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- [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito -

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Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Lun 16 Avr 2018 - 8:32 )
dalia & vito
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Les yeux plissés, le regard analysant l’homme assit face à moi, passant de ses expressions faciales à sa gestuelle pour trouver des raisons de plus pour le détester en silence. Ma mâchoire est tendue, ma bouche prête à s’ouvrir pour rétorquer dès qu’il termine une phrase. C’est loin d’être une compétition, et pourtant, j’ai l’impression que je dois me battre. Avec Alfredo, mes rapports ont toujours été plus difficiles, plus tendus. Je le regarde avec sa belle gueule, ses belles phrases, ses millions de compliments envers ma femme, son regard qui tente de se faire subtil en déviant légèrement vers la poitrine ou le derrière de Dalia lorsque celle-ci ne porte pas attention. J’y ai peut-être porté un peu trop attention, mais puisque je ne peux rien dire, je fulmine dans mon coin – fantasmant sur une confrontation qui n’arrivera probablement jamais. Parce que même si ça me fait chier, je n’ai pas envie de gâcher cette opportunité pour elle. Parce que brusquer l’éditeur de ma femme n’est pas la meilleure solution. Parce qu’elle m’en voudra et que ça pourrait être la goutte de trop qui fait déborder le vase. Parce que ces temps-ci, je suis doué pour me fermer la gueule. Je me contente donc de faire passer le message autrement, gardant ma main sur la cuisse de ma femme, racontant de bonnes anecdotes sur notre couple, pour bien souligner que je suis dans le portrait et que je suis pour y rester. Longtemps. Ce pourquoi je me suis invité à ce diner qui était censé être un simple tête-à-tête pour discuter « boulot ». Ouais, on y croit. Dalia semblait y croire en tout cas. Mais malgré ma présence, l’éditeur ne m’accordait presque aucune attention. Lorsqu’il parlait, il s’adressait à elle et daignait tourner la tête vers moi. Oui, j’ai la haine, mais en même temps... Mon mariage ne va pas très bien, je n’ai pas besoin de lui pour nous aider à couler. On peut clairement s’en passer. Je m’efforce tout de même de paraître sympathique, de sourire, de rire à ses blagues qui, d’ailleurs, sont loin d’être drôle. Blague qui tire un rire à ma femme, qui me surprend à chaque fois. Le trouve-t-elle réellement drôle ou fait-elle semblant par simple politesse ? Ça me semble sincère. Sûrement le fruit de mon imagination, de mes craintes. Si je l’analyse autant, c’est pour me convaincre que je vaux mieux que lui et que je n’ai rien à craindre. Si le bateau Inglese coule, ça ne sera pas à cause de lui.

Sur le chemin du retour, je suis légèrement aigri. Deux heures avec cet homme, c’est trop pour moi. Réalisant que je réagis peut-être excessivement, je ne laisse pas paraître mon mécontentement, cherchant à me changer les idées en parlant de choses plus joyeuses. Après tout, je n’ai aucune raison de me sentir intimidé. Je suis avec Dalia. Nous sommes dans notre voiture en route vers chez nous. Sa main est dans la mienne. Et c’est la bague que je lui ai offerte qui entoure son annulaire gauche. C'est moi qu'elle a choisi d'avoir à ses côtés. En revanche, j’ai beau me sentir confiant (ou presque) face à son éditeur, je me demande si elle s’en rend compte. Parce que bon... Ce n’est pas le gars le plus subtil. Je dirais même qu’il ne se gêne pas trop ou encore, c'est moi qui se fait des scénarios. Si elle savait, elle n'accepterait tout de même pas ses tête-à-tête avec lui ou de rires à ses blagues à deux balles. Non ? À moins qu'elle aime bien... NOPE ! Je rejette cette pensée. Du moins, j'essaie, mais c'est impossible. Je sens que ça va me trotter dans la tête pour le restant de la soirée.  Bref, on arrive à la maison et on s’entend sur le déroulement du restant de la soirée : pyjama et télévision. Très excitant comme vous pouvez le voir. On aime ça. Pas tout le temps, mais de temps à autre, ça fait du bien. Étendue sur le divan, ses jambes sont bien installées sur mes cuisses, je viens doucement les caresser du bout des doigts. Je la laisse en charge de la télécommande, car je n’ai pas la tête à ça. Devant mes yeux déroulent les chaînes, mais je n’y porte pas attention. Je pense et à force de trop penser, je finis par m’échapper. « Il est toujours comme ça avec toi, Alfredo ? » Je tourne la tête vers elle et j’arrête ma main à mi-chemin sur sa jambe avant de préciser : « Je veux dire, à te lancer des roses. » Ça l’air con dit comme ça, mais je me demande, tout simplement. « Parce que, bon... Je doute qu’il en fasse autant par simple gentillesse. » Quelqu’un d’autre l’aurait fait, ça ne m’aurait sûrement pas dérangé. Mais Alfredo... Je préfère rester sur mes gardes.





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Dernière édition par Vito Inglese le Lun 23 Avr 2018 - 4:56, édité 1 fois
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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Lun 16 Avr 2018 - 16:10 )
Une soirée comme je pensais ne plus être capable de vivre. Après notre dispute de la semaine dernière, j’ai fini par me résoudre au fait que Vito ne m’accompagnerait plus pour mes soirées boulot. Qu’il fallait que j’apprenne à séparer la vie privée de ma vie professionnelle là où j’aurais apprécié qu’il en fasse à 100% partie. Parce que ça a toujours fonctionné comme ça. A chaque étape de mon roman, à chaque esquisse, c’est toujours Vito qui a été mon premier lecteur, mon premier supporter et mon premier critique aussi. Vivre cette aventure sans lui c’est… comme si on me retirait une partie de mon rêve. Alors autant dire que je n’ai pas boudé mon plaisir en apprenant qu’il souhaitait m’accompagner à ce dîner avec Alfredo. Déjà, parce que l’homme a tendance à être un peu trop entreprenant quand nous sommes seuls mais surtout parce que ma force sera à mes côtés, parce que si jamais je venais à flancher, je pourrais toujours poser ma main dans la sienne. Très apprêtée – trop peut-être mais j’avoue m’être laissé emporter par l’excitation – je dois bien avouer que la soirée passée est idyllique. Vito se montre bavarde là où il était devenu taciturne et j’en viens même à me poser la question si ce n’est pas juste la foule qui l’effraie ou qui lui pèse. C’est pourtant compliqué de lui porter toute l’attention que je voudrais, devant me montrer professionnelle et répondre à toutes les demandes de mon éditeur, même si cela passe par rire d’une voix de crécelle de manière exagérée. Alfredo aime bien les godiches, paraît-il, et moi, je dois bien avouer que j’ai besoin de me faire aimer d’Alfredo. Mon nouveau bouquin n’avance pas et si je n’ai pas encore tout à fait les patrons aux fesses c’est parce que l’homme en face de moi est bien assez gentil pour faire le tampon entre nous. Toujours est-il que je fais le maximum pour paraître avenante, ignore régulièrement ses coups d’oeils déplacés. Ces derniers temps, dans des moments de faiblesse, je me serais même presque mise à les apprécier, ces coups d’oeils. Non pas que me rapprocher d’un autre homme que mon mari soit dans mes plans – Grand Dieu non, je ne serais jamais comme mon père – mais me savoir désirer avait quelque chose de… galvanisant. Comme si j’avais fini par oublier ce que ça pouvait bien faire. Mais ce soir, Vito est là, parle, fait des efforts… Et j’en viens à me dire que je me suis peut-être inquiétée pour rien, finalement.

Toujours est-il que je suis bien contente de rentrer dans notre cocon, de terminer cette soirée au calme. Après avoir enfiler rapidement un débardeur et un petit short en soie pour être plus confortable, c’est avec grand plaisir que je m’affale sur le canapé en compagnie de mon mari. Certains diraient qu’on fait vieux couple à être là, à 23h30 un samedi soir, à se mettre devant la télévision. Mais c’est le cas, nous sommes un vieux couple et, à mon sens, ça n’a pas toujours valeur de quelque chose de péjoratif. Car j’apprécie aussi ces moments où l’on a pas toujours besoin de se parler, où le contact de sa main qui joue avec mes jambes en les effleurant parvient à lui seul à me satisfaire. C’est ça, aussi, l’amour : ne pas toujours avoir besoin d’en faire des caisses. Mais très vite, Vito rompt le silence et c’est sans hésiter que je me désintéresse de la télévision à la seconde. Alfredo. Oh, voilà un sujet de conversation que je n’ai pas vu venir. « Ah bon tu trouves qu’il me lance des roses, toi ? J’ai pas remarqué. » Bien sûr que si, j’ai remarqué. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que mon éditeur souhaiterait bien m’avoir pour son quatre heure mais j’ai toujours réussi à le remettre à sa place. L’homme ne lâche pas l’affaire, ceci dit. D’un point de vue objectif, Alfredo est très charmant, a d’ailleurs de nombreuses conquêtes et j’imagine qu’il ne doit pas vraiment apprécier qu’une femme ne cesse de lui résister. Les hommes et leur égo, je vous jure. « Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » Immédiatement, je me tends à sa remarque, reprenant mes réflexes de ces derniers temps avec une facilité déconcertante. C’est fou comme il a le don de me donner envie de souffler le chaud et le froid en l’espace d’une seconde. « Qu’un homme ne peut pas être agréable avec moi sans avoir des idées derrière la tête, c’est ça ? Que je suis intéressante pour une partie de jambe en l’air et basta ? » Pour lui prouver mon mécontentement je me redresse et récupère mes jambes que je colle contre moi. J’ai parlé trop vite. La soirée idéale s’envole.
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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Lun 16 Avr 2018 - 23:30 )
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Je ne devrais pas y penser autant que ça, j’en suis conscient. On s’est passé la bague au doigt, on se fait confiance, non ? Ça devrait être simple. Mais non. Les choses ont changé durant ces quatre dernières et c’est devenu compliqué. Elle a eu ce qu’elle voulait et à partir de ce moment, j’ai l’impression de perdre de la valeur. Je ne suis plus la seule bonne chose qui lui arrive et je trouve ça difficile. Maintenant, ils sont beaucoup à l’encourager, la complimenter, la faire sentir bien. Ça me fait chier, je lui fais savoir et je deviens désagréable. Puis, la semaine passée fut la fois de trop pour elle, alors, j’ai décidé de ne plus l’accompagner. Jusqu’à ce que Alfredo décide de lui faire un tête-à-tête et ça, ça ne m’a rien inspiré de bon. Lui qui passe son temps à jouer au bon gars, beau parleur, un peu trop charmeur. Dans les soirées, il est agréable, discute avec tout le monde. J’ai eu peur qu’être seul à seul avec lui, après notre dispute, lui fasse comprendre qu’elle mérite mieux. Argh... Depuis quand c’est moi qui s’inquiète dans le couple ? Avant, j’étais le pilier. Je nous relevais lorsqu’on tombait. Là, je nous laisse sur le sol, faisant comme si rien n'était. Et alors que la soirée s’est bien déroulée. Du moins, elle a passé une bonne soirée en ma compagnie. Je ne peux m’empêcher d’ouvrir ma bouche, risquant de gâcher ce qui semblait être une nuit paisible. J’hausse les sourcils, pas trop convaincu qu’elle soit si naïve. « Des roses, des tulipes, des jonquilles... Il t’offre le jardin complet. » Ce qui n’est pas loin de la vérité. Ce gars, il peut exhausser tous ses rêves en un claquement doigt. J’essaie de lui faire comprendre où je veux en venir, lui ouvrir les yeux. Que ce qu’il offre, ce n’est pas que pour elle, mais pour lui aussi. Peut-être que je me trompe, mais d’après ce que j’ai vu et entendu ce soir, il veut plus que la simple reconnaissance de ma femme. Et si j’arrive à le comprendre en quelques soirées, elle doit l’avoir remarqué depuis un moment déjà. Ce n’est pas comme s’il se cachait non plus. Lui s’affiche et vend son produit, attendant patiemment que Dalia morde à l’hameçon. Tout de suite, elle semble le prendre personnel, reprenant ses jambes à elle. Je soupire, me préparant à ce qui allait probablement suivre. Je lui lance un regard signalant l'évidence à sa question. Je ramène ma jambe sous moi pour lui faire face. Vu ce qu’elle vient d’ajouter, je doute qu’on se contente d’une simple conversation. Tout ce que je voulais savoir c’était si le gars était toujours aussi avenant, je ne pointe personne du doigt sauf Alfredo. Enfin, ce n’est pas mon but. « C’est pas ce que j’ai dit. » Enfin, pas totalement. Je l’insinue peut-être en parlant d’Alfredo qui voit plus qu’une opportunité à faire de l’argent. « Du moins, pas totalement. » Parce que je sais que Dalia est le nouvel atout de la maison d’édition et que ça ne peut qu’être bon pour lui. « J’ai tout simplement du mal à croire qu’il ne s’intéresse qu’à ton bouquin. Que sa motivation première est plutôt tournée vers l'écrivaine et non ses chapitres. » Ce soir était censé être un tête-à-tête pour discuter du nouveau roman de Dalia et pourtant, ils en ont parlé pendant vingt ou trente minutes et le reste était pour monsieur. Je dis ce que je pense, sans vraiment me rendre compte que ce qui dis pourrait être blessant. Mais je n’aime pas savoir que ce gars tourne autour de ma femme, comme ça. « Et toi, tu joues à l’innocente... Tu ris à ses blagues, t’acceptes ses petits tête-à-tête hors-bureau. Tu ne fais que l’encourager. » Je lève les yeux au ciel, démontrant mon mécontentement. Si je faisais la même avec une hôtesse de l’air, j’aurais droit à ça moi aussi. Même pire. Là, c’est elle qui monte sur ses grands chevaux et qui me poussent à faire de même. « Heureusement que j’étais là. » Je n'ose même pas imaginer comment il est lorsqu'ils ne sont que tous les deux.





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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Mar 17 Avr 2018 - 11:26 )
Je m’agace, soupire fortement. Vito semble ne pas vouloir en démordre face à l’attitude de mon éditeur et mes yeux levés au ciel sont un message pour lui faire comprendre qu’il exagère. A peine, ceci dit, mais je n’ai pas envie de lui concéder cette victoire. Si j’en venais à avouer que je sais pertinemment qu’Alfredo me drague ouvertement, ce serait le début des emmerdes. Les explications à donner quant à nos rendez-vous au bureau, les quelques exceptions où nous sommes allés dîner… Mais je ne fais rien de mal, merde. J’aime mon mari, je ne vois que mon mari, je ne jure que par lui. Alfredo n’est rien, strictement rien d’un point de vue personnel… Mais il est tout d’un point de vue professionnel. Alors si je dois le laisser me sourire et me reluquer de temps à autre, tant que je ne lui laisse aucune ouverture de mon côté, où est le mal ? J’ai attendu trop longtemps tout ça. Qu’on reconnaisse mon talent, que quelqu’un m’offre la chance que mes mots soient lus et appréciés par beaucoup d’autre. Je ne peux pas me permettre de balayer ça d’un revers de la main, simplement parce que la tête d’Alfredo ne revient pas à mon mari. Et d’un autre côté, je sais que mes remarques pourraient être bien pires si les rôles étaient inversés. « C’est pas ce que tu as dit mais c’est ce que ça voulait dire. » Et en dehors de l’exemple d’Alfredo qui se révèle être assez vrai, Vito ne se rend sans doute pas compte d’à quel point il me blesse en disant ça. L’idée qu’on ne s’intéresse à moi qu’à cause de ce que je peux bien dégager physiquement. Que la possibilité d’avoir pu publier mon livre ne doit rien à mes qualités d’écrivaine mais bel et bien à ma belle paire de fesse – que j’entretiens en faisant du sport 3 fois par semaine, ne rêvez pas les filles. Ce n’est peut-être pas ce qu’il veut me dire, mais c’est comme ça que ça résonne dans ma tête en tout cas. Il touche à mon égo, le bafoue en s’essuyant les pieds dessus et tout ce qu’il me reste face à ça, c’est lui lancer mon plus grand regard noir. La tempête s’apprête à se déchaîner. « Donc ce que tu veux dire par là c’est qu’il en a juste totalement rien à faire de mon prochain bouquin, c’est ça ? Et tant que t’y es, s’il a publié le premier c’était juste pour me mettre dans son lit, aussi ? » Mon cruel manque de confiance en moi refait surface à la seconde où j’envisage cette éventualité. Après tout, peut-être que c’est vrai, peut-être qu’Alfredo avait été le premier à être surpris face au succès de mon bouquin. Peut-être n’y croyait-il pas du tout dès le départ et y avait vu là une occasion d’ajouter une jolie femme à son tableau de chasse… Est-ce que les compliments de Vito sur mon bouquin étaient là pour ça, aussi ? Simplement pour faire plaisir à la femme avec qui il est marié ? Je doute soudainement de tout, extrapolant les paroles de mon mari. Passant une main sur mon visage pour tenter de reprendre contenance, je lui assène durement une fois que mon regard se repose sur lui : « Tu ne te rends pas compte à quel point tu peux être blessant là, Vito. » C’est ça, il est blessant. Comme je le blesse sans doute par l’attitude qu’il a pu entrevoir lors du repas. Pourtant, ma main n’a pas quitté celle qui était sur ma cuisse de tout le dîner. J’y ai même prodigué quelques caresses, pour lui faire comprendre que je le prenais en compte même s’il m’était difficile de lâcher mon éditeur. Et puis merde, c’est lui que je regarde avec des étoiles dans les yeux pas cet Alfredo ! Mais ça aussi, il ne s’en rend pas compte. « Mais arrête d’en faire toute une montagne, j’ai juste ri à une de ses blagues c’est tout ! Et les dîners avec les éditeurs sont des choses qui se font couramment ! Je ne vois pas en quoi je l’encourage ! » Peut-être qu’à défaut de vraiment l’encourager, je l’entretiens en tout cas. Mais, trop fière, je ne suis pas prête à avouer mes fautes. « C’est pour ça que tu es venu ce soir ? » Je réalise seulement ses intentions sur sa dernière phrase. C’est sa jalousie mal placée qui l’a amené à m’accompagner ce soir et pas sa volonté de me soutenir dans mon nouveau boulot. Rien n’a changé. Et je me prends une nouvelle fois une claque en pleine figure. « J’ai envie d’un verre. » Je ne lui en propose pas un alors que je me lève et file dans la cuisine, fuyant comme d’habitude quand quelque chose devient compliqué. J’ai besoin d’air, soudainement, et l’espace mis entre lui et moi ne suffit pas à me soulager, la première gorgée de Martini que je me suis servie n’y arrive pas non plus. Alors je me décide à revenir rapidement dans le salon, l’amertume collée au cœur. « Tu sais quoi ? C’est bon. C’est la dernière fois que tu m’accompagnes à un rendez-vous de boulot. Tu es libre. » Et moi j’ai le cœur lourd. Enormément.
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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Mar 17 Avr 2018 - 20:37 )
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Avec nos nombreuses disputes ces derniers temps, je devrais faire plus attention à ce que je dis, à ma façon de lui dire certaines choses. Dès que je fais la simple remarque, c’est tout de suite perçu comme une attaque et je dois passer le reste de la dispute à justifier ce que je dis sans vraiment pouvoir parler du problème dont il était réellement question. Ce qui était censé être une remarque envers le comportement de son éditeur à son égard se retourne en une sorte d’insulte envers elle. Alors que non ! Je ne la dis pas inintéressante, du tout. Mais elle veut que je fasse quoi face à un Alfredo aux regards qui louchent un peu trop. Le prendre à la légère ? Me dire que c’est comme ça dans le monde de l’écriture ? Je tente de la rectifier, mais finalement, je m’enfonce un peu plus. À ce point-ci, je devrais simplement me fermer la gueule et laisser tomber. Cependant, je n’ai pas envie de terminer cette soirée sur une dispute. Alors, je peine à essayer d’expliquer. « Non. » je lâche dans un soupir, exaspéré. Faut toujours qu’elle pousse plus loin, qu’elle trouve de quoi me reprocher. « Arrête de déformer ce que je dis ! » J’avoue que j’aurais peut-être dû formuler ma phrase autrement, la connaissant assez pour savoir qu’elle y trouverait des poux. Mais après, à quoi bon ? Peu importe ce que je dis, ça se retourne contre moi et ça la blesse. Ce qu’elle me souligne, d’ailleurs. Je pince légèrement les lèvres, agacé, à mon tour. « Je dis simplement que le gars veut coucher avec toi et que j’aime pas ça ! » Je n’irais jamais à dire que son travail n’est pas assez intéressant, car ce n’est pas le cas. Sinon, est-ce que je serai toujours là à essayer de lui faire comprendre ? Voudrais-je réellement m’engager dans une énième dispute et justification pour un truc auquel je ne croirais pas ? Non... Il n’y a pas que le physique chez Dalia, elle a du talent et Alfredo le voit aussi. À moins qu’il soit vraiment débile et prêt à investir dans une fille pour simplement subvenir à ses besoins. Si c’est le cas, faudrait peut-être l’aviser que les prostitués, ça existe et qu’elles sont là pour ça. Leonardo, son agent, voit bien le potentiel en elle et pourtant, je lui fais confiance. Il semble avoir de bonnes intentions envers ma femme. « Ah bon ? Donc, les éditeurs amènent tous leur écrivaine pour un petit tête-à-tête dans un restaurant chic ? Sympa. » Quoique, je préfère les savoirs au restaurant que chez lui... Pour le coup, je pousse un peu de mon côté aussi. Tout comme son manque de confiance la force à se sentir attaqué par mes paroles, ma jalousie me fait croire que derrière cette petite mise en scène d’Alfredo se cache plus qu’un simple intérêt pour les affaires. « C’est pour ça que tu es venu ce soir ? » J’ouvre la bouche pour la refermer aussitôt, n’ayant rien à répondre à cela pour me défendre. C’est vrai. Et je viens de réaliser à quel point c’était stupide de ma part d’y avoir été pour ces raisons. Dalia est blessée, je me sens coupable. Même si j’avais mes raisons de l’avoir fait, j’ai tout de même jouer un jeu, voilant mes intentions d’un sourire, lui donnant l’impression d’une bonne soirée. « J’ai envie d’un verre. » « Dali... » Mon ton est plus doux, se fait même désolé. Sauf qu’elle n’y répond pas, se lève pour quitter la pièce. « Dalia, merde ! » Elle disparaît dans le couloir. Je laisse ma main tomber durement sur l’accoudoir, venant ensuite la glisser de mon front à ma nuque. J’inspire profondément, cherchant à me calmer. Je déteste lorsqu’elle quitte la pièce comme ça, alors que la discussion n’est pas terminée. Si moi je ne fais pas d’effort pour elle, elle n’en fait pas pour arranger les choses. Par contre, je suis tout aussi contrarié par moi-même. De m'être laisser contrôler par la jalousie, quitte à partir la prochaine Guerre matrimonial. Je suis le premier à râler lorsqu'elle se prend la tête pour rien avec ses insécurités face à notre couple et à elle même, mais lorsqu'elle ne le fait pas, c'est moi. À mon tour, je me redresse, prêt à aller lui parler pour m’excuser afin qu'on ne termine pas la soirée en froid, chacun de notre côté du lit. Sauf que dans la prise de parole, elle me devance, revenant dans le salon dans le même état qu'elle l'avait quitté. Je fronce les sourcils. La semaine passée, c’est moi qui ne voulait plus l’accompagner. Maintenant, c’est elle qui ne veut plus de moi. Tout va pour le mieux... « Je suis désolé ! » Je le dis sincèrement, malgré mon ton qui se voit un peu sec, comme si c'était une obligation. Pas vraiment l’excuse qu’elle mérite, mais dans les circonstances, ça sort ainsi. « Si j'suis venu, c'est parce que j’avais pas envie de te laisser seule à ce "tête-à-tête" avec lui ! » Je grimace à « lui », soulignant que mon problème venait de lui et de cette invitation. Je suis jaloux et je n'ai pas peur de lui dire. Enfin, pas vraiment besoin de le dire, c'est assez clair. Je finis par baisser la tête avant de poursuivre, assumant moins mes prochains mots. « Pas après notre dernière dispute. » Qui était encore de ma faute. En quelque sorte.





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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Mar 17 Avr 2018 - 22:50 )
Peut-être bien que je déforme ce qu’il me dit ou peut-être pas. Ca m’est devenu difficile de sonder les véritables pensées de Vito, ces derniers temps. Jusqu’à il y a plusieurs mois, j’aurais dit sans hésiter qu’il me soutenait, qu’il croyait en moi. Qu’il avait été ma bouée de sauvetage pendant toutes ses années où j’avais galéré à percer dans le métier et qu’il était de loin mon meilleur supporter. Celui dont l’avis surpassait le reste. Et voilà qu’aujourd’hui, je ne sais pas, je ne sais plus. Son désintérêt pour mes soirées, pour ma nouvelle vie soulève tout un tas de questions en moi et je ne suis plus si certaine de l’avoir derrière moi, en toutes circonstances. Et maintenant, la jalousie. D’ordinaire, je crois que ça m’aurait fait plutôt plaisir de le voir comme ça. Pas que j’aime qu’il soit mal mais, dans mon esprit, la jalousie n’a toujours été qu’une manière d’exprimer à quel point on tient à la personne. C’est aussi pour ça que j’ai été affreusement jalouse par le passé. Que je le suis encore, parfois. Parce que je tiens à lui, parce que je l’aime comme une folle. Mais il a fallu que sa démonstration d’affection touche quelqu’un du boulot et ça, ça me met extrêmement dans la panade. J’y vois comme un nouvel obstacle à ma réussite et je trouve que Vito m’en a donné bien trop à franchir ces derniers temps. Qu’attend-t-il de moi, exactement ? « Et quand même bien ce serait vrai, qu’il veuille coucher avec moi, qu’est-ce que ça peut foutre si moi j’en ai rien à faire de mon côté ? » Je lâche enfin une partie de la vérité : quand bien même que ce serait vrai… Bien sûr, que c’est vrai mais ça ne change rien quant à mon positionnement : moi, il ne m’intéresse pas ce gars. C’est quand même tout ce qui compte à la fin, n’est-ce pas ? « Bien sûr que oui, ça se fait régulièrement, des déjeuners ou des dîners travails. » Et sur ça, je ne masque pas la vérité. Je ne compte même plus le nombre de fois où la même situation m’est arrivée avec Leonardo alors pourquoi ça lui pose soudainement problème ? Ah oui c’est vrai : parce que Leonardo ne me veut pas dans son lit, lui. « Tu vas me dire que tu ne dînes jamais avec tes hôtesses de l’air, là ? » Et voilà que je recraches ma jalousie à mon tour, reprenant mes plus mauvais travers. Je n’arrange rien à la situation en prenant la poudre d’escampette, ayant trop peur de ce que m’emporter. Alors que j’hésite un instant à repartir dans le nerf de la guerre, je fais le point dans ma tête sur cette soirée ratée. Encore. J’en viens à la douloureuse conclusion que j’avais faite il y a une semaine déjà mais que j’avais balayé d’un revers de la main à sa proposition : Vito ne doit plus m’accompagner. Je dois me débrouiller seule, et rien que cette pensée me terrifie. Je n’ai pas honte de m’avouer que j’ai besoin de lui, souvent. Trop peut-être. Et à présent, il faut que je m’en passe pour le bien être de ma vie professionnelle : je ne peux pas me permettre un scandale. Pour le bien de notre couple, aussi, j’espère bien que je sois trop en colère sur l’instant pour y penser. Le fait d’avoir été menée en bateau, d’avoir cru trop facilement à cette soirée qui me paraissait idyllique m’irrite. J’ai l’impression de n’être qu’un pion dans cette histoire face à la vaste démonstration de la virilité de mon mari. Les anecdotes qu’il a raconté à notre sujet lors du dîner ne me paraissent plus si mignonnes à présent. Tout sonne faux, à commencer par son « désolé » qui a du mal à passer. C’est juste trop facile, d’autant plus qu’il s’enfonce juste après. « Donc t’es venu pour marquer ton territoire, à la manière d’un chien qui urine sur une platebande, plutôt que de venir pour moi, pour me faire plaisir. Ok, merci pour la confirmation. » J’aurais tant aimé qu’il en soit autrement mais il semble que le vernis autour de notre couple se craquelle de plus en plus. Même Vito craque, montre des signes de faiblesses, là où j’avais toujours été la seule fautive en ce qui concerne les crises de jalousies intempestives. Mais j’ai une excuse : Vito connaît mon histoire. Il sait que l’infidélité de mon père m’a coûté ma relation avec lui et que ma mère a suivi derrière. Lui, pourquoi est-il comme ça au juste ? « Et ça change quoi notre dispute ? » J’avoue que je ne comprends pas très bien et je lui montre en fronçant les sourcils. Jusqu’à ce que je capte enfin. « Oh je vois. Donc, en fait, c’est en moi, en ma réaction que tu n’as pas confiance. » Une dispute est une dispute et, quelque part, je sais pertinemment que de nombreuses autres nous attendent encore. On ne peut pas être heureux tout le temps… si ? Mais voilà qu’à présent, cela finit même par jouer sur quelque chose de plus profond que nos désaccords : la confiance. Le gouffre est peut-être plus grand que ce que j’avais imaginé.
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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Jeu 19 Avr 2018 - 8:15 )
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« Donc, tu connais ses intentions ? » Je m’attarde sur ce détail, au lieu des mots qui auraient dû me soulager. Préférant répondre à une question avec une autre question, car c’est tout ce qu’on sait faire ces derniers temps. Se lancer des questions, trouver les erreurs et le rejeter sur l’autre. On essaie de comprendre ce qui ne va pas dans notre couple, refusant d’avouer nos torts. Cette fois-ci, les rôles sont inversés. La crise de jalousie, c’est moi qui la fait. Moi, qui autrefois était celui qui devait la rassurer, lui répéter que je n’allais pas reproduire les erreurs de son père, que même si elle n’était pas celle qu’elle rêvait d’être, ça me suffisait à moi. Là, j’ai besoin de ça aussi. Car maintenant qu’elle a eu ce qu’elle a eu ce qu’elle voulait, j’ai peur de perdre ma place dans ce couple. C’est con, je sais, mais c’est ainsi. Et des craintes, ça ne se contrôle pas. Malheureusement. Parlant de rôles inversés, elle retourne la situation, comme si je n’étais pas innocent non plus. Parce que, non, on ne peut pas parler de jalousie sans qu’elle ramène les hôtesses. « Ça, c’est différent. » Enfin, pas vraiment, mais à ce que je sache, aucune de mes collègues n’a le béguin pour moi. Et si c’est le cas, je ne le sais pas. Tandis que Dalia, elle sait très bien qu’Alfredo n’est pas indifférent avec elle. Que s'il avait l'occasion, il serait le premier à sa porte. « Si j’ai bien compris, ça te dérange pas que j’aille diner avec une fille qui me veut dans son lit, si c’est pour parler boulot et si j’en ai rien à faire d’elle, c'est ça ? » Elle veut que je me mette à sa place, qu'elle se mette à la mienne alors. Après tout, pour comprendre, faut bien voir les deux côtés de la médaille. Vu notre historique de crise de jalousie, ce n'était pas la mieux placée pour parler et me dire que je m'emportais pour rien. N'ai-je pas le droit de ne pas apprécier qu'un homme invite ma femme à diner pour passer la soirée à la complimenter, lui promettre la lune et loucher sur elle ? La vérité sur ma présence à ce souper sort : m'assurer qu'il garde ses distances, qu'il comprenne que je suis là. Par contre, lorsqu'elle le dit à voix haute et que je vois que ça la blesse que je réalise mon erreur. Que je suis devenu ce que je lui ai reproché être il y a quelques années : Jalouse, possessive... Et dans mon cas, égoïste. Puisque je n'ai pensé qu'à moi dans tout ça, qu'à mon bien. D'ailleurs, lorsqu'elle revient dans le salon, elle ne se gêne pas de me le dire. Elle a raison, je n'ai pas pensé à elle dans tout ça. Sauf qu'au lieu de l'admettre, je me contente de tourner la tête, me passant la main dans le visage. À quoi bon continuer de parler. Je pourrais sortir un « bonjour » et elle trouverait un problème avec ça... Depuis quand c'est devenu si difficile de communiquer ? Nous qui nous connaissons par coeur, il y a des fois où j'ai l'impression de faire face à une étrangère, n'arrivant pas à prédire ses prochains pas et j'ai beau tenter de la guider vers moi, elle ne suit plus mes directions. « Et ça change quoi notre dispute ? » Je la regarde à nouveau, sans rien dire. À vrai dire, je ne sais même pas si ça vaut la peine de l’expliquer. Et honnêtement, je ne sais pas si j’ai envie de lui faire part de mes doutes sur le futur de notre mariage, de nous. Si ça m’inquiète autant, c’est que je tiens une bonne part de responsabilités dans nos récentes disputes et que si un jour, elle en a marre et décide de partir, ça sera ma faute. Alors, je ne préfère pas y penser, ni même partager mes craintes. Car le dire à voix haute serait de confronter cette réalité et ça, je suis loin d’être prêt pour ça. Elle saute à une conclusion, qui d’un point de vue pourrait être bonne, mais c’est plus que ça. J’ai confiance en elle. Je ne dis pas qu’en mon absence, elle en profiterait pour se taper son éditeur. En ce moment, je n’ai pas l’impression d’être une priorité et n’ayant pas l’habitude de ça dans notre couple, je ne le digère pas bien. Je m’entête alors à la suivre à ces soirées et soupers par peur qu’elle réalise que sans moi, elle arrive à être bien. « Oh, puis, laisse tomber, veux-tu. Peu importe ce que je dis se retourne contre moi, autant me taire à ce point-ci. » Vive la communication. Je viens croiser mes bras sur mon torse, secouant la tête. « J’ai pas confiance... Non, mais t’es sérieuse ? C’est toi qui me dit ça ? » J'échappe un rire ironique, me remémorant toutes les fois où la confiance ne semblait pas trop jouer de son côté. Où je devais me battre pour prouver qu'il n'y avait et n'y aurait toujours qu'elle. Bien sûr... elle a droit de faire des crises, mais dès que je montre un signe de jalousie, c’est mal. « Et si j’ai réagi comme ça, c’est que je t’aime et que je veux pas te perdre. Alors, excuse-moi si ça te fait chier ! » Après tout, c'est ce qu'elle devrait comprendre, non ? Que je tiens à elle. Je ne le fais pas par pur plaisir, parce que je m'emmerde et qu'une dispute passerait le temps... Je le fais pour nous, même si je ne pense pas à ce que ça lui fait à elle, ça ne veut pas dire que je m'en fous.





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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Jeu 19 Avr 2018 - 13:30 )
Prise la main dans le sac, sans même m’en rendre compte. Comment ai-je pu laisser échapper une phrase pareille ? Vito ne va pas me lâcher avec ça et, en vérité, si j’étais à sa place je ferais de même. Je sais bien que je ne devrais pas faire ça, me rendre à des rendez-vous professionnels en tête à tête avec ce type au regard lubrique, le laisser observer mes jambes en détails quand je porte une jupe… Mais qu’est-ce que je peux bien y faire, moi, si cet homme me regarde d’une manière que Vito semble totalement oublié ? Je ne peux quand même pas contrôler ses envies, non ? Envies qui, de toute façon, ne sont pas les miennes. Pas une seule fois je n’ai eu un regard déplacé, un geste qui lui ferait comprendre qu’une ouverture est possible. Je me contente d’être agréable, de sourire et d’être polie mais ça s’arrête là. Le charme d’Alfredo n’a jamais eu aucun effet sur moi. « J’ai juste dit que si vraiment c’était ses intentions et bien ça n’a aucune importance parce que ce n’est absolument pas réciproque. » Je tente de noyer le poisson, de ne pas répondre frontalement à sa question en appuyant sur un point essentiel. IL. NE. M’INTERESSE. PAS. Jamais, au grand jamais, je ne ferais subir à Vito ce que mon père a fait subir à ma mère. Déjà, parce que je suis folle amoureuse de lui mais ça, mon père l’était (ou l’est ?) aussi avec ma mère. Mais surtout parce qu’aucun autre homme n’arrive ne serait-ce qu’à la cheville de mon mari. Qu’importe cette crise de jalousie intempestive, cet air absent qu’il prend ces derniers temps avec moi… C’est Vito. Celui qui m’a soutenu dans la tempête, celui qui m’a aimé quand je n’étais encore qu’une pauvre secrétaire dans une compagnie d’assurance. Celui qui a cru en moi et qui me faisait sentir comme la femme la plus extraordinaire du monde même dans mes moments les plus sombres où j’ai douté de nous. C’est à ce Vito là que je m’accroche, désespérément, et qui m’empêche de faire tout écart de conduite. Car ce Vito là, je ne veux pas le perdre. « Et tu peux me dire en quoi c’est différent, s’il te plaît ? » C’est du pareil au même pour moi. L’idée de le savoir en train de dîner en tête à tête avec une de ses collègues de boulot ne m’enchante pas beaucoup. Parce que Vito ne voit jamais le mal, en ce qui le concerne. Il ne se rend pas compte du charme qu’il peut avoir et que les femmes sont parfois bien plus subtiles qu’un Alfredo. Vito est beau, intelligent, drôle, attentionné… Pas de doute que ça doit déclencher des envies chez certaines. « Ouais, absolument, c’est ce que je veux dire. » Sauf que c’est faux, encore une fois. Il faut croire que je deviens de plus en plus forte au petit jeu du mensonge. Je ne peux juste pas baisser les bras, là tout de suite, et lui avouer que l’idée qu’il dîne avec une fille qui le drague me donne juste envie de hurler. Je ne peux pas me permettre de lui dire non plus que, si ça venait à arriver, je me débrouillerais pour trouver l’adresse de cette fille et lui faire comprendre le fin fond de ma pensée et pas d’une manière agréable. On ne drague pas un homme marié, point. Cette alliance au bout de son doigt signifie qu’on s’est fait une promesse, que c’est à moi qu’il appartient… Mais comment puis-je lui dire tout ça alors que je ne suis moi-même pas blanche comme neige dans cette histoire ? Alors je mens, très mal, avant de refermer mes bras sur ma poitrine en même temps qu’il le fait en face de moi. C’est plus simple de lui en vouloir, de rejeter la faute sur lui et il est vrai que quoi qu’il dise, je trouverais sans doute une manière pour le juger responsable. Je suis injuste, irritable… Le fait est que mon livre n’avance pas, que je suis bloquée sur une page blanche depuis plusieurs mois à cause de nos disputes incessantes, du malaise que je sens entre nous, et toute la pression qui s’accumule sur mes épaules est en train de me rendre folle. Mais ça, je ne peux pas lui en parler. Parce que je ne veux pas être de nouveau cette fille minable que j’étais autrefois. « Vito… » Je soupire. La situation est en train de dégénérer, en grande partie par ma faute, mais mon mari trouve quand même le courage pour me dire qu’il m’aime. Après une seconde d’hésitation, où la rancœur de son mensonge m’empêche d’avancer, je décide pourtant de passer outre et de me rapprocher du canapé. Je pose alors mon verre de Martini presque fini sur la table basse avant de m’asseoir en face de lui, tentant de trouver les bons mots, de ne pas me laisser aller à mes mauvais travers. « Tu ne vas pas me perdre, ok ? » Ce n’est absolument pas dans mes plans. Je sais que c’est compliqué entre nous, qu’on traverse une mauvaise passe mais je continue à croire envers et contre tout qu’on va y arriver. Que tout va s’arranger. « Je m’en fiche pas mal d’Alfredo. Il ne m’attire pas du tout ce type. » Même s’il est beau garçon, la personne qui fait battre mon cœur se trouve en face de moi. Pour le lui faire comprendre, je ravale encore plus mon égo pour prendre ses mains entre les miennes. « Mais qu’est-ce que t’attends de moi, exactement ? Que je le renvoie dans ses cordes ? Je peux pas me permettre de faire ça. Ma carrière est foutue sans lui. » Alfredo a énormément d’influence dans le monde de l’édition. Sans lui, plus de romans. Plus rien du tout.
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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Jeu 19 Avr 2018 - 18:21 )
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Je lève les yeux au ciel lorsqu’elle répète sa phrase mettant de l’accent sur la partie importante. Sauf que moi, tout ce que j’entends, c’est une reformulation pour cacher son mensonge et le fait qu’elle continue de prétendre ne rien y voir dans le jeu de séduction de son éditeur m’énerve. Gosh. À quoi bon, faire l’innocente ? Si elle n’a rien à se reprocher, puisqu’elle s’en fout de lui, je ne vois pas c’est quoi le problème... Afin de ne pas y passer des heures, sans arriver à une réponse, j’abandonne. La cause du « Je sais/je sais pas ». Parce que la dispute est loin d’être terminé. Habituellement, elle se termine lorsqu’on a l’impression de ne plus avoir de tort sur le dos, que nos points ont bien été valus, ramenant notre couple vers le bas. Plus les disputes s’accumulent, plus on prend notre place, plus on impose notre version. Si seulement on s’écoutait aussi... Trop fiers pour dire qu’on n’aide pas à la situation, que si ça va si mal entre nous, c’est notre faute et pas les circonstances dans lesquelles nous sommes. « Elles, elles ne veulent pas coucher avec moi ! » C’est simple, non ? Et si c’est le cas, je n’y vois rien et je n’ai rien à me reprocher de faire de faux espoirs ! Cependant, ma jalousie m’aveugle, et les détails futiles sont perçus comme une menace, me poussant à croire que ma femme se laisse amadouer par ce gars. Que si elle dit ne pas savoir s’en rendre compte, c’est qu’elle tente de le cacher. J’arque les sourcils, lorsqu’elle me dit avoir bien compris, comme si je venais d'entendre la pire connerie. C'est quasiment ça en fait. Mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité ou quoi ? Elle pense vraiment que je vais la croire. On n’a qu’à regarder les faits, elle serait totalement contre. « Mais oui, bien sûr ! » Je lâche, sarcastiquement. « Et tant qu’à y être, tu pourras m’accompagner, les regarder me mettre sur un piédestal et me faire la cour. Tu verras, c'est le comble. » Ça me fait plaisir d’entendre les gens admirer Dalia, sincèrement. C’est ce qu’elle voulait et je le voulais pour elle aussi. Mais lorsqu’un gars se permet de le faire après avoir louché sur sa poitrine... L’idée m’enchante moins. Selon moi, c’est normal et elle le sait. Mais bon, elle veut faire son entêter, croire qu'elle a raison et que j'ai tort, même si elle s'est déjà retrouvée à ma place. Sauf qu'au lieu d'attiser le feu, elle en rajoute. Jusqu'à ce qu'elle m'enlève le droit de l'accompagner. À ce point-ci, je ne sais plus quoi dire, je m'enfonce avec mes explications. On tourne en rond plus qu'autre chose et ça m'agace. On ne règle rien et ne règlera probablement rien non plus. Demain sera un autre jour, on va se faire la gueule quelques temps et après ça sera retour à la normal, sans revenir sur le sujet. À moins d'une prochaine dispute. Là, on est doué pour ramener ce qui a été dit lors des précédentes, utilisant nos mots pour s'attaquer. J'essaie de me convaincre qu'il est normal d'avoir des querelles en couple, que c'est comme ça qu'on devient plus fort... Je commence à croire que c'est des conneries. Le mariage de mes parents s'est terminé après de nombreuses années et de nombreuses engueulades. Et ça, ça me fait peur. Va-t-on suivre le même chemin qu'eux ? Non. Contrairement à eux, on s'aime et je crois que ça suffit. Je l'espère... D'ailleurs, c'est ce que je lui dis, justifiant mes actions, poussé par mon amour et mes craintes. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'attendais à ce qu'elle réagisse mal encore une fois, poussé par la colère, mais non. Son ton se fait un peu plus doux alors qu'elle revient face à moi sur le divan. « Je sais... » Parce que le problème ne vient pas que d'Alfredo. Il va plus loin. Ma jalousie n'est pas envers une personne particulière, mais plutôt dû à cette nouvelle vie qui prend beaucoup de place dans notre couple. Mes yeux se posent sur ses mains dans laquelle les miennes viennent trouver refuge, légèrement réconforter par ce contact, mes doigts s’entremêlent aussitôt avec les siens, m’accrochant. Tout comme je tente de m’accrocher à notre couple. Ce que j’attends ? Bonne question... D’un haussement d’épaules et de sourcils, je réponds : « J’aurais préféré qu’il soit moins important pour toi. » Elle dépend de lui pour son prochain livre, pour sa carrière, pour ses ventes, pour tout... Et puisqu'elle tient tant à tout ça, que c'est ce qu'elle veut, elle n'a pas le choix de se mettre de son bord, de le suivre. « Il t'offre ton rêve. » Et je ne sais pas si j'y ai ma place. Un mince sourire cherche à s'accrocher au coin de mes lèvres. En fait, je ne sais pas si j'arriverais à trouver ma place dans tout ça. Depuis la sortie de son bouquin, je suis tombé dans son ombre, n'étant plus le point fort du couple. Je ne suis que son mari, le mec qui pilote des avions... Et cette attention aussi m'effraie. « Et si ce n'était pas de ta carrière, je l'aurais déjà envoyé jouer ailleurs. » Ce n'est pas l'envie qui manque... Même si la Dalia secrétaire d'un bureau d'assurance me manquait, je n'allais pas lui gâcher ça. 





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Sujet: Re: [TERMINÉ] it's like we're scared of getting good • vito ( le Ven 20 Avr 2018 - 16:57 )
Je m’enfonce dans mon mensonge, par pur pêché d’orgueil. Incapable de dire que j’ai tord sur ce coup, que je ne devrais pas me contenter d’être passive et rappeler explicitement à Alfredo que je suis mariée et fière de l’être. Peut-être que je devrais commencer par m’habiller de manière plus discrète, histoire de ne pas tenter le diable, même si sa tenue de ce soir était pour le coup uniquement dans le but de satisfaire mon propre mari. Plusieurs idées pour calmer le jeu en douceur commencent à émerger dans mon esprit mais je les tais pourtant, poussée par la rancœur qui m’empêche de faire amende honorable. Vito est en tort, aussi, ce soir. Sa venue n’était basée qu’à cause de ses idées derrière la tête et bien qu’elles se vérifient en ce qui concerne Alfredo, j’aurais simplement préféré qu’il me le dise. Qu’il m’en parle avant plutôt que de me faire miroiter le bonheur pour finalement lâcher le morceau. Parfois, j’ai l’impression qu’on se cache beaucoup de choses, beaucoup trop. Et que c’est en train de nous consumer à petit feu. « Tu t’es regardé deux minutes ? Bien sûr, qu’elles veulent coucher avec toi ! » Parfois, la naïveté de Vito quant à son charme m’agace au plus haut point. J’en viens à me demander si, quelques fois, il ne s’agit pas là que de la fausse modestie pour que je me sente moins nulle à côté de lui. Mais c’est pourtant le cas. Je ne me suis jamais trouvée à la hauteur de mon mari. « Ouais, ok, je t’y accompagnerais en feignant simplement d’être heureux de passer une soirée avec toi et de t’intéresser à ton travail. » Je ne peux m’empêcher de pointer le doigt sur son mensonge qui continue à me blesser. Le problème n’est finalement pas qu’il soit venu à ce dîner pour surveiller Alfredo mais que j’ai analysé sa visite comme un véritable intérêt à mon boulot. Intérêt qui semble avoir disparu depuis plusieurs mois déjà, lentement, insidieusement, sans même que je ne m’en rende compte au départ. Je ne compte même plus les semaines depuis lesquelles je ne lui ai pas parlé ou fait lire mon nouveau roman en construction. Et ça n’arrivait pas ça. Pas avant. C’est comme si quelque chose s’était brisée sans que je ne parvienne pas à mettre la main dessus. Et j’ai conscience d’être sur les nerfs, avec ce bouquin qui n’avance pas, et que c’est peut-être en partie à cause de ça que je cherche de moins en moins à l’investir dans des lectures de ce que je peux écrire. Parce que je n’écris rien, rien du tout ces derniers temps. Cette peur de l’échec, de ne pas y arriver est en train de sérieusement peser sur mon moral même si je n’en montre rien, me rend aux soirées mondaines avec un grand sourire sur le visage. Je ne peux juste pas lui montrer que je me noie, pas à Vito qui lui réussit toujours tout. La preuve, il réussit même à me calmer en un temps record alors que je l’en pensais incapable. Il sait trouver les mots, quand il faut. Et ce soir, un simple je t’aime suffisait finalement. Demain, ce sera peut-être autre chose. « Je sais. » Je lui répète à mon tour. Bien sûr que ce serait beaucoup plus simple si Alfredo n’occupait pas un tel poste dans le monde de l’édition, et avec de nombreux contacts dans d’autres firmes par la même occasion. Sans ça, je n’aurais même pas réfléchi une seule seconde à mettre ma main dans la figure de ce mec pour quelques regards glissants… Mais dans la vie, tout n’est pas toujours blanc ou noir. Contrairement à dans mes romans où tout est bien plus simple, il faut parfois aller vers des chemins où tout est tortueux pour arriver à notre happy-ending. Et je n’en suis pas fière, c’est certain. « Oui, en quelque sorte. » Mais mon rêve, comme il le dit, j’y tiens. Pas au point de risquer tout ce qu’on a, cependant. Parce que mon tout premier rêve, c’est Vito qui me l’a offert. Une belle histoire d’amour, une vraie, une grande. Une comme n’aurons jamais mes parents qui se sont perdus en chemin. Ca fait affreusement nunuche de dire ça, j’en ai conscience, mais c’est le cas. C’était mon tout premier rêve : de me sentir aimée, écoutée. Et c’est pour ça que je m’énerve tant quand j’ai l’impression que, parfois, il me retire tout ça. Qu’il ne m’entend plus, qu’il ne s’intéresse plus à moi. Sentir le désintérêt dans ses yeux me rend folle. « Ecoutes, si tu y tiens vraiment, j’éviterais au maximum les dîners avec lui, d’accord ? On en restera aux rendez-vous dans son bureau. » Ca permettra déjà un contexte un peu plus professionnel. C’est tout ce que je peux faire. Epuisée par cette dispute, ne souhaitant pas en rester à nos rancœurs respectives, pas ce soir en tout cas, j’utilise ses mains dans les miennes pour me tirer et me redresse pour me poser à califourchon sur lui. Mes mains délaissent rapidement les siennes pour faire le tour de son cou. « On va y arriver, ok ? » Nous deux. On va y arriver. Je ne le dis pas explicitement mais j’ai la sensation qu’il comprend ce que je veux dire. Et je décide d’appuyer mes propos par un baiser dans lequel je mets du cœur. Un contact auquel je m’accroche pour oublier cette dispute et tous les problèmes autour même si je sais qu’il faudra bien à un moment que nous y retournions, pour faire le point. Mais il m’aime. Il m’aime. C’est tout ce qui compte.
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