise dans cet état à l’instant. J’ai vraiment vu la mort de près ce jour-là. » Pas la sienne mais celle des autres mais ça, c’est un détail qu’elle ne se sent pas prête à révéler. L’histoire de Falco et sa maman, Leila préfère la garder au plus profond de son cœur pour mieux enterrer sa peine. « J’ai eu très peur et j’avais besoin de toi à ce moment-là ! J’avais besoin que tu restes plus de trois jours, que tu ne partes pas comme un voleur comme tu le fais d’habitude ! J’avais besoin que tu le comprennes sans que je te le demande ! » Et c’est lui en demander beaucoup, elle le sait bien. Elle sait aussi qu’elle porte beaucoup d’attente sur lui, qu’elle lui demande sans doute l’impensable. Le cœur lourd, la jeune femme sent une larme venir au coin de ses yeux, qu’elle essuie d’un geste rageur. Voilà. C’est exactement ça qu’elle cherchait à éviter.


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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Mar 3 Avr 2018 - 3:29 )
De la connerie, mais pour qui ? Pour lui qui vit sa relation avec Natalina, pense au contraire que celle-ci est plutôt saine. Ils ne se courent pas après, n’ont pas instauré le jeu du chat et la souris. Après leur rupture, ils sont restés en bon terme, sans qu’aucune ambiguïté n’existe entre eux, même s’il a conscience que s’il y avait un rapprochement, il ne la repousserait pas. Son ex sait ce qu’il en est pour lui, qu’il ne pourrait lui promettre un avenir certain, que si les occasions se présentaient avec Leila, il ne chercherait pas à les éviter plus longtemps et ça lui suffit à prendre ses distances, à tenter de maintenir leur amitié intacte et Dante s’y efforce aussi, mais il ne préfère pas s’expliquer à ce sujet, conscient que pour sa passagère, les choses sont bien différentes, que peu importe ses arguments, elle trouvera toujours à redire, principalement parce que la jalousie parle pour elle et il la comprend. S’il essaie de prendre sur lui en la laissant faire ce qu’elle désire dans les bras de son petit-ami, il est évident que cette relation le dérange. Elle date de trop longtemps. Quatre ans, c’est beaucoup, c’est ce qu’il faut pour demander une femme en mariage, pour avoir des enfants et cette éventualité l’effraie. Il n’a pas envie de la perdre, qu’elle vive sa vie. Egoïste, il préfère qu’elle se pose sans jamais faire de projets, lui laissant ainsi une grande place dans sa vie, mais ça l’agace qu’en retour, il ait parfois l’impression de n’en avoir aucune. Comme en ce moment, où elle le tient à l’écart de ses problèmes. Et ça le pousse à la délaisser dans la voiture, à prendre l’air, tandis qu’elle le rejoint, quelques secondes après, pour finalement lui dire qu’elle préfère faire son bout de chemin, à pied. Ce qui veut dire : seule. Las, Dante lui indique la route en tendant le bras vers la bonne direction à prendre, mais contre toute attente, elle revient vers lui, soufflant son prénom, puis posant des mots sur son problème. Deux ans. Ce qui le ramène à cet instant où elle l’a contactée, où il a pris la route pour être à ses côtés. Tout semble prendre plus de sens maintenant qu’elle lui explique. Sa réaction qui lui avait semblé exagérer sur le moment, mais qui se justifie à présent. « Tu crois que je suis devin ? Que je peux connaître toutes ces choses qui te passent par la tête ? » Il se redresse, s’avance vers Leila, plantant son regard dans le sien. Ses traits sont durs, son visage fermé. Il culpabilise, évidemment, parce qu’il a hésité ce jour-là, à partir. Il sentait qu’il se passait quelque chose de grave, sans pouvoir mettre le doigt dessus et ça l’a terriblement frustré. « Pourquoi tu ne me l’as pas dit, hein ? Au lieu de jouer ta fière, t’aurais pu me cracher le morceau. T’aurais pu me confier ton