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- searching for a sweet surrender, but this is not the end • renata -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
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Sujet: searching for a sweet surrender, but this is not the end • renata ( le Mer 11 Avr - 17:28 )
renata & freddy
searching for a sweet surrender, but this is not the end

« BOOM ! Touché coulé ! » Encore !? Je plisse les yeux, regarde ma fille d’un air suspect. « C’pas juste... Tu triches ! » Parce que c’est la chose à faire lorsqu’on part. Accuser l’autre de tricherie, non ? C’est ma tactique, parce que je suis nul dans les jeux des sociétés. Sauf pour un jeu à question, là, je nique tout le monde. Mais dans des trucs comme Battleship ou Monopoly, je gagne très, très, très rarement – pour ne pas dire jamais. Ses yeux s’ouvrent grands, sa bouche s’entrouvrent, un air à la fois amusé et insulté. « Comment veux-tu que je triche ? » dit-elle en riant. Vrai. À moins d’avoir un long cou, il est difficile de tricher à ce jeu. Je sais de quoi je parle, ça fait trois tours que j’essaie de voir l’emplacement de ses bateaux sans y arriver. « J’sais pas, mais tu triches. » « C’est toi qui sait pas comment jouer. » Han ! Là c’est moi qui suis vexé. Naméoh ! C’est à cause de mon âge c’est ça ? Eh bien, ce jeu est plus vieux que moi, alors hein ! « Tu mets toujours tes bateaux au même endroit. » Et alors ? « Bah ouais, c’est ça ma tactique. Personne ne frappe au même endroit. » « Tout le monde connait ta tactique, faut la changer. » Rooh ! Je lève les yeux au ciel avant de la regarder d’un petit sourire amusé. Ça fait du bien de pouvoir rire avec elle, sans se prendre la tête à cause de son petit ami. J’ai dû lui promettre de ne pas parler de ça et j’avoue que je me suis retenu à quelques reprises, mais ça en valait la peine. J’ai passé un bon moment. J'aurais voulu qu'elle reste un peu plus longtemps, mais elle doit retourner à la maison, parce qu'elle a dit à Lorenzo qu'elle n'arriverait pas trop tard. J'ai tourné ma langue dix fois dans ma bouche. Ne gâche pas le moment, ne gâche pas le moment. Elle ne peut pas redevenir jeune et innocente. L'époque où l'idée de sortir avec un garçon la dégoûtaient et que j'étais tout ce qui importait à ses yeux me manque sérieusement. Pas facile de voir nos enfants voler de leurs propres ailes... Surtout lorsqu'on est seul à la maison. À l'entrée de ma maison, je la regarde embarquer dans sa voiture, et lui fait des signes d'au revoir lorsqu'elle quitte le stationnement. Elle disparait au coin de la rue et mon p’tit cœur de père se brise pour la millième fois. Bon, aller ! C’est alors que je fronce les sourcils lorsque j’entends des jappements venir de ma cour. IGOR ! MERDE ! Je l’ai oublié dehors. Je me dépêche de rentrer et de traverser la maison jusqu’à la porte patio avant qu’il dérange les voisins, une voisine en particulier. Lorsque j’arrive dehors, il est trop tard. Renata est déjà sortie et gueule après le chien, comme quoi il comprend ce qu’elle dit. Ce dernier répond, les pattes contre la clôture. Au moins, il est de mon côté. « Igor ! Dans la maison, tout de suite ! » Il ne m’écoute pas, bien entendu, trop concentrer sur son ennemi. Il fait exprès, j’en suis certain. Il ne jappe jamais, bien trop paresseux pour faire l’effort ! Mais dès que la voisine se pointe, on ne peut plus l’arrêter. Je répète, cette fois-ci avec un ton plus dur, en m’approchant et à mon plus grand bonheur, il s’arrête et court à l’intérieur. Je me retourne vers ma « charmante » voisine. « Désolé, encore. Tu vois ? Pas besoin d’appeler la police, j’peux m’en charger moi-même. » Je lance comme une pique, puisque la dernière fois, j’ai eu la visite d’un policier qui ne semblait pas trop ravi d’avoir été dérangé pour ça. Mais mon regard vient tout de suite se poser sur sa main, où une ligne de sang semble s’être formé sur ses doigts. À moins qu’elle fût en train de se faire les ongles et qu’Igor l’ait déconcentré pendant qu’elle tenait le pot, mais je doute. Je relève les yeux vers elle, légèrement concerné. « Tout va bien ? » Elle ne semble pas comprendre les intentions derrière ma question alors je précise. « Tu saignes. » Je pointe sa main. Elle a beau être la voisine la plus chiante que j’ai eu, je n’arrive pas à lui retourner. Elle semble dans un sale état. Si elle saigne en plus, je n’ai pas d’autre choix que de l’aider.

