Revenir en haut
Aller en bas


 

- LUCY [ Confidence détendue -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1838-robs-l-enfant-terrible- http://www.ciao-vecchio.com/t1919-roberto-etre-ou-ne-pas-etre
ID : Djoan ; Yohan
Faceclaim : ava : © Hallows. ; tumblr & gif sign : mrs. chaplin
Multi-comptes : Floriana Mennini & Valente Paludi & Katerin Boschetti
Messages : 4399 - Points : 1387

Âge : 34 ans
Métier : Agent d'entretien au théâtre.
Sujet: LUCY [ Confidence détendue ( le Mer 11 Avr 2018 - 15:26 )
Ce soir, je n’ai pas d’endroit où dormir. Mon véhicule est au garage pour quelques jours en attendant certaines pièces, alors l’hôtel Honda Civic est fermé pour un certain temps. Plus tôt dans la semaine, l’homme chez qui j’ai squatté plusieurs mois m’a proposé de dormir chez lui, si j’en avais besoin. Je crois que c’était le moment idéal pour lui demander une petite place sur son divan, à défaut de pouvoir partager son lit. Pourtant, je suis installé sur un autre canapé avec le plaid, que j’ai emporté avec moi et qui me quitte difficilement. Un cadeau de ma sœur que je chéris tant il me réconforte. Je suis assis en tailleur, observant mon smartphone en attendant le retour de Lucy qui est partie nous préparer une infusion pour une bonne nuit de sommeil. Lorsqu’elle revient, je lève la tête et me force un sourire. Mais moi, l’optimiste de service, j’ai perdu de ma superbe. Je ne cesse de penser à ce qui m’a échappé. Et dans cette torture, je me rajoute le fait que je n’ai jamais ressentie ça et m’en veux aujourd’hui d’en être la victime. Je suis fort, je peux passer au-dessus. Mais difficile de combattre l’inconnu. Je n’ai aucune idée de comment m’y prendre. « Je pense que la meilleure chose à faire, c’est d’oublier et de passer à autre chose. » J’ai expliqué à mon amie l’histoire de manière très résumé. Que j’ai rencontré un homme, que nous nous sommes embrassé, que je lui ai filé mon numéro et qu’il ne m’a pas contacté. Je lui ai aussi dit que j’ai dû passer chez lui pour récupérer mon pendentif paumé et qu’il s’est montré distant comme s’il ne souhaitait pas me voir. Je n’ai pas eu le temps de lui raconter plus. D’une part parce que je n’ai pas l’habitude de me confier et d’une autre parce que je ne suis ici que depuis quelques minutes. J’ai erré dans la nuit froide, en me posant moult questions. Je croyais avoir envie d’être seul, de marcher, de réfléchir. J’avais même décidé de rester assis sous un pont jusqu’au lendemain matin à ruminer sur ce que j’avais vécu ces derniers jours. Armé de mon gros sac à dos et de mon plaid enroulé, j’avais la conviction de tenir la nuit. Alors je me suis accroupi, adossé à un pilier de ce pont et la solitude m’a violenté si brutalement que je me suis mis à chialer. Des larmes ont coulé abondamment, sans jamais atteindre le sol, puisque je les chassais de mes manches avant qu’elle ne s’échappe. Dans mes oreilles, le son énergique de ma playlist ne pouvait combattre ce flot de déception. A cet instant, je m’étais haïe d’être si faible, de ne pas être capable d’affronter tout ça. J’avais dû combattre bien plus pourtant. Je n’étais qu’une pleureuse, déçu dans ses illusions. Qu’avais-je attendu de lui ? Qu’avais-je espéré de moi ? Pourquoi m’y étais-je tant attaché ? Quitterait-il un jour mes pensées ? Tellement de questions dont les réponses restaient si confuses. Je ne pouvais pas rester seul. Il me fallait de la compagnie, quelqu’un pour me bercer avant de dormir. Je savais ma sœur bien trop occupée ces derniers temps, alors j’ai songé à Lucy. Cette jeune femme a une place particulière dans mon cœur. C’est probablement l’une des seules personnes, qui n’appartient pas à ma famille, à qui je peux me confier sans me montrer exaspérant, provocant. C’est peut-être dû au fait que j’ai toujours eu la sensation qu’il fallait que je la protège. Bien des années plus tôt, j’ai eu de la peine pour cette petite fille qui se faisait malmenée à l’école. Je suis intervenu, essayant de lui venir en aide contre une sœur qui semblait être hermétique aux pouvoirs des liens familiaux. Bien qu’on se soit perdu de vue assez vite, pendant des années, lorsque nous nous sommes retrouvés, rien n’avait changé. Notre lien a retrouvé sa place. Mais aujourd’hui, c’est moi qui ai besoin de son soutien. Elle me tend une tasse que je saisis en l’englobant de mes mains de manière à les réchauffer. « Mais c’est bien la première fois qu’une personne me hante à ce point-là. » Et c’est bien la première fois que je me confie aussi intimement. Je n’ai plus cette brume dans les yeux. Je tiens bon. J’ai juste besoin de verser ma peine par le biais d’une confession. « Tu aurais vu la façon dont il s’est comporté lorsque je suis passé chez lui ? Comme si je n’étais pas le bienvenu, alors que deux jours plus tôt, il m’invitait à dormir chez lui. » Je lui cache que je n’ai pas non plus été très chaleureux. Plutôt vexé de n’avoir reçu aucune nouvelle, je m’étais déjà persuadé qu’il ne voulait pas de moi dans sa vie. Toute cette histoire doit lui semblait si décousue. « Pourtant, je pensais qu’on avait accroché. Tu le sens lorsqu’il y a un truc, non ? Je veux dire, un baiser peut t’en apprendre beaucoup, pas vrai ? » J’étais vierge de tous ces sentiments avant ça. Je n’ai jamais eu cette sensation de manque que je ne pouvais contenter en embrassant une autre personne. Là, la saveur de ses lèvres ne me quitte plus et j’ai la sensation qu’aucune autres pourraient me paraitre aussi délicieuses. Je m’en mords les lèvres d’ailleurs, comme si je pouvais les sentir à nouveau, rien qu’en y songeant. Je penche la tête en arrière, la posant sur le dossier du canapé et le lance avec désespoir : « Je suis dans la merde ! ». Il y a une fissure dans ma carapace. S’échappe un nuage de doute et de peur qu’elle a pourtant toujours su contenir sans mal. Il me faut refermer cette fente avant que mon optimisme ne s’effrite trop jusqu’à pus pouvoir le ressentir. « Je suis désolé de t’ennuyer avec ça à une heure aussi tardive. » Il est déjà presque minuit. Je l’ai peut-être réveillé avec mon sms. Je me sens soudainement coupable. Habituellement, je me fous de me montrer égoïste. Cependant, envers certaines personnes, cela me dérange.



