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- [Terminé] Murder house. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Matteo DragoniLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Murder house. ( le Dim 15 Avr 2018 - 1:58 )
La matinée avait défilé à la vitesse de la lumière. Moi qui avais eu pour but de poser mes fesses à mon bureau pour gérer toute la paperasse qui trainait depuis des mois, j’avais été retenu plus longtemps que prévu lors de ma troisième visite. J’étais du genre patient, surtout dans mon métier mais là, il fallait bien l’avouer, sur la fin, je ne l’étais plus du tout. Finalement, le couple s’en était allé sur le coup de midi. Génial ! Et tout ça, pour qu’au final, ils sortent la phrase bateau, entendue à longueur de journée : on va y réfléchir. Mais bien sûr. De mauvaise humeur, je pris le chemin de mon loft. J’avais promis à Emilia de la rejoindre pour manger avec elle. Me parquant à la place qui m’était réservée au pied de l’immeuble, je me passais une main dans les cheveux, soupirant, restant assis dans la voiture, regardant dans le vide. Je n’en pouvais tout simplement plus, je m’en rendais bien compte. Pourtant, je restais enraciné dans cette histoire. Au bout de cinq minutes – où le temps de me griller une cigarette – je pénétrais dans mon bâtiment, prenant une grande inspiration, et me préparant par la même occasion à devoir jouer la comédie. Comme trop souvent ces derniers à temps. Je me demandais même comme elle ne pouvait rien remarquer. Tout autant aveuglée que moi ? Va savoir. A la longue, j’allais gagner un Oscar si ça continuait de la sorte. Devant la porte, je fermais un instant les yeux, me donnant du courage, avant d’entrer chez moi. Je déposais ma mallette à l’entrée, enlevant mon veston que je déposais sur le porte-manteau avant de rejoindre la cuisine. Emilia était déjà là, m’attendant. Je m’approchais d’elle, accrochant un sourire – faux – sur mon visage, passant mes bras autour de sa taille et déposant mes lèvres sur les siennes. La routine. « Désolé, j’ai fait un peu plus long que ce que je pensais » Elle me fusilla du regard, avant de sortir les lasagnes – un poil trop cuit – du four. « T’aurais pu m’avertir … » Je ne répondis rien. Je savais qu’elle avait parfaitement raison. Je jetais un coup d’œil à ma montre. Midi trente. J’avais encore tout le temps devant moi, mon prochain rendez-vous étant officiellement à quatorze heures. Le repas avait juste été retardé de quelques minutes, pas besoin d'en faire tout un plat non plus. Finalement, le dîner se déroula agréablement, dans une ambiance sereine. Alors que je m’apprêtais à me poser tranquillement sur mon canapé, profitant d’une petite heure de repos, mon téléphone professionnel se mit à sonner. Soupirant, et voyant qu’il s’agissait de mon patron, je n’eus pas d’autre choix que de prendre l’appel. « Matteo », me présentais-je, automatiquement, alors qu’il savait très bien que c’était moi. « […] J’irais au plus court. Lorenzo devait rencontrer une potentielle cliente à 13h tapantes à Santa Lucia. Malheureusement, il vient de m’appeler. Il a une urgence. J’ai vu que tu n’avais rien jusqu’à 14h, tu pourrais le dépanner ? […] » Bien entendu, j’avais accepté. Maintenant, il me restait le plus dur, avertir Emilia que je devais m’en aller, changeant à nouveau ses plans.

12h55. Je me trouvais à l’adresse indiquée par mon patron, que j’avais notée sur un papier, à la va-vite. Durant les cinq minutes restantes, j’en profitais pour m’allumer une cigarette, remettant en place ma chemise. Accosté contre ma voiture, devant le portail de la maison à vendre, je venais de me rendre compte qu’il ne m’avait pas parlé de la personne qui allait venir me rejoindre. Et que je n’avais posé aucune question non plus à ce sujet. 13h. Une voiture vint se parquer aux côtés de la mienne, une jeune femme en sortant. J’y jetais juste un rapide coup d’œil, me disant que cette silhouette me disait vaguement quelque chose. Et pour cause. Il s’agissait d’Isadora. Mon cœur rata un battement et je perdis contenance quelques instants, avant de me reprendre. « Isa ? » demandais-je, bêtement. C’était surtout la surprise de la voir là, devant moi. Mal à l’aise, il poil nerveux, je lui souris, sincèrement. Avec elle, aucunement besoin de me forcer. Je m’approchais de la jeune femme, posant ma main dans son dos, déposant un baiser sur sa joue, en guise de salutation. Je reculais de quelques pas, posant mon regard dans le sien. « Qu’est-ce que tu fais là ? J’attendais quelqu’un, je ne pourrais pas ...» je m’interrompis. Une idée m’avait traversée l’esprit pendant que je l’interrogeais. Mon regard passa d’elle, à la maison, pour se poser à nouveau sur elle. « C’est toi qui avait rendez-vous avec Lorenzo, pour la visite de la maison ? » En même temps, je ne voyais pas ce qu’elle pouvait bien faire ici. « Bah, si je m’attendais à ça … » Surtout que, je ne devais certainement pas être le seul à être surpris. Elle connaissait certes mon métier, mais elle ne s’attendait pas à me voir, moi. Qui plus est, j’étais habillé différemment. Jeans, chemise et veston alors que normalement, exit la chemise et le veston. J’étais plus décontracté, dès que j’étais de sortie avec eux.


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Dernière édition par Matteo Dragoni le Jeu 17 Mai 2018 - 18:17, édité 1 fois
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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Dim 15 Avr 2018 - 4:34 )
Matteo & Isadora
“ Murder house ”


Ça faisait déjà près de deux mois qu’Isadora avait accepté l’offre de longue date de ses parents, à savoir de reprendre les rênes de l’entreprise familiale. Ses parents étaient encore jeunes, mais ils voulaient avoir le temps de bien lui montrer les procédures de l’entreprise pour lui laisser celle-ci entre les mains lorsqu’ils voudraient prendre leur retraite. Ayant bûché fort toute leur jeunesse pour faire fleurir l’entreprise qu’ils avaient fondée ensemble, Isadora se retrouvait donc avec un job parfait en apparence, servi sur un plateau d’argent. Les affaires roulaient aussi bien que possible, les employés étaient fidèles à la compagnie, et Forti Esportazione commençait à se faire une réputation à l’échelle internationale. Oui, sur papier, c’était absolument parfait… Mais en réalité, Isadora n’arrivait pas à se réjouir de cette tournure que prenait sa vie. Parce qu’à ses yeux, devenir vice-présidente d’une compagnie prospère était un signe qu’elle avait échoué ses réels buts. Elle avait tenté l’impossible, y avait misé tous ses rêves et ses espoirs, et aujourd’hui elle tombait de haut. Elle avait du mal à verbaliser sa déception, parce qu’elle savait justement que plusieurs rêveraient de se trouver dans sa position. Un job de rêve avec un salaire plus que généreux, qui changerait son mode de vie du tout au tout. Mais, toujours, cette déception qui lui laissait un goût amer en bouche, qui l’empêchait de réellement apprécier ce que ses parents lui offraient.

Elle s’était dit qu’elle devait au moins mettre à profit son nouveau statut social en se permettant des petites folies auxquelles elle n’avait pas droit auparavant. Elle avait commencé par troquer sa vieille voiture plus souvent défectueuse que fonctionnelle contre une Alfa Romeo beaucoup plus fiable, et cherchait aujourd’hui à s’acheter une maison. Et puisque son salaire le lui permettait, elle avait décidé de commencer ses recherches dans le plus beau quartier de la ville, histoire de trouver une maison qui lui offrirait la plus belle vue de Naples. Elle avait pris rendez-vous avec un agent qui lui avait été conseillé par l’un de ses nouveaux collègues, et avait quitté le bureau sur l’heure du dîner pour se rendre au lieu convenu. En route, un appel entrant interrompt la chanson de Bob Dylan qui jouait dans l’habitacle, et elle répond à son agent immobilier en fronçant les sourcils lorsque celui-ci mentionne qu’il a un empêchement, mais qu’il lui a trouvé un remplaçant. La chose ne lui semble pas particulièrement professionnelle, mais à dire vrai elle s’en fiche un peu. Parce que même si en théorie elle est devenue une « vraie » adulte avec la belle voiture, le poste important et bientôt la grosse maison, elle reste une bohème un peu je-m’en-foutiste dans l’âme. Inutile de voir sa journée gâchée par une chose qu’elle ne contrôle absolument pas.

Finalement garée face à la maison qu’elle doit visiter, elle sort de sa voiture en lissant sa robe-tailleur rouge vif, faisant face à la dernière personne qu’elle aurait cru croiser ici. « Isa ? » Elle écarquille légèrement le regard, son cœur ratant un battement, avant qu’elle arrive à adresser un sourire. « Matteo?! » Elle s’approche de lui pour lui faire la bise, n’arrivant pas à chasser de son esprit la sensation de la main de Matteo dans son dos, de la chaleur de ses lèvres sur sa joue… « Qu’est-ce que tu fais là ? J’attendais quelqu’un, je ne pourrais pas ... C’est toi qui avait rendez-vous avec Lorenzo, pour la visite de la maison ? » Un sourire énigmatique apparait sur les lèvres de la jeune femme qui hoche doucement la tête avant de pouffer d’un petit rire nerveux. « Et c’est toi son remplaçant, j’imagine? » Elle observe son visage un moment, semble y déceler les mêmes traces de nervosité qui doivent apparaitre sur le sien. Deux adolescents. « Bah, si je m’attendais à ça … » Isadora hoche la tête en pouffant de rire à nouveau, avant de simplement hausser les épaules. « Je t’avoue que moi non plus… J’aurais sans doute dû faire appel à toi dès le début, mais j’avais peur que tu te moques de moi. Ce n’est pas tellement mon genre habituel, ces grosses maisons… » On lui avait effectivement toujours connu des petits appartements bon marché, qu’elle arrivait toutefois à rendre chaleureux avec ses éléments décoratifs et l’ambiance générale dont elle les imprégnait. « Enfin… J’imagine qu’on peut aller visiter? »




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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Dim 15 Avr 2018 - 21:57 )
Troublé. Voilà dans quel état je me trouvais actuellement alors que je n’avais aucune raison de l’être. Isadora était une amie de très longue date, une amie très proche, et pourtant. Je ne pouvais pas détacher mon regard du sien, souriant bêtement. Comme à chaque fois dans ces moments-là, quand je ne me sentais pas à l’aise, j’activais mon mode défense. J’applaudis à sa remarque, un sourire narquois accroché à mon visage. « Très bonne déduction Sherlock. T’es arrivée à cette conclusion toute seule ? » Je reculais, mettant de la distance entre nous et tandis qu’elle me répondait, je retournais auprès de la voiture, ouvrant la boîte à gants pour en sortir les clés de la maison. En tant qu’agent immobilier, nous avions toujours les clés de toutes les maisons disponibles, justement, au cas où une situation du genre se présenterait. Je retournais auprès d’elle, déposant à nouveau mon regard dans le sien. « Arrête. Nous le savons tous les deux que tu n’aurais jamais fait appel à moi ». J’haussais les épaules, en réponse à sa dernière remarque. « Me moquer de toi ? Vraiment ? » Je secouais la tête, me demandant si c’était vraiment de cette façon qu’elle me voyait. « Je pensais que tu me connaîtrais mieux que ça, m’enfin … C’est ta vie, tu fais ce que tu veux. Après tout, t’as déjà pris la décision de travailler avec tes parents, alors pourquoi pas la maison ? » Heureusement, Isa’ coupa court à la discussion, avant qu’elle ne s’envenime encore plus et je redevins professionnel. Du moins, il fallait que j’y arrive, afin d’être détaché de la situation. Je devais la traiter comme n’importe quel autre visiteur. J’hochais la tête, sortant les clés de ma poche. « Oui, allons-y ». Je m’avançais vers le portail, avant de lui faire signe de passer devant. « Après toi ».

