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- [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Résidences
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Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Ven 6 Avr 2018 - 19:59 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

Je monte les marches, les mains dans le poches, une tête renfrognée. Ça ne me plait pas de devoir frapper à sa porte. Je crains même ce tête-à-tête avec lui. Une personne normale aurait reculée, aurait probablement fuie, mais je suis une tête brulée et lorsque je veux quelque chose, je fais tout ce qu’il est en mon pouvoir pour l’obtenir ! Surtout lorsque ça m’appartient. Je ne parle pas de Vincenzo là. J’ai bien compris son message… Enfin, j’ai compris son message en attendant indéfiniment qu’il m’en envoie un qui n’est jamais arrivé. Je n’ai pas l’habitude que l’on me snobe à ce point. Je sais, ça ne fait que deux jours que nous nous sommes vus aux théâtres et qu’il m’a rendu ce que je lui avais offert à notre première rencontre, mais s’il y avait vraiment quelque chose de son côté, s’il avait ressentie ce que j’ai éprouvé lors de nos baisers, il n’aurait pas tardé ainsi. Il se serait précipité sur son téléphone, m’aurait envoyé un texto, un simple salut timide m’aurait suffi. J’aurai eu aucun mal à alimenter la conversation ensuite. Non, il n’en a rien fait. Et comme le disait ma mère, un silence peut parfois être la plus claire des réponses.  Je secoue la tête à cette pensée dans ces escaliers, arrivant enfin à son étage. J’avais espéré je ne sais quoi et l’avais craint aussi. Pourtant, j’étais prêt à essayer ce qui me terrifie tant. Et vous savez quoi ? Il m’ôte une épine du pied. Je me suis bercé d’illusion. Je vais pouvoir passer à autre chose. Revenir à mes habitudes. Une chose est certaine, je n’ai jamais autant été affecté par une déception. Mon optimisme vacille et j’ai une brume noire qui paralyse ma joie de vivre. Mais je me dois de faire semblant, de garder une certaine fierté. Devant sa porte, je toque trois fois. J’inspire, expire. Je n’ai pas sonné à l’interphone, une petite mamie du rez-de-chaussée m’a gentiment ouvert alors qu’elle s’en allait au marché. Pendant mon séjour ici, je lui avais rendu quelques services. C’est elle-même qui m’a aidé à entrer pour la première fois dans cette résidence et me permis, de ce fait, de forcer la serrure de Vincenzo. Lorsque je regarde cette dernière, je m’aperçois qu’elle n’a pas été changé. Si j’avais gardé le double des clés que j’avais fait faire, j’aurai pu entrer.

Lorsqu’il ouvre la porte, je sens mon cœur s’emballer malgré moi. Il ne suffit que de le voir pour que cette brume sombre s’évapore. Pourtant, je ne lui saute pas dessus, reste même de marbre : « Salut ! » Je lance simplement. Je n’attends pas qu’il me propose d’entrer pour me permettre de pénétrer dans sa demeure. Mon regard se pose un peu partout, j’essaie de réfléchir à où j’aurai pu laisser ce pendentif. Je n’en ai pas la moindre idée, mais après quelques jours à ruminer sur cette perte, je me suis dit que cet endroit était le dernier où il pouvait se trouver. Ce pendentif appartenait à ma mère. Il est un cadeau fait sur son lit de mort. Il m’est impossible de songer à ne plus le revoir. C’est probablement la chose la plus précieuse que j’ai. Si au début, je faisais le malin en songeant qu’elle n’était pas loin (probablement dans mon auto, entre deux sièges), à présent, je ressens de la colère envers moi-même de l’avoir égaré. Je n’ose pas regarder Vincenzo, préférant passer ma vision de lynx sur tout ce qui se trouve autour de moi, sauf lui. Il serait capable de me déconcentrer. Je me décomposerai probablement en me rappelant qu’il ne m’a pas donné de nouvelles depuis deux jours. Ce n’est rien, je le sais. Mais lorsqu’il est le seul à avoir le pouvoir de me contacter, cela semble beaucoup. « Fais comme si je n’étais pas là. Je pense avoir compris que tu savais le faire. J’ai juste égaré un truc ici et c’est pas quelque chose dont je peux me passer. » Je lui explique, la voix sans joie. Continuant à agir sans aucune gêne. Je ne suis pas heureux d’être ici. Pas en ces circonstances.  J’aurai aimé être là pour une autre occasion, une occasion qu’il n’a pas saisi. D’ailleurs, je laisse marmonner ma rancœur en m’approchant des étagères : « Certains peuvent se passer facilement de certaines choses. D’autres pas. » Oui, c’est une attaque personnelle, et ça ne me ressemble pas. Deux choses affectent mon humeur aujourd’hui : Ce pendentif auquel je tiens, que j’ai perdu et cet homme auquel je tiens, que je semble avoir perdu aussi. Je m’en remettrai pour le second. J’ai toujours su rebondir non ? Prendre la vie du bon côté. Alors pourquoi ça me met tant en rogne ?

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Dernière édition par Roberto Khalil le Lun 9 Juil 2018 - 15:49, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Sam 14 Avr 2018 - 5:50 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