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game
Revenir en haut Aller en bas
Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2320-lucy-i-they-say-before- http://www.ciao-vecchio.com/t2611-lucy-i-you-know-that-i-could-use-somebody
ID : Mary
Faceclaim : Shailene Woodley + ©Hopeless wanderer (avatar),beylin (code signature), tumblr (gif)
Multi-comptes : Lana la fleur bleue
Messages : 163 - Points : 498

Âge : 29 ans
Métier : Actuellement sans emploi
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Dim 15 Avr 2018 - 15:20 )
Les premiers émois, la petite étincelle… Ca fait bien longtemps que Lucy n’a plus jamais ressentie ça pour quelqu’un. Plus personne depuis Cat’, à vrai dire. Aucune autre femme n’a su éveiller en elle ce sentiment d’urgence, de besoin, d’envie, depuis que sa fiancée a quitté brutalement ce monde. Alors écouter Roberto, son histoire avec cet homme qui semble prendre une véritable importance pour lui, quelque part cela lui déclenche une certaine jalousie. Lucy n’est pas vraiment sûre d’être capable de pouvoir faire ça, de nouveau, un jour. Laisser entrer quelqu’un dans sa vie, s’y intéresser, au point de lui laisser l’occasion de nous faire du mal en nous abandonnant. C’est ce qui semble arriver à son ami Roberto, qui est dans une mauvaise passe et pour qui la jeune athlète se fait un plaisir d’être une oreille attentive. Elle ne sait pas tellement quoi lui apporter de plus, totalement rouillée dans les relations amoureuses. A présent, elle prend, elle laisse et ça s’arrête là. « Si vraiment c’est ce dont tu as envie, toi, alors oui, c’est ce que tu devrais faire. » Tourner la page pour mieux continuer sa vie et passer à autre chose… Mais est-ce vraiment ce que son ami souhaite ou pense-t-il simplement qu’il faut qu’il le fasse, que c’est mieux pour lui ? La petite phrase qu’il rajoute bien vite la fait pencher pour la deuxième solution. Visiblement, Roberto éprouve quelque chose de particulier pour cet homme et c’est à vrai dire très étonnant pour la jeune femme. Jusqu’ici, et depuis qu’ils se sont retrouvés, elle l’a toujours connu insouciant et flânant d’une personne à une autre sans la moindre attache. Là, le papillon semble s’être approché trop près de la lumière au point de se brûler les ailes. « Si ce mec te plaît tant, pourquoi simplement ne pas essayer de le recontacter et de mettre les choses à plats ? De comprendre pourquoi il a réagi comme ça soudainement après ce qui s’était passé entre vous la dernière fois ? Personne ne change d’une seconde à l’autre sans raison. » Et Lucy sent bien que cette absence de réponse est en train de ronger Roberto. Etant plutôt du genre à foncer dans le tas, à arracher le pansement d’un coup sec plutôt qu’à tourner autour du pot, c’est le meilleur conseil qu’elle puisse lui donner dans une situation pareille. Parfois, il faut savoir provoquer sa chance plutôt que de laisser les choses au statut quo. « Absolument. Ce petit truc qu’on ressent lors d’un premier baiser, cette boule au ventre presque agréable, ça veut tout dire. » Lucy s’en rappelle encore, de son premier baiser avec Catalina. De ce feu qui l’avait submergé d’un seul coup et de cette sensation, cette certitude qu’elle avait eu sur l’instant qu’elles allaient être amenées à faire de grandes choses ensemble. Et c’est ce qui s’est passé, pendant plus de trois ans. Trois ans de passion, d’amour, d’engueulades, de réconciliation, de partage… C’est tout ce qu’elle souhaite pour son ami aussi, un jour. Même si l’affaire de Roberto semble pour le moment bien mal embarquée. « Mais non, tu n’es pas dans la merde ! Tu es simplement très accroché à ce type. Bon ok, tu es dans la merde. » Le sourire malicieux de Lucy vise à détendre l’atmosphère alors qu’elle lui assène un très léger coup de coude, tentant de lui en extirper un à son tour. Elle sait bien que Roberto est loin d’avoir le moral, et que ce n’est absolument pas son genre, alors elle tente de le remotiver comme elle peut, avec les moyens du bord. « Ne dis pas de bêtises. Tu sais très bien que tu es le bienvenu ici quand tu veux. » Elle lui a d’ailleurs souvent proposer de l’héberger, pour le dépanner, bien qu’il ait toujours refuser jusque-là. « En plus, ça me fait du bien d’avoir quelqu’un ici. C’est toi qui me rend service, en fait. » Les soirées passées seule dans son appartement sont chaque jour un peu plus un enfer. Lucy ne peut s’empêcher de passer son temps le regard fixé sur leurs photos, sur ses affaires qui n’ont pas quittés leur place depuis plus de huit mois maintenant, comme si y toucher l’éloignerait un peu plus d’elle encore. Lucy se l’interdit, s’accroche à son souvenir comme à une bouée de sauvetage mais vivre dans un appartement-musée n’est pas toujours une tâche facile. La présence de Roberto a au moins le mérite de l’occuper et de la sortir de ses idées noires. « Au final, si ce mec te plaît vraiment, si tu as un truc pour lui, pourquoi tu n’irais pas une nouvelle fois frapper à sa porte pour lui sortir les vers du nez ? Ca vaut peut-être le coup, non ? Tu sais, la vie est trop courte pour avoir des regrets, Rob’. » Et son appartement en est la preuve vivante. On ne sait jamais à quel moment le destin peut nous frapper en plein fouet.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
Revenir en haut Aller en bas
Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1838-robs-l-enfant-terrible- http://www.ciao-vecchio.com/t1919-roberto-etre-ou-ne-pas-etre
ID : Djoan ; Yohan
Faceclaim : ava : © Hallows. ; tumblr & gif sign : mrs. chaplin
Multi-comptes : Floriana Mennini & Valente Paludi & Katerin Boschetti
Messages : 4399 - Points : 1387