Les mains dans les poches, je la suivis le long de l’allée, sans vraiment commencer ce que j’avais autour de moi, chaque chose en son temps, vu que ça rejoignait le jardin qui se trouvait à l’arrière de la maison. Je m’arrêtais un instant, le temps d’insérer la clé dans la serrure. Toujours nerveux, je n’arrivais pas à me comporter normalement. D’ordinaire, j’aurais dû présenter la maison, mais là, j’étais resté plutôt silencieux. Ouvrant la porte, je lui fis signe de rentrer, avant de la refermer derrière moi. Aucun mot n’avait pas été prononcé depuis. L’ambiance se faisait pesante. Je me raclais la gorge, passant devant elle cette fois-ci. Je lui fis visiter le rez-de-chaussée qui comportait, dans une grande pièce ouverte, salon, salle à manger et cuisine américaine, avec ce qui se faisait de mieux à l’heure actuelle. Dans un coin du séjour, on pouvait également y trouver un poêle, les cheminées devenant de moins en moins à la mode. Je la rassurais quant à l’immense baie vitrée, qui prenait toute la longueur de la bâtisse. Elle pouvait voir dehors mais l’inverse était impossible. De plus, les vitres étaient conçues pour capter le soleil et s’assombrir selon le temps. En tout est pour tout, la visite du premier étage dura une vingtaine de minutes. Je lui proposais ensuite de visiter le deuxième étage, là où se trouvaient toutes les chambres. Après avoir gravi les marches, je me posais à la rembarde. Devant nous, cinq portes. Trois chambres, un bureau et une salle de bain luxueuse. Je commençais par la première, la chambre parentale, la plus grande. Je la laissais passer, avant de m’appuyer contre le mur. A nouveau, elle avait la vue sur l’extérieur. « Voici la chambre principale. Elle fait … », je jetai un coup d’œil rapide à mes notes. C’était la deuxième fois que je faisais visiter cette maison et je n’avais pas encore toutes les données en tête. « environ 20 m2. Comme tu peux le voir, elle est très spacieuse et lumineuse. Petit plus … » je m’interrompis, le temps de me déplacer de quelques pas, rejoignant une autre porte, que j’ouvris « ... un dressing y est inclus ». Rien que le fait de le dire, me fit sourire. Non, vraiment. Pourquoi je lui expliquais tout cela ? Isadora avec un dressing ? J’avais de la peine à l’imaginer. Quoique, à vrai dire, je ne l’imaginais pas du tout dans cette maison. M’enfin, les années avaient passés et la fille dont j’étais tombé amoureux à l’époque avait peut-être changé, évoluant en même temps que les années. Va savoir. Sentant le malaise s’intensifier de plus en plus entre nous, je me retournais vers elle. « On continue ? Et tu pourras poser toutes les questions que tu veux. Si tu en as ». J’ouvris la porte suivante. Je restais un moment immobile, avant de pénétrer à l’intérieur. Une chambre de bébé. Je regardais droit devant moi. Voilà exactement ce qui allait m’attendre si je restais glué dans ma relation, Emilia relançant le sujet à peu près chaque soir. Je me passais une main dans les cheveux. « Hum… pièce d’environ 12 m2. A moins que t’ais prévu d’avoir des gamins, tu peux bien évidemment en faire ce que tu veux. Y mettre un bureau ou je ne sais pas moi » Je me tournais vers elle, n’y tenant plus. « Une pièce consacrée à la musique ? Parce que c’était bien ce que tu voulais faire, à la base, non ? Pouvoir vivre de ta passion » Je m’approchais d’elle, presque menaçant. Je croisais les bras. « Les années ont peut-être passées, mais j’ai retenu tous les mots que tu as pu prononcer, à l’époque, et je me souviens encore de l’étincelle qui brillait dans tes yeux à chaque fois que tu parlais de musique. Et de la haine que tu éprouvais pour tout le reste, dont l’entreprise de tes parents » Finalement, ne tenant plus, je craquais. Tout ce que j’aurais dû dire depuis longtemps mais que j’avais retenu en moi. Ne voulant pas faire de vagues devant les autres. « Mais merde, qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? J’arrête cette mascarade. Cette maison n’est pas faite pour toi, et je pense que tu le sais très bien. A quoi tu joues, Isa ? La crise de la trentaine ? »

La maison:
 


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Isadora Forti10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Dim 15 Avr 2018 - 23:19 )
Matteo & Isadora
“ Murder house ”


Face au sourire narquois de Matteo et son applaudissement sarcastique, Isadora hésite entre faire la tête ou simplement pouffer de rire. C’est toujours comme ça lorsqu’ils sont ensemble, ils marchent constamment sur des œufs et elle ne sait plus quelle attitude adopter. Elle aimerait tellement pouvoir être elle-même, comme les choses devraient l’être… mais elle tente de se protéger tant bien que mal en imposant cette froideur. « Ha ha, très drôle.. » C’est bien ça – à mi chemin entre les deux. Un rire sarcastique, qui ne démontre pas de réelle joie, même si elle aimerait tellement pouvoir simplement s’esclaffer avec lui et retrouver cette complicité innée qui s’était si bien imposée entre eux au début. Les paroles de Matteo lui semblent blessantes, et Isadora se mord la lèvre inférieure en détournant le regard, tentant de ne pas trop analyser ce qu’il lui dit. « Ouais, pourquoi pas… » Elle soupire en haussant les épaules, mourant d’envie de fumer une cigarette qui lui calmera sans doute les nerfs. Parce qu’avec ce simple commentaire, elle a l’impression que Matteo juge sa décision professionnelle. À moins qu’elle ne s’imagine des choses, si ça se trouve il n’en a carrément rien à cirer. Comme il l’a dit – elle fait ce qu’elle veut de sa vie.

Elle lui emboîte le pas, pénétrant finalement dans cette maison dont elle reconnaît les pièces pour avoir vu des photos sur internet. Au moins les photos rendaient réellement justice aux lieux, rien de plus détestable qu’une agence immobilière qui donne l’impression que les pièces sont gigantesques pour qu’on ait finalement l’impression de se retrouver dans un placard à balais lors de la visite de la maison. Une perte de temps absolue pour l’acheteur et l’agent immobilier. Enfin bref, elle suit Matteo dans les diverses pièces, faisant quelques pas par elle-même pour mieux observer certains éléments, et le suit finalement vers l’étage. Déjà, elle sait qu’elle ne se voit pas vivre ici – c’est trop froid, trop impersonnel. La vue est sans doute magnifique, mais elle a besoin de chaleur, d’un endroit où on se sent immédiatement confortable. À dire vrai, elle ne veut pas réellement quitter l’appartement qu’elle habite depuis déjà cinq ans, mais ses parents ne cessent de lui répéter que ce n’est pas un endroit convenable pour une vice-présidente.

Une fois dans la chambre des maîtres, Isadora sourcille un peu face à la décoration très minimaliste. Sa propre chambre déborde de peintures suspendues aux murs, de bibelots, de vêtements qui jonchent le sol… Ici, on n’y trouve qu’un lit, deux tables de chevet, et une chaise dans un coin. C’est comme si personne n’y vivait… Un frisson la parcoure alors qu’elle fait semblant de s’intéresser au dressing, pouffant d’un petit rire nerveux. « Ça ne me servirait à rien, je continuerais quand même de tout laisser traîner sur le sol… » Elle parle surtout pour elle-même, suivant Matteo vers une seconde chambre. En voyant les meubles de maternité, Isadora marque un petit mouvement de recul en détournant le regard, son cœur se serrant dans sa poitrine. Elle a toujours rêvé fonder une famille, n’a jamais trouvé le candidat idéal avec qui se lancer dans son projet. Enfin… elle l’a trouvé, mais le problème c’est que la chose lui parait tellement impossible… Malgré elle, son regard se pose sur le visage de Matteo et elle l’observe un moment en silence, détournant rapidement le regard lorsque lui-même tourne la tête vers elle. « Je voudrais bien utiliser cette pièce pour un enfant, mais il me manque quelque chose… » Enfin, c’est plus ou moins vrai – elle pourrait se faire inséminer artificiellement si elle y tenait tellement. Mais ce qu’elle désire, c’est une famille…

Matteo la surprend en lui parlant de la musique, et elle hoche la tête en déglutissant avec difficulté. Mais son discourt la prend par surprise, et Isadora écarquille légèrement le regard alors qu’il lâche les mots à une vitesse folle. La vérité pure et dure, mais également surprenante. Parce que jamais elle ne s’est doutée qu’il avait accordé la même importance qu’elle à leurs échanges. Jamais elle n’aurait cru qu’il la lisait avec une telle facilité, qu’il saurait à quel point abandonner son rêve devait être difficile pour elle… « Je… je ne sais pas. Je ne tourne pas rond, c’est vrai. » Elle soupire et passe ses mains sur son visage, faisant quelques pas dans la chambre pour s’arrêter face au berceau, dont elle caresse une extrémité du bout des doigts. « C’est bien beau vouloir réaliser son rêve, mais quand on se bute à des refus pendant des années… Peut-être qu’il faut passer à autre chose? Peut-être qu’il faut grandir un peu, accepter que ça ne fonctionne pas, qu’on est peut-être pas à la hauteur? » Encore une fois, elle ignore si elle parle pour elle-même ou si elle s’adresse vraiment à lui. L’important, c’est qu’elle se sent délestée d’un poids à mesure que les mots s’échappent de sa bouche. « Ce n’est peut-être pas la vie que j’aurais choisi, mais j’aurais pu tomber sur pire… non? » Elle lève le regard vers lui, croisant son regard, le sien débordant d’une franchise et d’une ouverture si rare entre eux. « Et, au fait… moi non plus, je n’ai rien oublié. De cette époque, et de tout ce qui a suivi. »




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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Dim 22 Avr 2018 - 21:25 )
Je souris à sa remarque, celle concernant le fait qu’elle allait de toute façon tout laisser traîner par terre. C’était bien du Isadora tout craché. Je le connaissais suffisamment depuis le temps pour savoir qu’elle n’avait aucunement besoin de ce dressing, ni de la maison. Je n’arrivais juste pas à me l’imaginer, elle, habitant ici. Restant professionnel jusqu’au bout, je ne fis aucune remarque, même si je n’en pensais pas moins. J’avais déjà eu l’occasion d’aller chez elle, pendant une de nos soirées avec toute la bande – jamais tout seul – et, effectivement, c’était un tout autre univers. Et même si elle avait fait du rangement avant notre arrivée, on pouvait très bien ressentir que le rangement n’était pas son fort. Enfin, rangement, tout était à sa place mais il y avait de la vie dans son appartement, tandis qu’ici … je n’étais pas sûr qu’elle arriverait à en faire quelque chose. Je la guidais finalement dans la pièce suivante, qui s’avérait être une deuxième chambre. Pour bébé. Mon corps se crispa à la vue du berceau, de la table à linger, d’une commode avec le prénom du petit garçon inscrit en grosses lettres de bois, les peluches et tout le reste. Me faisant violence, je m’écartais, m’appuyant sur ladite commode, pour laisser de la place à Isadora. Je n’avais rien contre les enfants, en général, mais la trentaine entamée, je sentais bien que le besoin d’en avoir se faisait de plus en plus ressentir chez Emilia, même si elle n’en avait rien dit. Pour ça, fallait déjà qu’on parle. Alors, me retrouver là, avec Isadora qui plus est … je déglutis, chassant le fil de me pensées d’un revers de la main, avant de me concentrer sur ma fiche, décrivant la pièce à la jeune femme. Je fis également abstraction de ses paroles, qui me rendirent encore plus mal à l’aise. Car, au fond de moi, je savais que cet enfant, il existerait déjà, si je n’avais pas tout foutu en l’air, treize ans en arrière.

Finalement, après plusieurs mois à fermer ma gueule et me retrouvant seul à seul avec elle, je ne tins plus. Ce n’était nullement prévu, mais il fallait que je lui dise ce que je pense. Surtout du fait qu’elle avait commencé à travailler avec ses parents alors que je savais à quel point elle détesterait ce boulot. Les bras croisés, j’écoutais ses explications, hochant de temps en temps la tête, la laissant aller au bout de ce qu’elle voulait dire. « Je vois », ce fut ma seule réponse, avant de devenir silencieux, dans mes pensées. Ses explications tenaient la route même si quelque chose, là-dedans, me dérangeait. Finalement, je repris la parole, plongeant mon regard dans le sien. « Si tu le dis » Je m’approchais d’elle, laissant toute fois une certaine distance entre nos deux corps. « Pourquoi l’entreprise de tes parents ? T’as préféré choisir la facilité, hein ? » Je secouais la tête. « Sincèrement, je ne sais pas. Tu me déçois là. Je n’ai rein dit parce que voilà, chacun ses choix de vie. Je n’ai aucun droit sur toi. Tu fais ce que tu veux. Pourtant … », je me mordis la lèvre « je sais que ce n’est pas fait pour toi. Du moins, travailler avec eux. Ou alors, c’est pour l’argent ? » Là non plus, ça ne collait pas avec le personnage. M’étais-je trompé dès le début sur son cas ? Peut-être. Repensant ce qu’elle avait dit tout à l’heure, en pénétrant dans la pièce, je ne pus m’empêcher de rajouter. « La prochaine étape c’est quoi, faire un bébé toute seule ? Après la bonne place de travail et la belle maison ». J’haussais les épaules. « Si c’est la vie que tu veux … », je ne finis pas la fin de mes pensées, alors que mon regard était plongé dans le sien. Je n’avais plus rien à dire. Du moins, pas maintenant. Il fallait que je me ressaisisse. Je repris mes documents que j’avais déposés sur la commode et je sortis de la pièce, lui faisant signe de poursuivre la visite. « Pièce suivante. La salle de bains. Elle te conviendra parfaitement ! Douche à l’italienne et même une baignoire. Tout ce que tu aimes ! Exactement dans ton style », poursuivis-je, froidement. Je n’étais plus du tout professionnel. Finalement, je me retournais vers elle. « Tu pensais quoi ? Que j’avais oublié tout ce qui s’était passé entre nous ? » je ne saurais dire si je parlais que de nous deux ou de toute la bande. Un ensemble, certainement. « Ce n’est pas parce que j’avais dix-huit ans à l’époque et maintenant trente que j’suis atteint d’Alzheimer ! » En vrai, ça me faisait presque de la peine, qu’elle ait pu penser que j’avais tout oublié. Et ma réaction ? Était la seule façon que j’avais d’y faire face.


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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Jeu 26 Avr 2018 - 1:05 )
Matteo & Isadora
“ Murder house ”


Manifestement, Matteo ne se laisse pas amadouer par le discours qu’elle livre à tout le monde, avec lequel elle tente elle-même de se convaincre. Au fond d’elle-même, elle sait que cette décision ne fait aucun sens avec la personne qu’elle est. La vérité, c’est qu’elle a peur de se réveiller à cinquante ans et de toujours mener la même vie qu’elle a actuellement. Enchaîner les petits boulots, ne pas avoir de réelles attaches sinon que ses amis, ne pas avoir pu fonder de famille. On dit souvent que lorsqu’on veut vivre des changements, il faut nous-mêmes les provoquer, et c’est ce qu’elle tente bien maladroitement de faire en prenant un virage à 180 degrés dans sa vie. La plupart de ses proches l’appuient dans cette décision même s’ils ne la comprennent pas totalement, mais le refus d’accepter la situation de Matteo la frustre plus qu’elle n’aimerait l’admettre. C’est soit un signe qu’il la connait plus qu’elle ne le pense, ou au contraire, qu’il ne pige rien à ce qu’elle est. « La facilité? Il n’y a rien de facile dans cette décision! » Enfin, elle comprend ce qu’il a voulu dire par là. C’est vrai que ça semble facile reprendre le petit empire construit par ses parents alors que les affaires vont mieux que jamais. Et oui, l’argent n’est pas négligeable, même si ce n’est pas cet aspect qui a poussé Isadora à accepter. « L’argent? Tu penses vraiment que c’est une question d’argent pour moi? Ou tu dis ça seulement pour me provoquer? » Elle fulmine, bouille intérieurement.

Dans une tentative pour se calmer un peu, elle se dirige vers la fenêtre et observe la vue, ses mâchoires se serrant lorsqu’il en rajoute une couche en parlant de faire un enfant toute seule. Ses yeux lui piquent étrangement, comme si des larmes menaçaient d’y couler, tout en ignorant s’il s’agit d’une émotion provoquée par la colère ou par la tristesse. Dans tous les cas, elle ravale ses émotions, refusant qu’il la voie aussi vulnérable. « La vie que je veux? Tu sais très bien la vie dont j’aurais voulu, mais ça n’a pas fonctionné. Tu ne sais pas ce que c’est d’avaler rejets après rejets. Un coup de poing en pleine face chaque fois. Tu as eu la chance d’avoir de l’intérêt pour un métier plus traditionnel, tu ne peux pas comprendre. » Il a fallu qu’elle arrête, qu’elle prenne un peu de recul, avant qu’il soit trop tard et qu’elle croit qu’elle ne vaut absolument rien.

Machinalement, elle suit Matteo dans la salle de bain, jetant un coup d’œil désintéressé à la pièce pourtant magnifique. Sa propre salle de bain est minuscule, elle doit fléchir les genoux pour entrer dans son bain, les tuiles sont d’une couleur indéfinissable, trop abîmées par le temps et l’humidité. Mais elle l’aime mille fois plus que celle-ci qui serait pourtant digne d’être photographiée pour un magazine de décoration. Elle ne relève pas le commentaire sarcastique de Matteo, mais tourne la tête vers lui lorsqu’il évoque une nouvelle fois le passé. « Si tu n’as rien oublié, pourquoi as-tu toujours agi comme si? », siffle-t-elle entre ses dents, d’un ton rageur. Parce qu’après toutes ces années de silence, elle a l’impression qu’elle va déborder, et le flot de paroles qui menace de s’échapper de ses lèvres risque de faire des ravages. Elle regrettera sans doute de s’être laissée aller dans cette direction, se dira certainement qu’elle aurait dû garder le silence. Mais elle n’en peut plus. Plus de dix ans de silence, peut-être qu’il est temps d’enfin crever l’abcès. « Pourquoi on n’a jamais reparlé de ce qui s’était passé entre nous? Ce n’était pas juste un coup d’un soir, tu le sais autant que moi. Pourquoi tu as toujours agi avec moi comme avec les autres? À faire comme si rien ne s’était passé? » Et, soudainement, elle ressent une douleur à la poitrine. Et si elle s’était trompée? Si elle avait été la seule à ressentir tout ce qu’elle a pu ressentir à l’époque? Son regard bouillant de rage s’adoucit légèrement alors qu’une pointe d’inquiétude y perce, son cœur battant la chamade. Pitié, faites que ça n’ait pas été que ça pour lui…




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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Ven 27 Avr 2018 - 3:27 )
La discussion avançait légèrement sur un terrain glissant. Voilà pourquoi j’évitais le plus possible me retrouver seul avec elle, depuis de nombreuses années. Je n’avais aucun problème à la fréquenter, mais quand nous étions tous présents. L’ambiance était plus détendue, gérable. Tandis que là, le malaise ne nous avait pas quittés dès que je l’avais vue s’approcher de moi et que j’avais compris que c’était elle, ma cliente. Automatiquement,  mon système se mettait en place et il était dès lors impossible d’en fissurer les barrières que j’avais forgées. J’avais perdu tout mon professionnalisme. Et la discussion risquait bien d’être tout autour stérile que la pièce dans laquelle nous nous trouvions. Sachant d’avance que je ne pourrais pas esquiver, pas cette fois-ci, j’allais m’appuyer contre l’armoire murale, à côté du lavabo. « J’ai toujours agi ainsi. Rien n’a changé. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? » Mais je voyais bien où elle voulait en venir. Je fermais les yeux, me remémorant ce soir fatidique. Et tout ce qui s’en découlait. Finalement, j’ouvris les yeux, plongeant mon regard – qui s’était durci – dans le sien. « Tu veux savoir pourquoi ? Parce que même si je n’ai pas oublié ce qui s’est passé, j’aimerais bien. Du moins, ce soir-là ». Je n’avais pas besoin d’en dire plus. « Parce que rien de tout cela n’aurait dû arriver » Je ne saurais dire si je parlais simplement de la quasi-agression de notre amie et de l’accident qui s’en était ensuivi ou si je parlais également de la tournure qu’avait prise notre relation ce soir-là. Et voilà. Nous y étions finalement. Je soupirais, me décalant légèrement et changeant de place. Je ne savais pas vraiment quoi répondre. Tout était confus. La situation n’était pas simple. Elle était de l’être. Surtout que je ne pouvais pas lui donner de réponses précise. Dans tous les cas, ça allait la blesser, quoique je dise. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Que je n’ai jamais cessé de t’aimer dès la première seconde que je t’ai vue ? Qu’il n’y a pas une seconde où je ne pense pas à toi ? Que je regrette amèrement la suite des événements ? » Je secouais la tête, plus pour moi-même. Au fond, c’était une sorte d’aveu, sans toutefois en être un. Ce que j’avais sur le cœur.  Je m’approchais d’elle, tout en sachant que j’allais être celui qui tenait le couteau entre les mains, qui allait la blesser. « Non », je laissais passer un court instant, avant de poursuivre. « Non, ce n’était pas un simple coup d’un soir, à la va-vite. Ce n’est pas pour autant que ».  Je me plantais devant elle. « On ne vit pas dans un putain de conte de fées, Isadora. Laisse le passé au passé. Ce n’est pas toi, tout à l’heure, qui disait qu’il fallait avancer, dans la vie ? Fais-le. Sérieusement, ça date d’il y a treize ans, au bout d’un moment faudrait peut-être aller de l’avant, non ? Nous ne sommes plus les mêmes qu’à l’époque » J’haussais les épaules. « Mais si tu veux absolument une réponse, vois ça comme une simple amourette de vacances. Rien de plus ». Je plongeai à nouveau mon regard dans le sien. « Pourquoi, tout à coup, tu t’interroges sur cette fameuse soirée ? Qu'est-ce qui est si important ? Rassures-toi, tu n’étais pas une vulgaire pièce de viande ». A vrai dire, je ne faisais pas trop le malin et j’étais plus que mal à l’aise. Inévitablement, et comme à l’accoutumée, je préférais jouer à l’autruche. Je ne voulais rien voir, alors que tout était là, devant mes yeux. C’était beaucoup plus simple ainsi. Je repris sur moi, la contournant pour sortir de la pièce. Je m’arrêtais,  me tournant vers elle. « On poursuit. Plus rapidement on finit cette visite, mieux ça sera. Surtout qu’on sait très bien, l’un comme l’autre, que tu ne déposeras pas ton dossier pour cette maison ».  Je lui signe de me suivre. De retour dans le couloir, je respirais un bon coup, fermant les yeux. Je pris une grande inspiration, ouvrant la porte qui se trouvait en face de la salle de bain. Une deuxième chambre d’enfant, décorée tout en rose – ce qui me donna limite la nausée – et qui devait déjà avoir un certain âge. D’après ce qui se trouvait dans la chambre, elle devait avoir dans les 5-6 ans. Je pénétrais à l’intérieur, me posant au milieu de la pièce, laissant assez d’espace à la jeune femme pour qu’elle puisse se faire une idée. « Au cas où t'aurais des jumeaux », raillais-je. J’étais un connard.

Spoiler:
 


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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Mer 2 Mai 2018 - 23:52 )
Matteo & Isadora
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En effet, que voudrait-elle entendre? Elle-même l’ignore. C’est juste qu’après toutes ces années à ravaler sa déception et sa frustration, elle n’a pas pu s’empêcher de s’accrocher à la perche qu’il lui a tendue. Peut-être qu’elle aurait mieux fait de conserver le silence, afin de préserver leur amitié si fragile, pourtant solidifiée par leurs liens communs. Peut-être aurait-elle dû continuer à faire semblant que tout allait bien, alors qu’ils savent tous les deux qu’il existe entre eux un profond cratère. « Rien n’aurait dû arriver? Qu’est-ce que tu veux dire par là..? » Évidemment, elle sait qu’il fait mention de Santa et de ce qui lui est arrivé. Ils sont tous d’accord sur ce point – cette agression n’aurait jamais dû arriver, ils auraient dû la protéger mieux que ça. Mais ose-t-il dire qu’il regrette ce qui s’est passé entre eux ce soir là? Elle sent son cœur se serrer lourdement à cette pensée, une boule d’émotion se forme dans sa gorge. Elle détourne le regard en prenant une grande inspiration, hochant la tête.

Lorsqu’il reprend parole, Isadora lève vers lui un regard sceptique où brille toutefois une lueur d’espoir. Des paroles qu’elle aimerait tellement l’entendre dire, dans un autre contexte. Elle croit déceler une pointe de sarcasme dans sa voix, mais ose croire qu’il ne pourrait pas se montrer aussi cruel. Qu’il y a une part de vérité dans ce qu’il lui crache au visage, provoqué par sa colère. Elle l’écoute en silence alors qu’il l’implore de tourner la page, de laisser le passé au passé. C’est vrai quoi, Matteo a bien tourné la page lui, aujourd’hui épanoui dans une relation sérieuse sans trop ressasser le passé. C’est elle qui ne tourne pas rond, s’accrochant à ce qui aurait pu être. Sans doute son esprit artistique qui aime bien se torturer pour se donner l’impression d’avoir une raison d’être en vie. Le bonheur devient rapidement ennuyant. « Okay. Une amourette de vacances. Cool. » Elle hoche la tête dans un mouvement bref, ravalant la blessure de son égo, tout en sachant qu’elle est parfaitement ridicule. C’est elle qui se fait des films depuis des années, qui s’accroche désespérément à quelque chose qui n’existe pas.

Elle suit Matteo dans la pièce suivante, jetant un coup d’œil désintéressé à la chambre. Elle n’a désormais qu’une seule envie, que cette visite prenne fin et qu’elle puisse prendre un peu de recul face à la situation. Elle se fait une promesse silencieuse de ne plus aborder le sujet jusqu’à ce que la visite prenne fin, mais le commentaire de Matteo la pique droit au cœur, et Isadora lui envoie un regard noir en pouffant d’un rire sans joie. « Vaffanculo, Matteo. » Elle soupire, hésite. Puis prend une grande inspiration avant de se lancer. « Ok. Écoute-moi bien, Matteo. Je ne vais le dire qu’une seule fois. Tu veux savoir pourquoi je voulais aborder ce sujet? Parce que pour moi, cet été a tout changé. Tu as tout changé. On avait une telle connexion, je n’avais jamais vécu ça avant. » Elle lève vers lui un regard attendri, mais rapidement son regard se fait nostalgique, empreint de cette culpabilité qui ne l’a jamais abandonnée. « C’est comme s’il y a une partie de moi qui n’a jamais vraiment quitté cette chambre, ce soir là… Qui aurait voulu y rester pour toujours. » Elle soupire et fait un pas vers lui, plongeant son regard dans le sien. « Je sais que c’est stupide! Mais je n’y peux rien. C’était difficile de te côtoyer après, ce l’est encore aujourd’hui. Et crois-moi, si je pouvais passer à autre chose, je le ferais. Mais c’est difficile quand on est forcé de se voir sans arrêt avec la bande. Ce n’est pas que je ne veuille plus te voir, au contraire. J’essaie juste de t’expliquer pourquoi je suis tellement distante. Parce que ça me fait mal, de te voir heureux, alors que je n’arrive pas à l’être. » Voilà, c’est dit. Il est rare qu’Isadora se lance dans de telles déclarations, et avec du recul elle regrettera sûrement de s’être tant ouverte à lui. Mais en même temps, elle ressent un étrange soulagement à l’idée d’avoir enfin révélé une partie de ce qui la hante. Matteo ne comprendra sans doute pas l’ampleur de ses sentiments, mais au moins il saura. Et si ça entache encore plus leur relation, tant pis.




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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Lun 7 Mai 2018 - 21:16 )
Sans rajouter un mot de plus après ma phrase assassine, je me dirigeais tout droit vers le fond de la pièce, me postant devant une commode à mi-hauteur, le dos tourné à la jeune femme, regardant au dehors. J’étais présent physiquement mais j’étais mentalement ailleurs. Je l’écoutais sans l’écouter. Toutefois, tous les mots s’incrustèrent en moi comme de nombreux coups de poignards. Réouvrant à chaque mot prononcés une plaie qui ne s’était jamais vraiment refermée. Je croisais les bras, restant dans cette position tout du long. Même une fois qu’elle eut fini de parler, je restais là, sans bouger. Silencieux. Je m’étais perdu dans mes pensées. Tout était si compliqué. Et si simple à la fois. Il ne suffisait de pas grand-chose pour rééquilibrer l’univers. Notre univers du moins. Pourtant, je me retrouvais dans cette situation. En couple, tout en aimant une autre. Au plutôt, on en aimant deux à la fois. Je ne savais même pas si c’était possible. Il fallait que je me rendre à l’évidence. Il fallait que je me débarrasse de l’une des deux. Je n’en étais pas encore prêt. C’était un cercle vicieux, une spirale infernale, que j’avais créé. Finalement, au bout d’un certain temps, qui dura une éternité, je me retournais, les bras le long de mon corps. Posant mon regard dans le sien. « Ce n’est pas ce que je voulais dire », je faisais référence à notre discussion de tout à l’heure, dans la salle de bain. « J’ai été maladroit dans le choix de mes mots. Ce n’était pas une simple amourette de vacances. C’était bien plus à mes yeux » J’haussais les épaules, sachant d’avance qu’elle n’allait pas aimer la suite. « Les événements ont fait que … On ne contrôle pas nos destins. Les gens s’aiment, se quittent, se perdent de vue. Le monde continue à tourner » Je m’interrompis un instant, détournant mon regard du sien. « C’était peut-être notre destinée. Va savoir ». Il avait bon dos le destin. J’avais tendance à y croire, que rien n’arrivait par hasard et tout le reste, mais je savais aussi qu’on était aussi les seuls maîtres de notre destin. Je m’avançais vers elle, recroisant mes bras. « Je n’ai aucune réponse à te donner. Du moins, pas celle que tu veuilles entendre ». Je savais que je ne devais pas, mais je réduisis la distance qui nous séparais, pour la prendre dans mes bras. Même si elle était réticente. Je passais ma main dans ses cheveux, les caressant. « Je tiens énormément à toi, Isa. Je ne te l’ai peut-être jamais dit, mais c’est vrai. Je n’ai jamais oublié les moments parfaits que j’ai passé à tes côtés, et que je passe encore. Je n’oublierais jamais » Je me décalais légèrement, plongeant mon regard dans le sien, replaçant une de ses mèches derrière son oreille. « Il faut que tu avances, Isa. Tout ça, ça t’empoissonne. Passe à autre chose. Retourne à ta passion. C’est n’est pas toi. Ce n’est pas celle que j’ai connu et que j’ai aimé » et que j’aime encore. Je pris son visage entre mes deux mains. « Je sais que c’est plus simple à dire qu’à faire, mais arrête de vivre dans le passé. Tu te fais du mal toute seule. Avance » Je reculais, gardant toujours le contact visuel. Je croisais les bras. « Ce n’est certainement pas ce que tu voulais entendre mais je n’ai pas d’autre réponses à te fournir ».  Je lui fis signe de sortir de la chambre. Une fois fait, je refermais la porte derrière moi. En silence, comme si un simple regard avait suffi, je retournais au rez-de-chaussée, Isadora sur mes pas. Une fois arrivé devant l’entrée de la maison, je me plantais devant elle. « Ne gâche pas ta vie, Isa. Surtout pas à cause de moi ». J’ouvris la porte, lui faisan signe qu’elle pouvait disposer. Quant à moi, j’avais encore deux-trois choses à régler avant de partir. Et surtout, je ne me sentais pas de rentrer direct chez moi. J’aurais d’ailleurs grandement besoin d’une bonne bière avec toute l’équipe réunie, mais vu les récents événements … ce n’était peut-être pas une bonne chose. Juste avant qu’elle ne descende les marches, je fus à sa hauteur, posant ma main sur son bras. Sans réfléchir, ni savoir ce qu’il se passait, mes lèvres se retrouvèrent collés au siennes. Je ne pouvais pas plus. Réalisant, je reculais, affolé, le cœur battant la chamade. Je me retournais, presque honteux. « Je voulais juste te dire que tu étais  importante à mes yeux, en tant qu’amie » sur ces mots, je partis me réfugier à l’intérieur, la laissant sur le pas de la porte, la porte claquant derrière moi.


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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le Jeu 17 Mai 2018 - 1:17 )
Matteo & Isadora
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Elle voit bien que ses mots font leur effet sur Matteo, et si elle craignait son indifférente, ou pire encore, sa moquerie, elle est surprise de le voir devenir plus sérieux que jamais. Son regard qui se plonge dans la sien la fait vaciller, elle le soutient avec difficulté alors qu’il prend parole à son tour, lui confirmant que lui aussi a ressenti les mêmes choses qu’elle. Elle ne sait pas trop à quoi elle s’attendait en lui livrant ainsi ses aveux, mais peut-être que la réponse qu’il lui offre sera nécessaire. Il y a eu trop de non-dits entre eux, depuis tellement longtemps… Au moins, maintenant, elle sait. Elle sait que quelque part, dans un univers parallèle où les choses seraient plus faciles, ils auraient pu s’aimer. Dans un sens, il n’a pas tord, les gens se séparent souvent et personne n’en meurt. Isadora a eu la chance, ou la malchance c’est selon, de le conserver auprès d’elle depuis tout ce temps. Les sentiments restent, blessants, douloureux, mais au moins elle a la chance de le côtoyer depuis toutes ces années.

Matteo fait un pas vers elle pour la serrer dans ses bras et elle répond à son étreinte, nichant son visage dans le creux de son cou pour respirer son odeur en plein poumons, souriant alors que sa main se glisse dans sa chevelure. « Je ne veux pas nécessairement de réponse. Je voulais juste que tu le saches. », murmure-t-elle alors qu’il rompt l’étreinte trop rapidement à son goût. Elle aurait bien voulu rester dans ses bras plus longtemps, peut-être pour toujours… Elle voudrait tellement lui dire qu’elle aussi tient à lui, plus qu’il ne peut l’imaginer. Lui hurler que son amitié est plus importante que tout au monde pour elle et que jamais elle ne voudrait la mettre en péril. Lui promettre qu’ils pourront enfin tourner la page et enfin retrouver cette complicité innée qui n’aurait jamais dû les abandonner. Mais elle reste silencieuse alors qu’il l’implore d’avancer, de ne pas abandonner son rêve. Le regard brillant, Isadora hoche lentement la tête. Il a raison, évidemment. Cette vie de femme d’affaire conviendrait à de nombreuses femmes, mais elle n’en fait pas partie. Et Matteo sait. Parce qu’il la connait mieux que quiconque.

Elle soupire et sort de la chambre à sa suite. Une fois à l’extérieur, lorsqu’il lui dit de ne pas gâcher sa vie pour lui, Isadora pouffe d’un petit rire sans joie et hoche de nouveau la tête, tentant de masquer son émotion. « Tu as raison… Je dois réfléchir. Peut-être que je devrais partir quelques temps, ça m’aide toujours à me recentrer sur moi-même… » Elle n’ose même pas imaginer la réaction de ses parents si elle leur annonçait qu’elle quitte son poste pour aller passer quelques mois à l’étranger. Elle l’a fait si souvent dans le passé, mais ils croient réellement que cette fois, elle est prête à se ranger. Si seulement ils savaient… Elle a presque envie de proposer à Matteo d’aller boire un verre, sentant qu’ils en ont tous les deux besoin. Mais avant même qu’elle ne puisse comprendre ce qui se passe, les lèvres de Matteo se posent sur les siennes. Sous l’effet de la surprise, Isadora ne réagit pratiquement pas, si ce n’est qu’elle ferme les paupières en appréciant la douce caresse des lèvres de Matteo contre les siennes. Et à l’instant même où elle prend pleinement conscience de ce qui se passe, alors qu’elle s’apprête à poser sa main sur sa nuque pour mieux l’attirer vers elle et approfondir le baiser, il s’écarte, posant sur elle un regard affolé avant de lui tourner le dos, balbutiant quelques paroles avant de retourner dans la maison. Elle aurait presque envie de l’y suivre, d’exiger de comprendre ce qui vient de se passer. Mais elle reste là, le cœur battant la chamade, ses doigts effleurant ses lèvres, à fixer cette porte fermée pendant plusieurs minutes avant de finalement rentrer chez elle. Plus confuse que jamais.




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Sujet: Re: [Terminé] Murder house. ( le )
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