Ça fait deux mois. Deux mois que Noël est passé, je me décide enfin à défaire le sapin. Il est à peu près temps, je le sais. C’est pour ça que je ne décors jamais. La partie décoration est sympa, mais le après... Bof ! Plus tard, je serai sûrement le voisin qui garde les lumières de Noël trois cent soixante-six jours par année. Pour ce genre de choses, je remets toujours au lendemain, je l’avoue. Le sapin, en revanche, c’est une tout autre histoire. Souvent je m’assois dans mon salon et le contemple un moment, pensant à celui qui l’a décoré. Cet homme mystérieux qui m’avait volé un baiser. Un baiser que j’ai vite retrouvé et que je savoure encore sur mes lèvres depuis ces deux derniers jours. Je sais que c’est niais, ça me fait bizarre à moi aussi, je vous le jure. Mais à chaque fois que j’y pense, je souris bêtement, attirant souvent des regards interrogateurs des gens qui m’entourent. Il n’y a pas de doute, je veux le revoir, mais une petite partie de moi prend peur. J’ai souvent vécu dans l’ombre de mes sentiments, préférant me contenter de simples rencontres d’une nuit, sans penser plus loin que des besoins assouvis. Mais avec Roberto, je n’y arrive pas. Il y a une attraction étrange entre nous, un désir qui ne semble pas temporaire... Et ça ne s’arrête pas qu’à ça. J’ai envie de percer le mystère qu’est Roberto. Pourtant, je ne lui ai toujours pas envoyé de message alors que j’ai toutes les raisons de le faire. Le son d’alerte message texte de mon portable me sort de mes pensées. J’y jette un coup pour voir mes frères se balancer des insultes dans notre conversation de groupe. Et c’est moi le plus jeune ? Je secoue la tête, remet mon portable sur la table de salon, sans même répondre. De toute façon, je vais en entendre parler tout à l’heure, c’est certain. On s’est organisé une randonnée à la Vésuve. Avec mes frères, ça risque plutôt d’être une compétition de qui arrivera le premier, ce qui me tente moins, mais ça va me faire du bien de les entendre se gueuler dessus. De vrais débiles. D’ailleurs, ils seront ici dans une quinzaine de minutes, je ferais mieux de me dépêcher à démonter le sapin, sinon il y a de forte chance qu'il soit prêt pour Noël prochain. « Bon ! » Je m'exclame d'un claquement de main pour m'encourager à me bouger.

Les décorations toutes rangées dans une boîte, me reste qu’à sortir le sapin. La partie chiante. Je passe mon regard de l’arbre à ma porte d’entrée deux, trois fois. Il a réussi à le rentrer, ça devrait se faire. Je m’approche et cherche une manière de le lever sans me prendre ses aiguilles dans l’œil. Je galère un moment et lorsque j’y parviens, on frappe à la porte. Bah ouais ! Pour une fois qu’ils arrivent à temps, faut que ce soit à un moment comme celui-ci. Je soupire, lâchant l’arbre pour secouer mon pull en me dirigeant vers la porte. « Wooow ! J’suis impr... » Je m’arrête dans mon élan et fige en voyant Roberto se tenir devant moi. Un sourire commence à se former au coin de mes lèvres, mais disparait aussitôt. Puisqu’il ne s’agit pas de mes frères, cela veut dire qu’ils ne sont pas là. Et, donc, qu’ils peuvent se pointer à n’importe quel moment. Merde ! Aussi heureux que je sois de voir Rob, le moment est mal choisi. Si mes frères le voient, ils vont faire des allusions, se moquer et je n’ai pas envie qu’il soit là pour voir ça. Surtout, pour me voir subir leurs âneries. « Salut... » Mais sans vraiment m'écouter, il se permet d'entrer dans mon appartement. Je regarde vite fait dans le couloir pour m'assurer que mes aînés ne soient pas là. La voie libre, je ferme la porte pour rejoindre mon invité surprise. Ce dernier semble chercher quelque chose, il est dans sa bulle, un air différent. Je dirais même froid... Je pince mes lèvres, légèrement frustré d’avance après moi-même. Mais là, faut qu’il se dépêche... « Qu’est-ce que tu fais ? » Mes mots sortent sèchement et je m’en rends compte, mais je n’ai pas le temps de m’excuser et de m’expliquer. À vrai dire, je n’ai pas réellement envie de m’expliquer non plus. Je ne veux pas jouer la victime de ma famille, car je sais que c'est que je me prends la tête pour rien, que je ne devrais pas m'en soucier, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. À son tour, il me parle d’un ton impassible, ne m’accordant toujours aucun regard, comme si je n’étais pas là. Il est fâché après moi, ça se perçoit à travers ses paroles et son attitude. Je me sens coupable, sans vraiment comprendre ce que j’ai fait. Mais ce n’est pas le Roberto joyeux et confiant que j’ai vu lors de nos deux rencontres. Savoir que j'y suis peut-être pour quelque chose, ça me fait de la peine un peu. Peu importe ce que j'ai fait, mon but n'était pas de le blesser. « Je ne sais pas ce qui se passe, ou ce que j’ai pu faire, mais est-ce qu’on peut en parler une autre fois ? » Je tente de lui faire comprendre que ce n’est pas le moment pour discuter, même si je préférais de loin passer le reste de la journée avec lui qu'avec mes frères en randonnée. « Dis-moi ce que tu cherches. Si j’le trouve, j’te le dis. » Après tout, s'il l'a perdu ici, ça ne risque pas de changer de place. Et qui sait, peut-être que j'ai vu ce qu'il cherche et on gagnera du temps. « J'suis désolé, mais j'ai pas le temps. »

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Sam 14 Avr 2018 - 14:23 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