accident. Je serais resté bien plus que trois jours si tu me l’avais demandé, mais ton problème est que t’attends toujours que je lise dans tes pensées. » Chose impossible. Même quand il cherche à savoir, il lui est impossible de la comprendre entièrement. Le fait est qu’elle cache bien ses émotions, qu’en ce moment-même, elle est terriblement en colère. Contre lui, contre la personne qui était au volant de l’autre véhicule sans doute. « J’ai déposé ma demande de mutation. C’est la première chose que j’ai faite en rentrant sur Rome. Pour te dire à quel point je ne me préoccupe pas de toi ! » Certes, elle a mis du temps à être acceptée et il a fallu attendre une raison médicale pour bouger les choses, pour qu’on la prenne en considération, mais les faits sont là. Ca n’a pas été au goût de tout le monde. Natalina la première, s’étonnait de ce changement de perspective, de cet objectif nouveau qu’il se fixait, alors que jusque-là, sa vie semblait lui convenir dans la capitale. Et c’était le cas. Bien qu’il s’était juré de revenir sur Naples, il n’était pas si pressé. « J’ai fait une erreur. Cette relation, cette distance prise pour une histoire qui n’est pas à la hauteur de la nôtre. C’était une erreur, mais j’avais besoin de la faire cette erreur. Je ne te l’expliquerai pas, mais elle m’était nécessaire. Alors tu peux encore m’en vouloir de ne pas avoir été présent, d’avoir coupé le cordon, mais si tu veux mon avis, c’est perdre de l’énergie pour rien, m’en vouloir indéfiniment, alors qu’aujourd’hui, je peux répondre à tes appels au secours. » A moins qu’elle pense qu’il est trop tard pour ça, qu’elle n’a plus envie de lui donner cette possibilité. Pour autant, Dante souhaite qu’elle le sache. « Rien n’a changé pour moi. Je te veux toujours de la même manière qu’il y a douze ans. » Même plus fort encore. « Maintenant, à toi de décider si tu as envie de m’en tenir rigueur, ou si tu as envie de lâcher un peu prise. Je ne t’en voudrais pas. » Pour les larmes qu’elle semble vouloir verser, qu’elle ne s’autorise pas à laisser couler. Pour sa sensibilité, pour ses failles. Lui-même en a et il est à même de les comprendre, de les gérer avec elle.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Mar 3 Avr 2018 - 22:13 )
Elle ne pensait pas que c'était possible il y a à peine quelques minutes mais pourtant Leila se trouve là, à lui confier ce qui lui est arrivé il y a plus de deux ans déjà. En partie du moins, car elle se sent incapable de lui dire que les personnes en face n'ont pas survécu, qu'elle a mis un terme involontairement à la vie d'une mère et de son enfant de sept ans. Comment la regarderait-il après un tel aveu ? Elle sait qu'en lui expliquant les causes de l'accident, Dante se montrerait compréhensif, lui expliquerait qu'elle n'y est pour rien... Et c'est peut-être ça le problème. Parce que Leila n'a pas envie d'entendre pareils discours. Pour elle, elle est coupable, un point c'est tout. Les circonstances atténuantes ne sont pas à prendre en compte. « Non, bien sûr que non ! Je sais très bien que tu ne peux pas tout deviner. » Et pourtant, malgré l'impossibilité de la chose, c'est bien ce qu'elle lui demande. Parce qu'elle est contradictoire Leila, perdue, exigeante... Bref, en résumé, elle est chiante. Ce n'est pas nouveau, et elle a toujours eu conscience de l'être, mais tous ses mauvais côtés se sont empirés à la suite du coup du sort qui l'a frappé de plein fouet. Alors, elle préfère maudire Dante, le rendre coupable à son tour, plutôt que d'avouer qu'elle a eu tort et qu'elle aurait simplement dû se confier à lui. « Et bien je te le dis maintenant, alors pourquoi tu n'arrêterais pas un peu de m'engueuler. » Sans doute parce que Dante est frustré qu'elle l'ait placé dans une situation où il était