Revenir en haut
Aller en bas


 

- Two predators in the same car [Vicky] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 91 - Points : 465
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Two predators in the same car [Vicky] ( le Jeu 29 Mar 2018 - 0:11 )
Two predators in the same car
James venait de terminer de raser la barbe qui lui grignotait le visage depuis quelques jours, ne le rendant pas moins charmant, peut-être lui donnait un aspect plus mature, et plus classe? Oui, sans doute aussi, car il l'entretenait tout de même correctement, mais pour le coup, il avait voulu s'en débarrasser un peu. La journée n'avait pas été bien difficile pour lui. En fait, elle avait même été tranquille. Il avait pu apprécier la belle journée ensoleillée sans se préoccuper d'un quelconque souci si ça n'avait été de nettoyer ses armes. Tout cela dans une tranquillité parfaite, une musique de fond des années 80 lui permettant d'apprécier le moment tranquillement. Musique Française. Il aimait bien la musique française depuis qu'il avait séjourné en France et avait du mal à se détacher de certaines habitudes à la françaises. Lui qui d'ordinaire mangeait comme un britannique était désormais habitué au petit déjeune sucré d'outre-manche même si il ne disait pas non de temps à autres à un petit déjeuner typiquement britannique, composé d'oeufs aux plats et de bacon. Pas mauvais cuisinier, mais loin d'être un bon, il savait cuisiner juste ce qu'il fallait même si avec le temps il avait appris à se faire de bons petits plats et à améliorer. Il restait en revanche bien piètre pâtissier et préférait acheter gâteaux, croissants, pains aux chocolats et toutes ces merveilleuses sucreries dans une boulangerie. Outre cela, James était allé faire du sport à la salle, arguant qu'il avait pris une journée de rpos, ce qui était un peu vrai même si, en tant que chauffeur à son compte, il menait la vie qu'il voulait et avait des horaires assez tranquille puisqu'il les choisissaient lui. L'avantage d'une telle profession était qu'il pouvait rester au volant de sa luxueuse automobile, une splendide Audi A8 dont il appréciait l'agréable confort et la sportivité, et il pouvait en plus de cela, s'informer, se noyer dans cette population de gens normaux et ne faire qu'un avec eux au point qu'il devenait presque invisible. Qui irait soupçonner le simple chauffeur de taxi bientôt arrivé à la cinquantaine et... Hé ho!! Doucement, la cinquantaine, c'est pousser le bouchon un peu loin. Quarante-six ans certes, mais pas cinquante, il y a de l'écart, il faudrait pas abuser. Bref, il n'était pas le premier coupable dans l'affaire. Il regarda sa montre. Dix-sept heures. Bon, il allait sortir un peu. Faire un tour et "bosser"... Il fallait un peu de temps à autres.

Il passa dans sa chambre, retira son tee-shirt et se revêtit d'une chemise propre, ainsi que d'une belle veste noire, propre et classe. Un pantalon noir également, dans le même style, des chaussures confortables, d'un marron très foncé pour ne pas trop dépareiller avec le reste et il était fin prêt. Son téléphone en main, sa clé de voiture dans l'autre, il ne tarda guère à franchir les quelques mètres le séparant de la porte du garage qu'il ferma a double tours devant lui et rentra dans sa splendide voiture. Intérieur de luxe, toute équipée et toutes options, elle offrait un confort sans nom de son avis. Propre, comme toujours, car il détestait le désordre et la poussière, il la démarra. Le moteur vrombit sous le capot de la belle noire. Intérieur cuir marron, dans un style coca-cola, il aimait se démarquer de ces cuirs beiges, gris ou noirs tout simplement. Finalement, il ouvrit la porte du garage grâce à sa télécommande, sortit tranquillement alors que les rayons du soleils venaient encore l'aveugler. La maison était bien placé par rapport au soleil... Trop bien... Il enfila ses lunettes de soleil,des genres d'aviators, et finalement, alors que la porte de son garage se fermait, il prit la direction du centre ville. Pour une fois, les limitations de vitesses furent respectés. Il roulait tranquillement, sans se presser et alla jusqu'à la gare routière. Il se gara sur le côté quelques instants et attendit un éventuel client... Qui ne tarda guère à arriver. James le regarda et lui demanda la direction qui lui fut indiquée rapidement. Visiblement, l'homme était pressé et donna en hâte une adresse en centre ville. James mit le clignotant, et se dirigea vers l'endroit, suivant son gps du regard sans pour autant lâcher la route. La main sûre, les pieds adroits avec les pédales, il ralentissait de manière agréable, ne freinaient jamais brusquement et savait se montrer doux et délicat avec cette belle voiture. Sa conduite demeurait d'ailleurs apprécié de la plupart de ses passagers. Bientôt, après quelques feux rouges, plusieurs arrêts dus à la sortie du travail de plusieurs employés, ils arrivèrent à destination. James encaissa le client qui lui laissa la monnaie, trop pressé pour compter sans doute. Cela lui paierait un croissant. Il risquait de ne pas manger trop tôt ce soir...

Il se gara devant une boulangerie du quartier spagnoli. Il appréciait cet endroit animé et plein de monde où les piétons se bousculaient gentiment, évitant les cyclistes et les chiens se baladant seuls ou accompagné d'un maître bienveillant qui tenait l'animal en laisse. Il rentra dans la boulangerie, acheta deux pains au chocolat et prit un café, gardant sur son oreille une oreillette bluetooth au cas où il reçoive un appel. Il s'installa tranquillement dans un coin, et commença à boire son café en même temps qu'il apprécia le pain au chocolat. Il n'eut pas vraiment le temps de se poser en fait. Un pain au chocolat avalé, son café fini, il décida de garder le pain au chocolat restant pour plus tard. Il prit à nouveau place dans la voiture et démarra. Il tournait depuis quelques instants dans le quartier lorsqu'une jeune femme l'interpella près du commissariat. Il mit le clignotant et s'arrêta à son niveau alors qu'elle montait tandis que le soleil se couchait. Il la laissa s'installer tranquillement avant de la saluer poliment et de demander en se tournant vers elle, ayant retiré ses lunettes de soleil dont il n'avait désormais plus besoin:
- Bonsoir Madame, où puis-je vous conduire? Il en profita pour la détailler discrètement. Charmante, c'était une jolie blonde dans la trentaine au regard plutôt... James ne savait pas trop comment le qualifier. Bleu? Vert? Gris? Turquoise? A vrai dire la couleur tournait autour d'un bleu-gris assez déstabilisant, mais cela ne manquait pas de donner à la jeune femme une particularité, non moins charmante, en plus du reste qui avait tout pour charmer un homme, ne nous cachons pas. Cependant, confiant, il ne se laissa pas déstabiliser. Et puis on devait sans doute lui tirer ce genre de compliments tous les jours alors autant ne pas faire parti des gros lourdauds de ce genre... D'autant que James était britannique, et donc, il avait avec cette caractéristique, toute la retenue que cela impliquait. Et puis il avait ce profil un peu sérieux, peut-être trop d'après certains, renforcé par sa carrure qui inspirait une certaine force tranquille. Il attendit donc la réponse, prêt à démarrer à sa demande.         

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @RQ.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 87 - Points : 324

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Lun 2 Avr 2018 - 19:38 )
Two predators in the same car
Vittoria avait passé la nuit dans son bureau : à lire pour la dixième fois les pages noircis des journaux laissés par son grand-père. Imelda ne supportait pas que sa petite fille ramène du travail chez elle. Parce qu’elle ressemblait bien trop à feu son époux. Alors si elle voulait faire des heures supplémentaires : elle devait rester loin de son lit. Elle n’avait pas encore trouvé la raison derrière cet héritage laissé post mortem. Pourquoi avait-il attendu aussi longtemps pour lui léguer ces carnets ? Devait-elle réellement ouvrit les placards du passé au risque de tomber sur quelques squelettes ? Son ancêtre n’était pas le genre d’homme à dire les choses telles qu’elles étaient mais il avait de tout temps préféré laisser des énigmes à résoudre. Si cela avait diverti la jeune femme durant ses jeunes années : aujourd’hui elle préférait qu’on lui dise de but en blanc les choses. Certes, son esprit vif était l’héritier direct de ces jeux mais en devenant adulte : le temps était une chose précieuse qui ne pouvait pas être perdu à répondre à des charades. Faisant enfin une pause, elle posa ses lunettes sur son bureau et se leva tout en attrapant son mug. Dans la cuisine du commissariat : elle versa le café dans sa tasse en baillant longuement.

« Fatiguée Martinelli ? » Vicky se retourna et vit Lorenzo la regarder de haut en bas, le journal d’aujourd’hui entre les mains. « Certains, ici, travaillent plus que d’autres, que veux-tu. » Elle lui offrit un faux sourire avant de reprendre la préparation de son café. Ouvrant deux sachets de sucre, la réponse du policier ne se fit pas attendre : « Tu essayes d’impressionner quelqu’un Bella ? Ou tu essayes de te mettre à la hauteur de ton coéquipier ? » La nouvelle se mit à rire : « Oh boy… Si tu n’as rien d’autre pour me provoquer retourne chez ta mama Lorenzo. On ne joue pas dans la même catégorie. » Elle attrapa son café une fois le breuvage mélangé et tourna les talons en levant sa main en l’air pour dire au revoir.

De retour dans son bureau, elle vit un dossier posé sur son sous-main. Un post-it dessus, écrit à la va-vite. Donne ton avis sur ce dossier s’il te plaît. Enzo. Vicky soupira et se laissa tomber dans sa chaise. Elle regarda sa montre et après une longue inspiration se remit au travail.

Plongée dans son travail, elle ne vit pas le temps passé et c’est un appel de sa grand-mère qui la reconnecta à la réalité. Le téléphone reposé, elle bâilla et grogna : elle aurait dû dormir quand elle le pouvait. Vicky attrapa son sac à dos, y rangea soigneusement le dossier ainsi que son ordinateur portable avant d’enfin sortir du commissariat. Épuisée, elle ne se sentait pas capable de prendre la route alors elle fit signe à un taxi.

« Bonsoir. » Dit-elle d’une voix distraite, perdue dans ses pensées : « Quartier Fuorigrotta, au numéro 22 s’il vous plaît. » Vicky s’attacha et accorda enfin un sourire au chauffeur avant d’ouvrir son sac pour ressortie le dossier sur lequel elle travaillait. « Pouvez-vous faire un arrêt à la Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption ? Cela ne sera pas long je dois juste récupérer quelque chose. » Theo lui avait envoyé un message pour lui demander de passer et de redonner quelques livres à sa grand-mère.

Elle lui offrit un nouveau sourire et ouvrit le dossier sur un meurtre dont l’auteur n’avait pas encore été trouvé. Les techniques étaient basiques, mais efficaces. Aucune trace d’ADN, aucun indice : rien. Vicky savait que ce mode opérateur était utilisé par la mafia, mais pas que. Les tueurs à gages aussi étaient méticuleux et ils étaient peut-être pires car ils se fondaient dans la masse. Au moins, quand les membres de la mafia avaient des signes particuliers, des signatures et autres détails. Vicky n’avait aucun doute, elle tenait entre ses mains une affaire sur un tueur à gages. Un professionnel.

Codage par Libella sur Graphiorum



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 91 - Points : 465
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Mer 4 Avr 2018 - 0:37 )
Two predators in the same car
James n'eut pas à attendre longtemps. La jeune femme, qui semblait perdue dans ses pensées, lui indiqua, après l'avoir salué poliment, l'adresse où il devait se rendre. Il se retourna pour se retrouver face à la route. Il était reparti. L'adresse cependant le rapprochait un peu plus de chez lui, mais il se passe de commentaires, se contentant simplement de répondre :
- Bien madame. Il passa la première, mit le clignotant et s'engagea dans la circulation, plutôt dense malgré l'heure tardive. La montre à son poignet lui indiquant l'heure, il pouvait ainsi rester connecté au temps qui passait, sans pour autant se lasser de contempler la ville. L'avantage que procurait ce « job », si l'on pouvait parler ainsi, c'était que l'on en apprenait à mieux connaître chaque rues, chaque coins, chaque bâtiment. James savait analyser chaque endroit, le retenir parfaitement, et dans sa tête défilait la carte de la ville, notamment lorsqu'il devait fuir ou se dissimuler pour échapper aux forces de l'ordre ou aux rivaux de ses employeurs. La main adroite, le pied léger, il conduisait de manière souple et agréable et prenait garde à la circulation alentour, histoire qu'on ne lui raye pas sa belle voiture, ou qu'il ne tourne sans avoir vu un autre conducteur. Conduire demandait une certaine attention qu'il savait donner. La jeune femme demanda peu après qu'il ait démarré si il pouvait faire un détour.
- C'est vous la patronne. Déclara-t-il dans un sourire sans toutefois la regarder avant de prendre la direction indiquée. Un scooter frôla sa voiture, il l'avait vu venir et resta calme. Il se plaisait à conduire tranquillement, cela avait quelque chose de calme, de reposant, de procéder ainsi, et de ne pas être dans l'urgence. Il continua de rouler vers l'adresse indiquée. Il savait parfaitement où se trouvait le lieu. Autant certaines adresses lui étaient encore inconnues, ou du moins il doutait de leur emplacement lorsqu'on lui en parlait, autant d'autres adresses, il connaissait bien. De par ses fréquentations plus ou moins régulières de ces lieux là au moins.

Un bruit de papier se fit entendre, et curieux, il jeta un petit coup d'oeil discret dans son rétroviseur intérieur pour voir ce qu'elle faisait. La première chose qu'il vit fût la photo d'un homme qu'il reconnaissait parfaitement. La victime en question, car il s'agissait bien de cela, était le dernier contrat en date, parfaitement rempli, du britannique. Comment il s'appelait déjà ?… Ah oui. Giulio. Giulio Adelante. Un type d'origine espagnol, qui avait voulu monter son petit trafic d'armes dans le coin. Le seul problème étant qu'il l'avait établi exactement à l'endroit où se faisait celui d'un de splus anciens gangs de la ville dans le domaine… Organisation qui n'avait pas tardé à contacter le britannique pour qu'il intimide l'espagnol et le fasse changer d'endroit. Toujours discret, James s'était arrangé de menacer l'homme, et de manière parfois assez violente, en étant seul avec lui. Il avait agi minutieusement. Sans cesse. De manière précise et organisé sans se pressé. Au bout d'un mois, Giulio n'avait pas voulu se tirer. Le contrat était donc tombé sur sa tête, et James avait été payé grassement pour son élimination. Il fallait dire que le britannique était cher dans ses tarifs, mais au moins, le travail était toujours fait remarquablement bien, et proprement. Il avait abattu l'homme au détour d'une rue un peu sombre, le soir tandis que lui était planqué dans un immeuble à neuf cents mètres de là. C'était un peu fou. Un peu lâche. Mais terriblement efficace. Il s'était assuré d'être dans une zone où aucune caméra de surveillance n'avait pu donné la moindre information, pas même la moindre caméra d'un guichet de banque. Il avait juste fallu faire en sorte de croiser ces données là avec l'itinéraire de l'homme qu'il prenait plus ou moins régulièrement et le tour était joué. Puis, James avait quitté l'immeuble en question, le toit, et s'était tiré tranquillement par un garage souterrain bord de sa voiture, en costard. Tout avait été minutieusement organisé et exécuté avec le plus grand soin. Le fait néanmoins qu'elle ait la photo de la victime prouvait deux choses : Elle était flic, et elle était sur l'affaire. Ce qui amenait à une troisième conclusion : Elle n'était pas n'importe quel flic.

Il ne s'affola pas, et resta concentré, ne changeant pas d'attitude. Ce serait le meilleur moyen de se faire griller. Il laissa le silence se prolonger. Il s'arrêta alors à un feu rouge et jeta un coup d'oeil dans son rétroviseur, elle était concentré décidément. Il finit par dire alors sur un ton détaché :
- Et bien, vous avez l'air d'avoir pas mal de travail. Il ne se retourna pas, se contentant simplement de la regarder via son rétroviseur intérieur. Il nota cependant que la jolie blonde semblait fatiguée, un peu épuisée d'ailleurs. Pour terminer à une heure pareille, et pour encore se frapper un dossier alors qu'elle rentrait chez elle, soit l'enquête était d'importance, soit elle était tarée. Ou alors un peu des deux. Ou bien, troisième solution, elle adorait son travail. Vous devriez vous reposer, fit-il alors. Il disait cela sincèrement. Elle semblait fatiguée. Et vous sortir un peu la tête de tout votre travail. Le feu passa au vert. Il passa la vitesse et la voiture reprit la route. Tout en conduisant, il continuait de parler calmement sans lever les yeux de la route. Lui, d'habitude assez froid et peu bavard avait soudainement la langue bien pendue avec la jeune femme. Peut-être parce qu'elle était charmante, sans doute. Et puis aussi parce qu'il aurait bien aimé récolter deux ou trois infos. Oh, rien de bien gros, juste savoir si ils avaient des éléments ou non. Même si au fond de lui il connaissait la réponse. Et puis vous serez plus productive à tête reposée, croyez-en mon expérience. Il s'arrêta de parler, lui laissant le loisir de continuer de faire ce qu'elle désirait ou de lui répondre si elle souhaitait. Il espérait la deuxième solution, mais n'était sûr de rien.       

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @RQ.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 87 - Points : 324

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Dim 6 Mai 2018 - 9:53 )
Two predators in the same car
« Je devrais prendre le taxi plus souvent si je suis flattée de la sorte. » Dit-elle d’un ton amusé et espiègle alors qu’il affirmait qu’elle était la patronne.

Il est vrai qu’entendre une telle chose, quand on est une femme Inspecteur. La vie était rude et quotidiennement elle devait se battre contre les hommes du commissariat qui ne pouvait pas s’empêcher de glisser une remarque sexiste par-ci, par-là. Juste au cas où elle aurait oublié son statut. Reprenant son travail, elle parcourut le dossier sous ses yeux, prenant quelques notes de temps à autre : sans prendre le temps de regarder une seule fois par la fenêtre pour voir si le conducteur prenait la bonne route. Vicky était ce genre de femmes qui étaient bien trop absorbées par leur travail qu’elles ne prêtaient pas attention à ce qui se passait autour d’elles. Faire deux choses à la fois ne faisait pas partie de ces capacités, mais elle compensait très bien de ne pas être multitâches. Le fait est qu’elle était exaltée d’avoir ce dossier entre les mains. Pour elle, c’était un immense défi. Si elle arrivait à trouver un indice, quelque chose : elle pourrait fermer le clapet à ceux qui ne la pensent pas capable d’être inspecteur. Non pas que l’opinion la gênait plus que cela, mais elle ne supportait pas qu’on puisse la rabaisser plus bas que terre tout cela à cause de son sexe. Si elle était une incapable, une empotée : oui elle pourrait recevoir les attaques sans broncher ; mais ce n’était pas le cas. Ce n’était pas pour rien qu’elle était sortie dans les premiers de son année ! Quand le chauffeur lui adressa la parole, elle releva sa tête et ferma soigneusement le dossier en faisant attention de ne pas perdre les documents dedans.

« Charmeur et bienveillant, mais dites-moi monsieur êtes-vous un rêve ? » Elle rangea les papiers dans son sac et le referma avant de poser sa main dessus. « J’aimerais pouvoir prendre quelques jours de repos, mais vous savez comment c’est dans un milieu masculin : les femmes doivent en faire trois fois plus si elles veulent pouvoir survivre. » Vicky bailla, mettant gracieusement sa main devant sa bouche. « J’ai l’habitude ne vous en faites pas. » Répondit-elle avec un sourire avant de regarder les bâtiments qui défilaient sous ses yeux : « Il faut bien que certains restent éveiller la nuit pour pouvoir rendre cette ville agréable. J’ai été bien trop souvent le témoin de ce que pouvait causer des crimes gratuits pour pouvoir laisser la pègre et les assassins vagabonder librement. » Ce n’est pas comme si ce qu’elle venait de dire était un scoop. Cette phrase, elle l’avait répété aux journalistes. Plusieurs fois, la dernière en date était lorsqu’elle a dû faire une conférence de presse sur la mort de son fiancé.

À cette idée, elle serra ses poings. Si le crime n’était pas aussi populaire : elle serait mariée, aurait probablement des enfants et vivraient avec des chevaux : qui sait loin des villes et de la violence. Au lieu de cela, elle était encore en service : donnant le meilleur d’elle-même pour faire en sorte que personne n’ait à porter le deuil comme elle l’avait fait. Vicky savait malheureusement les tenants et les aboutissants qui résultaient de la perte d’un proche assassiné. Sauvagement qui plus est. L’inspecteur porta finalement son attention sur le chauffeur, le regardant dans le rétroviseur : elle prit enfin le temps de l’examiner. Tout chez cet homme transpirait la classe. Il y avait ce petit quelque chose, cette petite aura qui plaisait à Vittoria sans pour autant qu’elle mette le doigt dessus.

« Je suis jalouse de votre peau. C’est quoi votre secret ? »
Elle sourit en coin : « Généralement les conducteurs de taxis sont fatigués et ils ont des poches sous les yeux : mais vous semblez échappé à cette malédiction… Des conseils ? »

Vicky allait faire une exception pour les beaux yeux de son chauffeur. Elle allait faire la conversation. Pourquoi ? Parce qu’elle était fatiguée et que son cerveau avait décidé de se mettre en grève quelques instants. Juste histoire de se reposer. Après tout, elle avait toute la nuit pour travailler. Ce n’étaient pas les quelques minutes qu’allaient durer le trajet qui changerait la donne. Elle avait compris depuis quelques années que c’est en s’autorisant des pauses que les enquêtes pouvaient être résolues.

Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
 



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 91 - Points : 465
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Lun 7 Mai 2018 - 0:19 )
Two predators in the same car
Espiègle, amusée également, elle avait répondu qu'elle devait prendre le taxi plus souvent si elle se retrouvait traitée de la sorte. Il n'avait fait que son travail d'un certain point de vue, mais il ne put que sourire à sa remarque alors qu'elle s'était attelée sans ménagement à reprendre son travail directement dans son taxi. Il fallait être fou et complètement cinglée pour faire ça à une heure pareille dans l'habitacle d'une automobile. Comme si elle cherchait à rentabiliser son temps, jusque dans la course en taxi. Il lui avait alors adressé la parole, lui d'habitude si froid et un peu inaccessible. Certains auraient dit que les jolies courbes aident, d'autres que les informations valent parfois de petits sacrifices. Qui sait, peut-être était-ce les deux? Elle prit soin de fermer son dossier et de la ranger alors qu'elle demandait si elle était dans un rêve. Néanmoins la question eut le don de le surprendre. N'y avait-il donc personne qui avait pris le temps de s'occuper de cette charmante jeune femme? Les hommes étaient donc tous des brutes décidément... Notamment dans ce genre de pays barbare qui se croyaient pourtant civilisé. Il souffla avant de répondre.
- Enfin bon? Fit-il alors. N'y a-t-il donc pas un seul putain de mec dans ce pays qui ait pris le temps de vous accorder un peu d'attention? James le pensait. Veuillez excuser le juron. Ma langue s'est emportée, se reprit-il. Comment pouvait-on louper une telle femme? Franchement, c'était être aveugle. Il se passa d'autres commentaires alors qu'elle répondait qu'elle aurait bien voulu prendre quelques jours de repos mais que le monde "d'hommes" dans lequel elle travaillait exigeait qu'elle fournisse deux à trois fois plus d'efforts que la normale. Il sourit. Une femme qui tentait de prouver qu'elle valait autant qu'un homme. Une folle pour certains, une rêveuse pour d'autres, une battante pour lui. Sans même la connaitre, il appréciait déjà sa volonté, cette volonté affichée de prouver qu'elle valait autant si ce n'était pas mieux. Elle bailla alors qu'il enclencha le clignotant pour doubler un bus qui s'arrêtait à son arrêt. ils arriveraient bientôt à destination. Elle répondit alors qu'elle avait l'habitude. L'habitude de rester la tête dans le travail.
- Vous savez, si je peux vous donner un conseil, le truc ce n'est pas de produire plus que les autres. ils continueront à vous mépriser. Parce qu'ils sont idiots. James l'avait déjà vécu, il parlait donc en connaissance de cause. A l'armée, on l'avait souvent rabaissé parce qu'en y entrant il n'avait pas la "carrure", il n'avait pas la force physique à l'époque. Mais il y avait quelque chose qu'il était le seul à posséder: des talents inné dans le tir. Et il avait progressé en même temps qu'on avait pas tardé à l'intégrer dans l'équipe après quelques succès. Le tout, c'est de faire chaque chose minutieusement, de manière professionnelle, être meilleur que les autres dans son domaine... Et avoir du répondant. Travailler trois fois plus que les autres? Quel utilité? Vous vous crèverez à la tâche. Mais travailler mieux. Là vous ferez la différence.

Elle lui répondit alors qu'il fallait bien rester éveillé pour éviter que la pègre et les assassins puissent courir en toute liberté. Conformiste en plus de cela. Elle voulait rendre le monde meilleur. Chacun avait sa façon de rendre le monde meilleur, hein? James s'en chargeait à sa manière puisque tous ceux qu'il avait eu à tuer pour l'heure était responsable d'un trafic important, qu'il soit d'organes, d'armes, de drogues... Ou même humain. Mais peu importait. Il le faisait. Et il était payé pour cela. Il n'osa la contredire cependant bien qu'il était à deux doigts de lui répondre que tout dépendait de ceux que l'on appelait "victimes" qui, si elle le devenait, notamment dans de grosses enquêtes, étaient finalement liées, de prés ou de loin, à quelques parties sombres de la vie et à quelques parts inégales aux yeux de la loi. il ne s'employa pourtant pas à démonter les théories de la jolie blonde qui avait décidé de laisser vagabonder son regard par delà la vitre. Il ralentit une nouvelle fois à l'approche d'un carrefour avant d'enclencher la première lorsque le passage fût libérée. Ce fût elle qui relança la conversation. Il manqua de mourir de rire face à la réflexion qu'elle lança et se contenta finalement d'un sourire en même temps qu'il lui lançait un regard via son rétroviseur, notant qu'elle passait elle aussi pour ce biais pour le "voir" en quelques sortes.
- C'est qu'il est difficile de nos jours d'avoir aussi bonne figure que la mienne avec notre boulot, et si je vous donne mon secret, ça n'en sera plus un, non? Fit-il légèrement joueur. Il se concentra un instant sur la route, se doutant qu'elle voudrait cependant une réponse. Et finalement, il décida de la lui fournir. Le tout, c'est de dormir correctement. Il faut que la température de la chambre soit idéale. Ensuite, tout est dans le levée. Un bon café, un verre de jus d'orange et par dessus tout... Un très bon déjeuner. Il la regarda dans le rétroviseur et ajouta dans un sourire. Après il y a les crèmes anti-rides! Mais il faut prendre les bien puissantes! Il lui fit un clin d’œil avant de s'arrêter à un énième feu. Puis il emprunta la Via Duomo qui menait à la cathédrale en question.

- Je suis étonné tout de même que ce soit moi qui vous donne de tels conseils... Avouez qu'en règle général, c'est plutôt l'inverse, lâcha-t-il dans un grand sourire. La remarque ne souffrait d'aucun ton macho, simplement d'une constatation amusante. Il remonta la voie en question avant de voir le splendide bâtiment qu'était la cathédrale. Il enclencha son clignotant et s'arrêta sur le côté. Ils étaient arrivé à la première destination de la demoiselle. Il coupa le contact et se tourna vers elle, lui faisant enfin face pour la première fois.
- On y est. La Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption dans toute sa splendeur. Fit-il un brin charmeur avant de contempler le bâtiment sur lequel les artistes avaient fourni un travail remarquable. Il se tourna à nouveau vers elle. Je vous attends donc? Demanda-t-il pour être sûr histoire qu'ils s'étaient bien compris. Cela ne le dérangeait pas d'attendre dans le splendide confort de l'Audi, quoique visiblement, dehors, il avait l'air de faire bon. C'était l'une de ces soirées agréables telles qu'on les appréciait, et en plus en très bonne compagnie... Quoique bonne compagnie, tout était relatif en fait. Parce qu'elle restait flic non? Et pourtant... Il appréciait quelque peu le peu de choses qu'il avait appris d'elle. Elle ne se laissait pas faire. Il aimait ça. Elle voulait prouver sa valeur. Prouver qu'elle était aussi fore que les autres. Il le pensait, elle l'était. Cette volonté bon sang... C'était cette volonté qui l'habitait et qui ressortait, prouvant la motivation, l'envie de la blonde d'aller plus loin pour montrer ses capacités. Charmante et envieuse de prouver qui elle était et ce qu'elle était. Des atouts indéniables. Comme quoi le monde entier n'était pas encore corrompu et on trouvait encore de pauvres diables qui croyaient en la justice... C'était admirable d'un certain point de vue.       

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @RQ.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 87 - Points : 324

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Dim 3 Juin 2018 - 12:21 )
Two predators in the same car
Vicky n’avait pas de temps à perdre. Trop passionnée par son travail ou folle selon les personnes de son entourage : elle était pleinement consciente qu’elle devrait prendre des vacances ; s’autoriser des pauses, mais elle ne mangeait pas de ce pain-là. De par son expérience : elle savait que la persévérance était ce qui pouvait faire la différence sur des affaires plus ou moins délicates, comme celle qu’elle avait entre les mains. Qu’importent les raisons de cet homme pour tuer des gens pas très nets : il y avait une justice en place et ce n’était pas pour rien. Si les civils commençaient à faire la loi : il n’y aurait plus de limites. Les policiers comme Vittoria avaient suivi des formations, avaient travaillés durs pour arriver là où ils étaient aujourd’hui : ils étaient aptes à combattre les délits. Enfin, d’un monde utopique. La réalité était bien différente et elle n’était pas assez sotte pour se bercer avec des chimères. La corruption et l’influence de la mafia dans son pays natal étaient fortes. Ils ne pouvaient pas être éradiqués facilement mais elle avait de cette mission son cheval de bataille. Même si elle devrait y laisser la vie. Le chauffeur de taxi au sourire ravageur et au regard charmeur la sortit de ses songes et la poussa à relever le nez du dossier. Un exploit qui devait être applaudi quand on connaissait Vicky et sa ténacité. Surpris par la réponse du chauffeur : elle sourit.

« Jurez comme bon vous semble mon bon monsieur. Cela ne me dérange pas. Je n’ai pas encore retrouvé la perle rare il semblerait. Si vous en connaissez : je peux vous laisser mon numéro de téléphone et vous arrangez un blind date ? »

Son sourire amusé cachait une exaspération palpable. Depuis l’assassinat de Bryan : elle n’avait pas jugé bon de se remettre avec quelqu’un. Elle mettait cela sur le compte de son emploi du temps chargé, en réalité : elle avait peur. Entraîner quelqu’un dans son monde, dans le danger de sa profession. La dernière chose qu’elle souhaitait : revivre la mort d’une personne aimée dans des conditions similaires. Laissant sa fatigue transparaître dans un bâillement, elle fut surprise d’entendre le conseil du chauffeur.

« Oh oui je le sais. Je ne pense pas que j’aurais un jour le respect que je mérite. Surtout pas dans mon unité, mais je n’utilise pas le mot ‘jamais’. La vie est remplie de surprises : il serait dommage que je mette une croix sur les possibilités qui peuvent s’ouvrir à moi au moment où je m’y attends le moi. » Vicky le regarda dans le rétroviseur du milieu et continua de lui adresser un sourire bienveillant. « Merci pour ce conseil cependant. Si vous en avez d’autres : je suis toute ouïe. »

La fatigue se faisait de plus en plus ressentir et elle ne tarda pas à expliquer l’origine de cette dernière. Pourquoi cacher l’évident ? Ce n’est pas comme si elle pouvait le duper de toute façon. A quoi bon mentir sur quelque chose qui était aussi visible ? Son regard perdu sur la route, elle avait la fâcheuse tendance à pouvoir bien trop facilement se couper de la réalité pour se perdre dans ses pensées. Cependant, elle avait également le don pour revenir en une fraction de seconde dans la conversation comme en témoigna son commentaire sur la peau parfaite de son chauffeur qui semblait échapper aux affres causés par la fatigue. Arquant son sourcil en entendant le ton joueur : elle n’hésita pas plus longtemps et se mise à rire. Amusée par la situation et par l’humour de son chauffeur, elle brisa ses propres règles en proposant une idée folle.

« Merci d’avoir partagé votre secret, je vous dois un verre pour la peine. » Prise dans le courant de la situation, cela était sorti naturellement. Il était agréable de lâcher prise pendant quelques instants et de sortir des sentiers battus. Elle envoya rapidement un sms à son frère pour lui dire de sortir de la Cathédrale avant de répondre. « Oh je crois qu’aujourd’hui les hommes prennent plus soin d’eux que les femmes. » Elle laissa tomber sa tête en arrière : « Je n’ai pas le temps d’être coquette. Je ne sais même pas mettre du maquillage correctement alors prendre soin de ma peau ? Encore moins. »

Arrivée à destination, elle se redressa et décrocha sa ceinture. « Il est vrai qu’elle est magnifique et l’intérieur l’est encore plus. » Elle ouvrit la portière : « Oui, s’il vous plaît. Cela ne sera pas long. » Après un hochement de tête avisée, elle sortit gracieusement avec son sac sur son épaule. Hors de questions qu’elle laisse un dossier sans surveillance.

En voyant son frère sur le parvis, elle sourit et accéléra ses pas pour prendre le prêtre dans ses bras. Après quelques mots échangés, elle lui donna les livres ; l’embrassa sur la joue avant de repartir. Elle ouvrit la porte passagère de l’audit avant de se raviser. Vicky déverrouilla la porte à l’opposé de celle du chauffeur. Elle s’installa, posa son sac entre ses jambes et s’attacha.

« J’espère que cela ne vous dérange pas que je m’installe ici ? » Elle le regarda en souriant et tendit sa main. « Vittoria. » Puisqu’ils avaient bien parlé, que le courant semblait passer : pourquoi ne pas devenir plus familier le temps d’un trajet ? Qu’est-ce qu’elle avait à perdre ?

Codage par Libella sur Graphiorum



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 91 - Points : 465
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Mer 6 Juin 2018 - 18:53 )
Two predators in the same car
Elle avait sourit. Lorsqu'il avait juré, ne comprenant pas comment tant d'hommes pouvait passer à côté d'une telle femme. On devrait en demandes des plus souvent comme elle, forte, un caractère bien trempée et une volonté d'acier. Son seul problème à lui étant qu'elle travaillait pour la police, et que ce qu'il faisait n'était pas complètement légal. Pas du tout même, mais passons. Elle lui fit comprendre que les jurons ne la dérangeait pas, avant d'ajouter qu'elle n'avait pas encore "retrouvé" la perler rare et enchaîna immédiatement sur le fait que si il en connaissait, elle lui laisserait son numéro de téléphone pour qu'il arrange une rencontre. Il failli lâcher un petit rire. Quelle femme! Elle était... Non, elle avait du culot! Il aimait ça. Elle avait lâché cela le plus naturellement et il ne put s'empêcher de répondre:
- Si on commence par le numéro de téléphone, je risque fort de bientôt vous demander votre adresse à la vitesse où nous allons. Fit-il un brin amusé avant de se recentrer sur la route. Néanmoins, un mot l'avait frappé. "Retrouvé". Donc elle avait déjà eu un homme. Il nota cela dans un coin de sa tête. Le tout était de savoir si il était mort, où si ils étaient simplement séparés. Mais dans ce genre de sujets, le mieux était encore d'y aller à tâtons. Ni trop vite, ni trop lentement, juste quand il fallait, et James, sans être le meilleur à ce jeu, commençait à devenir bon à force de côtoyer chaque jour des italiens qui avaient l'art de bien parler. Mais c'était aussi la raison pour laquelle il s'intégrait plutôt bien et restait difficile à démasquer: Il avait cette figure de l'homme qui se sert plus de sa force que de sa tête, le genre de types à ne pas embêter mais qui ne vous emmerdera pas non plus tant il est froid. Et cette image là, il l'appréciait parce qu'elle lui permettait de se faufiler de partout sans être soupçonnable. Pas même par les forces de police dont il côtoyait certains membres sans trop s'en rapprocher.

Elle écouta ses conseils et répondit qu'elle pensait qu'elle n'obtiendrait pas ce respect qu'elle attendait de ses "collègues" de travail, cependant, elle espérait, ce qui signifiait qu'elle croyait un jour pouvoir inverser la tendance. Admirable. Il lui souhaitait qu'elle réussisse mais avait lui aussi peu d'espoir dans la réussite de cette formidable quête. Elle le remercia pour ces conseils et en demanda d'autres, si tant est qu'il en avait d'autres à lui fournir. Il eut un petit sourire et son mouvement de tête négatif signifiait qu'il n'en avait pas d'autres. Elle saurait se débrouiller seule, il n'en doutait pas. Et puis, si il lui donnait toutes les clés de la réussite maintenant, à quoi cela rimerait-il? Elle n'éprouverait pas la satisfaction d'avoir réussi par ses propres forces. Non, le mieux était encore qu'elle apprenne elle même. Peut-être même qu'elle découvrirait des astuces qu'il ne connaissait pas et qu'il ne pourrait jamais lui dire. Quand il lui révéla finalement son "secret" pour ne pas paraître fatigué, elle ne put s'empêcher de rire. Un rire qu'il apprécia et qui lui tira un grand sourire. Finalement, il avait peut-être ses chances en humour? Elle lui déclara alors qu'elle lui devait un verre. Il en fût surpris, mais ne répondit rien, concentré sur la route. Cette femme avait en réalité quelque chose d'agréable, de plaisant, et il devait admettre que pour une course qu'il avait cru être ni plus ni moins habituelle que d'habitude, il était surpris et apprécier l'instant. Tous les passagers n'étaient pas de ce genre, et tous n'étaient pas aussi agréable et bavarde qu'elle. Elle répondit cependant que pour elle, les hommes prenaient plus soin d'eux que les femmes. Il sourit et n'eut pas le temps de répliquer qu'elle reprenait qu'elle n'avait guère le temps d'être coquette, elle savait, d'après elle, à peine se maquiller. Alors oui, prendre soin de sa peau était peut-être le dernier de ces soucis. Et pourtant, il suffisait d'un petit effort et elle serait d'autant plus séduisante, déjà qu'elle n'était pas désagréable à la vue, elle risquait fort de faire ravage avec un bon maquillage et des soins pour le visage. Il garda cela pour lui. Il n'était pas son conseiller mode et beauté aux dernières nouvelles. Il ne put s'empêcher de répondre cependant:
- Bah... Je ne sais pas si les hommes prennent soin d'eux mieux que les femmes... Je pense qu'en fait vous travaillez dans un endroit où c'est le cas et où vous êtes entourés de splendides apollon. Je n'ai pas cette chance et certains de ceux qui montent dans cette voiture ne sont pas toujours des plus... raffinés. Se contenta-t-il de dire.  

Ils arrivèrent finalement à destination et il ne put s'empêcher de commenter la splendide cathédrale. Magnifique. Oui elle l'était. Les travailleurs italiens de ces époques anciennes avaient accompli un travail splendide. Elle confirma ses dires et annonça que l'intérieur était encore plus beau avant de répondre par la positive quand à sa question de savoir si oui ou non il devait attendre. Il la regarda prendre son sac à main, et sortir, non sans une certains délicatesse. Elle marcha vers la cathédrale et il ne la lâcha pas du regard. Espionnage? Plutôt renseignement. Elle serra un prêtre dans ces bras. Elle tenait à lui, visiblement. Son petit ami? Non, elle lui donna quelque chose, il ne vit pas d'où il était, mais il nota clairement qu'elle l'embrassa sur la joue. Il y avait donc deux possibilités: Un membre de sa famille ou un ami très proche. En analysant le prêtre rapidement il notait quelques ressemblances, mais il n'en aurait pas juré et préféra mettre cela dans la case plus générale des proches. Elle revint vers la voiture et il tourna lentement la tête vers sa vitre, regardant l'autre côté de la rue dans laquelle un chat se promenait tranquillement sur le trottoir. Le geste, lent, sûr, avait vocation à ne pas trahir le mouvement. Il entendit alors qu'elle allait monter à nouveau dans la voiture, mais la porte ne s'ouvrit sur personne et se referma finalement. Il jeta donc un coup d'oeil, pensant qu'elle était parti, mais l'instant d'après, la porte du côté passager, à côté du chauffeur, s'ouvrit et elle entra, s'assit, posa son sac entre ses jambes, et attacha sa ceinture de sécurité avant de demander si elle pouvait s'installer là.

- Bien sûr, répondit-il sans hésitation alors qu'elle lui tendit sa main. Il la prit, mais au lieu de la serrer comme l'aurait peut-être fait la plupart des personnes, il lui donna un baise-main des plus courtois. Je suis enchanté Vittoria. C'est un très joli prénom. La phrase de base, mais il n'avait rien d'autres. Il avait pris un ton un peu officiel et se décontracta finalement et serra la main de la jeune femme comme il l'aurait fait avec un autre alors qu'il se présentait dans un sourire. Moi c'est James... Pas Bond malheureusement. Blagua-t-il. j'aurais bien tenté une présentation plus poétique, mais je suis bien mauvais poète, reprit-il. Il vaudrait mieux que je ne salisse pas l'oeuvre d'un Baudelaire ou d'un Rimbaud, fit-il dans un clin d'oeil.  Il prit le temps de la détailler mieux que ce qu'il n'avait eu l'occasion de la faire. Elle avait un élégant visage quoique les traits un peu tirés par la fatigue. D'habitude, il ne sympathisait pas aussi facilement avec les gens... Mais cette femme était agréable, visiblement assez ouverte à la conversation, et elle avait sut réussir à lui retirer ce que certain de ses collègues appeler "la balais qu'il avait dans le cul". Il ne put s'empêcher de sourire rien qu'en pensant à cela. Décidément, cette soirée s'annonçait particulière. Il démarra son automobile et finit par lui demander:
- Alors Mademoiselle fatigué qui cherche des solutions pour ne pas paraître fatigué et lutter contre cela, où puis-je vous déposer? Il reprit alors sans attendre. Si vous comptez m'offrir un verre, je suis disponible, mais j'espère que vous connaissez une bonne adresse... Il m'arrive de faire mon difficile et d’apprécier le bon alcool. Fit-il dans un sourire. Il attendit donc sa réponse, ayant complètement oublié qu'il y avait peu, elle tenait un dossier le concernant finalement quelque peu. Il s'en moquait désormais, aspiré et complètement noyé dans les beaux yeux de la jeune flic.   

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @RQ.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 87 - Points : 324

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Lun 11 Juin 2018 - 21:11 )
Two predators in the same car
Depuis combien de jours elle n’avait pas arboré un sourire aussi sincère ? Elle avait arrêté de compter mais pas sa grand-mère qui n’avait eu de cesse de lui répéter qu’elle devrait se trouver quelqu’un ; ou se faire des amis et sortirent comme les gens de son âge au lieu de rester enfermer. Finir comme une vieille fille ne lui faisait pas peur. Elle se voyait très bien seule dans une ferme perdue avec des chevaux. Vicky n’avait aucun problème avec la solitude, elle avait appris à faire corps avec cette dernière alors elle s’en accommodait parfaitement. Ce soir, cependant, les choses prenaient une tournure qui lui prouvait que finalement ce n’était pas si mal d’avoir un peu de vie sociale. Même si ce n’était qu’avec un chauffeur de taxi qu’elle ne reverrait probablement jamais. Enfin… Vittoria n’était pas le genre à dire jamais mais elle avait compris depuis longtemps que le hasard n’avait rien à voir avec la chance. Si elle voulait voir quelqu’un : elle devrait prendre contact avec cette dite personne. Curieuse de savoir où cette conversation allait mener, un rire sortie de sa gorge sans qu’elle essaye de se cacher alors que le chauffeur jurait. Vrai qu’on ne voyait pas ça souvent. Mais cela ne la dérangeait pas : elle était la première à blasphémer quand la situation s’y portait. Jouant le jeu pour continuer dans la course de la légèreté : elle n’avait aucune honte à affirmer qu’elle lui donnerait volontiers son numéro si cela lui permettait de trouver le prince charmant.

« Ma foi, mon adresse vous l’aurez. Vous n’aurez donc aucune excuse pour ne pas jouer l’agent matrimonial. On vous invitera au mariage promis. » Un clin d’œil complice ponctua cette affirmation pour le moins audacieuse.

Cela faisait vraiment du bien à Vicky de penser à autre chose, de donner une pause à son cerveau qui ne cessait jamais de travailler. Et puis… Si elle n’avait jamais recherché à remplacer Bryan : cela ne l’empêchait pas d’espérer et de vouloir ? Ses amis lui disaient que c’était de sa faute si elle ne trouvait personne. Des efforts, elle n’en faisait aucun. Pourtant, elle s’accommodait de cette situation. Avec son caractère de merde, il serait difficile de trouver quelqu’un même si elle le voulait. Tellement habituée à devoir se battre pour montrer son point ; se querellant avec des hommes sexistes qui n’arrêtaient pas de faire des commentaires : elle était plus du genre à montrer les crocs que le dos de la patte. Une lionne prête à tout pour protéger sa fierté et ses convictions. Sa tignasse blonde pouvait laisser croire que dans une autre vie elle avait été un de ces félins majestueux. Parler beauté et conseil de vie était insolite, Vicky ne s’imaginait pas un seul instant que la conversation tournerait comme ça. Elle allait de surprise en surprise avec cet homme et cela la ravissait de plus en plus. Ecoutant attentivement les conseils du beau mâle derrière le volant : elle ne perdit pas une miette de cette astuce. D’une nature peu farouche et spontanée, la proposition sortie de ses lèvres avant qu’elle n’eût le temps de réellement penser aux conséquences de cette invitation. Elle ne pouvait pas s’enfuir de l’habitacle de la voiture, mais elle aurait aimé avoir une porte de sortie quelque part. C’était son problème quand elle se sentait à l’aise avec quelqu’un. Même si elle ne connaissait pas réellement son interlocuteur. Vicky était championne dans sa catégorie pour mettre de la distance et protéger son intimité mais son caractère charmeur hériter de sa grand-mère avait toujours été plus fort. Le commentaire qui s’en suit concernant la différence entre hommes et femmes eut le don de la faire rire à nouveau.

« J’espère que je ne fais pas partie de cette catégorie… Je serais navrée de savoir que je suis un fardeau. » Elle croisa ses bras : « Avez-vous déjà mis les pieds au commissariat ? Les beaux apollons ne sont qu’une légende. » Son coéquipier n’était pas dégueu, mais il était parti avant qu’elle n’est la chance de plus le connaître.

Devant la cathédrale, elle confirma qu’il devait l’attendre et s’empressa de sortir pour aller à la rencontre de son frère. Après une brève embrassade et des recommandations : elle retourna vers le taxi qui l’attendait. Prenant ses aises pour pouvoir parler plus aisément à ce gentleman, elle n’hésita pas à monter sur le siège passager devant. Il ne restait plus qu’à se présenter et lui offrir un beau sourire pour qu’il ne lui demande pas de retourner derrière. Son cœur qui n’avait pas l’habitude d’être charmée se serra quand elle sentit les lèvres du chauffeur sur sa main. Elle se racla la gorge avant de rire :

« Vous avez le profil pour en tout cas. » Elle retrouva un semblant de sérieux et serra sa main : « Enchanté de vous avoir rencontré. » Et c’était vrai, alors pourquoi cacher ce fait ?

Quand il lui demanda le prochain arrêt, elle alla répondre mais fut surprise par la suite. Agréablement surprise, il fallait le souligner. Les cartes étaient entre ses mains. Vicky hésita quelques secondes : jouer avec le diable ou le laisser courir pour aller maudire d’autres personnes ?

« 22 Fuorigrotta. Je connais un excellent bar. Je ne pense pas que vous serez déçu. » Si sa grand-mère ne supportait pas avoir de l’alcool à son domicile, Vicky avait accumulé au fil des années de bonnes bouteilles qui étaient soigneusement rangés dans l’abri de jardin. « Et si vous l’êtes, vous aurez le droit de partir ou bien de m’emmener avec vous dans un autre endroit. »

Puisqu’ils étaient si bien partit… Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Elle regarda les bâtiments défilés, sans réellement savoir où elle se trouvait même si elle était moins perdue qu’avant.

« Cette ville est encore une énigme pour moi. Mais je suis d’accord avec Baudelaire qui a écrit : « J'aime passionnément le mystère, parce que j'ai toujours l'espoir de le débrouiller. » Il est toujours exaltant, bien que difficile, d’être dans une ville qu’on ne connaît pas. »

Codage par Libella sur Graphiorum



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
James WeaverToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
ID : Eagle Horn
Faceclaim : Jason Statham + a voir
Multi-comptes : Francesco Spinoza
Messages : 91 - Points : 465
Âge : 46 ans
Métier : Tueur à gages et chauffeur de taxi à ses heures perdues
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Mar 12 Juin 2018 - 13:44 )
Two predators in the same car
La soirée prenait décidément une drôle de tournure mais qui n'était pas déplaisante. Cette femme répondait avec vivacité et faisait même preuve d'un peu d'espièglerie. Elle avait répondu que de toute manière, en plus de son numéro, il aurait l'adresse de toute manière et qu'il n'avait donc aucune excuse pour ne pas jouer les agents matrimonial avant de déclarer qu'il serait bien sûr invité au mariage. Cette fois-ci il n'avait pu retenir un petit rire sincère, amusé par les déclarations de la jolie blonde. Alors qu'ils parlaient beauté et soins du visage, conversation des plus normales entre un homme et une femme dans un taxi, ne relevons pas ce détail, il était finalement heureux d'être tombé sur elle. Elle avait la langue facile, était agréable en plus d'être amusante mais aussi perspicace. Quelle autre surprise l'attendait encore avec cette femme qui commençait à se détendre. La main adroite sur son volant, le regard alerte, James continuait de conduire avec la plus grande des vigilances, et tout en faisant cela, il bavardait avec cette femme. Lorsqu'elle déclara qu'elle espérait ne pas faire de la catégorie des personnes non raffinés qui montaient dans la voiture de James, il ne put que sourire et nota qu'en croisant le bras elle lui demandait si il était déjà rentré dans un commissariat, arguant que les beaux apollons n'étaient qu'une légende. Il répondit alors sans attendre:
- Rassurez-vous, vous êtes dans la bonne catégorie, fit-il dans un clin d'oeil. Non, vous êtes de celles qui sont agréables, et qui sans s'habiller comme si elles partaient en soirée restent néanmoins on ne peu plus acceptable. N'ayez crainte. Le temps pour lui d'un dernier coup d'oeil dans le rétroviseur et il reprit. Si les apollons ne sont que légendes, je finirais par croire que l'on trouve en revanche de véritables Vénus.

Et elle sortit. l'arrêt fût bref en vérité. Visiblement, elle avait tout coordonnée. Tout semblait bien organisé, et le temps pour elle de faire ce qu'elle avait à faire, elle revenait déjà dans la voiture. Cette fois-ci cependant, un peu de changement: Elle prit place à l'avant. Loin de s'en offusquer, James accepta la blonde à ses côtés. Spontanée et possédant sans doute une certaine dose de culot, elle n'hésita pas vraiment, mais elle lui était sympathique et que les gens montent devant ou derrière dans son automobile, il s'en moquait du moment qu'ils n’interféraient pas dans sa conduite. Elle eut un petit rire alors qu'il se fit charmeur lorsqu'elle se présenta, et répondit à son humour et à sa référence sur James Bond en déclarant qu'il en avait le profil. Il eut un petit rire, avant de la remercier d'un signe de tête tandis qu'elle lui déclarait être enchanté de faire sa connaissance. Au moins la réciproque était-elle vraie et il devait l'admettre, il en était satisfait tout de même. Il demanda alors quel serait le prochain arrêt, n'oubliant pas tout de même qu'il était là pour faire son job, mais n'oubliant pas non plus qu'elle lui avait proposé un verre. Elle avait le choix, et il devait admettre qu'à ce niveau là, il était loin d'être de ceux qui forçaient les gens. Elle lui donna finalement une adresse. Il comprit que ce n'était pas un bar car il connaissait bien le quartier pour y avoir élu domicile un peu plus loin. Il se garda bien de dire ce qu'il pensait, faisant confiance à la jeune femme qui lui proposa une sorte de marché. Si il était satisfait tant mieux, sinon, il avait le choix de partir ou de l'emmener avec lui ailleurs. Il sourit. Mignonne et joueuse. Décidément, elle lui plaisait. Il lui tendit sa main dans un grand sourire.
- Et bien Vittoria... C'est d'accord. Si vous réussissez à ne pas me décevoir, je vous tire ma révérence, si tel n'est pas le cas... Il fit mine de réfléchir. Je me ferais un plaisir de vous enlever pour vous mener ailleurs. Et comme il connaissait de très bons endroits... Comme de très mauvais. Il risquait de ne pas la décevoir. Mais c'était elle qui commençait. Donc, il suivait le chemin indiqué... Pour le moment.

Il démarra à nouveau, enclencha le clignotant, passa la première, et la voiture de luxe reprit la route. Il traversa le centre ville, bien moins engorgée de voiture que toute à l'heure. Il restait cependant une certaine circulation, mais elle était plus fluide. Confortablement installé, gérant son automobile d'une main de maître, il connaissait bien le chemin et, sans à-coup, sans freinage ou brusque accélération, il conduisait de la manière la plus agréable possible. S'évadant, la jolie blonde déclara alors en regardant les bâtiments qui défilait que cette ville était encore une énigme pour elle. Elle cita alors Baudelaire et il sourit. Il n'était pas un fin connaisseur de poésie, mais restait un homme cultivé qui était en fait un petit amateur de poésie, non moins doué dans cet art. Il l'écouta avec attention alors que c'était à la fois exaltant et difficile, pour elle, d'être dans une ville qu'elle ne connaissait pas vraiment. Il ralentit à l'approche d'un feu rouge avant de répondre:
- Une énigme? Et bien pour vous décrire Naples, Je ne prendrais pour vous répondre que ces quelques vers de Baudelaire: "Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse, Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer, Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse, Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer". Remplacez désormais Rubens par Naples, et vous en avez une description qui, à mon sens, est intéressante. Il la laissa réfléchir un peu avant de passer la première tandis que le feu passait à nouveau au vert et qu'ils se rapprochaient de l'adresse indiquée. Finalement, il reprit. Naples, c'est ce mélange entre Histoire et modernisme. C'est ce mélange savant mélange entre monde de faste, entre luxe sans nom et pauvreté indescriptible. Il tourna, s'engageant dans une nouvelle allée. C'est ce savant mélange entre la pureté et la noirceur. Et quand on connait bien la ville, on découvre alors qu'on ne la connait jamais vraiment. Fit-il sur un ton "poétique". Il lui adressa un regard, amusé lui-même par ce qu'il venait de dire.

Finalement, ils arrivèrent. Il se gara bien devant le numéro 22, une maison à deux étages plutôt sympathiques. Au regard qu'elle lui adressa, elle savait très bien où ils étaient. Il sourit avant de déclarer après avoir coupé le contact:
- Vous savez que là, je ne vois nullement la pancarte d'un bar. J'ai beau chercher... Il exagéra un peu, regardant tout autour de lui, ouvrant même la fenêtre pour en sortir la tête et regarder derrière au loin avant de rentrer après son petit moment comique. Non je ne vois pas. C'était rare qu'il se montre aussi plein d'humour, mais qui sait, Vittoria avait visiblement le don de détendre par sa simple présence. Il détacha sa ceinture de sécurité et plongea son regard dans le sien, qu'il trouvait d'ailleurs magnifique. Elle avait en fait de très beaux yeux, en plus de son corps qui restait tout de même... fabuleux? Mieux valait ne pas le lui dire, elle pourrait prendre la grosse tête. Il sourit rien qu'à cette pensée. Elle ne semblait pas être dans ce genre là en fait, et si il le lui disait, elle risquait plus de s'empourprer ou de ne savoir que répondre plutôt que de s'en vanter. Je vous fais confiance, reprit-il, Peut-être qu'après tout c'est un bar secret? Vous savez le genre de truc réservé à des associations, ou même des sectes? Il sourit alors et lança une petite pique. La Mafia qui sait?... Il partit à rire juste après cela, car vu comme elle était et comme elle s'était comportée, elle semblait plus être le genre de femmes à être fidèle dans ses convictions et dans la justice de ce pays. Non, il l'embêtait simplement un peu... Il la taquinait, il avait le droit non?       

Codage par Libella sur Graphiorum
Revenir en haut Aller en bas
Vittoria MartinelliLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2843-i-have-the-heart-of-a-man-not- http://www.ciao-vecchio.com/t2859-vicky-_-what-about-my-fist-in-your-face
ID : Ingrid // Sharky
Faceclaim : Elsa Pataky @RQ.
Multi-comptes : Tobias & Vera
Messages : 87 - Points : 324

Âge : 37 ans
Métier : Inspecteur dans la brigade criminelle
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le Lun 18 Juin 2018 - 21:21 )
Two predators in the same car
Le rire du chauffeur accentua la risette sur le visage de Vicky. Il était réellement charmant. Le genre de rencontre fortuite qui redonnait foi en l’humanité ; qui démontrait également à la policière qu’elle ne devrait pas se refermer. Elle perdait des opportunités. Même si des mecs comme ça était rare : peut-être qu’ils n’étaient pas en voie de disparition ? Elle devrait probablement se mêler aux autres humanoïdes ; tenter de tisser des liens en dehors de son travail mais elle n’avait jamais eu un don pour se faire des amis bien qu’elle avait la capacité de passer partout sans problème. S’adapter et survivre ont toujours été les mots qui ont dicté sa vie après tout. La preuve : elle avait réussis à poser son dossier pour savourer l’instant. Elle pourrait toujours travailler plus demain. D’autant plus que le gentleman derrière le volant savait parler aux femmes. Vicky était satisfaite d’entendre qu’elle faisait partie de la bonne catégorie. Tant mieux, même s’il mentait : elle était redevable. Parfois, elle préférait des mensonges à la réalité.

« Charmeur et beau parleur… Décidément vous savez comment plaire à ces dames hm ? » Elle rigola légèrement : « Qu’importe que vous dites ça pour avoir un plus gros pourboire, j’accepte ces compliments et je me sens flattée. J’espère juste ne pas avoir de nouvelles rides de malice demain à force de sourire et d’être charmée de la sorte. Au pire… Je peux vous appeler ? Vous devez probablement avoir un conseil pour moi ? »

Vicky n’avait pas peur de faire du rentre-dedans, mais dans le bon sens du terme. Elle voulait garder le moment léger. Après les heures passées au bureau : cette conversation avait le don de lever un poids dans son cœur. Même si ce n’était que temporaire : elle se ressourçait le temps de ce trajet.

De retour dans la voiture, c’est à côté du conducteur qu’elle prit place histoire de savourer un peu plus ce moment dès plus agréable. Décidant de briser définitivement la glace entre eux, elle se présenta en tendant sa main sans s’attendre à un baiser main en bonne et due forme. Aucun doute que ces manières plaisaient à Vicky qui sur certain point était très old school. Son frère se moquait souvent d’elle sur le sujet : blâmant que cela était à cause de son mode de vie. Vivre avec sa grand-mère la rendait-elle si traditionaliste ? Non. C’est juste que son seul point de référence réside en la personne d’un seul homme. Son défunt fiancé était le top du top en matière de romance. Décidant de jouer à pile ou face, elle tenta le tout pour le tout et tenu sa parole pour ce verre promis. Et pourquoi pas ? Il pouvait toujours essayer de l’attaquer : des gaillards comme lui elle en avait coffré plus qu’un ! Et puis s’il tentait quoique ce soit sur sa grand-mère ou elle : pour sûr que Vicky le poursuivrait jusque dans les portes de l’enfer. Elle était donc assez confiante pour l’inviter chez elle.
Regardant les rues qui défilaient, elle ne put s’empêcher de faire un commentaire sur cette ville qu’elle ne connaissait pas. Amatrice de littérature : elle avait toujours sur sa table de chevet un recueil de poèmes ou un livre commencé. Quand elle avait le temps, mais surtout quand elle n’arrivait pas à se sortir un dossier de la tête cela était le seul moyen pour elle de trouver le sommeil. Un remède de grand-mère pour pallier ses insomnies chroniques. James n’hésita pas à décrire Naples avec des mots qui faisaient échos dans son cœur et lui plaisait indubitablement comme en témoignait son sourire ainsi que son regard doux qu’elle avait pris la peine de poser sur son chauffeur. Elle ne perdit pas un seul mot du monologue de son guide privée.

« J’aime définitivement votre façon de parler et de voir les choses James. » Affirma-t-elle le plus sincèrement possible. « Je ne suis pas déçue pour l’instant de cette ville même si j’ai toujours une petite préférence pour la Sicile. » Elle regarda dehors en reconnaissant le voisinage : elle était toujours à l’affût du moindre changement : notant tout dans un coin de sa tête. Vicky n’arrêtait jamais vraiment de travailler : surtout pas avec les temps qui courraient.

La voiture à l’arrêt, elle regarda par la fenêtre du conducteur la maison qui serait toujours son petit paradis. « Il ne faut pas juger un livre à sa couverture. » Elle soutenu le regard de James sans problème : elle était –il faut l’avouer- charmer par ces grands yeux. Et puis il avait été charmant alors pourquoi se priver d’un tel contact ? Elle se détacha finalement et glissa sa veste dans les passants de son sac pour la coincer. Elle le laissa regarder autour en souriant : amusée par son comportement. « Ma foi… Avec votre prénom je me suis dit que je devrais vous emmener dans un endroit digne d’un 00. » Elle mordit sa lèvre d’amusement. « Venez, vous ne serez pas déçu. Même si c’est illégal promis je couvrirais vos traces après tout je suis flic non ? » Elle sortit finalement de la voiture, après un clin d’œil confiant.

Elle ouvrit le petit portail et lui fit signe de la suivre avant d’emprunter un chemin de brique rouge qui contournait la maison pour arriver dans le jardin. La pergola était couverture de glycine en fleurs : donnant à l’endroit une odeur et un côté pittoresque. Elle posa son sac sur une des chaises de la table en bois.

« Installez-vous j’arrive. » Elle ouvrit la porte du cabanon et retourna quelques minutes plus tard au côté de James avec une caisse en métal. « Ma grand-mère ne veut pas que je garde mes bouteilles à l’intérieur. Elle est très pieuse et conservatrice. Elle estime qu’une femme de ne devrait pas boire. » Elle posa la boite en métal sur la table et l’ouvrit. « Je vous sers quoi comme poison ? J’ai de la vodka russe ou polonaise suivant votre goût ; du whiskey 30 ans d’âge qui vient directement du Connemara ; de l’absinthe verte ; du pastis… » Elle sortait les bouteilles au fur et à mesure : « De la chartreuse et de la tequila. Je vous laisse réfléchir, je reviens. »

Vicky posa la boite vide par terre et ouvrit la porte de derrière pour rentrer dans la cuisine. Elle désactiva l’alarme et apparut quelques secondes plus tard avec des verres et des glaçons dans un bol. Elle s’installa devant James et ouvrit la bouteille de whiskey pour s’en servir un verre.

« Et vous ? Je vous sers quoi ? »


Codage par Libella sur Graphiorum



☽☽ The only difference between the saint and the sinner is that every saint has a past, and every sinner has a future.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: Two predators in the same car [Vicky] ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Two predators in the same car [Vicky] -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier