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- La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Lun 9 Avr - 21:09 )


Il retrouve le restaurant après avoir congédié Oskar. La douleur imposée par la cruauté de ses insultes flageole sa poitrine d’un poids incommensurable. La morosité s’empare de son être à un moment de sa vie où il devrait être inondé par un bonheur étincelant. Cela l’irrite au plus haut point, mais il n’est pas en mesure de lutter contre cette sensation qui ravage tout son être. Cette colère est là, mêlée à une frustration profonde. Il avait réellement eu envie de partager ce moment avec cet homme. Il avait envie d’entendre ses commentaires, d’avoir son regard professionnel sur l’ensemble des toiles qui ornent les murs de cet espace, qui lui est consacré pour la toute première fois. Seulement, il prend conscience qu’il doit faire face à cette amère réalité qui lui laisse un gout âpre en bouche. Alors, il s’empare d’un verre de champagne qu’il boit cul sec avant de s’attaquer à un nouveau. Il s’enivre pour chasser cette sensation déplaisante qui lui retourne les tripes. Il ne veut pas lui laisser avoir un tel pouvoir sur son être, mais il est contraint de faire face au fait qu’il est plus facile à dire qu’à faire. Il voudrait effacer ces mots cruels de son esprit, mais cela lui est impossible. Ils tournent en boucle dans son  esprit alors qu’il commence un troisième verre. Il sent l’alcool lui monter à la tête, alors il décroche le verre de son verre à l’instant où il sent la présence d’Augusto à ses côtés. Ses doigts tremblent légèrement sous l’impulsion de ses émotions trop intenses. « Désolé pour mon ami tout à l’heure. » Il lui déclare dans une petite voix alors qu’il se racle la gorge. Il s’excuse pour le comportement trop intrusif de son amant, qui a agi comme s’il était un obstacle. Il a bien compris qu’Augusto avait préféré les laisser échanger en s’éclipsant, mais Isaiah considère qu’il lui doit des explications. « Il était de mauvais poil. » Il tente de dédramatiser en venant se tourner vers lui. « Encore merci pour tout ce que tu as fait pour préparer cette soirée. Elle est géniale. Je ne pouvais pas espérer mieux. » Il déclare avec douceur et reconnaissance en venant poser sa main libre sur son épaule. Un sourire bienveillant et sincère se loge sur ses lèvres quelques secondes avant de disparaître sous le poids de cette amertume qui persiste au fond de ses tripes. « Tu as des échos plutôt positif ? » Il questionne en venant plonger son regard dans celui de son ami. Il préfère se concentrer sur cet événement plutôt que sur l’allemand, même s’il occupe ses pensées et l’empêche de profiter pleinement.



L'art n'est qu'une forme d'expression, un moyen d'extérioriser un trop plein d'amour ou de souffrance. (@POE, BEERUS)
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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Ven 13 Avr - 9:31 )
La confidence intime nous unit un peu plus.feat Isaiah
Gus regarde les murs de la trattoria, les tableaux d’Isaiah rendent bien. L’artiste les a choisis avec soin et le restaurateur se dit que cette soirée va être des plus plaisantes.
Il sent le stress du peintre un peu logique. Il le rassure avant que les premiers curieux ne rentrent dans la salle. Il accueille les gens le sourire aux lèvres présente Isaiah.
Certaines personnes sont des clients habituels, d’autre de simples passants qui ont vu les affiches. Le restaurant se retrouve vite plein.
Pour faciliter cette soirée, Gus a juste prévu un buffet à disposition des visiteurs, le restaurant en lui-même est fermé pour le service.  

Et puis il y a cet homme qui rentre qui attire le regard de Gus. Surtout vu la façon dont il se comporte avec Isaiah.
Même s’il s’affaire ailleurs, il ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil de temps à autre. D’aller même voir si tout va bien.
Se sentant sur le coup comme un intrus vu la manière dont l’étranger le sonde.
Il préfère s’éloigner, mais il sent le malaise. Et surtout le mal être du peintre, qui s’échappe un instant de la salle comble.
Gus continue de présenter les tableaux, de parler de l’artiste et de ce genre de coup de foudre qu’il a eu pour ce qu’il faisait.
Il passe les détails de cette nuit de tendresse ou leurs mains et leurs lèvres se sont rassasiées de caresses et de baisers.
Les retours sont bons, même très bons. Les gens signent le Livre d’Or mis à leur disposition. Gus est content, il ne s’attendait pas à un tel succès. Certains ont même fait de sérieuses propositions.

Puis les gens partent peu à peu, le vide se fait dans le restaurant.
Et le silence reprend sa place.
Gus soupire, il est heureux. Il n’a pas fait attention quand l’homme assez froid dans sa façon d’être a quitté le restaurant. Mais il s’en moque un peu et puis se n’est pas son problème.
Il voit Isaiah seul, du coup il s’approche. Il le sent fébrile, surement le coup des diverses émotions du aux compliments fait par les divers visiteurs. Mais vu sa voix quand il s’excuse pour son ami.
Le restaurateur se dit que c’est peut être cet homme qui le trouble.
« Pas de souci pour ça. On a tous nos mauvais jours.  Et tu n’as pas à t’excuser pour lui. » Il pose sa main sur son épaule comme un geste bienveillant. Une façon de l’apaiser de ce trouble qui semble le caresser quand il parle de cet inconnu.
Difficile de ne pas se dire qu’il est surement important pour Isaiah.
Mais Gus ne cherche pas à en savoir plus. Mais si l’artiste veut lui parler il l’écoutera.

Son personnel vient leur dire au revoir, ils ont rangé le maximum, Gus les remercie, il s’occupera du reste plus tard.
Ils se retrouvent dont seuls.
Le visage un peu marqué par la fatigue du au stress de ses derniers jours.
« De rien. Je te remercie aussi car certains des visiteurs n’avaient jamais mis les pieds dans le restaurant. Et ils reviendront. Dont c’était un bon échange. Et une très belle soirée. »
C’est au tour de l’artiste de poser sa main sur l’épaule de Gus, celui-ci répond à son sourire.
Mais il sent bien que malgré ce sourire sincère, quelque chose de profond le blesse.
« Oui de très bon. J’ai même le nom et le numéro de téléphone de deux personnes que tu dois contacter. Ils sont vraiment intéressés. Ils voudraient de parler un peu plus parce qu’au moment de leur venu tu étais occupé avec ton ami. » Il le regarde dans les yeux. Il se doute qu’entre les deux il y a bien plus qu’une simple amitié. Mais c’est la vie privée d’Isaiah.
Il se sert un verre. Il reste encore quelques bouteilles sur les tables.
« Pas mal ont signé le Livre d’Or aussi. Tu veux y jeter un coup d’œil ? » Il a lu quelques mots, et il sait que certains vont remonter le moral du peintre.
Moral qui semble en berne en ce moment.
« Au fait tu as faim. Je ne t’ai pas trop vu grignoter au buffet. Je peux nous faire quelque chose de rapide si tu veux ? Et puis j’avoue que j’ai un peu faim. On pourra discuter en mangeant. Sauf si tu es fatigué et que tu veux rentrer ? » Gus cherche à prolonger l’instant.
Qui sait, ils pourraient à nouveau se perdre dans cette tendresse salvatrice.
Gus le regarde, laissant même glisser ses yeux sur ses lèvres entrouvertes.





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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Ven 13 Avr - 23:35 )


L’amertume s’est logée dans son être. Elle se mêle à une morosité qui s’accentue au fond de ses tripes, tant il se trouve affligé par les insultes proférées par son amant. Il est encore sous le choc tant ces propos ont un effet dévastateur sur son cœur et son esprit. Il est blessé par le message offensant dont il a été victime de la bouche de cet homme, qui a bien trop de pouvoirs sur lui. Il lui en veut profondément, mais à cet instant, c’est la douleur qui domine sur la colère et qui le rend fébrile dans un moment où le bonheur devrait être puissant. Il boit pour tenter de calmer ses tourments. Il cherche dans l’alcool un moyen de se détendre, d’oublier ce pénible épisode de la soirée, mais cela ne semble pas être possible. Les gens défilent autour de lui, quittent peu à peu le restaurant tandis que le buffet dinatoire se vide. Le temps défile bien plus qu’il n’en prend conscience. C’est Augusto qui l’extirpe de ses pensées en venant se rapprocher de lui. Son arrivée l’oblige à quitter son verre du regard et de se rendre compte que la soirée touche à sa fin. Il s’excuse pour le comportement d’Oskar, car il considère qu’il n’avait aucune raison d’agir de manière aussi peu cordiale avec lui. Augusto ne semble pas en tirer rigueur. Il dépose sa main sur son épaule dans un geste bienveillant et Isaiah lui offre un sourire faible en signe de réponse. Il ne commente pas plus, n’en voit pas l’intérêt, car cela donnerait trop d’importance à Oskar, bien qu’il occupe profondément ses pensées. Il préfère s’intéresser à la soirée, à la reconnaissance qu’il éprouve envers cet homme pour la confiance qu’il lui a apporté en exposant ses toiles. Il remercie son ami avec le plus de sincérité possible en vue de son état. Il aimerait être plus démonstratif, mais son cœur est ombragé par une douleur qu’il camouffle du mieux qu’il peut. Alors, il vient à son tour poser sa main sur son épaule et obtient à son tour un sourire. Il n’y a pas besoin qu’ils fassent plus de cérémonie à ce sujet. Du coup, il le questionne sur les échos qu’il a eu des personnes qu’il a rencontrées. Cela le rend curieux et il semble que les retours sont positifs. L’annonce qu’il lui fait aurait dû le faire sauter de joie, mais seul un sourire surprit vient se loger sur ses lèvres. « Vraiment ? C’est super ! Je ne l’aurai pas imaginé ! » Il déclare avec sincérité dans une voix perturbée. « Du coup, je veux bien leurs noms et numéros de téléphones. Merci beaucoup de les avoir récupérer, vraiment. » Il déclare en pressant sa main contre l’épaule d’Augusto. Il est heureux de cette nouvelle, même s’il a du mal à l’afficher avec le même engouement qu’il aurait eu en temps normal. « Je veux bien, oui. Cela me rend vraiment curieux. » Il lance alors qu’ils se dirigent vers l’endroit où se trouve le livre d’or. Augusto lui propose de manger un bout ensemble. « Si tu me prends par les sentiments en me proposant un de tes bons petits plats, je ne peux que succomber. » Il déclare dans un sourire amical alors qu’il vient prendre le livre d’or entre ses doigts. « Je pourrais lire tout cela pendant que tu cuisines. Je vais finir par croire que je suis un privilégié. » Il déclare avec un brin de malice alors qu’ils se dirigent vers les cuisines, leurs verres à la main. Ils retrouvent la pièce en question et Isaiah s’installe naturellement autour du plan de travail. Au lieu de regarder le livre d’or, son regard se perd sur les traits de son ami et amant. Les propos d’Oskar refont surface, ébranle son esprit, ce qui le pousse à demander sans aucune animosité. « Dis-moi, est-ce que tu aurais quand même accepté d’exposer mes toiles et organiser cette soirée, s’il rien ne s’était rien passé cette nuit-là ? » Sa voix est faible. Il a juste besoin d’en avoir le cœur net. Il ne peut accepter l’idée que c’est la luxure qui lui a permis d’obtenir cette opportunité, mais il faut croire qu’Oskar a assez de pouvoirs pour lui pour le faire douter…



