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- [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Clarizio Entreprises
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
http://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour http://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
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Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
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Sujet: [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel ( le Jeu 19 Avr 2018 - 11:00 )
« Qu’est-ce qu’il attend au juste, tu peux me dire ? » lance-t-il, sèchement au téléphone, ne cachant pas son agacement avec un soupir. Ca change d’il y a quelques minutes, lorsqu’il était avec Teobaldo. Prendre de ses nouvelles lui a fait du bien. Savoir qu’il se portait bien, que retrouver Tosca, avoir une discussion avec elle, lui a redonné le sourire le soulage et il aurait bien aimé prolonger sur ce sentiment de légèreté, mais son père en a décidé autrement, ramenant sur le tapis le service rendu à son ami. Si Demetrio ne trouve aucun intérêt à racheter une petite agence de rencontres, il y en a dans les yeux de cet homme qui se dit être l’ami de son père. Son fils travaille dans cette boîte, abandonne l’idée de faire de grandes études et il aimerait avoir la main sur lui. Ca fait quelques mois que Demetrio a envoyé quelqu’un tâter le terrain, pour ne pas s’en occuper lui-même, trop blasé par les enjeux, mais ça ne semble pas aller assez vite. Pourtant, un contrat de rachat est sur le point d’aboutir… Au plus profond de lui, il est convaincu de faire une erreur. Ce n’est pas dans sa façon d’être d’agir de la sorte, de se servir de son pouvoir pour emprisonner quelqu’un qui ne demande qu’à avancer en faisant ses propres choix, plutôt qu’en suivant un modèle forcé. « Il aimerait être présent au prochain rendez-vous. Il est persuadé de pouvoir apporter de nouveaux arguments. » Et la première chose qui lui vient, c’est un refus, mais il a comme une hésitation. Son père a toujours été là, ne lui a pas tourné le dos, alors lui dire non, c’est comme se donner un coup de poignard. Ca, il en a conscience. Il peut claquer des doigts et avoir ce qu’il désire sur un plateau doré. « Avec tout le respect que j’ai pour toi… Et tu sais à quel point j’en ai… » commence-t-il, en poussant la porte du siège de l’entreprise. Il tourne la tête vers le taxi pour vérifier que sa valide de voyage est bien prise en charge. Avec les nombreuses heures de décalage avec l’Australie, le voyage a été long et il est d’ores et déjà épuisé à l’idée d’enchaîner avec une nouvelle journée de travail. « Si je n’avais pas la certitude que ça présence pourrait créer un véritable conflit pour son affaire, je ne te dirai rien. » Demetrio prend place dans l’ascenseur, sans adresser un regard à qui que ce soit. Une femme présente dans la cabine s’excuse auprès de lui, puis sort, laissant le champ libre. Il la suit des yeux, lâchant un énième soupir à ce comportement fuyard, puis appuie sur le bouton. « Mais il n’a pas son mot à dire pour le moment. » Tant que la signature n’est pas apposée sur le papier, il ne pourra rien faire et Demetrio ne pourra pas l’y aider. Est-ce qu’il le souhaite d’ailleurs ? Ce guet-apens, il n’aime pas beaucoup ça. Se dirigeant dans le hall qui le sépare du couloir menant à son bureau, son cœur se resserre face au silence qui règne. Son père est contrarié, il le sent, alors il entrouvre la bouche, prêt à discuter. « Monsieur Clarizio ? » Son assistante stagiaire se lève, s’appuie de ses mains sur son bureau, mais s’arrête en comprenant qu’il est en communication. Elle n’est pas tombée au bon moment, si bien qu’il lui lance un regard irrité par son intervention. Elle se tait, ne pipe pas un mot et alors que Demetrio s’apprête à reprendre le fil de la discussion, son père lui souffle qu’il a raison. S’il ne s’attendait pas à ce qu’il abandonne aussi facilement, c’est un vrai