incapable d'agir. On ne peut pas refaire le passé malheureusement et, si Leila s'est privée de cette chance de l'avoir auprès d'elle, elle sait bien que c'est à elle d'en assumer les conséquences. Ça ne l'empêche pas d'afficher une mine boudeuse face à son regard noir, semblable à une petite fille qui se fait fâchée par son père. Et c'est un peu ce qu'elle est sur l'instant : une sale gamine qui avoue ses bêtises et qui ne sait toujours pas quoi faire pour s'en dépêtrer. « Et pourquoi toi tu ne m'en as pas parlé de cette demande de mutation hein ? » Ca l'aurait rassuré sur sa place dans sa vie et peut-être même que ça lui aurait donner quelque chose à quoi se raccrocher, suffisamment pour ne pas se laisser glisser au fond du précipice... D'un autre côté, elle sait que c'est reposer trop d'attentes sur lui, que cette forme de dépendance est nocive pour l'un comme pour l'autre sur le long terme mais c'est plus fort que tout le reste pour elle. Dante, c'est sa bouteille d'oxygène et il le lui prouve encore avec ses mots qui l'apaise enfin, du moins en partie. L’entendre lui confirmer la place qu'elle a dans sa vie lui fait du bien, et Leila se rend compte que c'est tout ce qu'elle attendait de la part du pilote de l'air. Il l'encourage à baisser les armes et c'est ce qu'elle commence à faire en réduisant tout d'abord la tension qu'elle sent dans l'ensemble de son corps, amenant ses épaules à s'affaisser alors qu'elle échappe un soupir. Lâcher prise totalement, pleinement, lui semble en revanche impossible. Leila a pris l'habitude d'être une pile électrique et, quelque part, elle est persuadée que c'est cette attitude qui lui permet de tenir encore debout aujourd'hui. « Je ne peux pas me permettre de lâcher prise, Dante. » Répète-t-elle à voix haute, comme pour mieux appuyer ce qui se passe dans sa tête. Elle s'approche alors encore d'un pas du pilote de l'air toujours adossé à sa voiture. « Je voudrais juste que tu me ramènes chez moi et en roulant ridiculeusement lentement, s'il te plaît. » Elle se sent juste fatiguée, ressent le besoin de se poser dans une zone de confort connue. Tout cet ascenseur émotionnel imprévu, cette première barrière qu'il a fait éclater en elle, c'est déjà beaucoup. Elle n'est pas sûre de pouvoir supporter beaucoup plus. « Je suis désolée. » Lance-t-elle dans un murmure, et cette fois-ci le plus sincèrement du monde, avant de laisser tomber sa tête contre son torse. Oui, elle est désolée. Désolée d'être si difficile à gérer, désolée de vouloir lui imposer de porter tout le poids de son monde alors que c'est impossible. Bien qu'elle ait dit plus tôt qu'elle ne pouvait pas se permettre de se laisser aller, elle laisse pourtant quelques larmes coulées alors qu'elle est là, bien à l'abri contre sa chemise. Elle se trahit néanmoins par quelques soubresauts de son diaphragme, accompagnés de reniflement et tente de se calmer en relevant la tête et se hissant pour accaparer ses lèvres, sans lui laisser le temps de réagir. Mais contrairement à la première fois, son baiser n'est pas hargneux mais tendre, signe d'une accalmie... Jusqu'à la prochaine tempête


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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le Dim 8 Avr 2018 - 19:26 )