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Renata Castelli10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: searching for a sweet surrender, but this is not the end • renata ( le Mer 11 Avr - 21:03 )
Renata & Freddy
On ne se connait pas tant qu'on n'a pas bu ensemble. Qui vide son verre, vide son coeur.
luleaby
Searching for a sweet surrender...
Les tonalités s’éternisent dans le combiné. Assise sur mon canapé, mon énième verre de Tequila dans la main, je commence sérieusement à perdre patience. Pourtant, j’ai assez d’alcool dans le sang pour être « calme » mais là, l’effet bienfaisant que j’aime tant dans mon addiction à la boisson se fait languir. Inutile que je jette tous les torts à ma précieuse bouteille, quasiment vide soit-dit-en passant. Le responsable de ma contrariété est Fabio, mon ex-mari. Il filtre mes appels depuis des semaines maintenant. Puis-je l’en blâmer ? Non, bien évidemment ! Je suis une Emmerdeuse, pour tout le monde ! Or, j’ai besoin qu’il décroche. J’ai besoin d’entendre leurs voix. Ce sont mes enfants aussi, nom de Dieu ! Alors, aux gros problèmes, grandes solutions. Je raccroche pour appeler en inconnu. J’ai trouvée l’astuce sur internet il y a quelques jours. Il suffit simplement d’ajouter un numéro devant le sien et hop, le tour est joué. Maintenant, une chose est sûre, s’il ne répond pas d’avantage c’est qu’il n’est véritablement pas chez lui. Les tonalités réapparaissent, moins nombreuses néanmoins. _ Allo. _ Je le savais que tu filtrais mes appels, salopard. Je grogne immédiatement, mauvaise. _ Renata ? _ J’t’ai bien eu, hein ?! Je ne suis pas peu fière de ma petite victoire sur son manque de jugeote. Car c’était évident, non ? C’était logique que le numéro masqué ça ne pouvait finalement n’être que moi ! _ Bien joué. Mais tu n’m’auras pas deux fois, ça, je peux te l’assurer. Il ne plaisante pas. A l’avenir il sera bien trop vigilant pour que je l’entourloupe ainsi mais… je n’ai pas dis mon dernier mot. Je suis une actrice, talentueuse de surcroit. Je trouverais toujours un moyen de le faire décrocher pour moi. D’ailleurs, ça me fait penser. _ Tu n’as pas le droit de m’empêcher de les avoir au téléphone, Fabio.  Je suis leur mère. J’ai aussi le droit de leur parler. À défaut de les voir. _ Je te l’ai déjà dit, Renata, ils ne veulent pas te parler au téléphone. _ C’est faux ! Tu mens ! J’hurle le cœur serré, les larmes aux bords des yeux. _ Mes enfants ne peuvent pas ne pas vouloir me parler ! _ Et pourtant c’est le cas. Ils en ont marre de t’entendre te plaindre, de t’entendre pleurer. Ils ont leurs problèmes d’adolescents à gérer. Ils n’ont pas besoin de tes problèmes en plus. Son ton monocorde est d’une cruauté sans borne. _ J’ai conscience que je n’ai pas été la meilleure épouse qu’il soit, ni la meilleure mère qu’ils pouvaient rêvés d’avoir, seulement je reste leur mère tout de même. Je clame, la voix tremblotante des larmes que je contiens. _ Ils ne peuvent donc pas m’ignorer. Ils n’en n’ont pas le droit ! _ Tu t’entends Renata ?! Tu ne penses toujours qu’à toi ! Tu t’en fiche de leur bien-être puisque tous ce qui compte à tes yeux c’est le tien. Or, être une mère – une BONNE mère j’entends, ce n’est pas ça ! _ Tu m’as arraché mes enfants ! J’hurle, toujours plus meurtrie par les mots qu’il m’assène. J’ai l’habitude de les entendre pourtant mais… rien n’y fait. A chaque fois, je m’effondre en larmes au bout du téléphone. Il me gifle d’un soupir agacé, immédiatement. _ NOS enfants ont décidés consciemment de vivre avec moi lors de la procédure du divorce, et tu le sais très bien ! _ Passe-les moi. J’exige, immédiatement. _ Non. _ Passe les moi Fabio ! Mon ton monte, toujours plus. Si je continue ainsi, le voisin va se faire un plaisir de m’envoyer un flic chez moi pour tapage nocturne, et je n’ai pas envie de lui offrir ce plaisir de me renvoyer dans les dents ce que j’ai fais il y a quelques semaines en arrière pour son chien. _ Non Renata. _ Puttana. Je grogne, serrant mon verre dans ma paume. _ Passe moi mes enfants, Fabio ! _ Il en est hors de question ! Pas dans l’état dans lequel tu es ! Je contracte toujours plus ma paume sur le verre, de rage contenu. _ J’allais très bien avant que tu me fasses chier à ne pas me répondre, alors maintenant tu arrêtes de faire ton connard de service et tu me passes mes enfants au téléphone ! _ Non ! J’hurle de colère, le verre entre ma main se brise en même temps. Cependant, je ne le remarque pas, ne l’entends pas. C’est la douleur due aux morceaux logés dans ma paume qui m’alerte. Je grince des dents, aussitôt. La Tequila ruisselant sur les coupures me fait atrocement souffrir. _ Merda. _ Renata ? Ça va ? C’est la meilleure celle-là. Je brise un verre par sa faute, et maintenant il s’inquiète ?! Il se fout de ma gueule ! _ J’viens de me planter du verre dans la main par ta faute ! Comment tu veux que j’aille ?! Je lui demande, furieuse. _ Tu buvais ? Encore ? _ Oui je buvais ! Et alors ? Qu’est-ce que ça peut bien te foutre Fabio ?  _ Tu m’emmerdes Renata ! La communication coupe à ces mots. _ Figlio di puttana ! J’hurle à son encontre, jetant le téléphone dans le salon. J’ai horreur qu’il me raccroche au nez. En fait, j’ai horreur que de manière générale on puisse avoir l’audace de le faire. Moi je peux ! Les autres, jamais ! Mais pas le temps de m’énerver pour ça. La tequila imbibe mon tapis, ainsi que mon sang, et j’ai du verre à déloger. Je regagne la salle de bain pour le faire. Munie de ma pince à épiler, j’ôte chaque morceau sans aucune délicatesse. Un supplice. J’hurle de douleur devant mon lavabo qui réceptionne les quelques gouttes de sang qui s’échappe des coupures, tout comme les débris. La torture ne s’arrête pas là. Il faut désinfecter, désormais. Chose que je fais, en grinçant des dents. Ensuite, je pars me consoler en récupérant ma bouteille de Tequilla dans le salon. Ce soir, je vais la finir. Avec un peu de chance, je ferai un coma éthylique qui me sauvera de cette vie de merde qui n’a définitivement pas décidé de m’apporter un soupçon de bonheur. Car finalement, ce n’était que ça que je demandais au téléphone. Quelques minutes de bonheur en écoutant Anna et Sacha me parlaient d’eux, de leurs amis, de leurs cours, bref de ce que tout enfant confit à ses parents. Et qu’est-ce que j’ai obtenu en retour ? Que dalle ! Par soucie qu’on retrouve potentiellement mon cadavre, pour terminer la vie de Monica Lazio dans les tabloïds des presses à scandales, je sors sur la terrasse en compagnie de mon amie : Tequila. Je m’installe sur ma balancelle, où j’avale une grande gorgée d’alcool à même le goulot. Les larmes ruissellent à nouveau, seules. Ce soir, j’ai le vin triste comme dit l’adage. Ça arrive. Pas souvent, heureusement, mais il y a toujours des exceptions à la règle. À toutes les règles, d’ailleurs. J’ai des exemples. Prenez mon voisin qui habite au 103. Quand on le regarde, toujours souriant, on a l’impression que le malheur ne l’a jamais frappé. Qu’il y est immunisé, même. Tous ce que je peux faire pour l’emmerder, car objectivement je n’ai rien de concret contre sa personne qui motive mon comportement de garce à son encontre, ne semble pas l’atteindre. C’est bien qu’il est né sous une putain de bonne étoile, non ?! Je ne sais pas. Je commence à ne plus avoir les idées très claires maintenant que mes nerfs relâchent. Dommage que ça ne m’empêche pas d’entendre son stupide cabot grogner, aboyer. Je dépose la bouteille d’alcool pour tituber jusqu’à la clôture. _ Tu vas la fermer sac-à-puces ! Y’en a marre de t’entendre tout les jours aboyer pour rien. Imbécile ! Je râle à moitié, n’ayant plus réellement conscience qu’il n’a pas l’intelligence d’assimiler mes propos. _  Tu me fais chier, tous les jours ! Je n’en peux plus de toi, tu comprends ?! Je n’en peux plus que tu passes ton temps à japper à tort et à travers ! _ Igor ! Dans la maison, tout de suite ! V’là son maître maintenant. Une vraie soirée de merde. Je me recule un peu, laissant à celui-ci le soin de faire obéir son clebs. Ça ne marche qu’à la deuxième réprimande. J’ai presque envie de l’applaudir, moqueuse, pour cette prestation ridicule. _ Désolé, encore. Des excuses, toujours des excuses. Quand comprendra t’il que je n’en veux pas de ses foutus excuses ! _ Tu vois ? Pas besoin d’appeler la police, j’peux m’en charger moi-même. Je sourie, narquoise. Monsieur est content de me balancer ça à la tronche. C’est pathétique. Je ne suis pas d’humeur à m’engueuler avec lui ce soir. Je tourne les talons, en quête de rejoindre difficilement ma balancelle. Tout tourne autour de moi. Honnêtement, ça sera un miracle si je ne me ramasse pas en chemin. _ Tout va bien ? Je m’arrête aussitôt de bouger. J’oriente mon visage en sa direction. Les sourcils froncés, j’ai beaucoup de peine à comprendre le sens de la question comme qui est le vrai Federico du double se tenant à côté de lui. Rien de grave, rassurez-vous. Juste un effet négatif de l’abus d'alcool. J’ai l’habitude. _ Tu saignes. Précise-t-il en pointant ma main droite. _ Effectivement. J’affirme en jetant rapidement un œil à celle-ci, d’un ton monocorde. _ Mon verre s’est brisé dans ma main. Rien de grave. Mon cul, oui. Le sang coule. Ça ressemble même à une hémorragie à mes yeux d'ivrogne. Il faudrait vraiment qu’une personne sobre - de préférence, analyse les coupures pour adopter un traitement adapté. Enfin je crois. Or, fierté mal placée d’enquiquineuse de voisine, je ne me vois pas – même bourrée, demander cette grâce à mon voisin dévoué. Car franchement, rien qu’à son regard, que je vois également dans un jumeau fictif, je sais que dès à présent il ne refuserait pas. Pourtant, il aurait toutes les raisons du monde de le faire au vu de la peste que je suis avec lui mais… Frederico Dioli n’est pas horripilant pour rien. Enfin, pour moi j’entends. Pour le commun des anonymes de ce quartier, il est le voisin idéal. Celui qui sourit tout le temps à tout le monde, qui ne rechigne pas à rendre service à son prochain. Rhâââ… exaspérant. _ Ne me regarde pas comme ça, okay ? Je lui demande, dans la foulée. _ Si j’suis dans c’t’état là c’est de ta faute. Si t’arrêtais un peu de m’éclabousser avec ton bonheur sans faille, constamment, je n’me mettrais pas dans des états pareils. Clairement, l’alcool me fait perdre totalement le contrôle. Au mieux, je raconte n’importe quoi. Au pire, je balance des vérités sur moi qu’il n’a pas besoin d’entendre.  _ Moi tout c’que je voulais c’était repartir à zéro mais… Je soupire. _ Rentre chez toi. Je n’mérite pas ton attention. Je titube en voulant marcher vers la balancelle. Le monde tourne toujours plus autour de moi. Ça me fait rire. Tellement que j’oublie complètement ce que je viens de dire à Frederico, dans mon dos. J’oublie même le sang qui tâche le gazon sous mes pieds nus. Tiens, mais c’est vrai ça ! J’ai les pieds nus dans l’herbe fraîche ! Je rie de plus belle à la sensation que cela me procure sous la voûte plantaire. C’est très agréable. _ T’as déjà marché pieds nus dans l’herbe ? Je demande à mon voisin, d’une voix presque enfantine. _ Moi c’est la première fois.