soulagement. « Je te tiens au courant. » dit-il, alors que son père acquiesce, puis raccroche. Il fait de même, en reprenant son chemin. « Monsieur Clarizio ? » « Plus tard. » Il a besoin d’arriver, de poser ses affaires, mais elle le suit avec ses petits talons qui claquent contre le sol. « Je suis désolée Monsieur, mais… Votre rendez-vous de neuf heures trente est arrivé. » Il s’arrête, se tourne vers elle en jetant un œil à sa montre qui indique 9 heures 32. A sa gauche, se tient une jeune femme assise. L’objet du rendez-vous, il n’en a aucune idée. C’était un peu trop vague, mais ça semblait suffisamment urgent et important pour bloquer un créneau. Du moins, pour son assistante stagiaire qui a oublié de mettre des notes afin de lui donner une idée de ce qui l’attendait. C’est dans ces moments-là où Caterina lui manque, mais il essaie d’être compréhensible en se rappelant de sa maladresse des premiers mois. « Je m’en occupe, merci. » D’un hochement de tête, elle retourne à son bureau, tandis qu’il pose enfin son attention sur cette femme dont le visage lui est inconnu, mais pas la réputation de son nom. « Mademoiselle Saddler ? Entrez, je vous prie. » Son ton est ferme, alors qu’il s’engouffre enfin dans son bureau, fermant la porte derrière eux. « Quel est l’objet de votre visite ? » En quoi peut-il l’aider ? Ou ne pas l’aider ? Alors qu’il lui désigne une chaise près de la table basse en verre, Demetrio lâche sa sacoche sur son bureau. Il déteste avoir l’impression de perdre son temps et dans des moments où il est fatigué, son irritation est décuplée fois dix.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Sam 21 Avr 2018 - 20:44, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel ( le Jeu 19 Avr 2018 - 12:41 )
Scandale. Encore un qui ternit le nom qu’elle porte, Baby. Salissure sur son blaze. Saddler est triste. Saddler dégringole. Encore une fois. Mais cette fois-ci, Saddler est entaché de rouge vermeil. Le sang des victimes de cet employé licencié sous ses ordres. Les doigts se pointent vers elle. Magda devient meurtrière, l’arme dans ses mains ? Le stylo qui a signé le licenciement d’Attilio Beatini. Erreur d’une débutante mal dans ses talons. D’une novice en prise de pouvoir. Elle avait bêtement écouté ses associés, son directeur d’exploitation. Ce n’était que des noms sur du papier oubliant qu’au final, c’était des personnes. Des êtres humains de chair et d’os. De l’argent vital qu’elle leur retirait juste en signant un fichu bout de papier. Incapable de sortir de chez elle pendant les premiers jours, il a fallu trouver la force et le courage quelque part de se jeter dans la gueule du loup, de sortir de sa forteresse. Sur le champ de bataille, les médias ne la rataient pas à coup de micro et de questions aiguisées. Chaque jour l’épuisait profondément mais Magda, elle tenait le coup, faisait bonne figure. En apparence uniquement. Intérieurement, elle hurlait. Suffoquait. S’écroulait. Trop de pression. Trop de reproche. Trop de culpabilité. L’envie de tout arrêter lui a traversé l’esprit. Vendre ses parts dans la société. Se débarrasser de tout ce bordel. Faire disparaître l’Atelier Saddler de la surface de terre. Comme si plus rien n’avait existé. Les actes de son père. Les siens. Magda, elle y a pensé et plus d’une fois ces dernières semaines mais sans jamais mettre son plan à l’exécution. Au contraire, malgré elle, la jeune femme s’est mise à chercher un moyen justement de rebondir. De pouvoir survivre à ce naufrage certain si les choses ne se tassent pas. Si les esprits ne se calment pas. A commencer par le sien… C’est avec une idée derrière la tête qu’elle réunit son équipe comptable pour leur demander de dresser un bilan des chiffres d’affaires ainsi que des bénéfices des  5 dernières années.  Avec son équipe marketing, c’est autre chose. Un dossier en béton sur l’Atelier Saddler : sa ligne de fabrique, la qualité des produits et l’intérêt que la société peut éventuellement apporter dans un partenariat.