Âge : 34 ans
Métier : Agent d'entretien au théâtre.
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Dim 15 Avr 2018 - 19:55 )
« Débordé ? Ça ne prend pas quinze ans pour écrire un texto. » Sur ce point, je ne peux pas la suivre. Les sms sont probablement le moyen le plus rapide pour communiquer. Bien plus concis qu’un appel, impossible de le manquer, on trouve toujours trente seconde pour l’envoyer, ou trente autre pour le lire. Juste avant de dormir, pendant que le repas chauffe, le temps d’un trajet en ascenseur, pendant qu’on fait la grosse commission. L’argument du manque de temps ne tient pas la route. Ou alors, c’est qu’il ne pense pas à moi autant qu’il hante mes pensées. Pendant tous ces moments où il pourrait écrire et m’envoyer ce message, il songe à autre chose, à quelqu’un d’autre peut-être. Et alors là, autant baisser les bras. Inutile de se battre si la réciproque n’existe pas. Alors retourner chez lui, il en est hors de question : « Non, je lui ai donné une chance. Ça a été bizarre et il n’a rien saisi du tout. Je ne vais pas retenter éternellement. » D’accord, mon message n’était pas clair. Pire, il était crypté et parasité par la recherche de mon précieux pendentif. Mais j’ai attendu de lui qu’il me retienne, qu’il m’explique pourquoi ce silence. Au lieu de cela, j’ai eu l’impression de ne pas être le bienvenue, pire encore, chassé de chez lui. Me battre pour ce genre d’histoire, ce n’est pas mon genre. Enfin, je ne crois pas. Je n’ai jamais eu à le faire. Non pas que tous me tombent dans les bras. C’est juste que nous parlons du cœur là. C’est inédit pour moi. Ma sœur serait tellement fière d’entendre que je m’intéresse à un type autre que pour passer une nuit de débauche. C’est bien pour ça que je ne vais pas le lui confier, tout de suite. Lucy est plus posée pour ces choses-là. Elle a pourtant rencontré le grand amour. S’il lui a été arraché, elle n’en reste pas moins expérimentée pendant que je suis dans le floue le plus totale. Suivre son instinct, c’est ce qui définit ma vie et pourtant, là, je songe aux conséquences et cela m’effraie, moi, qui ne m’en suis jamais inquiété. Elle tente de me décrocher un sourire. Je lui offre que dix pourcent de ses attentes, m’offusquant faussement de sa remarque. J’évite son regard à ses remarques. Elle me connait bien et l’entendre résumé ce que je suis me met plutôt mal à l’aise. J’observe ma tasse, mordant intérieurement la lèvre inférieure. Je fixe, je fige sur le rebord de ma boisson pendant qu’elle continue à tenter de me rassurer. Sans détourner mon attention, le ton absent, je laisse mon côté grand philosophe prendre le dessus : « Mais le pathétique n’est-il pas le nature de l’homme ? » Je tourne la tête pour observer sa réaction face à mon analyse à deux balles. Je dois vraiment être paumé pour m’aventurer sur ce genre de réflexion. Je me rends compte que je ne suis vraiment pas moi-même. Je finis par lui avouer que je regrette mon optimiste, qu’il s’est sans doute égaré avec le dragueur du bar. Un homme tout à fait charmant, beau gosse et plutôt clair sur ses intentions. Pourtant, je n’ai pas été séduit par l’idée de finir ma nuit avec lui. Lucy s’en étonne et elle a totalement raison car, ça, ça ne me ressemble pas du tout. Je profite de chaque occasion. On n’a qu’une vie, autant se faire plaisir. Et pourtant rien ne me ferait plus plaisir d’assouvir certains fantasmes. Seulement, j’ai la sensation qu’il n’y a plus qu’un homme avec qui j’ai envie de les partager. « C’est surprenant, n’est-ce pas ? » Je grimace. « C’est bien ce que je me reproche. Comment peut-on en arriver là ? Il a suffi d’une rencontre et je ne reconnais plus mon monde. » Je sors mon pendentif, caché sous mes vêtements et le montre à mon amie : « Tu vois, ce pendentif, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Le dernier cadeau de ma mère. Il me rassure, il m’apaise. J’ai paumé ce bijou pendant des semaines s’en même m’en rendre compte. Et tu sais pourquoi ? » Je l’interroge quelques secondes du regard et pointe mon index sur ma tempe : « Parce que ce mec a hanté mes pensées pendant toutes ces semaines. J’ai compris que je l’avais paumé et m’en suis vraiment préoccupé au moment où j’ai compris que je l’avais perdu lui aussi. » Si ça ce n’est pas la preuve que je suis accro à ce type, je n’y comprends plus rien. C’était lui qui avait pris sa place pour me rassurer, pour m’apaiser. Je n’avais besoin de rien de plus dans ce monde. Mais, à présent, j’avais de nouveau besoin de sentir ce pendentif au creux de ma main, me sentant abandonné. Je me lance ensuite dans mes doutes, partageant le fait que je ne pense pas le mériter. Je conclue même en m’étonnant de me confier ainsi, sans pudeur. Je devrais peut-être me taire. J’ai l’impression de me foutre totalement de mon côté énigmatique. Je me vends sans rien attendre en retour, sauf peut-être du soutien. Mais il s’agit de Lucy et je n’ai pas peur de me montrer tel que je suis. Elle ne connait pas tout de ma vie, mais en sait bien assez. Elle tente de me convaincre que je suis dans le faux, mais je suis une âme en peine et on sait ce qu’elles font… Elles n’écoutent qu’à moitié, persuadées d’être dans le vrai.  Bien que je tente de dévier le sujet, elle ne démord pas et continue d’essayer de me diriger vers la bonne chose à faire. Je bois mon infusion avant de lui répondre : « Difficile de te répondre. Ça n’a pas l’air, mais ça cogite là-dedans. » Je fais des ronds avec mon index pointé sur ma tempe. « Déjà, je vais me chercher un lieu où loger. Un chez moi. Et arrêter toutes ces conneries d’impayées. » Je sais que ce n’est pas la réponse qu’elle attend. Ce n’est même pas le sujet qu’elle espère. Pourtant, c’est un projet qui me trotte dans la tête depuis que j’ai été chassé de cet appartement, mais surtout depuis la panne de mon véhicule. Je me courbe ensuite pour saisir mon sac au pied du sofa, l’ouvre et saisit une pochette. « Mais avant de penser à devenir un homme meilleur, qu’est-ce que tu dirais de ça ? » Je sors un joint, le sourire aux lèvres. J’ai besoin de laisser mon esprit divaguer et je sais qu’elle aime aussi partir dans un autre monde, de temps en temps, en ma compagnie.