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@Frederico Dioli
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Sujet: Re: searching for a sweet surrender, but this is not the end • renata ( le Mer 18 Avr - 15:10 )
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Je n’ai jamais compris ce que j’ai fait pour que ma voisine me déteste autant. Je comprends pourquoi elle déteste Igor, il fait exprès pour la provoquer, c’est à croire qu’il aime ça. Mais moi, depuis son arrivée, je me fais sympathique et ça lui passe dix pieds au-dessus de la tête... J’avoue qu’au début, ça m’a pris par surprise, m’attendant à entretenir une belle relation avec ma voisine, comme toujours. Au fil du temps, je m’y suis fait. Pas trop le choix. Je continue de sourire, de lui dire bonjour, même si ma sympathie n’est jamais retournée. Je ne vais pas embarquer dans son petit jeu. Par contre, j’avoue que si ce n’était pas de l’heure tardive, j’aurais bien laissé Igor dehors un peu plus longtemps, qu’ils règlent leurs problèmes à deux, comme des grands. Pour le bien des autres voisins, je viens interrompre la querelle de couple. #RenataIgor4ever. Je m’attends à ce qu’on s’engueule, comme à chaque fois qu’Igor l’embête, mais ce soir, elle ne dit rien. Elle tourne les talons et commence à s’éloigner. Bah voyons ? À voir sa démarche, elle est loin d’être sobre. J’aurais pu continuer avec ma soirée, moi aussi, mais le sang sur sa main attire mon attention. Ça semble tout de même grave, assez pour m’inquiéter. Après tout ce qu’elle me fait vivre, je devrais m’en foutre et la laisser régler ça toute seule, mais ce n’est pas dans mes habitudes. Je suis le gars gentil qui aide tout le monde – sympathique ou non -, parce que c’est ainsi que j’ai été élevé. À aider les autres. « Ça me semble plutôt grave. » dis-je, pas convaincu par son opinion face à sa blessure. « Tu devrais peut-être songer à la désinfecter. » Je conseille sagement, restant planter là, à attendre qu'elle prenne la bonne décision en rentrant chez elle au lieu d'aller sur la balancelle. Sauf qu'elle ne bouge pas d'un pouce. Elle regarde sa main avant de me demander d'arrêter de la regarder. Un peu difficile lorsque celle-ci titube maladroitement avec la main en sang. Je crois que n'importe qui resterait là à regarder la scène. Que ce soit pour l'aider ou pour en rire. Elle se met à me blâmer, gratuitement. J'hausse les sourcils. J'avoue avoir envie de rire à ce moment, mais je me retiens, parce que vaut mieux. Pour mon bien et pour le sien... « Désolé... Je n’pensais pas que ma bonne humeur pouvait avoir des effets néfastes. » Habituellement, c'est la qualité qu'on admire chez moi. Ma capacité de rester optimiste à longueur de journée, peu importe ce qui arrive. À quoi bon être misérable ? Ce n'est pas comme si la vie allait être plus douce si on se met à râler. Bref, je doute qu’elle le pense réellement, étant sûrement sous l’effet de l’alcool ou de je-ne-sais-quoi. « Moi tout c’que je voulais c’était repartir à zéro mais… » Elle s’interrompe et je ne peux m’empêcher de demander : « Mais ... ? » Pourquoi ça m’intéresse ? Je ne sais pas. Mais elle semble vouloir se confier et puisqu’elle ne me crie plus après, je préfère en profiter. Sauf qu'elle me demande de rentrer et les mots qui suivent me font un peu de peine à vrai dire... Je ne la connais pas beaucoup, mais de ce que j'ai pu remarquer, elle est seule. Cependant, je n'avais jamais vraiment réalisé à quel point. « Faudrait vraiment que tu t’occupes de ta main. » Je reviens sur le sujet, car celle-ci est encore recouverte de sang et si ça continue comme ça, ça pourrait être grave. Elle ne semble pas trop dérangée par la situation, se mettant à rire toute seule. Oh boy... C’est du joli tout ça. Elle me retire tout de même un rire, sincère. Ce qui n'est pas une habitude avec elle. Normalement, c'est sarcastique et forcé, mais pas là. « Et c'est aussi agréable qu'ils le disent ? » Dans tous les cas, il n'y a pas de doute : elle est bourrée. Et étrangement, je crois que je préfère cette Renata. Enfin, elle me semble un peu plus sympathique et "approchable". Je la regarde tituber dans l'herbe, le nez légèrement plissé, l'imaginant se planter et se prendre la balancelle dans les dents si elle continue. Je tourne le tête vers chez moi. Je suppose que je n'aie pas trop le choix de lui venir en aide. « Bouge pas, j'arrive. » Je vais prendre une chaise de mon mobilier extérieur et vient la coller à clôture pour m'aider à la traverser. Bien qu'elle ne soit pas énorme et qu'il m'est possible de la traverser sans aide, je préfère éviter de passer dix minutes là-dessus. J'atterris de l'autre côté avec succès, sans me blesser. « Tu m'laisses jeter un coup d'oeil ? » À sa main. Parce que, oui, c'est tout ce qui me préoccupe en ce moment. Le papa protecteur guérisseur de bobo refait surface. Je m'approche tranquillement et sûrement, comme si j'étais sur un champ de mine, faisant gaffe à ne pas la faire exploser. Près d'elle, je tends ma main. « Tu vas regretter demain sinon. » Un sourire voulant se faire rassurant se dessine sur mon visage. Je viens en paix.

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Sujet: Re: searching for a sweet surrender, but this is not the end • renata ( le Mar 1 Mai - 19:43 )
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_ Ça me semble plutôt grave. _Hm… Mouais. Je dis sans grande conviction, le regard baissé sur ma main ensanglanté. _ Tu devrais peut-être songer à la désinfecter. _ Peut-être. J’hausse les épaules brièvement, toujours pas convaincue de l’importance de le faire. C’est clair qu’à mes yeux d’alcoolique c’est une hémorragie dramatique s’étalant à deux mains siamoises mais… aux siens, complètement sobres, ce n’est peut-être pas grand-chose. Puis, pourquoi ça l’inquiéterait tout d’un coup ? Je suis une connasse envers lui. Particulièrement envers lui même, j’ai envie de souligner. Alors je ne saisie pas pourquoi soudainement, même par foutu besoin de bonté envers toute âme humaine, monsieur Fiol… monsieur Diol… bref monsieur Freddo se ferait du soucie pour ma petite personne. Surtout que, s’il y réfléchit bien, me laisser crever d’une hémorragie pourrait le soulager de moi définitivement et vice-versa ! *Soupir* Qu’importe. Je n’ai pas envie qu’il me regarde comme ça, avec une lueur de pitié dans l’regard. Vous savez combien de personnes dans toute ma chienne d’existence m’ont regardés comme ça ? Des milliers ! J’n’ai donc pas envie de ça recommence ici. Je préfère de loin le mépris parce que le mépris ça me change. Et j’m’y suis fait, d’ailleurs. Quand Freddo me dévisage avec une colère contenue, parce qu’il arrive pas à m‘balancer honnêtement mes quatre vérités dans ma p’tite gueule de diva de merde, j’y éprouve une forme de plaisir malsain. Argh. Je suis grave déchirée, là. Ça se confirme. Jamais je n’me rabaisserais autant sans avoir le cerveau imbibé d’alcool. Jamais je ne dirais non plus le quart de ce que je lui dis sans filtre, soit-dit-en-passant. Heureusement, j’ai encore un peu de jugeote pour m’arrêter dans mes confidences personnelles, même si le mal est fait. _ Désolé... Je n’pensais pas que ma bonne humeur pouvait avoir des effets néfastes. Il s’excuse, encore. Est-ce que c’est c’que je viens de lui demander ?! Non. J’ai juste déclamé trop vite l’une des motivations principales à boire autant et… voilà le résultat. On entre dans un débat que je n’suis pas à même de tenir au vu de mon état pitoyable. _ D’où l’importance de r’garder plus loin qu’son nombril, cher voisin. Je rétorque sans animosité dans la tonalité de ma voix. _ Tu m’diras, j’suis la moins bien placée pour t’faire ce genre de reproche. J’admets avec hilarité. _ Seul’ment, moi j’ai passée toute ma vie à faire attention aux autres, à c’qu’ils pensaient de mon attitude, de mes tenues, de ma vie alors… Je soupire _ J’crois qu’au final t’as bien raison. Sois heureux, et emmerde les gens comme moi que ça dérange. Surtout que ma motivation à l’faire chier sur ça est stupide. La jalousie, bordel ! On plaide mieux comme excuse pour être une vilaine chipie sans scrupule avec un type aussi gentil que lui. Enfin bref. _ Mais ? Mais ? Je fronce les sourcils, subitement. _ Quoi mais ? Pourquoi il m’dit ça tout d’un coup ? Ça vient surement d’un truc que j’ai moi-même dit ! Or, j’ai pas la capacité mentale nécessaire de retrouver quoi. Réfléchit Renata. […] Aaaaaaaaah. J’y suis. J’éclate de rire devant sa curiosité quant à cet aveu avorté que j’avais déjà complètement oubliée. _ T’es un p’tit curieux toi, en fait. Je lui déclare avec amusement. _ Laisse tomber. Ça vaut mieux. Je poursuis, un léger sourire aux lèvres. _ T’as pas envie de finir ta soirée à m’entendre te confier que j’suis qu’une ratée qui gâche irrémédiablement tout ce qu’elle entreprend. Et merde. Je viens de lui avouer. Mieux vaut qu’on arrête tout de suite de converser ensemble sinon j’pourrais bien chialer comme une enfant dans l’creux de ces bras. Riez pas ! J’en suis parfaitement capable ! Comme j’suis également capable de lui rouler une galoche juste parce que tout d’un coup j’le trouve craquant à être aussi attentionné à ma p’tite personne. Ouais. J’ai définitivement trop bu. Il est temps que je retourne cuver toute seule sur ma balancelle. Ce que je tente de faire, en ayant la tête qui tourne – ce qui rend l’exercice galère _ Faudrait vraiment que tu t’occupes de ta main. _ Ça vire à l’obsession, voisin ! Je rétorque avec légèreté, surtout parce que je capte enfin que je suis pieds nus sur l’herbe fraîche. Ça m’éclate ! C’est tellement génial que je n’peux pas ne pas partager ça avec Fred… dy… _ Et c'est aussi agréable qu'ils le disent ? _ Trop. Tu d’vrais essayé ! Je l’invite avec une voix presque enfantine, en tournant ma tête vers lui. Ce qui n’est pas le reflexe le plus intelligent que j’ai eu jusqu’à présent. Je tombe immédiatement sous la perte d’équilibre que cela me provoque. Fou rire garanti. Essentiellement chez moi_ Bouge pas, j'arrive. _ Là, j’peux pas trop bouger. Je rétorque honnêtement, toujours hilare de ma belle chute sur l’herbe. D’ailleurs, j’sais pas trop combien de temps ça dure ce fou rire mais ce que j’sais, c’est qu’il me fait un bien fou. J’avais pas rie comme ça depuis… Pfiou. Plus d’une vingtaine d’années ?  C’est déprimant. Je regarde mon voisin et son jumeau qui s’approche de moi. _ Elle est passée où la clôture ? Je l’interroge, vraiment à côté de mes pompes. _ Y’avait bien une clôture qui nous séparait, non ? Je n’ai pas pu l’halluciner. Quoique. Je me questionne à ce propos soudainement. _ Tu m'laisses jeter un coup d'oeil ? _ Hein ? _ Tu vas regretter demain sinon. Il me tend la main, une fois à ma hauteur. Je comprends aussitôt  - par je ne sais quel miracle, qu’il parle de la mienne, qui est blessée. _ Oh ! Si tu veux ! Son sourire est tellement doux que je n’me vois pas lui refuser de l’examiner. Je lui tends donc celle-ci, pour qu’il puisse se faire. _ Tu sais que t’es vachement mignon pour un mec de ton âge. Je lui souffle doucement, tandis qu’il regarde l’état de ma paume douloureusement ensanglanté par ces multiples coupures. _ Pas que tu sois vieux à mes yeux parce que sinon je serais aussi vieille et cette idée me déplaît mais… ouais, t’as un p’tit charme qui te rend encore totalement craquant je trouve. Je lui sourie sincèrement à cet aveu. J’sais que j’vais me maudire demain matin pour ça, mais là je n’peux pas m’en empêcher.


HRP:
 

@Frederico Dioli
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