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- BULBI | Somewhere over the rainbow -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Ghetto Crime Bar
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Katerin BoschettiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: BULBI | Somewhere over the rainbow ( le Dim 15 Avr 2018 - 14:51 )


frederico & katerin
Somewhere over the rainbow

La plupart du temps, lorsque nous sortons avec les amis, nous nous retrouvons dans le restaurant de l’un d’eux, ou nous courrons après un volant sur un terrain de Badminton. Mais parfois, lorsque l’on décide de sortir en comité plus restreint, nous nous permettons un grain de folie ! Parfois un petit cinéma, d’autres fois une visite au musée… On est trop des oufs comme disent les jeunes aujourd’hui. Ce soir, par contre, c’est différent. A la sortie du boulot, je n’ai pas trainé sur le chemin. Je voulais avoir le temps pour me préparer, pour m’occuper du chantier. Après un bon et long bain, tout y est passé, les poils de mes jambes ont été rasés, les cheveux lissés bien plus que de raisons et j’apporte actuellement la dernière touche à mon œuvre d’art en plaçant mon mascara. Une œuvre discrète comme à mon habitude, mais ça suffira. Cela fait longtemps que je n’ai pas fait autant d’effort pour une sortie. J’ai enfilé une robe bain de soleil grise et des escarpins noirs. Je sais, c’est un peu formel, mais je n’ai jamais prétendu être une gravure de mode. Je sors de la salle de bain et frappe à la porte de mon fils. Celui-ci m’invite à entrer, ce que je fais. Il a la tête dans ses bouquins, c’est un garçon studieux. Mais je l’imaginai plus sur un de ses jeux. « Je sors chéri. Le repas est dans le frigo. Ça va aller ? » Je m’inquiète, une petite grimace sur le visage. Il lève les yeux de son activité et m’observe enfin : « Tu es jolie. » Je baisse la tête sur ma robe ajustée et le remercie : « Tu sors avec Fredo ? » me demande-t-il, curieux. Je fronce les sourcils : « Je vais prendre un verre avec Frederico oui, pourquoi ? » Mon grand se lève, pose son livre et s’approche, un sourire malicieux sur les lèvres : « Pour rien, je me demandais quand vous alliez sauter le pas. » Je lui donne une tape sur le bras, un sourire complice aux lèvres : « N’importe quoi ! Ce serait comme coucher avec mon frère. » C’est au tour de mon fils de faire la grimace. Il prend un air plus sérieux et me partage : « Je suis sûr qu’il aurait fait un beau père idéal. » Sa réflexion m’attriste. Je sais qu’il souffre de voir si peu son père et que ce dernier ne lui accorde pas le temps qu’il souhaiterait mais je me dois de le corriger : « Tu as déjà ton père et moi un mari. » Il me prend dans ses bras et je sens tout cet amour qu’il réclame. « Ça va aller ? » Je lui lance pour m’assurer de ne pas le laisser seul dans un moment difficile. Il me répond que oui, qu’il faut que j’aille m’amuser un peu, que je pense à moi. Je lui souris et l’embrasse sur la joue pour lui souhaiter une bonne soirée.

Je regarde l’écriteau sur le bâtiment. La devanture est plutôt tape-à-l’œil. Je ne m’attendais pas à ça. J’attends Frederico sur le trottoir, près de l’entrée. Je pianote sur mon téléphone, donnant des nouvelles à mon fils, m’assurant qu’il a repris du poil de la bête. Lorsqu’il m’envoie une photo de lui, enfournant une grosse part de pizza dans sa bouche, je comprends que tout va bien, mais aussi qu’il a préféré se faire livrer que de manger la nourriture saine que je lui ai préparé. Je soupire. Pourquoi personne ne se montre raisonnable lorsqu’il est question de nourriture ? Je ne fais pas vraiment attention aux couples qui entrent dans la boite, je suis plus obnubilée par la rue et l’espoir de voir mon ami débouler. Je n’aime pas trop attendre seule dans un endroit si fréquenté et surtout inconnu. C’est pour ça qu’en règle générale, je préfère rester chez moi à m’occuper comme je le peux. Sortir, à quoi bon ? J’ai une alliance à mon annuaire. Je ne pars pas à la chasse. Ce temps est aussi révolu qu’il n’a jamais commencé. Il arrive enfin. Un sourire de soulagement se trace sur mes lèvres : « Te voilà ! » Je lui lance simplement devant l’évidence. « Je commençai à me sentir vieille, ici, toute seule. Maintenant, qu’on est deux, ça va mieux. » Une taquinerie sur fond de vérité. La plupart des gens autour de nous sont des jeunes, avec leurs jargons de jeunes, leurs looks de jeunes, leurs démarches de jeunes…Mon dieu…J’me sens si vieille. « Allez, on entre ! » Je propose sans attendre de réponse. Je ne veux pas hésiter plus longtemps. Ce n’est pas que j’ai peur de ce genre d’endroit, j’en ai juste pas l’habitude. La salle est plutôt animée. Il y a un sacré brouhaha, bien plus que dans le bar près de l’hôpital. Je trouve une table et m’y installe, pas mécontente de m’asseoir. Mes escarpins neufs ne sont pas assez confortables pour tenir debout plusieurs minutes. « Tu crois qu’il faut commander au bar dans ce genre d’endroit ? » Je m’inquiète en observant le comptoir. Je ne sais pas pourquoi je lui pose la question. Je ne pense pas que Frederico soit plus familier que moi avec ce genre d’endroit. Nous sommes deux brebis égarées dans une fosse aux lions.

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Frederico DioliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: BULBI | Somewhere over the rainbow ( le Lun 28 Mai 2018 - 18:39 )


frederico & katerin
Somewhere over the rainbow

Une serviette de bain autour de la taille, je traverse le couloir en direction de ma chambre. Igor est couché sur mon lit, où j’avais posé ma tenue choisie pour la soirée, qui se trouve maintenant sur le sol. Je râle dans un grand soupir, alors que le concerné ne peine même pas m’adresser un regard. Il n’a sûrement pas fait exprès, mais quand même. Il pouvait se coucher n’importe où sur le lit et il décide de prendre le seul bout qu’il ne peut pas. Ces chiens... Je me dépêche à ramasser ma chemise. Ouf ! Elle n’a pas eu le temps de fripée. J’ai du mal avec le fer à repasser, et je n’ai surtout pas de temps à perdre avec ça. Je tenais à ce que cette soirée soit parfaite. Pas que ce soit une occasion spéciale ou un truc du genre, mais j’ai réussi à convaincre Katerin de m’accompagner en boîte, pensant que ça serait cool – pour des vieux. Lorsqu’on m’a parlé de ce bar au boulot, j’étais curieux. Max a dit que c’était l’une des soirées les plus cools de sa vie et lorsque j’ai dit être trop vieux pour ces endroits, il m’a non. Qu’il y avait beaucoup de « vieux » aussi. Je tenais donc à ce que tout se passe bien, que mes idées ne tournent jamais en catastrophe. De plus, j’avais envie de faire différent. J’adore nos matchs de badminton, les soirées ciné et tout, mais un peu de changement, ça ne peut que faire du bien ! C'est vrai que ces derniers temps, je me suis fait un peu plus familier avec les bars, y retrouvant quelques rencards. Mais avec des amis, je crois que ça sera beaucoup plus amusant. Les gars étaient censés être de la partie aussi, mais un devait rattraper du boulot, l'autre avait mieux à faire. Une sortie à deux, ce sera ! Ce n’est que lorsque j’enfile ma chemise qu’une odeur étrange me vient au nez. Je fronce les sourcils, renifle une seconde fois pour la détecter. C’est moi ? Impossible, je viens tout juste de la douche. Je tire le collet de ma chemise sous mon nez et lâche aussitôt prise, un air dégouté au visage, identifiant cette odeur absurde qui habite présentement ma chemise. « IGOOOR !! » Ce dernier débarque du lit d’un bond et quitte la pièce, tête baissée. Il sait ce qu’il a fait, le bâtard ! Déjà qu’il met tout à terre, il se permet de pisser dessus. Ce chien parfois.... J'inspire profondément, reprenant doucement mon calme tout en me débarrassant de la victime du bulldog. À cause de lui, je perds un autre dix minutes à chercher un nouveau haut et essayer de me débarrasser de cette odeur qui ne veut plus quitter mon nez, abusant un peu trop du parfum.

Je me stationne à quelques coins de rue et me mets presqu’à courir jusqu’au fameux bar. J’ai dépassé notre heure de rencontre de quelques minutes, je dois me dépêcher ! Légèrement essoufflé, je retrouve enfin mon amie devant l’entrée, comme promis. « Désolé ! » Être en retard m’arrive rarement. Je suis plutôt celui qui arrive avant et qui doit attendre après tout le monde. Remercions Igor ! À son commentaire, je regarde autour. C’est vrai qu’au milieu de tous ces jeunes, il y a de quoi se sentir vieux. Ils sont où les vieux dont on m’a promis. Max n’est mieux pas m’avoir raconté n’importe quoi ! « Faut pas. Avec cette robe, tu peux facilement passer pour l’une des leurs. Puis-je voir vos pièces, Madame ? » Je plaisante, prenant un air sérieux de portier, la regardant de haut en bas. Et puis, c'est vrai qu'elle porte très bien cette robe. Bon, elle ne passe pas pour une jeune étudiante dans la vingtaine, mais elle est loin de faire ses quarante-huit ans. Pour des fins-quadragénaires, on est bien conservé. Bon, dans mon cas, ça aurait été mieux avec la chemise que j'avais prévu, mais bon... Celle-ci fera tout de même l'affaire. Puis, je me suis rasé la barbe, ça m'enlève un bon cinq ans. « Les femmes d'abord. » Je lui adresse un sourire, lui tenant la porte comme un vrai gentleman pour ensuite la suivre de près. Beaucoup de monde. J'ai quasiment envie de m'accroché à sa main pour ne pas la perdre dans ce petit rassemblement qui se fait à l'entrée. Elle nous trouve enfin une table où on peut enfin se poser. Je me penche vers Kate lorsqu'elle semble me poser une question que j'entends à peine avec le groupe qui crie quasiment derrière moi. « Tu veux aller au bar ? » Je demande en haussant la voix, m'assurant d'avoir bien compris. Je regarde autour, au bar, il semble y avoir beaucoup de monde aussi. Peut-être attendre que ça se calme un peu. C'est alors que mon regard se pose sur une demoiselle avec un plateau en main. « Je crois qu'il y a des serveurs. » Je lève la main à plusieurs reprises, je cherche à attirer l’attention de la serveuse à chaque fois que son regard semble posé vers nous, mais je suis ignoré. Voilà qui est sympathique. Vu le nombre de personnes présentes dans le bar, je la pardonne, mais reste que l’organisation ne m’impressionne pas tellement. « Je vais attendre qu’elle soit plus près. » Je repense à ce que Maxim m'a dit sur le bar, que c'était super « cool ». Présentement, je ne vois pas trop ce qu'il y a de cool. Plein de monde, musique assez forte, service médiocre. Sûrement mon côté vieux qui ne veut pas comprendre. Je me sens un peu mal d'avoir traîné Katerin dans cet endroit qui est loin d'être ce que j'imaginais. Mais après, à quoi m'attendais-je vraiment ? C'est un bar quoi... « En tout cas, ce n'est pas ce soir que je vais trouver l'âme soeur. » Je ris, regardant les filles trop jeunes qui m'entourent. Et lorsqu'elle semble être d'un âge raisonnable, elles me paraissent étranges. Loin d'être mon style. « Un amant, ça te dit ? » Je lui fais un petit haussement de sourcils coquin. Parce que toute femme mariée approchant de la cinquantaine cherche de nouvelles expériences, non ?

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Katerin BoschettiLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: BULBI | Somewhere over the rainbow ( le Mer 13 Juin 2018 - 16:49 )


frederico & katerin
Somewhere over the rainbow

Voir Frederico me soulage. Ce n’est pas dans ses habitudes d’être le dernier arrivé à une soirée. C’est plutôt un homme ponctuel. J’imagine qu’il a eu son lot d’imprévu. Bien que je n’ai pas envie de lui faire des remontrances, je lui exprime tout de même mon malaise face à toute cette jeunesse. Pour se faire pardonner, il me balance un compliment. Il n’avait pas besoin de ça pour que je tire un trait sur son retard, mais c’est toujours bon à prendre. « Tu y vas un peu fort » je lui lance, replaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, un air faussement timide sur mon visage : « Mais je prends ! » Je lâche avec un peu plus d’assurance. Je lui propose de ne pas s’éterniser à l’extérieur et il s’applique à user de sa galanterie.  A l’intérieur, le mélange de brouhaha et de musique nous invite à parler fort, sans se soucier de déranger qui que ce soit. C’est ainsi dans ce genre de lieu. Il Faut mettre sa pudeur de côté et éviter la paranoïa, ne pas s’imaginer que les gens que nous entourent nous écoutent. Je m’installe à une table sans lui laisser d’autre choix. En a-t-on en même temps ? La salle est tellement bondée que c’est une chance de se trouver une place assise. Je m’interroge sur la façon de commander, cherchant des serveurs itinérants dans la salle. Frederico propose d’aller au bar, je secours la tête de droite à gauche avant de crier afin d’être entendu : « Non, Avec ces talons, je préfère être assise là-dessus que sur un tabouret inconfortable. ». La chaise sur laquelle je suis installée me permet d’ôter discrètement mon talon de mes chaussures de manière à les soulager. Je continue à observer autour de nous, ce que fait également mon ami. Si des gens nous observent, ils s’apercevront très vite que nous sommes peu habitués à cet endroit. J’ai presque envie d’en rire. Je pose mes yeux sur la jeune femme qui a attiré l’attention de Frederico et constate, avec lui, qu’elle n’a pas l’air très pressé de nous servir. Lui relativise, moi j’ai l’impression qu’on est le genre de clientèle qui ne les attire pas. Des vieux quoi ! « Ouais… Personnellement, je pensais que nous étions plus proche de la presbytie que cette demoiselle. » Je m’en amuse, prenant la carte des cocktails, faisant mine de m’y intéresser. Mais je suis une femme sans surprise. Kir royal pour la femme banale que je suis. Katerin Boschelli ne fait pas dans l’originalité. En attendant qu’on daigne prendre notre commande, le sujet vire sur les potentielles chances de mon ami à trouver chaussure à son pied. Je suis son rire, laissant mon regard trainer ci et là dans la pièce. C’est vrai que l’ambiance ici est plutôt étrange. Pas un homme ne me partage un sourire lorsque je croise leurs regards. Ils m’ignorent et c’est un sentiment étrange. Je ne suis pas prétentieuse, mais j’admets avoir des échanges avec certains hommes qui me poussent à croire que je suis toujours aussi désirable. Apparemment, pas dans cet endroit. « Ne dis jamais ça devant mon fils. » Je lâche devant sa proposition, avec un éclat de rire. Assise sur ma chaise, je ne cesse de penser à ses sous-entendus que mon fils m’adresse, à cause de l’absence d’un père qui le blesse, et cela me dépasse. Comment mon mari peut-il passer à côté de ses enfants et de sa femme depuis temps d’année. Mes enfants ont peut-être raison. Je devrais peut-être passer à autre chose. Peut-on divorcer après autant d’années d’union ? Encore faut-il avoir perçu cette union. Je n’ai jamais rencontré un couple aussi décousu que le mien. Pourquoi je m’acharne tant à sauvegarder les apparences ? « Il aimerait t’avoir pour beau-père apparemment... » Je lui confesse. «…Ce que je trouve très triste, en réalité. » Mon regard se pose sur la table. A chaque fois que mes enfants me parlent de leur père, je le déteste un peu plus. Je n’ai toujours espéré que le bonheur pour mes enfants et cet homme n’a rien fait pour m’aider. Il n’est un mari, ainsi qu’un père que sur les papiers administratifs. Je soupire et hausse les épaules en plongeant mon regard dans celui de Frederico. J’ai un air peiné en pensant à mon dernier, mais je décide de chasser ces pensées de ma tête. Après tout, ce dernier s’engouffre fièrement une pizza à l’heure actuelle. Je doute qu’il se morfonde. « Donc tu es là pour trouver l’âme sœur ? »  Je regarde autour de moi : « Je crois que tu vas devoir te rabattre sur une petite minettes » Parce que trouver les personnes de notre âge révèle presque de l’impossible.  

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Frederico DioliLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: BULBI | Somewhere over the rainbow ( le Ven 6 Juil 2018 - 5:59 )


frederico & katerin
Somewhere over the rainbow

Moi ? Y aller fort ? Jamais voyons... Demander à ma fille. En réalité, je suis ainsi. Lancer des compliments, c’est tout ce que je fais, même si parfois, ça n’en nécessite pas. Trop gentil, je suis. Mais c’est vrai que pour le coup, j’exagère. Un peu plus, je m’appelle Pluton et elle s’est soleil, et je tourne en orbite autour, louchant sur sa robe, mais je vais m’abstenir. Maïa m’a souvent demandé d’arrêter d'en faire trop pour l’humour. De un, je ne suis pas drôle. De deux, je fais honte. On entre facilement à l’intérieur, pas besoin de se placer en rang, attendant patiemment de se faire dévisager par le portier qui regarde nos pièces un peu trop longtemps. Quoique, je vais être honnête. S’il s’était posé des questions à notre sujet, il y aurait eu un problème. Nous n’avons peut-être pas l’air d’approcher la cinquantaine, mais nous ne faisons certainement pas en dessous de vingt-cinq ans. Nous ne sommes pas des poupées de porcelaine. Les rides commencent à prendre forme un peu partout sur mon visage. J’ai beau essayer de me convaincre à mon réveil qu’il ne s’agit que de simples marques causées par mon oreiller, mais arriver le soir, elles sont toujours là pour me ramener à la réalité : la vieillesse commence à paraître. Ce pourquoi je nous ai donné rendez-vous à ce bar. Prouver que l’âge ne signifie rien. C’est un peu raté. J’ai beau ne rien dire, mais je critique en silence l’endroit, à peine un pied à l’intérieur. Musique forte, beaucoup de jeunes. Certains sont habillés de façons provocatrices, d’autres ne le sont presque plus. Beaucoup de chose en même temps. Mais je garde pour moi. Faut bien lui laisser une chance à cette boîte. « C’est quoi l’idée de mettre des talons inconfortables aussi ? » Je demande, secouant la tête. Les femmes et les talons... Elles les adorent, mais n’arrive pas à leur être fidèle pour une soirée complète. Et c’est pour être plus jolie, ça ne m’aide pas à comprendre le cerveau féminin. Jamais ne me suis-je dit que les talons changeaient tout chez une fille. Qu’elle en porte ou non, sincèrement, je ne vois pas la différence. Peut-être si j’avais un fétichisme de pied, mais là ce n’est pas le cas. Je pouffe de rire à son commentaire sur la serveuse aveugle. Un point pour les vieux. Au moins, ça nous donne le temps de choisir notre boisson. Je pose alors mes yeux sur la carte que tient Katerin entre ses mains, tentant de lire à l’envers les cocktails. Je finis par abandonner, non pas que, comme ma chère amie l’a mentionné, j’approche la presbytie, mais parce que je doute opter pour un de leur choix au nom étrange. Puis, la soirée est encore jeune. Je peux toujours en tenter un - ou plusieurs - plus tard. Ce n'est pas comme si demain nous étions lundi. J’en profite pour regarder autour de nous, pour me rendre compte que ce n’est peut-être l’endroit rêvé pour des quadragénaires. J’en fais part à Kate, plaisantant sur mes intentions et ensuite, les siennes. Vaut mieux en rire, non ? De toute façon, tourner les talons et trouver un endroit plus adéquat pour nous serait prouver que nous sommes rendus de vrais vieux. Ces vieux emmerdants qui se contentent d’une simple partie de solitaire et d’un couvre-feu à vingt heures. « Il serait sûrement le premier à faire la blague. » Après, je ne le dis pas méchamment, faisant critique sur sa vie amoureuse. Ce n’est que des plaisanteries qui en feraient rire plusieurs même. La preuve, je lui en ai arraché un. J’arque les sourcils lorsqu’elle enchaine sur le souhait de son fils, me concernant. Et même si effectivement, c’est triste, ça me fait chaud au cœur de l’entendre. Moi qui a passé ma vie à me demander si j’avais bien fait mon boulot en tant que père, entendre que quelqu’un aimerait bien que je sois le sien, ça ne peut qu’être un gros compliment. « De m’avoir comme beau-père ? » Je fronce mes sourcils, me faisant vexé. Rapidement, mes lèvres s'étirent, y formant un mince sourire. C’est vrai que sa situation n’est pas facile et de savoir que son fils partage le même avis, ça n’aide pas. Comme elle le dit : c’est triste. Sauf que pour le coup, je ne peux rien y faire. Tout ce que je peux faire, c’est lui ouvrir les bras lorsqu’elle en a besoin. L’écouter. J’ai beau me dire qu’à sa place, j’aurai confronté ma femme, mais soyons honnête... Je doute être capable de le faire, si l’occasion se présente présentée. C’est difficile et je le comprends. Au moins, elle a d’autres hommes dans sa vie sur qui elle peut compter. « Il est toujours aussi occupé ? » Ce n'est peut-être pas l'endroit et le moment pour en parler, sachant que nous étions ici pour nous amuser. Mais au cas où elle ait besoin d'en parler, je suis là. Qu'on soit dans un bar rempli de personnes faisant la moitié de notre âge ou non, je vais l'écouter. « Mais tu diras à ton fils que c'est de ta faute. Que t'as loupé tes chances avec moi. » J'hausse les épaules, je ne peux rien y faire. Maintenant, ils nous arrivent souvent de plaisanter sur nos « drames » d'adolescence. La page est tournée depuis un moment, donc, on se le permet. Puis, faut avouer que c'est assez drôle quand même. À cette époque, je pensais vivre le drame de ma vie. Jamais je n'aurais cru que les choses deviendraient plus compliquées qu'elles l'étaient déjà. On change la conversation, la suivante me fait hausser les épaules une nouvelle fois. « Je vais t'avouer que je commence à en avoir ma claque des sites de rencontres. » Sélectionner une femme, composer des messages pourris, les rencontrer. C'est chiant. Surtout que la plupart du temps, elles sont loin d'être comme je l'imagine. En chat, elles sont bavardes, mais dès qu'on se rencontre, je dois tout faire... J'aime parler, mais il y a des limites. Je me saoule moi-même à m'écouter parler. En revanche, je devrais me compter chanceux de ne pas être tombé sur un mec portant une perruque, se faisant passer pour une femme. Si ce jour arrive, j'abandonne les sites de rencontres pour de bon ! « Maïa en serait ravi. » Je lâche, suivi d'un roulement de yeux. « Ça serait lui donner raison. » Toutes ces disputes et ces tensions pour rien. « Puis, draguer une fille ayant presque l'âge de ma fille, non merci ! » Et même si je n'avais pas de fille, je n'en serai pas capable. Enfin, c'est peut-être le papa en moi qui me pousse à penser ainsi et avoir du mal à m'imaginer ce que ça serait si je n'avais pas de fille, mais nah. C'est bizarre. J'ai des amis qui l'ont fait et ça me perturbait à chaque fois. « T'imagines sortir avec un homme plus jeune ? » Sans même attendre une réponse, j'enchaîne : « Je crois pas, non. » Secouant la tête, je réponds à sa place, prenant pour acquis qu'elle pensait comme moi. Puis, enfin, la serveuse se présente à notre table. Il était temps. Mais je fais le client poli, lui cherchant tout de même de bonnes excuses pour le temps d'attente. Je la gratifie d'un sourire : « Une bière pour moi. Kir royal ? » Je demande, le regard posé sur Kate, attendant de voir si elle se conterait de son cocktail habituel ou si, cette fois-ci, elle tenterait quelque chose de nouveau.

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Sujet: Re: BULBI | Somewhere over the rainbow ( le Sam 21 Juil 2018 - 16:59 )


frederico & katerin
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Il est rare que je sorte dans ce genre d’endroit. Normalement, Frederico et moi nous contentions d’un petit match de Badminton ou d’un repas dans le restaurant de notre ami. Alors les tenues sophistiquées restent au placard. Ce soir, c’est un changement de lieu et d’ambiance. La salle est remplie de jeune écoutant la membrane des haut-parleurs vibrer au son énergique de la musique. Alors il fallait que je fasse des efforts de mon côté. Je ne le faisais pas pour trouver un homme, j’en ai un à la maison… Enfin, il a posé sa signature sur un contrat qui traine dans un des tiroirs de notre demeure. Si je me fais belle, c’est avant tout pour moi et pour me rassurer. La cinquantaine approche et dans mon enfance, j’imaginai qu’à cinquante ans nous étions bons pour marcher à l’aide d’un déambulateur, un verre d’eau remplie à la main pour y poser notre dentier en cas de gêne. Alors oui, j’ai besoin de faire opposition à cette image que je me suis faite. Les talons sont une épreuve, mais elle m’indique aussi que je suis bien loin de ce maudit déambulateur. « Je ne vais pas te dire que c’est pour plaire à mon mari, ça fait quatre jours que je ne l’ai pas croisé et encore, il est passé en coup de vent. Mais les talons, c’est un peu la barbe de l’homme. Si tu n’en as pas, t’as l’air d’avoir dix ans. » La comparaison est grossière, mais elle n’est pas si éloignée de la vérité. Alors que nous attendons qu’une serveuse daigne prendre notre commande, nous plaisantons sur nos probabilités à rentrer seuls chez nous. Frederico me propose même, sans trop de sérieux, de se sacrifier pour devenir mon amant. Cela me fait rire, mais je repense à mon fils et aux paroles qu’il a eu ce soir. Si la remarque de mon ami m’arrache un petit rire, je ne m’empêche pas de lui avouer les souhaits de mon fiston, concluant sur la tristesse de cette révélation qui m’a plutôt chamboulé. Encore une fois, il tente d’alléger la conversation, alors j’entre dans son jeu : « Entre autre… » Je le taquine à mon tour, « Mais surtout de vouloir un autre père pour remplacer le sien. Cela dit, je le comprends. » Je n’ai aucun doute sur la façon dont mon fils vit l’absence de son père. Il souhaitait un modèle masculin toujours là pour lui pour lui apprendre à grandir. Au lieu de ça, il s’est forgé avec son oncle et Frederico. Mais me savoir mariée à un homme absent le blesse un peu plus chaque jour, autant que moi. Pourquoi je m’acharne tant à sauvegarder les apparences ? Qui y croit encore ? Mes amis ne connaissent même pas la personne avec qui je suis censé partager ma vie. Et je ne veux pas faire ma langue de vipère, mais est-ce à la femme de gérer la pose de l’asphalte pour accéder au garage ? J’ai failli faire de l’importation de cette matière alors qu’il y en avait, pour moins cher, dans notre beau pays. Mais monsieur était trop occupé avec son boulot pour s’y intéresser. La discussion se dirige sur lui justement et cela de ne me dérange pas d’en parler. Cela fait longtemps que j’ai fait le deuil de mes sentiments pour lui. La seule chose que je regrette, c’est ce manque d’intérêt pour ses propres enfants : « Oui, il passe une, voire deux fois par semaine au mieux. Mais il ne fait vraiment pas d’effort avec ses enfants. C’est quelque chose qui me dépasse. » Il n’a aucune discipline au niveau de son rôle de père. Il est pire qu’un animal. Il est un quadrupède, l’un de ceux qui abandonnent leur progéniture à la naissance pour s’occuper de chose qu’ils pensent plus importante, plus intéressante. Pendant ce temps, mon fils en souffre, il est comme brulé d’un désir d’être différent pour plaire à ce père qui lui est presque inconnu. Mais il est si parfait à mes yeux. Je ne veux pas qu’il se préoccupe du regard de son père. Lui ne vaut pas grand-chose. Frederico me reproche alors de ne pas avoir tenter ma chance à une certaine époque. Je ris à sa déclaration et lui lance : « De ma faute ? Tu te fous de moi ? Si je lui raconte la vérité, il va te haïr profondément. » C’est une histoire appartenant au passé. Mais je me demande ce que serait ma vie s’il avait osé faire la démarche. Après tout, j’étais, à cette époque, sous son charme. Nous n’aurions peut-être pas fait un long bout de chemin, mais je n’aurai sans doute pas fait l’erreur de m’abandonner dans les bras de cet homme qui ne tient pas les promesses qu’il a faites lors de notre mariage.  Nous parlons ensuite des rencontres et des sites prévus à cet effet. Je ne suis pas adepte de ces pratiques et je n’ai pas eu l’occasion de m’y familiariser. Après tout, je ne suis pas une femme libre. Mais il y a un point positif à ces sites, ils ont encouragé Frederico à sortir de chez lui. « Ça te pousse au moins à tenter d’autres sorties. Mais j’avoue que le concept ne me tente pas trop non plus. Tu discutes avec Brad Pitt et tu rencontres le boucher bedonnant du coin. » Je grimace, parce que bien que sympathique, mon boucher n’a rien de sexy, ni même d’attirant. Je plaisante également sur le fait qu’ici, il pourrait trouver une petite jeune. Apparemment, la remarque ne l’enchante pas et lorsqu’il me place dans l’équation, je comprends mon erreur. Mal à l’aise, j’observe le menu quelques secondes. Mais je ne drague pas un jeune, je minaude seulement innocemment devant l’un d’entre eux. Ça n’a rien à voir. « Et pourquoi pas ? Tu ne me trouves pas assez désirable pour intéresser un petit jeune ? » Je fais semblant d’être outrée. Mais il n’en est rien. De toute façon, mon attaque est hors sujet. Il refuse les relations avec un écart d’âge trop important. « Je… » La serveuse fait irruption, me coupant dans mon élan. Frederico prend les commandes pour moi « Oui, je vais me contenter de ce dont j’ai l’habitude. Pas de nouveauté ! Puisque ça semble si mal perçu. » Un petit pique de plus. Mais je lui lâche un clin d’œil pour qu’il comprenne que je ne suis pas pour autant blesser par ses remarques. « Un kir, s‘il vous plait. » Je relance à la serveuse pour clarifier les choses. Je ne veux pas qu’elle se méprenne sur mon attitude. Alors qu’elle s’en va avec la carte, je reprends mon attention sur mon ami et ne compte pas délaisser notre conversation. « Tu crois vraiment que ce serait la fin du monde si un jeune s’intéressait à moi ? Ou que je m’intéresse à lui ? Où peut-être penses-tu que ce n’est pas possible ? » Je regarde autour de nous rapidement et croise le regard d’un jeune homme au bar. Je l’interpelle avec mon doigt. Il n’hésite pas vraiment et vient à ma rencontre. Je lui demande de but en blanc : « Dites-moi jeune homme, seriez-vous réticent à sortir avec une femme comme moi ? Ce monsieur, semble penser que c’est impossible. » Sans doute âgé d’à peine trente ans, le jeune homme me regarde longuement, mais parait légèrement gêné et même incrédule. Il finit par avouer : « Je suis désolé madame, mais vous n’êtes pas mon genre. Vous êtes très jolie et l’âge n’est pas le problème, je vous assure. » Un peu déçue, je me trouve un peu bête. Adieu ma dignité, il est temps de feindre un sourire : « Oh ! D’accord. Ce n’est pas grave. Merci. » Il m’a quand-même fait un compliment malgré un refus. Il reste à notre table et après quelques secondes lâche avec assurance : « Par contre, monsieur répondrait plus à mes critères. » Je suis d’abord choquée et ouvre grand la bouche pour en témoigner, le regard rieur. Puis, je mets la main devant ma bouche, par crainte d’un vrai éclat de rire. J’observe la réaction de Frederico, amusée : « Eh bien voilà, toi qui avais peur de rentrer tout seul. Comme quoi, il ne faut jamais perdre espoir. » Je m’en veux un peu de plaisanter ainsi, à côté de ce jeune homme, qui ne peut pas vraiment comprendre les raisons de cette remarque. Mais il est mignon et plutôt charmant, il ne tardera pas à s’en remettre et trouver une autre personne pour combler sa soirée.
 

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Sujet: Re: BULBI | Somewhere over the rainbow ( le Ven 27 Juil 2018 - 9:28 )


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Somewhere over the rainbow

J’arque les sourcils à sa comparaison, cherchant le lien. Enfin, je crois comprendre, mais j’essaie surtout de voir pourquoi la taille joue sur l’âge. « Donc, en gros, si je me fais la barbe, en plus de mettre des talons, j’ai l’air d’un fœtus ? » Ouaip, j’ai besoin d’un dessin pour comprendre, parce que je ne saisis toujours pas. L’idée me fait tout de même rire, d’où ma question débile. Je lève les yeux au ciel, amusé, sourire en coin aux lèvres. « Dit le que tu veux seulement avoir l’air d’une bombasse. J’te jugerai pas. » Après tout, c’est ce que font toutes les femmes. Elles ont beau le nier, dès qu’elles s’aventurent à l’extérieur, elles se doivent d’épater la galerie. Une des raisons pour laquelle les sessions shopping avec ma fille se font rarement. Choisir une tenue, c’est comme choisir son chemin de vie. Tu ne peux pas te permettre de faire le mauvais. La conversation devient un peu plus sérieuse lorsqu’on plaisante sur de possibles conquêtes. Katerin est mariée et ne se permettrait jamais d’aller batifoler ailleurs, malgré l’absence continue de son mari. Faut dire qu’il m’arrive d’oublier qu’elle soit mariée. Après toutes ces années, je ne connais pas très bien celui avec qui elle partage sa vie et je suis son meilleur ami. C’est là qu’on voit que ce n’est pas normal. Mais bon, certains vivent ainsi et la blonde n’est, malheureusement, pas la première femme se faire délaisser par son mari pour le boulot. Sauf que c’est une chose de délaisser sa femme, mais ses enfants... Je ne pourrais jamais faire ça. Pour Maïa, j’ai sacrifié mes études pour m’assurer d’être près d’elle et ça en a valu la peine. Difficile par moment, enchaînant des boulots merdiques. Mais lorsque j’arrivais à la maison et qu’elle me prenait dans mes bras, heureuse de me voir, je savais que ma place était là, près d’elle. « Ouais, c’est sûr. Vous méritez mieux quand même. » Leurs enfants sont des amours, ils méritent tout de même un père présent, ou du moins qui leur démontre un peu d’attention. Tout comme Katerin. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle est parfaite, mais assez pour qu’on s’occupe d’elle comme il le faut. Dire que des mecs comme lui sont marié alors que moi, qui cri toujours présent, ait du mal à trouver une nouvelle moitié. Bon, je fais mon difficile aussi, je l’avoue. Quand même... Celle que l’on aimerait avoir sont toujours avec ceux qui ne les méritent pas. La vie est ainsi, que voulez-vous. Les gentils perdent toujours. Malheureusement. Je viens plaisanter sur des histoires du passé, lui détendant l’atmosphère en la faisant rire. Je grimace : « Me haïr ? Bah voyons ! Il va surtout me prendre en pitié. T’as brisé mon cœur ! » Je lâche, mimant une mine triste. Parce que, oui, j’étais une victime ! C’est moi le rejet dans l’histoire, non ? J’aime bien le croire, ça me donne l’avantage lorsqu’on revient sur le sujet. Mais à l’époque, c’est vrai que mon cœur fut brisé par celle assise en face de moi. Puis, recollé par la mère de ma fille qui l’a, ensuite, fracassé à plusieurs reprises. Des faux espoirs, j’en ai connu avec elle. Alors, on peut dire que l’histoire avec Katerin, ce n’est rien. Les histoires d'amourettes du passé nous amènent à celles du présent. Sauf pour les rencards ratés que je fais à cause de la brillante idée de ma fille, je n'ai rien à dire de plus sur le sujet. Je pouffe de rire à son exemple, alors qu'une belle image me vient à l'esprit. Ça résume parfaitement. Bien que le problème avec les femmes étaient plutôt leur personnalité et non leur physique. « Entre Brad Pitt et le boucher, le choix n'est pas difficile... Avec les haussements de prix sur la viande, je prend le boucher sans hésiter. » Faut quand même voir les pours et les contres. Brad Pitt est peut-être beau gosse, mais il est toujours ailleurs à embrasser de jolies demoiselles pour la caméra. Le boucher à peut-être un bedon, mais au moins, je suis sûr que personne me le piquera. Pourquoi suis-je entrain de justifier mes choix dans ma tête ? Aucune idée, mais Katerin me fait vite oublier ce à quoi je pensais lorsqu'elle me parle de femmes plus jeunes. Tout de suite, je pense à Maïa. Je ne suis pas Lorenzo, moi. Je me contente de femmes de mon âge, moi. Je lui lance un regard alors qu’elle interprète mal mes paroles. « Rien à voir avec ton physique. » Je lâche, défendant mon commentaire. La serveuse arrive avant que mon amie puisse enchaîner. Tandis que je tente gentiment de prendre sa commande, elle me lance une pique qui fait rouler les yeux. N’importe quoi. Les femmes... On dit un truc et ça déforme tout. La serveuse partie, Kate reprend la parole. Doux Jésus, qu'elle se calme. Je l'ai quand même pas insulté. « Donc, toi tu trouves ça normal ? Tu pourrais sortir avec un mec de l'âge d'un de tes fils sans problème ? » Je comprends l'idée qu'on ne choisit pas qui on aime, bla bla bla, mais il y a des limites aussi... Je fais quoi avec une jeune femme de vingt-huit ans ? Je vais à des fêtes avec elle ? Je lui fais un gosse qui va devoir s'occuper de son vieux père mourant à l'adolescence ? « Tu peux bien être la marraine de Maïa. » Apparemment, j'ai fait le bon choix. Comme on le dit : « Qui se ressemble, s'assemble. » Je pense que le sujet est clos, mais Katerin n'est pas d'accord. Elle interpelle un jeune homme pour qu'il vienne à nous et sur le coup, je ne comprends pas. La serveuse a déjà pris notre commande et je doute que ce garçon bosse ici. Je suis heureux de ne pas avoir ma bière encore, je l'aurais sûrement recraché en écoutant la question qu'elle lui pose. Ben voyons ! « Je n'ai jamais dit impossible ! » Je reste cependant curieux à la réponse du jeune homme. À la réponse du jeune homme, je ne suis pas convaincu. Clairement, il ment pour ne pas la vexer. Ce jeune ne veut pas fréquenter sa mère quoi... Ça aurait dû se terminer là, la question répondue, il peut retourner à son groupe d'ami, mais non. Il ouvre la bouche une seconde fois. Mes sourcils se froncent à ses mots, je tourne la tête pour voir s'il y avait un autre « monsieur » tout près. Mais non. Il parle de moi. Sur le coup, j'ai le réflexe de rire, croyant qu'il s'agit sûrement d'une blague. Un rire qui cesse en remarquant qu'il est sérieux. Eh ben... Je m'y attendais pas du tout à celle-là. Je suis plutôt mal à l'aise et ne sait pas trop quoi faire. Le commentaire inutile de Katerin est de trop, et je ne me gêne pas de lui faire comprendre d'un regard noir. Je dois dire quelque chose, mais rien ne me vient à l'esprit. Ma bouche s'ouvre à quelques reprises avant que je puisse enfin en sortir quelques mots. « Désolé, j'suis pas... J'aime pas... On joue pas dans la même équipe. » Je réussi à dire après avoir hésité d'employer des mots qui pourraient me faire passer pour un homophobe. Ce que je ne suis pas ! Le jeune homme semble confus, mais surtout, il ne semble pas convaincu... C'est alors que je viens poser ma main sur celle de Katerin. « Je veux dire que je suis déjà pris. » Mon regard se pose sur Katerin, en espérant qu'elle ne me lâche pas. Le regard du gars alterne d'elle à moi, mais son air n'est plus confus. En fait, il semble plutôt amusé. « Ahh, je vois. Vous êtes ici pour de nouvelles expériences. » Et parce que je suis con, je ne capte pas tout de suite le sens de sa phrase. Je crois qu'il nous parle du bar, que c'est nouveau pour nous. Alors, je souris, soulager en hochant de la tête. « Exactement. » Je réponds d'un ton enthousiaste. « Les trucs à trois ne sont pas trop mon truc, mais je connais des gens qui voudraient tenter, si jamais. » Choqué, je le regarde un instant. Ai-je bien compris ? Mais je n'ai pas le temps de réagir que ses potes l'interpellent pour ce qui semble être une tournée de shooter. Ils s'excusent auprès de nous avant de nous laisser de nouveau en tête à tête. Mes yeux ne le lâchent pas, toujours aussi choqué. « Qu'est-ce qui vient de se passer là ? » Trop de chose malaisante pour moi en si peu de temps. Mon cerveau n'a pas eu le temps de tout digéré. De l'autre côté de la table, Katerin semble amusé. « Et toi, arrête de te moquer ! C'est pas drôle ! Il nous prend pour des pervers maintenant... » C'est surtout l'idée qu'il va raconter ça à ses potes qui me gêne. Il n'est pas en train de nous pointer du doigt en se marrant, c'est bon signe...

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