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- [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Pellegrini
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Mer 11 Avr 2018 - 0:20 )
Agité, c’est en bougeant un peu trop vivement sur la gauche qu’il réveille la douleur qui le lance d’un coup. Une grimace se dessine, tandis qu’il ouvre difficilement les yeux et qu’il place sa main sur sa blessure. Il n’a jamais eu pareille douleur physique et bien que depuis la veille, Erio s’efforce de ne pas se plaindre, de relativiser en se disant que ce n’est qu’une plaie qui cicatrisera, le mal est là, éreintant. Avec difficulté, il se redresse, s’appuie sur son coude et en tournant la tête vers sa gauche, aperçoit Lana, tête sur le bord du lit, la bouche entrouverte, avec un filet de bave qui sort. Il ne peut s’empêcher de tendre le bras vers sa veste pour récupérer son téléphone portable et prendre une photo, avant d’effleurer ses lèvres avec son index, effaçant sa salive avec son pouce. Un instant, il oublie tout ce qu’il y a autour, attendri par cette scène qui s’offre à lui. Ses doigts se perdent dans sa chevelure qu’il remet en place et c’est finalement la voix empli de rage de son voisin d’à côté qui le convainc de ne pas la laisser se reposer plus longtemps. En douceur, il effleure avec le bout de son nez sa joue, puis dépose un baiser au creux de son cou. « Lana… » murmure-t-il, le cœur serré, touché de la savoir auprès de lui. Elle aurait pu s’en aller, repartir chez eux pour ne revenir que le lendemain matin, mais elle est restée à son chevet, s’est endormie sur un petit tabouret. Elle a dû passer une sale nuit. Erio prend tout juste conscience de ce qu’elle a pu endurer. Il a été à sa place, lorsqu’Alessia l’a kidnappée et bien qu’il ne souhaitait penser au pire, cette possibilité résonnait si fort dans sa tête, qu’il ne pouvait l’éviter. L’imaginer six pieds sous terre était cependant inenvisageable. Il se refusait de perdre espoir, ayant trop besoin de sa colocataire. Et aujourd’hui, les choses sont inversées, à la différence qu’elle n’y est pour rien, contrairement à lui qui n’a pas fait les bons choix. « Lana, réveille-toi. » dit-il, en caressant son dos avec tendresse. Il sait que ce n’est pas le meilleur des réveils, que le lieu n’est pas idéal et c’est justement pour fuir tout ça qu’il souhaiterait s’en aller. Trop de gens parlent encore de la fusillade, pleurent, et c’est trop pour lui qui a besoin de se retrouver un peu, d’être dans le silence le plus complet, loin de tout ça. Il sait pourtant qu’il va devoir repartir rapidement, qu’il ne peut rester les bras ballants, mais rien que quelques heures pour lui, pour récupérer. C’est tout ce qu’il s’autorise. S’il reste sans rien faire, à repenser aux derniers événements, il est fort possible qu’il craque et il n’en a pas la moindre envie. « Faut qu’on s’bouge. » La main appuyée contre sa plaie bandée, il se redresse, retire la couverture et s’assoit sur le bord du lit. « Tu m’avais promis. Puis tu baves en plus, c’est vraiment dégueulasse. » Un petit sourire se glisse sur son visage, puis disparaît presque aussitôt à sa tentative ratée de faire de l’humour, d’alléger une ambiance qui semble bien lourde. « J’supporte plus l’endroit. » admet-t-il, plus sérieusement, alors qu’il murmure au creux de son oreille : « J’veux penser à autre chose. J’veux qu’on n’en parle plus. » C’est presque une supplication, même s’il a conscience que ce n’est pas la bonne solution, mais les horreurs, il préfère les garder pour lui. Pas pour la protéger, mais pour se préserver lui. Poser des mots sur ce qu’il a vécu, c’est donner un sens réel à la fusillade et s’il sait qu’il va devoir le faire, Erio aimerait avoir encore quelques heures de répit.


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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Jeu 12 Avr 2018 - 12:08 )
Une nuit compliquée, voilà commet Lana pourrait décrire les dernières heures qu’elle vient de passer à l’hôpital. D’abord, elle avait regardé Erio dormir, plusieurs longues minutes, peut-être même une heure. Puis, elle s’était débrouillée pour arriver à parler à une infirmière, puis un médecin qui l’avait rassuré sur l’état de son colocataire, de très bon pronostic, bien qu’ils aient insistés tous les deux sur le fait qu’ils devaient tout de même rester tranquille les prochains jours avant de lui procurer une décharge. Elle était ensuite revenue à son chevet, l’avait délaissé quelques fois pour apporter son aide à ceux qui en avaient le plus besoin parce que c’était plus fort qu’elle : elle ne pouvait pas rester les bras ballants, sans rien faire, sous prétexte qu’elle s’en était plutôt bien sortie dans toute cette histoire. C’est au bout de plusieurs heures à lutter contre le sommeil qu’elle avait fini par piquer du nez sur le lit d’Erio, bien malgré elle. Le réveil quelques temps plus tard, bien que doux, lui paraît terriblement brutal. « J’dors pas, j’dors pas ! » S’exclame-t-elle tout de suite comme si on venait de la prendre en train de faire une bêtise. Les yeux écarquillés, elle passe une de ses mains sur son visage pour tenter d’émerger plus rapidement mais cela se révèle assez compliqué. En plus, son dos commence à lui faire mal quand elle se redresse pour ne rien arranger. Rien de quoi elle puisse vraiment se plaindre, cependant, au vu de la situation. A moitié hébétée, elle ne réagit pas tout de suite à l’empressement de son colocataire qui se redresse et lui demande de partir au plus vite. Il faut qu’il rajoute quelques mots, notamment ce qu’il lui murmure à l’oreille pour la ramener au contexte terrible de la dernière soirée. Le cœur serré, elle hoche la tête, comprends son envie bien qu’elle sache pertinemment qu’il faudra bien qu’il revienne sur tout ça à un moment. « Je t’ai promis et je tiens mes promesses. La décharge est dans mon sac, signée et contre signée par ton médecin, j’ai tout préparé pendant que tu dormais. » Elle préfèrerait pourtant nettement qu’il reste encore un peu mais elle sait qu’elle ne peut pas lui en demander plus. Les compromis doivent se faire dans les deux camps alors, résignée, la jeune femme se lève, dépose un baiser sur sa joue et se retourne vers le petit sac qu’elle a amené avec elle. Dedans se trouve quelques affaires d’Erio qu’elle a pris à la hâte et dont elle sort pour commencer un tee-shirt. « Laisses-moi t’aider, ok ? » Bien qu’il ne soit pas handicapée, les mouvements brusques ne sont certainement pas une bonne idée. Et puis elle a peut-être besoin de ça aussi, quelque part, d’être au petit soin pour lui. De servir à quelque chose. Alors, malgré sa question, elle ne lui laisse pas tellement le choix quand elle l’aide à enfiler tee-shirt, pantalon, chaussettes et chaussures… Se baisser dans son état ne semble pas tout de suite la meilleure des idées. « Allez, je te sors de là. » Dit-elle, en lui tendant son bras pour l’inciter à s’appuyer sur elle au besoin. Pas sur qu’il s’y résigne, cependant, avec sa fichue fierté.


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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Sam 21 Avr 2018 - 19:41 )
C’est avec soulagement qu’il l’écoute, rassuré de pouvoir quitter l’hôpital sans qu’elle n’ait quelque chose à redire. Si le médecin lui avait fait part de conséquences graves suite à la balle reçue, Lana serait probablement revenue sur sa parole, en insistant bien sur le fait que ce n’était pas contre lui, mais pour son bien. Alors il suppose que c’est moins important… Et ça l’est à ses yeux. Bien que la douleur soit là, Erio se raccroche au fait qu’il est vivant et qu’il y a bien plus grave qu’une blessure pourtant pénible. Dans cet hôpital, il y a des gens qui n’ont pas la chance de pouvoir se redresser d’eux-mêmes, ou alors d’ouvrir les yeux tout court. C’est parce qu’il y a pire que lui qu’il ne s’autorise ni à flancher, ni à se plaindre. « C’est bon, j’peux… » Me débrouiller, allait-il dire, mais sa colocataire ne lui laisse aucun autre choix, s’obstine. Lui n’a pas la force de la repousser, même s’il aimerait pouvoir le faire et juste pour la forme, il préfère râler un peu, histoire de lui faire comprendre que son initiative n’est pas obligatoire. L’envie est là, la fierté puissante, mais les dégâts causés par la balle le pousse à accepter son aide sans rechigner davantage. C’est en serrant les dents et en prenant sur lui qu’il prend appui sur Lana pour se vêtir et c’est avec reconnaissance qu’il l’observe ne pas en rajouter une couche avec des taquineries. S’il pense un instant à la remercier, il n’en fait cependant rien, fonçant les sourcils à son bras tendu. « Tu m’prends pour un assisté ? » Son geste n’a rien de méchant, c’est même honorable de sa part, mais c’est beaucoup trop pour qu’il puisse le supporter. « T’en fais des caisses, c’bon. » Posant sa main sur sa côte, il s’avance lentement vers la porte avec peu d’assurance. Ressentant le mal le lancer de nouveau, il s’arrête face à la porte, tête baissée, yeux rivés sur le sol. Les lèvres pincées, Erio hésite, se sent plus bas que terre à ne pouvoir faire quelques pas sans ressentir le besoin d’avoir quelqu’un près de lui pour le soutenir. Et c’est dur de lui demander ça sans craquer. Le cœur au bord des lèvres, la mâchoire crispée, il fait un effort supplémentaire en ouvrant la porte, se confrontant à la dure réalité. Un pas dans le couloir et il aperçoit des gens dans l’attente impatiente de nouvelles. Certains sont en larmes, d’autres tentent de faire bonne figure, mais sont anxieux. Et il aimerait leur dire que tout va bien, mais en est incapable. Les larmes lui montent très vite aux yeux, alors que les images de la fusillade le hantent éveillé. Le bruit de l’arme, les balles qui partent dans tous les sens, créant la terreur autour, faisant des victimes qui ne se relèvent plus. Il a pourtant l’habitude de voir des gens dans cet état, mal au point, mais n’a pas été préparé pour un tel drame. On en parle aux informations. Ca arrive, malheureusement, mais on pense toujours que ça arrive aux autres, avant de voir la vie basculer du mauvais côté. Passant sa main sur son visage afin de se donner un peu de courage, Erio ralentit le pas et saisit la main de Lana qu’il serre fort, entrelaçant ses doigts avec les siens. Peut-être bien qu’il a besoin d’elle, finalement, de son soutien. « Ok. » murmure-t-il, sans oser lui adresser un seul regard, par crainte qu’elle lise en lui toute sa détresse. Il s’est déjà retrouvé dans cette situation une fois, en plein cauchemar et c’est une fois de trop. « Ca va ta famille ? » Il connaît la réponse, lui a déjà posé la question deux fois, mais il a besoin de s’en assurer, une troisième fois. « Des nouvelles de Flora ? » Est-ce qu’elle va bien, elle aussi ?


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Dim 22 Avr 2018 - 11:54 )
Son attitude pique l’orgueil d’Erio, comme elle pouvait s’y attendre. Lana soupire légèrement, mais ne préfère pas en rajouter de trop au vu des circonstances, le laissant râler à sa guise. Il souhaite se débrouiller seul, prouver qu’il peut y arriver et elle comprend tout à fait son attitude, bien qu’elle ait agit de manière complétement différente à sa place. Quand ses parents étaient venus la sortir de l’hôpital, elle s’était accrochée à leurs bras comme à des bouées de sauvetage, leur faisant comprendre qu’elle avait besoin de leur présence pour affronter de nouveau le monde. Erio, en tant qu’homme, souhaite sans doute montrer qu’il est fort, qu’il n’a pas besoin de ça et Lana décide de respecter ça pour une fois. Elle prend donc le sac sur son épaule mais ne peut tout de même pas s’empêcher de jeter quelques regards inquiets en sa direction au fur et à mesure qu’elle le voit avancer difficilement. Elle le voit bien, qu’il souffre, et elle se doute que ce qui se passe à l’intérieur de lui n’est pas que purement physique. C’est juste terrible, ce qui vient de lui arriver, cette fusillade, cette véritable boucherie. Erio a beau être un inspecteur de police criminelle, Lana se doute bien qu’il y a tout de même un monde entre résoudre des crimes et y être pleinement confronté. Elle n’arrive même pas à imaginer tout ce qu’il a pu voir ce soir-là. « Erio… » Laisses-moi faire aurait-elle voulu dire quand il la devance pour ouvrir la porte mais le mini-chaos dans lequel ils entrent la fait taire, la ramenant à l’angoisse qu’elle a vécu la nuit dernière. Elle aurait pourtant préféré que ce soit un mauvais cauchemar, tout ça, mais le fait d’être confrontée à des familles encore en plein doute lui donne un coup en plein visage. C’est à ce moment-là qu’elle sent la main d’Erio prendre la sienne et elle ne rechigne pas à entrelacer ses doigts avec les siens. Elle resserre même un peu ses doigts, l’espace d’une seconde, pour lui montrer qu’elle est là, avec lui. Que c’est dur, que c’est horrible, mais qu’elle n’a pas l’intention de s’en aller. Elle est là, avec lui. Toujours. « Merci. J’en avais bien besoin. » Et ça passe aussi par ce demi-mensonge. Le fait est qu’elle apprécie effectivement ce contact qu’il lui offre mais elle sait pertinemment qu’il en a besoin lui aussi. En disant ça, elle lui laisse l’occasion de cacher l’angoisse qu’il habite, en se plaçant dans la peau de celle à qui il rend service. Pour quelques heures, pour quelques jours. Le temps nécessaire dont il aura besoin pour s’ouvrir à elle, pour lui parler de ce qui se passe dans sa tête après tout ça. Lana est prête à attendre. « Ils vont bien, ils sont toujours chez eux et ils sont contents que tu ailles bien aussi. Ma mère voulait foncer et venir chez nous aujourd’hui, tu penses bien, mais je lui ai demandé d’attendre quelques jours. » Delia se serait sans doute montrer oppressante en voulant être aux petits soins pour son colocataire… Une Lana puissance mille, en somme. « Ta sœur m’a répondu pendant que tu dormais. Elle voulait venir à l’hôpital, mais je lui ai dit que c’était préférable qu’elle reste chez elle pour sa sécurité au cas où. Elle devrait venir nous voir aujourd’hui à l’appartement. Je dois la tenir au courant. » Sa présence ne devrait pas être de trop mais Lana ignore encore si Erio souhaite qu’elle le voit dans un état pareil. Lana, elle, ne lui a pas laissé le choix hier soir. « Mademoiselle ? Excusez-moi. Je voulais juste vous remercier pour hier soir. Et vous dire que Leo va bien. » Une dame âgée vient interrompre une seconde leur périple vers la sortie, alors qu’ils ne sont plus très loin. Cette dame, Lana l’a rencontrée lors de la nuit, alors qu’elle venait juste de finir son entretien avec les médecins. Elle semblait déboussolée, seule, terriblement triste et Lana n’avait pas résisté à lui porter son aide, lui apportant un verre d’eau, lui offrant quelques minutes de son temps pour pleurer son fils encore sur la table d’opération. Mais visiblement pour elle, tout semble aussi s’être arrangée. « Ce n’est rien. Et je suis très heureuse pour vous. C’est une très bonne nouvelle. » Un signe de tête de reconnaissance de part et d’autre avant qu’Erio et elle ne reprenne rapidement leur chemin. « Elle était toute seule hier soir, ce Leo est sa seule famille. J’ai essayé d’aider pendant que tu te reposais. » Ajoute Lana rapidement, comme pour lui expliquer la scène qui vient de se dérouler alors, qu’enfin, les portes coulissantes de la sortie de l’hôpital s’ouvre devant eux. « C’était la folie hier soir, la voiture est loin… Tu devrais peut-être te poser ici quelques minutes, le temps que je la ramène ? » Lana lui désigne en même temps le banc situé à l’entrée. Marcher autant n’est pas du tout une bonne idée et d’un autre côté, l’idée de le laisser, même quelques minutes, ne l’enchante pas. Cette main dans la sienne, elle ne se sent pas de la lâcher.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Dim 22 Avr 2018 - 21:40 )
Si lui aussi en avait terriblement besoin, il se rend compte à l’instant que Lana a dû passer une nuit agitée, à s’inquiéter pour lui, mais aussi avec tout le bruit autour que lui n’entendait pas, anesthésier avec les médicaments. Ses doigts se détendent, puis prenant sur lui, il caresse avec ces derniers, la main de sa colocataire qui lui donne des nouvelles de sa famille. Il est bien soulagé d’en obtenir, même si ça le rassure qu’ils ne passent pas tout de suite le voir. Il s’en passerait même bien. Il les aime beaucoup, mais il sait aussi que Delia parle énormément et dans son état, Erio aurait été encore plus grognon que d’habitude. Il a assez de Lana pour s’inquiéter pour lui. Elle prend soin de lui, l’assiste comme s’il en avait absolument besoin et même s’il ne le crie pas sur tous les toits, c’est le cas. Lorsqu’il est question de Flora, il acquiesce d’un signe de tête, les lèvres pincées. Il ne le dit pas, parce qu’il trouve ça égoïste, mais il aimerait pouvoir rester seul aujourd’hui, ne recevoir aucune visite. Sauf qu’il sait que sa petite sœur en a besoin… C’est l’un de ses repères. S’il refuse de la voir, elle pourrait penser qu’il l’abandonne, qu’il ne veut plus d’elle et ce n’est pas du tout la vérité. « En fin de journée, ce serait pas mal… Pas avant, s’teu plaît. » Elle vit non loin de chez eux maintenant, à quelques mètres de leur immeuble, alors ce ne sera pas bien long pour elle de les rejoindre, mais il a besoin de souffler. Et en comprenant ce à quoi Lana à passer son temps, elle aussi. Erio reste interdit, observant la femme remercier sa colocataire, lui donner des nouvelles d’un certain Leo. De la famille, ou son mari, même un ami proche. Il n’en sait rien, mais son état semble être stable maintenant. Il avait déjà conscience que celle qui partage son quotidien est une perle rare, mais la scène qui se joue sous ses yeux ne peut que le pousser à l’aimer davantage. Sans aucun commentaire, il reprend la route, la suivant de près. Lana ne lui donne aucune explication sur son aventure nocturne, est modeste, mais lui, ça le touche énormément. Ce n’est pas l’air frais du vent qui souffle sur sa peau qui lui fait du bien, mais bel et bien de l’avoir auprès de lui. Que ce soit elle, pas une autre. Erio resserre son étreinte autour de ses doigts, puis lui fait face, pose sa main sur sa taille et l’oblige à reculer d’un pas, jusqu’à ce qu’elle retrouve bloquée contre le mur blanc du bâtiment. « C’est dans des moments comme ça que j’sais pourquoi j’suis tombé amoureux de toi. » C'est une fille bien, toujours là pour les autres, à vouloir se sentir utile, et elle l'a été. Il n'y a qu'à voir cette dame âgée venue la remercier. Il place son index entre leurs lèvres, ne s’autorise pas encore à franchir cette limite imposée de lui-même, bien qu’il en meurt d’envie. Son cœur est encore lourd et il sent que ce n’est peut-être pas le bon moment, mais il tient à ce qu’elle comprenne qu’il tient toujours énormément à elle. « J’ai pas changé d’avis, pour nous deux… Mais j’sais pourquoi j’t’aime. » dit-il, avec sincérité, alors qu’il dépose un baiser au coin de ses lèvres, avec envie, besoin. Son front collé contre le sien, il ajoute : « Mais putain, arrête de m’prendre pour un assisté. J’peux marcher seul. » Elle le vexerait presque, à ne pas croire en ses capacités. Lana n’a pas proposé ça pour le blesser, ou pour enfoncer le couteau dans la plaie, c’est pour ça qu’il ne lui en veut pas et de toute façon, même en lui répétant mille et une fois la même chose, il est convaincu qu’elle continuerait de prendre soin de lui de la même manière. C’est une façon de lui dire qu’elle tient à lui, Erio le comprend.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Lun 23 Avr 2018 - 22:46 )
Lana acquiesce à sa demande, notant dans un coin de sa tête qu’elle doit envoyer un message rapidement à Flora pour la prévenir de passer plus tard dans la journée. Elle sent qu’Erio a besoin d’une pause, de souffler mais ce à quoi Lana ne s’attend pas en revanche, c’est à ce qu’il lui coupe le souffle, à elle. Trop vite, sans qu’elle ne sache exactement comment, là voilà qui se retrouve contre le mur d’entrée de l’hôpital, à regarder Erio dans le blanc des yeux. Elle s’apprête à le gronder pour les efforts inadaptés qu’il est en train de faire mais se retrouve vite bouche bée face à qu’il lui annonce. Il faut dire que leur relation a vécu des heures sombres ces derniers temps, qu’ils reviennent déjà de très loin et l’entendre lui confesser à nouveau ses sentiments a tout d’une surprise. Ca lui réchauffe le cœur qui s’accélère d’ailleurs sous ses paroles alors qu’un instant, elle se met à espérer un avenir différent, un geste qui changerait la donne. La seconde qui suit, cependant, elle comprend que cet index qu’Erio poste entre eux deux sonnent le glas de ses rêveries. Lana se sent presque comme une enfance à qui on a promis un voyage à Disneyland uniquement pour l’espace d’un instant, même si elle sait qu’elle a plutôt extrapolé trop vite ses dires. Il n’empêche qu’elle se sent frustrée par la soudaine tournure des événements, tout en s’évertuant à ne pas le montrer au maximum : elle sait que c’est déjà un énorme pas en avant qu’il fait là. « Merci. » C’est juste sorti tout seul, sans même qu’elle ne le contrôle vraiment. Un peu décontenancée par toutes ses informations qui viennent d’être lâchées et qu’il lui faut digérer, Lana se trouve là, avec une réaction complètement hors de propos. Alors comme à son habitude, elle se met à rougir, évite soudainement le regard de son colocataire avant de se décider à réagir rapidement à la suite des propos d’Erio, pour éviter qu’un blanc gênant ne puisse s’installer. « T’es vraiment terrible. D’accord, d’accord puisque tu y tiens, on va tous les deux jusqu’à la voiture mais derrière ça, quand on est l’appartement, je tiens vraiment à ce que tu te tiennes un peu tranquille Erio. J’suis sérieuse. » L’heure est aux compromis entre eux, depuis hier, et Lana espère avoir à nouveau gain de cause sur ça. Elle sait bien que ça agace Erio en partie, un comportement pareil, mais elle ne peut juste pas lui demander d’être quelqu’un qu’elle n’est pas. Elle s’inquiète, en permanence, réfléchit trop comme elle réfléchit à cette déclaration qu’il vient de lui faire et qui trotte dans sa tête tout le long du voyage jusqu’à la voiture où elle paraît absente. Aurait-elle dû dire autre chose ? Aurait-elle dû lui répondre qu’elle l’aime, elle aussi, même si ça paraît être l’évidence même pour elle. Plus elle y réfléchit et plus elle se sent stupide. Merci. Merci, quoi. On a pas fait réponse plus malaisante que celle qu’elle a bien pu lui sortir. « Pas de réflexion sur ma conduite et sur celles des nanas en général, hein. » Lâche-t-elle pour combler ce qu’elle ressent bizarrement comme un silence imposant alors qu’ils viennent tous les deux de prendre place dans le véhicule. Sur le chemin, Lana se montre extrêmement prudente, trop peut-être, et roule excessivement lentement pour éviter tout nid de poule éventuel. Malgré les rues de Naples désertes en ce lendemain de drame, il leur faut tout de même dix minutes de plus pour arriver à l’appartement dans lequel ils montent rapidement. « Tu veux t’allonger dans ton lit ou tu préfères le canapé ? Je vais faire à manger, qu’est-ce qui te ferait plaisir ? » Elle laisse à peine quelques secondes de répit à Erio une fois arrivée. Elle a besoin de s’occuper pour ne pas avoir à réfléchir.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Mar 24 Avr 2018 - 1:27 )
Merci. Ce simple petit mot qu’il a pourtant l’habitude d’entendre lorsqu’on le remercie au quotidien, pour avoir donné du sel, ou pour un service rendu, le déstabilise. Erio vient de se déclarer, une nouvelle fois, sans l’avoir vu venir lui non plus et en réponse, il se prend un… « merci ». S’il n’attendait pas le même retour, ou qu’elle se lance dans un monologue afin de lui déclarer sa possible flamme, il espérait tout de même autre chose que ça. Forcément, il est surpris, aussi déçu quelque part et regrette presque d’avoir été si spontané dans ses propos. Peut-être bien qu’il aurait dû se taire et se contenter de la tirer vers la voiture, au lieu de s’embourber à nouveau dans une situation délicate ? Sauf que sur le moment, il en ressentait réellement le besoin et il s’est écouté, comme rarement il le fait, en lui soufflant ce qu’il a sur le cœur. Dans un soupir, il fait quelques pas en arrière et plonge une main dans la poche de sa veste, alors que son regard se détourne de sa silhouette. « Lâche-moi un peu les baskets. » Cette remarque, elle sort plus parce qu’il est vexé de sa réaction. Elle vient de passer à autre chose, comme si ça n’avait aucune importance, comme s’il venait de lui parler de la météo et que ça n’avait finalement aucun intérêt. Il n’a cependant pas envie qu’elle comprenne la raison de sa susceptibilité, même si chez Erio, c’est un trait de caractère imposant, loin d’être anormal. « T’es chiante, à toujours vouloir que j’me pose un peu. J’suis pas en sucre, j’peux supporter plus que tu l’crois. » C’est la fierté qui parle, mais c’est pourtant ce dont il a besoin : se reposer. Et il sait qu’une fois à l’appartement, c’est ce qu’il fera. S’affaler sur son lit, fermer les yeux, ne plus penser, oublier, en priant pour ne pas que des images le hantent.

Silencieux, le regard dans le vide, il observe la route défiler trop lentement à son goût et s’il ne comptait faire aucun commentaire sur sa conduite, c’est plus fort que lui : « Tu t’fous vraiment d’moi, hein… » C’est ridicule. Si une voiture de police passait par là, il est convaincu qu’on pourrait l’arrêter pour excès de lenteur. Il prend cependant sur lui, en apercevant leur quartier. Très vite, ils arrivent dans leur petit cocon qu’il est bien soulagé de retrouver. « Lana… S’teu plaît. » Sa main glisse sur sa nuque, et doucement, il s’avance vers sa colocataire pour poser sa main sur sa taille. Ce qu’elle est en train de faire… Etre aux petits soins. C’est mignon, adorable, mais elle en fait beaucoup trop. « T’as pas besoin d’faire ça. J’te demande pas d’prendre tout à ta charge, d’jouer la super héroïne. » Toute la nuit, Lana est restée éveiller, à essayer de servir à quelque chose. Echanger avec des familles en détresse n’a pas dû lui faire du bien. Etre témoin de ce qu’a causé cette fusillade a dû la bouleverser. Qui ne serait pas touché ? « Viens dormir avec moi. Ca t’fera du bien, t’as pas beaucoup dormi. » Sa fatigue se lit dans son regard et quelque part, ça l’arrange bien. Il a besoin de l’avoir dans ses bras, sait qu’il trouvera le sommeil plus facilement. « On mangera plus tard. » Ses doigts viennent se perdre dans sa chevelure, alors qu’il dépose un baiser sur sa joue, alors qu’il colle son corps contre le sien et qu’il l’encercle de ses bras, trouvant ainsi du réconfort. « Ca m’aiderait pas mal à m’endormir, si t’es là. » Autrefois, elle entrait dans sa chambre pour lui demander cette faveur qu’il lui accordait uniquement pour une dizaine de minutes. Maintenant, Erio peine à se passer de sa présence.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Après une nuit difficile... ( le Mar 24 Avr 2018 - 14:48 )
La pire des boulettes. Voilà ce que Lana a l'impression d'avoir fait à la seconde suivante de ses paroles. Comme à son habitude, elle a laissé parlé sa bouche plus vite que ses pensées et, à présent, bien qu'elle tente de combler, elle sent bien que le malaise s'installe. Par ses mots, elle n'a pas fait un pas vers lui à son tour, n'a même pas réagi non plus face au baiser qu'il a posé à proximité de ses lèvres. Le fait est qu'elle ne sait absolument pas comment réagir à tout ça en fait. Les mots d'Erio lui font autant de bien qu'ils peuvent la blesser et c'est une situation des plus compliquée à gérer pour elle. Entendre l'homme qu'elle aime lui faire une déclaration tout en sachant que ça ne change rien à l'impasse dans laquelle ils sont depuis quelques temps, c'est frustrant, gênant. Un qu'elle sent frustrée face à son attitude à côté de la plaque, c'est l'homme en face d'elle. Erio s'énerve, soudainement plus qu'agacé par son comportement sur protecteur. Alors Lana encaisse, se tait et ne rajoute rien non plus quand, un peu plus tard dans la voiture, il s'emporte une nouvelle fois. Il est peut-être un peu vrai qu'elle exagère, qu'elle n'aurait pas besoin d'aller aussi lentement mais elle ne s'en rend pas compte sur le moment, préférant se concentrer sur la route et les éventuels pièges qui pourraient déclencher des secousses dans l'habitacle. C'est tout autant dévouée à Erio qu'elle se met à s'inquiéter pour lui, à la seconde où ils pénètrent tous les deux dans leur appartement. " Je sais bien que tu ne m'as rien demandé mais moi, ça me fait plaisir. " Même mieux, elle en a besoin. Se dire qu'elle sert à quelque chose, qu'elle peut l'aider à aller mieux c'est important pour elle." Mais j'en fais trop. Excuse-moi. " Lana baisse alors les yeux, ces derniers se trouvant involontairement attiré par un bout de bandage qui dépasse de son tee-shirt. Déglutissant, Lana ne peut pas s'empêcher de s'imaginer ce qui lui aurait pu lui arriver si la balle avait été plus haute, plus proche du cœur. L'idée lui glace le sang et c'est en partie pour ça qu'elle ne rechigne pas devant ses élans de tendresse, se serrant contre lui à son tour alors que ses deux mains viennent se poser sur ses omoplates, prenant garde à ne pas le serrer trop fort. " Ok. Je viens avec toi. " Il faudrait sans doute qu'il mange un petit quelque chose, qu'il se remplisse le ventre mais elle n'a pas cœur à insister pour le moment, même si elle sait qu'elle filera dans la cuisine à la seconde même où il se réveillera. Pour le moment, c'est vrai qu'elle ne dirait pas non à une petite heure de sommeil, épuisée par sa courte nuit inconfortable. " Je me mets derrière toi, pour faire attention à ta blessure. " Se coller contre son torse n'a rien d'une bonne idée. Avant de se diriger vers la chambre, Lana envoie ses baskets sur le côté. C'est accompagné d'Erio et suivie par une petite boule de poil qu'elle prend place dans le lit de son colocataire. Lana se colle alors tout contre son dos, Berlioz prenant place contre les jambes d'Erio, comme poussé par l'instinct animal. Elle pose alors un de ses bras sur la taille de son colocataire en faisant attention à éviter la blessure alors que l'autre se met à proximité de sa chevelure qu'elle caresse. " Reposes-toi. " Et elle tentera de faire de même, même si c'est compliqué. Elle attends plusieurs minutes pour entendre ce qu'elle pense être un souffle plus profond et régulier avant de murmurer : " Moi aussi je t'aime. " Voilà ce qu'elle aurait aimé lui dire, tout à l'heure, bien qu'elle se soit retrouvé bloqué par une espèce de crainte dont elle ignore la cause. Déposant un baiser sur le dernière de sa nuque, Lana repose après sa tête sur l'oreiller, cédant enfin aux sirènes d'un sommeil réparateur.

Terminé.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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