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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Mer 18 Avr - 10:50 )
La confidence intime nous unit un peu plus.feat Isaiah
Gus voit bien qu’Isaiah est tracassé.
Il a vu son mal être face à la réaction de son ami. Il préfère ne pas approfondir la gêne en cherchant en à savoir plus. Vu que pour lui cela touche la vie privé de l’artiste.
Et il serait dommage de gâcher cette fin de soirée.
Gus n’a pas eu cette idée par intérêt, c’est juste son cœur qui c’est exprimer. Un besoin de voir un éclat différent dans les yeux de son ami.
Il y a bien longtemps qu’il n’avait essayé de donner un peu de joie à quelqu’un. Un bonheur simple sans chercher le pourquoi du comment. Une action  qui lui a apporté aussi sa dose.
Pour une fois depuis des années, cela lui a donné la sensation d’être un peu plus vivant.
De ressentir de la joie sans se sentir fautif ou sans que le remord ou la rage ne viennent le rappeler à l’ordre.


Ils échangent des sourires, des gestes d’amitié et Gus n’a pas besoin de plus. Il ne serait l’expliquer mais cela l’apaise au fond d’avoir pu faire plaisir à Isaiah.
Sans demander quoi que se soit en retour.
Sans attendre non plus quelque chose.

Alors Gus est heureux de lui faire savoir que des personnes sont vraiment intéressées par son œuvre. Il répond au sourire du peintre avant de sortir de sa poche de sa chemise les papiers où sont notées les différentes coordonnées.
« Alors monsieur Tifosi il est tombé sous le charme de celui là. » Il désigne le tableau du doigt, ayant un peu sur le coup oublié les titres donnés.
Ou alors c’est la présence d’Isaiah qui le trouble.
Durant la soirée, il n’a pas eu le temps de réellement profiter de l’artiste. Alors il savoure cet instant qu’à eux.
« Monsieur et madame Manosi sont tenté par celui qui se trouve au fond, et voir peut être un autre pour leur résidence secondaire. Si tu arrives à traiter avec  eux, cela risque vite de faire le tour de l’Italie, ils connaissent du beau monde. »
C’est tout ce qu’espère Gus que cette petite exposition dans son restaurant aide Isaiah à développer son talent.

Quand Gus lui a proposé ses murs pour poser ses tableaux, il ne les avait pas vu et ne connaissait rien au talent de l’artiste. Depuis il a eu la chance de le découvrir et d’être séduit.
Il sait qu’il mérite d’être connu.

Puis il lui propose également de voir le livre d’or avant de parler de nourriture terrestre.
« Tu peux succomber je n’y verrais aucun inconvénient. » Il appuie ses mots d’un clin d’œil, il a apprécié le moment qu’ils ont partagé la première fois.
Cette tendresse distribuée avec délice par des caresses et des baisers. Et il s’y plongerait bien encore ce soir.
« C’est un peu ça. Peu de gens ont la chance de voir le maitre à l’œuvre. » Il sourit avant de venir effleurer ses lèvres des siennes. Un geste doux.

Ils partent dans la cuisine. Gus sort divers ingrédients du frigo notamment des pâtes fraiches. Il compte les agrémenter d’une sauce au champignon frais avec des pignons, des lardons, de la crème fraiche et il saupoudrera le tout de parmesan. Il est très concentré sur ce qu’il fait, même si ses mains semblent agir sans qu’il n’ait à penser.
Gus sent les yeux d’Isaiah se poser sur lui, cela le fait sourire.
Mais il ne le regarde que lorsque sa demande tombe dans une voix faible comme si l’artiste craignait la réponse.
Et que cette exposition devienne juste une histoire de cul.

Alors Gus pose ses couteaux et s’approche du peintre.
« Pourquoi tu penses ça ? » Il laisse son regard glisser plus profondément dans le sien.
Il ne peut s’empêcher de sentir une vague de chaleur lui caresser les reins. A cet instant Isaiah est terriblement désirable peut être parce qu’une part de fragilité se glisse sur les traits de son visage.
« Il me semble que j’ai lancé cette idée avant même qu’il ne se passe quoi que se soit. A part un baiser volé. Comme celui là. » Il entoure sa taille et laisse ses lèvres gouter à celles de son amant avec plus de sensualité que tout à l’heure.
« Non je ne t’ai pas proposé les murs de mon restaurant pour obtenir ton cul. J’avais juste envie de faire quelque chose de bien. Depuis la mort de .. de mon jumeau .. »
Les mots sont difficiles à dire.
« Je parts en vrille dans bien des domaines. Seul ce restaurant me tient à flot. Tu m’as donné envie de voir autre chose .. enfin c’est dur à expliquer. »
L’émotion vient titiller ton regard sombre.
« Je voulais juste te voir heureux et partager cet instant avec toi. Même si je ne te connaissais pas. Et même si ce soir là tu étais parti sans finir dans mon lit. »
Il vient encore une fois frôler les lèvres d’Isaiah.
« Tes tableaux seraient là ce soir. Et moi aussi. »

Gus espère avoir rassuré Isaiah, car il a la sensation qu'il en a besoin.
Pour ne pas fausser ce qu'il y a entre eux.







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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Dim 22 Avr - 20:32 )


Il ne s’attendait pas à trouver de potentiels acquéreurs de ses toiles en exposant dans ces lieux. Il savourait déjà l’opportunité de pouvoir les révéler à un public, d’être le sujet de l’attention et non pas un artiste parmi une exposition collective. Alors, cette nouvelle l’enchante particulièrement, même si sa fébrilité l’empêche de l’exprimer autant qu’il le voudrait. C’est une merveilleuse nouvelle et il se retrouve vraiment impatient de pouvoir échanger avec ces personnes pour tenter de cerner leur désir réel ou non d’acquérir une de ses œuvres. Il écoute attentivement les propos de son ami et hôte pour cette exposition. « On va croiser les doigts et espérer que mon charme naturel portera ses fruits alors. » Il lance dans un ton plus décontracté et un sourire plus franc. Durant quelques secondes, il oublie la morosité qui habite sa poitrine et il se dirige naturellement vers le livre d’or pour tenter de poursuivre dans cette voie et diminuer l’impact des paroles d’Oskar, ce peintre devant lequel il voulait briller et que son art soit reconnu, mais que seul le mépris s’est fait ressentir avec fracas. La pilule est difficile à passer. Les paroles de l’Allemand tournent en boucle dans son esprit, rendent ce poids plus présent dans sa poitrine. Son ami lui propose de lui concocter un repas et il ne refuse pas, désireux de se changer les idées et de savourer les textes laissés par les convives du vernissage. Il n’hésite pas à le taquiner naturellement avant de recevoir un baiser volé de la part de son ami. Un contact léger et appréciable qui lui arrache un sourire amusé. « Intéressant. » Il lance dans un ton énigmatique alors qu’il le suit jusque dans la cuisine. Il le laisse s’affairer devant les fourneaux tandis qu’il prend place autour du plan de travail qui se trouve au centre de la pièce. Pourtant, au lieu de partir à la pêche de bons compliments dans le livre d’or, il laisse son regard se perdre sur le corps de son ami tandis que les propos d’Oskar se font plus présents. Alors, il pose cette question qui lui brûle les lèvres, qu’il évoque car le pouvoir des mots d’Oskar est conséquent. Il a besoin de s’assurer que son talent n’est pas discrédité par une histoire de cul en dépit des propos de son amant. Une question qui semble déconcentrer son ami, mais qui accentue la fébrilité qui l’habite. « Je me posais la question, comme ça. » Il tente de dédramatiser en niant le mépris dont il a été victime de cet artiste qu’il estime en tant que peindre et homme. Un homme dont les propos ont été si acerbes qu’il éprouve à la fois colère et tristesse. Pourtant son regard est plus fébrile qu’en accoutumé. Il se laisse rassurer par les propos de son ami, sent ces lèvres masculines se poser sur les siennes avec sensualité. Isaiah savoure puisque leurs caresses sont plaisantes. Il y répond naturellement même s’il ne vient pas le rendre plus sensuels. Isaiah garde le silence, laisse Augusto s’exprimer au sujet de la raison de cette volonté de l’aider. Les propos sont troublants, tout comme l’a été cette nuit d’érotisme et de douceur lors de leur rencontre. Isaiah le fixe durant de longues secondes, peut être minutes. « Je suis désolé… Pour ton jumeau. » Il murmure, car il a pris conscience de cette nouvelle. Il l’avait envisagé, mais c’est quelque chose de le savoir. « Tu dois te sentir seul, perdu sans lui. » Il murmure en venant détourné son regard quelques secondes pour éviter que sa propre douleur camouflée depuis des années ne surgisse. Il vient glisser sa main sur sa nuque avec douceur. Un faible sourire désolé se niche sur ses lèvres. « Je ne peux pas totalement comprendre ce que tu dois ressentir, mais je pense pouvoir la comparer avec la mienne. Moi aussi, j’ai… j’avais une jumelle. Elle n’est pas morte, mais c’est tout comme puisque je suis un déchet pour elle… » Il déclare en se confessant sur cette partie de sa vie qu’il n’évoque jamais, que seule Amalia est au courant. Il ne sait pas ce qui est le pire : la perdre tout en la sachant en vie ou qu’elle soit morte, mais que ce lien puissant ne lui dévore pas l’esprit dès qu’il baisse sa garde. « Tu as fait quelque chose de bien. Tu viens de m’offrir un merveilleux tremplin que je n’aurai sans doute pas pu avoir. Je t’en suis vraiment reconnaissant. » Il déclare avec sincérité avant de retirer la caresse de sa main dans sa nuque. « Tu comptes nous préparer quoi de bon ? » Il déclare pour essayer de partir sur une note plus légère et qu’ils ne se laissent pas inonder par des émotions troublées.  



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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Lun 30 Avr - 17:08 )
La confidence intime nous unit un peu plus.feat Isaiah
Gus est vraiment heureux de voir que la petite exposition a porté ces fruits.
Il se fait un plaisir d’annoncer à Isaiah les retours qu’il a eus. Comme de lui donner les coordonnées de ceux qui souhaitent  le rencontrer. Il a bien remarqué le trouble de l’artiste, même s’il ne s’y est pas attardé. Il espère que cette nouvelle l’apaisera et lui redonnera son sourire.
Et l’opération a l’air de marcher, il le sent plus détendu.
« Je n’ai aucun doute sur ton charme naturel. » Il lui fait un clin d’œil, content de le sentir moins tendu.
La suite de la conversation se fait dans la cuisine.
L’artiste pourra ainsi lire les commentaires sur son livre d’or et profiter par la même occasion de voir le restaurateur à l’œuvre. Ce qui est une chose rare comme aime le préciser Gus avant de lui voler un baiser.
Pour lui la soirée s’annonce délicieuse, même s’ils ne finissent pas lui nuit ensemble. Gus apprécie la compagnie d’Isaiah.
Il a la sensation de se sentir entier au prés de lui.
Il ne peut l’expliquer, il a juste envie de se laisser glisser et d’accepter ce que l’artiste lui offrira. Même si cela ne se résume qu’à un moment de tendresse.

Une fois dans son antre, Gus s’affaire.
Son instinct le guide naturellement vers une recette qu’il concocte avec plaisir. Il a envie d’éveiller les papilles de son hôte avant d’éveiller ses sens. Il ne compte pas se priver de le titiller ou de la taquiner. Il a envie de le gouter depuis que la soirée à commencer et l’attente n’a rendu que sa faim plus grande. Mais comme les fois précédentes il y va pas à pas sans le brusquer.
Ce jeu de séduction lui plait et l’enivre, c’est une façon différente pour lui de se donner.
Il a même laissé tomber certaines barrières, même si Isaiah n’en a pas demandé plus sur cette part de lui donc il n’ose parler. Il est surpris par sa demande.
« Comme ça ? » Gus se demande si cette question n’est pas du à la visite de cet homme.
Cet homme qui est resté en retrait, et donc la présence a eu pour effet de faire perdre le sourire à l’artiste. De le rendre même morose l’espace d’un moment. Là il a l’air d’avoir dompter les effets de cette visite.
Mais le doute a l’air de planer. D’où la question.

Gus y répond avec difficulté mais franchise. Sans mentir.
Il en dit même un peu plus. Il ouvre une brèche dans sa carapace trop douloureuse. Il se sent fébrile, comme à chaque fois qu’il parle de son jumeau.
Et de ce vide que rien ne comble.
Il se dévoile avec pudeur, sans aller au plus profond de la faille.

Il s’approche cherche le contact, une façon pour lui de ne pas sombrer. Et puis il en a envie. Il a envie de retrouver la texture de cette bouche tentatrice. Il ne rend pas ses gestes plus brulants, c’est juste une recherche de tendresse.
Un besoin d’être réconforté, apaisé.
Et Isaiah répond à ses attentes, sans non plus pousser le jeu plus loin.
« Merci. » Il soupire alors que la main du peintre se loge au creux de sa nuque. « Oui j’ai la sensation de ne plus être entier. »
Le restaurateur sent son ami troublé.
La soirée se teinte de nouvelles émotions, qui prennent Gus aux tripes.

Isaiah aussi se livre plus.
Partageant la douleur de l’italien. Il le regarde, secoué à son tour par les mots prononcés.
«  Je suis désolé également. Je crois que cela doit être pire cette douleur là. Je ne sais pas si j’aurais pu survivre dans ton cas. »
Comme la vie est injuste. Elle donne à deux corps la joie d’être lié dés le moment de leur conception, et puis elle le leur retire sans se préoccuper des conséquences. Il pose sa main sur l’épaule de son ami.
« On était fait pour se rencontrer et c’est peut être pour ça que tu m’apaises. On partage la douleur d’avoir était deux et de se retrouver à présent seul. »
Gus parle avec douceur, glissant parfois son regard fragilisé dans celui d’Isaiah. Il y voit la même tristesse. Il sourit à ses mots.
« Je te suis reconnaissant aussi. »
Chacun à son tour rompt le contact charnel. Le trouble les caresse.

Isaiah essaie de repartir dans une note plus légère.
« Des pâtes fraiches accompagnées d’une sauce fait à basse de champignons, de pignons, de lardons et de crème fraiche. Le tout saupoudré de parmesan et arrosé d’un bon Chianti. Est-ce que le menu te plait ? Ah j’oubliais tiramisu en dessert. Maison aussi cela va de soin. »
Gus se remet à l’ouvrage sous le regard d'Isaiah.
Il prépare d’abord la sauce en faisant revenir les lardons et les pignons, puis il ajoute les champignons et pour finir la crème fraiche. Il lance l’eau des pâtes.
« Cela sera prêt dans dix minutes. Tu arriveras à tenir ? » En attendant le restaurateur sort deux assiettes creuses qu’il place dans le chauffe plat. Il prend deux verres et ouvre la bouteille de vin. Il sert les verres et en tend un à Isaiah.
« A cette superbe soirée. Et à ton succès. Peut être que dans quelques mois tu seras tellement connu que je n’aurais plus le plaisir de t’avoir dans ma cuisine. »
Il dit cela sur le ton de la plaisanterie.
Tout en espérant que cette soirée et les adresses données lanceront vraiment sa carrière. Isaiah le mérite.







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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Dim 6 Mai - 11:21 )


Il pose cette question, car il ressent un besoin réel que le voile soit levé sur ce mystère, car Oskar détient un pouvoir insoupçonné sur son coeur et son esprit. « Oui… » Il déclare dans un murmure à peine audible tant il ne peut pas se dérober de la morosité provoquée par les propos d’Oskar. « Enfin, c’est compliqué… » Il admet dans une voix absente alors qu’il joue avec le contenu de son verre. « J’avais juste besoin de m’en assurer, qu’il se fourvoyait totalement sur la ligne... » Il ajoute dans une voix éteinte, car cela lui retourne les tripes. Isaiah reste vague, car incapable de cracher le morceau. Sa réserve l’empêche d’exprimer clairement le mal qui le ronge, cette douleur d’avoir été bafoué de la sorte par celui qui devient une véritable obsession pour lui, celui qui a un tel pouvoir sur son cœur et son esprit au point qu’il serait presque prêt à se remettre en question. En même temps, sa fierté provoque sa rancune. Il lui en veut d’avoir tenu de tels propos, d’avoir agi comme un véritable enfoiré. Cela serait tellement simple s’ils ne ressentaient pas ces sentiments complexes pour cet artiste. Il pourrait juste mettre ces mots de côté et aller de l’avant. Augusto se veut rassurant, il s’applique à lui faire comprendre que cette opportunité offerte et un moyen de rédemption de son côté, de faire quelque chose de bien, quand bien même il ne peut pas l’expliquer clairement. C’était juste une évidence sur l’instant. Il ne pensait pas à mal et Isaiah est tout disposé à le croire, car c’est la sensation qu’il a eu et qui l’a poussé à accepter. Il fait confiance au restaurateur, ressent un bon pressentiment à ses côtés et les temps passés ensemble ne lui ont jamais fait douter de cet instinct. Les raisons se dévoilent au fil de l’échange. Elles l’ébranlent, car d’une manière, il comprend ce que ressent le restaurateur. Il est cruel d’être privé de son jumeau. Il a travaillé dur pour se dégager de ce sentiment de vide profond qui ne le quitte jamais. Il ne le tourmente plus de manière quotidienne, mais il suffit d’en parler pour que tout ce mal-être profond resurgisse et lui prenne à la gorge. Sa menotte se loge dans sa nuque dans un geste tendre et bienveillant. Il lui transmet par ce geste son soutien dans cette douleur, car les mots semblent avoir peu de sens. Il ne peut pas totalement comprendre sa douleur, mais il l’informe que leurs histoires personnelles ne sont pas bien différentes indirectement. Il se contente de sourire à ses propos. Il n’est pas en mesure de s’exprimer à ce sujet. L’évoquer à haute voix est trop douloureux. Cela ferait resurgir des souvenirs profondément blessants qu’il a réussi à enterrer en avançant. Un pansement sur une plaie qui ne cicatrise jamais. « On apprend simplement à aller de l’avant. Il faut du temps, mais ce n’est pas impossible. » Il murmure faiblement en signe de réponse, incapable d’en faire plus. La suite des propos du restaurateur lui arrache un sourire. Il n’y a rien à ajouter à ce sujet. Du moins, la réserve d’Isaiah l’empêche d’aller sur cette voie de décortiquer les raisons qui les ont poussés l’un vers l’autre. Il finit par rompre le contact et ses doigts viennent retrouver le livre d’or qu’il commence à feuilleter. Il en profite pour changer le sujet de la conversation et Augusto n’omet aucune objection. Le repas annoncé à l’air délicieux. « Un vrai festin de roi. Je vais croire que tu cherches à me séduire. » Il déclare dans un sourire amusé, pas réellement sérieux en premier lieu. Son regard se perd dans les pages du livre d’or qu’il lit avec attention tout en gardant une oreille attentive. La question de son ami lui arrache un sourire plus franc. « Avec toutes ces odeurs, c’est difficile, mais je vais essayer d’être sage. » Il déclare en venant plonger son regard dans le sien. Il l’honore d’un clin d’œil amical avant de fermer le bouquin lors qu’il le voit se diriger vers lui avec un verre de vin. Il rit à sa remarque. « Qui sait ? Je pourrais être ingrat effectivement. » Il taquine en venant faire tinter son verre contre le sien. « A cette soirée. » Il boit une gorgée de sa boisson. « Il faut beaucoup de temps pour se faire connaitre dans le métier, mon père en est la preuve, alors je ne pense pas que ça sera dans quelques mois, mais peut être que d’ici là, tu te seras lassé de me voir ! » Il déclare sur une pointe d’humour alors qu’il vient reposer son verre sur la table. Sa langue se délit face à l’alcool, ses pensées s’expriment plus librement sans réellement en prendre conscience. Il se dévoile bien plus qu’il ne l’aurait fait en temps normal.       



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Augusto Rinaldi10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Ven 11 Mai - 17:41 )
La confidence intime nous unit un peu plus.feat Isaiah
Gus s’en bien le trouble d’Isaiah.
Et sans vraiment savoir pourquoi il se doute que l’inconnu présent ce soir à l’inauguration en est le responsable.
Il ne veut pas se faire indiscret.
Libre au peintre de lui parler de cette histoire.
En tout cas il le rassure sur sa réelle motivation.
Ce n’est pas qu’une affaire de cul, Gus y voit bien autre chose, comme une façon de se sentir vivant.
Il en a besoin. La voix de l’artiste ne fait que renforcer son idée première, il y a un certain malaise entre les deux hommes. Il en est sur à présent. Une histoire compliquée qui a peut être déclenché la jalousie de l’inconnu face au comportement du restaurateur.
« Et tu es rassuré ? » Il lui sourit. « Si tu veux en parler .. je suis là. » Il n’est pas au courant de l’histoire, mais comprend rapidement la douleur de l’artiste. Il est peut être une épaule bancale, mais il est prêt à l’écouter s’il éprouve le besoin de ce confier.
« J’espère surtout ne pas avoir envenimé les choses par mon comportement ou en te proposant cette expo. Cela m’ennuierais d’être le responsable de ta douleur. »
Le restaurateur espère que ses mots rendront le sourire à son ami.  

Gus n’a pas fait cela pour qu’il se sente blessé. C’était juste une main tendue avec un supplément des plus agréables.
Un supplément qui lui a permis de s’évader, de colmater certaines brèches du à l’errance de sa vie.
Se perdre dans le travail pour oublier son jumeau c’est bien, mais cela laisse des manques dans son cœur. Dans son âme. Et sur le coup apporter son aide à Isaiah lui a fait un bien fou. Il parle un peu plus de cette douleur qui l’assaille depuis des années, ne lui laissant parfois pas de répit. En retour l’artiste avoue qu’il peut comprendre, même si la perte n’est pas la même.
Au fond ils vivent une souffrance semblable.
De deux ils se retrouvent seuls.

Et le vide est tout autant pesant et atroce.
« C’est sur qu’il faut du temps. Cela fait plus de dix ans que j’essaie. Et j’ai parfois la sensation de me battre contre des moulins. De m’en sortir d’un côté et de plonger d’un autre. »

En tout cas Gus est reconnaissant que le destin est mis Isaiah sur sa route.
Qu’importe l’issue qu’elle prendra, il s’en contentera parce qu’il l’apprécie et qu’il se sent bien à ses côtés.
Et pas que pour le sexe. Un instant charnel les unit, troublant le restaurateur. Puis il prendre les commandes et s’occupe de leur repas qui ne se fera pas tout seul. Il annonce la recette espérant faire saliver son invité.
« Cela se pourrait bien. Il faut savoir éveiller tous les sens pour séduire. » Il répond à son sourire et se concentre sur sa tâche, sinon il va finir par vouloir déguster son partenaire avant même lui avoir laissé le loisir de gouter aux plats. Parfois ses yeux glissent sur les mains de l’artiste qui feuillètent le Livre d’Or.
« Alors tu lis des choses intéressantes ? »
Il espère que les mots laissés par les clients et les passants gonfleront également le cœur de l’artiste de douceur.
Ce qui renforcerait aussi le fait que l’idée était très bonne.
Il sourit à sa réplique.
« Si tu as envie de ne pas rester sage je ne m’en plaindrais pas. »  Il le taquine tout en finissant sa sauce, il est vrai que les odeurs commencent sérieusement à titiller ses sens aussi.

Et il est temps de passer à table. Gus taquine Isaiah tout en lui offrant un verre de vin. Mais le peintre ne se gêne pas pour le taquiner en retour.
« Ingrat toi !! Non je ne pense pas. En tout cas ce n’est pas ce que dit ton regard. » Et s’il est ingrat c’est que le restaurateur se sera planter sur toute la ligne.
Ils trinquent à la soirée. Il relève l’indice que l’artiste lui donne par rapport à son père. Mais il n’y rebondit pas.
« Je me doute que cela ne se fait pas en un claquement de doigt. Et puis il doit y avoir des hauts et des bas. Se faire un nom dans ce milieu doit être complexe et compliqué. » Comme dans tout ce qui touche à l’art, même Gus a du faire ses preuves quand il a repris la trattoria familiale.
Il fallait qu’il en soit digne.
« Après je ne pense pas me lasser de te voir. Tu es plutôt plaisant à regarder. » Il pose enfin les assiettes sur la table. Ainsi qu’une corbeille de pain et une carafe d’eau.
« On peut s’installer. Si monsieur l’artiste veut se donner la peine. » Il tire la chaise d’Isaiah pour qu’il prenne place et il s’installe face à lui.
« Surtout n’hésite pas à me dire si tu n’aimes pas. Je ne jetterais pas tes toiles dehors pour ça. »  
Il lui fait un clin d’œil souligné d’un sourire.
« Bon appétit Isaiah. » C’est à son tour d’attendre pour savoir ce qu’il pense de sa cuisine. Et son avis est important. Et ne lui demandait pas pourquoi.
C’est juste que l’artiste fait à nouveau vibrer certaines fibres du restaurateur.




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Isaiah Stefano10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le Sam 12 Mai - 17:00 )


« Oui. Tu confirmes ce que je pensais. » Il déclare avec sincérité à la question de son hôte et ami. « C’est gentil, mais ça ne servirait à rien. » Il ajoute simplement, car il a conscience qu’évoquer cette morosité n’allègera pas son cœur. Oskar l’a insulté, lui a manqué profondément de respect en lui disant qu’il avait couché pour obtenir cette opportunité. Il s’agit d’une bassesse profondément blessante, qui lui donne la sensation amère que son talent n’est point reconnu aux yeux de son amant. En tout cas, pas assez pour qu’il y accorde assez d’admiration malgré la jalousie. Oskar a su toucher où cela fait mal. Il se sent complètement discrédité et il lui en veut de lui avoir fait revivre ce gout amer en bouche, comme à l’époque où on le comparait constamment à son illustre géniteur. « Tu n’as rien fait de mal. De toute façon, je ne suis pas réellement avec lui, alors je n’ai aucun compte à lui rendre. Je suis juste con de donner autant d’importance à son avis. » L’amertume s’entend dans le ton de sa voix, dans la noirceur de ses iris vertes. Il hausse les épaules comme pour tenter de chasser cette tension qu’il ressent au sein de son être. Leur conversation prend un chemin des plus inattendus. Ils se dévoilent l’un à l’autre, avec naturel, tout en prenant conscience que la douleur qui les hante est presque similaire. Cette réalité est troublante et ils s’efforcent de se montrer bienveillants à l’égard de l’autre. Des mots doux, des caresses apaisantes et innocentes pour transmettre leur sollicitude à la peine de l’autre. Isaiah se sent en sécurité et se dévoile, sans réellement en prendre conscience, poussé par cette alchimie naturelle qui a créé cette complicité entre eux. Isaiah sait combien il est difficile de tirer un trait sur un lien aussi fort que celui qui rattache un être à son jumeau. Il a beau avoir appris à vivre avec, il lui est impossible de dire qu’il ne souffre pas de cette absence. Il se sent incomplet et rien ne pourra changer cette réalité. Pas même l’amour. « Je pense juste qu’il faut simplement accepter les choses telles qu’elles sont. Aller de l’avant. Aussi difficile que cela l’est. » Il murmure comme pour donner un conseil à son ami, qu’il a pu voir sombrer dans l’alcool et l’amertume, et ce, dès leur première rencontre. L’alcool ne lui permettra jamais d’aller mieux, de trouver sa voie vers le bonheur et il aimerait indirectement lui faire comprendre. Il faut parfois juste accepter les choses telles qu’elles sont. Le contact physique est rompu, tout comme leur échange prend un angle plus détaché, moins troublant. Augusto retourne aux fourneaux et Isaiah en profite pour feuilleter les pages du livre d’or, se nourrir des commentaires bienveillants des visiteurs. Cela le détend, lui donne du baume au cœur, car ils sont désintéressés et vrais. « Les commentaires sont très positifs. » Il sourit aux propos de son ami. « On verra si tu es sage alors. » Il commente avec espièglerie, bien qu’il soit prêt à passer le reste de la nuit à ses côtés, juste pour savourer un moment plaisant et sans prise de tête. Indirectement, ce serait un moyen de se prouver qu’il ne s’arrête pas au bon vouloir d’Oskar. Il refuse de lui laisser un tel pouvoir sur lui. La préparation du  repas semble arriver à sa fin et Augusto l’invite à prendre place en lui tendant un verre. Ils plaisantent naturellement et Isaiah se contente juste de sourire aux propos de son ami avant d’ajouter : « Effectivement, c’est un travail de longue haleine. » Il affirme pour appuyer les propos du restaurateur avant de rire à sa remarque. « Merci. T’es plutôt pas mal aussi. » Il taquine naturellement en venant boire une gorgée de son verre. « Un vrai roi, ce soir. » Il déclare dans un clin d’œil amical alors qu’il vient prendre place à table. « Tu marques des points. » Il ajoute dans un sourire amusé avant d’ajouter. « C’est trop d’honneur. Je ne vais quand même pas prendre le risque. De plus, je suis sûr que le repas sera à la hauteur de l’attente. Sinon tant pis pour toi. » Il laisse planer le mystère sur le message sous-entendu par ses derniers mots. « Merci. Toi aussi. » Il répond naturellement en venant prendre une bouchée de l’entrée concoctée. Les saveurs en bouche sont exquises et son visage l’exprime. Il reste silencieux, prend une nouvelle bouchée et la sensation reste identiques. « C’est vraiment délicieux. Mon palais savoure à chaque bouchée. Je valide le fait que la cuisine est ton arme de séduction. Tu dois en faire craquer plus d’eux si tu leur prépares de tels mets. » Il sourit, plus détendu, oublie sa dispute avec Oskar et ces mots blessants. Il profite du présent, de la compagnie du restaurateur et des saveurs qu’il lui offre. Cela lui fait un bien fou à cet instant.



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Sujet: Re: La confidence intime nous unit un peu plus. (Augusto #02) ( le )
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