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- { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Dim 15 Avr 2018 - 15:19 )
Bien sûr qu’il a raison et bien entendu qu’elle est trop fière pour l’admettre. Impulsive, Lucy pourrait très bien prendre des décisions à l’encontre de sa santé simplement pour prouver qu’elle a raison. Pour le coup, elle choisit de battre en retraite en n’opposant rien à sa remarque bien que l’idée de le faire lui brûle la langue. Elle n’a pas pour habitude de baisser la tête, de se laisser dicter sa conduite. Etouffée pendant toute son enfance par une atmosphère familiale pesante et destructrice, Lucy sait trop souvent laisser faire par le passé pour accepter de ne pas être maître de ses choix à présent. Mais ce soir, Stefan marque un point : elle est déraisonnable. L’idée de s’abîmer un peu plus la jambe est loin de la ravir. Elle en a besoin car ses jambes, jusqu’ici, ça a toujours été toute sa vie. C’est elle qui lui ont permis de s’échapper du carcan familial, elles encore qui l’ont permis de s’épanouir professionnellement, de trouver l’amour… Et si elle a décidé volontairement de les mettre de côté, d’oublier le don qu’elles lui ont donné en arrêtant la course, l’idée que le destin la prive de cette possibilité la met terriblement en colère. Colère qu’elle s’empresse de passer sur le fiancé de sa sœur. « Je me suis assise, j’ai accepté que tu m’accompagnes chez moi alors je fais des efforts, ok ! Donc tu peux remballer tes leçons de morale à la noix ! » Lucy reste terriblement sur la défensive et, très vite, la raison à cela est remise sur la table. Jusqu’à aujourd’hui, elle et Stefan n’ont pas pu s’expliquer sur cette soirée agréable passée ensemble mais qui était basée sur un mensonge. Mensonge qui a plus que du mal à passer. « Excuse-moi, mais c’est difficile de ne pas te juger sur ce que tu partages avec… Cécilia. » Vampirella. Le serpent. Lucy a bien d’autres noms pour désigner sa grande sœur autre que son prénom. Ce soir, en tout cas, elle se refuse à la dénommer « frangine » comme peut le faire Stefan. Car une frangine se précipite au chevet de sa sœur blessée, généralement. « Ah ! Enfin, tu avoues ! Ca t’a arrangé et ça n’a rien avoir avec mon envie de ne pas savoir qui tu étais, un point c’est tout. Et pourquoi tu aurais agi différemment ? Sérieusement, tu me poses la question ? Euh, je sais pas moi… Par honnêteté ? » C’est une valeur qui compte beaucoup aux yeux de la jeune femme. Elle convient que la situation de Stefan n’était pas des plus simples, c’est certain, mais elle aurait préféré ne pas être dupée. « J’ai peut-être bien accrochée, comme tu dis, mais ce qui se base sur un mensonge ne vaut strictement rien. C’est tout. » Implacable et très agacée, Lucy s’apprête une nouvelle fois à lui lancer une de ses punchlines en plein visage quand sa petite phrase remplie de sincérité lui cloue un instant le bec. Il n’a pas voulu la piéger ou l’humilier. Deux choses à laquelle elle est loin d’être habituée dans sa famille, au point de la faire hésiter un instant mais le petit discours sur lequel il enchaîne bien vite la remet sur les rails. « Et bien voilà, tu as bien résumé. C’est plus facile de pouvoir te détester. » Elle ne nie pas la chose et persiste et signe : le lien qu’il y a entre lui et sa sœur rompt tout espoir qu’ils s’entendent bien à l’avenir. Les années passant, Lucy a fini par comprendre qu’il valait mieux qu’elle se tienne éloigné de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à sa grande sœur. Grande sœur terriblement absente aujourd’hui et dont la raison de sa non-présence ne lui vient toujours pas aux oreilles, malgré sa demande. Au lieu de quoi, Lucy se retrouve avec une autre question qui la rend mal à l’aise. « Et en quoi ça te regarde ? Ce sont des histoires de famille ça. » Famille à laquelle il fera bientôt partie, malgré elle. « Je ne sais pas moi, peut-être parce que je n’ai jamais été à la hauteur du premier jet. » Ne peut-elle pourtant pas s’empêcher de rajouter, alors que sa voix s’éraille sur la fin de sa phrase. Le fait est que, malgré elle, il y a toujours eu une compétition sourde entre les deux sœurs. Lucy n’était qu’une gamine prête à grandir, à faire des bêtises, mais son père ne cesse de la comparer à Cécilia depuis son plus jeune âge… Et la comparaison n’est pas évidente. « Bon, est-ce qu’on peut y aller maintenant ? » Récupérant soudainement sa jambe, Lucy la recroqueville contre elle avec l’autre, passant ses bras autour comme un soudain besoin de mettre une barrière entre Stefan et elle.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Sam 21 Avr 2018 - 16:40 )



Mini Intrigue : Hôpital
Ouvert





Se plonger dans le travail pour oublier, tel avait toujours été le credo de Desi. A la mort de son épouse, passé le choc immédiat, il avait décidé de s’enfermer dans ce monde en blouse blanche qu’il connaissait bien, mais aussi d’endosser de plus en plus de responsabilités dans ces activités associatives, l’obligeant à sortir, à rencontrer d’autres personnes … A défaut d’avoir une réelle vie sociale par lui-même, il en avait une par procuration, en quelque sorte. En se rendant utile, en aidant des personnes, en se battant pour ses convictions chevillées au corps, le gynécologue avait une raison de vivre, finalement. Cela lui paraissait suffisant. Il avait survécu ainsi pendant plus de deux ans … Et puis Giovanni était décédé. Et l’enfer avait à nouveau tapé à sa porte, rappelant sa mélancolie douloureuse qui lui enserrait le cœur, broyant son myocarde de sa main gantée de fer et insupportable. A la mort d’Angela, il était resté coi, terrassé, inhumainement froid, car il s’était retrouvé tout simplement incapable de penser. Au décès de son frère, il avait tout simplement ressenti une asphyxie terrible, comme si sa gorge le brûlait de n’avoir rien pu faire, une fois encore, contre ce destin qui le rongeait.

Certes, rester chez Giuseppe lui avait apporté un réel réconfort. Et l’avait empêché de perpétrer une idiotie, probablement. Peut-être qu’il lui faudrait songer à consulter … Mais les médecins étaient de mauvais patients, Desi le premier. Alors il faisait avec les moyens du bord, abusant de la gentillesse de son frère, du cocon protecteur familial, pour éviter de regarder la vérité en face et admettre qu’il allait mal. Sottises : ils étaient tous terrassés. Chacun d’eux gérait à sa façon. Mia avait préféré prendre un peu de temps seule, Giuseppe et Desi s’étaient serrés les coudes et Amalia … En fait, pour savoir ce qu’elle traversait, le trentenaire avait conscience qu’il fallait lui tendre la main, tout en lui offrant tout l’espace nécessaire. Ce genre de perte, on en ressortait jamais indemne. Hélas, seul le temps pouvait refermer la plaie béante. Quant à la guérir … Avec le temps, elle retrouverait les couleurs dans le ciel et l’odeur du printemps. Mais pour le moment, le noir et la flagrance d’un corps perdu serait son quotidien. L’obstétricien en avait l’intime connaissance. A vrai dire, il n’avait pas encore retrouvé toutes les nuances de la vie. Quelques-unes, cependant, lui apparaissaient plus brillantes que d’autres. Il y avait sa famille, évidemment, sa meilleure amie … Et tous ceux qui gravitaient autour de lui, rencontres brèves ou longues. Parmi ces personnes, une ressortait, pour lui avoir redonné l’espoir d’obtenir un ultime cadeau à la mémoire de son épouse. Barbara Rosa avait accepté de terminer son ultime ouvrage, et leur soirée ensemble demeurait un souvenir d’une réelle douceur, au milieu de la grisaille des jours qui avaient suivi.


De tout ce qui pouvait se passer à cet instant précis, Desi n’aurait jamais imaginé le mouvement de Barbara. Il avait l’habitude de voir des parents ou des partenaires inquiets se précipiter sur lui pour prendre des nouvelles d’une de ses patientes, ou bien le serrer dans ses bras quand il annonçait qu’une opération s’était bien passée. Il était difficile d’empêcher ce genre de débordements d’émotions, ce trop-plein de soulagement qui ne demandait qu’à sortir … Ou parfois, à se reposer sur quelqu’un quand la tristesse se faisait trop dure à supporter, dans les cas où son annonce revêtait des tonalités plus sombres. Avec le temps, le chirurgien avait appris à gérer ce genre de cas. Il se contentait de rester coi ou de tapoter gentiment l’épaule ou le dos de la personne l’emprisonnant, de lui offrir des paroles habituelles de réconfort ou d’encouragement, tout en gardant cette distance affable qui sied à un professionnel, cette manière douce d’être là sans s’imposer, sans trop s’impliquer émotionnellement. De toutes les spécialités hospitalières, le Caruso considérait qu’après la pédiatrie, le service d’obstétrique était l’un des plus difficile, émotionnellement parlant. On pensait à sa femme, ses amies, sa mère, quand on annonçait des nouvelles douloureuses, à ses propres projets, en constatant une fausse couche … La plupart des médecins devaient prononcer des diagnostics terribles, un jour ou l’autre. Lui contrôlait l’avenir, la descendance, ce qui touchait presque à la transcendance de l’espère humaine : ce pouvait être vertigineux.

