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- All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
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Sujet: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Sam 21 Avr - 21:53 )

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Assise à la table de sa cuisine, Tina passait en revue les vieilles photos étendues devant elle. Elle les avait déjà examiné des centaines de fois, elle ne se lassait toujours pas de les voir. Ils ravivaient des souvenirs qu’elle gardait bien précieusement et dont elle ne lasserait jamais de ressasser même si avec le temps, certains étaient devenus plus douloureux que d’autres.

Elle avait cette nostalgie qui ne voulait pas la quitter depuis quelques jours, et même après avoir essayé de se plonger dans le travail pour arrêter de penser, elle se rendit compte qu’elle allait devoir réellement agir. La cause de cette nostalgie sur le point de se transformer en tristesse, elle la connaissait…. C’était la première fois depuis des années qu’elle allait se retrouver toute seule le jour de l’anniversaire de la mort de son mari, et elle ne savait pas quoi faire. Est-ce qu’elle devait se rendre dans une autre ville comme elle le faisait habituellement, et s’inventer une vie ? Est-ce qu’elle devait appeler sa fille qui se trouvait à l’autre bout du monde pour qu’elle la tienne compagnie et avoir l’impression qu’elle était à côté d’elle ? Ni l’une, ni l’autre. Pour la seconde option, elle avait bien saisit son téléphone et avait même commencé à composer le numéro de sa fille, mais elle ne voulait pas lui infliger sa tristesse. Elle devait sûrement être en train de s’amuser là où elle était, et la dernière chose qu’elle souhaitait était de rendre triste Priya. Depuis le premier jour, elle avait fait en sorte que sa fille ne soit jamais triste, ce n’était pas pour qu’elle cesse aujourd’hui sous prétexte qu’elle se sentait seule. Elle n’avait qu’à prendre sur elle et trouver une solution pour se sentir mieux sans forcément la déranger. L’Indienne avait tout simplement décidé de se rendre à l’espace de rangement qu’elle avait loué suite à la disparition de son mari, pour en extraire certaines affaires qu’elle avait rangé pour toujours les avoir sous la main.  

Tina n’avait passé qu’une demi heure dans cet endroit et pourtant en y ressortant elle avait la tête pleine à craquer de souvenirs qu’elle avait elle-même oublié, et un sourire apaisé qui étirait ses lèvres. Non, ce moment passé au milieu de vieux meubles poussiéreux ne suffiront jamais à remplir le vide qu’avait laissé son mari, mais ils étaient suffisants pour lui rappeler ce qu’ils avaient vécu et qu’ils se retrouveront sûrement un jour, dans une autre vie.

Quoi qu’il en soit, elle en avait rapporté de vieilles photos dont celles de leur mariage, ainsi que de vieux documents dans lesquels elle n’avait pas vraiment voulu se plonger. C’était principalement des choses liés au travail où elle avait vu le nom de James y apparaitre une ou deux fois. Elle avait voulu les jeter, mais après mûre réflexion, elle avait trouvé plus intelligent de demander à James de passer pour récupérer lesdits documents, parce qu’elle ignorait leu importance et ne voulait pas faire de bourde en les jetant.  En entendant sonner à la porte, elle se doutait bien qu’il ne pouvait s’agir que de lui – du moins elle l’espérait, elle n’était pas d’humeur à gérer les imprévus aujourd’hui – et bondit de sa chaise avec une certaine bonne humeur, en tâchant au passage de ranger les photos qu’elle était en train de regarder, avant d’aller lui ouvrir. « Bonjour ! » Exclama jovialement la brunette qui avait ouvert la porte sans même vérifier qu’il s’agissait bien de James. « Entre, je t’en prie. » Elle fit un geste de la main pour l’inciter à entrer, avant de refermer derrière lui.  « Je suis contente que tu ais pu venir dans un  délai aussi court. Comme je te l’ai dit au téléphone, ce n’est rien de grave, juste de vieux documents qui pourraient peut-être t’intéresser. Je ne les ai pas regardé mais j’ai vu qu’il y avait ton nom sur certains d’entre eux alors… Bref, tu veux boire quelque chose ? » S’enquit l’Indienne.
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Dernière édition par Tina Cambiaso le Jeu 12 Juil - 23:43, édité 1 fois
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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Dim 22 Avr - 0:02 )
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La voiture s'engagea dans l'une des ruelles malfamée de cette belle ville de Naples. Confortablement installé dans son Audi, James guettait les quelques truands qui détournaient le regard devant la splendide voiture noire. Le regard de glace de James faisait souvent détourner le regard à ceux qui osaient regarder plus que la voiture. Finalement, James aperçut deux types au bout de la rue qui correspondait à la description que les gars de son employeur lui avait fourni. En effet, le quartier s'était vu pris par la "milice" de celui qu'on appelait "le chinois". Inutile de préciser ses origines. L'homme en question avait pris le contrôle de quelques quartiers, y établissant ses commerces et ses établissements, ce qui n'avait pas plu à ceux déjà installé sur place. Le tout était de ramener la situation comme elle l'était auparavant. Etant donné qu'il avait une course juste après, James n'avait ps pris d'armes, mais il ne se faisait pas réellement de soucis. la plupart des types engagés ici ne savait que tenir l'arme, pas s'en servir, ce qui l'aidait grandement. Il s'arrêta à hauteur de deux chinois dont l'un d'eux cachait bien mal un pistolet derrière lui. Il ouvrit la portière et sortit de la voiture pour aller se retrouver en face des deux hommes qui le regardèrent, visiblement surpris que quelqu'un viennent leur adresser la parole.
- Tu as dû te tromper d'adresse mon gars, alors remonte dans ta voiture, commença le plus grand des deux. James ne fût pas long à apporter sa réponse.
- je suis à la bonne adresse messieurs sachez-le, et mieux encore, j'ai trouvé ceux que je cherchais. Rien que cette dernière remarque eut le mérite de les faire flipper, et celui qui avait l'arme la pointa sur James alors que l'autre sortait un couteau. James sourit en se frottant le coin de la lèvre comme si un reste d'aliment le gênait, geste de nonchalance alors qu'ils étaient tous les deux stressés en face de lui. Finalement, l'un d'eux déclara:
- J'crois que t'as pas bien compris. t'es pas le bienvenue ici.
- Sans rire? Demanda James en relevant la tête un petit sourire en coin. Mais je m'en fiche. A vrai dire, il y a deux solutions: Soit on règle ça à l'amiable, soit... Tout cela finit mal. C'est à vous de choisir.
- Mais putain, on t'a dit de te tirer! C'est non.
- C'est simple, le chinois n'est pas le bienvenue ici, reprenez vos affaires et tirez-vous.
- Où sinon? Rétorqua le plus petit des deux. James ne perdit pas de temps à parler. Il se saisit du poignet de celui qui tenait l'arme, le lui broya, l'autre lâcha l'arme que la main libre de James eut tôt fait de récupérer alors que son pied partait dans le ventre de l'homme au couteau qui fût propulsé contre un mur. Il retourna l'arme contre eux. Sinon ça finit mal.  
- Okay!! Okay!! déclarèrent-ils en coeur, tel une horloge bien réglée.
- Allez, dégagez! Transmettez le message! Et si jamais je vous revois ici, je ne me contenterais pas de vous envoyer contre un mur. Les deux hommes disparurent. James désarma l'arme et envoya le chargeur dans une poubelle après l'avoir vidé de ses balles. Il grimpa dans sa voiture et prit la direction du centre ville pour faire sa course. La journée se passait bien finalement.    

