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- { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Brigitta GhionaVieille fille et blogueuse désespérée
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ID : Djoan (Floriana) fait vivre Brigitta à travers les articles de son blog.
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Messages : 659 - Points : 1315

Âge : Trente-quatre ans, au bout de sa vie à la moindre ride qui s'accumule sur son visage.
Métier : Professeur en école maternelle et blogueuse dépressive à son temps perdu.
Sujet: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Sam 31 Mar - 15:41 )
HôpitalMini-intrigue
Pour la version six, voici une mini-intrigue préparée par nos soins. Elle est en lien avec l'intrigue du moment, dont les détails vous sont expliqués ici.

L'intrigue étant assez cadrée, nous vous demandons de respecter les détails donnés. Ne prenez pas d'initiatives quant au criminel. Supposez, n'affirmez pas, prenez en compte les événements tels qu'on vous les donne afin de garder une certaine logique. Merci.

Enfin, si vous avez un souci, une question, n'hésitez pas à nous contacter. Bon jeu ! 
Situation
L'hôpital est surchargé. Toutes les minutes, il y a au moins une dizaine de personnes qui rentrent et très peu en ressortent. Certains attendent des nouvelles, souhaitent savoir si des proches sont dans le bâtiment blanc. D'autres sont pris en charge par le corps médical qui est en sous-effectif et qui, en plus de devoir prodiguer des soins, doivent être suffisamment patients et empathiques, tout en prenant sur eux pour ne pas laisser leur propre inquiétude prendre le dessus.

Précisions
• L'action se situe à l'hôpital de Pellegrini, le samedi 31 mars.
• Il est environ 21 heures 45.
• Le corps médical est surbooké et en sous-effectif.
Rappelez-vous que vous pouvez à tout moment quitter la mini-intrigue pour en rejoindre une autre.
• Pour rappel, les deux personnages à contacter sont @Erio Mazzei qui est en charge de l'enquête et @Jane Invanov, psychologue disponible pour vous accompagner.
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
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Métier : commandant de bord pour la compagnie aérienne Alitalia.
Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Lun 2 Avr - 23:01 )
Paris. Courte escale d’une heure à peine, lui permettant de prendre l’air avant de reprendre les rennes de son bijou. Dante récupère sa casquette qu’il place sur sa tête, puis sort de l’appareil. Une hôtesse de l’air est là, reste interdite face à lui. Son téléphone portable dans les mains, la blonde a ses yeux qui brillent. Sa bouche est entrouverte et aucun son ne sort. Un instant, Dante s’interroge, puis s’inquiète et pose une main sur son épaule. « Tu vas bien ? » Elle secoue la tête, lui tend son Smartphone qui affiche un message de sa fille. Celle-ci lui annonce qu’il y a eu une fusillade à Naples, que c’est grave. « Elle répond pas. » Le cœur battant, Dante pense lui aussi à ses proches, à Orazio, Barbara, Leila qui sont tous sur place, sans qu’il ne sache exactement dans quel état. Il a peur, est furieux d’être en France, tandis qu’il se passe quelque chose d’important dans sa belle ville italienne. Il ferme les yeux, passe sa main sur son visage, comme si ça pouvait l’aider à reprendre ses esprits, mais rien n’y fait. « Réessaie. » dit-il, en sortant à son tour son téléphone qu’il allume, tout en se dirigeant vers la porte la plus proche pour accéder aux informations. Alors qu’il essaie de se rassurer en contactant ses proches, leur envoyant des textos lorsqu’il n’arrive pas à les avoir à l’oral, Dante fait face à l’actualité diffusée dans une petite télévision. Un homme a ouvert le feu sur la grande place de Naples, a blessé des gens, en a tué d’autres. C’est encore trop frais pour avoir des informations exactes, mais le peu qu’il a suffit à l’inquiéter davantage. D’autant que si Orazio et Leila lui ont répondu, certains de ses messages sont restés sans réponse.

C’est après quelques heures insoutenables, où il a fait de son mieux pour ne pas penser au pire en prenant les commandes, qu’il arrive sur place. Très vite, la panique et l’horreur a pris place sur le visage des gens qu’il croise. S’il ne le montre pas, il est tout aussi tendu qu’eux. Dante se dirige alors vers l’hôpital, espérant y trouver des réponses à ses questions. Le bâtiment blanc est plein et il a des difficultés à se frayer un chemin dedans. Après une file d’attente, Dante arrive enfin devant l’hôtesse d’accueil. « Avez-vous Barbara Rosa de répertorié ? » Et après quelques recherches, la réponse est catégorique : c’est négatif. Sa meilleure amie n’est pas là, ou alors, elle l’est, mais n’est pas dans le registre. Déstabilisé, l’homme se tourne, erre dans le hall et croise alors le regard d’une femme qu’il connaissait bien, adolescent, qui lui est arrivé de croiser sur Naples, mais à qui il n’a pas adressé un mot. Nina, sa voisine d’antan. Le malaise persiste, mais la boule au ventre est si pesante, qu’il s’avance vers elle. « Est-ce que ça va ? » Bien sûr que non, ça ne va pas, il le sait, le sent, mais il a besoin d’un visage familier pour se canaliser lui-même.

@Nina Desmonte


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 3 Avr - 0:04 )
Du bruit lointain, ininterrompu pendant quelques minutes, et puis sa vie a basculé dans l’horreur. Comme de nombreux Napolitains ce soir, Lana a découvert la vérité sur ce qui s’est passé à quelques centaines de mètres de chez elle en allumant sa télévision, tombant sur des éditions spéciales pour l’occasion. Une fusillade. Beaucoup de blessés, des morts… Et le stress qui s’empare d’elle alors qu’elle envoie de nombreux SMS aux personnes de son répertoire, pour s’assurer qu’ils sont tous sains et saufs. Au bout de quelques longues minutes, seule une personne manque encore à l’appel et pas des moindres : Erio. Se mettant à ronger ses ongles pour calmer son anxiété, sentant que quelque chose cloche, la jeune femme s’énerve alors sur son téléphone envoyant plusieurs messages à la suite avant de recevoir le précieux sésame. Mais ce qui se devait de la rassurer ne fonctionne pas totalement et, au bout de quelques minutes supplémentaires, la jeune femme apprend finalement qu’il est à l’hôpital, blessé. Le cœur lourd, elle n’attend pas une seule seconde pour prendre son manteau et son sac à main avant de refermer à clé la porte de son appartement, se jetant avec précipitation dans sa voiture. La circulation est loin d’être fluide et Lana s’agace, peste dans l’habitacle avant d’être obligée de faire un détour par un supermarché ouvert 24h/24h pour acheter une barre chocolatée à Erio, comme il le lui a demandé. Le stress lui fait prendre plusieurs boîtes de toute sorte avant d’en ouvrir une sur le chemin. Finalement, il lui faut de nombreuses minutes pour atteindre l’hôpital, 3 fois plus qu’en temps normal alors que Lana finit par se garer sur le bas-côté, le parking ayant déjà été pris d’assaut. Prenant sa poche de denrée avec elle, elle entreprend de courir jusqu’à la porte d’entrée, se félicitant d’avoir troqué ses talons habituels contre des baskets plus confortables. Son arrivée aux urgences est cauchemardesque : le grand hall est rempli de monde, certains blessés se trouvent encore sur des brancards alors que d’autres, visiblement non présents sur les lieux du drame, affichent une mine tout aussi inquiète qu’elle, voir s’effondrent en larmes quand on lui annonce une mauvaise nouvelle. Lana n’est pas vraiment loin d’en faire autant, elle aussi, si ce n’est qu’elle s’accroche au fait qu’Erio était bel et bien conscient durant leurs échanges pour ne pas sombrer dans cette ambiance électrique. Elle doit attendre encore plusieurs minutes pour que quelqu’un puisse la renseigner, consciente que le personnel est débordé, avant qu’on ne lui indique finalement le box dans lequel se trouve son colocataire. Pressée, elle se faufile telle une petite souris entre les gens, prends le temps d’adresser à certains des regards compatissants avant de se retrouver devant le rideau qui donne un peu d’intimité à Erio. Le cœur à 100 à l’heure, elle l’ouvre pour le refermer aussitôt derrière elle et reste un instant là, à le regarder allongée sur son lit, pas si bien en point qu’il ne voudrait le dire. Il lui faut prendre plusieurs secondes, comme pour que son cerveau enregistre bien qu’il est en vie, avant que l’Italienne ne reprenne l’usage de ses jambes et de sa langue. « Je savais pas ce que tu préfèrerais alors je t’ai amené des barres chocolatées toute simple, d’autres avec des éclats de noisette, certaines au chocolat blanc… » Et la liste est encore un peu plus longue que ça. Le fait est qu’elle les a toutes goûtées en chemin, pour se calmer, et que celle aux éclats de noisette est définitivement sa préférée. Une petite tâche marron aux coins de ses lèvres en atteste d’ailleurs parfaitement. « J’ai eu la trouille de ma vie, Erio. Comment tu te sens ? » Demande-t-elle, en tentant de garder sa voix la plus calme possible, bien qu’elle n’échappe pas à quelques tremblements. Elle s’assoit alors à ses côtés, sur un petit tabouret qui se trouvait là, avant de prendre sa main qu’elle entrelace dans la sienne. Il est là. Elle n’a plus à s’inquiéter.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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ID : Je suis connue sous le pseudo de pitoquinha sur les forums, sinon je me prénomme Louise.
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Multi-comptes : Je joue également Anabela Laranjeira, ayant pour célébrité Amber Heard, puis je joue aussi la très jolie Mila Clarizio ayant pour célébrité Jessica De Gouw.
Messages : 1687 - Points : 3454

Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
Métier : Je suis actuellement la secrétaire personnelle (à l'essai) de monsieur Francesco Spinoza.
Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 3 Avr - 1:45 )

mini intrigue : hôpital

Je suis indécise. Alors que je suis devant l'écran de mon ordinateur, je me surprends à taper, j'écris de nouveau. Certes, ce n'est pas la suite de mes romans, en vérité, il s'agit de la continuité du roman de la défunte épouse de Desi Caruso. De qui il s'agit ? D'un médecin, mais surtout d'un homme brisé par la perte de son épouse. Il l'aimait, il l'aime et il l'aimera toujours, ce que je comprends puisque j'étais mariée, seulement, ce n'est pas la même chose. J'ai été soulagée lorsque j'ai appris le décès d'Henri et je me sens honteuse. Je m'en veux, je l'aimais, seulement, tout nous a échappé. Je voulais partir, j'étais prête à le quitter définitivement et il me l'avait fait payer très cher. C'était un amour destructeur, tout le contraire de Desi et son épouse. Je soupire, peiné, parce que je me rends compte que je ressens quelque chose pour lui. Je ne sais pas l'expliquer, je suis tout simplement sous son charme, ce que je n'ai jamais ressenti avant lui puisque je n'ai connu qu'Henri. Je ne sais pas quoi faire, comment agir, en vérité, je cherche des idées afin d'être de nouveau en sa présence. Est-ce mal ? Je ne sais pas. Est-ce déplacé ? Oui, parce qu'il pense toujours à elle, je ne veux pas m'interférer. Je ne veux pas qu'il pense que je veux piquer la place de son épouse, ce n'est pas le cas, c'est seulement qu'il m'attire. Devrais-je lui dire que j'arrête tout pour ne plus le rencontrer ? Non. Grâce à ce roman inachevé, j'ai retrouvé l'envie d'écrire. Au fond, je sais que je me mens à moi-même, c'est Desi qui m'a surtout redonné envie d'écrire. Je soupire, alors que je décide de fermer mon MacBook Air. Je ne sais pas quoi faire, cela fait de nombreux jours que je tape sur mon clavier sans rien effacer, je n'ai pas autant écrit depuis pas mal d'années. Je me dis que je devrais sans doute aller à l'hôpital le rejoindre, nous serons ainsi entourés de nombreuses personnes, ce n'était pas le cas lors du dîner chez lui. Du coup, je me motive et je décide de prendre mon PC portable, pour me rendre là où Desi travaille. Je ne sais pas si je fais le bon choix, mais il faut que je le fasse. Je suppose que je pourrais rester son amie, ou peut-être me considère-t-il comme une simple connaissance. J'admets que cette idée me mine le moral, cependant, je préfère me jeter à l'eau. Même si je dois en souffrir, j'aurais passé du temps avec lui et au final, c'est sans doute tout ce qui compte. Je décide donc d'enfiler mes bottes, je suis en jean avec un pull et je mets mon manteau. Je m'empare des clefs de ma villa, je verrouille la porte et je prends le volant de mon Aston Martin. Alors que j'allume la radio, aucune chanson ne passe. Je suis surprise quand j'apprends la nouvelle. « Mon Dieu. » Je souffle, alors que je me rends compte que cela doit être la panique. Lorsque j'arrive devant l'entrée des urgences, je suis abasourdie. La bouche entrouverte, j'aperçois des personnes blessées. J'ai la sensation que le temps s'est arrêtée, je crois qu'on peut dire que c'est le chaos. Jamais je n'aurais imaginé que cela allait se produire ici, je me sens totalement impuissante. Lorsque j'entends des sanglots, je me retourne et j'aperçois une petite fille, le haut taché de sang. Elle ne cesse de pleurer, personne ne la prend en charge, elle ne doit pas être blessée, seulement, elle est apeurée. Je m'approche d'elle, me mettant sur les genoux alors que je la fixe. Ses prunelles sont injectées de sang, elle ne peut pas s'arrêter de pleurer alors je prends tendrement son menton pour qu'elle me regarde alors que je m'adresse à elle. « Ma jolie puce, où sont tes parents ? » Elle ne me répond pas, se jetant dans mes bras, je suis toute retournée. Des larmes commencent à perler aux niveaux de mes yeux, je ne sais pas comment aider, quoi faire, alors que je presse toujours ce petit bout dans le creux de mes bras. Alors que je regarde partout autour de moi, je vois un homme de dos et je ne sais pourquoi, mais je pense qu'il s'agit de Dante. Je n'arrive pas à l'appeler, il y a bien trop de bruit pour qu'il m'entende puis j'ai la gorge serrée. Une femme arrive à mon niveau, elle tombe sur ses genoux alors qu'elle me dit qu'il s'agit de sa fille dans mes bras. La petite, toute heureuse saute au cou de sa mère, et celle-ci me remercie. Je me redresse rapidement, courant dans la direction de Dante, des larmes roulant sur mes joues, puis, arrivant à sa hauteur, je ne trouve rien à dire, je me contente de m'effondrer dans le creux de ses bras.

CODE DE SOLSKEN SUR BAZZART.

@DANTE GALEONE @DESi CARUSO
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 3 Avr - 3:56 )
La culpabilité est le sentiment le plus fort dans tout ce qu’il ressent actuellement Pas la douleur de la balle qui a traversé sa côte et qu’on s’apprête à lui retirer, ni la colère contre un homme qui a semé la panique, ou encore l’incompréhension la plus totale suite à un tel acte, affreux, horrible. Non, en se remémorant la scène, les coups de feu, Erio se sent coupable. Coupable d’avoir été en civil, de ne pas avoir eu son arme avec lui. Coupable de ne pas avoir su aider plus de gens à se cacher. Coupable d’être encore là, de n’avoir reçu qu’une balle, alors qu’une autre personne en face de lui n’a pas échappé à la mort, le protégeant presque de la sienne. Il n’a pas fait son possible, mais le minimum syndical, avec les moyens du bord. Il n’a pas voulu jouer les héros, pour résonner un homme qui n’en avait que faire, mais peut-être aurait-il dû essayer. Alors qu’il se laisse envahir par des pensées toutes plus morbides les unes que les autres, le chirurgien s’occupant de lui retirer la balle le fait grimacer. « Ca va, c’est bon, y a pire que moi, là. » « Si vous ne souhaitez pas que ça s’aggrave, restez tranquille ! » s’exclame-t-il, tandis qu’il se tend au contact de l’outil chirurgical lui retirant doucement la balle de sa peau. Les dents serrés, les doigts crispés sur le lit, il se laisse faire. C’est la première fois qu’il se trouve à ce point blessé et ça lui fait tout drôle. La douleur persiste, si bien qu’il pose immédiatement sa main sur son bandage dès que celui-ci l’entoure. Ca le lance, mais il préfère garder la tête haute, jouer l’homme fier qui ne crie pas sa souffrance, alors que ça se lit avec aisance sur son visage. Sans doute est-ce aussi la faim, la soif. Ou encore le manque de sommeil, voire peut-être la perte de sang. Se décidant à s’allonger, Erio ferme les yeux quelques secondes, ou quelques minutes peut-être. Il ne saurait le dire exactement, mais il s’est suffisamment passé de temps pour qu’il aperçoive non loin de lui sa colocataire tirer le rideau. « T’aurais pas dû venir. » Même s’il lui a demandé une barre chocolatée. Le fait est qu’elle serait venue, de toute manière. Il se redresse avec difficulté, s’appuie sur son coude pour jeter un œil dans le sac et en retire une au chocolat noir, pour finalement la lâcher sur le lit en sentant les doigts de Lana encercler les siens. « T'as pu avoir des nouvelles de tes proches ? Tes amis ? » Il est inquiet, il s’en veut et sa gorge se noue à la simple idée que quelqu’un qui lui est cher ait pu être blessé. De son côté, il n’a pas eu le courage de contacter qui que ce soit, si ce n’est Mila à qui il souhaitait demander un service. Il devrait, pourtant… Intérieurement, il est paniqué, inquiet, terrorisé en pensant à la famille qui lui reste, à ses amis, mais il craint de ce qu’on pourrait lui apprendre, alors il attend. « Pas la peine d’en faire une montagne, j’vais. » Bien, mal, il n’en sait trop rien, mais il « va ». Il est en vie. En douceur, il caresse son visage, puis se rallonge, en effaçant les traces chocolatées. « T’es au courant que tu bouffes comme un porc ? » Et il s’en serait amusé en temps normal, mais cette situation, sentir qu’atour de lui, ça grouille de gens comme lui. Des blessés, des personnes attendant qu’on leur donne des nouvelles positives. « Pour quelle raison t’es pas sortie déjà ? » Qu’elle le lui rappelle, parce qu’il est terriblement soulagé qu’elle aille bien, qu’elle ne soit pas sortie. Après tout ce qu’elle a vécu ces dernières semaines, il l’aurait d’autant plus mal vécu.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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InvitéInvité
Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 3 Avr - 22:08 )
C'était une journée comme une autre, une soirée comme une autre. La boutique s'était vidée sur les coups de 17h, juste à temps pour aller chercher les garçons à l'école puis les amener chez la baby sitter et revenir faire le ménage à la boutique. La brunette avait ce rythme depuis longtemps, elle trouvait ça mieux. Elle trouvait ça plus agréable. Les napolitains ne venaient pas acheter des fleurs de 17h à 18h car ils savaient que Nina ne serait pas là. Mais quand la jeune italienne revenait, il y avait toujours quelques personnes devant la boutique. Des sourires, des saluts, des impatients et des passionnés. Des mamans qui sortaient avec leur bambin et venaient pour chercher leur bouquet mensuel, un brin de douceur et de couleur pour la maison. Des maris qui voulaient apporter un petit quelque chose après le travail pour leur chère et tendre. Des restaurateurs qui débarquent pour récupérer les fleurs pour la devanture car "le matin on a pas le temps Nina". Bref 18h-19h était le créneau des retardataires, la bonne heure pour vider son stock. Et puis il y avait toujours une ou deux personnes qui débarquaient en courant de peur d'avoir raté le coche. Elle entrouvrait alors la grille pendant qu'elle faisait son ménage et vaporisait ses lilas. Mais ce soir, alors qu'elle sortait sur les coups de 20h, Nina ne retournait pas chez la nounou tout de suite. Un rencard Tinder l'attendait à quelques rues d'ici. Pas qu'elle fût pressée de trouver l'amour mais c'était un gars sympa avec lequel elle discutait régulièrement, alors pourquoi pas ? Vêtue d'une petite robe à fleurs et de sandales, elle n'avait pas l'air de sortir du travail et ça l'arrangeait bien. Elle n'avait pas le temps de rentrer se changer, le monsieur allait l'attendre...
Voilà les derniers souvenirs délicats de cette soirée qui commençait si bien. Sa robe est maintenant tachée de sang et tout ce que la fleuriste trouve à faire c'est ressasser son après-midi pour essayer de se calmer. Dos à un mur, perdue dans l'hôpital centrale de Naples au milieu de la foule de blessés ou malades, choqués ou assommé, la brunette observait autour d'elle sans trop savoir où poser les yeux. Tout s'était passé si vite qu'elle n'arrivait pas à bien comprendre la suite des événements. Une explosion ? Des coups de feu. Était-elle blessée ? Non, ce sang n'était pas le sien. Perdue la brune se mit à bredouiller à elle même, incapable de décider quoi dire ou quoi faire. Quand soudain un visage apparut à sa hauteur. Un visage qu'elle avait connue il y a longtemps mais qui était revenue comme un fantôme de son passé tout récemment. Elle qui avait laissé son ancien elle loin derrière, le revoir là n'était pas la meilleure chose qui puisse lui arriver aujourd'hui Je... non. Je ne sais pas. Oui, peut être... et toi ? elle regarda @Dante Galeone en frémissant, les larmes au bord des yeux tout en priant pour qu'il ne l'appelle pas Agniès. Elle n'avait pas la force de supporter le choc des événements l'ayant mené à l'hôpital plus ça... pas aujourd'hui.
Alors que son coeur n'est que frisson et qu'elle a la lèvre tremblante en parlant à celui qu'elle eu connu dans une vie bien lointaine. Elle se fait soudain pousser par une jeune femme inconnue qui enveloppe l'homme de ses bras. Elle a l'air presque aussi traumatisée que l'est Nina mais la brune est incapable de formuler quoique ce soit en les observant. Il a donc une vie ici tout comme ça... Alors mieux vaut ne pas prononcer un nom qu'elle n'est pas sûr qu'il ait gardé.


Dernière édition par Nina Desmonte le Mer 11 Avr - 22:21, édité 1 fois
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 3 Avr - 22:34 )
On peut dire sans peine que Lana a connu mieux comme accueil mais elle décide de ne pas relever la remarque d'Erio qui la met tout de suite dans l'ambiance. Bien entendu que malgré ce qu’il peut bien dire, qu'elle se fait un devoir de venir, de veiller sur lui et sur sa tête de mule qui persiste malgré les tragiques circonstances. Lana a conscience qu'Erio tente sans doute de minimiser parce qu'il n'est pas homme à se plaindre mais elle peut sans peine juger de l'horreur qu'il a dû vivre plus tôt dans la soirée. Il n'y a qu'à voir cette salle des urgences qu'elle a traversé quelques minutes plus tôt, remplis de blessés mais aussi de proches à la recherche de nouvelles, espérant qu'elles soient bonnes. C'est tout bonnement... l'apocalypse. « Oui. Mes parents étaient chez eux comme je te l'ai dit, Vincenzo aussi et l'ensemble des autres personnes que j'ai contacté a pu me confirmer qu'ils étaient occupés ailleurs. Sara m'a confirmé aussi qu'elle et Dario étaient hors de danger, également. » Et elle en est soulagée. La mort, c'est quelque chose à laquelle Lana n'a jamais eu à être confronté, du moins en ce qui concerne ses plus proches amis et parents, et elle n'est pas très sûre de la manière dont elle pourrait faire face, d’autant plus au vu de son état actuel. Pas très bien au vu de sa sensibilité en tout cas, c'est certain. « Et toi? Tu n'as peut-être pas vraiment eu le temps de t'occuper de ça avec ce qui t'es arrivé... Tu veux que je contacte Flora ? Quelqu'un d’autre ? " Lana ferait n'importe quoi pour l'aider dans cette situation difficile alors qu'elle ne le quitte pas des yeux, aux aguets, pour éviter de se concentrer sur cet immense bandage qu'elle a aperçu plus tôt à travers sa blouse d'hôpital. Elle a eu quelques informations supplémentaires de la part de l'infirmière qui lui a indiqué où Erio se trouvait et, s'il s'en sortira sans dommage, Lana trouve tout de même la chose impressionnante. Une blessure par balle, ce n'est pas anodin, bien qu'Erio s'acharne à faire comme si de rien n'était. « Comment tu veux que je n'en fasses pas une montagne alors qu'on t'as tiré dessus et que tu aurais pu y passé ? » Sa voix monte dans les aigus, à la limite de la rupture. Même la main qu'Erio passe quelques secondes sur son visage ne parvient pas à l'apaiser. Pire, lorsqu’il lui fait remarquer qu'elle a laissé une trace de ses méfaits alimentaires sur son visage, la remarque qui l'aurait fait sourire dans un autre contexte lui déclenche... une crise de sanglots. Incapable de retenir ce trop plein d'émotions plus longtemps, Lana n'arrive même pas à se calmer suffisamment pour répondre à sa question. Et puis après tout, qu'importe qu'il sache qu'elle avait seulement voulu passer un samedi soir tranquille après une semaine de boulot éreintante ? Ce qui compte ce soir ce n'est pas elle mais bien lui. « J'étais terriblement stressée par ton état, sur le chemin. » Parvient-elle finalement à placer après quelques secondes. Erio sait très bien que son rapport à la nourriture reste compliqué, malgré les progrès qu'elle entreprend, mais il ne se doute sans doute pas de la manière impressionnante sur laquelle elle s'est jetée sur les gourmandises chocolatées tout en conduisant. C'était un vrai carnage et bien qu'elle ne se soit pas totalement gavée, cela représente sans doute une des pires crises qu'elle n'ait jamais vécu depuis toujours. Parce qu’elle avait la trouille au ventre. « Je t’aime, tu comprends ? Alors je t’interdis de mourir. » En lâchant sa phrase, Lana ne se rend même pas compte qu’elle ne lui a jamais dit auparavant. Je t’aime. Elle lui a ien parlé d’être en train de tomber amoureuse, une fois, mais elle ne lui a jamais vraiment dit les trois mots magiques. Et l’instant n’est peut-être pas propice, avec toute l’horreur qui se trouve autour d’eux mais, en même temps, n’est-ce pas le bon moment d’un autre côté ? Elle vient de risquer de le perdre et ce sont des choses qui se disent dans ces moments-là. « Tu veux à boire ? Que je fasse quelque chose ? Dis-moi ? » Enchaîne-t-elle rapidement, avant de se servir d’une des barres qu’elle ouvre pour tenter de se calmer. Ce sera chocolat blanc pour cette fois.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mer 4 Avr - 21:15 )
C’est un samedi comme les autres, du moins ça aurait dû l’être... Nicolaï explique à son fils, le plus sérieusement possible, ce qu’est un bon riff de guitare en écoutant du Jack White. Luka semble l’écouter religieusement et moi je me demande vraiment si cette musique est indiquée pour un enfant qui ne devrait pas tarder à se coucher mais qu’importe. Les observer ensembles me comble de bonheur et pour tout avouer je suis absorbée par les préparatifs du premier anniversaire de notre bébé. Trois mois qu’il est avec nous, qu’il partage nos vies et nous voilà déjà près à souffler sa première bougie. Cela me parait une étape importante, cruciale, et comme d’habitude je veux que tout soit parfait. En fait, je ne me rends pas encore compte que c’est le moment que nous vivons qui l’est...

Presque simultanément nos téléphones se mettent à sonner et mon mari et moi, nous nous échangeons un regard plutôt inquiet. Qui peut bien nous appeler à cette heure de la soirée ? Non pas qu’il soit très tard, mais tout le monde sait que je mets un point d’honneur à veiller sur le sommeil de Luka et que je fais, notamment, attention aux bruits qui pourraient le déranger. Instinctivement lui et moi comprenons que quelque chose de grave s’est passé. Quoi, nous n’en savons rien mais un événement inhabituel s'est produit et il n’aurait pas dû arriver. 
C’est Nicolaï qui décroche le premier. Son portable n’est jamais très loin, il sait que ses patients peuvent avoir besoin de lui à tout moment de la journée et même de la nuit... mais c’est la voix de son père que je reconnais, affolée. Les mots semblent s’enchaîner à une vitesse incontrôlée. Je le vois froncer les sourcils, chercher la télécommande de la télévision. La réalité s’affiche. Horrible. Plus loin j’entends mon époux répondre calmement aux questions. " Papa nous allons bien, nous étions tranquillement à la maison... " 

L’évidence est là juste sous mon nez. Je discerne clairement la grande place où j’adore me promener, souvent accompagnée de mon bébé, et aperçois même la meilleure pâtisserie où je me suis rendue ce matin même pour commander un énorme gâteau d’anniversaire. Mais plus rien n’est pareil. Un bandeau, placé en bas de l’écran n’arrête pas de défiler, en gros les lettres se détachent de l’image, presque irréelles. FUSILLADE DANS LE CENTRE DE NAPLES. PLUSIEURS VICTIMES ONT SUCCOMBÉ. IL Y A DE NOMBREUX BLESSÉS.
Je reste interdite, pétrifiée. Et si nous avions décidé de sortir et si... Je ferme les yeux pour me recentrer, m’empêcher de pleurer, même si mon premier réflexe est de penser que nous aurions pu être nous aussi... à la place de ceux qu’on a rapidement recouvert d’un drap ou engouffrer dans une ambulance pour se faire soigner. 
Me ressaisir, apprécier la joie de les savoir sain et sauf, mes deux hommes, mes amours sans lesquels je ne peux subsister. Mon mari s’est rapproché en me tendant mon téléphone qui continue de faire un bruit d’enfer. Plus de musique, plus de conversations endiablées... juste un silence hébété. Je le lui prends des mains avant de sentir la sienne m’encercler, m’entourer. C’est tout ce dont j’ai besoin, de les sentir près de moi avant de trouver la force de décrocher. 
Mon interlocuteur parle lui aussi de manière désordonnée. C'est un de mes collègues qui me demande au plus vite de venir lui prêter main forte. " Jane, tous les psychologues de la ville sont réquisitionnés. Tu dois te rendre au plus vite à l’hôpital pour t’occuper des personnes qui sont en état de choc comme tu dois t’en douter... Tu m’entends Jane ? " Évidemment je l’entends mais je ne suis pas très sûre d’avoir envie de les quitter. Pourtant je ne saurais me soustraire, me dérober. Et puis c’est on ne peut plus de mon devoir que de me rendre utile, d’aider ces pauvres gens qui n’ont pas eu la même que moi... qui ont assisté à ce drame ou qui ne savent pas si leurs familles, leurs amis sont en sécurité. " Bien sûr, j’arrive dans les plus brefs délais. " Je m’élance... ou presque. Avant de partir j’ai besoin une dernière fois de les enlacer, de les embrasser, de nous sentir bien vivants et rassemblés. 



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Oh I beg you, can I follow ? Oh I ask you, why not always ? You're my river running high. Run deep, run wild. I, I follow, I follow you. Deep sea baby, I follow you. I, I follow, I follow you. Dark doom honey, I follow you


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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Sam 7 Avr - 22:34 )



Mini Intrigue : Hôpital
Ouvert





Se plonger dans le travail pour oublier, tel avait toujours été le credo de Desi. A la mort de son épouse, passé le choc immédiat, il avait décidé de s’enfermer dans ce monde en blouse blanche qu’il connaissait bien, mais aussi d’endosser de plus en plus de responsabilités dans ces activités associatives, l’obligeant à sortir, à rencontrer d’autres personnes … A défaut d’avoir une réelle vie sociale par lui-même, il en avait une par procuration, en quelque sorte. En se rendant utile, en aidant des personnes, en se battant pour ses convictions chevillées au corps, le gynécologue avait une raison de vivre, finalement. Cela lui paraissait suffisant. Il avait survécu ainsi pendant plus de deux ans … Et puis Giovanni était décédé. Et l’enfer avait à nouveau tapé à sa porte, rappelant sa mélancolie douloureuse qui lui enserrait le cœur, broyant son myocarde de sa main gantée de fer et insupportable. A la mort d’Angela, il était resté coi, terrassé, inhumainement froid, car il s’était retrouvé tout simplement incapable de penser. Au décès de son frère, il avait tout simplement ressenti une asphyxie terrible, comme si sa gorge le brûlait de n’avoir rien pu faire, une fois encore, contre ce destin qui le rongeait.

Certes, rester chez Giuseppe lui avait apporté un réel réconfort. Et l’avait empêché de perpétrer une idiotie, probablement. Peut-être qu’il lui faudrait songer à consulter … Mais les médecins étaient de mauvais patients, Desi le premier. Alors il faisait avec les moyens du bord, abusant de la gentillesse de son frère, du cocon protecteur familial, pour éviter de regarder la vérité en face et admettre qu’il allait mal. Sottises : ils étaient tous terrassés. Chacun d’eux gérait à sa façon. Mia avait préféré prendre un peu de temps seule, Giuseppe et Desi s’étaient serrés les coudes et Amalia … En fait, pour savoir ce qu’elle traversait, le trentenaire avait conscience qu’il fallait lui tendre la main, tout en lui offrant tout l’espace nécessaire. Ce genre de perte, on en ressortait jamais indemne. Hélas, seul le temps pouvait refermer la plaie béante. Quant à la guérir … Avec le temps, elle retrouverait les couleurs dans le ciel et l’odeur du printemps. Mais pour le moment, le noir et la flagrance d’un corps perdu serait son quotidien. L’obstétricien en avait l’intime connaissance. A vrai dire, il n’avait pas encore retrouvé toutes les nuances de la vie. Quelques-unes, cependant, lui apparaissaient plus brillantes que d’autres. Il y avait sa famille, évidemment, sa meilleure amie … Et tous ceux qui gravitaient autour de lui, rencontres brèves ou longues. Parmi ces personnes, une ressortait, pour lui avoir redonné l’espoir d’obtenir un ultime cadeau à la mémoire de son épouse. Barbara Rosa avait accepté de terminer son ultime ouvrage, et leur soirée ensemble demeurait un souvenir d’une réelle douceur, au milieu de la grisaille des jours qui avaient suivi.


Il repensait à la jeune femme alors qu’il soupirait, de garde. Encore. Sa supérieure avait un peu tiqué quand il avait accepté de remplacer une collègue qui avait un de ses enfants malades et ne pouvait assurer sa nuit, puisque cela signifierait qu’il resterait 48h presque non-stop à l’hôpital. Il l’avait convaincu, pourtant. Et depuis, il avait assuré ses consultations et deux opérations sans coup férir, s’accordant plusieurs siestes réparatrices pour tenir, et ajoutant un paquet de café au tout. Le pire ? Insomniaque comme il l’était, il n’avait même pas envie de dormir. Etre dans l’action, comme cela, c’était grisant. Et de toute manière la nuit, le service était toujours calme. Hormis un accouchement en urgence, il n’y avait que peu de risques que le tout dégénère, alors comme souvent, il était seul dans les couloirs avec quelques infirmiers et une ou deux sages-femmes qui commentaient les actualités. Ce fut d’ailleurs le cri d’épouvante de l’une d’elle qui avait sorti son portable qui l’alerta. La nouvelle se répandit alors comme une traînée de poudre : une fusillade. Immédiatement, Desi s’était arrêté, des souvenirs au bord des lèvres alors que la nausée le submergeait. Il se revoyait, à écouter les informations toute la nuit, lors des attentats de Paris. A attendre ce coup de fil qui ne revenait pas d’Angela. A appeler bientôt leurs amis, leurs familles pour savoir. Et l’angoisse qui montait. Rien, rien, toujours rien, sauf la peur et le pressentiment d’un enfer qu’il ne s’imaginait pas encore tout à fait. Puis l’appel des urgences parisiennes. La douleur. L’envie de mourir. Maintenant, tout de suite, de cesser de respirer, d’aspirer cet air qui manquerait désormais à sa femme. Et son regard était devenu vitreux, ses mains tremblantes, tandis que les sages-femmes l’observaient avec inquiétude.

Réfugié aux toilettes, incapable de supporter tout ce qui remontait en lui comme un ouragan, Desi serrait convulsivement entre ses doigts son téléphone, submergeant ses proches de SMS et d’appels. Pas une nouvelle fois. Pas encore. Légèrement sonné, le médecin se releva tant bien que mal, avant de se diriger vers le lavabo pour s’asperger le visage. Le contact de l’eau froide le calma brusquement. Il ne pouvait se permettre une quelconque faiblesse, alors que d’autres avaient peut-être besoin de lui.
Immédiatement, il comprit l’ampleur de la crise en voyant la cohue. Tous hurlaient des consignes, les bruits de pas s’entrechoquaient dans sa tête emplie d’une scène à laquelle il n’avait même pas assisté. Une fois aux urgences, il avisa l’un des médecins présents pour demander si une femme enceinte avait été touchée, ou si son assistance était requise ailleurs. Il n’eut pas le temps d’avoir la réponse. Elle vint sous la forme d’un brancard et d’une forme recroquevillée sur elle-même, au ventre rebondi, avec le verbe saccadé d’un pompier paniqué. 32 semaines, perd beaucoup de sang, touchée au ventre et à la jambe. Pas besoin de réfléchir. En un instant, il se rua au-devant de la patiente pour une auscultation rapide, alors qu’un interne en orthopédie s’occupait timidement de la jambe. Desi, lui, ne voyait pas cette dernière.

« Pas de rythme fœtal. On la descend en salle d’op’ ! »

La suite ne fut qu’un long cauchemar qui le laissa hagard. Et quand il ressortit de cette boucherie, il sut qu’il fallait retourner à la mine, encore. Sa blouse encore tachée de sang, il réapparut … Pour se retrouver nez à nez avec Barbara Rosa dans les bras d’un homme qu’il ne connaissait pas. Etait-ce un ami ? Un amant ? Il n’en savait rien. Mais ce fut plus fort que lui :

« Barbara ! Etes-vous blessée ? »

L’inquiétude se lisait sur son visage hâve, dévoré par sa barbe mal rasée et les remords qui l’étouffaient. Il avait perdu une vie, déjà. Un innocent qui ne respirerait jamais le printemps, pour n’avoir pas eu le temps de naître. Comme tant d’autres. Mais sûrement pas comme Barbara. Parce qu’il était là, et que quoi qu’il se passe, il allait l’aider.

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@Barbara Rosa
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Dim 8 Avr - 19:28 )
C’est un véritable soulagement de savoir que deux de ses proches amis vont bien, étaient éloignés de tout ça. Si on lui avait annoncé le contraire, il n’aurait pas supporté la nouvelle. Au début, il peinait à s’entendre avec son collègue, mais lui et sa femme ont pris une place suffisamment importante dans sa vie pour le pousser à leur rendre visite régulièrement, à se confier de temps en temps. Il ne pensait pas qu’ils auraient un lien aussi fort, mais ça lui fait beaucoup de bien. Erio n’est pas si entouré que ça. Ses amis se comptent sur les doigts d’une seule main, parce qu’il n’arrive pas à donner sa confiance aux gens. Preuve est que pour Dario, il a fallu attendre au moins un an avant de pouvoir s’entendre correctement. Ni l’un ni l’autre ne se supportait pas. Dario parce que le petit jeune qu’il se prenait dans les pattes était le fils d’un meurtrier, et Erio pour la sensation de se faire constamment juger. Les choses sont bien différentes à présent. « J’ai envoyé un message à Mila, mais j’ai pas encore de réponse. » Lui a-t-il déjà parlé d’elle ? De son ancienne amie, avec qui il ne sait pas trop où il en est ? Sans doute que non. « Ce serait cool, ouais… Flora, c’est tout. » Il sait aussi que sa mère va bien, puisqu’elle a essayé de le joindre à plusieurs reprises et qu’il n’a pas pu y répondre. Ses messages sont restés sans réponse. Elle s’inquiète, si bien qu’il indique sa veste à ses pieds. « Tu peux répondre à ma mère ? Dis-lui juste que ça va. T’attarde pas, ok ? » se sent-il presque obligé de préciser, de peur qu’elle fasse tout le contraire. Il a juste besoin qu’elle lui écrive deux mots « ça va ». Le reste, il s’en occupera plus tard, quand il aura la tête un peu moins dans le guidon à cause de ce qu’on lui a injecté pour mettre la douleur en sommeil. « Lana… » soupire-t-il. Elle fait une montagne de ce qu’il a, alors qu’il y a eu bien pire que lui. Ca, Erio en a conscience, mais pour sa colocataire, le pire semble être en face d’elle pour le moment. S’il peut comprendre, il ne peut s’empêcher de ne pas apprécier qu’elle dramatise sa situation, mais ne dit pourtant rien et tente de l’apaiser avec une petite remarque sur sa façon de manger, qui déclenche des larmes. Il est touché, si bien qu’il l’attire vers lui en serrant sa main dans la sienne, s’apprête à se rapprocher d’elle, quand des mots sortent soudainement. Son cœur bat à vive allure, tandis qu’il se répète la scène en boucle dans sa tête, cherchant à réaliser dans son regard qu’elle lui a bien prononcer huit lettres qui font au chaud au cœur, mais qu’il ne prend pourtant pas pour acquis. Parce que ça ne veut rien dire. C’est comme dire à une personne qu’on l’aime, pendant l’acte physique. On les regrette bien souvent après, alors, Erio prend sur lui pour ne pas en tenir compte, mais est piqué au vif. D’autant qu’elle reprend aussitôt après… Il n’oublie pourtant pas, mais s’interdit d’y donner du sens. « J’suis pas mort, ok ? Regarde, j’te cause, j’t’engueule, alors que là, à quelques mètres de toi, t’en as qui sont vraiment en train d’y passer. » Son ton se veut ferme, mais posé, alors qu’à l’intérieur de lui, c’est un gros bazar. Lui-même n’arrive pas à se tranquilliser. « D’ici une semaine, deux, j’aurais plus ce bandage, j’pourrais te pourrir avec mes chaussettes et compagnie, alors, calme-toi, c’bon. » Son cas n’est pas le plus difficile, c’est ce qu’il essaie de lui faire comprendre, bien que ce ne soit absolument pas de la bonne manière. Il comprend, Erio, il ne lui en veut pas, mais il n’aime pas qu’on s’inquiète pour lui. « Te calmer, déjà, et j’veux une bière, mais c’pas ici que j’aurais le droit. Tu peux demander une décharge pour moi s’teu plaît ? » Il ne peut juste pas rester ici, alors que d’autres personnes ont besoin de ce lit. En douceur, il caresse son visage, puis dépose un baiser sur sa joue. « A moins que tu souhaites dormir dans un lit vide. » Et il sait, sent que ça peut être un bon argument pour la convaincre de l’aider à sortir d’ici.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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