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game


Dernière édition par Roberto Khalil le Ven 4 Mai 2018 - 16:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2320-lucy-i-they-say-before- http://www.ciao-vecchio.com/t2611-lucy-i-you-know-that-i-could-use-somebody
ID : Mary
Faceclaim : Shailene Woodley + ©Hopeless wanderer (avatar),beylin (code signature), tumblr (gif)
Multi-comptes : Lana la fleur bleue
Messages : 163 - Points : 498

Âge : 29 ans
Métier : Actuellement sans emploi
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Jeu 19 Avr 2018 - 12:57 )
« Peut-être qu’il a simplement été débordé et qu’il n’a pas eu le temps de t’écrire? » Ou peut-être n’en a-t-il simplement pas eu envie. C’est l’option la plus probable à vrai dire, d’autant plus en sachant ce qui s’est passé par la suite mais Lucy voit bien à quel point Roberto est touché par toute cette histoire alors elle tente d’arrondir les angles comme elle le peut, en trouvant des excuses à ce type qu’elle ne connaît absolument pas et dont il lui est pour le coup difficile de deviner le fin fond de ses pensées. Elle aimerait en tout cas que ce soit aussi simple que ça, que le type n’est simplement pas eu le temps d’envoyer un message à Roberto à cause d’un emploi du temps surchargé. Que les choses s’arrangent rapidement pour son ami et qu’il arrête de se ronger les sangs comme il le fait depuis une heure sur son canapé ? Ca ne lui ressemble pas, tout ça. Et pour tout dire, ça commence un peu à l’inquiéter. « Ou ça voudrait simplement dire que tu sais ce que tu veux et lui montrer que tu es déterminé ? Enfin, comme tu le sens. » C’est vrai que la base de leur histoire est quand même compliquée et que, à la place de ce gars et si elle ne connaissait pas aussi bien Roberto, Lucy aurait peut-être pensé en premier lieu à un gars un peu dérangé avec un côté obsessionnel. M’enfin là, il s’est quand même passé quelque chose entre eux. L’autre homme l’a embrassé et ça doit quand même vouloir dire quelque chose, qu’il est passé au-dessus de leur rencontre rocambolesque et qu’il a vu quelque chose d’intéressant derrière. Lui, son ami. Alors à son humble avis, Roberto ne devrait pas laisser le contexte prendre le pas sur le reste et il devrait aller frapper à sa porte si, vraiment, il est décidé à ne pas en rester là. Si ce type déclenche quelque chose de particulier chez lui, suffisamment pour qu’il est envie de s’accrocher à cette sensation, alors il doit se battre. Les relations, « l’amour » si c’est bien ce dont il s’agit ou du moins un prémice, ce n’est pas toujours facile. Et comme il le dit lui-même, ça peut finir par faire tourner la tête. C’est une sensation agréable, la plupart du temps, mais pour Roberto ce soir, Lucy sent bien que c’est à la limite de la torture. Son ami semble marqué par tout ce qui lui arrive, à fleur de peau alors Lucy, en désespoir de cause, tente une petite note d’humour qui déclenche à peine un sourire chez son ami juste en face d’elle. Raté. « Mais non arrête, je plaisantais, tu n’es pas pathétique, je te jure. J’sais bien que c’est compliqué pour toi de t’attacher aux gens, d’en avoir besoin, mais y’a rien de pathétique là-dedans. C’est naturel, au contraire. » Et pourtant sans doute si compliqué pour quelqu’un d’aussi indépendant que Roberto. Lucy comprend, ceci dit. Depuis qu’elle se trouve obligée de faire le deuil de la femme qu’elle aimait, la jeune femme est devenue réticente à s’attacher à qui que ce soit, à faire confiance à des personnes qu’elle ne connaissait pas d’avant. Elle se renferme petit à petit, sans même s’en rendre compte, pour mieux se noyer dans son chagrin. Parce qu’elle est incapable de sortir la tête de l’eau, de trouver la sortie du tunnel. Peut-être que c’est finalement son ami Roberto qui a raison de ne pas se risquer, de ne pas flancher totalement…Et d’un autre côté, penser de cette façon la rend affreusement triste parce qu’elle ne regrette pas une seule seconde tous les instants qu’elle a pu vivre au côté de Catalina. Vivre un truc aussi fort, aussi intense, c’est finalement tout ce qu’elle souhaite à son ami. Parce qu’elle a conscience que, malgré ses nouvelles réticences, l’Homme n’est pas fait pour construire sa vie tout seul. « Un mec t’a dragué dans un bar et tu finis sur MON canapé ? Ok, très bien, il n’y a plus de doutes possibles : tu es bien accroché. » Et elle trouve ça terriblement mignon, au fond. Tout comme ses réticences qu’il lui expose et qui ne prouve qu’une chose à son humble avis : ce type, quel qu’il soit, Roberto tient vraiment à lui. Elle ne l’a pas vu souvent s’inquiéter à ce point pour quelqu’un. Non pas que Roberto soit quelqu’un d’insensible mais Roberto est… et bien Roberto. C’est difficile à expliquer. « Alors là je vais t’arrêter tout de suite, Rob’. Ne t’avises même pas de me sortir que tu n’es pas assez bien pour ce mec. » Parce qu’il est quelqu’un de bien. Peut-être qu’il en doute, peut-être aussi qu’il ne l’est pas forcément avec tout le monde mais avec ceux à qui il tient, Roberto est une perle. N’est-ce pas suffisant si ce gars entre dans cette catégorie. « C’est juste se chercher des excuses là, parce que t’as la trouille. Et c’est normal. C’est normal aussi de te sentir comme une gamine parce que c’est nouveau pour toi et que ça change tes habitudes. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut que tu laisses tomber pour autant. » Surtout pas. Le monde est assez horrible autour d’elle depuis des mois pour que Lucy accepte de voir son ami renoncer à quelque chose qui lui paraît important. Elle ne pourrait pas le supporter. « Oh ne t’inquiètes pas pour moi, ça va. Ce qui m’intéresse ce soir, c’est toi là. Qu’est-ce que tu comptes faire ? » C’est plus simple de balayer la question du revers de la main plutôt que de s’y intéresser. Si elle vient à se confier à son tour, Lucy n’est pas certaine d’arriver à ne pas s’effondrer.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
Revenir en haut Aller en bas
Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1838-robs-l-enfant-terrible- http://www.ciao-vecchio.com/t1919-roberto-etre-ou-ne-pas-etre
ID : Djoan ; Yohan
Faceclaim : ava : © Hallows. ; tumblr & gif sign : mrs. chaplin
Multi-comptes : Floriana Mennini & Valente Paludi & Katerin Boschetti
Messages : 4399 - Points : 1387