James récupéra ce qui devait être le patron d'une banque du coin qui lui demanda tout simplement à être reconduit chez lui, au quartier de Posillipo. James hocha la tête et prit la direction indiqué. Il faisait beau en cette journée et honnêtement, James serait bien aller se baigner, mais il n'en avait pas l'occasion pour le moment. Travailler ainsi, comme un "citoyen lambda" lui permettait de se vider un peu la tête et de s'intégrer plutôt bien dans la société. Il reçut alors un message. C'était Tina. Tina Cambiaso... Dont il avait connu le mari. En effet, ce-dernier, Allan, était mort lors d'une opération qui avait mal tourné. Lorsqu'il parlait d'opération ce n'était pas une opération de police, ou même médicale, mais plutôt... Illégale. Allan était un chic type, à l'esprit ouvert, quelqu'un qui aimait son travail, sa famille également, et avec qui James avait été mis en relation rapidement. En effet, souhaitant arrondir ses fins de mois, il avait décidé d'entrer dans le trafic médical et de part sa position il avait eu accès à diverses choses: Que ce soit du matériel médical ou des documents, il avait participé à un beau trafic. L'employeur de James, qui était alors en France, avait décidé d'envoyer James pour aider l'un de leur "trafiquant les plus rentable" à être payé par une autre organisation. Allan avait souhaité être de la partie, d'autant que c'était lui qui réclamait son argent. Or, la soirée n'avait pas tournée exactement comme il l'avait prévu, et en tentant de s'enfuir, Allan avait laissé sa vie à cause d'un accident de voiture. James était allé à son enterrement. C'est là qu'il avait rencontré Tina. La version officielle, celle des flics, avait été l'accident de voiture, une crevaison, il était parti en l'air et voilà. James n'avait jamais dit la vérité à la belle indienne. Lorsqu'elle lui avait dit de passer pour des papiers, il était d'ailleurs un peu suspicieux, mais finalement, il décida de répondre par la positive. Il déposa ainsi son client chez lui et ne tarda guère à prendre la direction de l'adresse de la jolie brune. Il se gara devant chez elle, tira le frein à main, laissa une vitesse et sortit.

A peine eut-il sonné à la porte d'entrée, que la figure de l'indienne s'afficha dans l'encadrement de la porte et qu'elle l'accueillait d'un grand bonjour jovial. Bon sang! Quelle énergie. A côté d'elle il faisait légèrement plus calme avec son costume impeccable. Il lui sourit et répondit à ce bonjour plus qu'amical.
- Bonjour Tina. Elle ne tarda guère à le faire entrer. Il rentra donc alors que, débordante d'énergie, elle lui éclaircissait l'esprit.Elle lui expliqua que certains documents portaient son nom, mais qu'elle ne les avait pas regardé. Il se doutait déjà de quelle type de documents cela pouvait s'agir. Il la suivit alors dans la cuisine alors qu'elle lui demandait si il souhaitait boire quelque chose. Son regard à lui furetait discrètement un peu partout, vieille habitude qui lui permettait souvent de tirer pas mal d'informations et d'avoir à poser des questions.
- Je veux bien un café si tu as s'il te plait. Répondit-il poliment. Il nota qu'il y avait effectivement quelques feuilles sur la table. Il n'eut pas à les regarder bien longtemps pour comprendre de ce dont il s'agissait. Finalement, il nota aussi qu'elle avait dû regardé les photos. Il se souvint alors de la date du jour et comprit pourquoi. C'était la date d'anniversaire de la mort du mari de la belle. James tira discrètement une photo du paquet qu'elle avait rangée. Allan y figurait. Avec sa femme et sa fille, toute petite. Rayonnant. James sourit légèrement en repensant à cette énergumène pour qui il s'était pris d'affection rapidement. Combien de bières avaient-ils bus ensemble? Combien de coups avaient-ils fait? Pas mal. Allan n'avait pas été un mauvais type. Juste quelqu'un qui avait souhaité donné le meilleur à sa famille. James reposa la photo et nota qu'elle le regardait.
- Désolé, fit-il. ce ne sont pas mes affaires je sais, c'est que... C'est que malgré le fait que James n'était peut-être pas le type le plus fréquentable, il restait un homme. Il n'osa pas terminer. Oui il restait un homme. Avec des sentiments. Des faiblesses. Allan avait compté pour lui. Et au fond de lui, James s'en voulait toujours. Allan avait une famille, une fille. James n'avait rien. La vie aurait pu le prendre lui, mais elle faisait parfois des choix bien curieux. Sans demander, et un peu bouleversé par cette remontée de souvenir, bien qu'il le cachait derrière une façade de marbre bien à lui, il prit une chaise et s'assit avant de regarder les papiers. Il releva les yeux vers Tina. Est-ce qu'un jour il le lui dirait? Il ne savait même pas comment lui annoncer. Lui dire que la vie l'avait épargné lui et pas son mari. Non, elle allait péter un plomb, et avec raisons. Il ne put que déclarer:
- Oui ce sont des papiers administratifs qui n'ont plus d'utilité aujourd'hui. C'est gentil d'avoir pensé à moi. Même si j'admets que pour le coup ils ne me seront pas vraiment utiles. Les papiers en questions comportaient tout simplement la liste de ce qui entrait à l'hôpital et de ce que Allan avait détourné. Mieux valait qu'elle ne les lise pas. Si elle ne les avait pas lu, c'est qu'elle n'avait pas l’intérêt de les lire maintenant. James les plia et déclara enfin. Je les classerais quand même, ils peuvent m'être utile si jamais l'occasion se présente. Faux. Il allait les brûler le plus vite possible, mais elle n'avait pas besoin de le savoir.        

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Dernière édition par James Weaver le Dim 22 Avr - 1:27, édité 1 fois
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Dim 22 Avr - 1:14 )

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Avec l’arrivée de James, Tina sentit comme si l’atmosphère s’était soudainement allégée. Elle ne savait pas si ça venait de sa présence ou du fait qu’elle ne soit plus seule tout court, mais même le sourire polie qu’elle affichait, s’était transformé en un sourire sincère qui faisait qu’elle n’avait pas à faire semblant. C’était étrange comme sensation, mais dés le moment où elle l’avait appelé, elle savait que sa journée allait probablement s’égayer parce qu’il était l’un des rares qui la connaissait sans qu’elle n’ait besoin de se cacher derrière des mensonges. Ils n’étaient pas spécialement proches et ne se considéraient pas comme meilleurs amis, mais à cause du lien qui le liait à son défunt mari, l’Indienne avait cette sensation d’apaisement à chaque fois qu’il était dans les parages.

« Je te prépare ça tout de suite. » Répondit la jeune femme qui se dirigeait déjà vers la cuisine avant même d’obtenir une réponse de sa part. Elle s’activa rapidement en sortant deux tasses qu’elle remplit d’un café qu’elle avait déjà préparé avant son arrivée et qu’elle disposa sur un plateau avec du lait et du sucre pour qu’il puisse se servir si besoin. Du coin de l’œil, l’Indienne avait remarqué que son regard était attiré par le petit paquet de photos qu’elle avait oublié de ranger, ce qui étira automatiquement son sourire. Un soupire remonta le long de sa gorge tandis qu’elle se rapprochait, plateau en mains qu’elle déposa sur la table avant de lui tendre sa tasse. Elle s’assit ensuite, l’invitant à faire de même tandis qu’elle déposait un morceau de sucre dans sa tasse. « Ne t’excuse pas. »  Répliqua la jeune femme, amusée, en levant la main pour accompagner ses paroles. « Je les ai juste sorties pour les regarder, comme ça. » Elle haussa doucement les épaules avant de prendre la photo que James venait de reposer sur la table pour la regarder à nouveau. Ses yeux s’attardèrent un instant sur sa fille, si petite et innocente, encore ignorante de tous les malheurs qu’elle connaitrait dans les années à suivre. Puis elle s’attarda sur Allan et sur son sourire qui l’avait empli de bonheur la première fois qu’elle l’avait vu. Une couche de douceur sur les plaies qu’elle cachait au monde et qu’il avait su voir de son regard perçant. Aujourd’hui, repenser à ce sourire lui faisait plus de mal que de bien, mais elle appréciait cette douleur qui lui rappelait que ce qu’ils avaient entre eux était vrai. Que son cœur avait aimé, qu’il a été aimé en retour et que même si c’est loin derrière elle, ça a existé.

Elle sortit de ses pensées en se rendant compte qu’elle n’avait pas parlé pendant de longues secondes, et pouffa doucement de rire en se sentant soudainement ridicule. Elle adressa un regard désolé à James ainsi qu’un petit sourire, avant de lui tendre les documents qu’elle avait  récupéré pendant son rangement. « Tiens, ce sont les documents en question. Sens toi libre d’en faire ce que tu veux, je ne pense pas qu’ils me serviront à moi. » Elle ponctua sa phrase d’un petit rire et replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille, avant de porter sa tasse à sa bouche. Ses sourcils se froncèrent légèrement en se rendant compte qu’elle avait peut-être été indélicate. Elle n’ignorait pas la forte amitié que James et Allan partageaient ; le jour où elle avait enterré son mari, lui avait enterré un ami. « Je suis désolée… » Commença-t-elle doucement. « Est-ce que ça va ? » S’enquit Tina d’une voix douce. « Quelle question, bien sûr que ça ne va pas. » Elle secoua doucement la tête en se rendant compte qu’elle avait été stupide de le contacter ce jour là précisément. Un soupir remonta le long de sa gorge tandis qu’une main se posa sur celle de James, qu’elle serra doucement contre la sienne. « Je sais que vous étiez proches tous les deux. Je suis consciente du vide qu’il a laissé dans ma vie, et j’imagine que  c’est pareil pour toi… » Elle voulu continuer mais les mots commencèrent à s’étrangler dans sa gorge tandis que ses yeux  s’emplirent doucement de larmes. Mais non, elle ne pleurerait pas, elle était plus fort que ça. Elle enleva sa main et pouffa doucement avant de lever la tête au ciel pour ravaler ses larmes, et reposa son regard à nouveau sur James. « Je me rends compte que j’ai peut-être manquée de tact en te demandant de passer aujourd’hui. Je suis désolée. »
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Dim 22 Avr - 13:02 )
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Revoir la simple tête de l'homme avec qui James avait, en quelques sortes, fait ses premiers pas en italie, et à Naples notamment, avait de quoi l'émouvoir. Il devait bien admettre qu'au départ il avait cru que la jeune femme avait trouvé des papiers compromettant et qu'elle allait lui tirer une gueule mémorable. Par chance, elle ne s'était en rien préoccupée de ces papiers ni même de savoir ce qu'il pouvait représenter. Pour toutes forces de polices, ils représentaient des pièces à convictions qui pouvaient condamner James. Il le savait. Mais au fond, ce n'était pas tant cela qui l'inquiétait vraiment. Le plus, c'était que Tina puisse voir son mari sous un autre jour. Il ne souhaitait pas lui laisser cette vision. Pourtant, comment affronter son regard sans penser qu'à chaque seconde, ce qu'il lui disait était mensonge? C'était assez difficile à la vérité. Car si James était bon menteur, il ne l'était pas avec ses proches, ou du moins avec les familles de ses proches. Il n'avait jamais vraiment côtoyé la belle brune, lui avait simplement adressé quelques mots tout au plus après l'enterrement. Et dés cet instant, il s'était pris d'affection pour elle. N'était-elle pas au final la compagne de l'un de ses plus fidèles compagnon? Son devoir, envers Allan, n'était-il pas alors de rester non loin de Tina pour pouvoir lui prêter main forte en cas de soucis? Sans doute. Mais comment le faire avec tous ces mensonges qui entouraient l'ancien duo qu'ils formaient. Car révéler la vérité concernant Allan reviendrait à révéler une vérité sur lui. Et il ne savait pas si il était vraiment prêt à cela. Elle pourrait appeler la police, pire, elle pourrait le dénoncer et le faire traquer. Il ne la soupçonnait pas cabale de telles choses, mais face à la douleur, à la colère, les gens changeaient rapidement et pouvaient se transformer du tout au tout. Alors qu'il reposait la photo, elle lui déclara qu'il n'avait pas à s'excuser avant de dire qu'elle les avait simplement sorti pour les regarder. Il sourit faiblement avant de la regarder pour demander:
- Tu les as simplement regardé... Pour ne pas oublier c'est ça? Au fond ce genre de choses ne s'oubliaient pas. Jamais. James non plus ne l'avait jamais effacé de sa mémoire. En revanche, il avait su continuer à avancer. Avait-elle fait de même? Il l'ignorait en fait...

Il prit la tasse qu'elle lui tendait en même temps que les documents qu'elle lui donnait, arguant qu'ils ne lui seraient pas utile et il confirma cette affirmation. Elle osa un petit rire qui redonna un peu le sourire à James. Au moins était-elle positive, c'était une bonne chose. Il préféra boire deux gorgées du café chaud qu'elle lui avait servi, histoire d'échapper un instant à son regard. Mais elle comprit rapidement qu'il n'était pas vraiment au top de sa forme malgré l'apparence qu'il voulait donner. Elle s'excusa avant de demander si ça allait. Il sourit comme pour la rassurer, mais le regard ailleurs tandis qu'elle reprenait en répondant elle-même à la question. Non ça n'allait pas. Si seulement elle savait... Cela n'allait pas simplement à cause de la mort de son ami, mais bien à cause de tous ce qui n'avait jamais été dit. "Putain Allan... Tu aurais dû lui dire... Si seulement tu lui en avais parlé..." James s'adressait silencieusement, par la pensée, à son défunt ami, bien conscient qu'il n'aurait jamais de réponse. Au lieu de cela, James restait avec ce fardeau sans trop savoir comment le gérer. Il nota que les larmes montait aux yeux de l'indienne mais elle se montra plus forte et finit par reprendre qu'elle avait sans doute été un peu stupide de l'appeler juste "ce jour". Une nouvelle fois elle déclara qu'elle était désolée. Ce fût à lui de la rassurer un peu.
- Non. Ne t'en fais pas. Tu n'y a pas pensé et j'aurais sans doute fait la même erreur, d'autant qu'il suffit qu'on mette ce genre de choses de côté pour les oublier pour de bon. Mieux valait le faire pendant que tu y pensais. Je comprends, je t'assure.

Il posa la tasse sur la table, la serrant de ses deux mains comme pour se réchauffer un peu avant de regarder autour de lui, légèrement gêné par ce silence qui s'installer. Finalement, il reprit:
- C'est le genre d'erreurs qu'on fait tous. Et puis, c'est toujours mieux d'être à deux que seul dans ce genre de situation... Du moins je pense. James devait l'admettre, être avec elle lui faisait du bien. Il était apaisé en quelques sortes. D'autant qu'elle était charmante, joviale, et avait le don de vous donner le sourire... Alors qu'au fond il savait qu'elle ne devait pas se porter mieux que lui. Elle avait perdu son mari. Sa moitié.
- Quand Allan me parlait de toi... De vous. Il était passionné. Raconter quelques anecdotes ferait peut-être un peu de bien aux deux qui sait? Il parlait de toi en disant comme ça "Moi, MA femme". James eut un petit rire. Je crois qu'il était fier de toi, sans cesse. De ce que vous aviez fait ensemble. Même si dés fois il abusait sans doute un peu. Il tenta d'imiter la voix de son vieil ami. "Ma femme et moi, on tient  des heures au lit, j'vous dit on est imbattable les gars" A force de faire l'idiot, il toussa un peu avant de hausser les épaules. Tu sais, le genre de conversations qu'on a entre mecs quoi... C'est jamais bien délicat. James prit une gorgée de café avant de reprendre. Je l'appréciais parce qu'il ne cessait de vouloir le meilleur pour vous. Pour toi, ta fille. Il se donnait. Réellement. plus que ce qu'il aurait dû sans doute mais cela, James ne le déclara pas. Avec le recul James s'apercevait que le trafic auquel se livrait Allan, même si cela avait été pour arrondir son salaire et pouvoir offrir à sa femme et à sa fille une vie des plus belle, ne lui avait pas apporté seulement du bon. Il bossait durement. Je crois que dans toute ma vie j'ai jamais vu un type pareil. Il fallait faire attention à ne pas en faire trop cependant. Enfin voilà quoi. On s'entendait bien. Plus que bien même. James reprit encore une gorgée de café. Premièrement parce qu'il aimait ça, et deuxièmement parce qu'il ne savait pas trop quoi faire. "Tu veux que j'te dise Allan? tu m'as quand même laissé dans une belle merde..."        

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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Lun 23 Avr - 23:21 )

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Tina afficha un sourire polie pour toute réponse à la question de James. Elle finit par hocher la tête en poussant un petit soupire tandis que ses yeux s’attardèrent à nouveau sur le tas de photos posés sur la table. « J’ai beau avoir vu ces photos des centaines de fois… A chaque fois que je les regarde j’ai l’impression qu’elle a été prise hier. » Un sourire étira doucement ses lèvres, le regard rêveur et plein de souvenirs dont elle s’efforçait de se souvenir des moindres détails de peur d’oublier. « Puis je reviens au présent et je me rends compte des années écoulées… » Elle secoua doucement la tête pour sortir de ses pensées et offrit un autre petit sourire à James. Elle ne savait pas pourquoi elle lui disait tout ça, sans doute parce qu’elle avait l’impression qu’il serait la seule à la comprendre. Il était le seul qui avait assez connu Allan pour qu’elle puisse lui parler de son défunt mari sans obtenir une réponse basique du style ‘j’imagine’. Non, elle savait que l’amitié entre James et Allan avait belle et bien existée et que leur lien avait été réel.

Elle finit par s’excuser de son indélicatesse, tandis qu’elle essayait de contrôler la vague de tristesse dans laquelle elle s’empêchait de se plonger. Elle hocha doucement la tête lorsque James prit la parole, son regard à présent concentré sur son café qu’elle faisait tourner doucement à l’aide de sa cuillère. « Merci. » Souffla-t-elle simplement lorsqu’il lui dit que selon lui, il était préférable d’être à deux dans ce genre de situation. Elle ne savait pas si elle le remerciait d’être là pour elle, ou si elle disait merci parce que malgré tout il comprenait ce qu’elle traversait. Peut-être un peu des deux, à vrai dire. L’espace d’un instant, elle s’en voulait de ne pas avoir prit plus de temps pour connaître James lorsque son mari était encore vivant. En temps normal, elle les laissait toujours seuls lorsqu’ils se retrouvaient à deux parce qu’elle ne voulait pas déranger, mais aujourd’hui, elle se dit qu’elle était peut-être passée à côté d’une belle amitié. Et ce sentiment se confirma lorsqu’il lui parla d’Allan en racontant le genre de conversation qu’ils pouvaient avoir entre eux. Elle se surprit à rire à l’imitation de son défunt époux qui, rien que dans les mots, ramenait Tina en arrière. « Je le reconnais bien là. » Elle ponctua sa phrase d’un petit rire qui accompagnait une sorte de tristesse de joyeuse. Le genre de rire provoqué par un souvenir douloureux mais qui faisait du bien à la fois. Entendre de tels éloges au sujet d’Allan lui faisait du bien et réchauffait ce cœur qu’elle avait négligé pendant bien trop longtemps à se forcer à ne pas s’exprimer comme il aurait dû. Mais ça avait été son moyen de faire son deuil et même si avec le recul elle se rend compte qu’elle n’avait peut-être pas adoptée la meilleure méthode, elle sait qu’elle referait pareil si elle retournait dans le passé.

Le sourire de Tina s’évanouit doucement au fur et à mesure qu’il l’écoutait parler, tandis qu’elle se plongeait à nouveau dans ses pensées. « Hum. » Dit-elle songeuse, les yeux dans le vide. Elle prit une expression sérieuse et souffla un coup pour chercher ses mots, ne sachant pas comment aborder ce sujet. « Je sais que ça va te paraître étrange mais… » A nouveau, elle chercha bien les termes qu’elle allait employer. « Est-ce que tu aurais remarqué quelque chose d’étrange chez Allan… avant sa mort ? » Elle prit son temps pour dire les derniers mots à voix haute, ce qui lui avait arraché une grimace. « Un changement de comportement par exemple ? » Sous le regard curieux de James dans lequel elle s’était plongée, l’Indienne prit une profonde respiration avant de dire ce à quoi elle pensait sans détours. « Le dernier jour où je l’ai vu, j’avais l’impression de ne pas le reconnaitre. » Confia Tina.  « Il était nerveux, plus que d’habitude je veux dire. Limite agressif, je ne l’avais jamais vu comme ça. » A nouveau, son regard se perdit dans le vide, ses sourcils se fronçant légèrement. « Il était stressé depuis des mois, ce qui provoquait des disputes plus souvent que je ne veux bien l’admettre. » Un nouveau soupir traversa ses lèvres. « Ca me fait de la peine de le dire, mais aujourd’hui encore j’ai du mal à savoir quel homme j’ai enterré il y a 18 ans. Est-ce que c’est l’homme que j’ai aimé le jour où on s’est marié, ou l’homme que j’ai connu les mois qui ont précédés son décès. »
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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Mar 24 Avr - 0:47 )
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Parler autour d'un café, quoi de mieux? La plupart des gens faisaient ça après tout. Sauf que James n'en avait pas vraiment l'habitude. La seule fois où il faisait ça, c'était avec son chat. Tu parles d'une compagnie. Bref, l'ex-militaire n'était guère habitué à ce genre de situations... Surtout autour d'un tel sujet... On faisait plutôt ça... En famille. Avait-elle seulement de la famille? Sa fille oui. Mais après? Au-delà de cela? il devait admettre qu'il l'ignorait. Totalement. Elle n'avait peut-être personne. Comme lui. C'est fou dés fois les similarités que l'on peut avoir avec une personne juste par la situation dans laquelle on est. Les mains jointes sur sa tasse de café, il menait la conversation. Elle avait répondu qu'à chaque fois qu'elle regardait les photos elle avait l'impression qu'elles avaient été prises hier, avant de se rendre compte du temps qui s'était écoulé. Lui c'était plutôt en regardant les factures de sa voiture qu'il se rendait compte du temps qui passait. Sur le coup c'était marrant, mais comme James ne conservait nullement de photos, si ce n'était certaines de ses parents, il n'avait pas vraiment la même approche et ne pouvait pas dire si oui ou non il pensait - ou ressentait - la même chose. Il préféra donc ne rien répondre, adresser un sourire, tout au plus, était la seule chose à faire.

Puis il parla d'Allan, au fur et à mesure que les souvenirs remontaient, que son esprit retournait dans le passé, un passé qui n'était sans doute pas plus glorieux pour lui que le présent, mais qui avait le mérite de comporter bien plus de moments de joies. Et bien plus d'amies également. Des amis comme Allan, un ami comme Allan. C'était... Le bon vieux temps comme diraient certains. Elle eut un petit rire lorsqu'il imita Alla et il fût heureux de provoquer une telle émotion chez elle, lui qui d'habitude ne suscitait pas ce genre d'émotions chez les gens qu'il rencontrait, tout au plus faisait-il peur d'après certains. Il s'en moquait éperdument. Les commentaires volaient au dessus de lui, il n'y faisait guère attention, sauf lorsque ça allait trop loin. Mais en général, ce genre de réflexions, il n'en avait pas des masses car il restait tout de même classe et professionnel. A la limite quelques petites "frappes" des quartiers mais rien de plus. Accroché à sa tasse de café, toujours, il continuait, parlant de cet homme avec qui il avait tout de même passé pas mal de temps, avec cet homme qu'il avait appris à connaître. Un homme avec des faiblesses, des défauts, mais aussi avec des forces, des qualités remarquables. Il fallait le dire, Tina avait bien choisi. Alors qu'il s'arrêta, elle souffla et redevint soudain plus sérieuse. L’accès de joie était passé. Retour au présent, dans le deuil et avec les difficultés quotidiennes. Lorsqu'elle reprit la parole, il sut cependant que la conversation changeait de tournure. Il souffla également, comme pour se préparer à recevoir un coup... Et le coup tomba. Aussi dur que la porte d'une voiture qu'on se reçoit depuis le troisième étage. Cela fait mal. La première question quand à quelque chose d'étrange attira son attention. Savait-elle? Voulait-elle des précisions? Il lui jeta un regard curieux, comme n'importe qui l'aurait fait, masquant son émotion de manière parfaite. Elle continua, voulant savoir si il n'avait vraiment rien remarqué. A son entêtement, il comprit qu'elle ne savait pas. Mais est-ce que finalement ça facilitait les choses? Pas vraiment... James l'écouta jusqu'au bout, se gardant bien de l'interrompre, relevant le regard lors de sa dernière interrogation. Après cela, il resta silencieux, ne sachant que trop dire.
- Ecoute... Commença-t-il, Franchement je sais pas et... Et il allait raconter un nouveau bobard à la vitesse où il partait. "Tu ne penses pas qu'il serait temps d'en finir avec cette histoire?". la petite voix qui raisonna dans son subconscient, celle qui venait immiscer le doute, venait de frapper. Ou plutôt de faire irruption et elle bousculait toute sa réponse, l'obligeant à s'arrêter, il allait perdre la tête si ça continuait. Il regarda alors l'indienne dans les yeux. Tout ce qu'elle voulait, c'était des réponses. Réponses qu'il avait bien sûr. Alors... Oui... Cette mascarade n'avait-elle pas assez durée au final? Il décida de se lancer à nouveau, mai cette fois, il prit le temps de prendre appui sur la table, la regarda droit dans les yeux et le ton de sa voix était ferme, clair, et net.

- Bien... Ecoute. Il y a des choses que... Que Allan t'as pas dit. Et lui non plus, mais pour l'heure, il se tairait sur cela. Allan n'était pas simplement médecin. Enfin si, mais disons qu'il voulait le meilleur pour vous. Il voyait à son regard qu'elle perdait pied, qu'elle ne comprenait pas tout mais qu'elle commençait à douter. Ne m’interrompt pas, laisse-moi terminer, après tu pourras dire ce qu'il te chante. Il reprit. Il revendait du matériel médical et des médicaments. Sur le marché noir. Ce n'était pas glorieux en effet. Ne me demande pas comment il en est arrivé là, j'en sais rien. Il disait qu'il voulait le meilleur pour vous, que son salaire ne suffisez plus, qu'il avait des dettes... Et c'était le meilleur moyen pour lui d'obtenir de l'argent rapidement. J'ai été mis en contact avec lui pour lui filer un coup de main, notamment m'assurer de ce que la "marchandise" soit livré entièrement et correctement. Or, les différents groupes auxquels il vendait n'étaient pas toujours réglo dans le paiement. cela lui faisait bizarre de raconter tout ça désormais. Un soir, il a décidé de récupérer son argent. Il a commencé à faire des menace à un chef de gang de la ville et... Et la partie la plus dure de l'Histoire arrivait. Et il m'a demandé de venir lui filer un coup de main... au cas où les choses dégénéraient. Il soutenait le regard de la brune. Avec peine il l'admettait. Je l'ai emmené, et au moment où il a pris le fric, ils ont voulu le descendre... J'ai eu le temps de le couvrir. Il s'est réfugié dans la voiture mais j'ai été touché. Je me suis réfugié derrière un container et je lui est dit de se tirer. Il a mis du temps l'enfoiré avant d'obéir, mais il l'a fait. Pour toi. Pour vous. Toi et ta fille. Malheureusement, une voiture s'est lancé à sa poursuite et... Et ils ont tout fait pour le renverser... Ils n'ont jamais réussi... Puisqu'il est rentré dans un mur. Je sais pas pourquoi il est sorti de la route. La peur, les autres allaient le buter, ils l'avaient rattrapé avec leur voiture... Je l'ignore... Tina. Ce jour-là, c'était pas un accident. Conclusion évidente. Il n'osa même pas boire son café, resta silencieux, il se sentait à la fois léger de lui avoir tout dit et pourtant... Pourtant une douleur immense lui vrillait la poitrine. Il était sincèrement désolé pour la jeune femme.    

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Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Mar 24 Avr - 2:39 )

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A nouveau, elle ignorait pourquoi elle déballait tout ça. Certes, elle se sentait assez en confiance avec James pour se permettre, mais elle avait l’impression de salir la mémoire de son mari en parlant ainsi de lui. Surtout avec celui qui était supposé être son ami. Tina ne savait même pas pourquoi tout remontait d’un coup à la surface après autant de temps. Enfin, si. Elle le savait mais la raison ne lui plaisait. C’était la première fois qu’elle se retrouvait seule ce jour-là, ce qui lui laissait le temps de cogiter et de penser au passé. Et elle s’était fait la promesse de ne jamais parler en mal d’Allan devant sa fille parce qu’elle voulait qu’elle garde l’image d’un homme bon qui aurait tout fait pour préserver sa famille. Et parce que vivre dans le déni dans lequel elle était plongée depuis si longtemps, évitait qu’elle ne pose trop de questions auxquels elle n’aurait jamais de réponse.

Les yeux dans le vide, elle leva enfin le nez en direction de James lorsque sa voix coupa court à ses pensées qui se repassaient les dernières semaines qu’elle avait pu passer avec Allan, les disputes, les discussions qui finissaient toujours par être décevantes au point qu’elle arrête de vouloir obtenir des réponses. Elle se souvient même que deux jours avant sa mort, une dispute tellement violente avait éclaté entre eux qu’elle avait menacé Allan de retourner en Inde et d’emmener Priya avec elle. Elle poussa un soupir lorsque James répondit à ses interrogations en disant qu’il n’avait rien remarqué, mais la pause qu’il marqua avant même de finir sa phrase, poussa l’Indienne à insister encore un peu plus. D’un geste lent et presque timide, elle posa une main sur son avant bras avant de glisser doucement vers sa main, l’obligeant ainsi à lâcher la tasse qu’il tenait des deux mains, et plongea ses yeux bleus dans les siens. « S’il te plait… » Souffla-t-elle d’une voix douce, presque suppliante. Ils n’étaient que tous les deux, pourtant Tina avait l’impression que ce geste refermerait la bulle dans laquelle ils s’étaient installés au début de la discussion. Une intimité qu’ils s’étaient créé pour parler en toute confiance et dans laquelle, la jeune femme l’espérait, James se sentait assez à l’aise pour pouvoir parler sans craintes.

Elle garda sa main sur la sienne un moment, esquissant même un petit sourire lorsqu’elle vit qu’il était prêt à se mettre à parler. Au moment où il commença à parler, son sourire disparu aussitôt pour le remplacer par une mine surprise. Elle reprit sa main plus vite qu’elle ne l’avait posée, et eut même un petit mouvement de recul sur sa chaise. « Oh. » Fut la seule chose qu’elle fut en mesure de sortir sans lâcher James du regard. « Qu’est-ce que tu entends par… » Elle n’eut pas le loisir de terminer sa phrase, qu’il lui demander qu’elle ne l’interrompe pas. Sans broncher, elle accepta en hochant simplement la tête, et écouta. A mesure qu’il parlait, Tina avait fini par détourner, la bouche entrouverte qui avait envie d’émettre un son qu’elle n’arrivait pas à sortir. Chaque phrase que prononçait James était comme un coup de massue qu’elle recevait en plein cœur. Comme une flèche qu’on tirait à pleine puissance pour viser les moments les plus précieux qu’elle gardait en souvenirs au fond d’elle, détruits en l’espace de quelques secondes. Son cerveau quant à lui, avait commencé à se mettre en marche et en lui renvoyant encore plus violemment les disputes qu’elle avait eut avec Allan, mettant en avant les signes qu’elle avait manqué. Naïveté ou cécité à cause de l’amour qu’elle portait à l’homme qu’elle avait épousé, elle n’avait aucune idée.

Les larmes qu’elle avait empêché de couler se mirent à ruisseler le long de ses joues, trop impuissante pour qu’elle ne puisse les retenir plus longtemps. Elle avait tourné la tête en direction de James qu’elle avait l’impression de ne pas connaître. Enfin, elle ne connaissait pas grand-chose à son sujet, mais après ce qu’il venait de lui dire elle avait la certitude de pas le connaitre du tout. Elle ne connaissait rien. Ni l’homme en face d’elle, ni l’homme qu’elle avait enterré et encore moins le mensonge dans lequel elle avait vécu toutes ces années. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais en sentant ses lèvres trembler sous le coup de l’émotion, elle la referma pour déglutir. Tina l’observa un long moment en sentant quelque chose bouillir au fond d’elle ; son chagrin se transformait en colère. Et avoir James en face d’elle ne faisait que lui rappeler ce qu’elle avait perdu, et le mensonge. « Tu le savais, et tu n’as rien dit. » Siffla-t-elle entre ses dents, sentant la colère monter petit à petit. « Mon mari a été tué, tu le savais et tu n’as rien dit. » Indignée, elle se leva doucement, elle ne supportait plus de rester là sans rien faire. « Tu savais qu’il mettait sa vie en danger, celle de sa fille aussi, sa famille… et tu n’as rien fait pour l’en empêcher ? » S’enquit-elle en partant d’un rire sec avant d’avoir la réponse à sa propre question. « Laisse moi deviner, tu t’en fichais de ça. Tant que tu effectuais ton boulot et que tu étais payé, tu te fichais pas mal des vies que ça touchait. Jusqu’à ce que ça tourne mal… » Conclut Tina sèchement. « Ces dix-huit dernières années ont été pour toi une façon de te repentir je suppose. Eh bien ça n’a pas marché parce que toi tu es toujours vivant, mon mari non. » Secouée d’un sanglot qu’elle laissa échapper, elle prit une profonde respiration avant de lancer un dernier regard à James, puis quitta la pièce pour aller se réfugier dans l’arrière court. Elle avait besoin de prendre l’air et de se calmer.
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Mar 24 Avr - 12:45 )
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Elle avait posé ses mains sur les siennes, l'encourageant à continuer. Le simple contact avait de quoi encourager, il se sentait en confiance, mais lorsqu'il avait commencé, son coeur battait encore à tout rompre dans sa poitrine, il ne pouvait l'arrêter. C'était presque plus difficile de parler à la veuve de son vieil ami que d'aller accomplir l'une des missions les plus risqués. Mais bon sang pourquoi? Il lui disait et il partait, voilà tout. Mais si les choses étaient seulement si simple... Elles ne l'étaient pas, loin de là. C'était le contraire. La difficulté level 1500. Voilà ce que c'était. Pourquoi? Parce qu'il avait, malgré tout, un coeur. Parce qu'il ne pouvait la laisser là en plan avec une vérité aussi douloureuse. Parce qu'il savait ce qu'elle pouvait ressentir, du moins pouvait-il s'en faire une idée. ce n'était certes pas simple de se mettre à la place de la belle brune, lui n'avait pas perdu l'être aimé, encore fallait-il qu'il le trouve. Mais pour l'heure la question était plutôt de lui expliquer la situation. Elle essayait de comprendre, lui de terminer toute l'histoire, ce qui faisait deux points de vue et deux objectifs différents. Au fur et à mesure qu'il racontait, elle reculait, comme si elle ne le connaissait pas, ou plus, peut-être les deux. Comme si elle hésitait encore à le croire. Mais il savait qu'au fond d'elle, elle avait ce grain de doute, cette petite graine qui se transformait en un arbre gigantesque qui venait toucher chaque souvenir, dont les branches s'étalaient dans toute sa mémoire, lui faisant sans doute réaliser des choses auxquelles elle n'avait jamais prêté attention. Il avait lâché la tasse, il tentait de finir cette histoire, un peu folle, trop horrible sans doute. On se dit toujours que ça n'arrive que dans les films... La réalité cachait en fait bien des situations plus horribles, plus dramatiques que tout ce qu'un film pouvait révéler. Lorsqu'il s'arrêta, c'est le silence qui fût maître de la belle cuisine de Tina dont le visage ruisselait de larmes. Elle pleurait, ne cherchant plus à cacher cette tristesse. Elle pleurait, se libérant de toute cette amertume, de toute cette douleur. Cela ne lui plaisait pas de la voir ainsi, il aurait voulu la réconforter, mais il n'osa pas. Non. Mieux valait la laisser. Qui était-il pour elle? Une connaissance tout au plus? Rien de bien sûr en tout cas...

Si au début elle tenta de parler, ce ne fût que pour déglutir, comme si elle avait un goût mauvais dans la bouche. Mais ensuite, c'est sa langue qui parvint à reprendre le contrôle. Elle siffla entre ses dents lui reprochant de tout savoir et de n'avoir rien dit.
- Je ne pouvais pas... Elle ne le laissa pas terminer alors que la colère montait en elle, que ses mots se faisaient plus précis. Oui, son mari avait été tué. Oui il le savait depuis le début et il n'avait rien dit. Ce qu'elle ignorait encore, c'était qu'il n'avait rien dit par respect pour Allan. C'était qu'il n'avait peut-être pas eu le courage d'aller la voir pour lui raconter la vérité. C'était que Allan lui avait demandé de garder le secret. Elle commença alors à se lever doucement tandis qu'il restait assis, tel un accusé à la tribune. Elle lui lança alors à nouveau des reproches. Et quels reproches... Elle regrettait qu'il n'ait rien fait, qu'il ne se soit pas levé et ait fait entendre raison à son mari qui mettait en danger sa vie, sa famille, certes. Mais si les choses avaient été si simple, ne l'aurait-il pas fait. La colère était, en cet instant, maîtresse de la brune qui ne souhaitait sans doute pas en entendre d'avantage.
- Tina... Mais elle continuait, emportée d'un rire sec, elle donna elle-même la réponse. Une réponse qui lui ft mal. Mais une réponse qui avait sa part de vérité. Oui, c'était son job, et parfois ça tournait mal. Il fallait l'accepter. Il l'avait appris dés son entrée à l'armée, dés qu'il avait perdu ses premiers compagnon d'armes. Il fallait vivre avec ça, et ce n'était jamais simple. On ne tournait pas la page juste avec un bon salaire en poche, et James le savait pour l'avoir expérimenté plus d'une fois.
-Non, c'est pas ça... Mais rien. Elle ne voulait rien entendre. Il ne pouvait donner aucune explication. Elle lança alors, comme un ultime coup, comme une revanche à la douleur qu'il avait fait naître, une dernière attaque. Une attaque qui le transperça mieux qu'une balle. La douleur qu'il ressentit en cet instant, il ne la laissa pas visible, mais elle avait frappée fort. Une façon de se repentir? Non. Une façon de respecter son vieil ami. Voilà tout. Elle lui lança un dernier regard sans qu'il puisse parvenir à déceler si il s'agissait de haine... ou de dégoût. peut-être les deux. Elle quitta la cuisine après un sanglot. Il la regarda partir, femme brisée un peu trop tôt par la vie alors qu'il restait avec cette douleur amère au fond de lui, ne sachant trop que faire. Il souffla longuement pour se calmer, restant assis devant le café qui avait refroidi. Il s'empara d'une autre photo. Celle d'un Allan souriant, heureux d'être avec ses amis. Visiblement jour de Barbecue. Il était aux côtés de sa femme, qu'il tenait par la taille, fier de lui. Il pouvait l'être. James ne savait pas vraiment quoi faire. "Et maintenant je fais quoi hein? Tu m'as laissé dans un merdier mon ami... Si seulement j'avais pu imaginer..." James regrettait. Il se leva alors que les paroles de l'indienne revenait en boucle dans sa tête. "Eh bien ça n’a pas marché parce que toi tu es toujours vivant, mon mari non." Il se leva de la chaise et commença à avancer. A chaque pas les mêmes paroles. "Eh bien ça n’a pas marché parce que toi tu es toujours vivant, mon mari non.". Il avait beau avancer, cela revenait toujours. "Eh bien ça n’a pas marché parce que toi tu es toujours vivant, mon mari non." Telle une musique lancinante, telle le boléro de Ravel, toujours la même chose.

Il finit par la voir dans la cour intérieure de sa belle maison. Elle pleurait, sans doute. Elle avait laissée la baie vitrée ouverte. Il hésita à la rejoindre, mais resta dans l'encadrement de la baie vitrée plutôt que d'aller la déranger. Il regarda un instant Tina, déçue pour elle, sincèrement désolé de ce qu'elle avait vécue, de ce qu'elle vivait toujours. Il se détourna, prêt à partir. Mais toujours ces paroles revenaient. Un nouveau coup d'oeil vers elle. Si il partait maintenant, elle ne s'apercevrait de rien. Mais il choisit plutôt d'aller la rejoindre, franchit la frontière du mur et rentra dans la cour intérieure, les mains dans les poches, la tête baissée vers le sol, comme si il réfléchissait. Il vint se placer juste à côté d'elle. Elle ne déclara rien. Il l'avait laissé quelques minutes et il espérait qu'elle soit calmée.
- Au départ je m'en moquais. j'étais payé, j'avais la marchandise qu'il fallait pour mon patron, ma mission était accomplie, je n'avais pas de raisons de m'attarder. Tu as raison. Il s'arrêta un instant. Mais ça c'était au départ. Et puis j'ai appris à le connaître. On allait partager de bonnes bières ensemble. C'était un véritable ami. Il m'arrivait de lui rendre service... Parce que je savais qu'il l'aurait fait pour moi. Il planta son regard dans le sien. Le soir où il a été tué... Je n'étais pas payé. Je n'étais pas là pour un quelconque... "Boulot". J'étais là pour lui. Il s'arrêta reprenant son souffle. Si j'avais su que c'était la voiture qui ne s'en tirerait pas, je serais monté dedans. Sans réfléchir. Il s'arrêta, souffla un instant comme pour décompresser avant de reprendre à nouveau. Tu n'es pas la seule à avoir perdu quelqu'un ce soir là... J'ai perdu un ami. Le seul que j'avais sans doute. Il la regarda. Dix-huit ans que je suis là, non pas pour me repentir de quoi que ce soit, mais à respecter sa demande: Faire en sorte qu'un jour tu puisses apprendre ce qui s'était passé et que personne ne menace sa famille. Il passa sous silence la mise à mort à laquelle il s'était livré pour empêcher quiconque de remettre la main sur la famille de son ami, désormais en sécurité. Il avait traqué des hommes, les avait tué sans le moindre remord pour s'assurer qu'au moins une chose de bien soit faîte. Il lui tendit la photo qu'il avait vue et qu'il avait prise avec lui. C'est l'image qu'il voulait que tu gardes de lui. Il la laissa finalement, n'ayant plus rien à ajouter, et ne cherchant pas même à se défendre de ce qu'elle lui avait balancé en pleine tronche. Elle n'avait pas tort sur tous les points, mais de toute manière, qui comprendrait? Il allait se retirer, et s'arrêta juste avant de sortir de la cour. On fait tous des erreurs Tina. Je pense que la seule chose que souhaitait Allan c'était que tu le pardonnes parce qu'au fond il ne faisait pas cela pour faire du mal, mais pour être sûr que vous ne manquiez jamais de rien. Et j'espère qu'un jour... Il sera pardonné. James se retira finalement. Il retourna dans la cuisine pour récupérer ses affaires, s'appuya sur le dossier de la chaise et souffla un instant. "Bordel de merde Allan... Plus jamais... Plus jamais..."        

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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Sam 28 Avr - 2:55 )

All my scars are open
Il n’avait pas droit à la parole, pas ici. A chaque fois qu’il essayait d’en placer  une pour tenter de se justifier, Tina prenait les devants pour lui couper la parole. Elle ne voulait pas entendre ses justifications et encore moins ses excuses parce que quoi qu’il dise ou fasse, ça ne rattraperait pas le mensonge de ces dix-huit dernières années, ça ne ferait pas oublier tous les mensonges accumulés depuis tout ce temps. Et surtout, ça ne lui rendrait pas son mari et les années passées à pleurer sa mort.

Elle lui adressa un dernier regard avant de se diriger vers l’extérieur de chez elle pour essayer de se calmer et prendre l’air. Mais une fois seule, elle se rendit compte qu’elle n’arriverait à rien. Elle avait du mal à penser clairement, sa vue était obstruée par les larmes qui continuaient de couler le long de ses joues tandis que son corps était secoué de sanglots qu’elle essayait de contenir. Mais le pire dans tout ça devait sûrement être son cœur qu’elle avait littéralement senti se briser dans sa poitrine d’une telle violence, qu’une douleur vive s’était logée au niveau de sa cage thoracique. Si au début l’Indienne avait commencé par faire les cent pas parce qu’elle se sentait incapable de rester en place, elle s’arrêta rapidement pour s’accroupir, les bras entourant ses genoux, le regard à nouveau dans le vide tandis qu’elle essayait de se concentrer de toutes ses forces sur sa respiration. En entendant des bruits de pas se rapprocher d’elle, la brunette se raidit avant d’oser tourner la tête, mais elle se ravisa à mi-chemin et regarda à nouveau devant elle. Lorsqu’il prit cependant la parole, elle trouva la force de se lever sans pour autant lui adresser le moindre regard. Et lorsqu’il prit la parole, elle sentit comme un autre couteau se planter dans son cœur déjà bien amoché. Elle ne voulait pas entendre ce qu’il avait à dire, elle en avait assez entendu et préférait ne pas en savoir plus.  Et Tina aurait pu tout simplement rentrer à l’intérieur ou lui demander de se taire, mais au même titre que ses pieds qui refusaient de lui obéir, l’étau qui se resserrait de plus en plus autour de sa gorge lui empêchait d’émettre un seul son. La jeune femme tourna brusquement la tête dans sa direction lorsqu’il parla de « véritable ami ». Elle hésitait entre rire ou se claquer très fort la paume de la main contre le front, c’était donc ça sa conception de l’amitié ? L’Indienne avait envie de lui demander s’il avait déjà regardé la définition du mot « ami » pour laisser les siens s’embarquer dans de telles affaires. Elle avait même envie de lui demander s’il avait des amis tout court pour savoir comment procéder avec eux. Mais à nouveau, les mots s’étranglèrent au fond de sa gorge, les sanglots continuant de secouer son corps.

Tina préféra détourner le regard à un moment, un ricanement s’échappant de sa bouche lorsqu’il dit qu’il aurait pu se sacrifier pour lui. « Tu aurais dû. » Avait-elle envie de lui crier en pleine face, mais elle se retint parce que plus il parlait et plus elle réalisait une chose. Ce n’était pas vraiment à James qu’elle en voulait, mais à Allan. C’était lui qui s’était fourré dans ces affaires en premier lieu, lui qui avait mis sa famille en danger et avait menti à sa femme. Lui qui avait brisé sa propre famille. Mais il n’était pas là pour affronter sa colère alors forcément… c’était à James qu’elle s’en prenait, parce que c’était sûrement plus facile pour elle de se dire que c’était quelqu’un d’autre que son mari qui avait causé sa perte.

Elle le laissa finir de parle sans dire un mot, ses larmes redoublant d’intensité lorsqu’elle fut enfin seule. Voilà, maintenant elle se sentait stupide. Au bout de quelques secondes lorsqu’elle n’entendit plus aucun bruit, elle osa enfin tourner la tête vers l’intérieur et franchit finalement le pas pour vérifier s’il était parti ou pas. En apercevant sa silhouette de loin, elle se figea sur place tandis qu’un soupir traversa ses lèvres. A pas lents et sans faire de bruit, elle s’approcha de James, et arrivée à sa hauteur, elle posa une main tremblante et mal assurée sur son épaule. Doucement, elle le força à se retourner pour pouvoir le regarder, et bien que sa voix se mis à trembler, elle prit sur elle pour arriver à s’exprimer clairement. « Je t’en veux tellement de m’avoir menti pendant toutes ces années. » Finit-elle par sortir, mais repris rapidement en comprenant que ce qu’elle venait de dire puisse être mal interprété. « Mais j’en veux encore plus à Allan de s’être fourré dans ces histoires. Je suis désolée de m’être emportée contre toi, tu as fais ce que tu pensais juste et j’ai eu tort de m’en prendre à toi. » Même s’il le méritait, mais ça elle ne le dirait pas. « C’est juste que… » Elle retira enfin sa main qu’elle avait oublié sur l’épaule du jeune homme, et poussa un soupir avant de se tourner pour détourner le regard. « Toutes ces années… J’avais cette petite voix qui me disait que quelque chose n’était pas logique, mais j’ai refusé de voir la vérité en face et de poser les questions que j’ai posé aujourd’hui, parce que j’avais peur des réponses. Et j’avais raison. » Elle leva les yeux dans sa direction, et à nouveau des larmes se mirent à couler le long de ses joues. « Je ne connais pas l’homme que j’ai enterré, et j’ai aujourd’hui la confirmation que je ne connais pas celui que j’ai aimé. » Sa voix se brisa encore un peu plus, laissant s’échapper un sanglot qui était annonciateur d’autres. « Tu devrais t’en aller. » Arriva à articuler Tina entre deux sanglots, tandis qu’elle s’asseyait sur sa chaise en sentant à nouveau ses jambes la lâcher.
AVENGEDINCHAINS


[...] une terre aride que n'atteignaient ni les regrets ni les lamentations. Une terre éloignée de tout rêve et de toute déception aussi. Là l'avenir importait peu et le passé ne renfermait qu'une leçon de sagesse: l'amour était une erreur dangereuse et son complice, l'espoir, une illusion perfide. Chaque fois que ces deux fleurs empoisonnées germaient en elle , [elle] les arrachait et les jetait avant qu'elles ne s'enracinent.


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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver [TERMINE] ( le Mar 1 Mai - 19:42 )
All my scars are open
Le contact de la main tremblante de Tina sur son épaule lui fit l'effet d'une onde de choc électrique, et il ne put s'empêcher de se raidir. Finalement, elle l'invita, par son geste, en y mettant un peu de force, à se tourner. Il se retrouva face à elle alors qu'elle plongeait son regard dans le sien. Elle déclara qu'elle lui en voulait, et il comprit au sens de ces mots qu'elle ne lui pardonnerait pas de sitôt. Elle avait perdu un être cher, et pendant toutes ces années, elle avait vécu un mensonge. Il la comprenait d'un certain point de vue. Désormais, elle s'acharnait sur lui comme si cela allait pouvoir la soulager du poids de cette vérité, comme si elle allait pouvoir se délester de toute cette colère, de toute cette haine. Qu'elle s'en prenne à lui, il s'en moquait bien. Cela lui ferait mal, cela lui faisait déjà mal, mais il préférait que ce soit ainsi plutôt qu'elle pète un plomb sur quelqu'un d'autre. Elle reprit, tentant d'aligner ces mots malgré les sanglots. Elle en voulait encore plus à son défunt mari. Elle lui en voulait de lui avoir caché tout cela. James manqua de lui répondre vivement ce que ça aurait changé. Les risques qu'il prenait... Elle lui aurait demandé d'arrêter, et il n'aurait pas écouté, tête de mule qu'il était. Mais il garda cela pour lui, inutile d'en rajouter alors qu'elle s'excusait de s'en être pris à lui. Il les accepta d'un hochement de tête sans ajouter aucun commentaire à cela, restant aussi froid qu'une plaque de marbre, ne dit-on pas... Muet comme une tombe. Ironie sombre si l'on pouvait dire. Elle retira sa main alors qu'elle lui exprimait ce qu'elle avait ressentie. Elle l'avait soupçonné. Elle avait bien sentie que quelque chose ne tournait pas rond, mais elle n'avait jamais eu le courage de demander, ayant trop peur de la réponse. Et aujourd'hui qu'il la lui donnait, aujourd'hui qu'il lui annonçait la vérité, elle se rendait compte qu'elle avait eu raison. Mais bon sang, que voulait-elle? Aurait-il fallu continuer à mentir? Elle le regarda à nouveau tandis que d'abondantes larmes coulaient le long de ses joues. Il avait de la peine pour elle. Il fût encore plus peiné alors qu'elle lui déclarait qu'elle ne connaissait pas l'homme qu'elle avait enterré, que celui qu'elle avait aimé avait été comme un inconnu. Elle s'assit alors que les sanglots partaient de plus belle. Il allait s'approcher d'elle lorsqu'elle l'arrêta, lui enjoignant de partir. Il s'arrêta, net. Il la regarda, en train de sangloter sur sa chaise. Il laissa retomber sa main qui allait venir toucher l'épaule de la jeune femme pour lui apporter un peu de réconfort. Il avait peut-être déjà fait assez de mal comme ça. Il prit ses clés de voiture, son portable qu'il glissa dans sa poche et murmura:
- Très bien... Inutile de discuter.

Il allait s'en aller, mais bizarrement, il ne put faire aucun mouvement. Une petite voix au fond de lui, lui criait de ne pas l'abandonner dans cet état. Il se rapprocha finalement d'elle, désobéissant à sa demande, mais ça il s'en moquait bien, et il s'accroupit devant elle.
- Arrête de dire que tu ne le connaissais pas. Il t'aimait... Il t'aimait vraiment. Il vous a aimé. Il vous a caché des choses certes. Mais cela ne fait pas de lui un inconnu... Car chaque dose d'amour qu'il t'a donné, chaque "je t'aime" qu'il a pu prononcer n'était pas lancé dans le vent. Il le pensait réellement. Se faire avocat d'un mort était-il possible? Visiblement oui. James ne pouvait la laisser dire ça. Son meilleur ami avait donné sa vie pour que sa famille ait le meilleure, certes il n'avait peut-être pas joué les bonnes cartes, mais pouvait-on lui reprocher de n'avoir eu sa famille que comme une "couverture"? Non. Il aimait sa famille. Il l'avait aimé. Jamais il n'avait cessé de l'aimer. Est-ce que tu as dit la vérité à ta fille lorsque c'est arrivé? Il plongea son regard glacé dans le sien. Non, elle ne l'avait pas fait... Elle n'en avait pas eu la force elle aussi. Est-ce que tu lui a toujours dit la vérité? Il se montrait presque incisif, mais il voulait qu'elle réalise la portée des mots qu'elle avait prononcé. Cela fait-il de toi une inconnue pour elle? Non, je suis sûre que non, car aujourd'hui ta fille t'aime. Il s'arrêta, sans la lâcher du regard. Il se saisit alors du visage de la brune pour qu'elle plonge son regard dans le sien. La vérité, ça fait toujours mal. Je reconnais que c'est pas simple... Mais tu sais ce qui est le plus difficile Tina? Il avait augmenté le ton de sa voix, sans vraiment le vouloir, son cœur battait plus vite alors qu'il s'engageait sur un chemin dangereux, mais il voulait qu'elle réalise. Le plus dur, c'est d'avoir vu ta fille grandir, c'est de t'avoir vu continué à vivre, de vous côtoyer toutes les deux en connaissant la vérité et avec cette interdiction de t'en parler! Parce que qui sait ce qui serait arriver si je te l'avait dit avant? Ta fille aurait soupçonné quelque chose! Tu crois que c'était simple pour le pauvre connard que j'étais que de passer devant chez toi en connaissant l'horrible vérité? Il la lâcha et se redressa alors qu'il sentait les larmes lui montaient. Il n'était pas un sentimental d'habitude, mais là c'était trop. Il commença à marcher, tourner en rond, véritable fauve en cage, prisonnier de tous ses secrets. Il fallait que vous gardiez Allan comme le père et le mari qu'il avait été. Aimant et attentionné pour sa famille. Si j'étais venu directement après, et que j'avais tout déclaré, tu m'aurais envoyé mordre la poussière, et est-ce que tu m'aurais cru? Tu m'aurais peut-être dit que je n'avais qu'à garder cette vérité pour moi. Mais tu vois Tina, je sais que tu sais quelle difficulté fait le poids d'une vérité que l'on ne partage pas pour ne pas blesser. Il s'arrêta avant de reprendre. Car comme toi tu gardais la vérité pour toi, racontant je ne sais quels mensonges à ta fille pour qu'elle parte le sourire aux lèvres à l'école, je faisais de même pour te voir partir amener ta fille à l'école avec moins de tourments. Tourments et questionnements à propos de son mari qu'elle exprimait aujourd'hui... Sans se compromettre devant sa fille. Voilà, c'était dit. Il s'empara de ses clés. Il en avait assez dit. Il n'avait jamais été trop bon pour se justifier, mais c'était la vérité.

- Ne considère pas Allan pour ces derniers actes... Mais pour tout ce qu'il a fait avec toi, avec ta fille, pour tout ce que vous avez fait ensemble, et pour tout ce qu'il a fait pour vous... Souffla-t-il avant de franchir la porte de la cuisine. Il se dirigea sans attendre vers l'entrée dont il ouvrit la porte. Il sortit, prit son de refermer calmement la porte et s'aperçut qu'il tremblait. d'habitude cela ne lui arrivait pas. Il serra le poing et souffla un peu avant de se diriger sans plus attendre vers sa voiture. Et lui? Que pensait-elle de lui? Qu'elle pense de lui ce qu'elle voulait, il s'en moquait. Mais Allan avait trop donné pour sa famille pour être considéré comme un simple inconnu. James passa une main sur son visage et déverrouilla sa voiture. Il se frotta les yeux, histoire d'y enlever l'humidité qui avait commencé à apparaître en raison des larmes qui lui étaient montées mais qu'il avait pu contenir. Le voisin d'en face le regardat alors qu'il arrosait son jardin et James le vit en relevant la tête.
- Tu veux ma photo ou ça va aller? Lui lanca James un peu méchant. L'autre détourna la tête. "Bordel... Jamais capable de se mêler de leurs affaires ces enfoirés..." Il s'appuya sur sa voiture. Là de suite, il n'était pas en état de conduire. Il préféra néanmoins aller à son poste de conduite, ferma la portière et se retrouva dans le silence de l'habitacle. Il s'appuya sur son siège, appréciant le confort qu'il offrait, souffla en levant les yeux vers le toit beige de l'habitacle.
- Putain Allan... Je vais finir par me mettre à fumer avec tes conneries... Déclara-t-il comme si il parlait à son vieil ami. Il ne déclara rien de plus et prit le temps de reprendre son calme, préférant ne pas partir immédiatement alors que les tremblements dans ses membres s'étaient arrêtés mais qu'il avait besoin que son esprit redevienne plus calme... Moins fou.      

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