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- { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Dim 8 Avr - 19:29 )
« Cecilia. » Stefan repose le téléphone sur la table basse du salon et essaie d’attirer l’attention de sa fiancée qui discute avec son père. Celui-ci s’est précipité chez eux après avoir appris la nouvelle pour la fusillade et même en sachant qu’elle n’a rien, qu’elle n’était pas sur les lieux, il se montre présent, disponible, aux petits soins, oubliant par la même occasion sa deuxième fille, qui, elle, ne va pas si bien que ça, même si à travers ses messages, elle se montre très forte. Sa mère, en revanche, c’est autre chose. Elle se ronge les ongles, s’inquiète en tournant en rond, si bien qu’il pense s’adresser à elle, plutôt qu’au père et sa fille qui ne prennent pas une seconde pour l’écouter. « Cecilia ? » insiste-t-il, en prenant sa veste qu’il enfile, mais cette dernière plonge dans les bras de son père, en larmes. Elle est touchée par le drame, sans doute soulagée aussi. Dans un soupir, il s’avance vers Madame Uccello, pose une main sur son épaule, conscient qu’elle est la personne plus à même d’entendre ce qu’il a à dire. « Lucy est à l’hôpital. » Et même avec ces dures paroles, le monde continue de tourner autour de sa fiancée. Cependant, dans le regard de cette femme aimante, il aperçoit de la peur. Celle de ne plus revoir sa fille, celle d’avoir raté des tonnes de choses, peut-être bien. Il n’en sait trop rien. Leur vie de famille lui échappe tellement qu’il ne saurait dire ce qui lui passe par la tête à l’instant T. « Elle a été blessé, mais ça semble aller. Je pars la retrouver pour la ramener chez elle et je lui demanderai de vous tenir au courant par la suite. » Il sent bien à travers son corps tremblant qu’elle a besoin d’être rassurée. Ses larmes lui montent aux yeux, lui brise le cœur et il aimerait pouvoir lui retirer le poids qui semble avoir pris de l’ampleur. « Essayez d’en parler à votre mari et à Cecilia. Ce serait bien qu’elle regarde ses messages. » Histoire de se rendre compte qu’elle a une petite sœur dans le besoin.

Sans un mot de plus, Stefan sort de l’appartement, convaincu que personne à part Madame Uccello s’est rendue compte de sa disparition et après une dizaine de minutes en voiture, arrive à l’hôpital où il est devenu compliqué de se garer, si bien qu’il est obligé de s’arrêter dans une ruelle adjacente, mal éclairée. L’homme entre à l’intérieur, demande à savoir où est retenue Lucy et une fois la réponse en poche, erre dans les couloirs jusqu’à trouver la place où elle est située. Une chambre partagée entre trois personnes. Lucy est là, allongée avec sa jambe soignée, mais bien amochée. « Salut. » dit-il, en lui montrant la paperasse récupérée à l’accueil. « J’ai la décharge. A savoir maintenant si je te la signe… Il y a du monde dans notre appart’. Cecilia est avec tes parents, mais on peut te faire une place. » Il se doute pourtant de sa réponse. La fois dernière, entre elles, ça s'est mal terminé et c'est justifié. Cecilia a été trop loin sur tous les plans et ne s'est pas remise en question après le départ de sa frangine. Il a fallu qu'il lui en parle à leur retour, qu'ils se disputent, pour qu'elle prenne connaissance de la situation, non sans râler. « Sinon, je peux rester avec toi ce soir. Dans tous les cas, je ne te la signerai pas si tu comptes rester seule. » Et ce n’est pas négociable. Stefan veut bien être sympa, mais il y a trop de risques à ne pas l’accompagner, au moins pour cette nuit. S’il lui arrive quelque chose, il sera là pour lui venir en aide. « A toi de voir si tu veux rester avec les autres bras cassés, ou si tu me laisses gérer. » Il sait que trop bien qu’elle ne l’aime pas beaucoup, surtout suite à son identité dévoilée, qu’elle s’est sans doute sentie trahie, mais dans sa tête, ça résonne autrement.

@Lucy Uccello
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Lun 9 Avr - 17:05 )
« Mila ? Mila comment ? » Forcément, le fait qu’Erio lui évoque une certaine Mila qu’il a essayé de contacter fait tiquer Lana. Non pas par jalousie, quoi qu’elle ne sait pas grand-chose de ce qui en retourne entre Erio et cette fameuse Mila mais forcément parce que Lana pense à Mila, sa Mila. L’idée qu’il s’agisse de la même Mila demeure absurde dans sa tête, mais elle se doit de vérifier, juste au cas où. Les Mila à Naples ne manque pas, en tout cas, mais Lana sait parfois que le monde peut malgré tout être petit, finalement. D’ailleurs, devrait-elle lui envoyer un message également, à sa Mila ? L’idée que son ancienne amie ait été touchée par la fusillade l’angoisse… Mais, en même temps, on ne peut pas dire que ces deux-là se soient quittés en très bon terme la dernière fois. « Je lui envoie un message tout de suite. » Mais Lana n’a pas tellement le temps de penser à son sort, souhaitant faire tout ce qui est en son pouvoir pour aider son colocataire qui se trouve dans un piteux état. Sans attendre, Lana se saisit donc de son téléphone pour envoyer un message à Flora histoire de s’assurer que tout va bien avant qu’Erio lui demande un service à propos de sa mère. Lana se mord la lèvre, hésite, souhaitant lui dire que sa maman serait peut-être soulagé d’entendre sa voix au téléphone, même l’espace de quelques secondes. Finalement, à contre cœur, l’Italienne se ravise. « Ok. » Si Erio avait été dans son état normal, peut-être que Lana aurait insisté mais elle se rend compte que l’ours mal léché qu’il peut être parfois est encore plus difficile à gérer quand il est blessé. Preuve en est qu’il insiste encore pour lui faire comprendre de se calmer, sans forcément y mettre des pincettes. Son ton n’est pas agressif, c’est certain, mais l’évocation de personnes en train de mourir tout à côté a bien du mal à la calmer. Un instant, Lana s’en veut presque d’être égoïste, de ne penser qu’à la peur qu’elle a eu de le perdre alors que d’autres personnes, là dehors, sont en train de démarrer le deuil de quelqu’un. Elle a de la peine pour ces gens-là, énormément, mais Erio reste celui qui revient toujours dans son esprit. « T’es pas mort mais ça aurait pu ne pas passer loin ! Désolé d’insister mais c’est grave, ce qui t’es arrivé, Erio ! » Il a beau essayé de la faire dédramatiser, pour elle, c’est impossible. Elle aimerait d’ailleurs qu’il prenne en compte la gravité de la situation bien qu’elle se doute qu’il cherche surtout à la rassurer, ce qui est peine perdue. Sans Erio, c’est tout son monde qui s’écroule. Elle s’en est rendue compte quand il a quitté l’appartement, quand ils se sont éloignés et l’idée d’une séparation définitive, telle que la mort, l’a fait trembler d’effroi. Elle l’aime trop pour ça. « Une semaine ou deux ? T’es sûr ? T’as revu un médecin ? » En tout cas elle, elle est plus que dubitative. On ne se remet par d’une blessure par balle aussi facilement, d’autant plus au vu de sa localisation. Alors autant dire que la demande suivante d’Erio lui semble invraisemblable. « Une décharge ? » Lana se plaît à croire rien qu’une seconde qu’il se moque d’elle, que tout ça n’est qu’une blague, mais ce serait bien entendu trop facile. Elle est pourtant prête à faire beaucoup pour l’aider, ce soir, mais ça, il en est juste hors de question. Et ce n’est pas sa tendresse, bien qu’appréciable, qui pourra la faire changer d’avis. « J’avais de toute façon prévue de passer la nuit ici. » Il n’a jamais été question que ça se passe autrement. Lana est prête à passer toute la nuit sur sa chaise, ou même par terre, mais il n’a jamais été dans ses plans de le laisser là et d’aller passer une nuit tranquille dans leur appartement. Pour qui est-ce qu’il la prend exactement ? « Désolé Erio, mais il est hors de question que je me débrouille pour te la donner, cette décharge. » Voilà qui ne lui plaira certainement pas, elle en est consciente. Mais inquiète, elle ne voit pas d’autres solutions. « On vient juste de te retirer une balle. UNE BALLE. Imagine que tes points de suture tout frais ne tienne pas et que tu te retrouves en sang ? Je fais quoi, moi ? » Elle ne sait pas gérer un truc pareil, elle. Pas comme lui, comme lorsqu’elle s’était effondrée de douleur par exemple. « Il faut que tu te soignes, Erio. Sois raisonnable et ne me forces pas à te supplier. » Ces yeux se font implorants pourtant, de ses yeux auxquels il ne pouvait autrefois pas résister mais qu’il a appris à gérer avec le temps. Elle espère néanmoins qu’aujourd’hui, ils fonctionneront toujours. « T’as besoin de repos. » Alors elle essaye elle aussi de faire passer plus facilement la pilule par le biais de la tendresse, alors qu’elle accompagne son regard d’une caresse lente dans ses cheveux. Elle ne cèdera pas.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Âge : Née à Göteborg le 24.12.1989, j'ai déjà trente ans.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Lun 9 Avr - 18:44 )

mini intrigue : hôpital

Le temps a cessé de s'écouler. Malgré les cris, j'ai la nette sensation de ne plus rien entendre. Cela fait remonter en moi de difficiles souvenirs, comme de nombreuses personnes présentes sans doute. Je gère très mal les situations d'urgence, surtout lorsqu'elle touche mes proches, heureusement, Dante est présent. Certes, j'ai de nombreux autres amis, mais Dante est mon pilier, je ne sais pas comment j'aurai réagi s'il lui était arrivé quelque chose. Je pense bien sûr à d'autres personnes, mais surtout à Desi. Je suppose qu'il est ici, étant médecin, c'est plutôt évident, dans mon esprit du moins. Alors que je suis toujours dans les bras de mon meilleur ami, alors que je n'entends plus rien, les larmes roulent en silence, je suffoque légèrement. Je n'ai jamais assisté à cela, à cette cohue, à ses personnes qui souffrent et qui espèrent. Oui, malgré tout, ils espèrent que leurs proches vont bien, ils espèrent qu'ils vont s'en sortir s'ils sont blessés, malheureusement, il y a peu de chance. Pourquoi suis-je si pessimiste ? La situation l'exige, puis surtout, lors de tel évènement, bons nombres de personnes décèdent malheureusement. Cela me fait penser à toutes ses fusillades aux États-Unis notamment, mais aussi en Suède, il me semble. Restant presser contre le torse de Dante, j'essaye d'y trouver un certain réconfort, mais également une sécurité que je n'ai plus en cet instant. Pleurant encore, je n'arrive plus à bouger, je suis comme paralyser alors que toutes mes pensées vont vers les victimes et leurs proches bien sûr.
Teddy. Je pense à lui, instinctivement. Mon petit garçon aurait pu être présent, nous aurions pu être sur cette place, en train de manger une glace où je ne sais encore. C'est idiot d'y penser, puisqu'il n'est pas ici et qu'il est décédé depuis plus de deux ans, pourtant, je n'arrive pas à occulter la scène de mon esprit. Teddy serait tout sourire, courant après un oiseau et le premier coup serait parti. Je frissonne, pleurant davantage, quand je me dis qu'il y a peut-être des enfants qui ont été touchés. Mon cœur a un raté alors que je pense aux parents, je connais bien trop la douleur qu'ils vont ressentir lorsqu'ils l'apprendront, bien que j'espère qu'aucun n'enfant n'a été touché. Perdre son époux est déjà tache difficile, mais perdre un enfant, que cela soit en bas âge ou non, c'est encore différent, et bien entendu, la douleur est plus forte. Dans la logique des choses, on doit éduquer nos enfants pour qu'ils deviennent adultes et qu'ils quittent le nid, puis, ils forment leur propre famille et nous décédons. Ce n'est pas ce qui s'est passé dans mon cas, mais aussi dans le cas d'autres personnes. On fait alors partie d'une sorte de « cercle » et tout se brise en nous, littéralement. C'est semblable à mes yeux au passage d'un tsunami qui détruit tout, qui ne laisse rien sur son passage. C'est aussi semblable à une demeure qui brûle, ne gardant que des murs de couleurs noirs, seule et unique trace des vestiges de ce qu'il y avait « avant ».
Cherchant toujours une certaine sécurité dans les bras de Dante, je relâche la pression de mon étreinte pour rester tout simplement contre lui, sans le serrer comme auparavant. Mes larmes se tarissent alors que je recommence à regarder autour de nous. Des cris sont toujours perceptibles, un certain chaos règne aux urgences, et cela ne risque pas de s'atténuer dans les prochaines heures. Mon regard se pose sur de nombreuses personnes qui souffrent, certains ne semblent pas blesser, alors que d'autres ont leurs habits couverts de sang. Une de mes mains se porte sur mon visage alors que l'horreur règne, puis soudain, j'entends SA voix. Mon cœur s'emballe, j'ai la sensation que c'est irréel, puis je me retourne et je le vois. Mon regard croise le sien alors, qu'inquiet, monsieur Desi Caruso me demande si je suis blessée. Faisant non de la tête et remarquant le sang sur sa blouse, cela ne m'empêche en rien de courir pour le rejoindre, me jetant à son cou, me moquant bien de tâcher mes vêtements. Le sentir si proche me rassure, puis après quelques secondes, moins d'une minute, mon regard se plante dans le sien. Il n'y a pas de mot assez puissant pour dire ce que je ressens alors que je suis dans le creux de ses bras, puis, ravalant difficilement ma salive je lui réponds : « Je vais bien. Je… Je... » J'ai des difficultés à m'exprimer, évidemment. « Vous, vous allez bien ? Vos proches ? » Mon regard est toujours planté dans le sien, alors que je repense à nos échanges par textos, monsieur Desi Caruso a perdu son frère, et à présent, il vit une fusillade, autant dire que je m'inquiète énormément pour lui.

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@DANTE GALEONE @DESi CARUSO

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GNURF GNURF — bla bla bla
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Lun 9 Avr - 23:15 )
Touchée à la jambe, quadriceps très amoché. Voilà le diagnostic final pour Lucy qui, très heureusement, a réussi à esquiver la plupart des balles en prenant la fuite. Malheureusement, perdue dans le mouvement de foule, elle n’a pas été rapide pour échapper à une des dernières qu’elle a entendues raisonner et qui a fait que sa course s’est terminée face contre terre. En dehors de quelques égratignures sur le visage et de cette jambe qui la lance toujours malgré la balle extraite, on peut donc dire qu’elle s’en sort bien. Ouais, elle s’en sort bien, elle est vivante. Alors pourquoi ne peut-elle pas s’empêcher de fixer sa jambe depuis plusieurs longues minutes, à s’inquiéter ? A se demander quand elle pourra recourir et, surtout, SI elle pourra recourir. Pas à la manière du footing hebdomadaire, non, mais bien à celle de son niveau habituel, celle d’une sportive professionnelle. Et Lucy s’en veut d’être aussi ridicule, de rester fixer sur sa petite blessure personnelle alors que des gens soufrent bien plus qu’elle. A côté, une dame s’est pris une balle dans la colonne vertébrale et ne ressent toujours pas de sensation dans aucune de ses jambes, sans aucune certitude que cela puisse revenir. Qui est-elle donc pour s’apitoyer sur son sort alors, qu’en plus, elle ne souhaitait plus jamais reprendre la course jusqu’à il y a encore deux heures de cela ? Mais retirer quelque chose à quelqu’un, rien que la possibilité, et c’est sans doute ce qu’il voudra de nouveau plus que tout. Pour ça, Lucy s’avère terriblement humaine. « Salut. » Elle n’a pas plus de temps pour se perdre dans ses pensées qu’elle voit Stefan débarquer à la porte. Mettre un nom sur son visage, une identité, lui ait toujours aussi difficile que la première fois. Parce que cette identité n’est pas anodine : son beau-frère. L’inconnu du pont est son beau-frère. Une nouvelle qu’elle peine encore à digérer. « C’est une blague ? » Est-ce qu’il se moque d’elle ? L’idée de passer la soirée avec Cécilia et ses parents, sans aucune possibilité de prendre ses jambes à son cou comme la dernière fois lui hérissent les poils. Lors de ce repas qui s’est mal terminé, aucun ne l’a défendu, au sujet de Cat’. Ou bien, peut-être, n’a-t-elle laissé à personne l’occasion de la défendre mais ça, c’est une version qui n’est pas la première dans sa tête. « J’préfère encore passer toute ma nuit ici que d’aller chez vous deux. » Ses relations avec Cécilia sont compliqués quant à Stefan… Et bien, il lui a menti. Si Lucy a de nombreuses qualités, elle a en revanche la fâcheuse tendance à ne pas pardonner facilement. Elle est plutôt du genre à avoir la dent dure mais elle n’est pas la seule puisque Stefan lui refuse ce à quoi elle aspire. De quoi l’agacer et la faire soupirer bruyamment. « Tu sais quoi ? Je vais la signer moi-même cette décharge et je vais me débrouiller pour rentrer à pied ou je ne sais pas quoi ! J’ai pas besoin de toi ! » Sous le coup de la colère, Lucy ouvre en grand la couette qui la recouvre pour découvrir son corps uniquement recouvert de sa blouse d’hôpital avant de se lever d’un coup. Malheureusement, une douleur brutale dans sa jambe se met à la lancer instantanément et, sans pouvoir faire autrement, Lucy se retrouve à s’accrocher à Stefan non loin de son lit. Bon, elle a peut-être besoin de lui c’est vrai et le regard qu’il lui lance semble vouloir appuyer ce fait. « Très bien, très bien ! Mais chez moi. » C’est un point sur lequel elle ne voudra pas diverger et, d’un autre côté, l’idée de lui faire découvrir son monde la met extrêmement mal à l’aise. Parce que son appartement, c’était celui qu’elle partageait avec Cat’ et sa présence est encore partout. Elle ne se sent pas tout à fait de faire entrer un inconnu à l’intérieur mais n’a pas vraiment le choix. Elle souhaite sortir, et au plus vite.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 10 Avr - 2:01 )
La réponse se fait attendre. Erio comprend à travers sa question, qu’elle aussi a une Mila dans son entourage. Il est pourtant convaincu qu’il ne s’agit pas de la même. Naples est grand et ça l’arrange bien de le penser. Le fait est que c’est assez compliqué entre son ancienne amie et lui. Même s’ils se sont adressé la parole lors de la Saint-Valentin, qu’il a joué un jeu dangereux, qu’il a senti qu’il devait lui envoyer un message aujourd’hui pour savoir comment elle se portait, l’inspecteur ne sait pas vraiment où il en est actuellement. En coupant les ponts avec Mila, il pensait que c’était la meilleure chose à faire, ne voyait aucune autre issue. Rancunier, il ne lui avait laissé aucun bénéfice du doute, mais il se rend compte que son contact lui manque, les discussions légères aussi. Elle est l’une des rares personnes à supporter ses humeurs, savoir comment le prendre. « Clarizio. » Ce nom doit peut-être lui parler, mais s’il est connu pour les affaires de son frère, Erio connaît bien plus sa jumelle avec qui il a eu un bon feeling dans le passé. « Merci. » Il lui en est reconnaissant, pour ce qu’elle fait pour lui, pour les messages envoyés à Flora, ainsi que sa maman. Il prendra la relève plus tard, mais sur le moment… Il n’en a juste pas la force. Avoir Lana face à lui, devoir lui tenir tête, c’est déjà assez épuisant. D’autant qu’il sent qu’il ne pourra rivaliser contre la tornade qu’elle devient lorsqu’elle s’inquiète. Et c’est adorable, réellement, mais rageant en même temps, parce qu’elle ne lui donne pas ce qu’il désire. Au contraire, elle lui rappelle que la mort n’est pas passée loin. Erio en a conscience, mais c’est encore compliqué tant tout s’embrouille dans sa tête. Les images, les hurlements, la panique, ses propres craintes et son besoin d’agir, de protéger. C’est ce qui lui a valu cette balle à la côte. Peut-être a-t-il trop bougé. « J’sais pas, j’en sais rien. Nan. » Il laisse sa tête tomber sur le lit, pose sa main sur son front et lâche un soupir, exaspéré de devoir passer sa nuit dans un lieu où le bruit est maître. Pas de repos pour lui, juste une nuit d’observation pour rassurer Lana qu’il ne se passera rien de grave, que sa blessure ne s’aggravera pas, mais ça le frustre. « Mais arrête bordel, arrête de me rappeler ça ! JE SAIS. Je sais ce qui s’est passé, j’étais là, ok ? Et j’sais bien que ça te plaît pas, que tu comprends pas, mais j’ai pas besoin de me morfondre. Relativiser, c’tout c’que j’ai pour le moment, pour pas péter un plomb, tu captes ? » S’il pense au pire, s’il commence à voir des « et si », ou à imaginer qu’il aurait pu être à la place de ces gens, qui ne se réveilleront jamais, Erio sent qu’il pourrait craquer. Ses nerfs sont quasi en train de lâcher, mais il prend sur lui. « Si tu comptes encore me prendre la tête, j’préférerai que tu rentres à l’appart’ et que tu me fiches la paix. » Son ton est sec, mais la colère retombe d’un coup dès lors qu’elle lui demande d’être raisonnable, appuyant avec un regard qui lui fait part de sa détresse. Qu’il soit ici lui est nécessaire, à elle. Sa main se perdant dans ses cheveux termine de l’apaiser. Erio ferme les yeux, saisissant son autre main dans la sienne, dépose un baiser dessus. « Juste une nuit. Demain, j’rentre. » Même si elle n’est pas d’accord. Leur appartement est un lieu où il se sent en sécurité, qu’il a besoin de retrouver. Leurs affaires, les odeurs, puis même Berlioz, cette petite bête qui lui manque presque un petit peu.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 10 Avr - 18:58 )
Mila Clarizio. Alors le monde est bien aussi petit que ça, finalement. Erio compte parmi ses proches quelqu’un qui a compté pour Lana autrefois avant que tout ne se brise il y a plus de trois ans déjà. C’est une nouvelle difficile à digérer pour Lana qui décide de ne pas trop s’attarder pour autant car il y a plus grave à s’occuper. Le temps des questions viendra plus tard. « Dans ce cas-là, confirmes-moi qu’elle va bien dès que tu le sauras s’il te plaît. » Simplement ça. Ca aurait au moins le mérite de conforter ses craintes sans avoir à faire le premier pas vers elle, à abaisser sa fierté pour tenter de la contacter. Lana sait bien qu’elle est ridicule, qu’elle devrait apprendre à tourner la page et, même si elle semble sur la bonne voie pour le faire, ça lui semble encore compliqué à l’heure d’aujourd’hui. Elle a de toute façon bien d’autres chats à fouetter quand elle se prend en pleine face les angoisses de son colocataire. Trop préoccupée par sa propre peur, son besoin de le voir se soigner et de prendre les choses avec sérieux, Lana ne s’est même pas rendu compte qu’Erio cherchait lui aussi à se protéger en adoptant cette attitude désinvolte. Le regard fuyant un instant vers le bas, elle se décide quand même à le regarder à nouveau dans les yeux, pour bien lui faire passer la sincérité de ses paroles. « Excuses-moi. J’voulais pas…. Je comprends. » Loin d’elle l’idée de le forcer à repenser tout ça, à revivre le drame… C’est comme ci Erio avait tenté de faire la même chose avec elle au sujet de son kidnapping : nul doute qu’elle aurait certainement péter un câble elle aussi. Tout ce qu’elle souhaitait quand ça lui ait arrivé, c’était oublié, tourner la page. Elle sait à présent que c’est plus difficile que ça en a l’air, qu’Erio aura certainement besoin d’en discuter à un moment mais elle sait aussi que cela a besoin de venir de lui et pas d’un autre. C’est trop frais et sans doute trop horrible dans sa tête pour avoir besoin de chasser tout ça de sa tête alors Lana ne se sent pas de rajouter quoi que ce soit. Elle est en revanche ravie de le voir baisser les armes et accepter de rester là alors qu’il n’a qu’une envie : partir loin d’ici. Elle sait qu’il fait cet effort pour ses angoisses à elle et elle ne peut qu’être touché de son geste. « Je préparerais ta décharge demain à la première heure. Promis. » Et en attendant, elle se débrouillera pour avoir plus d’infos sur sa santé quand il dormira. « Merci. » Son murmure s’accompagne d’un léger baiser sur la joue alors qu’elle continue machinalement à caresser ses cheveux. Inconsciemment, elle a besoin de ce contact pour se rassurer sur sa présence, sur le fait qu’il est toujours là, avec elle. « Et en attendant, je te lâche pas. Je me ferais toute petite c’est promis. » Il n’est plus question pour elle de revenir à la charge sur son état qu’elle juge encore préoccupant tant qu’elle n’aura pas vu quelqu’un du monde médical pour la rassurer. Elle a besoin de savoir exactement de quoi il en retourne. « Quant à toi, tu devrais dormir, ok ? T’as besoin de repos pour guérir et que je t’engueule à nouveau à propos de tes chaussettes sales. » Un sourire passe un instant sur son visage, à l’idée de retrouver leurs habitudes, les vraies… Tout est terriblement compliqué entre eux depuis le retour d’Erio à l’appartement mais ce qui s’est passé ce soir semble avoir remis les choses en place quelque part. En tout cas, pour Lana. La peur de l’avoir perdu, la joie de l’avoir retrouvé l’amène à vouloir plus de sérénité entre eux.


Erio & Lana


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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mer 11 Avr - 0:00 )
« C’est une option. » La réponse est toute faite, mais il se devait de lui faire la proposition. Si Cecilia l’accompagnait, sans doute lui pincerait-elle le bras en le réprimandant d’un regard pour lui indiquer son mécontentement. Avoir Lucy chez eux, une nuit entière, serait une torture, plus parce qu’elle craindrait que son séjour dure dans le temps. Et en même temps, peut-être apprécierait-elle d’avoir le pouvoir sur sa frangine à la tête brûlée pour quelques nuits. Peu importe sa réaction, sa fiancée n’aura pas la chance de souffler des horreurs à la cadette qui a besoin de se reposer et l’endroit qui lui semble le plus approprié est son cocon personnel, dans lequel il compte s’imposer sans lui laisser d’autre choix. « Luce, ce n’est qu’une option. Je te fais part de ce qui est envisageable. C’est nettement mieux que de terminer ta nuit dans ma voiture. » Où il fait encore un peu frais, en pleine nuit et où le confort est quasi inexistant pour dormir, même s’il s’en est longtemps contenté. Contrairement à certains qui ne peuvent se passer du luxe, lui vit simplement, n’arrive pas à changer son mode de vie qui lui convient, bien qu’il ait fait des efforts afin que Cecilia ne soit pas malheureuse. Depuis leur retour sur Naples, pourtant, il a l’impression que tout lui échappe. Peut-être parce qu’elle a des relations, que Naples est sa ville natale et qu’elle se sent comme chez elle, au point de prendre des décisions pour deux. Comme cet appartement qu’ils partagent, près des résidences friquées, bien loin du quartier Spagnoli qu’il aime tant pour toutes ses couleurs, sa convivialité qu’il dégage. Il s’en contente, se dit que de toute manière, ils ne resteront pas dans les environs indéfiniment. C’est l’histoire de quelques mois, rien de grave. « Lucy. » Son ton est ferme, montre qu’il souhaite qu’elle l’écoute, mais Lucy n’en fait qu’à sa tête, se redresse d’un coup, si bien que son corps ne suit pas sa tête. Sa jambe semble lui faire encore mal ; pas étonnant avec la balle reçue. Cette plaie refermée, mais qui l’inquiète tout de même beaucoup. Ses mains s’accrochent à ses bras, réflexe automatique en la sentant déséquilibrée, ses doigts se resserrent sur sa peau, puis glissent quelques centimètres plus haut, une fois la surprise passée. « Tu joues ta tête brûlée, mais tu ne te rends pas compte que tu peux aggraver les choses avec ton comportement. » dit-il, sèchement, en l’aidant à s’asseoir sur le lit. Il se place sur le bord de celui-ci, puis saisit sa jambe, appuie son pied sur son torse. « Au lieu d’être sur la défensive et de me considérer comme ton ennemi, tu devrais plutôt te rappeler que je suis là pour toi. » Massant sa cheville, Stefan remonte le long de sa jambe, jusqu’à la blessure, espérant qu’elle se détende. « J’ai seulement commencé à comprendre qui tu étais quand tu m’as donné la deuxième lettre de ton prénom. Si je t’avais donné mon identité, tu aurais pris tes distances. C’était plus simple que tu me voies comme un inconnu, que comme le fiancé de ta sœur. De plus, je te signale tout de même que tu préférais me nommer « l’inconnu du pont ». Je n’ai fait que te donner ce que tu voulais. » Une entourloupe, en soi. Ca l’arrangeait bien de se baser là-dessus pour garder sous silence son identité. C’était bien plus simple d’en apprendre davantage à son sujet. Là, elle a vu un aperçu de ce qu’il était réellement, sans a priori et c’est ce qu’il recherchait. « C’était vraiment sympa. Tu continuerais à le penser, si tu n’avais pas découvert le pot aux roses… » A ses yeux, rien ne change. Approchant son visage du sien, pour lui faire une confidence, il murmure : « Alors arrête de te comporter comme la gamine capricieuse que me décrit ta sœur et montre-moi plutôt la Lucy sympa que j’ai découvert il y a peu. » Et bon sang qu’il a beaucoup aimé cette nana.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mer 11 Avr - 0:28 )
« Ouais… Ok. » Les questions fusent dans sa tête. Erio aimerait savoir comment elles se connaissent, si elles sont proches et ne peut s’empêcher de se dire que si le monde est petit, durant les années où il a côtoyé Mila, il n’a jamais entendu parler de Lana. Ou peut-être que si, mais si tel est le cas, il n’y a jamais fait très attention. Et peut-être est-ce mieux comme ça. Les amis de Mila, il n’y touchait pas, bien qu’il en avait très envie. C’était jouer avec l’interdit, devoir cacher une faute commise, mais il s’est toujours tenu et ignore encore comment il a pu faire pour ne pas draguer ses copines. Lana n’aurait pas fait exception à la règle. Tout ça pour garder une bonne entente entre le groupe, ne pas se casser la gueule en amitié, alors que son petit groupe était tout ce qu’il avait de plus cher. Erio est curieux, mais la colère ainsi que la fatigue prennent le dessus sur le reste, tandis que sa colocataire s’excuse. Il sait que ce n’est pas contre lui, qu’elle n’a pas mauvaise intention et se sent coupable d’avoir haussé le ton, alors qu’elle s’inquiète juste pour lui. C’est sa manière de gérer la situation, quand celle d’Erio est l’opposé, comme leur habitude. La tête posée à plat sur le lit, Erio ramène son téléphone portable près de son visage, recevant un message de leur amie en commun à laquelle il répond quasi aussitôt. « T’as intérêt. J’veux pas rester ici, autour de tous ces gens. Peu importe ce que les médecins diront, j’resterai pas là, t’entends ? » Il lui tend son téléphone portable à ranger dans la poche de sa veste, puis ferme les yeux, sentant l’épuisement venir. Son corps ne supporte plus rien, souhaite juste se reposer, même s’il tente de combattre encore un peu, pour déposer un baiser sur la paume de sa main qu’il garde dans la sienne. « Elle va bien. » dit-il, concernant Mila. Dernière parole qu’il lui soufflera pour la nuit.

Erio & Lana quitte le sujet commun


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Jeu 12 Avr - 13:41 )
Stefan semble être aussi tête de mule qu’elle ne peut l’être elle-même, ce qui n’annonce rien de bon dans cette situation. Lucy s’en veut d’avoir contacté sa sœur, d’avoir eu ce besoin de réconfort familial car, sans ça, Stefan ne serait jamais venu ici. Elle a la rancune tenace, ne lui pardonne pas d’avoir caché la vérité sur son identité qui aurait certainement tout changer à la soirée qu’ils ont passés ensemble. Et, quelque part aussi, elle lui en veut d’être là, lui, et pas sa sœur. Pourquoi Cécilia n’a-t-elle pas fait le déplacement elle-même ? La question lui brûle la gorge mais, trop craintive de ce qu’elle pourrait avoir comme réponse, Lucy préfère la taire et passer sa frustration sur un homme qui n’a rien demander, si ce n’est lui donner un coup de main. Elle sait que son comportement est assez injuste envers lui, au fond, mais c’est plus fort qu’elle. Lucy n’a jamais prétendu être quelqu’un de parfait. « Et pourquoi ce serait toi qui déterminerait ce qui est envisageable de ce qui ne l’est pas, d’abord ? C’est ma santé je te signale. » Et, frustrée, elle serait prête à faire n’importe quoi avec au point de se lever brusquement, sans aucune précaution. La douleur violente qu’elle sent lui traverser la jambe lui coupe les jambes sur place alors qu’elle s’accroche à Stefan, ne rejetant pas son aide pour parvenir à s’assoir. Alors c’est ça qui l’attend dans les prochains jours ? Une douleur à s’en tordre le ventre quand elle pose le pied à terre ? Comment pourra-t-elle bien faire pour courir, après ça ? Elle est fichue, totalement fichue. Abattue à l’intérieur, en proie aux doutes, elle tente cependant de ne rien en montrer à Stefan. « Oh ça va les sermons hein. J’ai déjà mon père et ta future femme pour ça. » Petite pique appuyée d’un sourire mauvais mais la jeune femme est bien obligée de se calmer un petit peu en le voyant aux petits soins pour elle. Tentant de se détendre sous ses mains qui s’avèrent plutôt expertes, la jeune femme se recrispe aussitôt en l’entendant parler de la dernière fois, n’appréciant pas ses propos. Un peu plus, et ce serait entièrement sa faute tout ça. « Bien sûr, comme c’est pratique. Comme si ça ne t’avait pas du tout arrangé que je ne veuille pas savoir ton identité ! Tu ne te doutais absolument pas que, sachant toi qui tu étais, ma demande de ce soir-là ne rentrait plus en compte ! » Stefan n’est pas n’importe quel étranger mais bel et bien le futur mari de sa sœur. Sœur avec qui les relations n’ont jamais été au beau fixe mais qui se sont détériorées énormément ces dernières années avec les choix de vie de Lucy – comprenez sa sexualité – et l’éloignement de Cécilia. On ne parle quand même pas là d’un minuscule petit détail. « Ah oui non mais c’est clair, c’était vraiment sympa ! Jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais le dindon de la farce dans cette histoire. » C’est ça qui blesse le plus sa fierté au fond : le fait d’avoir été dupé, de ne pas avoir vu les choses venir. Et, en même temps, comment aurait-elle pu ? Il y avait une chance sur un million pour qu’il soit la personne qu’il est. En plus, il faut bien le dire, elle ne l’imaginait pas du tout comme ça et ça la trouble. Il est au fond assez loin du type d’homme qu’il est facile de détester. « Ah parce que ma sœur t’a dit que j’étais capricieuse, maintenant ? Première nouvelle. » De rage, un peu mal à l’aise aussi du fait qu’il se soit tant rapprocher d’elle, Lucy détourne le regard avant de croiser ses bras sur sa poitrine. « Et elle est où, ma sœur si merveilleuse hein ? » Elle ne peut pas retenir sa question plus longtemps. Après tout, c’est lui qui l’a ramené sur le tapis.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Ven 13 Avr - 1:57 )
« Parce que je suis nettement plus objectif que tu ne peux l’être à l’instant T. T’es trop fière pour l’admettre, mais tu sais que j’ai raison. » Il le prend pour lui. Il sent que si elle refuse son aide, c’est à cause du lien qu’il a avec sa sœur, de son mensonge par omission aussi, mais il n’est pas du genre à abandonner, baisser les bras. Alors quand bien même elle s’obstine à vouloir prendre en main la situation avec ses propres règles, Stefan décide qu’il doit en être autrement, tente de faire preuve de patience. C’est sa santé, mais elle ne mérite pas de tout ficher en l’air et de se mettre inutilement en danger. Les choses pourraient s’aggraver. Lucy n’en a peut-être pas conscience, mais il y a des gens qui se font du mouron pour elle. Ce n’est peut-être pas le cas de Cecilia, ou alors, elle le cache très bien, mais c’est son cas à lui qui se prend une réflexion à laquelle il répond sèchement : « Si tu m’aidais un petit peu, je n’aurais pas besoin de t’en faire, mais t’es tellement déraisonnable que je ne peux juste pas faire autrement ! » C’est bienveillant, pas pour l’enfoncer plus, mais ça, probablement qu’elle n’en a pas conscience, trop focalisée sur la complexité de leur relation. Ca n’a rien à voir avec les sermons de sa famille. Ceux-là sont mauvais, sont sous forme de critiques. Cecilia se montre horrible, au point de ne plus savoir se contrôler lorsqu’elle s’adresse à sa petite sœur. Elle est intelligente, a conscience du mal qu’elle peut faire, mais elle continue de la blesser, certaine que tout ce qu’elle dira passera crème grâce à un père qui dit Amen à toutes ses pensées exprimées à voix haute. Et ça le gonfle, sérieusement. « Je viens de te le dire. Si tu avais su qui j’étais, tu ne m’aurais pas adressé la parole, tu aurais pris tes distances et tu m’aurais fait une scène comme tu m’en fais une maintenant, à me juger sur ma relation avec ta frangine. » Et il en mettrait sa main à couper que ça ne se serait pas passé aussi bien entre eux. Là, il a senti le courant passer. Il y a eu une sorte d’alchimie, laquelle l’a lui-même surpris. Le fait est qu’il ne s’attendait pas à sympathiser avec une gamine aux airs de princesse, mais ce n’est absolument pas ce qu’elle dégage. « Donc oui, ça m’a arrangé de ne pas te l’avouer. Et pourquoi j’aurais agi différemment ? Ce soir-là, tu ne m’as pas vu comme le fiancé de Cecilia, tu m’as vu comme l’inconnu du pont. Et je pense même que t’as bien accroché. » Ca s’est senti. Lui aussi. Il ne peut pas dire qu’il a détesté cette rencontre, au contraire. Si c’était à refaire, il agirait exactement de la même manière. Peu importe que ce soit ou non la bonne méthode à adopter, c’est celle qui lui semblait être la plus judicieuse. Encore aujourd’hui. « Je n’ai pas voulu te piéger délibérément ou pour t’humilier. » Et peut-être qu’elle se fiche de le savoir, mais il le dit quand même. Ca a son importance. Il n’a pas fait exprès de la croiser pour mieux la mettre dans sa poche. Il aurait cependant apprécié pouvoir lui en parler avant qu’ils ne se croisent à un repas de famille, mais ça ne l’inquiétait pas tant que ça au début, parce que ce rassemblement n’était pas supposé se dérouler de cette manière. Elle n’était pas censée être présente. « Tu sais ce qui t’agace le plus ? C’est qu’en fait, entre nous, le feeling est passé, mais t’es tellement furax contre ta sœur que t’as juste pas envie de me donner une chance. C’est tellement plus simple de détester le mec de ta frangine, de le mettre dans une case bien rangée de type avec qui ne pas sympathiser. » Stefan est convaincu que ça peut bien se passer, autant que ça peut clasher. Elle a un caractère de feu et lui n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, bien qu’il soit de bonne composition avec sa fiancée. « Ca t’étonne ? Vous vous entendez tellement bien aussi. » dit-il, ironiquement. Le regard baissé sur sa jambe qu’il continue de masser, il ajoute : « Avec tes parents. Comment ça se fait que vous vous détestez à ce point ? » Il ne comprend pas. Il a beau interroger Cecilia sur Lucy, celle-ci ne semble pas vouloir saisir où il souhaite en venir, alors ça lui échappe totalement.
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