Âge : 34 ans
Métier : Agent d'entretien au théâtre.
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Dim 6 Mai 2018 - 15:24 )
« Débordé ? Ça ne prend pas quinze ans pour écrire un texto. » Sur ce point, je ne peux pas la suivre. Les sms sont probablement le moyen le plus rapide pour communiquer. Bien plus concis qu’un appel, impossible de le manquer, on trouve toujours trente seconde pour l’envoyer, ou trente autre pour le lire. Juste avant de dormir, pendant que le repas chauffe, le temps d’un trajet en ascenseur, pendant qu’on fait la grosse commission. L’argument du manque de temps ne tient pas la route. Ou alors, c’est qu’il ne pense pas à moi autant qu’il hante mes pensées. Pendant tous ces moments où il pourrait écrire et m’envoyer ce message, il songe à autre chose, à quelqu’un d’autre peut-être. Et alors là, autant baisser les bras. Inutile de se battre si la réciproque n’existe pas. Alors retourner chez lui, il en est hors de question : « Non, je lui ai donné une chance. Ça a été bizarre et il n’a rien saisi du tout. Je ne vais pas retenter éternellement. » D’accord, mon message n’était pas clair. Pire, il était crypté et parasité par la recherche de mon précieux pendentif. Mais j’ai attendu de lui qu’il me retienne, qu’il m’explique pourquoi ce silence. Au lieu de cela, j’ai eu l’impression de ne pas être le bienvenue, pire encore, chassé de chez lui. Me battre pour ce genre d’histoire, ce n’est pas mon genre. Enfin, je ne crois pas. Je n’ai jamais eu à le faire. Non pas que tous me tombent dans les bras. C’est juste que nous parlons du cœur là. C’est inédit pour moi. Ma sœur serait tellement fière d’entendre que je m’intéresse à un type autre que pour passer une nuit de débauche. C’est bien pour ça que je ne vais pas le lui confier, tout de suite. Lucy est plus posée pour ces choses-là. Elle a pourtant rencontré le grand amour. S’il lui a été arraché, elle n’en reste pas moins expérimentée pendant que je suis dans le floue le plus totale. Suivre son instinct, c’est ce qui définit ma vie et pourtant, là, je songe aux conséquences et cela m’effraie, moi, qui ne m’en suis jamais inquiété. Elle tente de me décrocher un sourire. Je lui offre que dix pourcent de ses attentes, m’offusquant faussement de sa remarque. J’évite son regard à ses remarques. Elle me connait bien et l’entendre résumé ce que je suis me met plutôt mal à l’aise. J’observe ma tasse, mordant intérieurement la lèvre inférieure. Je fixe, je fige sur le rebord de ma boisson pendant qu’elle continue à tenter de me rassurer. Sans détourner mon attention, le ton absent, je laisse mon côté grand philosophe prendre le dessus : « Mais le pathétique n’est-il pas le nature de l’homme ? » Je tourne la tête pour observer sa réaction face à mon analyse à deux balles. Je dois vraiment être paumé pour m’aventurer sur ce genre de réflexion. Je me rends compte que je ne suis vraiment pas moi-même. Je finis par lui avouer que je regrette mon optimiste, qu’il s’est sans doute égaré avec le dragueur du bar. Un homme tout à fait charmant, beau gosse et plutôt clair sur ses intentions. Pourtant, je n’ai pas été séduit par l’idée de finir ma nuit avec lui. Lucy s’en étonne et elle a totalement raison car, ça, ça ne me ressemble pas du tout. Je profite de chaque occasion. On n’a qu’une vie, autant se faire plaisir. Et pourtant rien ne me ferait plus plaisir d’assouvir certains fantasmes. Seulement, j’ai la sensation qu’il n’y a plus qu’un homme avec qui j’ai envie de les partager. « C’est surprenant, n’est-ce pas ? » Je grimace. « C’est bien ce que je me reproche. Comment peut-on en arriver là ? Il a suffi d’une rencontre et je ne reconnais plus mon monde. » Je sors mon pendentif, caché sous mes vêtements et le montre à mon amie : « Tu vois, ce pendentif, j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Le dernier cadeau de ma mère. Il me rassure, il m’apaise. J’ai paumé ce bijou pendant des semaines s’en même m’en rendre compte. Et tu sais pourquoi ? » Je l’interroge quelques secondes du regard et pointe mon index sur ma tempe : « Parce que ce mec a hanté mes pensées pendant toutes ces semaines. J’ai compris que je l’avais paumé et m’en suis vraiment préoccupé au moment où j’ai compris que je l’avais perdu lui aussi. » Si ça ce n’est pas la preuve que je suis accro à ce type, je n’y comprends plus rien. C’était lui qui avait pris sa place pour me rassurer, pour m’apaiser. Je n’avais besoin de rien de plus dans ce monde. Mais, à présent, j’avais de nouveau besoin de sentir ce pendentif au creux de ma main, me sentant abandonné. Je me lance ensuite dans mes doutes, partageant le fait que je ne pense pas le mériter. Je conclue même en m’étonnant de me confier ainsi, sans pudeur. Je devrais peut-être me taire. J’ai l’impression de me foutre totalement de mon côté énigmatique. Je me vends sans rien attendre en retour, sauf peut-être du soutien. Mais il s’agit de Lucy et je n’ai pas peur de me montrer tel que je suis. Elle ne connait pas tout de ma vie, mais en sait bien assez. Elle tente de me convaincre que je suis dans le faux, mais je suis une âme en peine et on sait ce qu’elles font… Elles n’écoutent qu’à moitié, persuadées d’être dans le vrai.  Bien que je tente de dévier le sujet, elle ne démord pas et continue d’essayer de me diriger vers la bonne chose à faire. Je bois mon infusion avant de lui répondre : « Difficile de te répondre. Ça n’a pas l’air, mais ça cogite là-dedans. » Je fais des ronds avec mon index pointé sur ma tempe. « Déjà, je vais me chercher un lieu où loger. Un chez moi. Et arrêter toutes ces conneries d’impayées. » Je sais que ce n’est pas la réponse qu’elle attend. Ce n’est même pas le sujet qu’elle espère. Pourtant, c’est un projet qui me trotte dans la tête depuis que j’ai été chassé de cet appartement, mais surtout depuis la panne de mon véhicule. Je me courbe ensuite pour saisir mon sac au pied du sofa, l’ouvre et saisit une pochette. « Mais avant de penser à devenir un homme meilleur, qu’est-ce que tu dirais de ça ? » Je sors un joint, le sourire aux lèvres. J’ai besoin de laisser mon esprit divaguer et je sais qu’elle aime aussi partir dans un autre monde, de temps en temps, en ma compagnie.



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game
Revenir en haut Aller en bas
Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2320-lucy-i-they-say-before- http://www.ciao-vecchio.com/t2611-lucy-i-you-know-that-i-could-use-somebody
ID : Mary
Faceclaim : Shailene Woodley + ©Hopeless wanderer (avatar),beylin (code signature), tumblr (gif)
Multi-comptes : Lana la fleur bleue
Messages : 163 - Points : 498

Âge : 29 ans
Métier : Actuellement sans emploi
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Mer 16 Mai 2018 - 14:09 )
Roberto marque un point : il ne faut effectivement pas très longtemps pour envoyer un texto. Cela met une petite minute à peine et l'excuse d'être débordé ne fonctionne pas. Le fait est que Lucy tente par tous les moyens de rassurer les doutes de son ami mais c'est loin d'être évident. Il y a déjà la situation qui sort clairement de l'ordinaire mais aussi le fait qu'elle ne connaît strictement rien de ce mec. C'est donc compliqué pour elle se mettre dans sa tête, de deviner le fond de sa pensée, la raison de son comportement. Peut-être n'est-il pas intéressé ? Pas forcément empressé ? Apeuré ? Autant de solutions possibles et pour en avoir véritablement le cœur net, Roberto devrait aller le confronter pour savoir ce qu'il en retourne. Mais son ami ne semble pas d'accord avec sa proposition, estimant en avoir déjà assez de son côté. À partir de ce moment-là, elle ne sait pas ce qu'elle peut faire de plus. Roberto est du genre entêté. " Dans ce cas-là, tu es dans une impasse. " Clairement. Ce n'est peut-être pas ce qu'il veut entendre mais en restant avec ce status quo, Roberto risque surtout de continuer à se torturer sans savoir le pourquoi du comment. À son sens, il vaut mieux risquer une dernière fois, quitte à mettre son ego de côté, et avoir l'esprit clair face à tout ça. Au lieu de quoi, Roberto se perd dans des réflexions farfelues, arrachant un haussement de sourcils surpris à Lucy. " T'es sûr que tu ne préfères pas un verre plutôt qu'une tasse de thé ?" Parce que là, autant dire qu'il va beaucoup trop loin pour qu'elle arrive à le suivre. Et puis un peu de détente supplémentaire ne lui ferait peut-être pas de mal, étant donné qu'il a quand même refuser de passer la nuit avec un inconnu. Connaissant Roberto, c'est qu'il est clair que cette histoire l'impacte beaucoup, peut-être plus que ce que Lucy avait pu pensé dans un premier temps. " Très surprenant ouais. " Et c'est à son sens une preuve supplémentaire qu'il devrait aller confronter cet homme. Mais Lucy ne dit rien pour le moment, de peur de le braquer. Roberto s'inquiète, lui fait part de son comportement qui sort pour lui de l'ordinaire mais qui ne paraît pas étrange pour Lucy. Parce qu'elle a déjà vécu la même chose, d'abord avec sa première petite amie, puis avec Cat' ensuite. Ces deux femmes, elle les a aimé de toutes ses forces, avec ses tripes au point d'en oublier parfois le monde autour. Pour Roberto, ce n'est peut-être pas encore de l'amour mais ça s'y apparente en tout cas, ça semble être le début de quelque chose. Et Lucy aimerait lui dire qu'il n'y a rien de grave dans tout ça, que c'est même quelque chose de merveilleux mais elle sait aussi les dégâts que ça peut créer. La peine, la colère, la frustration... Est-ce que Roberto est vraiment prêt pour tout ça ? Elle-même pensait l'être à l'époque mais depuis la mort de Cat', Lucy s'est pris un méchant coup qui la mise à terre et dont elle ne s'est pas encore relevée. Alors Lucy tente de trouver les bons mots, pour pondérer ses propos et être le plus utile possible à son ami. " Écoutes... Oui, clairement, cette histoire de pendentif oublié ça craint, c'est vrai. Ca fait toujours peur de s'oublier pour quelqu'un parce que ça arrive insidieusement, sans même qu'on ait vraiment le contrôle dessus. Après est-ce que ce gars peut te faire ressentir des choses folles et grisantes ? Certainement ? Est-ce que ça fout la trouille, est-ce que ça peut faire mal ? Aussi. Reste à voir ce que toi tu veux faire avec ça. " C'est une décision qu'elle ne peut pas prendre pour lui mais dont elle est curieuse de connaitre la réponse. Mais Roberto semble vouloir la priver de cela, répondant complètement à côté de sa question. " C'est pas exactement de ça dont je te parlais, hein. " Lâche-t-elle, pour lui faire comprendre qu'elle n'est pas dupe quant à sa manière d'éviter la question. Mais elle l'écoute tout de même, intéressé par sa vie, et se rend compte qu'ils sont en train de faire des chemins inverses. Elle, qui était posée autrefois, se retrouve à présent en difficulté, certainement pas loin d'être expulsé de son logement. " M'en parle pas. J'en suis déjà à trois mois à moitié payé. Le proprio est compréhensif et c'est cool mais je comprends ton envie de te poser dans quelque chose de fixe. " Il ne tiendrait qu'à elle de se battre pour trouver un boulot stable mais Lucy n'a tout simplement pas la force de se battre, pas encore. Elle se laisse glisser tout doucement là où Roberto semble être prêt à prendre sa vie en main. " Je te proposerais bien une colocation si je savais pas à quel point tu tiens à ta liberté. " Si elle a une chambre de libre depuis longtemps, Lucy ne s'est jamais résolue à en faire commerce, tenant à l'intimité de son appartement. Avec Roberto, c'est différent car elle sait qu'il serait capable de respecter son espace vital mais, d'un autre côté, vivre ici serait loin d'être la joie pour elle. Son appartement est un sanctuaire à son amour disparu et Lucy ne se sent pas encore capable de se délaisser des photos, objets, souvenirs qui s'accumulent dans une décoration chargée. " Je dirais que ce ne serait pas de refus. " La drogue dure, de part son passif avec Cat', Lucy est totalement contre mais il est vrai qu'elle se laisse de temps en temps allé à la douceur lancinante d'un joint. Elle laisse donc Roberto l'allumer, fumer quelques taffs avant de prendre son tour. Bien moins endurante que son amie, Lucy se sent rapidement partir, les yeux dans le vague. Là, elle pose la tête contre l'épaule de Roberto et, ne pouvant pas s'empêcher de ramener le sujet sur le tapis, murmure d'une petite voix : " Fais attention à toi quand même ok ? Les relations, ça craint parfois." Et elle est bien placée pour le savoir.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
Revenir en haut Aller en bas
Roberto Khalil10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t1838-robs-l-enfant-terrible- http://www.ciao-vecchio.com/t1919-roberto-etre-ou-ne-pas-etre
ID : Djoan ; Yohan
Faceclaim : ava : © Hallows. ; tumblr & gif sign : mrs. chaplin
Multi-comptes : Floriana Mennini & Valente Paludi & Katerin Boschetti
Messages : 4399 - Points : 1387