Leila le sait. Pourtant, elle lui donne l’impression du contraire et lui est dans l’incapacité de comprendre ce qu’elle s’efforce de lui cacher. Il aimerait évidemment, parce qu’il s’agit d’elle, qu’il souhaite la connaître sur le bout des doigts, saisir ce qu’elle cherche à lui dire sans même que les mots franchissent ses lèvres, mais si leur relation dure depuis douze ans, ils n’ont jamais vécu ensemble. Au fond, Dante ne peut pas affirmer savoir qui se cache derrière ce caractère de feu, mais il aime ce qu’elle lui a montré jusque-là. Ses moments de rage, il les accepte aussi, rétorque dès lors qu’il se sent attaqué, parce que c’est comme ça entre eux. Ca peut aller au-delà de la chamaillerie. C’est fort. Et peu importe le mal qu’ils se font, ils reviennent toujours l’un vers l’autre. « Ah oui ? Vraiment, t’en es consciente ? Alors dis-moi à quoi ça rime, ces reproches ? » Le fait qu’elle aurait apprécié qu’il reste plus longtemps, qu’il se rende compte de ses besoins sans ressentir la nécessité de s’expliquer. Plissant les yeux, il est à deux doigts de revenir à la charge, mais abandonne l’idée de lui rappeler que depuis leurs retrouvailles, c’est elle qui n’a eu de cesse de le rembarrer et ça le frustre de lui laisser obtenir le dernier mot. D’autant qu’à présent, il est question de sa mutation. « Eh bien, je te le dis maintenant, alors pourquoi n’arrêterais-tu pas de m’engueuler ? » répète-t-il, jugeant que la réplique de Leila va parfaitement bien avec la situation. C’est la mettre dans la même position que lui, montrer qu’elle ne peut pas exiger de lui qu’il ne s’emporte pas, puis agir de la même façon ensuite. « Entre faire une demande et qu’elle soit acceptée, il y a un monde. Voilà pourquoi je ne t’en ai pas parlé. Je ne savais pas quand elle allait être prise en considération. Ce n’était pas concret, c’était un morceau de papier qui aurait pu m’être refusé. » Et de toute façon, les choses sont telles qu’elles sont aujourd’hui. Sur le moment, il a pensé bien faire, mais ce n’était peut-être pas la bonne option et il en prend connaissance aujourd’hui. « Je ne suis pas habitué à rendre des comptes aux gens Leila. Dans mon métier, il arrive que je fasse quelques rapports, quand il arrive quelque chose, de devoir en parler à mes supérieurs, mais j’ai l’habitude de gérer mes vols, mes plans. Et c’est la même chose dans ma vie personnelle. Alors, voilà, c’est la réponse la plus sensée que je peux t’apporter. » Il ne voyait pas l’intérêt de la tenir au courant d’une de ses décisions, même pour lui offrir du réconfort. Il espère cependant lui en donner maintenant qu’elle se laisse doucement aller. Pas complètement, elle le lui confirme d’elle-même, mais sa colère se dissipe au moins un peu. Ses mains se placent sur sa taille, l’une remonte sur sa chevelure, tandis qu’il la sent craquer. La voir dans un tel état est un supplice. Il se sent… impuissant. Et en même temps, il est convaincu d’être la personne la mieux placée pour la soutenir, alors il enroule ses bras autour de son petit corps, ne la repousse pas lorsque ses lèvres atteignent les siennes. Son cœur rate un battement, puis repart très vite. Sa main droite remonte le long de sa colonne vertébrale, puis s’échoue dans ses cheveux. Son pouce appuyé contre sa joue, il l’oblige à prolonger le baiser quelques secondes supplémentaires, avant de manquer de souffle et de caler son front contre le sien. « Tu aimerais que je reste avec toi cette nuit ? » Leila a bien plus d’importance que toutes les autres femmes. Dante pourrait les oublier pour elle et là, c’est ce qui se passe. Il n’a jamais aucun remord à abandonner des projets pour être à ses côtés. Quand ça arrive, Dante profite à fond, comme si c’était le dernier moment qu’ils partageaient ensemble. « Je repartirai au petit matin, pour éviter de le croiser, s’il revient demain. » Ca lui est bien égal de dormir dans leur lit. Il a même une satisfaction personnelle à le faire. C’est signe qu’il marque son territoire dans un terrain qui n’est pas le sien.


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: [Terminé] A la rescousse I Dante ( le )
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- [Terminé] A la rescousse I Dante -
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