Revenir en haut
Aller en bas


 

- J'ai besoin de toi (Demetrio) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Mila ClarizioToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1658-mila-she-s-like-the-win http://www.ciao-vecchio.com/t1683-mila-take-my-hand-and-go-to-neverland
ID : spf, Laura
Faceclaim : Emilia Clarke (© lux aeterna)
Multi-comptes : Chiara Rinaldi
Messages : 372 - Points : 692
Âge : 32 ans, le compteur tourne
Métier : Conservatrice au musée Madre
Sujet: J'ai besoin de toi (Demetrio) ( le Dim 8 Avr - 17:49 )
Le temps lui avait paru si long. Des cris, des pleurs, voilà tout ce qu’elle allait retenir de cette soirée. Mila n’en sortirait pas indemne et même si elle était partie de chez elle insouciante et euphorique à l’idée de cet enterrement de vie de jeune fille, elle ne rentrerait pas éméchée et le cœur gonflé par la joie. D’ailleurs, ce soir, elle ne voulait pas rentrer chez elle, elle ne voulait pas être seule alors quand elle avait reçu un message de son frère pour savoir si tout allait bien, elle s’était jetée sur l’occasion. Pour une fois, c’est lui qui allait la protéger, la réconforter et apaiser sa peur. Elle s’était toujours voulue forte pour lui, mais là, elle avait besoin qu’il soit fort pour elle : Mila allait mettre du temps à oublier cette soirée. Un peu stone, comme si elle avait trop bu alors que la fête n’avait fait que commencer, la jeune femme marcha jusqu’à son appartement. Elle peina à ouvrir la porte, les mains tremblantes et le cœur qui battait la chamade ; le tueur avait beau avoir été descendu, l’inconscient de Mila n’avait pas l’air de vraiment bien l’accepter. Elle s’énerva, s’entêta et la clé finit par tourner, entrainant le clic qui délivra la jeune femme. Elle s’engouffra dans l’habitation, refermant aussi vite derrière elle. Mila fonça jusque dans sa chambre, attrapa un sac et y jeta tout ce qui lui tombait sous la main ; gilets en maille, jeans, baskets, chemises, sous-vêtements, tout y passa. Elle finit par une trousse de toilette, sa panoplie de maquillage, son pc et son chargeur de téléphone. Mila refit trois fois le tour de son appartement pour vérifier qu’elle n’avait rien oublier puis elle appela un taxi.

Quelques minutes plus tard, elle arrivait devant chez Demetrio. Camilo était là, comme son frère lui avait promis. « Merci, c’est vraiment gentil à vous d’être venu. », dit-elle en souriant. L’homme d’un certain âge attrapa son sac et l’invita à entrer. « Vous êtes sûr que ça ne vous dérange pas ? » Mila ne voulait pas gêner. Certes, cet homme était employé par Demetrio, mais il avait sûrement une vie, une famille, un animal de compagnie, enfin quelqu’un qui comptait sur lui, pour qui il s’inquiétait et Mila était là, un peu paumé, comme un enfant qui avait peur de rester seule quand ses parents sortaient diner. « Je vais m’installer devant la tv, je ne vais pas vous déranger, promis. » Mila sourit. « Je vais attendre Demetrio. » Elle s’installa alors dans le grand fauteuil et alluma la télévision. Elle s’efforçait de garder les yeux ouverts devant la chaine d’informations locales qui tournait en boucle, mais l’épuisement nerveux finit par être plus fort et Mila s’assoupit, ne se rendant pas même pas compte que Camilo la couvrait.
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealika + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 694 - Points : 2457

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: J'ai besoin de toi (Demetrio) ( le Dim 8 Avr - 19:31 )
La soirée de présentation du nouveau Smartphone se passe sans accroc. Investi dans ce projet, il se libère pour être présent dans certaines villes étrangères, laissant ses collaborateurs prendre le relai la plupart du temps. Ils ont été plongé, bien plus que lui, dedans, savent répondre à la moindre question technique, mais les accompagne tout de même de temps à autre. Et c’est le cas de ce samedi 31 mars. La salle réservée pour l’occasion est bondée de monde qu’il a déjà rencontré au moins une fois dans sa vie, mais pas physionomiste pour un sou, aussi parce qu’un simple échange de la tête, ou quelques mots partagés ne lui suffisent pas à se souvenir des visages, il a demandé à ce que son assistante soit là, avec lui. Et comme à chaque fois, elle lui est d’une très grande aide, à lui souffler quelques noms qu’elle a dû elle-même révisé avant de se rendre sur les lieux. Bien qu’il n’en demande jamais autant, il sait qu’elle prend des initiatives et qu’elle est aussi exigeante envers elle, que Demetrio l’est pour lui. C’est pour ça que ça fonctionne bien entre eux. Avec le temps, une confiance a fini par s’installer, pas au point de lui donner accès à la moindre information, mais assez pour ne pas lui mettre des bâtons dans les roues et pouvoir l’aider à faire son travail au mieux. Et ce qu’elle fait est bien plus que ça. Elle a su se rendre indispensable et dans des moments où, dans sa vie privée, les doutes prennent le dessus, Demetrio en a bien besoin. Pouvoir se reposer sur quelqu’un de compétent, qui ne le décevra pas. Seulement, alors que la soirée est bien avancée, que les discussions sont bien entamées, son assistante s’accroche à son bras de manière si soudaine, si peu habituelle, qu’il reste un instant interdit. Cette main, ces doigts serrés sur sa veste, cette angoisse qu’il ressent sans mal… « Je peux vous parler ? » C’est si déstabilisant qu’il s’excuse auprès de son interlocuteur pour s’éloigner de la foule, jusqu’à un angle de la grande salle afin de lui demander des explications. Et ça tombe, d’un coup, sans prendre de gant. Son cœur rate un battement alors qu’il entend « fusillade », s’accélère à l’annonce de « blessés », puis lui est douloureux en sortant son téléphone qu’il colle aussitôt contre son oreille pour contacter son entourage, mais la plupart du temps, tombe sur des répondeurs. Alors il rédige des SMS, espérant obtenir des réponses, être rassuré. Demetrio s’approche alors de son collaborateur pour lui annoncer son départ. L’australien constate dans le regard de son patron la gravité d’une situation qu’il ignore, qui lui échappe, mais il ne pose aucune question, le laisse partir. Alors qu’il s’engouffre avec l’italienne dans son véhicule, Demetrio envoie quelques messages. Un à Mila, un autre à Teobaldo, son père et quelques amis, pour s’assurer que tous se portent bien. L’inquiétude le gagne, celle de son assistante est aussi pesante. Elle a le souffle rapide, les yeux larmoyants, mais ne souffle pas un mot. Peu enclin à des démonstrations, il fait tout de même l’effort de poser sa main sur son épaule, qu’elle ne se sente pas seule.

Paris, Naples. Le vol de deux heures ne lui a jamais semblé aussi long qu’aujourd’hui. La tête appuyée sur le hublot de son avion privé, Demetrio pense à cette catastrophe qui les attend au retour. Il pense à ces personnes blessées, tuées. La mort le rend mal à l’aise. A côté de sa crainte de l’abandon, des endroits clos, étroits, ou encore celle de perdre le contrôle des choses, la peur d’être confronté à la mort est bien plus angoissante que tout le reste et il ignore comment la gérer. Il tente cependant de ne pas penser au pire, de se raccrocher à ces messages qui arrivent un par un. Asha pour Teobaldo, puis Mila et enfin son père.

Arrivé sur le sol italien, un véhicule les attend. Son chauffeur prend la direction de l’hôpital. 23 heures 30, le bâtiment est toujours aussi bondé, mais ils arrivent à toper une agente administrative qui les renseigne. Après avoir demandé à son assistante de le tenir au courant, ils se séparent. Lui erre dans les couloirs, jusqu’à trouver la chambre où se trouve Teobaldo et s’il reste à son chevet durant quelques minutes, avant de devoir le laisser en pensant à sa jumelle qui a besoin de lui, de sa présence. C’est donc vers sa villa qu’il se dirige ensuite, le cœur un peu lourd. Même s’il la sait en sécurité, il a besoin de la voir pour s’en assurer. Et les nerfs retombent une fois à l’intérieur. Sur le fauteuil se trouve sa jumelle, recouverte d’une couverture. Camillo, l’air grave, s’approche, tandis que Demetrio le devance : « Tout va bien pour vous ? » Il est soulagé de le voir, en vie, sans aucune égratignure en apparence et souhaite s’assurer que tout se passe bien pour lui. Camillo, c’est un homme qu’il apprécie énormément, dont il ne peut se passer. Il y tient, s’est attaché à lui et l’idée même qu’il y ait pu avoir des dégâts dans sa vie suite à cet événement, lui déplaît. « Votre famille ? » enchaîne-t-il, tandis qu’il ouvre la portière arrière pour laisser entrer son assistante à l’intérieur. « Elle va bien, Monsieur, je vous remercie de vous en inquiéter. » « Très bien, alors rentrez chez vous maintenant, rentrez auprès d’eux. » C’est primordial. Camillo hésite, est même prêt à s’obstiner, mais Demetrio insiste : « Vous avez fait suffisamment aujourd’hui. Je vous en remercie énormément d’ailleurs. Prenez quelques jours. » Comprenant que son patron s’inquiète à son sujet et ayant lui-même besoin de se retrouver auprès des siens, Camillo le remercie et quitte les lieux, non sans rappeler qu’au moindre besoin, il est là. Et il le sait. Il a toujours été là, est son employé le plus loyal. Doucement, le brun s’approche de sa sœur et se cale sur le canapé, observant sa jumelle ouvrir les yeux. « Bonsoir. » murmure-t-il, alors qu’il réduit la distance. Il s’assoit sur l’accoudoir, puis caresse le visage de sa frangine avec tendresse. « Ce serait mieux dans un vrai lit, tu ne crois pas ? » Et il est tellement content, soulagé, ravi de la savoir là, d’avoir un contact.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
Revenir en haut Aller en bas
Mila ClarizioToujours frais après un litre de café
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1658-mila-she-s-like-the-win http://www.ciao-vecchio.com/t1683-mila-take-my-hand-and-go-to-neverland
ID : spf, Laura
Faceclaim : Emilia Clarke (© lux aeterna)
Multi-comptes : Chiara Rinaldi
Messages : 372 - Points : 692
Âge : 32 ans, le compteur tourne
Métier : Conservatrice au musée Madre
Sujet: Re: J'ai besoin de toi (Demetrio) ( le Lun 9 Avr - 12:16 )
Mila avait dormi une bonne heure et demi. C’est la voix douce de son frère qui la tira de son sommeil. « Bonsoir. », dit-elle, la voix encore endormie. « Si, peut-être, sûrement, mais je t’attendais, je ne me suis pas rendu compte que je m’étais assoupi. » Mila se releva, frotta ses yeux et fixa son frère. « Ton voyage s’est bien passé ? », demanda-t-elle. La jeune femme venait de frôler la mort et elle s’inquiétait de savoir si tout allait bien pour lui. Soudain, elle paniqua, elle n’avait pas envoyé de message à son père, elle ne savait pas s’il allait bien ; choquée, elle s’était contentée de répondre aux messages qu’on lui avait envoyé et elle n’avait pas pensé à demander aux autres si ça allait. « Et papa ? Tu as des nouvelles ? Il va bien ? Dis-moi qu’il va bien ! » Mila était agitée, presque énervée, pas contre son frère, mais contre elle-même. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. D’habitude si forte, Mila se sentait faible, une petite fille perdue ; elle n’avait rien, physiquement, elle allait parfaitement bien, mais elle avait peur, peur qu’il revienne, peur de mourir en fait. Elle soupira. « Je suis désolée, j’ai été égoïste, j’ai même pas pensé à envoyer un message à papa. » Des larmes perlèrent au coin de ses yeux bleus, elle se recroquevilla sur elle-même, position fœtale de protection ; elle avait besoin d’être protégée, de sentir qu’elle était en sécurité. « Merci de m’accueillir ce soir. J’avais vraiment pas envie d’être toute seule chez moi, à quelques centaines de mètres du lieu du drame… » Mila soupira. « C’était horrible, Dem, il y avait du sang partout de hors, des gens morts, des draps blancs…j’avais jamais vu autant d’ambulances et de policiers au même endroit au même moment…. » Mila revoyait les images du drame, pas celles du moment précis de la tuerie, mais celles qu’elle avait vu après, ce qu’elle avait vu quand elle était sortie du bar et qu’elle était rentrée chez elle.
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
ID : Ealitya, Sandrine (ou Alice)
Faceclaim : Sean O'Pry ©Ealika + Laura (gif Magdem)
Multi-comptes : Dante, Enzo, Erio, Stefan
Messages : 694 - Points : 2457

Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: J'ai besoin de toi (Demetrio) ( le Mar 10 Avr - 23:02 )
« Hm hm. » se contente-t-il de dire, peu enclin à admettre que le voyage s’est fait en tension. Son objectif ? L’apaiser, ne pas faire remonter ses angoisses en lui exprimant les siennes. C’est Mila qui se trouvait à quelques mètres de la fusillade, enfermée dans un bar, non loin des coups de feu et de toute l’horreur du moment. Pas lui. Ce qu’elle a dû vivre est cent fois pire, alors il prend sur lui, oublie un instant sa crainte d’être abandonné des gens qu’il aime. Ce ne sera pas pour aujourd’hui : sa jumelle est choquée, mais elle se porte bien physiquement. « J’ai eu des nouvelles, il va bien. Il se trouvait dans un petit restaurant, en bord de mer. » Avec un ami qui profite toujours un peu de la présence de leur père pour faire des excès. La facture, c’est lui qui la paie, sachant très bien que l’homme qui l’a élevé n’a pas les moyens et ça ne le dérange pas. En revanche, ce qui l’agace, c’est de constater que ses amis sont heureux de lui donner la note, buvant plus que de raison, prenant les plats les plus chers. C’est la raison pour laquelle Demetrio peine à se lier aux gens qui l’ont connu avec et uniquement sa richesse. Ils ne sont pas de confiance, sont avides. De ses doigts, il prend le visage de sa sœur, l’obligeant à se calmer, tout en le fixant. « Papa se porte très bien. » En douceur, il effleure ses joues avec son pouce, puis se lève et se dirige vers la cuisine ouverte, pour faire bouillir de l’eau chaude, jugeant que ça lui fera le plus grand bien. Son cœur se resserre en imaginant les détails qui lui sont contés. C’est sombre, glauque et sous les draps blancs, elle aurait pu se trouver. L’idée lui fait froid dans le dos. « Tu ne voudrais pas rester plus que cette nuit ? Quelques jours… Je n’aime pas te savoir seule après ce que tu viens de vivre. Tu seras bien mieux ici que chez toi. » dit-il, en s’avançant vers elle pour lui tendre une tasse de thé. « C’est très égoïste de ma part, mais je suis soulagé que tu ailles bien. J’ai eu terriblement peur pour toi. » Sans elle, il perd une partie de lui. Demetrio et Mila ont des accros, mais ils n’en restent pas moins proches.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: J'ai besoin de toi (Demetrio) ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- J'ai besoin de toi (Demetrio) -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences