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- [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Jeu 29 Mar 2018 - 17:09 )

Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir
Jane & Nicolaï Invanov

« Bébé, tes bagages, c’est tout ça ?! » Haussant la voix pour qu’elle m’entende depuis sa chambre étudiante alors que je tente furieusement de trouver un peu de place dans le van. La place, il y en a, mais le truc c’est qu’on doit aussi en garder pour dormir et y ranger notre matos. La remise des diplômes est pour ce soir et une fois couronnés de succès, au lieu de noyer notre bonheur dans l’eau turquoise d’une piscine, on ira dépenser notre joie sur les routes, direction la côte, la mer et le soleil pour une tournée de tout un été. On a été signés pour une tournée, si on rate nos examens, on aura au moins réussi ça. Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais zappé ça, encore que ça n’aurait pas été responsable mais mes parents attendent tout ça de pied ferme, mon père a même acheté une toute nouvelle caméra pour capturer l’évènement. Etre fils unique est une foutue responsabilité. Peu importe, j’imagine que ça fait aussi très plaisir à Jane de pouvoir faire profiter ses parents de tout ça. De sa réussite, de son succès, elle est major de sa promo, ça fait rêver.
Major et encombrée ! A savoir qu’une fille a un nombre de bagages illimité du moment que c’est du au cas où. J’ai compris ça sur le tard, mais maintenant que nous sommes ensemble depuis presque 18 mois, j’ai eu le temps de comprendre. Ma chambre étudiante, ou petit studio, à la convenance de chacun, n’était encombrée que de nécessaire, maintenant, la salle de bain est pleine de produits de beauté au cas où, mais on s’y fait.
C’est aussi la première fois qu’on part en tournée avec une fille. Pas la première tournée qu’on fait, on avait 14 ans à l’époque et nos parents jouaient les taxis, pour nos premiers étés sur les routes, mais cette fois-ci c’est carrément du sérieux, on peut se faire remarquer par un label à tout moment et alors que nous nous apprêtons à devenir psychiatres pour de bon, ou bien journalistes ou encore philosophes reconnus, voilà que nous ne rêvons plus que de la vie d’artiste.

Et puis je la vois sortir de l’appartement, en petit short et chemise fluide. Bordel, je suis un chanceux. Il va falloir que je me débarrasse de ce langage d’ado pour en adopter un plus professionnel mais maintenant c’est l’été et on va tâcher d’en profiter. Je passe mes mains sur ses hanches quand elle arrive à ma hauteur et l’embrasse dans le cou. « Tout ça là, ça fait pas un peu beaucoup ? » Nous partons presque un mois et demi, mais quand même ! Mais elle a l’air prête à me convaincre de façon bien personnelle que ça n’est jamais trop. Jane est redoutable quand elle veut quelque-chose, elle aurait très bien pu faire avocate, elle en aurait été tout aussi brillante…

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Ven 30 Mar 2018 - 23:20 )

let’s go to the  sea , à la rencnotre de notre avenir.
Jane & Nicolaï Invanov


Je regarde autour de moi circonspecte. Quand je pars, je perds toujours un temps fou à me demander si je n’ai rien oublié. De vital, j’entends. Evidemment j’aurais pu remplir 3 valises de plus sans aucun problème mais Nicolaï m’a fait la leçon ! En amont ! Pas de place pour les fringues de nanas, juste assez pour mettre la batterie, la basse, les câbles, la table de mixage, les amplis... et ses guitares. Parce que monsieur a le droit d’en prendre plusieurs sans que ce soit négociable, mais est prêt à parlementer pendant des heures pour un short ou une crème solaire.

Une certaine nostalgie s’empare de moi. Ces derniers 18 mois ont filé, à une allure folle que je n’avais aucunement anticipée. 18 mois de bonheur remplis de musique, de sortie, quelques fois de révisions aussi... mais surtout d’amitié et d’amour. Ça n’a pas été sans mal, mais à force de douceur et de patience j’ai réussi à intégrer leur groupe, leur fratrie. Il m’est même accordé la permission de les suivre en tournée. Une chance à ce qu’il parait. Aucune fille avant moi n’en avait eu le droit !
Je réalise presque brusquement que notre vie d’étudiant s’arrête aujourd’hui. À la prochaine rentrée quelqu’un d’autre viendra s’installer dans ma chambre, occuper mon espace, prendre possession de cet endroit qui a abrité nos premiers ébats, notre amour naissant puis grandissant, nos confidences, nos fous rires et notre complicité.
Elle a changé depuis que nous sommes ensemble. Partout il y a les traces de notre vie commune. Au mur, j’ai accroché des photos, de lui, de nous. Une en particulier bien centrée, ma préférée. Ce moment fugace que j’ai réussi à capturer. Celui qui a tout transformé… Il se moque souvent de moi à ce sujet. Me rappelle sans cesse que je ne suis qu’une effroyable sentimentale. Lui dire qu’avant je ne l’avais jamais été ne sévirait à rien. Je préfère le faire taire et l’embrasser.
En général il y a des cendriers remplis qui dégage une odeur de tabac froid, ses t-shirts et caleçons qu’il laisse souvent trainer. Remarque je ne m’en plains pas... à mon avis il ne se déshabille jamais assez vite.
Enfin et surtout nous avons changé de lit... trop petit. Ce qui est idiot puisque qu’il mange toute la place et que de toute façon nous nous endormons toujours l’un contre l’autre, tendrement enlacés.

En ce jour plutôt spécial j’ai fait place nette pour recevoir mon père et ma mère qui veulent évidemment être aux premières loges. Les mégots sont jetés et les habits ramassés. J’ai plutôt intérêt à montrer patte blanche si je ne veux pas m’attirer leurs foudres. Ils devraient se réjouir, se contenter de mes résultats mais je pense qu’ils voient d’un mauvais œil mes projets pour cet été. Ils auraient sans doute préféré que je choisisse d’occuper mon temps plus utilement. Surtout, ils ont enfin compris qu’entre mon beau guitariste et moi c’était plus sérieux qu’ils ne l’avaient d’abord supposé. Un musicien... ce n’est pas vraiment le gendre idéal qu’ils avaient espéré. Ils sont convaincus que je me suis laissée abuser par sa jolie petite gueule et son allure assurée. C’est un peu vrai. Mais pas seulement. Il cache en grande partie qui il est. Et c’est quelqu’un de vraiment doué, qui réussit tout ce qu’il entreprend avec succès. J’ai dû batailler dur pour y arriver alors que chez lui tout semble inné. Malgré tout et à mon grand désespoir ils ne lui ont accordé que très peu d’intérêt.
Leurs idées préconçues, leurs pensées étriquées ont toujours eu le don de m’exaspérer. Ce soir pourtant je vais devoir m’en accommoder.  Sans doute pour la dernière fois. Devenir adulte a un gros avantage. Je n’ai plus vraiment de compte à leurs rendre ni essayer tant bien que mal de me justifier.

La voix de Nicolaï me tire de mes rêveries. Je l’entends gentiment râler. « Bébé, tes bagages, c’est tout ça ?! » J’ai fait de mon mieux pour les alléger au maximum mais apparemment ce n’est pas assez. Je cours le rejoindre et l’aider... Plaider ma cause serait un terme plus juste à employer. « Tout ça là, ça fait pas un peu beaucoup ? » Sa manière de m’embrasser, de m’enlacer, me fait toujours autant d’effet. Je ne le laisse pas pour autant m’amadouer. " Vraiment ? " Répondis-je en lui lançant un grand regard étonné. " Tu suggères que c’est mon matos qui prend toute la place alors qu’en tant que photographe du groupe je suis obligée d’assurer. " Je suppose que la mauvaise foi ne sera pas suffisante. La flatterie pourra peut-être me sauver ? " Et puis ce n’est tout de même pas ma faute si je dois chaque jour rivaliser d’ingéniosité pour écarter toutes celles qui veulent te charmer... " Non pas qu’il ne m’ait jamais fait douter. Plusieurs d’entre elles se sont cassées les dents en l’approchant de trop près. Ça ne m’empêche pas d’être affreusement jalouse et prête à sortir les griffes s’il le fallait. " Je ne voudrais pas t’affoler mais mes parents ne vont pas tarder. " Je me blottis contre lui. C’est le meilleur endroit du monde, le seul ou je me sens totalement rassurée. Comme lui j’ai hâte de m’en aller, de goûter à ces vacances amplement méritées. Et d’en finir au plus vite avec cette soirée.


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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Mar 3 Avr 2018 - 13:33 )

Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir
Jane & Nicolaï Invanov

Jane a un don évident pour la négociation, mais très peu pour se raisonner quand il s’agit d’agir de façon passionnée. Et on peut dire que les fringues le sont pour les femmes, en tout cas ma petite amie ne fait pas exception à l’idée. Ça ne me dérange pas, si nous étions tous les deux en tout cas. J’aime la voir se faire belle, même si elle n’a clairement pas besoin de tout ça pour l’être. Ça n’est pas sa tenue qui me plaît ou encore ses cheveux ou son maquillage, mais son attitude, son regard, sa façon de me tourner autour et de me charmer, chaque fois qu’elle le peut. Et ça me fait sourire de la voir pourtant s’acharner plusieurs minutes sur une mèche qu’elle n’arrive pas à dompter, et je l’entends râler dans la salle de bain. J’aime son caractère, parfois tout feu tout flamme, parfois douce comme la soie, elle est tout et son contraire et ce paradoxe m’attire, bien que dignement tiré parfois d’un chef d’œuvre du septième art tellement elle peut être difficile à suivre !

Ses parents doivent arriver, et je voudrais que tout soit terminé pour ne pas avoir à les encombrer de nos préparatifs, ils ne me portent déjà pas tellement dans leur cœur… Ce que je peux concevoir. Leur fille mérite mieux qu’un pseudo étudiant ascendant branleur, la tête et le nez dans les partitions – et aussi un peu dans le décolleté de leur fille. Toujours est-il que seule Jane me connait comme je suis réellement et sans doute même mieux que je ne me connais moi-même, ce qui est plutôt frustrant, je dois l’avouer, mais rassurant. Elle est mon alter égo, mon double et ça je n’ai jamais eu aucun doute. Les gars ont même fini par s’en rendre compte parce qu’ils nous comptent à présent à deux, pas comme la copine de Jason, qui, on le sait tous, finira par dégager le décor une fois qu’il en aura trouvé une autre. Mais Jane et moi c’est tout l’inverse. Elle est comptée comme mon futur, et ça, personne ne pourra rien y changer. Nous vivons même ensemble. Au milieu de ses bouquins, de mes t-shirts qui trainent et de la musique à fond qui nous sert de fond sonore. On a un peu investi dans le mobilier mais juste le strict nécessaire. Nous ne nous sommes pas quittés depuis cette nuit… la première, celle de notre coup de foudre, ou du mien, parce que le sien, a eu lieu bien plus tôt, je l’ai compris.

Et elle est en train de me jouer son petit numéro de charme… " Vraiment ? " Je la vois arriver, et je ne suis pas sûr d’avoir les épaules pour lui résister, moi pas, les mecs oui, encore qu’ils ne lui disent jamais non. Tout le monde a envie de lui faire plaisir, c’est incroyable comme elle a réussi à se faire apprécier de tout le monde. La fille cool par excellence ! " Tu suggères que c’est mon matos qui prends toute la place alors qu’en tant que photographe du groupe je suis obligée d’assurer. " « Ton appareil tu ne t’en sépares jamais, il n’est certainement pas dans tout ce… enfin dans tout ça. » Ce bordel, mais ce n’est pas péjoratif, j’ai jeté quelques fringues à l’arrache dans un sac de sport. " Et puis ce n’est tout de même pas ma faute si je dois chaque jour rivaliser d’ingéniosité pour écarter toutes celles qui veulent te charmer... " « Sauf que pour ça… J’ai pas besoin de tes fringues. Ça me suffit. » L’embrassant pour lui montrer ce qui me suffit. Et puis tout le reste à côté, son attitude et… ses talents certains. " Je ne voudrais pas t’affoler mais mes parents ne vont pas tarder. " « Oh, merde. Les gars, on se bouge ! » Je les bouscule parce que Jane a remis tout l’appart en bon état et surtout fait un boulot monstre pour le briquer de fond en comble et impressionner ses parents. Elle est baissée dans leur estime depuis que nous sortons ensemble et je ne comprends pas pourquoi, moi qui la vois tous les jours si brillante. Nous nous dépêchons de tout faire rentrer dans le van, en forçant les portes. Le videur de notre groupe – on l’appelle comme ça à cause de sa corpulence de rugbyman – ferme les portes avec plus de fermeté que nécessaire. « Si on arrive à monter le matos sur notre première date on est champions, il vient d’incruster la basse dans les portes, c’est le top… » Inquiet, tournant en rond. « Oh les gars, vous bougez y a mes beaux-parents qui débarquent ! » Je viens d’apercevoir leur voiture. Il est temps qu’ils bougent et moi de souffler un grand coup. « Tu peux encore leur dire que tu m’as largué si ça peut les tranquilliser pour la soirée… » Je suis encore plus nerveux qu’au moment de passer mes examens…

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Ven 6 Avr 2018 - 19:58 )

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Jane & Nicolaï Invanov


Ca m’a l’air très simple mais je suis prêt à te parier que ça le sera pas autant qu’on croit. S’il y a bien une chose sur laquelle Nicolaï s’est trompé c’est sur cette remarque qu’il m’a faite le jour d’après. Après notre première nuit, après qu’il m’ait avoué ne vouloir que moi dans sa vie. 18 mois plus tard je me souviens encore parfaitement de cette fin d’après-midi où nous avons mis à plat nos sentiments, simplement, sans hypocrisie. A ce moment précis nous avions juste réalisé que ce n’était pas seulement une attraction qui nous poussait l’un vers l’autre. C’était plus fort que ça. Une envie, un désir particuliers. Pourquoi, comment nous ne savons toujours pas l’expliquer. Mais nous avons cru dur comme fer à cette part de mystère, de magie qui entoure la rencontre de deux personnes. Je suis convaincue aujourd’hui que c’était le destin, que quelque part c’était écrit ainsi, même si la plupart du temps je reste plutôt sceptique sur ce genre de pensées saugrenues. Toujours est-il qu’entre lui et moi cette pulsion ne s’est jamais démentie. On s’accorde parfaitement, sur tous les plans, et surtout l’un avec l’autre nous n’avons pas besoin de faire semblant. C’est plutôt rare de rencontrer quelqu’un avec qui on peut s’autoriser à être enfin soit, sans calculs, sans filtres, sans fards. On s’accepte tel que l’on est, transformant même nos défauts en qualités. Tout semble évident. Nous n’avons plus jamais cherché à comprendre le pourquoi du comment. Nous nous sommes juste laissé aller. À nous retrouver dès que possible, parfois en trichant avec notre emploi du temps, à faire des projets. D’avenir. Commun... Ce n’est pas compliqué, nous sommes persuadés que le futur se conjugue ensemble maintenant. 

Et nous y sommes. Nous faisons le grand saut, nous sommes au bord de notre véritable vie d’adulte, projeté dans ce futur que nous avons tant de fois fantasmé. Bien sûr j’ai tout planifié. J’estime que le groupe est prêt à décoller, que pendant cette tournée il va conquérir un public toujours plus large, qu’un producteur ou une productrice finira par les remarquer. Qu’il ou elle s’enflammera pour les plans foireux de Donovan, pour l’humour de Jason... et le charme de mon Nicolaï. Je sais qu’ils vont signer un contrat juteux, sortir un album, choisir une de mes photos pour l'illustrer. C’est comme ça que j’envisage les choses et c’est comme ça qu’elles vont se dérouler. Plus que deux-trois trucs à régler. Dont notamment l’épineux problème de mes bagages trop volumineux à en croire mon adoré.  « Ton appareil tu ne t’en sépares jamais, il n’est certainement pas dans tout ce… enfin dans tout ça. » Il n’a pas osé dire bordel et je lui en suis gré. Je ne suis qu’une tête de mule parfois, une entêtée. Il ne me reste plus qu’à utiliser la méthode infaillible, du moins jusqu’à présent. Les compliments. Même si je pense chaque mot que j’ai prononcé. « Sauf que pour ça… J’ai pas besoin de tes fringues. Ça me suffit. » Me répond-t-il en m’embrassant. " Dans ce cas... Je vais tout de suite m'en débarrasser. " Je regarde néanmoins Nicolaï qui fait de son mieux pour faire entrer toute la cargaison que nous avons décidé d’emmener... En priant pour que notre convoi tienne la route jusqu’à notre prochain arrêt. Ce serait trop bête de rater une belle opportunité pour un problème quelconque, une panne inopinée et je m’en veux maintenant d’avoir tant insisté. Tant pis, il est trop tard maintenant et j’aperçois déjà au loin la voiture de mes parents s’approcher. Un autre souci à régler !
« Tu peux encore leur dire que tu m’as largué si ça peut les tranquilliser pour la soirée… » " Tu plaisantes ! Je ne sais pas mentir et surtout je n’en ai pas envie..." Au contraire, je suis fière de lui, de nous et j’ai envie de crier sur tous les toits à quel point je suis amoureuse de mon guitariste préféré. " Ce sont de beaux idiots s’ils pensent pouvoir nous séparer, même si ce n’est que le temps d’une soirée... T’inquiète pas, ça va bien se passer. " Je l’espère, je le crois mais je vois déjà ma mère s’élancer vers nous et me jeter un regard accusateur dont elle a le secret. Avant même de prendre la peine de nous saluer elle y va de son commentaire acerbe, assorti de sa mine renfrognée " Jane ! Rassure-moi, tu n’as pas prévu de rester habillée comme ça pour ta remise de diplôme." Elle pointe du doigt mon short et ajoute d’un ton que je qualifierais volontiers de dédaigneux. " J’espère que tu as prévu de te changer ! " Le moins que l’on puisse dire c’est que la soirée ne commence pas sous les meilleurs auspices... d’autant plus que je sens les doigts de mon petit ami se crisper. 


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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Lun 9 Avr 2018 - 11:47 )

Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir
Jane & Nicolaï Invanov

Pour nous c’est évident, c’est à deux, rien de plus. Je ne suis pas du genre à tirer des plans sur la comète, plutôt à me laisser porter, le bon branleur dans toute sa splendeur mais je sais que Jane a besoin de concret, de savoir où elle va, de se projeter. De tracer son avenir pour se rassurer, et s’il le lui faut, alors je suis prêt à faire un effort sur ce point et à dessiner notre futur. Ça ne m’enchantait pas plus que ça de savoir à quoi allait ressembler demain, mais si ça peut lui faire plaisir et calmer ses angoisses de jeune femme stable et ambitieuse. Elle l’est, et j’adore ça au fond. Je ne suis pas certain de pouvoir lui donner toutes les réponses, mais je peux au moins l’aider à les chercher.
Jane est beaucoup plus encline à se poser tout un tas de questions sur la vie, sur ce qu’elle fera de la sienne, comment se construira la suite, sa carrière, après ses études. Nous sommes en passe de devenir adultes et ce sont des questions qui sont aussi censées m’effleurer l’esprit, non ? Pourtant, la seule chose que j’ai dans la tête, c’est une série de partitions, des plages infinies et étuis de guitare et de matériel à remplir et vider tout au long de l’été.
J’ai conscience de devoir grandir un peu pour vivre une vie à deux comme elle en aurait besoin, comme elle en serait digne. Alors je me suis promis de faire les bons choix à partir de maintenant, de profiter de nos derniers instants de jeunes cons insouciants avant de nous lancer dans la vie active. Parce qu’une vie sur les routes ça va bien le temps d’un été, mais après ? Jane m’attendra à la maison pendant nos tournées ? A élever nos enfants ? Non, je ne veux pas de cette vie pour elle, et qu’elle ne me parle pas de vivre sur les routes, c’est mon rêve à moi, pas le sien ça. Elle voudrait une grande maison, pleine de lumière, un emploi stable dans son propre cabinet, et des enfants à aller chercher à l’école quand ils seront malades, je le sais. Je ne lui en tiens pas rigueur, bien au contraire, mon bonheur le plus stable serait peut-être là à moi aussi. En tout cas il est avec elle. Et il est hors de question que je n’en fasse la petite amie docile sur le côté de la scène. Elle mérite bien mieux que ça, elle mérite bien mieux que moi, mais je n’ai rien d’autre à lui offrir que celui que je suis, sauf si je change.

Je tente de faire rentrer toutes ses bagages dans le van, mais ça me paraît compromis. Alors elle me dit pour se défendre que toutes ses fringues sont un besoin, pour être belle, pour moi. Jolie défense mon amour, mais ça n’est pas valable. Pas cette fois en tout cas. " Dans ce cas... Je vais tout de suite m'en débarrasser. " « Mais il y a beaucoup trop de mondes pour que tu les retires tout de suite. Même si c’est très tentant. Et puis, devant tes parents, je suis pas sûre que ce soit la bonne chose à faire. » Pas que je sois contre, au contraire, mais je crains ses parents comme la peste, tout comme ils me détestent en fait. Mais je lui glisse quand même quelques mots à l’oreille pour lui dire à quel point je la trouve belle, tout en l’embrassant dans le cou pour la faire frissonner, et rire à la fois.

Ses parents arrivent, ça y est, le gong vient de sonner, je rentre dans l’arène, bon courage à tous et que le sors puisse m’être favorable… " Tu plaisantes ! Je ne sais pas mentir et surtout je n’en ai pas envie..." « Ce serait peut-être plus simple Jane, ils ne te pourriraient pas la soirée, c’est important pour toi. » Pour moi aussi mais la remise des diplômes est d’avantage une consécration pour Jane que pour moi. Jane est brillante, moi, si je l’ai, je serais déjà content d’avoir eu tout juste la moyenne parce que je n’ai rien foutu de mon année. Si je savais quel genre d’adulte sérieux je deviendrais… " Ce sont de beaux idiots s’ils pensent pouvoir nous séparer, même si ce n’est que le temps d’une soirée... T’inquiète pas, ça va bien se passer. " « Tu crois qu’un jour on ira y manger le dimanche avec l’équipe de foot qu’on aura conçus ? Quoi que c’est peut-être un peu tôt pour parler d’équipe de foot. Pour parler de ce qui se passe dans la chambre tout court d’ailleurs… On dit rien devant ton père, on est chastes, d’accord ? » Si la mère de Jane est plutôt du genre bourgeoise offusquée, son père, c’est le genre militaire qui ne rigole pas et dont la petite fille chérie n’appartient pour le moment qu’à lui. Sage et disciplinée, brillante et magnifique. Ça, je suis d’accord avec lui, sauf que sage… moi je sais que non.

" Jane ! Rassure-moi, tu n’as pas prévu de rester habillée comme ça pour ta remise de diplôme." J’entends Jane soupirer et ma main se ressers sur la sienne, délicatement, en la caressant de mon pouce. " J’espère que tu as prévu de te changer ! " « Elle a une sublime robe qui l’attend oui, qu’elle a choisi avec beaucoup de minutie, en espérant vous plaire. » Ajoutais-je poliment en les saluant. Je suis là ma chérie, ça devrait bien se passer, prions pour qu’ils s’acharnent sur moi plutôt que sur toi. « Vous voulez boire quelque-chose ? Le frigo est encore plein. » On est jeunes, et mal organisés, si le van est plein, l’appart n’est pas encore vide, lui. Ils acceptent, bon gré, mal gré, et je les entends déjà dire que nous ne sommes pas en avance et qu’ils espérèrent qu’on a mieux géré nos révisions que notre déménagement. « C’est encore un peu le chantier, on part ce soir et je vous avoue que je préférais que Jane se concentre pour la remise des diplômes, plutôt que sur le déménagement. C’est une grande journée aujourd’hui, pas vrai ma puce ? » L’embrassant sur la tête, je ne me risque pas à plus, on a dit chastes… Il n’y a que des parents pour y croire.

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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Jeu 12 Avr 2018 - 22:58 )

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Ma relation avec mes parents a toujours été plus ou moins compliquée. Chez-moi la fantaisie n’était pas de mise, il fallait filer droit. Obéir. Coopérer.
Plus jeune je m’y suis conformée. Mon père m’a transmis le goût de l’excellence, du travail bien fait. J’imagine que comme toutes les petites filles, je voulais plaire à mon papa. Le charmer. Et on peut dire que je me suis évertuée, échinée à combler ses attentes, à donner le meilleur de moi-même sans jamais rechigner. Mais ce n’était pas suffisant, il en fallait toujours plus, travailler encore plus dur, ne pas relâcher ses efforts, se montrer pour le moins constant. Les cours particuliers, les leçons de suédois, mais également d’anglais, de français, de musique et que sais-je encore m’ont été promulgués. En plus des activités sportives et culturelles... rien ne m’a été épargnées.
Tant que j’étais docile, tout se passait le mieux du monde, mais l’adolescence n’est pas une période facile à affronter, et j’ai finalement cherché à me rebiffer. Je voulais comme mes autres amis prendre du bon temps, m’amuser. Mais malgré mes protestations, malgré mes réclamations plus ou moins argumentées de portes qui claquent et de cris agacés, pratiquement tout m’a été refusé. J’ai donc appris à dissimuler, à cacher ce qui me tenait à cœur, ce que je faisais.
Finalement c’est Nicolaï qui m’a donné l’occasion de me réconcilier avec la vérité. Avec lui je n’ai pas besoin de faire semblant, de jouer ou de tricher. Je suis moi à 100%, et il s’accommode volontiers des répercussions qu’a engendré mon enfance. Une certaine intransigeance, une volonté de tirer le meilleur parti de ce qui nous est accordé de vivre et d’espérer. Il m’apprend aussi à lâcher prise, à décrocher, à accepter que les choses ne se déroulent pas toujours comme on le voudrait.  Et ça donne souvent lieu à des discussions animées et surtout des réconciliations sur l’oreiller. Même si tout est toujours prétexte pour nous y retrouver... Comme ces quelques mots échangés devant le van plein à craquer. « Mais il y a beaucoup trop de mondes pour que tu les retires tout de suite. Même si c’est très tentant. Et puis, devant tes parents, je suis pas sûre que ce soit la bonne chose à faire. » " Tu ne perds rien pour attendre, à la première occasion je vais me défaire de ces fringues que tu juges trop sévèrement d’inutiles. Des tiennes aussi. Je te préfère tellement sans. " Alors que nous continuons à échafauder des plans pour le moins inadaptés à l’endroit et au moment, nous ne prêtons guère attention aux commentaires du groupe qui accompagnera nos vacances. Les pauvres sont déjà découragés. Vous n’avez pas bientôt fini de nous imposer vos... pfff. Je n’arrive même pas à trouver le mot juste tellement c’est dégoulinant. Nico, viens plutôt nous aider !

Retour à la réalité, au déménagement qui prend du retard, à cette remise de diplôme qui m’ennuie plus que jamais, à mes parents qui vont arriver... Et ne pas manquer de discuter, sans doute même de railler les choix que nous avons fait. Ce à quoi Nicolaï propose de remédier en s’éclipsant pour le reste de la journée. « Ce serait peut-être plus simple Jane, ils ne te pourriraient pas la soirée, c’est important pour toi. » Bien tenté mon amour, mais il est hors de question pour moi de revenir en arrière, de me dissimuler derrière des mensonges, d’éviter l’affrontement en racontant des histoires insensées. " Je te promet que ce qui est important pour moi c’est de nous échapper d’ici et de pouvoir enfin goûter aux joies de l’été. En attendant... un peu d’aide pour les supporter me serrait utile... à moins que tu préfères t’en aller ? " Ce n’est pas toujours facile d’imposer sa famille à sa moitié. « Tu crois qu’un jour on ira y manger le dimanche avec l’équipe de foot qu’on aura conçus ? Quoi que c’est peut-être un peu tôt pour parler d’équipe de foot. Pour parler de ce qui se passe dans la chambre tout court d’ailleurs… On dit rien devant ton père, on est chastes, d’accord ? » " Sait-on jamais ? Peut-être que papa aimera te faire profiter de son expérience en tant que père et que maman convertira nos filles en demoiselles de bonne société. En tout cas mes parents ont toujours insisté et répété qu’il fallait pratiquer pour pouvoir exceller. Ils ne nous en voudront sûrement pas de nous exercer... Ils sont moins terribles qu’ils en ont l’air, ça va aller.

Quoique ! Les voilà prêts à saper les dernières forces qu’il me reste pour ne pas courir derrière le van et m’y réfugier. D’autant plus que ma mère s’en donne à cœur joie et y va de ses remarques désabusées. Je reste sans voix et passablement excédée. C’est mon petit ami qui se charge de prendre le relais. « Elle a une sublime robe qui l’attend oui, qu’elle a choisi avec beaucoup de minutie, en espérant vous plaire. » Tout ce cérémonial me donne envie de m’enfuir plus que jamais... « Vous voulez boire quelque-chose ? Le frigo est encore plein. » Sans prendre la peine de lui répondre, mon père intervient pour m’attraper par l’épaule et par la même m’arracher aux bras d’un Nicolaï de plus en plus médusé. " Viens ma chérie, dépêchons-nous.
Nous rejoignons à grande enjambés l’appartement astiqué, mais encombré de cartons éparpillés. « C’est encore un peu le chantier, on part ce soir et je vous avoue que je préférais que Jane se concentre pour la remise des diplômes, plutôt que sur le déménagement. C’est une grande journée aujourd’hui, pas vrai ma puce ? » Non mais ce n’est pas vrai ! Il est en train de se ranger de leurs côtés. " Oui... une grande journée. On devrait porter un toast pour la célébrer. " Jane en a relativement assez de s’entendre dire quoi faire et comment se comporter. L’adolescente que je me force d’oublier reprend du service et efface la femme que je tente de devenir. Une femme mesurée. Presque malgré moi je la vois lever son verre et l’entends crier. " A l’indépendance ! " Hasardant même un clin d’œil à son père qui sourit de fierté. Je suppose qu’à cet instant précis il se dit qu’il ne s’est pas trop mal débrouillé et qu’il a plutôt bien élevé sa fille adorée.

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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Sam 14 Avr 2018 - 15:59 )

Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir
Jane & Nicolaï Invanov

Je m’estime assez chanceux quant à mes relations familiales, surtout celle que j’entretiens avec mes parents. Pas que mon père soit des plus présents, mais pour sa défense, c’est un homme bon et très occupé. Alors je me suis toujours accommodé de ses absences et de sa façon de faire. Ma mère, par contre, a toujours prit le parti de me couver, plus que de raison. Fils unique, j’ai eu pour moi son attention pleine et entière et sa fierté sans condition et surtout sans demi-mesure. Elle m’a toujours encouragée à faire les choses comme je les entendais, à foncer. Rebus de l’époque hippie, ils n’ont rien perdu de la liberté que cela a pu leur conférer. Elever leur fils dans la confiance, la liberté et la cool attitude. Ma mère adore que je sois non seulement musicien mais aussi un parfait exemple de ce qu’est la jeunesse d’aujourd’hui. Je dirais même que mon côté branleur, lui plaît. Elle a toujours adoré Jane, bien qu’elle se soit plusieurs fois demandé ce que je pouvais faire avec une fille aussi sérieuse, moi qui fut tant habituée aux coups d’un soir et aux groupies. Mais Jane est incroyable, et c’est moi qui m’estime chanceux d’avoir été pris dans ses filets ! Mais jamais elle n’a eu à affronter une réflexion désobligeante de la part de mes parents, que je me serais empressé de remettre en place. Disons qu’ils sont pour la tolérance et la mixité sociale. Pour le coup… Je viens d’une famille très modeste, se contentant parfois de très peu par manque de choix, pas du genre à diriger une multinationale mais plutôt à faire ses courses au supermarché bio et à préparer soi-même son pain. Je ne suis pas trop dans ce délire-là. J’aime manger, de tout, n’importe quoi, n’importe quand et Jane en a très vite fait l’expérience.

" Tu ne perds rien pour attendre, à la première occasion je vais me défaire de ces fringues que tu juges trop sévèrement d’inutiles. Des tiennes aussi. Je te préfère tellement sans. " « Il y a des fois où tu joues avec le feu mon cœur, vraiment. » Je commence déjà presque à me sentir à l’étroit dans mon pantalon et il en faut peu quand ça la concerne, vraiment peu. Elle est ma faiblesse… Ma vraie faiblesse… Vous n’avez pas bientôt fini de nous imposer vos... pfff. Je n’arrive même pas à trouver le mot juste tellement c’est dégoulinant. Nico, viens plutôt nous aider ! « Qu’est-ce-que t’as toi ? T’es jaloux parce que t’as pas réussi à en ramener une ? » Mais j’embrasse Jane le plus tendrement possible avant d’aller leur filer un coup de main et négocier habillement les trois valises de ma copine dans le van.

" Je te promet que ce qui est important pour moi c’est de nous échapper d’ici et de pouvoir enfin goûter aux joies de l’été. En attendant... un peu d’aide pour les supporter me serrait utile... à moins que tu préfères t’en aller ? " « Non, je te laisse pas toute seule, mais j’aime pas qu’ils s’en prennent à toi. » C’est leur petite fille chérie, parfaite, je le sais, mais ils ne manquent parfois pas une occasion de lui rappeler qu’elle aurait pu faire de meilleurs choix. Au fond, ils ont raison. Mon avenir est plus incertain que le jeune premier de fils de leurs amis, qu’ils essaient depuis des mois de caser avec Jane, dans l’espoir qu’elle laisse tomber son musicien un peu bancal. Je ne peux leur en vouloir. Je n’ai jamais été élevée dans la quête du pouvoir, mais elle, si. De la réussite et de l’argent, quant à moi, j’ai été élevé dans l’espoir de trouver mon point cosmique d’équilibre ou je ne sais quelle connerie que je n’ai pas retenue. Ma mère est géniale, bien qu’un peu perchée parfois.

" Sait-on jamais ? Peut-être que papa aimera te faire profiter de son expérience en tant que père et que maman convertira nos filles en demoiselles de bonne société. En tout cas mes parents ont toujours insisté et répété qu’il fallait pratiquer pour pouvoir exceller. Ils ne nous en voudront sûrement pas de nous exercer... Ils sont moins terribles qu’ils en ont l’air, ça va aller. " « Des demoiselles de bonne société ? Je veux des petites rebelles moi ! » Des petites Jane. Aussi blondes qu’elle, et avec un caractère reflétant assez celui de leur mère. Je ne dis pas que je souhaite galérer à l’adolescence, mais les filles sont amoureuses de leur père, c’est bien connu, non ? Quoi qu’il en soit, j’aimerais que mes enfants soient aussi libres d’être eux même que j’ai pu l’être.

Nous rentrons dans l’appart pour prendre un verre, au moins les accueillir et je dois être irréprochable si je veux avoir une chance d’épargner à Jane une foutue soirée de reproches parentaux. " Oui... une grande journée. On devrait porter un toast pour la célébrer. " Je sens que ma petite amie est en train de craquer, sa patience est en train de céder et je dois tout faire pour lui rappeler qu’il ne lui reste pas longtemps à tenir, elle peut le faire, j’y crois. " A l’indépendance ! " Je la sens tout de même échanger un regard complice avec son père, et pose une main dans le creux de ses reins. « Deux heures mon cœur, tu peux le faire, je le sais… »

Après encouragements, nous passons une partie de l’après-midi avec ses parents, les gars peuvent bien s’en sortir sans moi le temps de quelques heures. Puis vient l’heure de se préparer et les parents de Jane prennent poliment de la distance pour nous laisser le faire. « Je t’aide pour ta robe mon cœur ? On avait dit que je devais te retirer tout ça. » Embrassant son épaule nue face au miroir, dans la salle de bain. « Enfin je dis ça… Tu en avais parlé la première… » Les mains posées sur son ventre nu, sous son petit débardeur qui bientôt ne sera plus…

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Mar 17 Avr 2018 - 19:19 )

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« Je t’aide pour ta robe mon cœur ? On avait dit que je devais te retirer tout ça. » Adossé contre le chambranle de la porte de la salle de bain, l’homme trop séduisant qui me sert de petit ami, d’amant aussi, balade ses yeux complaisants sur ma semi-nudité. Son regard sans équivoque détaille les courbes de mon corps, s’arrête un instant sur ma dentelle, remonte vers ma poitrine libre sous mon débardeur, traîne un moment sur ce cou qu’il adore embrasser, puis sur ces lèvres qui lui rendent ses baisers. La tension est palpable, il ne m’en faut pas plus pour m’embraser. D’autant plus que j’ai retrouvé mon calme, ma sérénité. Mon équilibre, ma stabilité. Aidé par le soutien sans faille d’un Nicolaï, comme toujours imperturbable, parfait. Epaulé par ses gestes attentionnés, ses encouragement discrets, deux heures mon cœur, tu peux le faire je le sais... Finalement l’après-midi est passée plus vite que je ne l’avais au préalable estimé... un peu redouté. 

Mes parents ont fait l’effort de s’intéresser un peu à lui. Bien sûr ils ne l’ont pas questionné sur sa passion pour la musique et en particulier la guitare, mais plutôt sur son cursus universitaire, ses futurs projets. Peut-être cherchaient ils à me démontrer qu’ils n’étaient pas compatibles avec les miens, même s’ils n’ont pas la moindre idée de ce que je compte réellement faire de ces prochaines années. Comme tous les parents, ou presque, ils ont une vision tronquée, idéalisée de l’avenir enchanté qu’ils ont imaginé pour moi. Concrètement ce n’est pas ce à quoi ils s’attendaient, mais il va l’être, je le sais, puisque je vais le partager avec celui qui me fait perdre la tête, juste avec une lueur particulière qui anime ses iris foncées, un sourire complice, une main tendrement posée. 
Les pauvres n’ont aucune idée de ce que je peux ressentir puisqu’ils ont même eu l’idée saugrenue de donner mon numéro à un garçon qui, selon eux, aurait fait un mari convenable. Il en sera probablement un mais pour une autre que moi... 
Moi je me fiche toujours complètement de me marier. Avec Nicolaï nous n’abordons pas le sujet. Si on plaisante souvent avec nos petites rebelles ou notre équipe de foot supposée, ils n’en demeurent pas moins qu’une éventualité lointaine, une possibilité. Nous sommes trop jeunes pour sérieusement y penser et pour l’instant nos vies se résument à une suite de sortie plus ou moins arrosée, souvent accompagnée de cigarettes trop vite allumées, de musique et de nuits blanches à s’aimer. Et pour rien au monde je voudrais en changer, elle durera au moins encore le temps d’un été... ensuite... ensuite il va fatalement falloir y songer. 

Pour l’instant retour sur notre soirée. Notre répit ne sera, je le crains, que de courte durée...  Pour la première fois nos parents respectifs vont se rencontrer.
Nous avons repoussé l’échéance, convaincus que leurs deux mondes ne pouvaient coexister, allaient forcément se rejeter. Mais aujourd’hui je me demande si nous avons bien fait ? Nous avons foi en leurs comportements toujours irréprochables, surtout en société, mais nous redoutons que leurs interrogations concernant notre couple ne refassent surface, ne manquent pas, encore une fois, de les titiller ou pire de les indigner. À priori, et surtout à leurs yeux nous n’étions pas fait pour être ensemble, amené à nous aimer. Même si la famille de Nicolaï m’a toujours accueilli à bras ouverts, je crois que sa mère n'approuve pas toujours le choix de son fils. Non pas qu’elle me trouve indigne de lui, au contraire de la mienne. Seulement je pense qu’elle aurait aimé qu’il roule plus sa bosse, qu’il attende un peu pour se poser.
Si nous ne pouvons pas reprocher à nos parents de nous avoir négligé ou mal élevé, absolument conscients qu’ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient, en se basant sur leurs convictions profondes, nos éducations aux antipodes l’une de l’autre ont façonné les deux êtres que nous sommes, plus semblables qu’il n’y parait. Ils n'ont pas deviné, réalisé que nous ne sommes pas fondamentalement distincts, dissemblables. Nous sommes devenus des personnes qui malgré les apparences cachent un certain manque de confiance en leurs capacités. Se posent mille et une questions sans arrêt. Des personnes qui ont réussi à mettre leurs différences de côté pour en faire une force. Je lui offre une certaine stabilité tandis que lui me donne de sa légèreté.

Devant le miroir j’ai arrêté de distiller mes appréhensions en me demandant quelle couleur de rouge à lèvres siéra le mieux à la petite robe que je compte porter. Surtout je les oublie en l’observant s’approcher. Se redorant de sa nonchalante, de son indolence habituelle, il frôle ostensiblement de ses lèvres mon épaule dénudée. Sa proximité me trouble, j’ai envie de l’embrasser. Mon esprit et mon corps se délecte de revoir la perfection de son torse, de ses épaules dessinées. Mes doigts trépignent d’impatience de retrouver son dos musclé, de dégringoler lentement vers sa chute de rein et de rapprocher sa taille plus près de la mienne. Toujours et encore plus près. « Enfin je dis ça… Tu en avais parlé la première… » " Alors je n’ai pas d’autres choix que de m’exécuter..." Le regard ancré dans le sien je retire mon t-shirt et fait doucement rouler le long de mes cuisses le seul vêtement qu’il me reste. " Tu n'as pas oublié que j'ai aussi affirmé qu’à cet instant précis tu m’accompagnerais." Avec la même assurance j’entreprends de le déshabiller. Son haut est vite enlevé, mais je prends un malin plaisir à ôter paresseusement sa ceinture et un à un les boutons de son jean. Sans se baisser et surtout sans me quitter des yeux, Nicolaï retire ses chaussures ainsi que son pantalon tombé sur ses chevilles. Nous ne nous sommes pas encore touchés... pas vraiment. Je frémis déjà à cette idée. Pourtant je prends le temps de le provoquer. De repousser le moment parfait ou nos peaux se reconnaîtront, se caresseront, s’emmêleront, s’affronteront dans un duel impossible pour moi à emporter. " Ce à quoi tu as répondu que je jouais avec le feu alors que pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’un danger...

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Nicolaï InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Ven 20 Avr 2018 - 17:02 )

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Nos parents sont amenés à se rencontrer, pour la première fois, lors de la remise des diplômes. Autant vous dire que j’ai plutôt intérêt à le décrocher ce foutu bout de papier. Parce que je risque d’en entendre parler durant des heures, et je crois même que ce serait légitime. Toujours est-il que je ne pense pas en avoir besoin pour mon avenir. Je me dis que ce qui doit arriver arrivera. Jane m’a tellement aidé à réviser, pris des nuits entières sur nos nuits blanches à faire l’amour pour faire rentrer la neuro dans un coin de ma tête. Parfois en vain, parfois pas pour rien. Mais tout ça pour dire que de toute évidence, je n’en suis pas encore là, je ne suis pas encore prêt à ce que nos parents se croisent. Je ne veux pas qu’ils se voient confirmer que nous deux c’est impossible, parce que mes parents sont trop laxistes, ou ceux de Jane, trop psychorigides. On ne peut pas dire qu’on eut été éduqués selon le même modèle… moi le fils des expériences personnelles et de toute autre exploration sensorielle, et Jane, la petite fille exemplaire élevée à coups de livres, de psys et de théories éducatives. Tu parles, aujourd’hui elle se tape un musicos de base et s’apprête à passer son été dans un van pourri au lieu de faire de l’humanitaire pour son dossier. Mais ça me va ! Jane est un électron libre, et si je la trouvais trop sage au début, je sais aujourd’hui qu’elle cache bien son jeu. Reste à savoir si elle restera calme quand nos mères s’affronteront… Mon père est discret, mais ma mère, elle tient de l’Italie, on se demande bien pourquoi vu sa blondeur et ses yeux clairs. Mais ses manières sont les mêmes, quoi qu’un peu de mère juive s’ajouterait sans doute à ça. Ma mère, un roman. Elle adore Jane, ce n’est pas le problème, elle pense simplement que j’aurais dû profiter de ma jeunesse et de mon succès, au lieu de prendre tout de suite des responsabilités de couple. Mais ça me va, j’estime avoir trouvé la bonne. Certes mes parents étaient plus jeunes que moi quand ils se sont trouvés, mais c’était une autre époque.

Mais la mission de l’instant, c’est de profiter de tout ça, de l’instant présent et du peu de temps qu’il nous reste avant d’entrer dans l’arène, et croyez-moi, ça risque de ne pas être joli du tout !
Alors j’use de ses propres mots et stratagèmes pour la séduire, bien qu’elle fonde sous mes doigts en un claquement de ceux-ci, mais je fais la même chose quand il s’agit d’elle, aucun mérite, vraiment. " Alors je n’ai pas d’autres choix que de m’exécuter..." Et je la regarde faire, subjugué, au plus profond de moi-même par la vision de ma petite amie s’adonner à son plaisir préféré, me faire languir. Comme tout homme normalement constitué, je ne peux résister à pareille tentation, pourtant je le tente, je vous jure que je tente de rester impassible pour au moins gagner une manche de ce jeu, mais c’est peine perdue. " Tu n'as pas oublié que j'ai aussi affirmé qu’à cet instant précis tu m’accompagnerais." « Je n’ai rien oublié. » Mais je la laisse faire, paralysé par le désir que j’ai pour elle et qui commence à se manifester dans mon pantalon, qu’elle déboutonne avec une langueur qui fait presque souffrir. Je la regarde faire, et prie intérieurement pour qu’elle presse le mouvement mais c’est sans compter sur son esprit contradictoire, totalement contradictoire et c’est ce qui fait son charme.
Je me retrouve en pauvre caleçon à présent, tout près d’elle, sans l’avoir encore touchée. "Ce à quoi tu as répondu que je jouais avec le feu alors que pour l’instant je ne vois pas l’ombre d’un danger... " Mon Dieu, comment peut-elle me faire autant d’effet ? Je fais fi de ce foutu bout de tissu qui me barre le chemin entre elle et moi et trêve de provocation, je la saisi par la nuque pour l’embrasser, fougueusement. Je la porte pour la poser sur le meuble, et écarter ses jambes, jouant de ma virilité pour exciter sa féminité. A elle de me supplier un peu, ça pourrait changer la donne, non ? « Je crois savoir que tu aimes jouer. Et si pour une fois c’est moi qui fixais les règles ? Et les récompenses… » Je n’entre pas en elle, pas encore, mais je sens qu’elle est sur le point de faillir quand j’use de mes doigts, pour la caresser le plus intimement possible, allant et venant au rythme de ses soupirs…

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Jane InvanovLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Abandonné] Let’s go to the sea, à la rencontre de notre avenir [Jane] ( le Lun 23 Avr 2018 - 15:18 )

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Quand je manquais de courage mon père avait l’habitude de me motiver avec une simple phrase. Toujours la même, qu’il rabâchait sans arrêt. En faisant on apprend. Si avant je la répétais derrière son dos en grimaçant, à posteriori je me rends compte qu’il avait raison. Je ne crois pas qu’il serait enchanté d’apprendre que j’applique maintenant sa maxime dans tous les domaines, mais c’est vrai que j’apprends et découvre encore l’homme qui se tient devant moi... Et je l’aime toujours plus fort. Nicolaï n’est jamais aussi désarmant qu’au moment où il veut jouer les gros bras, les durs à cuire... à défaut de l’être vraiment.
J'ai compris que ce n’était qu’une façade, une carapace, qu’il s’est forgé depuis sa plus tendre enfance. Il m’a raconté que vers l’âge de 7 ans il était tombé amoureux d’une petite blonde avec qui il partageait son goûter pendant la récré. Pour l’impressionner il lui racontait l’histoire de ses héros préférés, ceux des livres qu’il avait déjà l’habitude de dévorer. Comme beaucoup d’enfants précoces, quoiqu’à cette époque on parlait plutôt d’enfants surdoués, il avait appris à lire seul et avant tous ses camarades. Sauf que cette Aurore s’est vite lassée et lui a préféré un autre garçon, moins bavard, qui jouait plutôt au ballon. Pauvre idiote qui lui a fait croire qu’il n’était pas vraiment bon de passer pour un intello. Alors il a appris à cacher ses réelles capacités et à canaliser son insaisissable besoin de curiosité. Avec sa guitare notamment... qui lui a donné l’opportunité de ne plus se faire souffler de filles sous le nez. Et c’est clair qu’il s’est plutôt bien rattrapé. 
Aujourd’hui il prétend ne pas savoir s’il a réussi ses exams ou pas, alors que moi je n’ai aucun doute à ce sujet. Je parierai même qu’il fera partie des 10 meilleurs et qu’il montera sur l’estrade auréolé du succès que cette fois il ne pourra pas dissimuler. Surtout à mes parents.

« Je n’ai rien oublié. » Évidemment qu’il n’a pas oublié, il ne le fait jamais. Dans son regard, miroir au mien, brûle maintenant le même feu incandescent, étincelant, ardent. J’y lis cette passion qui nous unit, cette soif qui ne se tarît pas, cette faim qui nous tourmente. Pourtant l’un comme l’autre essayons de camper sur nos positions, de ne pas céder à la tentation, de réfréner cette pulsion qui nous pousse à nous rapprocher un peu plus encore. " Dans ce cas... Je n’ai plus qu’à laisser mes mains parler. "
C’est affreusement dur de me concentrer, tandis que j’enlève son t-shirt et lentement son pantalon. Ma bouche rêve de s’écraser sur son corps immobile, qui j’espère ne le sera plus très longtemps. En même temps... chacun de mes gestes accentuent le désir puissant qui se propage de mon ventre à mes reins, se diffuse le long de mes jambes, se déploie juste à l’endroit que je veux qu’il touche. Là où je l’espère, je l’attends. Pratiquement nus maintenant je tente une dernière provocation en mentant... Et en priant pour que mon subterfuge aura l’effet escompté. Je suis rapidement rassurée puisque devant moi, il se tient dorénavant comme un guerrier... En mordant mes lèvres pour réfréner un sourire triomphal, je me prépare mentalement à l'assaut imminent qui ne manquera pas de me déchirer. 
Comme toujours il ne me déçoit pas... mon chevalier au grand cœur, celui qui règne sans partage sur le mien. Relativement précipitamment il enlève son dernier vêtement et me saisit pour m’embrasser. Son baiser parvient à allier la même dose de douceur... et de férocité. Et le voilà en passe de gagner, je m’abandonne déjà complètement... plus encore lorsqu’il me soulève et me dépose sur le meuble le plus proche. La sensation du bois froid tranche avec la chaleur de ma peau, ce qui ne fait qu’accentuer mon envie de me donner, de me livrer entièrement. Seulement il décide de me rendre la monnaie de ma pièce... et de me faire patienter. « Je crois savoir que tu aimes jouer. Et si pour une fois c’est moi qui fixais les règles ? Et les récompenses… » " C’est ça la récompense ? " D’avant en arrière, d’arrière en avant ma main coulisse maintenant le long de la partie de son corps dont il croit me priver. Mais pour l’instant je me contente largement des caresses qu’il me prodigue. Il n’y a plus que ses doigts qui comptent, surtout celui qu’il a glissé au plus profond de mon intimité. Entre deux gémissements, j’arrive péniblement à bafouiller. " Les règles mon amour... elles sont justes inventées pour être transgressées... "


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