Pourtant, il ne sut que faire quand Barbara se jeta dans ses bras, trop choqué pour réagir. Parce qu’elle n’était pas une patiente, pas sa sœur ni sa mère, pas sa meilleure amie. Elle était … Qu’était-elle pour lui, finalement ? Une partenaire pour un projet qui lui tenait à cœur ? Une quasi inconnue qui l’avait touché par son histoire semblable à la sienne et en même temps si différente, qui avait su faire naître en lui une réelle gratitude, à s’inquiéter pour son bien-être après le décès de Giovanni, alors qu’au fond, s’en tenir aux paroles traditionnelles de condoléances était de mise, au vu de leur connaissance mutuelle. Et voilà qu’une fois encore, elle paraissait mettre son existence au centre de la sienne. Il avait compris, au moins, qu’il s’agissait d’une personne ayant véritablement le cœur sur la main, un de ces individus si rares, car réellement gentils. Etait-ce de cela qu’il s’agissait ? Il n’arrivait pas à trouver une autre explication, car celles qui effleuraient son esprit embrouillé lui semblaient trop extravagantes. Pis, son cerveau demeurait figé, incapable de penser, alors que ce corps chaud se blottissait par surprise contre lui, et qu’il en sentait les formes contre son torse, ce qui acheva de court-circuiter ses neurones, un léger rougissement prenant ses joues. Maladroitement, il tenta de se dégager, conscient aussi qu’ils attiraient l’attention, mais n’y parvenant pas, finit par tapoter maladroitement dans le dos de la jeune femme, avant de jeter tout à trac :

« … Vous allez vous tâcher, je n’ai pas eu le temps de changer ma blouse. »

C’était la seule chose à laquelle il avait réussi à penser, qu’il était parvenu à articuler, et il s’agissait d’une atroce banalité. C’était que le Caruso n’était pas habitué à de tels débordements, et que sa timidité d’adolescent ressurgissait toujours dans ces moments-là. Quand il savait ne pas être la cause des émotions de quelqu’un, quand il aidait, c’était totalement différent. Là …. Ce n’était pas le cas. Et objectivement, ça le perturbait terriblement. Suffisamment en tout cas pour qu’il oublie de répondre à la question de Barbara, avant de s’en souvenir brusquement.

« Ma sœur et ma meilleure amie vont bien, oui. Je n’ai pas de nouvelles de mon grand-frère, mais à cette heure-ci … Il était sans doute chez lui. Sa femme aussi, je pense. »

Il devait le penser, le croire, pour ne pas sentir l’anxiété le gagner. Quelques jours à peine après Giovanni, perdre à nouveau un membre de sa famille lui aurait valu un aller simple pour l’asile psychiatrique.

« Et vous ? Je … vous étiez sur place ? C’est pour ça que vous êtes là ? Je peux demander à des psychologues de venir ! »
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@Barbara Rosa
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Dante GaleoneLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Dim 22 Avr 2018 - 15:55 )
« Je n’ai rien. » Physiquement parlant, Dante se porte bien, mais moralement, c’est la panique, comme tous ces gens autour, d’autant qu’il n’a pas encore eu de nouvelles de sa meilleure amie. Comme si cette dernière l’avait entendu, elle se retrouve rapidement dans ses bras, sans qu’il n’ait eu le temps de se rendre compte qu’elle se précipitait vers lui, ni même l’avoir entendu auparavant. Ses larmes roulent sur ses joues et aussitôt, l’homme dépose un baiser sur sa tempe, caressant son dos avec tendresse pour l’apaiser, s’assurer sur son visage qu’il n’y a rien, qu’elle n’est touchée de nulle part. Elle bouge, mais est terrorisée et c’est compréhensible après un tel événement. « J’ai essayé de t’appeler. » lui murmure-t-il, soulagé qu’elle ne soit pas blessée. Leur étreinte devient plus forte, puis il sent les bras de Barbara se desserrer dès lors qu’un homme les interrompt. Quelqu’un qu’il ne connait pas, dont le visage ne lui dit rien. Il n’a aucun doute sur une chose : il ne s’agit pas de Francesco. C’est un médecin qui semble la connaître, mais quel lien les unit tous les deux ? L’homme s’interroge, fait même un pas vers sa meilleure amie pour finalement les interrompre tous les deux. « Tu as l’air d’être entre de bonnes mains. Je suis soulagé que ça aille. » dit-il, en l’observant de haut en bas, pour bien s’assurer qu’elle n’ait rien. Il dépose un baiser sur sa tempe, puis reprend dans un murmure : « Je vais continuer à prendre des nouvelles de mes proches. On s’appelle tout à l’heure. Si tu veux dormir à la maison, je viendrai te chercher. » Il ne tient pas à ce qu’elle soit seule, bien qu’il se demande un instant si elle le sera réellement. Ce type avec qui elle parle semble lui tenir compagnie et forcément, il sautera sur une prochaine occasion pour l’interroger à ce sujet. Après un dernier baiser sur sa tempe, Dante s’efface, s’éloigne, quittant l’hôpital pour tenter de joindre ceux qui n’ont pas encore répondu à ses messages.

@Nina Desmonte, @Barbara Rosa, @Desi Caruso


Je sens quelque chose qui ne se dit pas, dont j’ignore la cause. C’est dans tes sourires, un je-ne-sais-quoi qui s’arrête au bord du désir. Quelle est cette voix, qui nous entraîne à renoncer sans regarder l’un vers l’autre ? Si c’est un choix, il faut qu’on s’aime, sans se lasser pour se garder l’un et l’autre. L’un près de l’autre.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Lun 23 Avr 2018 - 0:43 )
« Eh bien essaie de faire des efforts ! Je ne sais pas, essaie de te ressasser notre petite soirée sympa, de repenser au type avec qui tu as partagé un bon moment et en prime, une discussion sympa. Est-ce que j’avais l’air d’être l’horrible personnage que tu t’es imaginé ? » Sincèrement ? Parce qu’il pourrait mettre sa main à couper, l’affirmer, que ce qui s’est passé ce jour-là était tellement bien qu’elle n’aurait pas dit non pour une prolongation. Ca tombe bien, c’est la même pour lui. Ca ne l’aurait pas dérangé, même si par moment, il trouvait certains moments un peu étranges. Il ne saurait dire exactement pourquoi, ni ce qui se passait, mais ça lui semblait presque hors du temps, impossible à contrôler. « C’est pas vrai. C’est vraiment un dialogue de sourd, avec toi. Je viens de te dire que si tu l’avais su, tu te serais refermée comme une huitre, tu aurais été sur la défensive. Alors très certainement, ce n’était peut-être pas la bonne solution, mais au moins, j’ai pu te montrer une petite partie de ce que je suis. Et c’est le jugement que tu t’es fait sur ma personne, ce soir-là, qui m’intéresse. » Et qui est finalement proche de la réalité. Là, elle est focalisée sur sa sœur Cecilia, sur la rancœur qu’elle semble lui tenir et il ne peut que comprendre quand il ne la voit pas l’écouter, alors qu’il s’agit de la santé de Lucy. « J’ai seulement omis, volontairement, de te dire que j’étais le fiancé de ta sœur et toi, tu en fais une montagne, comme si c’était la pire des catastrophes ! » C’est une trahison, il a saisi et il aimerait vraiment rattraper le coup, qu’elle lui donne une nouvelle chance, parce qu’il est convaincu qu’ils pourraient faire bien plus que bien s’entendre. « Je suis désolé, Luce. Je suis désolé, tu m’entends ? Désolé que tu te sentes trahie. Désolé que tu me prennes pour un menteur. Mais je crois sincèrement que si tu avais su, la soirée aurait été écourtée. Tu ne m’aurais pas parlé, ou encore montrer ton tatouage. Tu n’aurais pas dansé avec moi. Tu ne m’aurais pas adressé un seul mot de plus, tout simplement. Est-ce que j’ai tort de le penser ? » A en voir sa réaction, il est presque convaincu d’être sur la bonne voie. C’est plus facile de le détester, voilà tout. Stefan souffle, agacé de voir la situation s’envenimer, plutôt que de s’améliorer et il ne sait plus comment s’y prendre. Laisser du temps ? Renchérir serait inutile. Ce serait rabâcher ce qu’il vient déjà de lui affirmer. Cependant, si elle se montre encore une fois sur la défensive, Lucy le surprend avec une confidence qu’il n’attendait pas. Son visage se radoucit, alors qu’il la comprend. Il n’a pas été à la hauteur non plus de son père, toujours en-dessous, alors… Oui, il comprend ce qu’elle peut ressentir. Le cœur serré, Stefan se lève lorsqu’elle lui propose de s’en aller et observe autour de lui pour récupérer les affaires de Lucy qu’il lui tend. « T’as l’air d’être une chouette fille. » dit-il, avec sincérité. « Tu t’habilles. Je t’attends dans le couloir. » Et il ne compte pas l’aider à sortir de cette pièce. Parfois, il faut savoir prendre sur soi, se débrouiller au moins un peu. Aussi pour se rendre compte qu’on a besoin des autres.
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Majbritt Bergman10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 1 Mai 2018 - 18:43 )
Je n'ai rien, je n'étais pas présente sur les lieux du drame, pourtant, je ressens cette anxiété des proches, je ressens leurs peines, leurs souffrances, leurs inquiétudes. Certains d'entre eux ont perdu un être cher, je ne peux que comprendre, je ne peux que me mettre à leur place. Henri et Théodore ne sont pas décédés de la même façon, seulement, ce qui s'est produit a éveillé la peur et la peine ainsi que la douleur que j'ai ressenti lors de l'annonce de leurs décès. Je me sens toucher, bien qu'heureusement, je n'ai rien. Savoir Dante sans la moindre égratignure me rassure. Le perdre serait bien trop terrible, bien trop difficile. Je tiens si fort à lui que je n'aurais pas tenu. Cela aurait été la goutte de trop, mais heureusement, grâce à Dieu, il n'a rien. Il y a également Desi. Cet homme que j'ai rencontré il y a plusieurs semaines. Cet homme qui me perturbe, cet homme qui me chamboule. Sans réfléchir, je me suis jetée dans ses bras, heureuse de savoir que lui aussi va bien. Certes, nous nous connaissons depuis peu, mais je me suis attachée à lui. Peut-être est-ce à cause de notre vécu similaire ? Le fait est que je me suis jetée dans ses bras, puis je pense à ce roman que je dois terminer, le roman de son épouse décédée. Je voulais le sentir tout contre moi, je voulais être rassuré, je voulais être sûr qu'il n'avait rien. Je suppose que lui aussi est inquiet, non seulement pour sa famille, mais également à cause de ce qui s'est produit. Mes neurones se réveillent et je me rends compte que je suis ridicule. Il tapote maladroitement mon dos alors qu'il me dit simplement que je vais me tâcher à cause du sang sur sa blouse. Je défais mon étreinte, je recule de quelques pas afin d'inspecter sa blouse, mais je m'en moque dans le fond. Je ne regarde même pas mes vêtements, je me fiche qu'il y ait du sang dessus, qu'ils soient tâchés. Quand il me dit que sa sœur ainsi que sa meilleure amie vont bien, je me contente d'acquiescer en silence, avec un mouvement de la tête. Je me renferme, reculant davantage, alors que je croise les bras, toujours sans piper mot. « Je suis ridicule. » Je me répète alors que Desi continue de parler. Sa famille va bien, c'est tout ce qui compte. Je suis rassurée pour lui, je sais qu'il traverse des instants difficiles, c'est comme du « déjà vu ». Perdre une épouse, puis un frère, je me demande comment il arrive à rester debout. Je ferme les yeux, et ma respiration s'accélère. Il me demande si je vais bien, si j'étais sur place, puis il m'annonce qu'il peut appeler un psychologue. « Non, pas de psy. » Je réponds aussitôt, levant les bras pour lui faire comprendre que ça ira, que je n'en ai pas besoin. « Je n'étais pas sur les lieux en fait je... » Je me stoppe net. Je voulais le voir pour le roman, je me sens gêner, stupide de m'être jeté de cette façon sur lui. « Je n'ai rien, ça va. » Dante intervient, il s'approche de moi, dépose un baiser sur ma tempe, et je ferme une nouvelle fois les yeux, il m'apporte une sérénité que je n'ai jamais sans lui. Je profite de cet instant de tendresse avec mon meilleur ami. Au bord des larmes, je l'écoute, il va continuer d'appeler ses proches. « Je t'appelle pour cette nuit. Merci Dante. » Je réponds, prenant l'une de ses mains pour la serrer dans les miennes durant quelques secondes, avant de la relâcher. Regardant de nouveau Desi, mon regard s'encre dans le sien. « Je suis rassurée que vous n'ayez rien. » Je lui dis, alors que je me rends compte que c'est toujours le chaos autour de nous. « Vous allez être occupé pour un bon moment. » J'ajoute, alors qu'une nouvelle fois, mon regard est empli de larmes. « Je ne veux pas vous déranger davantage. Je suis rassurée de vous avoir vu. » Je recule d'un pas, observant la foule aux urgences, j'en ai presque le vertige. « Excusez-moi. » Je dis, avant de courir vers la sortie pour rendre, il faut croire que je suis une petite nature.
@"Desi Caruso" @Dante Galeone


BABOU quitte le sujet.


Dernière édition par Barbara Rosa le Mer 27 Juin 2018 - 0:10, édité 1 fois
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InvitéInvité
Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Sam 5 Mai 2018 - 16:23 )
« Non. » Bien sûr qu’il n’est pas l’horrible personnage que Lucy avait imaginé et, au fond, c’est bien ça qui l’ennuie. Stefan semble être tout le contraire de ce qu’elle pensait être idéal comme petit- ami de sa sœur. Il est à l’écoute, tolérant, attentif là où elle aurait vu un homme arrogant, dédaigneux, intolérant… Comment est-ce que sa sœur a réussi à finir avec un type pareil ? Si Cécilia avait réussi à la faire se sentir minable sur de nombreuses choses dans sa vie, il y a bien un pan sur lequel Lucy n’avait rien eu à lui envier jusque-là : sa vie amoureuse. Lucy avait partagé quelques jolies histoires, avant de connaître l’amour de sa vie quand sa sœur se compromettait avec des types tous plus insupportables les uns que les autres. Et voilà qu’aujourd’hui, Lucy se retrouve là, à pleurer celle qu’elle pensait destinée pour elle alors que sa sœur s’apprête à épouser un type… bien. Elle l’envierait presque et, d’un autre côté, ça l’agace d’être tombé à réfléchir comme ça, de laisser son manque et son propre chagrin l’empêchait d’être heureuse pour sa sœur. Quelque soit l’état de leur relation désastreuse, qu’importe qu’elle lui en veuille de ne pas être là ce soir, Lucy persiste encore et toujours à aimer Cécilia. C’est sa sœur. Et tout ça lui fait mal. Mal au point de taire ce jugement qu’elle s’est faite sur lui et qui semble l’intéresser. Il n’est pas si négatif, après tout. Mais Lucy sait pertinemment que rien ne sortira de bon à être proche de quelqu’un de l’entourage de sa sœur. Elle a essayé, par le passé. De se rapprocher d’elle, d’entretenir des rapports plus cordiaux que les leur. Mais ça n’a jamais abouti à quoi que ce soit de positif, si ce n’est à des ultimes coups de couteaux dans son cœur trop fragile pour son propre bien. Et à l’heure actuelle, après le décès de Cat’ dont elle peine à se remettre, Lucy n’a pas besoin d’une énième déception. Alors autant ne pas prendre de risque. « Mais parce que ça l’est pour moi ! La pire des catastrophes ! J’ai horreur du mensonge. » Cécilia lui a trop menti par le passé. Comme quand elle lui avait promis de ne pas parler à leurs parents quand elle l’avait surprise avec Lina, sa première petite-amie. Pourquoi en serait-il autrement avec son fiancé ? Après tout, si tout entre eux a commencé par le biais d’un mensonge, cela pourrait bien être que le début d’une longue série. Pour être en couple avec quelqu’un comme sa grande sœur, c’est bien que Stefan et elle doivent avoir certains points communs. « Lucy. » Le rappelle-t-elle à l’ordre quand il utilise le surnom qui avait sonné agréablement à son oreille la première fois mais qui, aujourd’hui, n’a plus la même signification. Ca fait familier, sans aucun doute, et Lucy n’a pas envie d’être familière avec lui. Ce n’est pas personnel puisqu’il s’agit là du traitement qu’elle inflige à l’ensemble de sa famille… Tout en continuant à tenter désespérément de gagner leur affection. Il n’y a qu’à voir la manière dont elle s’est précipitée pour être la demoiselle d’honneur de Cécilia. Elle a envie de faire partie de cette famille, intégralement, tout en sachant qu’elle n’y trouve pas sa place. C’est un dilemme cornélien qu’elle gère tous les jours de sa vie et l’arrivée de ce Stefan complique encore de nouveau les choses, plus qu’il ne le pense. « Non tu as raison je serais partie. Et je ne t’aurais pas parlé de ce tatouage, qui est très important pour moi, parce que ce n’est pas le genre de chose que je confie à la famille. » Et c’est ce qu’il s’apprête à être pour elle : de la famille. Trop déçue par le passé, elle s’efforce donc de mettre des barrières avec ce nouveau membre. Et tente d’enfoncer le clou. « Mais c’est une décision que j’aurais prise en pleine conscience. Là, tu m’as juste ôter ce choix en dissimulant toute une partie de la vérité. » Bien décidée à ne pas lâcher le morceau, à garder cette rancœur vivace, Lucy est presque surprise de voir Stefan finalement lâché le morceau… Déçue aussi ? Elle n’en sait trop rien mais la boule dans son estomac en le voyant arrêter de se battre a définitivement un goût bizarre. Tout comme la deuxième qui apparaît lorsqu’il lui dit être une chouette fille. Lucy ne dit rien, se contente de hocher la tête mais le fait est que cette simple phrase la touche plus que ce qu’elle voudrait bien admettre. « Ok. » Lucy prend sa nouvelle remarque comme un défi de se débrouiller seule. Peut-être s’attend-il à ce qu’elle lui demande de l’aide après ça, mais c’est mal la connaître. Serrant les dents, Lucy s’habille, difficilement, prenant deux bonnes minutes pour remettre pantalon, chaussettes, basket et tee-shirt. Se relever après ça reste la partie la plus compliquée, alors qu’elle attrape une béquille laissée à disposition par le personnel hospitalier pour elle, à condition qu’elle la ramène dès qu’elle s’en sera procuré une par ses propres soins. Ses premiers pas sont hésitants, douloureux aussi mais elle arrive finalement à sortir dans le couloir dans lequel attend patiemment Stefan. « Je gère. » Dit-elle directement, comme pour annoncer la couleur. Le fait est qu’elle se rend compte qu’elle a pris son attitude aussi mal que bien après coup. Bien, parce qu’il la pousse à se débrouiller seule, parce qu’elle voit là un moyen de se valoriser mais mal, parce qu’elle craint que derrière tout ça ne se cache finalement qu’un je m’en foutisme total quant à son état. L’absence de ses parents et de sa sœur à son chevet a laissé des traces dans son cœur. Mais Lucy ne le montre pas, tente de faire la fière même si au fur et à mesure de ses quelques pas, la douleur se fait vraiment virulente. La blessure encore fraîche la fait souffrir, lui monterait presque les larmes aux yeux mais elle les ravale, serrant fort sa mâchoire. « Tu es garé, près ? » Un soupçon d’inquiétude trahit cependant sa voix. Elle fait sa maligne mais n’est pas sûre de pouvoir aller encore bien loin.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 8 Mai 2018 - 17:25 )
Eh bien voilà… On y est. Lors de cette soirée, il n’avait pas non plus eu l’impression d’être horrible avec elle. Stefan l’est seulement avec ceux qui le méritent et encore, il essaie de s’abstenir du mieux qu’il peut, évitant les conflits. Pas qu’il soit effrayé par le ton qui monte, mais il a peur de ses faits et gestes, d’une discussion trop houleuse au point de ne plus pouvoir se contrôler lui-même. Avec Cecilia, ça arrive très souvent ces derniers temps, si bien qu’il prend régulièrement la porte afin de ne pas se confronter lui-même à la facette qu’il déteste le plus chez lui : celle qui est violente, qui blesse ceux qui n’ont rien demandé. C’est pour ça qu’il se sent si bien avec ses combats illégaux. Face à lui se trouvent des personnes qui ont décidé de donner des coups, d’en rendre. Personne ne subit. S’il y a un esprit de compétition, si le courant passe mal lorsqu’il se bat avec des mauvais joueurs, des types trop fiers pour sourire et serrer une main après une défaite, il y a aussi des échanges cordiaux. A Naples, dans cet univers qui est le sien, il est respecté pour avoir fait ses preuves, montré ce qu’il était en mesure de réaliser. Il n’en ressort pas toujours vainqueur et c’est justement ce qui le pousse à toujours aller au-delà de ses capacités. Ne jamais baisser les bras, toujours revenir à la charge pour se satisfaire lui-même, également prouver à un homme qui ne le voit pas, mais qui reste dans l’ombre de ses souvenirs, qu’il vaut bien plus que ce moins que rien qu’il a élevé. Et pour le moment, s’il n’en est toujours pas convaincu, s’il se voit évoluer d’une façon qui ne lui plaît pas toujours, qui le perd, Stefan n’en est pas au point de détester ce qu’il est devenu. Il aimerait qu’elle voit tout ça, qu’elle se rende compte que ses intentions ne sont pas mauvaises et que ce mensonge qui a tant de mal à passer n’était pas là pour la blesser. Il aimerait trouver les bons mots pour la convaincre, mais a conscience que tout ce qu’il pourra bien lui dire n’y changera rien. « Lucy. » répète-t-il, se corrigeant à son tour, sans être certain de l’utiliser à chaque fois. Luce, il aime bien ce surnom. Ca lui va bien, c’est affectif, à la hauteur de ce qu’il ressent pour elle : de l’affection. Cette jeune fille, au fort caractère, il souhaiterait avoir la chance de la connaître un peu plus. Son désir est contraire au premier ; elle dégage quelque chose de différent, c’est particulier, inattendu. « Je ne suis pas comme eux. » Avec tout le respect qu’il a pour sa famille, Stefan ne les aime pas beaucoup. Monsieur Uccello est un homme qu’il trouve à côté de la plaque, strict, avec des préférences entre ses filles qu’il ne cache pas. Quant à sa mère, il trouve ça regrettable qu’elle soit en retrait, lui trouve des excuses pour justifier sa mise à l’écart. Dans ce monde, Cecilia nage comme un poisson, en est même la Reine et il devrait être ravi pour elle, soulagé qu’elle s’entende aussi bien avec ses parents, dont son père qui lui laisse tout passer. Après tout, c’est sa future femme ! Alors, pourquoi a-t-il une boule au ventre quand il est présent face à cette atmosphère qu’il trouve pesante ? Pourquoi ne se sent-il pas à l’aise, pas à sa place ? Pourquoi pense-t-il plutôt à Lucy qui vit un moment difficile, plutôt qu’à Cecilia qui n’a absolument rien ? Plus choquée par les événements récents, que par le bien-être de sa petite sœur à qui elle n’a même pas demandé de nouvelles ? Stefan n’en sait rien, ne tient pas à en savoir davantage. « Tes confidences sont bien gardées. Je ne leur dirai rien. » Quand bien même il déciderait de leur en toucher deux mots, ils s’en fichent complètement, mais ça, il se garde bien de le dire. Ce constat, Luce a dû le faire d’elle-même.

Baissant les armes, lui laissant avoir le dernier mot, sachant très bien qu’il ne l’aura pas, que la discussion s’est arrêtée depuis bien longtemps et qu’elle n’est ni dans l’optique de lui pardonner sa faute, ni dans celle de l’écouter réellement, il n’insiste pas, disparaît de la pièce, attendant qu’elle s’habille, en profitant même pour envoyer un message à sa fiancée pour lui suggérer de ne pas l’attendre, si elle souhaite manger, ou sortir et la réponse ne se fait pas attendre : elle l’interroge sur ce qu’il fait, avec qui il est, parce que visiblement, elle n’a pas dû entendre le message transmis par sa mère. Agacé, il plonge son téléphone dans sa poche et se tourne vers une Lucy qui sort avec un peu de difficulté. « Je ne comptais pas t’aider. » dit-il, sèchement. Il a compris qu’elle ne souhaitait pas de sa main tendue, alors il ne comptait pas la lui proposer. C’est tendre le bâton pour se faire battre. Il s’avance dans le couloir, suivant le rythme imposé par sa future belle-sœur, jusqu’à l’extérieur. « A cinq minutes de marche. » Autrement dit, il n’est pas tout près. Il constate bien qu’elle n’est pas au mieux de sa forme, qu’elle galère à avancer et il hésite vraiment à lui proposer de l’attendre ici. Etre gentil. Mais n’est-ce pas un autre moyen de lui donner ce qu’elle veut, sans qu’elle formule sa demande ? « Puisque tu gères, tu ne devrais pas avoir de problème pour marcher. » Après tout, elle n’a pas besoin de lui. « Tu comptes m’en vouloir pendant longtemps, autant que je te donne de bonnes raisons pour ça, non ? Tu pourras te plaindre auprès de tes amis que je t’ai obligée à parcourir des mètres avec la douleur. » Oui, il l’a un peu mauvaise, parce qu'il essaie vraiment de faire des efforts et qu'elle n'en fait aucun, de son point de vue.
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Sujet: Re: { MINI INTRIGUE : HÔPITAL } ( le Mar 8 Mai 2018 - 20:02 )
Stefan n’est pas comme eux, Stefan ne leur dire rien de ce qu’ils ont pu se dire ce jour-là… Autant d’informations qui rentre dans la petite tête de Lucy mais qu’elle peine à croire à cent pourcent, de part le passif un peu particulier entre eux. Elle aimerait pourtant le croire facilement, faire confiance au feeling qu’elle ressent au fond d’elle envers Stefan mais sa nature sauvage, méfiante prend finalement le pas sur tout le reste. Elle a trop été déçue par son entourage familial, par son père et sa sœur tout particulièrement et Lucy estime que pour être prêt à se lier à elle comme Stefan va bientôt le faire, c’est aussi parce qu’ils partagent des points communs avec sa sœur. Un certain goût pour la fourberie ? Peut-être. Du moins, elle essaye de s’en convaincre de toutes ses forces pour ne pas baisser sa garde et pour ne pas prendre le risque d’être déçue à nouveau, de souffrir. Son cœur saigne beaucoup trop ces derniers temps, beaucoup plus que ce à quoi elle était d’ordinaire habituée pour prendre le risque de subir un nouveau coup dur. Alors elle fait la maligne, le repousse et semble finalement gagner son pari quand elle l’observe changer d’attitude. Stefan devient sec, refuse de lui tendre une main qu’elle n’a pas demandé mais qu’elle espère peut-être un peu au fond d’elle. Plutôt que de faire profil bas, de lui lancer un signal d’alerte, Lucy sert les dents et avance dans la douleur, quelques perles de sueurs venant se déposer sur son front. C’est une forme de courage, c’est certain mais, dans son état, c’est aussi une forme d’entêtement inconsidéré. Lucy a toujours été une tête brûlée, depuis sa plus tendre enfance et, sans le savoir, Stefan la pousse dans ses plus mauvais aspects. S’il espère d’elle qu’elle dépose les armes et qu’elle lui demande de l’aide et bien autant dire tout de suite qu’il se goure. Parce que Lucy n’a besoin de personne. Parce qu’elle a dû apprendre trop tôt à se débrouiller seule, malgré une vie familiale en apparence entourée. « Non, ça ne posera pas de problème. » Bien sûr que ça en pose un : Lucy a mal, énormément. Tout en avançant, elle tente quand même de se motiver avec son lit qui l’attend puis les quelques jours de repos qu’elle pourra prendre au calme, tranquillement seule chez elle. Il faut dire que personne ne l’attend : pas de petite-amie, pas de travail… Voilà d’ailleurs qui, bien à réfléchir, ne fait pas vraiment son bonheur. Ces quelques jours d’inactivités, c’est quelque chose qu’elle ne peut pas se permettre avec son loyer à payer et le retard qu’elle accumule. Mais il y a plus urgent à penser pour le moment. « Oh tu veux la jouer comme ça alors, vraiment ? Ca y est, je commence un peu à apercevoir ce qui vous rapproche tant, ma sœur et toi. » La méchanceté, en sous-entendu. C’est vrai que Lucy a conscience d’avoir sans doute créé le problème, d’avoir poussé Stefan dans ses retranchements pour le faire réagir de la sorte et, si elle commence à le regretter, elle est une nouvelle fois trop fière pour avouer ses torts. Au lieu de quoi, elle risque sans doute l’escalade des tensions avec sa remarque mais fait mine de s’en ficher et accélère même le pas comme pour lui prouver qu’il a tort, au prix d’un effort inhumain. C’est en silence que le reste du chemin se poursuit durant lequel Lucy se concentre, bien qu’elle se sente plus faible à chaque pas qu’elle fait. Elle sent que la douleur n’est pas forcément loin de la faire tomber dans les vapes mais habituée à pousser son corps à ses limites, elle s’accroche et arrive enfin à la voiture que Stefan déverrouille. « Bon et bien… Tu sais où j’habite. » Dit-elle, à peine dans l’habitacle, avant de coller sa tête contre la vitre, une drôle de sensation dans le ventre collée au corps.

Lucy et Stefan quitte l’intrigue.
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