Lorsque la porte s’ouvre, J’entends Vincenzo faire une remarque. Si je n’y prête pas attention au début, après nous être échangés des salutations plutôt froides, je me permets d’y réfléchir. A qui s’adressait-il ? Ça ne pouvait pas m’être destiné, je n’étais pas prévu dans son emploi du temps. Attend-t-il quelqu’un d’autre ? Se peut-il que je me sois entièrement trompé à son sujet ? Peut-être n’est-il pas aussi célibataire que je me l’imaginai. Je laisse mes doutes de côté pour me concentrer sur le plus important. Pour une raison que j’ignore, je cherche d’abord sur les étagères. J’y croise une photo de groupe où le perçois son visage. Rapidement, je m’y détache pour observer des endroits plus cohérent pour y laisser un bijou. Il s’interroge sur mon irruption, ne cachant pas que ma venue le gène. J’évite son regard et lui explique ma présence, remplie de sous-entendu. Mon ton est aussi tendre que le sien. Nous sommes loin de ce Roberto séducteur qui à beaucoup jouer de ses charmes pour l’attirer à lui. Non, j’ai perdu le jeu et il faut croire que je suis mauvais perdant. Je relance même une pique pour qu’il saisisse le message. Mais je crois bien qu’il en a rien à foutre. Je regarde sur des meubles, m’accroupis sur le sol pour vérifier en dessous. Lorsque je me relève, Vincenzo se permet de me partager son impatience. Je sais que si mes doutes sont réels, je suis une gêne pour lui. J’aimerai avoir tort, mais ses propos me donnent raison. Alors je soumets avec un petit rictus remplie d’ironie : « Ah ! Parce qu’il y aura une prochaine fois ? Grande nouvelle. Et ne t’inquiète pas, tu n’as rien fait. Tu n’as absolument rien fait. » Et c’est ce que je lui reproche, mais annonce ça, comme s’il n’était coupable de rien. Je secoue la tête de droite à gauche, je n’ose toujours pas le regarder. Je ne veux pas qu’il me persuade juste avec sa gueule d’ange. Je ne connais rien à ces sentiments-là, je les explore pour la première fois. Peut-être serai-je capable de tout accepter de lui. Peut-être que le partager me serait acceptable s’il m’accorde simplement une place dans sa vie. Et en même temps, je ne crois pas en être capable. Je ne pense pas que le savoir avec un autre me serait tolérable, lorsque je ressens ces émotions néfastes alors que j’imagine seulement, qu’actuellement, qu’il attend quelqu’un d’autre que moi. Nous ne sommes pas encore ensemble que je sens la jalousie me tirailler. Suis-je prêt à affronter ces choses-là ? Je continue à voyager dans la pièce, m’arrêtant à chaque endroit où j’ai été susceptible de laisser tomber ce fameux pendentif par inadvertance. Je n’ai aucune idée d’où il peut se trouver, cela me rend d’autant plus irritable. Je remarque seulement le sapin de Noël, toujours là, mais dénudé de ses décorations et surtout de ses épines. Un sourire gagne mes lèvres avant que je ne le chasse rapidement. Il me propose de s’occuper de trouver ce que je recherche et de me le rendre en temps venu. Je secoue la tête une nouvelle fois, incapable de répondre positivement à sa requête. Je ne veux pas abandonner. C’est con, mais ce serait comme perdre un autre combat, perdre une autre personne chère à mon cœur. Je ne peux pas les laisser dans la même pièce, ce serait insupportable. Alors je plante enfin mon regard sur celui qui tente de m’évincer de ma quête : « A moins que tu es trouvé un pendentif à la fine chaine en argent qui ne t’appartient pas, je préfère le chercher moi-même. » Je lui réponds, sans compassion. Je me fous de la personne qui frappera à la porte dans quelques minutes. S’il croit que je me ferais un plaisir de dénoncer nos baisers, il se trompe. Je lui souhaite bien du bonheur et je saurai faire comme si je n’étais personne. C’est quelque chose que je sais faire. J’ai un sacré talent pour ça même. Et si je n’arrive pas à lui mentir à lui, si je semble incapable de vêtir une imposture face à lui, je saurai le faire pour lui, même si cela me vaut de souffrir chacun de mes mots. Je lui indique donc, déterminé : « Et je ne partirai pas sans mettre assurer qu’il n’est pas là. » Je lâche avec un trop plein de conviction. Je m’adresse plus à moi qu’à lui. Je m’en veux réellement d’avoir perdu cet objet. Il est la seule trace matérielle qui me reste d’elle. Je ne comprends pas comment j’ai pu m’en passer autant de temps. Ou si, je le sais. Tout est de sa faute. La faute de celui qui se tient dans la même pièce que moi. Il a été ma distraction, il a hanté mes pensées, bouleversant mes habitudes, mes routines, mais aussi plaçant un voile sur mes souvenirs, endormant mes nostalgies et les personnes qui manquent tant à ma vie. Il est devenu mon manque, ma dépendance. Et je déteste ça, je le déteste pour ça. Je le déteste d’être mon obsession, d’être la musique qui rythme mon putain de cœur. Ce cœur que je pensais clos, fermé à ce genre de sentiment. Ce cœur que je pensais à l’abri. Je sers la mâchoire, je ne veux pas laisser parler ma colère. J’ai peur qu’il le prenne pour lui alors que, si j’aimerai qu’il en soit le coupable et moi la victime, je sais que ce n’est pas le cas. C’est moi qui ai ouvert la boite de pandore. La brèche s’est ouverte et mon âme a perdu une partie de son armure. Je veux que tout redevienne comme avant. Je veux me retrouver. Je n’aime plus cette faiblesse qui m’habite, bien plus depuis que j’ai compris que cette histoire entre nous n’était qu’une distraction. Je l’ai apprécié un temps, parce que je me suis sentie encore plus vivant avec elle, sans imaginer que ce soit possible, mais la chute est si brutale :« Tu me mets dehors ? » Je crache, sans contrôler mon ton agressif. Mon regard planté dans le sien, je le détourne pour retourner à mes recherches. Je me dirige vers le canapé et passe mes doigts entre les cousins. Je secoue la tête de droite à gauche. Je ne veux pas lui montrer, mais il vient de me blesser à nouveau. J’avais finalement raison dans mes doutes. Je n’étais qu’un homme de passage. M’embrasser lui a suffi, il est passé à autre choses. Probablement que la visite qu’il attend est sans doute son prétendant. Nouveau ou ancien, que sais-je ? Je sais seulement que je n’ai plus ma place ici. Alors autant trouver ce pendentif maintenant, et ne plus devoir y être confronté.

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Mar 17 Avr 2018 - 20:23 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

Une chose qui ne m’avait pas manqué durant ma tournée, c’était bien la liberté que j’étais incapable de trouver à Naples. Ailleurs, personne ne me connaissait – sauf pour la troupe -, je pouvais être qui je voulais et me laisser aller, vivre un peu... J’en ai profité, assez pour que j’y pense fréquemment. Retour à Naples, retour à la réalité. Retour à ma famille fermée d’esprit et mes frères débiles que j’aime, mais qui ne manquent jamais une occasion de me foutre la honte. C’est ainsi chez les Cafarelli. On passe notre temps à essayer d’impressionner et de descendre les autres. Famille ou pas. Et je ne suis pas mieux qu’eux. Je ne cesse de me moquer de leur quotient intellectuel peu élevé en disant. Mais ils s’en foutent, contrairement à moi qui encaisse leur blague sur mes passions et mon orientation sexuelle comme un mauvais jugement. Donc, lorsque Roberto se présente à ma porte, je ne peux que souhaiter que sa visite soit brève et qu’il reparte avant l’arrivée des aînés. Mais non. Ce dernier entre chez moi, sans que je puisse lui demander les raisons de sa visite. Il semble être frustré et je me dis que ça doit être en lien avec ce qu’il cherche, mais vu le commentaire qu’il me lâche, je me sens directement concerné. Ce que j’ai pu faire, je n’en sais rien. Ce que je sais, en revanche, c’est que si mes frères se pointent, ils vont se faire un plaisir avec Roberto en lui posant plein de questions. Alors, déjà que l’idée m’horripile, avec mon ancien squatteur qui m’en veut, ça ne risque pas d’être du joli. Je propose alors de remettre cette discussion une prochaine fois. Il répond, le regard toujours ailleurs, évitant le mien. Je fronce les sourcils. Sérieux, je ne comprends rien... Il a beau me dire que je n’ai rien fait, j’ai un peu de mal à le croire. Disons qu'il a toujours été très avenant avec moi, chose qui me déstabilisait. Là, ce qui me déstabilise c'est ce changement d'attitude. J’entends des pas venant du couloir, je me fige un instant et par chance, ceux-ci disparaissent. Soulagement. Je suis encore mon visiteur, m’interdisant de poser des questions sur son état pour ne pas perdre de temps et je m’en veux. Je passe pour un sans cœur, mais ce n’est pas le cas.  Au lieu de comprendre, je le presse, je lui dis que je peux chercher et lui ramener si je le trouve. Une option qui ne lui plait pas du tout apparemment. Je deviens impatient à sa réponse, nerveux, il n’aide pas à me calmer. C’est alors que m’excuse en lui disant ne pas avoir le temps. Honnêtement, je ne m’attendais pas à cette réaction. Je recule légèrement d’un pas lorsqu’il me crache au visage. « Mais c’est quoi ton problème ? » Je rétorque à mon tour, un pas vers lui, n’appréciant pas tellement le ton qu’il utilise. Il débarque ici sans prévenir, entre dans mon appartement, fouille partout et me gueule quasiment dessus. Je commence à regretter ne pas lui avoir donné mon numéro à la place. J'aurais pu être avisé au moins... « J'attends du monde, tu peux pas être là. Et certainement pas dans cet état. » Je ne mentionne pas qu’il s’agit seulement de mes frères, car ça fait moins grave. Et surtout, je n’ai pas envie d’expliquer que je suis pas rendu au point de présenter des mecs que j’embrasse à ma famille. Je ne crois pas qu’elle soit prête non plus. Enfin, mes frères s’en foutent un peu, mais c’est certain qu’ils vont en parler à mon père et là, ça sera moins drôle. Non, il ne me reniera pas, mais je sais que ça va tout changer entre nous. Déjà que ça ne va pas trop bien ces deux dernières années, depuis que j’ai quitté la compagnie pour devenir danseur professionnel. Et bien qu’il se doute de mon homosexualité, il n’est pas encore près de le réaliser. Je n’ai pas envie que ce soit mes frères qui lui ouvrent les yeux en lui en glissant un mot. S’il doit l’apprendre, ça viendra de moi, personne d’autre. Il semble désespéré à trouver le pendentif, et moi je le suis à le faire sortir d’ici. Du coup, sans vraiment y réfléchir, je lui agrippe le poignet pour qu’il me regarde. Réalisant que ce n’était peut-être pas la meilleure idée de procéder ainsi, je le relâche rapidement. « J’ai pas envie de te mettre dehors, mais là, tu m’laisses pas le choix. » Je plante mes yeux dans les siens, cherchant le Roberto que j’ai eu la chance de rencontrer pour qu’il vienne sauver la mise. Mais tout ce que j’arrive à trouver, c'est de la noirceur dans son regard.

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Mer 18 Avr 2018 - 17:33 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

Je voudrais pouvoir retourner cet appartement afin de faciliter ma tâche et écourter cet instant gênant. Je suis là et je ne suis pas désiré. Ça fait mal, encore plus qu’à mon arrivé. Mais je refuse de lâcher.  J’ai conscience que je me montre froid, pas agréable, mais j’ai mes raisons. Lorsque je réponds à ses questions, laissant parler la colère, je joue avec ses nerfs, si bien qu’il s’énerve et me demande, avec une certaine violence, ce qui me pousse à agir ainsi. Mon ton, un peu au-dessus, l'oriente vers le défier, ce qui provoque mon agacement : « Mon problème, c’est que j’ai perdu ce putain de pendentif ! Et que tu… » Je gronde, un peu trop excessivement, avant de m’interrompre. Jusqu’où est fixé la limite de ce que je peux lui avouer. Des limites, je n’en ai pas en temps normal. Je suis celui qui les installe et je ne suis pas du genre à m’en embarrasser. Sur le bout de ma langue, je retiens qu’il est la cause de ma frustration. Qu’il m’a fait oublier ce bijou auquel je tiens tant. Le mérite-t-il ? Comment dois-je lui avouer ? De manière positif ? Qu’il me hante ? Qu’il panse mes blessures ? Ravive la flamme chancelante de mon cœur ?  Chasse mon âme de ses noirceurs ? Où dois-je l’accabler ? Lui avouer la peine qu’il me fait ? L’abandon qu’il m’inspire ? La mer de solitude dans laquelle il m’a jeté, me laissant me noyer en me rappelant le vert de ses yeux ? Les gifles qu’ils m’assènent actuellement, en souhaitant mon départ ? Au lieu de ça, je me tais, laisse ma phrase en suspens et retourne à mes recherches. Je sens la panique me gagner. Je n’y suis pas habitué. Est-ce qu’on chiale lorsque l’angoisse nous tiraille ? Je sens des larmes monter à mes yeux. J’ai beau tout faire pour les chasser, elles n’en démordent pas pour se frayer un chemin. Toutes ces pensées ne m’aident pas. Je lui tourne le dos, essuie discrètement ce qui chatouillent mes globes oculaires. Je ne veux pas qu’il me voit faible. Je préfère qu’il me haïsse plutôt qu’il ait pitié de moi. Je n’ai plus rien à perdre. L’annonce d’une visite ne m’étonne donc pas. Il y a bien une autre personne dans sa vie. Concentré sur mes recherches, je secoue la tête, déçu, forcement. Ce que j’attendais de lui, c’était de la sincérité, c’était de m’expliquer, de me dire pourquoi, de répondre à mes interrogations sans que je n’ai besoin de les formuler. Il n’en est rien. « A qui la faute ? » Je rumine à la réflexion sur mon état. Je ne me reconnais pas. Je ne suis pas ce type. Même s’il me maltraite malgré lui, ça n’explique pas ma façon d’agir. Je me pince les lèvres, terrifié. La raison de mon état, c’est plutôt cet objet qui me manque. Ce pendentif, je le serre lorsque j’en ai besoin, je l’embrasse lorsque je pense à elle, je le mords lorsque j’ai besoin de chance. Il est une identité à lui seul. Il est elle. Il est tout ce qu’il me reste de son amour. Qui peut me consoler mieux qu’elle lorsque je subis un abandon ? J’avais beau penser qu’il pourrait la remplacer, il m’a prouvé le contraire en ne montrant rien de son impatience à me revoir. Moi je trépignais, je fixais mon smartphone, murmurant le souhait d’un message ou d’un appel inconnu. Mais rien. J’ai veillé, ruminé, pesté jusqu’à ressentir le besoin d’être consoler. C’est là qu’est venu le problème. Je ne l’avais plus et l’avais même oublié, alors que j’étais incapable d’oublier ce garçon ne serait-ce quelques heures. La majorité de ce problème vient de ce pendentif, une autre grosse part vient de mon impatience, le reste est de la faute de Vincenzo. Après tout, je ne peux pas l’accabler de tout. Cela m’arrange de tout lui mettre sur le dos, mais ça ne fait que deux jours. Si j’avais eu son numéro, je l’aurai contacté l’heure suivant notre dernière rencontre, peut-être même la minute qui a suivi notre séparation. Mais il n’est pas moi. Dois-je le lui reprocher ? « Fais chier ! »  Je lâche, n’arrivant pas à le trouver. Je lui demande s’il me met dehors, sentant bien que je suis une gêne pour lui. J’ai planté mon regard dans le sien, et c’est ma première erreur. Aussitôt que je m’en rends compte, je retourne à mes recherches. Si j’avais été chez moi, j’aurai ôté ces coussins en les balançant à travers la fenêtre, mais je garde une certaine contenance. Sentant qu’il n’y a rien dans cette pièce, je sens la frustration remporter la partie. Une fois de plus, je sens les larmes me monter. J’ai envie de craquer, de chialer ma race. J’ai l’impression de la perdre une deuxième fois. C’est alors qu’il me saisit le poignet, avant de se raviser. Je me tourne vers lui et affronte une nouvelle fois son regard. Il a l’air désespéré par la situation, par ma présence. Mais lorsque je me vois dans l’un de ces miroirs, je perçois la brillance de mes yeux. Ça a l’effet de me calmer. Non pas de chasser ma frustration, mais d’oublier ma rancœur vis-à-vis de lui. Je ne veux pas lui porter préjudice. Pourtant, je me sens incapable d’abandonner : « Ne me laisse pas partir sans lui. J’en ai besoin. Ne me demande pas ça. » Je lui implore, sonné, mes mains se posant sur ses avants bras. Je le supplie à présent et je me fais violence pour ne pas périr dans un flot de larme. Je suis le gosse qui voit sa mère danser dans ce salon miteux. Je suis le gosse qui déplace des montagnes pour la sauver. Je suis ce gosse qui a refusé de pleurer lors de son dernier souffle. Je sens ma lèvre trembler, autant que ma voix lorsque je lui indique : « Après ça, tu ne me verras plus, promis. Je te laisserai à tes visites. » Cela peut paraître excessif de tenir autant à un tel objet. Mais Vincenzo ne connait rien de ma vie. Il ignore à qui appartenait ce pendentif. Il ignore mon enfance, mes liens avec ma mère. Il ne peut comprendre tout ça. Et comme il semble être sur le point de quitter ma vie, je n’ai pas l’intention de lui expliquer. Je plonge mon regard dans le sien, agrippant toujours ses bras. Qu’importe s’il voit les larmes danser sur le bord de mes paupières. Je lui souffle avec désespoir, presque dans un murmure : « S’il te plait. ». Je crois que personne ne m’a jamais vu ainsi. Même pas ma sœur. J’ai toujours su jouer sur mon image, sur mes émotions que je ressentais. Mais là, j’en suis juste incapable et je m’en veux pour ça.

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Sam 21 Avr 2018 - 7:39 )


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A la recherche de son cœur.

Tout était une question de timing. S’il était venu hier ou demain, je l’aurais accueilli avec plaisir dans mon appartement. Nous aurions pu discuter de tout ça, mettre certaine chose au clair et j’aurais pu savoir ce que j’avais fait pour le mettre dans cet état. Ma façon de me comporter à ce moment n’aidait en rien à le calmer et ne me faisait pas plus comprendre ce qui était en train de se passer. Deux jours s’étaient écoulés depuis notre dernière rencontre, qui ne m’avait aucunement laissé croire que nous en serions ici, après quarante-huit heures. Il continue de gronder, mentionnant son pendentif qu’il a soi-disant perdu. Et lorsque je me dis que c’est ça qu’il met dans cet état, il rejette la faute sur moi, sans vraiment expliquer. Il utilise le sarcasme et s’interrompe au lieu de terminer ses phrases. Je suis censé y comprendre quoi ? Il semble être contre l’idée d’en reparler plus tard, comme si au final, ça n’avait pas tant d’importance. Mais... Il pense que je me fous de lui ou quoi ? Sa détermination et sa façon d’être m’irritent, cherchant seulement à le faire sortir avant que les deux autres se pointent. Sauf que là, dans l’état qu’il est c’est pire que je pensais. « À qui la faute ? » Je soupire d’impatience. On tourne en rond là ! S’il faisait ce que je demande et revenait plus tard, je ne serais pas aussi fixé sur l’idée de le faire sortir. « J’fais pas ça pour me débarrasser de toi ! » Je rétorque, haussant le ton à mon tour, défensif. Je n’aide peut-être pas ma cause, mais je veux au moins lui faire comprendre que le problème ne vient pas de lui. Vraiment pas. Ce n'est pas vraiment ce que je renvois, mais il n'y a pas de façon plus simple de lui demander de partir. Pas avec la situation que ça risquait de provoquer s'il restait, pas avec lui qui semble dans tous ses états. Toujours à la recherche de son pendentif, je le vois craquer sous mes yeux de plus en plus et je commence à me demander si c’est vraiment Roberto qui se tient devant moi. Après tout, je ne le connais pas réellement et qui sait... Cette version me fait peur, je l’admets. Pas au point de partir en courant, mais je suis sur mes gardes. Durant nos brèves rencontres, il m’a toujours surpris et prévoir ces paroles ou ces gestes m’est impossible. C’est encore le cas aujourd’hui, là, en ce moment. Sauf que là, plus ça va, plus il s’emporte, plus il devient agressif. Je lui réponds qu’il ne me donne pas le choix lorsqu’il me demande si je le mets dehors. À sa réaction, j’ai un pincement au cœur. Je me sens mal de le traiter ainsi alors que tout ce qu’il veut est ce pendentif qui semble représenter beaucoup à ses yeux. J’aimerais lui expliquer pourquoi je suis sur les nerfs, pourquoi je m’impatiente, mais j’en suis incapable. Les mots s’empêchent de quitter ma bouche. Je sens qu’il craque et mon empathie me donne envie de me joindre à lui, de m’excuser. Mais je reste immobile devant lui, à le regarder, en dilemme. Je ne peux pas lui demander de partir, pas après avoir entendu sa voix tremblante. Je finis par soupirer à nouveau, mais cette fois, c’est plutôt en guise d’abandon. Le désespoir qu’il m’évoque à cet instant m’empêche de pouvoir continuer de lutter. Je me tourne pour aller au porte-clés mural à l’entrée, j’y prends le double de mon appartement pour ensuite retourner vers lui et lui tendre. « Tu peux rester et continuer de chercher. J'irai attendre dehors. » Comme ça tout le monde est content et il ne risque pas de devoir entrer par effraction une seconde fois durant mon absence. « Si c’est si important pour toi. » Je tente de lui glisser un mince sourire sincère. Je ne sais pas ce que représente l’objet qu’il recherche, mais vu sa colère et sa détermination à le trouver, je doute que ce ne soit qu’un pendentif banal. « Fait juste verrouiller la porte, s’il te plait. Tu peux glisser la clé sous la porte après. » J'ajoute en enfilant ma veste, me dirigeant vers la porte. Sauf que lorsque j'arrive près de celle-ci, j'entends des rires de l'autre côté et il n'y a pas de doute, ce sont mes frères. « Eh merde. » Je sens mon coeur se mettre à tambouriner contre ma cage thoracique. Sans attendre, je tourne les talons vers Roberto et me dirige vers lui d'un pas pressé. Je place mes mains sur le torse de ce dernier et le pousse rapidement, en suivant le mouvement, dans la salle de bain, nous y enfermant juste à temps. La porte d'entrée s'ouvre et j'entends mon aîné m'interpeller. Je place mon index contre mes lèvres, suppliant Roberto du regard pour qu'il ne dise pas un mot. « Ce sera pas long, j'vous rejoins en bas ! » Je leur cris derrière la porte où je viens doucement y coller mon front lorsqu'il ne pose pas plus de question et que je les entends quitter l'appartement. Je sens une vague de chaleur envahir mon corps alors que celui-ci se détend, soulagé. Je me redresse légèrement pour finalement poser à nouveau mon regard sur Roberto. « Ne le prend pas personnel. C'est pas toi... » C'est moi. C'est moi le problème.

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Ven 27 Avr 2018 - 18:52 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

J’aurai aimé être rassuré. Même si mon arrivé fut brut de décoffrage, j’imaginais qu’il aurait pu me faire comprendre que je faisais fausse route. Au lieu de ça, je me sens comme un indésirable. C’est un sentiment désagréable que de se sentir chassé de chez l’être aimé. Car quoi il en soit, je suis attiré par ce type, c’est indéniable. Je compte bien y remédier à présent, cependant, je m’étais étonné à être prêt à ce genre d’aventure. Quelle erreur ! Pendant ma chasse au trésor, je le sens me pousser vers la sortie. S’il nie les faits, je les ressens tels quels et ça n’arrange rien à mon comportement irritant. Sur la défensif, je rétorque à chacune de ses réflexions sans prendre de pincette. « C’est pas ce que ça inspire. » Je grommelle alors qu’il prêtant ne pas vouloir se débarrasser de moi. Je cherche dans tout l’appartement, désespéré de ne rien y trouver. Et soudain, Vincenzo me saisit le bras, se ravise. C’est probablement à cet instant que je comprends que je suis allé trop loin. Confronté à mon reflet, je ne peux plus reculer, alors je l’implore, délaissant ma dignité. Je pourrais me mettre à genoux si cela me semblait nécessaire. J’en suis rendue à là. Je veux qu’on me rende ma mère, j’ai besoin d’elle encore plus aujourd’hui qu’hier. Bien que contrarié, je sens qu’il s’apaise. Il me propose de chercher encore pendant qu’il irait attendre ses visiteurs dehors. Je me rends compte alors de la confiance qu’il me témoigne. Je ne sais pas si je la mérite. Je ne sais même pas si je peux y prétendre. Il semble avoir compris que c’était important pour moi. Je me demande s’il sait ce que c’est que de chérir un objet à ce point. J’aimerai le savoir. J’aimerai tout découvrir de lui, mais il est trop tard. Il fait un allé retour pour me tendre ses clés, me donnant des consignes. Etrangement, je redoute le moment où il passera cette porte. Je prends son double et il enfile sa veste. Je ressens un pincement au cœur. Ainsi tout se termine. Mais lorsqu’il est sur le point de partir, il se rétracte, lâchant un juron. Je crois que ses visiteurs sont sur le point d’entrer. Il m’emporte, m’obligeant à marcher à reculons, pour rejoindre la salle de bain. Je ne dis rien, le laissant me diriger, ne voulant pas le mettre dans l’embarras. Je l’observe, sentant son inquiétude. Je le trouve beau, même dans son désarroi. Pendant que ces visiteurs le questionnent à travers la porte et qu’il leurs répond en retour d’un air désespéré, je détourne le regard, incapable de le voir ainsi plus longtemps. Je suis la cause de ses soucis. Je suis celui qui le place dans cette situation. Une situation que je ne comprends pas, mais il me suffit de l’observer pour comprendre qu’il ne l’apprécie pas. Je suis un poids dans sa vie, là où j’aurai aimé être sa légèreté. Alors que mon regard voyage dans la pièce, je remarque une fine chaine dépasser, au sol, entre le meuble du lavabo et une étagère. Je m’accroupie et tente de l’extirper de là. Lorsqu’elle se montre enfin, un sourire gagne mes lèvres, les larmes de soulagement tentent de couler sur mes joues, mais je les retiens. Je sens mon cœur s’alléger en partie. Pendant une seconde, j’ai failli hurler de joie, en voyant le cœur appartenant à ma mère, sauter dans les bras de Vincenzo, le serrer jusqu’à ce qu’il en ait marre de moi. Et puis soudain, ça m’a frappé. On en est déjà à ce stade. Il s’est déjà lassé de moi et s’il se montre sympa depuis ces dernières minutes, c’est très certainement par pitié. Voir une pleureuse en action, ça ne laisse jamais indifférent. J’en éprouve même de la honte. Pour qui me prend-t-il, à présent ? La vision de cet homme fort et insouciant qu’il a vu de moi doit être bien ébréchée. C’est pourtant ce que je suis. Je ne suis pas cet homme fragile qu’il a eu le loisir de subir aujourd’hui. Ce n’est pas moi, je ne peux pas l’accepter. Nos regards se croisent après avoir entendu la porte se refermer. Je perçois une certaine confusion dans ses yeux verts. C’est un sentiment partagé, bien que je ressente aussi de la culpabilité et de la peine. J’aurai aimé lui éviter ce moment. Je ne sais pas qui sont ces personnes, mais elles semblent importantes pour lui. Je n’avais pas le droit de compromettre ce je ne sais quoi, juste pour trouver le réconfort de cet objet que je sers à présent dans ma paume. « Je… » Je me pince les lèvres, conscient que ce qui veut en sortir sont des paroles précieuses qui ne traversent pas souvent mes lèvres lorsqu’ils sont remplies d’autant de sincérité. « Je suis désolé. » Je m’en veux tellement de lui avoir montrer un côté de ma personnalité qu’il n’a surement pas apprécié, que j’ignorai moi-même. « J’ai été excessif. Enfin, pas de la même façon que les autres fois. » Parce que excessif, je le suis souvent, mais souvent dans mon optimiste, dans ma manière d’aborder les choses, poussant le monde à faire ce qu’il a envie de faire, plutôt que d’y réfléchir éternellement. Je suis un boute-en-train, normalement. « Mais je tiens vraiment à ce pendentif. Même si ça n’excuse pas tout. » Je baisse les yeux. Depuis le temps que cet homme me met le cœur en vrac, je devrais me faire une raison sur toutes ces sensations nouvelles, mais pourtant je m’en étonne toujours. Je me sens à la fois petit près de lui et à la fois grand. Je ne saurai l’expliquer pour le moment. J’apprends encore à comprendre ce méli-mélo qui me bouleverse autant. Pourtant, le sablier finit sa course, les derniers grains de sable s’écoulent et je sens la fin de notre relation avant qu’elle ne commence réellement. Mes illusions m’ont poussé à y croire, les faits me poussent à comprendre que nous deux ne sera qu’au singulier chacun de notre côté. « Alors ce n’est pas que toi… » Je plonge de nouveau mon regard dans le sien, ma voix est douce, compatissante : « S’il doit y avoir un toi, alors c’est un nous. » La phrase pourrait porter à confusion sans la situation. Elle pourrait être la plus romantique que j’ai pu dire à un homme, à une femme, à quiconque. Je crois que j’aurai délaisser le « moi » pour lui afin le remplacer par un « nous ». Mais là, je parle bien de nos fautes. J’ai tendance à penser que la plus grande part me revient, ceci étant dit. Le silence plane après mes paroles. Je regarde ce que je suis venu chercher, caresse le cœur en argent du bout de mon doigt. C’est con, mais je ressens sa présence, maintenant. Je vois son visage dans ma tête et tout ceci m’apaise. Je suis prêt à tourner la page, à présent. Je crois. J’attache la chaine autour de mon cou, puis sers furtivement le cœur dans ma main avant de le cacher sous mon tee-shirt, afin qu’elle retrouve sa place contre ma peau. « Je vais te laisser maintenant. » Je cherche la poignée de porte derrière lui, réduisant la distance entre nous. Mes pensées s’égarent. Je m’applique à ce que mon regard ne s’attarde pas sur ses lèvres, je m’empêche de respirer son parfum, je surveille la distance de manière à ne pas le toucher. J’entrouvre la porte l’invitant ainsi à me laisser un passage. Mon cœur tambourine dangereusement ma poitrine. Il sait qu’il va rester ici un moment avant d’accepter l’évidence. Il veut que je me batte un peu plus, mais je ne suis pas habitué à tout ça, je ne sais pas comment m’y prendre. En suis-je seulement capable ? Pourra t-il assumer un échec ? Je parcours la pièce pour rejoindre la porte d’entrée, sans un regard vers Vincenzo. J’ouvre la porte vers l’extérieur, fais un pas et me fige un instant. Le souvenir de cette première fois me revient. L’envie ne m’a pas quitté.  J’ai toujours le désir de me retourner et de plonger à nouveau jusqu’à ses lèvres. Au lieu de ça, je regarde le paquet du couloir quelques secondes et me dirige vers les escaliers. Mon cœur se déchire, mais je ne l’ignore.

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le Dim 29 Avr 2018 - 22:16 )


vincenzo & roberto
A la recherche de son cœur.

Je me sens coincé dans cette situation, ça m’angoisse et je culpabilise. Je le repousse, alors qu’il a besoin d’explication, refusant de le mettre en contexte. À vrai dire, je ne sais pas s’il comprendrait. Lui qui vit librement, se foutant des jugements des autres. Pourrait-il réellement comprendre ? Même moi, parfois, je me trouve pathétique. Essayant de me racheter peu à peu aux yeux de ma famille, sans toutefois vouloir m’y perdre. C’est difficile, car au fond, je ne veux pas être cet homme. Je le déteste en fait. Pourtant, je tente de m’y accrocher un petit peu, sentant que c’est la seule chose qui me garde présent aux réunions de famille. Je vais jusqu’à nous enfermer dans la toilette, préférant cacher celui qui habite mes pensées depuis ces dernières semaines. J’ai surtout honte, honte de lui montrer cette facette de moi. Par fierté, je crois. Je déteste être ainsi devant les autres, montrer ma vulnérabilité face à ma famille. Partir de mes propres ailes, vivre mon rêve, ça ne suffit pas et en quelque part, ça me frustre de ne pas y arriver. De ne pas être libre comme je le voudrais. De faire ce que je veux sans avoir la pression d’être un Cafarelli. La porte d’entrée se ferme, je me sens plus léger, mais pas encore assez. Me retourner et affronter ce regard qui me foudroie depuis son entrée dans l’appartement. Qui m’en veut sans que je sache réellement pourquoi. Mais qui fait tout de même valser mon cœur, de manière que je ne saurai expliquer à cet instant, à chaque fois que je le croise. Après quelques inspirations, je me retourne vers lui pour lui dire que le problème ne venait pas lui. Enfin, pas totalement... Lui, parce qu’il me fait ressentir des choses que je n’ose pas assumer, mais moi, pour la même raison. Cette indéniable attirance entre nous que je cherche à nier, refusant de vouloir faire face à cette réalité qui risque de s’imposer si je m'y laisse prendre. Je secoue doucement la tête lorsqu’il s’excuse, même si ça me soulage de le savoir moins énervé que dans le salon. Mais je ne sais pas si je dois accepter ses excuses. Pas qu’il ne mériterait pas que je le pardonne, mais il n’a rien à se faire pardonner. Il m’en veut pour une raison et je ne lui donne aucune chance en lui demandant de partir, lui refusant la chance de retrouver ce qui lui était cher. « S’il doit y avoir un toi, alors c’est un nous. » Un sourire à la fois compatissant et désolé se forme sur mes lèvres. C’est beau. Ce qu’il dit. Du moins, à mes oreilles, ce l’est. Ça me donne espoir. Je n’ai peut-être pas tout fichu en l’air. Parce qu’honnêtement, je ne lui en veux pas d’avoir agis comme il l’a fait. Il avait clairement des raisons, que j’aimerais comprendre, mais il n’était pas arrivé au bon moment. « Faut juste... travailler là-dessus. Je suppose. » Pas sur nous. Sur nos problèmes. Sur ces malentendus susceptibles de mettre des distances entre nous. Tout arrive tellement vite aussi, c'est bizarre et nouveau. Je ne sais pas comment gérer ces sentiments, qui prennent place en sa présence, dans ces circonstances. Mais je veux apprendre, parce que plus je les réprime, plus je m'y accroche. Je n'ai pas envie de le laisser partir, mais je n'ai pas le choix. Mes frères m'attendent et je crois qu'il est mieux de prendre un peu de temps pour moi. Y penser avant de nous retrouver dans une de ces situations à nouveau. Mais malgré tout, je veux le revoir. Cette envie se confirme lorsque je le vois disparaître dans le couloir. Habituellement, nos rencontres se terminent avec un baiser, mais pas cette fois-ci. Je ne peux que m'accrocher à ces derniers mots, et un vide à son départ. À nouveau seul, je glisse mes mains sur mon visage, y exerçant une pression tout en m'injuriant moi-même. Une fois défoulé, je lâche un grand soupir, prend ma veste et quitte l'appartement à mon tour. Parce que j'ai bien envie d'aller escalader une montagne avec mes frères après tout ça....

SUJET TERMINÉ

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Sujet: Re: [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. ( le )
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- [Terminé] Vincenzo | A la recherche de son cœur. -
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