Des dossiers d’une dizaine de pages chacun que Magda porte dans sa sacoche comme un trésor. Sa présentation de son argumentaire a été répétée de maintes et maintes fois. Une fois devant Luciano pour qu’il lui apporte son expertise. Une autre fois devant Brandon pour qu’il lui dise avec sa légendaire franchise ce qu’il en a pensé. Si son attitude et son visage montre une confiance en soi sans limite, en elle, tout est bancale. Tout est à deux doigts de s’exploser sur le sol. Femme d’affaire en apparence. Gamine apeurée sous sa couverture en vérité. Si Sahar avait été là … Tout aurait été différent. Rien ne se serait passé comme ça. Sahar, elle aurait su. Elle a toujours su. Mieux que Magda. Ce n’est, de toute façon, jamais bien dur d’être toujours mieux que Magda.  L’appréhension atteint son summum quand la secrétaire l’annonce auprès de son employeur que Magda connaît. Pas personnellement mais de vu, de réputation et de ce que les médias veulent bien dire et balancer. Son visage, par instinct, se ferme dès que Demetrio pose son regard sur elle et lui adresse la parole enfin. Froideur en tout premier rempart, boycottant les doutes qui la prennent d’assaut. Le trac et la peur qui veulent la couler. « Merci » Lâche-t-elle d’un bloc suivant l’homme sans demander son reste. Son cœur s’emballe dans sa petite cage trop petite, comprimée par le stress et l’angoisse. Son regard se pose sur le siège qu’il lui offre mais qu’elle refuse en y posant, non son postérieur mais sa sacoche. Ne pas s’asseoir. Rester debout. Avoir une sorte d’ascendant. De pouvoir et surtout dans son cas de contrôle. « Une proposition de partenariat » Droit à but. Pas besoin de passer par 4 chemins pour se faire comprendre comme lui a conseillé de le faire un de ses bras droits. Pourquoi perdre du temps ? « Pour ne pas vous faire perdre du temps et le mien par la même occasion, mon équipe et moi avons préparé des dossiers qui expliquent tout l’envergure de notre projet. Projet que je vous propose en ce jour » Menton haut, dos bien droit. Ne pas laisser penser qu’elle est là, à faire l’aumône pour que son entreprise reparte de plus belle. Demetrio n’est pas bête et il doit bien être au courant de la situation délicate dans laquelle elle se trouve. Magda a besoin de Demetrio, en tout cas, de ce que sa grande entreprise peut lui apporter mais la jeune femme n’est pas prête à poser un genou pour obtenir cette aide. Pas prête à implorer. Jamais prête à briser sa dignité et son orgueil. Un premier dossier s’extirpe de sa sacoche en cuir. « Le bilan des chiffres d’affaires des 5 dernières années » Tout en posant le dossier sur la table basse, l’ouvrant pour en afficher les données les plus pertinentes et importantes. Magda croise ses mains derrière son dos, le laisse jeter un œil ou pas à ce premier dossier. Ses mains, planquées dans son dos tremblent. Si elle est jeune femme d’affaire, petit poisson dans l’eau, Demetrio est un requin qui est dans ces eaux troubles depuis bien plus longtemps qu’elle. Et qui a une entreprise bien plus grande que la sienne. Des doutes qui l’assaillent, qui lui font penser que c’est une très mauvaise idée d’être ici mais c’est trop tard pour reculer maintenant. « Vous avez des questions, peut-être, Mr. Clarizio ? »
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Demetrio Clarizio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel ( le Jeu 19 Avr 2018 - 16:50 )
Le but cité, Demetrio croise les bras, l’air fermé, appréciant moyennement qu’elle se tienne droite comme un i en lui énonçant un projet qui semble lui tenir à cœur, à elle, pas à lui. Un instant, il se demande même si elle ne se fiche pas de lui, avec sa présomption, son air si sûr de soi, alors que finalement, à bien y penser, ce n’est pas lui qui rampe auprès de l’autre pour demander, ce qu’il considère comme étant un coup de main. Il la trouve presque désagréable, probablement à la hauteur de ce qu’il est, culottée aussi. Et ce qu’il pensait être une mauvaise plaisanterie, semble d’un coup être beaucoup plus sérieux en s’avançant vers le dossier du chiffre d’affaires qu’il feuillette sans trop s’arrêter sur une année en particulier, puis pose une main sur le dossier de la chaise, plante son regard dans le sien, l’observe une longue minute au moins, durant laquelle il attend une suite qui ne vient pas. Elle s’est arrêtée par une question ouverte. « Attendez-vous que je fasse tout votre boulot ? » Irrité, il l’est, un peu plus avec cette visite sans queue ni tête, qui ne lui toujours rien de ce fameux projet qui semble être détaillé dans un de ses fameux dossiers que renferment sa sacoche en cuir. Son ton se veut donc sec, pas fait pour la mettre à l’aise, ou l’inciter à arborer un petit sourire. Il se fiche bien de cette froideur qu’elle dégage, ou qu’elle pense que ce passage dans son bureau en vaille la peine. Lui, tout ce qu’il constate, c’est qu’elle est en train de lui faire perdre son temps, comme elle souhaitait éviter. « Je réitère donc ma question : quel est l’objet réel de votre visite ? Que puis-je pour vous ? » Un partenariat avec son entreprise, il a bien entendu, mais les ateliers Saddler ne l’intéressent absolument pas. Le textile, il n’a jamais pensé faire affaire dedans, ou mettre ne serait-ce qu’un billet dans ce domaine, bien loin des activités dans lesquelles il excelle, ou proches de ses intérêts. La restauration, l’immobilier, ou encore la communication, il y voyait une utilité, un avenir… Sans compter son activité principale qu’est le transport maritime, mais… Ca ? « Vous avez tout de même conscience qu’avec ce qui se passe actuellement, vous êtes dans de beaux draps, et que je n’ai aucun intérêt à m’associer à vous, peu importe ce que vous me proposez ? » dit-il, avec fermeté, afin de lui faire comprendre que si les enjeux sont aussi forts pour elle, ils sont moindres pour lui. Refermant le dossier présenté qu’il glisse vers elle, Demetrio lui indique une nouvelle fois la chaise, mais cette fois-ci, ça sonne comme un ordre, plus que comme une proposition. « Il va falloir être plus convaincante que ça, Mademoiselle Saddler. Asseyez-vous. » Rejoignant son bureau, il saisit son téléphone portable, ainsi qu’un bloc avec un crayon, pour la forme, au cas où il en aurait besoin, bien qu’il est persuadé de n’en avoir aucune nécessité, à part pour gribouiller sur une feuille de papier pendant qu’elle lui citera tout son speech, probablement appris par cœur, ou alors elle sera décontenancée par le ton qu’il prend avec elle. Dans ce dernier cas, il y a ceux qui restent en bégayant, ou alors ceux qui s’en vont, vexés, insultant le PDG de tous les noms d’oiseaux en passant le pas de la porte. Demetrio ignore dans quelle catégorie elle se situe, mais n’attend pas après elle pour le savoir et renchérit : « Présentez-moi donc votre projet, plutôt que de me donner de la nourriture à grignoter avec votre paperasse. Autant que la perte de temps soit utile. » Même s’il le pensait, il n’a pas parlé une seule fois de perte de temps, ne fait que reprendre ses propres termes de manière volontaire, afin de bien enfoncer le clou aussi. Après tout, c’est elle qui vient le chercher, il ne faut pas qu’elle l’oublie.


Demetrio & Magda
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel ( le Sam 21 Avr 2018 - 9:09 )
C’est comme se retrouver au milieu d’un courant, dans une mer déchaînée. C’est comme essayer de se maintenir à la surface. Ne pas sombrer après chaque vagues. Se laisser porter mais jamais se faire ensevelir. Elle bataille Baby. Nage avec peine à contre-courant. Tenter d’échapper à la mâchoire de ce grand requin blanc qui ne la rate pas. La mordant avec chaque phrases qu’il peut sortir. C’est personnel. Ca ne l’est peut-être pas mais l’effet est le même. Pas vrai ? Magda, elle prend tout à cœur de toute façon. C’est assez ridicule et ironique quand on sait comment son cœur est bancal. Instable comme une flamme. Pour l’instant, c’est elle qui s’enflamme. C’est elle qui se fait incendier. Elle n’aime pas son ton. Elle n’aime pas ses manières. Elle n’aime pas sa façon de s’adresser à elle. Au fond, peut-elle le blâmer ? D’être un con, oui mais de se comporter ainsi, non. C’est un homme d’affaire et ne dit-on pas : le temps, c’est de l’argent ? Quel monde de merde. Autant elle adore ce qu’elle fait, autant la métisse déteste cet environnement malsain, cette constante envie et besoin pour certain de dominer et écraser l’autre. « J’en suis fort bien consciente, merci bien » Sort-elle enfin après un long mutisme, gorge sèche. Magda se contient du mieux qu’elle peut. Ne veut pas se montrer odieuse ou insolente. Elle essaie. Si s’asseoir peut y aider, eh bien, asseyons-nous. La brune se pose sur le siège désigné, résignée elle-même. C’était beaucoup trop tôt. Trop tôt de venir se montrer ici. Pas pris assez le temps de remonter en selle, de se consolider plus avant de sauter dans la gueule du loup. Il aurait mieux valu de digérer déjà les derniers événements … Il aurait mieux valu, ouais. Tic nerveux, sa main se passe sur sa jupe, la lisse alors qu’elle est parfaitement lissée. Son regard évite avec soin le sien. Ses jambes n’ont qu’une envie, se tirer de ce bureau sans demander leurs restes. Sa tête aussi aimerait mais entre ce que l’on veut et les responsabilités, il y a toujours un énorme fossé. Pour la compagnie, pour le bien de ses employés, Magda se doit de tenir le coup et avancer… En tout cas, essayer de le faire et si Mr. Clarizio semble lui ouvrir la marche, elle ne croit pas une seule seconde qu’il lui rendra le chemin plus facile. Plus praticable. Ses dents se plantent profondément dans la chair de sa joue un instant, la douleur lui poignarde l’esprit. Fait un électrochoc parmi ses doutes qui la prennent d’assaut. La ramène à se centrer sur le sujet. Sur la situation. Elle, l’antilope, lui le guépard. La douleur pour la rappeler à elle. Reprendre le dessus. Reprendre le contrôle. Inspiration. Expiration. « Nous sommes une entreprise de textile. Jusque là, je ne vous apprends rien. Le produit phare de notre atelier est la dentelle, tissée à la main. Une matière, lorsqu’elle est de qualité comme la nôtre, peut donner un aspect de luxe. Une finition soignée. Ce que je vous propose, c’est un partenariat entre votre entreprise et la mienne. Le lien réside dans les bateaux de croisière que votre compagnie fabrique. Nos produits pourraient faire partie de l’habillement de vos bateaux : parure de draps, rideaux etc… Ensemble, je pense que l'on peut offrir une atmosphère qui plairait aux futurs clients » La parole, Magda semble l’avoir retrouvé mais ce qui lui manque cruellement c’est l’assurance. La conviction. Car derrière son argumentaire ficelé comme un rôti, elle redoute la réponse et la réaction du Clarizio. Si tantôt, la métisse semblait avoir perdu sa langue, là, Magda meuble l’espace temps, gagne en conviction lorsqu'elle part de sa dentelle si chère à son coeur. Qu'elle Balance ses arguments sur la qualité du travail de l’Atelier Saddler. Vend ses produits à renfort de diagramme du marché et autre tableaux ennuyants. La dentelle, sa dentelle. Elle lui est chère. Finalement, la Saddler part elle-même chercher le verdict. Savoir la sentence. La sienne. « Qu’en pensez-vous ? »
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel ( le Sam 21 Avr 2018 - 10:49 )
La catégorie de gens qui prennent sur eux, c’est à celle-ci qu’elle appartient. Demetrio la rejoint, s’assoit sur la chaise en face de la sienne et pose la feuille blanche et son stylo sur la table, tandis qu’il jette un œil à son téléphone portable, pendant qu’elle commence à présenter l’activité de sa société. Un élément qu’il n’ignore pas et qui le pousse à s’occuper en défilant les messages reçus. Un de Teobaldo, répondant au sien. Le suivant de Mila et les deux derniers de son père qui l’interroge de son retour sur Naples, mais aussi sur sa réputation qui semble encore en prendre un coup dans un journal qui a décidé de le mettre en première page, avec ses soi-disant petits secrets. Un slogan comme ils en font souvent pour attirer l’œil et ceux qui s’intéressent à sa carrière tombent dans le panneau. Lui le premier, quand ça concerne sa vie privée. S’il y a bien une chose qu’il déteste, c’est qu’on fouine dedans et à chaque fois qu’il s’aventure dans un article minable, une boule au ventre s’installe, pour en repartir uniquement lorsqu’il est soulagé des âneries dévoilées. Il pose un instant son regard sur elle lorsque ses bateaux sont directement concernés. S’il y a bien un secteur dans lequel il est exigeant, c’est bien dans celui-ci. C’est sa branche principale et l’aspect de ce que lui et sa société construise lui importe énormément. S’il n’est pas contre la nouveauté, s’il trouve même un avantage à travailler avec différentes entreprises, afin de leur faire une publicité pour leur produit de marque, il sait aussi qu’il travaille actuellement avec d’autres personnes qui lui apportent également satisfaction. « Nous sommes en lien avec certains de vos concurrents, qui habillent justement mes bateaux. Pouvez-vous me dire exactement l’avantage que j’ai à vous choisir vous, plutôt qu’un autre prestataire ? » Il n’est pas certain que ce soit une très bonne option. En oubliant la réputation qu’a l’Atelier Saddler, son hésitation est grande, réside dans leur façon de travailler, la solidité de leurs épaules. Et puis, il n’est pas dans le besoin. « Je vais être honnête avec vous. » Comme souvent il l’est. Dès que ça concerne les affaires, Demetrio ne passe pas par quatre chemins pour annoncer la couleur des choses et il a l’impression que s’il pousse le bouchon un peu trop loin en lui demandant des échantillons, ce serait une perte de temps royal. « Quand bien même vous auriez une parure de draps, des modèles sur papier, ou un début de travail, qui soit un peu plus concret, je ne suis pas intéressé. » Etudier ce dossier, alors que sa réponse est toute faite, c’est une perte de temps royale qu’il n’est pas prêt à prendre, ayant d’autres choses sur le feu. L’homme repose son attention sur le téléphone portable et part à lire l’article qui l’intrigue depuis quelques minutes déjà, avant de lui demander : « Il y a à peine deux ans, nous avons lancé un appel d’offres pour la décoration intérieure, mais aussi pour le textile. Pourquoi ne pas avoir répondu à ce moment-là ? » Parce qu’elle reprenait l’affaire ? Ou parce qu’elle n’en avait tout simplement pas envie ? « Il y a des occasions qui se présentent à un moment donné et qu’il ne faut pas rater, Mademoiselle Saddler. » Elle aurait pu la saisir, faire preuve d’audace, mais si ça se trouve, elle n’était même pas au courant de leur besoin de l’époque. Un besoin qu’ils ont régulièrement finalement, puisqu’ils aiment renouveler au minimum une fois par an, histoire d’éviter une sorte de lassitude. C’est un budget qu’il est prêt à mettre. « Vous pouvez remballer votre dossier, je ne l’étudierai pas. » dit-il, en se levant. Il pose ses deux mains sur la table, puis ajoute sèchement : « Et à l’avenir, évitez de dire à un PDG que vous venez chercher pour un partenariat, ou de supposer que ce rendez-vous vous ennuie d’avance. » C’est ce qu’il a ressenti, lorsqu’elle lui a soufflé qu’elle aimerait éviter de lui faire perdre son temps et le sien par la même occasion.


Demetrio & Magda
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Un rendez-vous professionnel ( le Sam 21 Avr 2018 - 13:48 )
Alors que la brune parle, pose ses trippes sur le bureau. Son interlocuteur, lui, pianote sur son portable. Baby se fait force pour ne rien dire. Pour ne pas faire ne serait-ce qu’une once de remarque désobligeante mais sa langue la titille. Elle a envie de lui dire que c’est pas correct comme comportement mais il est roi dans son royaume. Elle sur un territoire hostile alors se la fermer, c’est bien là tout ce à quoi elle doit bien se résoudre. Se taire quand elle a envie d’hurler, c’est une chose que la femme déteste. Au fond d’elle, le feu se réveille. Commence son ascension et brûle tout sur son passage. La colère, en affaire, elle n’apporte jamais rien de bon. Jamais rien. « Bien-sûr que je peux vous le dire. Nous … » Pas le temps de finir sa phrase, qu’il la coupe avec son envie d’honnêteté. Son petit poing se serre sous sa sacoche posée sur ses genoux. Son corps se crispe, attendant la sentence du Clarizio. Redoutant sa réaction mais aussi la sienne de réaction. Dépendamment de sa façon de le lui dire, Magda appréhende son impulsivité. Ca serait très mal vu qu’elle finisse par lui sauter à la gorge ou qu’une gifle se perde comme ça, en chemin. Elle n’oserait pas … Après tout ce cirque, si, en faite. « Soit … » Syllabe seule lâchée de façon abrupt pendant que ses mains saisissent ses dossiers pour les enfoncer dans sa sacoche sans aucune douceur. C’est ça ou attraper son fichu portable et le balancer à travers la pièce parce que le voilà encore à lire quelque chose sur son portable, comme si elle n’existait plus dans la pièce. L’ignorant royalement jusqu'à qu'il daigne reposer son attention sur elle, comme si elle était un bouffon à sa disposition. « Pourquoi ça vous intéresserait ? Retournez donc à votre portable comme un adolescent pourri gâté qui a pas assez reçu de gifle dans sa petite vie » Une bonne raclée, il doit ne pas savoir ce que c’est. Il ne doit pas connaître. Un stage avec sa mère, ça lui aurait remis les idées en tête. Magda, elle n’allait certainement pas lui répondre qu’elle venait de prendre ses fonctions de PDG et qu’elle était tout simplement paumée. Que c’était un univers nouveau et que reprendre les rennes d’une entreprise, ce n’est pas si aisée. Pas avec l’historique de l’Atelier Saddler. Pas avec des hommes machos qui ne voulaient que l’évincer. Elle s’est battue pour avoir ce siège de PDG, elle s’est battue pour y rester. Merde ! A son tour, la brune, fulminante, pose brusquement ses deux mains sur la table. « Vos petites leçons, vous pouvez vous les carrer où je pense. Je n’ai pas besoin de votre petite morale sur la vie ou sur mon comportement. Personne ne viendra me dire ce que je dois dire ou pas à un PDG ou un parfait petit con. Dans votre cas, ca revient au même » Se redressant, son regard se plante dans celui du PDG qui lui fait face. Arrogance dans les iris, la fièvre de la colère. Elle sait qu’à l’instant, tout espoir de partenariat, même dans quelque années est mort avec sa colère qu’elle laisse exprimer sans filtre. Elle commet sûrement là la plus grande erreur de sa vie mais Magda est Magda. A trop se retenir, lorsque ça pète, c’est moche. « Ce n’est pas ce rendez-vous qui m’ennuyait … C’est vous. Vous ne m’ennuyiez pas. Vous m’emmerdiez. Voilà ! Je vous salue pas » Sans demander son reste, sacoche dans la main, Baby se carapate vers la sortie du bureau, prenant bien soin de claquer la porte derrière elle. Une porte qui pourrait très bien être celle de l’Atelier Saddler car les choses vont empirer après cela. « Qu’est ce que je viens de faire ? » Souffle-t-elle une fois dans l’ascenseur. C’est trop tard. Merde. Mais au fond d’elle, malgré les remords et les regrets qui commencent à perler son esprit, elle ne peut nier que ca lui a fait franchement du bien de lui dire le fond de sa pensée. Mais ce maigre plaisir a beaucoup de conséquence. Et sa société, au rythme où les choses vont, elle va devoir se résigner à la perdre. Au final ... Quel piètre PDG fait-elle. Une incapable qui finit toujours à la proie de son impulsivité.

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