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- [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Clarizio Entreprises
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Jeu 19 Avr - 17:01 )
« Vous êtes prête ? » demande-t-il, en jetant un œil à son assistante, avant d’entrer dans son bureau pour y récupérer quelques documents qu’il glisse dans sa sacoche. Il n’est pas bien sûr de pouvoir repasser par là après la soirée qui les attend. Une inauguration d’une exposition qu’il a accepté de financer, pour un artiste indépendant qui souhaite se faire connaître. Il n’a pas été très touché par l’entièreté des œuvres qui lui ont été présenté, mais doit bien reconnaître que cet homme a beaucoup de talent. Qui plus est, il s’est reconnu en lui à ses débuts. Le fait que personne ne puisse l’aider à payer un vernissage parce qu’il est inconnu du public, ou parce qu’on ne croit pas en lui, alors que son coup de pinceau est tout simplement sublime, ça l’a ramené à sa propre expérience, lorsqu’il trouvait face à lui que des portes closes. Demetrio n’oublie pas le passé, ne souhaite pas devenir comme ceux qu’il a détestés par le passé et bien qu’il ne peut pas aider tout le monde, il en aide parfois certains, comme cet artiste. Et c’est donc avec envie qu’il s’apprête à se rendre à son moment, quand une lettre posée sur son bureau l’arrête dans sa précipitation. Demetrio l’ouvre, trouvant à l’intérieur une lettre manuscrite, écrite de la main de sa deuxième assistante qui est là depuis un mois seulement et qui, à travers ses phrases, lui expliquer ne pas être assez forte pour ce rôle. Les deux dernières lignes soulignent clairement sa démission déposée. Si encore c’était la première fois, mais ça lui est arrivé des dizaines et des dizaines de fois. Avant que Caterina n’arrive, rares étaient les personnes à tenir son poste pendant plus d’un an, si bien qu’il désespérait à trouver quelqu’un de compétent et qui puisse tenir la route. C’est la même chose pour la deuxième place. Alors, il y tient à sa Caterina. Si durant les premiers mois, elle a fait preuve de maladresse, elle lui a très vite prouvé être à la hauteur, si bien qu’aujourd’hui, il lui donne des responsabilités sans craindre des oublis. C’est une assistante comme on en fait plus et c’est justement pour qu’elle souffle un peu, aussi pour lui permettre d’être sur le terrain, de voir dans quoi partent les subventions que sa société donne.

Délaissant la lettre sur son bureau, Demetrio sort de la pièce et se tient face à Caterina. « Demain, il va falloir poster une nouvelle annonce. Notre deuxième assistante vient de déposer sa démission. » Ce qu’elle est habituée, elle aussi. Elle ne le voit pas, puisqu’il ne le montre pas, mais il est dépité. Il se sait exigeant, professionnel, ferme, peut-être un peu trop strict et droit sur les bords, trop dans le contrôle, à vouloir que les choses fonctionnent et vite… A donner des instructions sans laisser le temps à une prise de notes, parfois même incompréhensif. Mais il est aussi parfois attentif, dans ses bons jours, patient. Il n’a pas que des mauvais côtés. Tout dépend de son humeur du moment, de ce qu’il a sur le feu aussi. « Vous avez de l’ambition ? » Simple curiosité. La vraie question est : « Comptez-vous me faire faux bond ? » Il a besoin de s’assurer du contraire, même s’il a la conviction que ce n’est pas dans ses projets pour le moment. Il sent qu’elle aime ce qu’elle fait, bien que ce doit être éreintant, à force. Il en demande beaucoup. Beaucoup trop.


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Dernière édition par Demetrio Clarizio le Mer 16 Mai - 15:15, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Sam 21 Avr - 16:03 )

Est-ce si difficile de

travailler pour moi ?

 








Je suis encore installée sur la chaise de mon bureau, alors que j'éteins mon ordinateur. Je dois me rendre à une exposition avec mon patron, monsieur Clarizio. J'admets que cela n'arrive pas souvent, de ce fait, je dois être absolument impeccable. J'ai pris soin de prendre une robe bien sobre, avec toutefois, un manteau coloré. J'ai évidemment des escarpins et une pochette, parce qu'on ne va pas à une exposition avec un sac à main. Une fois que j'ai éteins la lumière, je ferme la porte de mon bureau. Monsieur Clarizio me demande si je suis prête, évidemment, toujours. Je souris alors qu'il me regarde à peine, il se rend à son bureau une dernière fois. Je l'attends durant quelques secondes, puis elles se transforment en minutes. Je me demande bien ce qu'il fait, ce qu'il se passe. Monsieur Clarizio, est très professionnel, très exigeant aussi, en fait, il a toutes les qualités requises pour être un excellent PDG. Les « défauts » que les personnes perçoivent en lui, sont à mes yeux des qualités, puisque s'il n'était pas ainsi, il ne serait pas à la place où il est aujourd'hui. Je suis très admirative de son parcours, puis il m'intimide aussi, mais je suis très heureuse d'être son assistante. Puis j'ai besoin de m'occuper, j'ai besoin d'être indispensable ainsi que d'exister à ses yeux. Je me pince les lèvres alors que je l'attends toujours, quelque chose doit clocher, c'est certain. Cela ne peut pas venir de moi. Je sais tout ce que j'ai fait aujourd'hui, ainsi que les jours précédents, je ne fais plus aucune erreur, puis je suis extrêmement exigeante avec moi-même. Si au début, j'étais assez maladroite, j'ai toujours désiré réussir, j'ai toujours voulu m'accomplir et j'ai su le faire ici. Alors que je m'apprête à la rejoindre, il revient et se poste devant moi. Alors que je le fixe sans même poser de question, il finit par parler. Quand il me dit qu'il va falloir faire une nouvelle annonce pour débusquer une nouvelle assistante stagiaire, je ne suis pas surprise, pas du tout même. Apparemment, la jeune femme qui devait alléger mon travail à déposer sa démission. En même temps, je devais repasser derrière elle en permanence, alors dans le fond, je me sens soulager. Bien sûr, cela ne va pas être facile de trouver une nouvelle personne, mais je suis certaine qu'un jour, on finira par trouver une pépite. En même temps, je me dis que je pourrais me charger de tout, puisque c'est ce que je fais de toute façon. Je dois m'occuper l'esprit qui plus est, mais ça, mon patron ne le sait pas. Je ne lui ai jamais fait part de ma vie personnelle, de mon passé, du fait que mes parents m'ont mis dehors, d'ailleurs, personne n'est au courant, même mon amie de toujours chez qui j'ai dû me réfugier pour avoir un toit au-dessus de la tête. Elle croit que je suis partie de mon propre chef, alors que ce n'est pas le cas. Quand il me demande si j'ai de l'ambition, je n'ai pas le temps de répondre qu'il me pose une nouvelle question, bien que la réponse soit évidente. « Vous savez très bien que je ne compte pas partir monsieur Clarizio. » Ce qui est vrai, sérieux, ainsi que sincère. Quant à l'ambition ? Je suppose qu'il n'a pas besoin de réponse à ce sujet. « Je ferais l'annonce lorsque je rentrerais chez moi et je la posterais demain. » Oui, il m'arrive de travailler très tard, même durant la nuit. Je dors peu certes, mais je n'ai pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil de toute façon. Alors qu'il me fixe toujours, je sais qu'il doit se sentir « atteint » d'une certaine façon, parce que ce n'est pas la première lettre de démission, puis, cela ne sera pas non plus la dernière. « Monsieur Clarizio, sincèrement, vous n'êtes pas obligé de recruter une nouvelle personne. De toute façon, je devais toujours passer derrière elle, ce qui fait que j'avais de toute manière une surcharge de travail en plus. » Une fois encore c'est vrai, puis, soudainement je me demande s'il ne veut pas une seconde assistante parce que je ne le comble pas tout à fait finalement.

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Se donner corps et âme dans son travail n'est pas anodin. Certaines personnes ont besoin de travailler pour oublier leur passé, ne serait-ce que quelques heures. Le fait est que lorsqu'on se retrouve seul, on boit pour ne plus y penser. Quand on manque d'affection ou d'amour, on a besoin d'exister à travers le regard des autres... Du moins, c'est mon cas.
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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Lun 23 Avr - 0:45 )
« Nous ne sommes jamais sûr de rien. » Qui sait, aujourd’hui, elle peut avoir envie de rester et demain, peut-être qu’une nouvelle occasion se présenterait à elle. Il peut comprendre. Etre assistante, ça ne convient pas à tout le monde. Il y a mieux comme job de rêve. Pourtant, c’est valorisant de tenir aussi longtemps dans une si grande entreprise que la sienne. Ca prouve bien que Caterina est compétente, qu’elle peut supporter bien des choses, prendre des initiatives, être à la hauteur. Elle pourrait passer n’importe où après ça et bien qu’il serait déçu de ne plus l’avoir à ses côtés, n’hésiterait pas à lui fournir une lettre de recommandation. Elle fait du bon travail et lui mettre des bâtons dans les roues serait malhonnête de sa part, et cruel. Il est cependant soulagé des réponses apportées, n’en attendait pas moins d’elle qui compte tout prendre en main dès demain. Il n’a même plus besoin de lui expliquer ce qu’il attend du poste. Il suffit qu’elle reprenne l’ancienne annonce pour la poster de nouveau en ligne, sur leur site. « J’ignore si c’est honorable de votre part, ou inconscient. » Elle souhaite lui venir en aide et il en a conscience, mais il y a des choses à prendre en considération et qu’elle semble oublier sur le moment. Replaçant correctement son nœud de cravate, Demetrio lui désigne d’un signe de tête le couloir dans lequel il commence à s’engouffrer. « Si je vous demande de former une assistante, c’est pour qu’elle puisse vous remplacer lors de vos congés, pour que vous ne soyez pas clouée à votre bureau à longueur de journée, toute l’année. » Et elle sait que ce n’est pas raisonnable de ne pas se reposer. Qui plus est, elle peut tomber malade. Tous les scénarios sont possibles. Alors, certes, ce n’est pas évident et il comprend sa contrariété, à devoir toujours redire les mêmes choses, réexpliquer ce qui devait être acquis, tout comme il est éreinté de toujours recevoir une nouvelle personne pour le même poste, mais c’est comme ça. C’est malheureux. Il espère cependant qu’un jour, il aura droit à une deuxième Caterina, ou à une personne tout aussi compétente. Homme, femme, peu importe, tant que le travail est bien fait, même s’il est évident qu’il ne donnera pas sa confiance en un claquement de doigts, comme il l’a fait avec la petite brune. Elle, elle a su faire ses preuves, montrer qu’elle souhaitait garder le poste, se l’approprier, y mettre sa petite patte. « En parlant de congés, vous comptez en prendre dans les futures semaines ? Il faudrait que vous me donniez votre planning des deux mois à venir, ça m’arrangerait beaucoup. » Il n’aime pas se projeter, n’y arrive pas dans sa vie personnelle, mais dès qu’il s’agit du travail, il n’a d’autre choix que de voir plus loin, sans avoir la certitude de pouvoir être présent. Toujours cette même peur de ne pas se réveiller le matin, d’être rattrapé par ses problèmes de santé, par ce cœur qui fonctionne bien, mais pour combien de temps encore ? En appuyant sur le bouton de l’ascenseur, Demetrio prend enfin une seconde pour observer la tenue de la jeune femme qu’il n’est pas habitué à voir vêtue autrement qu’avec des tailleurs ou autres vêtements prévus pour son emploi. « C’est parfait, ça. » Ca ressemble à un compliment. Il n’aime pas en faire, notamment parce que ça ajoute une proximité qu’il ne souhaite pas voir exister. Toujours prendre un peu de distance avec ses employés et c’est ce qu’il s’efforce de faire, même si avec elle, c’est toujours difficile. Le fait est qu’il se sent proche d’elle malgré tout.


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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Mer 2 Mai - 2:48 )
Monsieur Clarizio ne sait pas à quel point j'ai besoin de ce travail. Après tout, je ne me confie pas, je reste très vague sur mon passé. Je ne parle que des études que j'ai poursuivis ainsi que les quelques jobs que j'ai dû faire pour en arriver à ce poste que j'aime : être l'assistante du très grand et charismatique monsieur Demetrio Clarizio. Je ne suis pas vexée lorsqu'il me dit que l'on est jamais sûr de rien, seulement, j'admets que c'est assez difficile pour moi de former une tierce personne pour me remplacer au cas où… On ne sait jamais, on pourrait tomber sur une perle, une personne brillante qui me mettra dans l'ombre et qui prendra mon poste et ma place dans le cœur de monsieur Clarizio… Je crois que c'est surtout pour cette raison que je ne supporte aucun stagiaire, tel qu'il soit. Bien sûr, je dois exécuter ses ordres, alors oui, je vais remanier quelque peu l'annonce et m'en occuper demain très tôt dans la matinée. Je pousserais bien un soupire, mais je ne me le permets pas, je suis toujours impeccable dans mon travail, mais également lorsque je dois sortir au bras de mon patron. « Je m'en occupe. » Je dis simplement afin que le sujet soit clos… Malheureusement, ce n'est pas le cas. Monsieur charismatique m'explique le pourquoi. Je me sens sotte évidemment, parce qu'il a raison tout simplement. Je ne suis pas invincible, d'ailleurs personne ne l'est, seulement, je voudrais l'être pour lui, pour cet emploi que j'affectionne tant. Quand il me dit que je ne peux pas rester au bureau à longueur de journée, bien que je le fasse, il ajoute que je ne peux pas le faire toute l'année sans la moindre pause. Je comprends ce qu'il me dit, toutefois cela me frustre, parce que je voudrais que cela soit le cas, je veux être irremplaçable à ses yeux, plus qu'aux autres. Alors, je ne pipe mot, n'osant pas poser mon regard sur lui, préférant même regarder mes chaussures, à l'image d'un enfant qui se fait gronder. Il ne comprend pas que la vérité est toute autre, puisque je ne désire qu'une chose : être la seule à ses yeux à abattre ce travail colossal qu'il me donne, sans une once de fatigue, sans un besoin irrémédiable à prendre des pauses. Quand il me demande si je compte prendre un congé pour les mois à venir, je continue de marcher à ses côtés, afin de rejoindre l'ascenseur. Bien sûr, tout le monde voudrait aller en vacances en juillet ou août, mais ce n'est définitivement pas mon cas. Puis où pourrais-je me rendre ? Je n'ai pas de famille et je n'ai pas énormément d'amis alors partir seule ne m'enchante pas, bien au contraire. « Je ne compte pas prendre de vacances durant les deux prochains mois. » Nous pénétrons dans la cabine d'ascenseur, je le laisse appuyer sur le bouton quand il s'adresse à moi. Je suis surprise. « Merci. » Je réponds tout bas, sachant qu'il m'entend. Bon, il ne m'a pas dit que j'étais jolie ou quelque chose dans ce sens, bien qu'il a tout de même glisser le mot « parfait ». Je pourrais lui dire qu'il est très beau, très classe aussi, seulement, ça serait déplacé et je n'ai pas envie qu'il y ait un sentiment de gêne entre nous, alors je me contente de regarder droit devant moi. De toute façon, monsieur Clarizio n'a pas besoin de moi pour savoir qu'il attire le regard de toutes personnes le croisant, alors c'est inutile, puis je rougis déjà assez, alors je préfère ne pas croiser son regard pénétrant, parce qu'il est bien trop difficile de s'en défaire une fois qu'on y a plongé.
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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Dim 6 Mai - 19:49 )
« Merci. » Il est soulagé qu’elle lâche le morceau maintenant, qu’elle ne leur fasse pas perdre plus de temps avec un argumentaire qui lui aurait desservi. Demetrio est conscient que le travail réalisé est fulgurant et sait que tout ce qu’il lui demande à présent sera bien fait. Caterina s’est transformée en vraie machine de guerre, si bien qu’elle ne semble plus avoir la patience pour être deux. Sauf qu’en tant que patron, il y voit un avantage. Tout au long de l’année, il est dans le besoin, doit pouvoir avoir une personne qui lui répond et la petite brune, il faut bien qu’elle prenne quelques jours de congés afin de se reposer un peu. Si elle est compétente, qualifiée, il n’oublie pas qu’elle est aussi humaine et que ne pas penser boulot fait parfois du bien. S’engouffrant dans l’ascenseur, son visage fermé n’indique pas sa surprise. Pourtant, il l’est. « Vous comptez m’assister ces deux mois d’été ? » Comme l’an dernier, il sera plus sur les quais que dans son bureau. Travailler sur la charpente, en plein soleil, est nettement plus agréable qu’en hiver, mais c’est aussi éreintant. Le soleil tape dure. Néanmoins, à chaque fois qu’il travaille sur les bateaux, il le voit comme une récompense. C’est sa passion, son activité principale et tout le temps qu’il gagne, c’est du temps qu’il donne à la construction navale. Que ce soit sur les chantiers, ou sur papier, dès que ça concerne les bateaux, il en est ravi. « Je me rappelle vos débuts dans ma boîte. Si on m’avait dit que vous deviendrez aussi exigeante avec vous, que je peux l’être avec mes employés… » Et soi-même. « Je n’aurais pas forcément douté… » Parce qu’il croit qu’on peut être maladroit, comme elle l’a été et s’améliorer. C’est en pensant aux chances qu’on ne lui a pas donné, à ses preuves qu’il aurait aimé faire dans la vie active, qu’il n’a pas hésité bien longtemps face à son assistante qui, à l’époque, en voulait déjà. « Mais ça m’aurait surpris. » Les gens changent, évoluent. Lui, il n’a pas toujours été comme ça. A se mettre la pression, certainement, à être sec et à bondir aux erreurs qui l’agacent, ou dès qu’on lui tient un peu trop tête, absolument pas. Avec le temps, Demetrio est devenu plus ferme, semble même insensible aux yeux de ceux qui le côtoient au quotidien. Rares sont ceux à l’avoir vu sourire, ou entendu rire. Le PDG effraie, en impose. Il faut avoir les épaules pour le supporter, pour travailler avec lui, ce qui explique qu’il a toujours une deuxième assistante qui prend ses jambes à son cou. Avec une Caterina qui guette tout, qui plus est, ce ne doit pas être tous les jours facile. « Très bien. » Il n’insiste pas, la laisse gérer son temps comme elle le souhaite, mais il s’interroge tout de même. « Vous comptez en prendre pour les fêtes de fin d’année au moins ? » Il la croit capable de tout, même d’y renoncer. L’an dernier déjà, elle était collée à son bureau comme un chewing-gum à sa chaussure. Les portes de la cabine s’ouvrent sur le hall du bâtiment et il en sort aussitôt, saluant les deux hôtes d’accueil qui se trouvent encore là, avant de sortir enfin des lieux. Camillo, son chauffeur, est là, se présent à eux en ouvrant la portière arrière, pour Mademoiselle Caterina.


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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Lun 7 Mai - 1:10 )
Je ne comprends pas l'intérêt que monsieur Clarizio me porte. Il ne sait pas grand-chose sur mon passé et c'est très bien ainsi. Je ne veux pas parler de mon enfance, ni même de mes soit disants parents et ce n'est pas à cet instant, dans cet ascenseur que je vais me livrer. Pour être franche, cela me met mal à l'aise, mais heureusement, je l'accompagne pour un vernissage et nous passerons à autre chose, à d'autres sujets qui ne se porteront plus sur ma personne. J'ai la sensation qu'il est surpris alors que je lui annonce que je ne prendrais pas de vacances pour passer l'été je ne sais où. Je voudrais bien lui dire que je n'ai personne, peu d'amis et pas de famille, mais je ne veux pas en parler. J'ai Isadora, mon amie de toujours, seulement, elle a accepté de reprendre l'entreprise familiale et je ne pense pas qu'elle trouvera le temps pour prendre quelques semaines. Je ne pense pas qu'elle aura ce luxe. Puis il y a ses parents, qui me considèrent comme leur fille. Seulement, ils me surprotègent et je déteste ça. Chaque fois que je suis partie avec toute la famille de mon amie, je n'ai jamais rien payé, et avec l'âge cela devient gênant. Je ne veux pas qu'on ait pitié de moi parce que mes parents ne m'ont pas assumé, puis surtout, je crois que je le refuse également par fierté. Je me refuse d'être aimé, parce que je n'ai pas reçu l'amour de mes parents, et c'était tout ce que je désirais. Cela n'a pas été le cas, et même si je tiens aux parents d'Isadora, je pense qu'ils ont déjà assez fait pour moi. Sans eux, je ne serais plus là, ou je serais sans domicile et je ne les remercierais jamais assez. Seulement, je pense que je dois leur rendre la pareille. Ils n'ont plus à gaspiller de l'argent pour moi.
Finalement, je pose mon regard sur mon patron, puis je lui réponds : « Oui, je serais présente en juillet et août, je ne prends pas de vacances à cette période de l'année. » Je ne veux pas ajouter que ça a été le cas l'année précédente, de toute manière il doit le savoir, rien ne lui échappe. Lorsqu'il me parle de mes débuts dans sa boite, je préfère regarder mes escarpins plutôt que d'affronter son regard. Je rougis déjà, alors qu'il me fait une sorte de compliment, du moins je crois. Monsieur Clarizio n'est pas du genre à faire des éloges à ses employés. C'est pour cette raison que je suis à nouveau surprise. Je ne sais pas ce qu'il a mangé ou ce qu'il a bu, mais il me semble que c'est la seconde fois depuis que nous sommes dans cet ascenseur qu'il me dit des choses gentilles. J'ai bien envie de plaisanter en lui demandant si je vais mourir ou s'il a bu, mais il s'agit de mon patron alors je m'abstiens. De ce fait, je ne sais pas quoi répondre à ces phrases, parce que je n'y suis pas habituée. Fort heureusement, nous en revenons au sujet de l'annonce pour une nouvelle assistante, mais surtout nous y mettons fin. D'ailleurs, cela me rassure, je respire à nouveau. Je n'ai pas envie d'avoir une petite nouvelle ou un petit nouveau à former, mais je dois l'accepter. Je vais devoir composer avec, je n'ai pas le choix. Bien sûr, je pourrais être souffrante, seulement j'aime travailler seule, mais une fois encore, je n'ai pas mon mot à dire. Je souhaite seulement que la ou le prochain assistant ne va pas prendre ma place en travaillant mieux que moi puisque je me donne corps et âme pour la société de monsieur Clarizio. Je préfère laisser ses pensées négatives de côté quand il reprend et que sans le savoir, il touche un point sensible : les fêtes de fin d'année. J'ai la nette sensation que mon visage devient livide, alors qu'un rictus désagréable naît sur celui-ci. Je ne sais pas quoi répondre, je suis prise au dépourvu parce qu'effectivement, je n'ai rien à faire, rien de prévu, si on met de côté l'invitation d'Isadora et sa famille qui désirent que je les passe avec eux. Seulement, je suis bien trop morose et triste durant les fêtes pour accepter. Je ne veux pas les peiner, je ne veux pas qu'ils se rendent tous compte à quel point je souffre de cet abandon, alors, je donne toujours comme excuse que monsieur Clarizio a besoin de moi. Du coup, j'avale difficilement ma salive, alors que je lui réponds sans même le regarder. « Je ne sais pas encore. Je vous tiendrais informer. » Je n'ajoute rien de plus, alors que les portes de l'ascenseur s'ouvrent enfin. Souriant aux hôtes d'accueil, nous quittons le hall. L'air frais me fait frissonner alors que je m'engouffre dans l'habitacle de la voiture de luxe de mon patron. « Je vous remercie. » Je dis simplement au chauffeur qui m'a ouvert la porte, alors que je prends le temps d'attacher ma ceinture de sécurité.  


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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le Mer 16 Mai - 15:14 )
Demetrio prend note, acquiesce d’un signe de tête sans rien ajouter de plus. Les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur eux et silencieux, l’homme s’avance vers la sortie du bâtiment, se dirigeant vers le lieu de l’exposition où il sait qu’il pourra compter sur elle. Son assistante est professionnelle, tout comme leurs rapports et qui ne va jamais au-delà. Pas une seule conversation personnelle, aucun jugement. Tout est fait avec une bonne distance.

Fin du sujet.


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Sujet: Re: [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? ( le )
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- [Terminé] Caterina | Est-ce si difficile de travailler pour moi ? -
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