Âge : 34 ans
Métier : Agent d'entretien au théâtre.
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Sam 21 Juil 2018 - 16:21 )
Je me suis imposé cette impasse de peur d’être blesser. Je le suis déjà un peu, alors si je m’acharne, comment pourrais-je m’en sortir. Tout ceci est l’inconnu pour moi et je sais que la puissance de l’amour peut détruire. Je n’ai pas envie de perdre cette chose qui m’éveille. Elle est déjà bien ébréchée aujourd’hui. Je décline son invitation à boire de l’alcool. J’en ai déjà bu dans ce bar, ça m’a suffi pour la soirée. Et puis, j’ai d’autres projets à ce niveau. Lucy me connait bien pour savoir qu’en règle général, je ne dis pas non à du bon temps avec des inconnus, surtout lorsqu’ils sont séduisants. Pourtant, je sais que je n’aurai pas eu la tête à ça ce soir. Probablement pas les prochains soirs non plus. J’ai besoin d’effacer l’image de cet homme avant de reprendre mes activités, en toute légèreté. Mais en suis-je capable, c’est la grande question. « C’est étrange, mais se sentir mal, avoir peur, ça me fait me sentir plus vivant. J’ai toujours vécu la vie avec optimiste. Je suis un mec positif, tu le sais ! Je ne m’encombre pas des soucis, des petits problèmes de la vie. Mais aujourd’hui, mon petit cœur est blessé et … Je ne sais pas… C’est pas que j’en redemande, mais je suis content de ressentir tout ça. » Je crois que ma solitude sentimentale me pèse plus que ce que je prétends. Cette envie de faire un bout de chemin avec une personne, même s’il m’a rejeté, me donne une sensation étrange et plutôt positif. J’ai l’impression de devenir fou. Les autres maudissent leurs déceptions amoureuses, et pourtant la mienne m’anime. Si elle me demande ce que je vais faire, je détourne le vrai sujet, ce qu’elle ne manque pas de me reprocher. « Je sais. » Je lance simplement, sourire aux lèvres. Nous en venons à discuter de notre sérieux à gérer nos locations. Je fais la grimace face à ses révélations. « J’ai un logement à visiter dans deux jours. Mais si ça peut t’aider, on peut toujours s’arranger. Je troquerai ma liberté contre tes bons conseils que je ne suivrais probablement pas. » Je lui rétorque avec un rire franc. J’aime les conseils de Lucy. Ils sont souvent bons. Mais je suis aussi un gars borné qui aime n’en faire qu’à sa tête. Heureusement, elle n’a jamais été contrarié par mes décisions opposées à ses propositions.

Je finis par lui proposer de fumer un joint pour nous détendre et voir la vie avec un peu plus de légèreté. Peut-être me parlera-t-elle un peu plus à cœur ouvert. Peut-être osera-t-elle se confier. Je ne souhaite pas être le sujet exclusif de notre soirée. J’ai besoin de savoir comment elle va. Je veux dire… vraiment. Et face à sa déclaration après quelques lattes, je comprends que ce n’est toujours pas la forme. « Y’a-t-il au moins une chose qui ne craint pas dans ce monde ? » Je demande d’un air blasé, mais légèrement amusé. La tête s’incline et se pose sur le haut du crâne de Lucy. Je reprends une latte, joue avec la fumée avant de l’expirer. « Lorsque je vois des couples dans la rue, la plupart du temps, je les envie. » L’effet du joint me lance dans les confidences. J’aimais ma solitude avant lui. Je me contentais de ce que j’avais. Je couchais avec des inconnus qui le restaient. Les sentiments, je n’en avais que faire. Aujourd’hui, si je veux passer la nuit dans les draps de Vincenzo, c’est en le connaissant du bout des doigts. C’est en imaginant un lendemain ensemble. Des pensées qui me font peur, mais que mon état actuel me permet de comprendre sans paniquer. « Une année à deux vaut toutes les années de solitude, non ? Je sais que ce n’est pas simple pour toi. Que tu en baves. Je n’imagine pas à quel point, puisque je ne l’ai jamais vécu. Mais tu ne te considères pas comme chanceuse d’avoir au moins pu vivre tout ça ? » Ses souvenirs lui semblent peut-être douloureux aujourd’hui. Mais leurs moments heureux l’ont, au moins, été au moment où elles les ont vécus, non ? Je suis tellement peu expérimenté dans tout ça. J’imagine que lorsqu’elle aura réellement fait son deuil, se rappeler de ces instants la feront de nouveau sourire. Je pose un baiser sur sa chevelure : « Un jour, tu retrouveras le bonheur. Parce que tu me mérites. » Pour ma part, j’en suis moins sûr. J’en ai fait des conneries. Jamais pour blesser, mais je n’ai jamais été très irréprochable, jamais été le garçon modèle. La preuve se tient entre mes doigts. Je fume des matières illicites et incites mon amie à en faire autant. La bonne nouvelle, c’est que je ne touche pas aux drogues dures. C’est déjà ça. Mon dernier entretien avec l’homme qui envahie mes pensées prouve bien que le bonheur se joue de moi. Mais je lui dis merde à ce bonheur. Je suis un mec heureux. Je m’en persuade chaque jour. Et si ce n’est qu’une carapace, tant pis. Je me perds dans cette illusion, elle me berce, c’est le principal.



I like to make-believe with you
That we always speak the truth (ish)
I like how we pretend the same
Play this silly little game
Revenir en haut Aller en bas
Lucy Uccello10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t2320-lucy-i-they-say-before- http://www.ciao-vecchio.com/t2611-lucy-i-you-know-that-i-could-use-somebody
ID : Mary
Faceclaim : Shailene Woodley + ©Hopeless wanderer (avatar),beylin (code signature), tumblr (gif)
Multi-comptes : Lana la fleur bleue
Messages : 163 - Points : 498

Âge : 29 ans
Métier : Actuellement sans emploi
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le Dim 12 Aoû 2018 - 16:13 )
Contrairement à ce que Roberto pourrait penser, Lucy voit exactement là où il veut en venir.  Roberto est en train d’expérimenter quelque chose de nouveau, quelque chose qu’il n’a jamais vécu auparavant et si ça l’effraie d’un côté, ça peut aussi avoir quelque chose de terriblement attrayant. Pour avoir elle-même connu le grand amour, le beau, le vrai, Lucy n’échangerait pas toute la tristesse du monde qu’elle ressent aujourd’hui. Parce que c’est ce qui la retient à sa petite-amie disparue, parce que ça ne fait que confirmer à quel point ce qu’elle et Cat’ avait est réel et puissant. Et quelque part, Roberto s’accroche à son mal-être de la même façon en ce qui concerne ce jeune homme qui l’a blessé mais qui lui a aussi fait ressentir des choses qu’il ne pensait pas pouvoir ressentir un jour. Alors bien sûr que Lucy comprend. Plus que n’importe qui d’autre, sans doute. « Je comprends. » Alors elle le lui fait savoir à voix haute, sans en rajouter plus que ça car il y a parfois des regards qui valent parfois plus que les mots. Et le regard qu’elle lance à son ami lui dit de foncer, de se battre pour ce qui est en train de réveiller son cœur même si elle sait à quel point ça peut devenir douloureux parfois. Lucy a peur pour son ami, bien entendu, peur qu’il ne finisse par souffrir de cette situation d’une manière ou d’une autre mais ne serait-ce pas pire que de ne rien tenter et d’avoir des regrets ? Lucy, elle, ne regrette absolument pas ce qu’elle a vécu avec Caterina, quelque soit la fin tragique qui leur a été réservée. Mais passer à côté d’une relation aussi forte c’est quelque chose qu’elle aurait toujours gardé dans un coin de sa tête et elle se doute bien que Roberto en ferait de même. Sur certains points, ils se ressemblent énormément. « T’es adorable mais non merci. Je crois que tu ne me supporterais plus sur le long terme si on faisait un truc pareil. » Parce qu’avoir Lucy en colocataire n’est pas une partie de plaisir. La dernière qui a essayé, Dafne, s’est enfuie au bout de même pas deux semaines, sans doute effrayée par l’atmosphère pesante que Lucy faisait régner dans l’appartement. Le fait est qu’elle ne supporte pas qu’on touche à la moindre de ses affaires parce que toutes celles entreposées dans cet appartement ont un lien plus ou moins proches avec sa fiancée disparue. Chaque objet peut être relié à un souvenir passé avec Cat’, aussi il avait été hors de question pour elle de faire des concessions, malgré ses efforts au départ. Roberto, bien qu’étant un ami proche à son cœur, n’échapperait pas à la règle. Ce ne serait pas rendre service à leur amitié que de lui imposer une si grande proximité. « Je trouverais bien un petit boulot pour limiter ma dette. Et toi, donc, une visite hein ? Il se trouve où cet appartement ? » Pas trop loin d’elle, elle l’espère. Imaginer Roberto avec une adresse enfin fixe s’avère étrange mais pourtant positif pour Lucy. Egoïstement, elle y voit la possibilité d’un point d’ancrage pour quand l’ambiance de son appartement lui devient parfois trop pesante. Pour le moment, cependant, l’ambiance est plus que détendue. Bien aidée par la substance qui pénètre l’intérieur de ses poumons, Lucy lâche prise, peu à peu en proie non pas à l’euphorie mais à une sorte de nostalgie presque… réparatrice. L’espace de quelques instants, elle se laisse envahir par son chagrin mais tout en étant étrangement en paix avec lui, pas en colère comme elle l’est si souvent. Elle l’embrasse, l’accueille et répond d’une voix douce aux tergiversations de son ami. « Moi aussi. » Bien sûr qu’elle les envie, ces gens qui se baladent au bras de leur moitié là où elle est terriblement seule. Bien sûr aussi, comme l’entraperçoit si justement Roberto, que Lucy ne regrette pour rien au monde ce qu’elle a vécu avec Cat’ même si elle maudit le destin de lui avoir fait connaître le bonheur pour ensuite le lui arracher. Mais elle l’a connu. Le vrai bonheur. « Plus que chanceuse, c’est vrai. Tu sais je sais pas si tu connais ce bouquin, là, nos étoiles contraires. Et bien, pour moi, c’est comme pour le héros. Ca a été un privilège d’avoir le cœur brisé par elle. » Quel livre horrible, soit-dit en passant. Lucy avait pleuré toutes les larmes de son corps en l’écoutant, bouleversée comme une gamine par cette histoire d’amour perturbée par la mort. Toujours est-il qu’il n’en demeure pas moins vrai que si elle devait refaire les choses, elle les ferait exactement de la même manière. Il serait hors de question de tourner les talons pour éviter la souffrance qu’elle vit aujourd’hui parce que ce serait aussi renier l’amour qu’elle a eu pour cette femme. « Ca n’empêche pas que ça fait mal, Roberto. Terriblement. Je ne vais pas être de celle qui vont te dire que l’amour c’est un conte de fées. Des fois peut-être, mais pas toujours. Alors fais gaffe à toi. » Dit-elle, se laissant aller à déposer un baiser sur la joue de son ami. Lucy ne sait que trop bien les dégâts qu’un cœur brisé peut créer et elle ne le lui souhaite pas. A vrai dire, elle ne le souhaite à personne. « Un jour, peut-être. » Mais ce n’est pas pour autant qu’elle désire sortir de cette situation, de ce mal-être auquel elle s’attache avec fougue parce que c’est tout ce qui la relie encore à Cat’. Par ce chagrin immense, Lucy a l’impression de garder sa petite-amie encore en vie, avec elle. L’idée de surmonter tout ça, de retrouver le bonheur la terrifie parce qu’elle l’associe à abandonner Caterina. Alors un jour, peut-être oui. Mais franchement, elle en doute.


Lucy & Stefan

Allez viens on s'aime, on s'en fout de leurs mots, de la bienséance. Viens on s'aime, on s'en fout de leurs idées, de ce qu'il pensent.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: LUCY [ Confidence détendue ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- LUCY [ Confidence détendue -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences