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- All my scars are open || ft. James Weaver -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Lun 7 Mai - 4:00 )

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Tina apprécia que James ne l’interrompe pas lorsqu’elle prit la parole. Elle s’était assez tue toutes ces années et à présent c’était à son tour de parler et de décharger. A la fin de son mini monologue, elle aurait voulu dire qu’elle se sentait à présent plus légère et soulagée de connaître la vérité, mais elle avait juste l’impression que cet aveu n’avait fait que renforcer sa tristesse ainsi que sa désillusion. Est-ce qu’elle aurait préféré que James lui mente ? Non. Aurait-elle préféré qu’il édulcore la réalité ? Non plus. Quelque part, l’Indienne lui était même reconnaissante de ne pas l’avoir épargné lorsqu’elle eut enfin le courage de poser les questions, mais à présent qu’elle était au courant de la vérité elle ne savait pas quoi en faire et savait encore moins soulager la douleur qu’elle ressentait à la poitrine. Elle pouvait passer les années à venir à détester Allan pour lui avoir privé de sa présence de par son insouciance, d’avoir même empêché sa fille d’avoir la chance de le connaître et de la voir grandir… mais c’était comme être en colère contre le vent, autrement dit, ça ne servait à rien. Elle pouvait s’en prendre à nouveau à James et lui en vouloir de la situation, mais elle savait qu’il n’était pas le vrai coupable dans cette histoire et même si elle aurait préféré que ce soit le cas pour justifier la colère qui la consumait à petit feu comme si elle était là depuis des années mais qu’elle ressortait enfin… elle savait que ce n’était pas juste.

Entre deux sanglots qui secouaient son corps, Tina arriva à demander à James de s’en aller, ne voulant pas qu’il la voit dans cet état. Et surtout, elle avait peur que sa colère qu’elle ne savait pas encore maitriser, s’en prenne injustement à lui. Lorsqu’il murmura qu’il s’en allait à sa demande, elle osa lever la tête un instant dans sa direction, avant de baisser les yeux pour éviter que leurs regards ne se croisent. Un soupir traversa les lèvres de la brunette en entendant les bruits de pas qui s’éloignaient en direction de la porte, mais son regard fut interpellé par le bruit inverse. Les sourcils froncés et la vue obstruée par les larmes, elle mit un moment avant de comprendre que non seulement il n’était pas parti, mais qu’il s’était accroupi pour pouvoir être à sa hauteur. Du revers de la main, elle essuya au maximum les larmes qui avaient continué à couler le long de ses joues, tandis que sans qu’elle ne s’en rende compte, son corps se mettait à pencher en avant pour réduire au maximum – et dans la limite du respectable – la distance entre elle et le jeune homme. Si au début elle voulu détourner le regard pour ne pas rencontrer celui de James dans lequel elle risquait de voir quelque chose qu’elle tentait d’éviter, sous peine de fondre à nouveau en larmes, elle fut contrainte de plonger ses yeux bleus dans les siens lorsqu’il lui prit le visage entre les mains. Tina ne moufta pas et se laissa faire sans se débattre tandis qu’elle sentit une sorte d’électricité qui parcourait son visage encadré des mains de James, longeant sa colonne vertébrale. C’était la première fois qu’elle ressentait ce picotement étranger sans pour autant être désagréable, et elle ignorait si c’était le fait que James la touche ainsi, ou le ton qu’il employait pour lui parler. Lorsqu’il leva la voix, l’Indienne se raidit aussitôt sans pour autant reculer, chacune de ses paroles raisonnant dans sa tête au point qu’elle n’arrête de respirer de peur que le moindre souffle ne perturbe le flot de paroles qu’il débitait. Même si elle reprit la respiration en le voyant se lever pour rompre le contact, Tina resta dans la position dans laquelle elle était, ses yeux fixant à présent le vide tandis que ses mains s’étaient mirent à serrer ses genoux de colère au point de faire blanchir ses phalanges.

Elle attendit qu’il soit enfin parti pour desserrer les doigts et éclater en sanglots, parce que tout ce qu’il venait de dire était vrai. Elle aussi avait menti à sa fille, mais c’était pour la protéger et pour ne pas qu’elle affronte un chagrin tellement immense, qu’il lui serait insupportable de voir. Comme James qui avait gardé le secret pendant longtemps pour ne pas que Tina et sa fille ne soient submergée de ce chagrin immense qui la submergeait en cet instant même. Quant à James… c’était la première fois qu’elle le voyait aussi touché et au bord de perdre le contrôle de ses émotions pourtant si bien maitrisés d’habitude. Un sanglot la secoua entièrement alors qu’elle sentait à présent la culpabilité l’envahir doucement à cause du comportement qu’elle avait eut.

Guidée par une force dont elle ignorait la provenance, Tina sécha ses larmes et traversa la cuisine à grandes enjambées jusque la porte d’entrée, et chercha James du regard, ou du moins un signe qu’il était encore là. Un voisin leva le nez vers elle, mais détourna aussitôt le regard lorsqu’elle croisa le sien. Fouine, pensa-t-elle. Lorsqu’elle vit la voiture du jeune homme au loin, elle poussa un soupir et à la même vitesse qu’elle avait traversé la cuisine, et sans faire plus de cérémonie ouvrit la portière du côté passager pour s’installer, sans qu’un seul mot ne traverse ses lèvres. Fixant devant elle, elle regarda James du coin de l’œil avant de lâcher un soupir, levant les yeux au ciel. Sa main alla chercher automatiquement celle du conducteur, qu’elle serra contre sa paume. Elle ne savait pas si ce geste était inapproprié, mais elle sentait qu’il avait besoin de ce contact autant qu’elle. « Tu dois lui en vouloir toi aussi, si ce n’est même plus que moi. » Commenta Tina qui avait retrouvé le contrôle de sa voix. « Moi il m’a mentit en pensant bien faire, alors que toi… il t’a surtout imposé un poids de plus sur les épaules. Et il n’aurait pas dû. » Elle tourna la tête dans sa direction, sentant sa main presser un peu plus contre la sienne, avant de regarder à nouveau devant elle et de finalement lui lâcher la main. « J’ai encore des affaires qui lui appartiennent, et je ne te cache pas que j’ai très envie d’y mettre le feu, au moins pour extérioriser tout ça, mais je ne le ferai pas. Elle pausa à cet instant avant de reprendre d’une voix encore plus calme, toute trace de tristesse disparue. En réalité, quelque part je suis même reconnaissante qu’il m’ait menti, parce que sans ça je n’aurais pas fait ta connaissance. Tu te rends compte que tu as été plus présent dans la vie de Priya que son propre père ? » Sa voix se brisa légèrement en parlant de sa fille, mais elle se ressaisit et esquissa même un petit sourire, assez de larmes pour aujourd’hui. « Bref, je voulais juste m’excuser à nouveau parce que je sais que tu as raison. Et je sais aussi que si ça n’avait pas été ces mensonges ou ta présence dans ma vie, même si on ne voit pas si souvent… je n’aurais pas tenu le coup. Même pas pour Priya. Et pour ça, merci. Du fond du cœur, merci. » Elle tourna la tête dans sa direction et lui adressa un sourire timide mais sincère.  « J’imagine que c’est maintenant à moi de garder ce secret. Je refuse que Priya ait un souvenir différent de son père, déjà qu’elle n’en a pas beaucoup… Tu m’aideras à ce qu’elle ne connaisse jamais la vérité ? » S’enquit Tina d’une voix hésitante. Elle laissa passer quelques secondes avant d’oser reprendre la parole pour poser sa question. « Est-ce que tu peux me conduire au cimetière, s’il te plait… ? Je sais que c’est une requête étrange, mais je dois faire quelque chose d’important, et… j’aimerais que tu m’y accompagnes. »
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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Ven 25 Mai - 0:17 )
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D'habitude, James ne craquait pas. Calme, froid même, il parvenait, en bon britannique qu'il était, à ne rien laisser paraître de ses émotions. C'était quelque chose qu'il avait appris, plutôt bien soit dit en passant, un art qu'il maîtrisait bien, mieux que celui de s'excuser, ou de se justifier. Cependant, il ne s'était pas attendu à ce que les événements prennent une telle tournure. Tout au plus l'avait-il soupçonné, mais n'en avait pas été inquiété. Désormais seul dans sa voiture, il tentait de remettre de l'ordre dans ces pensées. Il avait dit la vérité. Aurait-il dû procéder autrement? Il faisait alors le même cheminement que lorsqu'il avait effectué une mission qui, à son goût, aurait pu être mieux menée. Il retraçait tout dans sa tête, se remémorait chaque moment, et s'évaluait, s'auto-critiquait, cherchant où il avait failli, pour, peut-être, corriger le problème si cela était possible, ou du moins, ne pas le reproduire. Mais là... Il avait beau le voir sous tous les angles, il avait adopté la meilleure solution. Il n'aurait pu faire mieux. Non vraiment. Il s'était même surpassé car se connaissant, il serait parti avant d'habitude, profitant sans doute qu'elle soit dans la coure intérieure pour se faufiler vers l'extérieur et partir, et fuir, telle une ombre rasant les murs, un fantôme. Il aurait pu, c'est ce qu'il aurait fait en temps normal. Mais là... Non, il n'avait pu faire cela. Il était resté. Et une seule question se posait à son esprit: Pourquoi? Pour son vieil ami? En partie sans doute... Mais n'était-ce pas, au final, pour elle qu'il était resté? Pour ce bout de femme, forte, souriante en apparence, mais torturé par les fantômes du passé à l'intérieur, pleine de tristesse, de haine désormais. il n'avait pas voulu, pas put même, l'abandonner. Stupide? Humain plutôt. C'était dans ces moments là qu'il se rendait compte qu'il lui restait encore un peu de coeur, encore un peu de bonté. C'était chose rare, mais comme quoi... Tout arrivait. Finalement, alors qu'il soufflait un peu, profitant du silence offert par l'imperméabilité sonore de son véhicule, il n'entendit pas venir la belle brune qui ouvrit la portière sans cérémonie aucune, et s'assit sur le siège tout en refermant la portière sans autre politesse. Elle n'osa pas le regarder alors qu'il ne disait rien. Là par contre, il aurait peut-être dû démarré avant et se tirer...

Mais au lieu de continuer à l'engueuler, ou à lui lancer des reproches, ou même à le bombarder de question, elle eut une toute autre attitude. Elle vint poser sa main sur la sienne, produisant un éclair de sensation qu'il n'aurait su décrire. Est-ce que cela lui faisait mal? Non, pas vraiment. Le contact de la main lisse de la jeune femme sur sa main à lui avait quelque chose d'agréable, de rassurant même. Elle supposa alors, sans lâcher sa main, qu'il devait lui en vouloir, à Allan. Il ne savait pas vraiment en réalité, mais oui, un peu. Le poids du secret qu'il lui avait imposé, et puis... Et puis tout un tas d'éléments. Allan avait été un ami, mais il avait mené une double vie, James faisait partie de l'une de ces deux vies, Tina de l'autre. Forcément, quand les deux se rencontraient, cela produisait quelques étincelles. Le seul lien qui évitait ces étincelles, telle l'huile entre deux engrenages pour éviter qu'ils ne se rompent, c'était Allan... Mais une fois supprimé... Personne ne l'avait remplacé, l'huile s'était tari, le mécanisme avait cassé. Et la montre finement réglé avait finit par se briser, devant inutile, ses précieux engrenages rompus.Elle serra sa main un peu plus contre la sienne en faisant le constat: Il avait menti à sa femme, mais elle se rendait compte qu'il avait imposé un lourd poids sur les épaules de James, et qu'il n'aurait peut-être pas dû... James regarda la veuve de son ami et finit par répondre, plus calme, de manière plus maîtrisé:
- Je lui en veux oui... Parce que lorsqu'il est parti, c'était à moi que revenait la lourde tâche de veiller sur sa famille, en quelques sortes, malgré le secret qui pesait. Il ne voulais pas que vous le sachiez. James s'arrêta un court instant. Il m'avait fait juré de ne rien dire, du moins tant que Priya serait trop petite et qu'elle avait besoin de sa mère... Forte... Et d'un père... "absent", plutôt que mort. Il s'arrêta là, il lui en voulait, mais Allan resterait, pour James, un ami qu'il avait apprécié.

Finalement, toute tristesse évanouie, Tina avait repris des couleurs et de l'assurance. Et ce qu'elle déclara eut le don de surprendre James qui la regarda, interloqué. Finalement, elle remerciait son mari de lui avoir menti. La raison? Sinon elle n'aurait pas fait sa connaissance. C'était vrai et il ne pouvait que reconnaître que cela avait du bon. Il avait apprécié de connaître et de côtoyer la jeune femme et son énergique fille. Lorsqu'elle déclara qu'il avait été plus présent pour Priya que son père, il se rendit compte qu'il ne pouvait là aussi que confirmer. Il lui était arrivé d'aller chercher la fillette au collège et au lycée de temps à autres, discutant un peu avec elle, et au fil du temps, un lien s'était créer. Il appréciait la fille de Tina qu'il avait toujours un peu chouchouté, gardant même quelques secrets avec elle. Avec le recul, il se rendait compte qu'il avait peut-être était trop impliqué. Avait-il volé la place de Allan? Non, il ne s'était jamais placé en père pour la fille de son ami, même si de temps à autres il en avait peut-être eu un peu le rôle. Mais jamais il n'avait fait cela volontairement. Ce n'était pas de lui de toute manière. Elle esquissa finalement un petit sourire, et ce-dernier vint scintiller comme une lueur d'espoir dans le coeur de James qui espérait qu'elle ne lui en voudrait pas éternellement. Car oui, en plus d'apprécier la fille, il apprécier la femme de son ami. A force de protéger cette petite famille, il s'y était attaché, et il tenait à ce que leur relation reste plutôt au beau fixe, du moins l'espérait-il. Finalement, elle reprit en le remerciant, arguant que sans ses mensonges, sans sa présence, elle n'aurait peut-être pas tenu. Même pour sa fille, elle n'aurait peut-être pas tenu. Il sourit. Elle se rabaissait un peu trop. Il reprit donc avec un peu plus d'entrain.
- Je suis sûr que pour Priya tu l'aurais fait Tina. Il planta son regard dans le sien. Tu es... Plus forte que ce que tu ne le crois. Il lui osa un petit sourire alors qu'elle reprenait que ce serait désormais à elle de tenir le secret. Elle lui adressa un sourire timide. Il ne put que répondre par un sourire maladroit alors que hésitante elle se lançait et demandait si il acceptait de tenir le secret avec elle, afin que sa fille continue de conserver un bon souvenir de son père. Il hocha la tête avant de reprendre d'une voix grave:
- Nous serons deux désormais... Tu as ma parole que je ne dirais rien. Il n'e rajouta pas. C'était inutile. Il n'avait qu'une parole. Elle lui demanda alors de l'emmener au cimetière. Il en fût surpris, d'autant qu'elle voulait qu'il l'accompagne. Mais il ne posa aucune question devant la remarque étrange de la brune et se contenta d'hocher la tête et de démarrer la belle Audi.

Il accrocha sa ceinture de sécurité, enclencha la première vitesse et la belle berline se mit en route. A cette heure, peu de monde traînait sur la route. Tant mieux, le trajet se ferait sans encombre. Des gestes sûrs, confiants, une conduite agréable, James savait exploiter son automobile de la meilleure manière, ne laissant aucun à coup avoir lieu lors du changement de rapport, connaissant parfaitement le point de patinage de son embrayage. Bref, conduire, elle le lui avait demandé, et il savait faire, et même, il savait le faire bien. Finalement, il ne tarda guère à s'arrêter devant le cimetière trouvant pas un heureux miracle une place le long du trottoir. Il coupa le contact et la regarda. Elle semblait décidée. Il fit signe de la tête pour montrer qu'il la suivait. Ils sortirent de la voiture qu'il prit soin de verrouiller et ils rentrèrent dans le cimetière. Il marchait à ses côtés, ne sachant trop c qu'elle avait derrière la tête, mais bien conscient qu'il n'allait pas tarder à le découvrir. Il avait repris un visage un peu impassible, restant silencieux, évitant de proférer le moindre mot. Cela éviterait de créer d'autres problèmes quoi qu'il la sentait plus calme, comme si... Comme si elle avait trouvé la paix.
     

Codage par Libella sur Graphiorum
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Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Mar 29 Mai - 2:05 )

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En ayant la confirmation que son défunt mari avait imposé un poids pendant toutes ces années à James, elle lui adressa un sourire sans joie tandis qu’elle pressa un peu plus sa main contre la sienne, avant de la reprendre. Elle aurait voulu lui dire qu’elle était désolée qu’Allan l’ait impliqué autant dans ses histoires, mais l’était-elle vraiment ? Non, pas vraiment. Elle voulait l’être, mais avec le recul, Tina ne ressentait qu’une certaine gratitude pour son mari, qui avait forcé cet homme à faire partie de sa vie. Elle aurait bien sûr préféré que les choses se passent autrement, mais elle ne regrettait en aucun cas le lien qu’elle avait lié avec le jeune homme, bien qu’encore indéfini.

Un soupir traversa les lèvres de Tina qui ferma les yeux quelques secondes, tandis que les traits de sa fille se dessinaient doucement dans son cerveau. Elle se rendait d’ailleurs compte qu’elle ne l’avait pas vu depuis tellement longtemps, que les traits de son visage devenaient de moins en moins précis à mesure qu’elle se la représentait. Elle lui manquait terriblement, mais c’était dans ces moments qu’elle était contente qu’elle ne soit pas là. Ses yeux à nouveaux ouverts, le regard planté dans celui de James, elle se contenta d’esquisser à nouveau un sourire tandis qu’elle sentait les larmes qui revenaient. « Merci. » Souffla tout de même Tina, qui sentait son cœur se réchauffait suite aux paroles de James. Elle ne savait pas s’il disait la vérité ou s’il se contentait de lui dire ça pour ne pas qu’elle se rabaisse, mais ça lui faisait du bien de s’entendre dire qu’elle a plus de force qu’elle ne le pense.  Un accord venant de se sceller entre eux, la jeune femme posa à nouveau sa main sur celle de James et la pressa doucement, hochant doucement la tête.

A sa demande de la conduire au cimetière, elle sentit son cœur bondir hors de sa poitrine lorsqu’elle prononça ces mots, appréhensive de la réaction de James. Mais en voyant qu’il acceptait, elle lui adressa à nouveau un sourire, un autre qui le remerciait de ne pas poser plus de question. Le regard à nouveau sérieux, elle boucla sa ceinture et s’enfonça dans son siège au même titre que le silence dans lequel elle se plongea le temps du trajet. Le calme qui régnait dans l’habitacle n’était ni gênant, ni même lourd, pour Tina il était même reposant de ne pas avoir  à se forcer à faire la conversation. Elle profita de ce calme pour remettre de l’ordre dans son cerveau. En voyant l’entrée du cimetière au loin, elle ne pu s’empêcher de lâcher un soupir avant de se reprendre pour rassembler le peu de force qu’il lui restait. Un seul signe de tête suffit à communiquer avec son accompagnateur. D’un pas lent et mal assuré, elle sortit de la voiture et jeta un coup d’œil rapide autour d’elle. Sans grande surprise, ils n’étaient pas nombreux. Ouvrant la marche, la jeune brune se passa une main nerveuse dans les cheveux en traversant une rangée de tombe qu’elle s’efforçait de ne pas regarder pour ne pas avoir de sueurs froide. De temps en temps, elle se retournait pour voir si James était toujours là, et c’était seulement une fois qu’elle voyait qu’il ne l’avait pas abandonné qu’elle continuait à marcher.

Au bout de cinq minutes de marche, elle s’arrêta enfin devant une tombe qu’elle connaissait bien et qu’elle avait même repéré au loin. La parole lui manquant toujours, elle passa une main dans ses cheveux une nouvelle fois, avant de balayer du bout des doigts le marbre, encombré de quelques feuilles mortes.  « Allan… » Souffla Tina en caressant doucement la pierre, son cœur se serrant un peu plus tandis qu’elle se retenait pour ne pas se mettre à pleurer. Une larme arriva à braver le torrent de larmes qui ne tarderait pas à venir, et roula le long de sa joue mais elle l’essuya du revers de la main. Non, elle ne pleurerait pas devant sa tombe parce qu’elle était toujours en colère contre lui et qu’il ne méritait pas sa peine. « Tu as réussi une fois de plus à mettre mes nerfs à rude épreuve. Même en étant mort. » Secouée par un sanglot qu’elle arriva à ravaler, elle secoua et tourna à nouveau la tête vers James, avant de reporter son attention sur la tombe. « Mais aujourd’hui tu m’as surtout prouvé que je ne te connaissais pas. Peu importe tes motivations. » Les mains tremblantes, elle commença à jouer avec son annulaire et enleva l’alliance qu’elle avait gardé à son doigt même après le décès de son mari. Une fois après qu’elle réussit à l’enlever, elle prit un des vases qui trainait non loin d’elle, et enleva la mousse à l’intérieur pour y glisser sa bague, et y replaça la mousse et les fleurs. Elle tourna les talons et croisa le regard de James auquel elle préféra par répondre par un sourire rire triste, avant de marcher dans sa direction et de passer son bras autour du sien. Elle estimait qu’ils avaient franchit le cap où elle pouvait se le permettre. « Tu sais, si tu veux profaner sa tombe ou même commencer une cérémonie vaudou pour te venger de lui… je te promets de ne pas regarder et faire comme si je ne suis au courant de rien quand la police viendra me dire que des vandales ont détérioré sa tombe. » Une certaine malice dans les yeux, elle pouffa doucement, cette fois de façon plus sincère, et laissa un soupir s’échapper de ses lèvres. « Aujourd’hui marque le jour où je vais me forcer à ne plus vivre dans le passé. Et j’espère de tout cœur que tu arriveras à en faire de même. » Dit-elle à l’attention de James, de qui elle s’était un peu plus rapprochée sans s’en rendre compte.
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Mar 29 Mai - 18:13 )
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Le trajet jusqu'au cimetière fût relativement tranquille, James maniant son automobile d'une main experte et de manière a rendre le trajet agréable afin que l'on ne voit pas le temps défiler, afin que l'on ne sente pas la route qui passait, la distance qui défilait, englouti par les pneus de la belle allemande. Puis il s'était arrêté non loin de l'entrée, l'immense portail noir ouvert pour laisser entrer les quelques personnes qui souhaitait se rendre dans ce dédale de tombes, de pierres, rappelant là le souvenir des hommes, des femmes, qui les avaient précédés. L'indienne ouvrit la marche, quoique visiblement tracassée, une main dans les cheveux et le regard baissé sur le chemin. Il se contentait quand à lui de rester en retrait, notant avec un certain sourire qu'elle regardait sans cesse qu'il la suivait bien, comme si elle avait peur qu'il l'abandonne là, dans cette allée morbide où peu de personnes aimaient y passer du temps. Les mains dans les poches, il réfléchissait tout en marchant, sans la lâcher du regard, prenant soin de rester non loin d'elle. Il ne savait pas trop ce qu'elle allait faire... Il était même étonné qu'elle lui ait demandé de l'accompagner, mais avait préféré ne poser aucune question. D'autant que cele ne le gênait absolument pas. Finalement elle s'arrêta devant la tombe de son amant et il resta une nouvelle fois un peu en retrait. Un inconnu passant par là aurait pu croire qu'une femme était là en train de déposer des fleurs sur une tombe ou de se recueillir, un garde du corps juste derrière, mais il n'en était rien, quoique si un problème devait arriver, il était prêt à la protéger... Comme il l'avait toujours fait en quelques sortes. Il la laissa aller seul à la tombe de son mari alors qu'il baissait quelque peu la tête, respectueux, non sans garder un oeil sur ce qu'elle pouvait bien faire.

Elle caressa le marbre de ses doigts fins et il la regarda faire alors qu'elle semblait parler toute seule. Il ne parvint pas à tout saisir malgré sa très bonne ouïe. Lorsqu'elle se tourna vers lui, il nota que ses yeux étaient à nouveaux embuées de larmes, mais il ne déclara rien. Il la laissa tranquille, restant un peu en retrait alors qu'elle continuait. Tremblante, elle finit alors par retirer de son annuaire son alliance, celle qui l'avait un jour liée à Allan. Si il fût étonné du geste, il ne déclara rien. C'était son droit, et il s'apercevait que toutes les années de mensonge de son mari, quoi qu'il l'avait fait dans un but qui était de préserver sa famille n'avait pas facilité la tâche à la belle brune. Loin de là. Désormais, elle découvrait une autre facette de son défunt mari, une facette qu'elle n'aurait peut-être jamais aimé découvrir mais qu'il avait bien fallu révéler. Pour sa fille il resterait un père aimant, qui avait dû beaucoup voyagé, qui avait subvenu à leurs besoins, mais elle, désormais, elle connaissait la triste vérité. Si Allan avait voulu assurer le meilleur... Il avait beaucoup d'erreur. Il la regarda se saisir d'un vase, retirer la mousse et y mettre son alliance avant de remettre la mousse et les fleurs, le laissant là sur le tombe. Elle oubliait son passé. Elle l'enterrait plutôt. Il la regarda tourner les talons sans un mot, seul son sourire triste laissant deviner la douleur qu'elle avait ressenti, mais son regard affirmait qu'elle savait ce qu'elle avait fait. Il ne lui dit rien et elle passa son bras autour du sien. Ce contact, auquel il était loin d'être habitué lui tira un petit sursaut. Mais pourtant, il sentit une douce chaleur se répandre en lui. Il aimait cela. Bizarrement. C'était un sentiment étrange... Il ne saurait le décrire, mais le simple fait d'avoir à son bras la brunette le rendait un peu plus heureux et l'apaisait. La proposition plein d'humour qu'elle lui laissa par la suite le fit sourire, il osa même un petit rire. Elle semblait légèrement rancunière, mais il était bien loin de lui en vouloir. Elle soupira finalement, en annonçant qu'elle allait tout faire pour ne plus vivre dans le passé et qu'elle espérait qu'il saurait faire de même. Il regarda la tombe de son vieil ami qui avait, finalement, laissé un lourd fardeau sur ses épaules. Elle s'était rapprochée de lui et il la regardait. Elle avait de quoi être fier, car malgré tout, elle avait sut élever sa fille, lui donner le nécessaire pour la rendre heureuse et ce malgré toute cette histoire. Il la lâcha alors doucement.
- Maintenant que tu le dis... J'ai moi aussi quelque chose à faire. Fit-il avec un sourire léger. Il la lâcha un insant et s'approcha de la tombe.

Cela lui faisait bizzare de revenir ici après toutes ces années. Il y avait ce poids sur le coeur devant cette tombe qui lui rappelait combien il avait enterré nombre de ses amis, que ce soit à l'armée ou ici. Il regarda la nom inscrit sur la tombe et ne déclara rien, gravant les lettres dans son regard. Il resta un instant interdit puis se saisit des papiers qu'elle lui avait donné toute à l'heure. Il tremblait quelque peu. L'émotion? Sans aucun doute, car ce n'était pas la peur, il en était sûr. Sur ces papiers figurait la preuve de la culpabilité de James et de son implication dans des affaires très peu catholiques comme le diraient certains. Il sortit alors un briquet de sa poche et après s'être assuré que personne ne le regardait, si ce n'était la belle brune qui ne le lâchait pas du regard, il mit le feu à ces dernières preuves. Il tint le papier du bout des doigts, regardant la flamme progresser au fur et à mesure, regardant le feu qui dévorait les quelques papiers, dévorant l'encre autant que le papier: Le feu effaçait tout... Si au moins il pouvait effacer la douleur en plus, mais rien de tel n'était possible. Seul le temps ferait son effet et cicatriserait la blessure. Il lâcha finalement le papier lorsque la flamme fût proche de ses doigts et regarda le papier qui se consumait aux pieds de la tombe de son vieil ami. Il s'accroupit alors, posa ses mains sur le marbre froid du caveau et ferma un instant les yeux alors qu'une petite odeur de brûlé pouvait se faire sentir. Le vent dissipa alors les morceaux de papiers brûlés dans l'air, réduisant ce qui restait en une cendre fine qui se dissipa dans le chemin alentour.
- Emportes tes derniers secrets avec toi mon ami... Ils sont trop lourd à porter seul... Fit alors le chauffeur qui se redressa finalement et qui, après un dernier regard pour la tombe, se détourna pour faire face à Tina. Il ne savait pas vraiment comment s'y prendre. Désormais, tout était à refaire en quelques sortes. Oubliant le passé, ils se portaient désormais vers l'avenir. Mais quel avenir pour lui? Pour elle? Pour eux peut-être? Il ne le savait pas.

Malgré toutes ces questions, il parvint à s'avancer jusqu'à elle la dominant de toute sa silhouette. il ne s'arrêta que lorsqu'il ne fût plus qu'à un souffle.
- je m'abstiendrais de toute acte de vandalisme ou de drôles de rituels. Fit-il alors avec un sourire. Il lui tendit finalement son bras qu'elle accepta, et ils prirent la direction de la sortie du cimetière, sans un regard en arrière. C'était terminé. C'était du moins ce qu'il fallait se dire. Marcher ensemble, côte à côte avec elle lui faisait du bien et il apprécia le moment. Finalement, ils ne tardèrent pas, en silence, chacun appréciant le moment, à arriver à la voiture de James. Il s'arrêta et regarda Tina, plongeant son regard clair dans le sien, bien plus sombre.
- Bon... Et maintenant? Que vas-tu faire? Demanda-t-il curieux. Sans vraiment s'en apercevoir, il lui avait pris les deux mains, comme pour lui transmettre sa force, si tant est qu'elle en ait besoin. Il attendit donc sa réponse alors que son regard acéré la détaillait plus qu'il ne l'avait jamais fait. Ses yeux s'attardait sur la silhouette de la jeune femme qu'il avait côtoyé, a qui il avait rendu quelques services sans pour autant s'attacher à la détailler autant. Mais à chaque fois, le résultat était le même pour ses yeux: Ils revenaient se noyer dans le gouffre noir des pupilles de l'indienne qui restait, décidément, une femme de caractère en plus d'être séduisante. Elle n'avait rien a envié aux autres dames, et possédait même un charme un peu exotique. Il ne la lâcha pas, comme si il ne voulait pas qu'elle se noie à nouveau dans le chagrin et la colère... Ou alors c'était lui qui s'accrochait à elle pour ne pas partir à la dérive? Peut-être aussi... Il sourit avant de reprendre:
- Bien sûr avant je vais te ramener... Ce serait cruel je pense de te laisser rentrer à pied. Il eut un petit rire a cette annonce avant de redevenir sérieux, alors que son corps touchait presque celui de la brune dont il ne lâchait pas le regard.
     

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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Mer 30 Mai - 0:20 )

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A présent gardienne d’un secret déjà bien trop lourd pour ses épaules, Tina posait un regard nouveau sur la vie qu’elle avait mené jusqu’ici, et celle qu’elle allait vivre après ce jour. Un soupir traversa ses lèvres tandis qu’elle resserrait un peu plus son emprise autour du bras de James, se rapprochant de lui sans même s’en rendre compte. Ils restèrent un moment silencieux à observer la dernière demeure d’Allan et lorsqu’elle croisa le regard de James en levant la tête dans sa direction, elle osa même un petit sourire. Une pointe de déception teinta son sourire lorsque ce dernier se détacha d’elle ; elle aurait voulu le retenir pour l’empêcher qu’il ne retourne vers Allan qui représentait un passé vers lequel ils essayaient de s’éloigner – ou pour l’empêcher qu’il ne s’éloigne d’elle tout simplement – mais elle décida de ne rien faire en hochant doucement la tête. A contre cœur, elle le regarda s’éloigner tandis qu’un soupir gonfla sa poitrine, les yeux qui ne décollaient pas de la silhouette du chauffeur. Intriguée, elle pencha la tête légèrement sur le côté pour deviner ce qu’il était sur le point de faire, mais abandonna toute tentative. En le voyant sortir des papiers de sa poche, elle comprit ce dont il était question.

A mesure que le feu consumait le papier, le cœur de Tina se serrait et la tranquillité qu’elle avait gagnée en retirant sa bague fut remplacée par une vague de tristesse qui la submergea. Par le geste qu’avait James, l’Indienne avait l’impression qu’elle enterrait une nouvelle fois son mari. Un cœur à nouveau brisé. Une vie qui s’arrêtait encore une fois.

Un nouvel adieu, pensa-t-elle.

Comme honteuse de la tristesse qu’elle éprouvait, elle s’empressa d’essuyer ses larmes pour se débarrasser de toute trace de peine, offrant à la place un sourire sans joie à James mais qui signifiait juste qu’elle allait bien. « Dommage, il mériterait qu’on tague sa tombe. » Commenta l’Indienne qui répondit au sourire de James en ponctuant sa phrase d’un petit rire. Dans un soupir, elle accepta le bras que lui offrait le chauffeur et dans le même silence qui les avait conduits au cimetière, ils s’avancèrent en silence dans les allées. Sa tête lourde de pensées qui continuaient de tourner en boucle, s’était posée sur l’épaule de James, une esquisse de sourire lui fendant le visage. Un sincère cette fois. Chaque pas qui éloignait la jeune femme de la tombe de son défunt mari devenait léger de sorte qu’elle avait même l’impression de flotter à la fin du parcours. Arrivés à la voiture, elle abandonna finalement l’épaule de James sans se détacher pour autant, ses mains trouvant naturellement le chemin vers celles du jeune homme. Elle baissa les yeux sur leurs deux mains et un sourire étira aussitôt ses lèvres, gonflant sa poitrine d’une bouffée de bien être. C’était étrange sans pour autant être gênant, et presque enfantin. Ils ne faisaient rien à part se tenir les mains, mais le contact avec sa peau chaude était tellement rassurant, que Tina aurait voulu qu’il ne se rompe jamais. Comme un aveugle à qui on venait de redonner la vue, le regard qu’elle posait sur le chauffeur était lui aussi nouveau. Son esprit découvrait les traits du jeune homme avec une certaine douceur qu’elle n’avait jamais aperçu auparavant. Contrôlée par une force dont elle ignorait la provenance, elle lâcha la main de James alors qu’elle s’apprêtait à la poser sur sa joue, mais elle s’arrêta en se rendant compte de ce qu’elle était sur le point de faire, et se gratta légèrement le nez à la place.

« Hum… » Commença la brunette qui s’accorda un moment de réflexion. « Merci de m’épargner en me raccompagnant, mon sauveur. » Petit rire. « Et pour être tout à fait honnête… Je ne sais pas. Dans l’immédiat je dirais que je vais aller photoshopper les têtes d’Allan des photos de famille. » Elle haussa les épaules, c’était une option. « Ou écrire un livre sur ma vie mais en changeant mon nom. Tu y figureras aussi, je t’appellerai Jamon. » Ca, elle pourrait le faire. Et elle savait qu’elle remporterait un franc succès parce qu’à la naissance elle avait souffert d’un excès de confiance en elle dont elle n’avait pas guérit. Happée par le regard de James, plus sérieux, le sien le devint à son tour. Aucun mot. Aucun son. Aucun geste brusque. Juste deux respirations qui se croisent pour s’harmoniser, ne faisant plus qu’une. Les mains de Tina avaient quittées celles de James pour remonter doucement le long de ses bras et se loger dans sa nuque. Et comme une évidence, elle déposa ses lèvres sur les siennes.
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James WeaverToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Jeu 31 Mai - 22:35 )
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Ils s'étaient expliqués. La vérité était finalement ressortie. Le mensonge qui pendant tant d'années avait été si sûrement conservé, avait volé en éclat face aux questions de la brune. Et puis le délai avait expiré. La fille de Tina était grande, loin si il avait bien compris, et désormais, elle ne serait pas atteinte par l'événement sauf si sa mère décidait de lui en faire part. Devant la tombe de son vieil ami, elle avait décidé de laisser son passé derrière elle et il avait lui aussi décidé de tourner le dos à cette partie de sa vie. Non pas qu'il voulait l'oublier complètement, mais ne plus vivre avec serait une bonne chose. Pour lui. Pour eux. Malgré qu'elle déclara qu'il aurait mérité qu'on tague sa tombe, il ne releva pas. Il n'était pas de ce genre là, même pour se venger. Il respectait les morts. Non par foi, ou piété chrétienne ou quoi que ce soit, mais par respect. Par éducation aussi. Il ne s'attaquait pas aux morts. Les morts étaient morts, cela étaient inutiles de saccager jusqu'à leurs tombes. Les os se moquaient bien de ce qui advenait du lieu où ils étaient entreposés. Finalement, en silence, ils avaient regagné la voiture de James. Le poids sur son coeur, la pression sur ses épaules s'atténuant à chaque pas qu'il faisait en plus vers la sortie. Ils s'arrêtèrent finalement là, mains dans la main. James ignorant pourquoi il avait décidé de prendre les mains de la brune, peut-être pour la réconforter... Ou pour se réconforter lui. Elle laissa alors sa main venir vers sa joue et, étonnement, il ne la freina pas, la laissant faire, son corps totalement en paix avec cette femme en qui il avait confiance. Mais la main de Tina, plus hésitante que jamais, décida de s'arrêter et d'aller se gratter le nez, comme si une petite poussière était venu la chatouiller. Il la laissa s'accorder un moment de réflexion face à la question qu'il lui avait posé. Elle prit un petit instant avant de répondre espiègle qu'elle comptait d'abord modifiait, via l'ordinateur, les photos sur lesquels apparaissaient Allan. Il sourit alors qu'elle haussait les épaules pour continuer en déclarant que sinon elle écrirait un livre sur sa vie en prenant soin de changer de nom, et qu'il s’appellerait Jamon. Il osa un petit rire léger face à la force positive de la jeune femme alors qu'elle s'était arrêtée... Plus sérieuse.

Elle ne lâchait pas son regard, il ne lâchait pas le sien. Leurs pupilles brillaient sans doute. Il sentit alors qu'elle lui lâchait les mains, mais au lieu de rompre le contact, elle fit en sorte qu'il soit plus intense. Il sentit ses mains remonter le long de ses bras alors qu'il n'osait aucun geste, ne sachant trop comment s'y prendre. Lorsque les mains de la jolie brune furent remonté jusque derrière sa nuque, il sut très bien où elle voulait en venir, mais, il ne l'en empêcha pas. Elle hésita un instant avant de finalement se laisser glisser vers lui et déposa ses lèvres sur celle du chauffeur. Son esprit fût chamboulé. En quelques secondes, elle avait tout foutu en l'air. Les barrières, les raisonnements, tout ce qu'il avait imaginé pour tomber dans ce genre de situation et tout ce qu'il avait imaginé pour s'en sortir si jamais il devait y tomber. Loin d'appliquer tous ses raisonnements, son corps eut une autre réaction, son esprit également. Ses lèvres répondirent. Puis ses mains remontèrent sur les hanches de l'indienne, puis dans son dos. Il devint alors plus sûr de lui, plus confiant, plus adroit même, et ses lèvres embrassèrent celles de Tina, bien moins timide alors que ses deaux mains venaient se saisir du visage de la brune pour le rapprocher du sien, pour la garder avec lui. Ce genre de choses, ce genre d'affections, il n'en avait que peu venant d'une personne, et tout son corps se laissait aller à ce moment de douceur, ce moment agréable qui ne pouvait être que bon... Avant que son esprit, sa conscience, sa raison, ne reviennent au triple galop pour lui remettre les idées en place. C'était la veuve d'Allan merde! Il n'avait pas le droit! Et tous les secrets qu'il avait également... Il ne la rendrait pas heureuse. Son esprit lui criait ces phrases avec toujours plus de force. Il s'arrêta alors, mais pas de manière brusque. Tendrement, avec un regard triste, il s'éloigna légérement. Il ne savait pas comment s'y prendre. Il laissa une main sur la joue de la jolie brune... Parce que oui, au fond il n'était pas insensible à ce joli bout de femme, courageuse, forte, au caractère bien trempée.
- Tina... Souffla-t-il alors. Mais là où son esprit lui soufflait de s'arrêter, son coeur lui clamait qu'il fallait continuer. C'est plus complexe que ça en à l'air... Oh lutte désespérée entre la conscience et le coeur. C'était la raison contre les sentiments. Mais elle avait déjà eu trop de mensonges...

- Tina... Je... Je ne te rendrais pas heureuse. Osa-t-il. Tu es... Tu es une femme remarquable oui... Mais je... Je ne peux pas... Je ne veux pas que tu souffres... Et puis, c'est peut-être un peu précipité et... Il était sincère. Il y avait des choses qu'il ne pourrait jamais lui dire. Il le savait, elle le savait peut-être elle aussi. Déjà, il avait trempé dans des affaires louches avec son mari ce qui n'inaugurait rien de bon pour la suite, elle devait s'en douter. Et il ignorait si elle était prête, réellement, à franchir ce pas avec lui. Au final, oui elle le connaissait un peu... Mais pas assez. Et il avait peur. Lui d'habitude si courageux, si froid devant le danger, même lorsqu'il y avait risque de mort, lui qui ne tremblait pas et qui se jetait tête baissée... Il avait peur. Peur de ce qu'elle pourrait penser de lui. De la manière dont elle le jugerais. Il lui caressa alors les cheveux avec douceur. Tu es une femme splendide Tina... Et forte et je pense... Il n'arrivait pas à croire qu'il allait le dire. je pense que tu mérites mieux. Je... Il n'arrivait plus à parler, fixant son regard dans le sien. Et malgré tout... Il avait envie de l'embrasser, de la prendre dans ses bras. Il voulait que la belle brune soit avec lui. C'était con peut-être. Peut-être était-ce une mauvaise idée. Est-ce qu'il l'aimait? C'était... Tout était allé si vite en réalité. Tout était trop rapide. Mais oui... Il devait admettre... Au fond de lui, elle avait réveillé quelque chose qu'il n'avait jamais connu. Peut-être qu'après toutes ces années passées avec elle, à l'aider, elle et sa fille, peut-être que toute ces années passées à veiller sur cette petite famille... Peut-être qu'elles étaient devenues plus que des amies, plus que des connaissances... Le coeur de l'homme avait vraiment une manière folle de s'attacher... Il n'osa pas rompre ce contact avec elle, mais il devait admettre qu'il ne savait trop que faire. Lui et les relations, ce n'était pas trop son truc. Il ne voulait pas qu'elle souffre. Pas encore. D'autant qu'il ignorait si elle ressentait réellement quelque chose pour lui, le... "Chauffeur".
     

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Tina CambiasoToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Lun 11 Juin - 0:45 )

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Comme une évidence, elle avait scellé leur nouveau lien de ses lèvres. Comme une évidence, son cœur se mit à battre à toute vitesse, envoyant des bouffées d’amour à chaque fois que sa poitrine se soulevait. Comme une évidence, les lèvres de James qu’elle ne connaissait pourtant pas, étaient comme un livre qu’elle avait déjà lu et qu’elle relisait avec une facilité déconcertante. Avec chaque fibre de son corps en alerte, la part d’elle qu’elle avait pensé enterrer en même temps que son mari des années plus tôt, avait fini par se réveiller. Chaque seconde qui s’égrainait donnait à l’Indienne la sensation de s’élever un peu plus ; dans ses bras elle se créait un monde qu’elle acceptait de partager uniquement avec lui.

Et comme une évidence, la réalité finit par les rattraper. Au moment où ils se décollèrent, les lèvres de Tina cherchaient encore les siennes mais elle concéda à ne pas en faire plus, remplaçant son envie par une petite grimace qu’elle étira en un mince sourire. Ses yeux à nouveau plongé dans  ceux de James, elle soupira doucement en sentant sa chaleur se répandre dans tout son corps à cause de la main qu’il avait posé sur sa joue, étirant encore un peu plus son sourire. Elle frissonna doucement en l’entendant prononcer son prénom, ses yeux ayant quitté son regard pour regarder les lèvres qu’elle était en train d’embrasser quelques secondes auparavant. Il n’avait fait que prononcer son prénom, mais la douceur du ton qu’il employait, résonnait en elle comme si elle l’entendait pour la première fois. « Complexe? » Tina qui n’avait fait que répéter ce que disait James,  guida une de ses mains contre la joue du chauffeur qu’elle caressait doucement avant d’aller dessiner du bout des doigts le contour des lèvres de ce dernier. Déconnectée de la réalité, elle la jeune femme qui avait été propulsée dans un monde de paix et de bienveillance, semblait avoir du mal à revenir sur la terre ferme.

Mais James l’y aida. Et pas en s’y prenant de la façon la plus douce possible. Lorsque les mots sortirent de la bouche du jeune homme, Tina sentit comme un coup de couteau se planter en plein cœur, provoquant alors une douleur sourde qui la paralysa sur place. Elle avait cessé de bouger voire de respirer, seuls les larmes qui lui brouillaient la vue et qui coulaient le long de ses joues, étaient la preuve qu’elle ne s’était pas changée en statut. Sans qu’elle ne s’en rende compte, elle avait regagné la motricité avec sa tête qui secouait doucement de gauche à droite pour empêcher que James ne poursuive ce qu’il était sur le point de dire. « Non… s’il te plait, non… » Arriva à articuler l’Indienne qui souffla ces mots sans conviction qu’il les ait entendu. « Non. » Souffla-t-elle à nouveau comme pour lui dire qu’il n’avait pas à penser. L’heure n’était pas à penser, ils le feraient plus tard, pour l’instant pourquoi est-ce qu’ils ne se concentraient pas sur ceux qu’ils étaient en train de vivre tous les deux ? Elle savait qu’il ressentait la même chose pour elle et ça, quelque soit la chose. Elle l’a sentit dans la façon dont il a répondu à son baiser, dans la façon dont ses mains se sont appropriés son corps même si ça n’a pas duré longtemps. Elle le voyait même dans le regard qu’il posait sur elle, que c’est réciproque.

Le coup de grâce asséné, toute tristesse quitta le corps de la jeune femme pour se transformer en colère qu’elle savait, allait avoir du mal à contrôler. D’un geste brusque, elle rompit le contact entre eux en reculant de deux pas. « Je mérite mieux ? Et qui es-tu toi pour savoir ce qui est le mieux pour moi ? » S’enquit l’Indienne, une pointe d’amertume dans la voix. Elle en avait tous les droits, après tout elle venait de se faire rejeter. « Je le sais que je suis une femme splendide et forte, je ne t’ai pas attendu pour m’en rendre compte. » Lâcha-t-elle sèchement. « Toi en revanche, tu es un faible doublé d’un lâche. J’ai été stupide de penser pendant un moment que… » Elle coupa sa phrase en ponctuant d’un petit rire sec, les larmes continuant de ruisseler sur ses joues. « Tu sais quoi ? C’est exactement pour cette raison que tu vieilliras seul et que le jour où tu mourras, personne ne versera la moindre larme. Parce que tu fais du mal autour de toi en rejetant les gens qui veulent te tendre la main. » Elle ne pensait bien sûr pas ce qu’elle disait, mais la colère faisait dire de ces choses. « T’aimer est une perte de temps, merci de m’avoir ramené à la réalité. »  Sur ces mots, elle tourna les talons  dans la direction opposée avant de faire finalement demi-tour. Elle regarda un instant James d’un air mauvais, puis se dirigea vers sa voiture devant laquelle elle s’arrêta un court instant, avant de donner un coup de pied violent dans le rétroviseur extérieur qui tomba sous le coup de Tina. Il lui brisait le cœur, elle lui briserait sa voiture.
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Mar 12 Juin - 11:38 )
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Tout était allé si vite. Trop vite? Il l'ignorait à vrai dire. Tout était allé comme dans un rêve, et si beaucoup se serait sans doute laisser aller à cette douce mélodie, à ce moment de tendresse, lui non. Il y avait encore trop de choses... Trop d'éléments qui le retenaient. Elle avait souffert, il l'avait vu. Et il ne voulait pas être la cause d'une seconde souffrance. Il en était tout simplement hors de question. Parce qu'il avait encore beaucoup trop de secrets. Pour l'heure, il baignait à la fois dans le monde réel autant que dans celui, tout aussi réel, mais bien moins légal, de la criminalité, du trafic, de la mafia. Il gravitait entre les grands magnats qui dans l'ombre se livraient aux pires des trafics, aux pires des exactions, et entre ce monde "innocent", fait de colère oui, d'amour parfois, et de douceur. Il naviguait entre une vie normale, celle d'un chauffeur normal, et une vie nocturne, une vie cachée, celle d'un tueur à gage, un homme de main, capable de commettre certaines violences. Certains diraient sans doute qu'il aurait fallu arrêter, mais... C'était toujours plus facile à dire qu'à faire. Pour l'heure, la rencontre avec Tina avait prouvé que le passé pouvait aisément les rattraper. Si elle avait lu ces papiers, si elle en avait pris le temps, elle aurait compris que James était mêlé à quelques trafics louches, peut-être même plus. Au lieu de cela, elle savait qu'il avait fait des choses plus ou moins légales, mais sans plus. C'était mieux ainsi. Cependant, par respect pour elle, pour ne pas la bercer d'illusions, il avait ramené les choses sur terre. Et elle n'en avait pas eu envie... Il l'avait lu dans ses yeux. Mais lui, en avait-il eu envie également? Pas vraiment... C'était la nécessité plus que l'envie qui l'avait poussé à faire cela.

Elle rompit alors le contact, recula d'un pas, et le ton monta. Blessée, elle ripostait. Elle ripostait contre lui qui l'avait repoussé. Et elle n'hésita pas à lui faire savoir ce qu'elle pensait. Elle lui demanda alors qui il était pour savoir ce qui était le mieux pour elle. Il ne répondit rien, mais son esprit s'était déjà mis en marche pour répondre à la question. Elle n'attendit pas la réponse, de toute manière trop en colère pour recevoir une quelconque réponse. Tina était une femme explosive, il n'y avait rien à dire sur cela. Pour ce qui était de ces déclarations quand à ses qualités, la jeune femme lui fit savoir qu'elle était déjà au courant. Il haussa un sourcil amusé devant la réplique, mais là aussi ne répondit rien alors qu'elle continuait, cette fois-ci en le désignant comme un faible, un lâche. Les deux mots étaient relativement inappropriés pour James qui en plus de tout faire pour ne pas être faible n'était lâche en rien. Si elle disait cela sur le coup de l'émotion, de la colère, il fût néanmoins touché par ses mots. Et il revêtit à nouveau sa carapace de froideur? De la distance. Il fallait mettre de la distance entre lui et elle avant que cela ne dégénère. Voilà pourquoi il évitait de s'attacher aux personnes, ne les conservant que comme des "connaissances", c'était pour éviter ce genre de résultats. Il resta alors interdit devant elle, le visage impassible, arborant une expression des plus neutres, cachant désormais ses sentiments et ses réactions. Elle pleurait, mais elle continuait. Il vieillirait seule d'après elle. Personne ne pleurerait, parce qu'il avait fait du mal aux gens qui l'entouraient, parce qu'il avait repoussé ceux qui avaient voulus l'aider. Il sourit. L'aider... Le terme qu'il ne fallait pas entendre. Aider, personne ne l'avait vraiment fait pour lui, et si il savait qu'elle, elle l'aurait fait d'un coeur sincère... Il ne pouvait l'impliquer. Elle lui lança une ultime phrase et tourna les talons. Sa main ne la retint pas. Il resta interdit, dans son contume impeccable, regardant la jolie brune qui s'éloignait.

Mais elle ne tourna pas les talons longtemps et revint. Il crut qu'elle ferait comme toute à l'heure, lorsqu'elle l'avait rejoint dans sa voiture, s'excusant de ce qu'elle avait dit, mais il n'en fût rien. Femme de caractère si il en était, elle se posta près de sa voiture, et décida de donner un franc coup de pied dans le rétroviseur qui tomba à terre. Cette fois, il réagit. Il s'avança vers elle d'un pas rapide. Sa voiture, on y touchait pas. Il sentait la colère montait en lui, mais il ne leva pas la main sur elle. Il ne frappait pas les femmes, c'était l'un de ses principes... Même si certaines auraient mérité deux trois claques. Il attrapa la jeune femme par le poignet et la tira, faisant tout de même attention de ne pas lui faire mal. Il l'éloigna de sa voiture et se posta comme un rempart entre sa voiture et cette furie.
- c'est très malin ça Tina... C'est très malin. Maugréa-t-il avant d'exploser. Mais enfin bon sang! Cette voiture ne t'a rien fait! C'est mon outil de travail! J'en ai besoin tous les jours! Et la meilleure chose que tu trouves à faire c'est... C'est défoncer le matériel parce que tu n'es pas contente. Il se sentait bouillir. Il faisait même de grands gestes avec les bras, lui d'habitude si calme et avec ce flegme britannique qui le caractérisait si bien. Il s'arrêta un instant, défiant de son regard glacé la belle brune en colère.

- Alors tu veux savoir? Tu veux savoir pourquoi je suis le mieux placé pour savoir ce qui est le mieux pour toi? Il soulevait la question qu'elle lui avait lancé au départ. Et il comptait bien y répondre. Parce que j'ai passé les dernières années de ma vie jusqu'à aujourd'hui à e côtoyer, toi et ta fille, à vous filer quelques coups de mains quand vous en aviez besoin. J'ai appris à te connaître un peu tout de même. Bah oui! Je n'étais pas simplement dans mon taxi à courir par toute la ville pour amener les uns et les autres! Il m'arrivait aussi d'aller t'aider! Termina-t-il alors qu'il avait haussé le ton. Alors tes réflexions Tina, tu les gardes pour tes potes. Reprit-il. Je n'ai guère le cœur à ce genre de choses, et je suis pas l'un de ces types qui ont été là le jour de l'enterrement d'Allan et qui arrivaient en te disant "on va te soutenir, t'inquiète pas". Non! Bordel Non! Moi je me suis levé le cul pour vous aider! Je n'ai jamais rien demandé et je ne demanderais jamais rien! Mais sache que j'ai passé assez de temps auprès de vous pour vous connaître toi et ta fille. Il se calma un instant, tentant de réguler ses émotions, mais décidément, elle avait le don de le faire partir au quart de tour. Tu as souffert des secrets de ton ancien mari Tina. Et ne me dit pas le contraire. Avec moi cela pourrait être pire. Il s'arrêta là. Il ne voulait pas la faire souffrir tout simplement. Il ramassa le rétroviseur explosé, ouvrit son coffre tout en gardant un œil sur la brune et déposa l'objet autrefois fixé à sa voiture dans le coffre qu'il verrouilla. Il fit le tour de la voiture. Il en avait assez dit, il en avait assez vu. Il grimpa dans sa voiture, démarra, ouvrit la fenêtre côté passager et déclara enfin. Mieux vaut que ce soit maintenant que plus tard, crois-moi! Et il démarra en trombe sans attendre quoi que ce soit. Il bouillait. Il avait envie de frapper sur quelque chose. Il ne put que frapper sur son volant. Puis finalement, il se souvint qu'il avait dit qu'il la ramènerait. Oui, mais après tout ça? Il restait tout de même un homme de parole. Il tira le frein à main et fit tourner le volant, faisant effectuer à la voiture un formidable dérapage, avant d'enclencher la première et de revenir vers la jeune femme en trombe. Il baissa la fenêtre à son niveau.
- Si tu es sage et que tu te tiens un minimum calme, je te ramène. Sinon je te laisse rentrer à pied, c'est toi qui voit. Preuve qu'il ne l'abandonnait pas totalement... Mais bien sûr que non, il ne l'abandonnait pas. Il tenait tout de même à elle, mais pour l'heure... Il valait mieux qu'il tienne ses distances. Pour sa sécurité à elle.
     

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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Sam 16 Juin - 4:10 )

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A peine avait-elle donné son coup de pied dans le rétroviseur, que Tina regrettait déjà son geste. Mais elle ne le dirait pas parce qu’elle était beaucoup trop fière pour reconnaître qu’elle n’aurait pas dû. De plus, elle estimait qu’il méritait amplement qu’elle bousille sa voiture. Et même si elle savait qu’elle allait sûrement bégayer lorsqu’on lui demanderait si elle avait vraiment besoin d’aller jusque là, elle préférait garder la tête haute pour le moment. Comme pour s’insuffler le peu de courage qu’il lui restait, elle ramena ses bras qu’elle croisa sur sa poitrine, avant de se tourner vers James et de poser sur lui un regard qui ne laissait aucune place au regret. Du moins en apparence.

Elle su qu’elle avait vraiment dépassé les bornes lorsque le chauffeur s’avança dans son sens telle une furie, et lui agrippa le poignet pour la tirer. Ca y est, il allait la tuer.  C’était donc ainsi qu’elle allait mourir, cela dit, comme c’était James qui l’avait repoussé est-ce qu’on pouvait parler de crime passionnel ici ? Dans un tout autre contexte – contexte où les yeux de James ne menaçaient pas de sortir de ses orbites – elle se serait permis de poser la question, mais ici elle préférait se taire. Mais il fallait tout de même voir le bon côté des choses : en plus d’avoir bien vécu, elle n’avait pas besoin de faire faire dix mille allers-retours aux gens vu qu’elle se trouvait déjà en face du cimetière. Ironie du sort, quand tu nous tiens.

Lorsqu’il la lâcha enfin, elle fit mine de masser son poignet alors qu’elle n’avait rien. Son regard, à présent fuyant, refusait de se poser sur James maintenant qu’il était assez proche d’elle pour qu’elle ne puisse pas fuir. Elle releva la tête uniquement lorsqu’il prononça son prénom, la colère ponctuant sa phrase. C’était la première fois qu’elle l’entendait le prononcer de cette façon, et le moins que l’on puisse dire était qu’elle n’appréciait pas ça. La colère montant crescendo, l’Indienne eut un petit mouvement de recul au moment où tout l’énervement de James la percuta. Dans un sens, elle avait gagné et avait eut une réaction de la part du jeune homme, bien qu’explosive. Mais de l’autre, sa culpabilité grandissait et elle ne savait pas si c’était parce qu’elle avait touché à du matériel inoffensif, ou parce que l’impact que ça avait sur James la touchait plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. Tina décida que c’était la première option, et dans un geste détaché, elle répondit à la colère du chauffeur par un simple soupir avant de rouler des yeux. « Exactement. » Répondit sèchement la jeune brune avec toute l’insolence qui la caractérisait tant. D’ailleurs, s’il continuait à hausser le ton avec elle, elle s’en prendrait à l’autre.

Bien que la question du jeune homme soit rhétorique, l’Indienne ouvrit la bouche pour s’apprêter à répondre, mais n’eut pas le temps. Elle referma sa bouche et leva à nouveau les yeux au ciel, ne l’écoutant d’abord que d’une oreille… jusqu’à ce qu’il arrive à capter son attention en mentionnant sa fille. Il a raison, souffla une petite voix tandis que les souvenirs de toutes les fois où James avait été là pour elle et Priya. C’était vrai, il n’avait pas fait que le dire, il l’avait aussi fait et prouvé à plusieurs reprises qu’elle pouvait compter sur lui. Au compte gouttes, des souvenirs revenaient à Tina au fur et à mesure, rendant la voix de James de moins en moins audible. Ses souvenirs la tenaient éloigné de la réalité qui lui revenait en pleine face. Pendant un court instant où elle affronta le regard furieux de James, elle sentit son cœur se briser et se demandait comment ils avaient fait pour en arriver là. Quelques minutes plus tôt, ils s’embrassaient et Tina était emplie de cette paix qu’elle avait tant cherchée. Et pendant un moment, c’était dans ses bras qu’elle avait pensé la trouver…

Sans dire un mot, elle le suivit du regard en le voyant récupérer le rétroviseur toujours  à terre, et monter ensuite dans sa voiture. Elle n’avait pas besoin de poser la question pour savoir qu’elle n’était pas conviée à s’installer elle aussi dans la voiture, alors elle se contenta de pousser un rire sec et de détourner le regard lorsqu’il l’assura que c’était mieux ainsi.

Et il l’abandonnait.

Une larme roula le long de sa joue tandis qu’elle regardait la voiture s’éloigner, mais elle l’essuya rapidement d’un revers de la main. Un schéma se mettait en place ici ; elle était condamnée à ce que chaque relation entamée – officielle ou pas – se termine par un abandon au cimetière, suscitant ainsi son lot de chagrin et de déception qui lui scellait les lèvres. Aucun son, aucune objection. Juste Tina qui acceptait son sort. Au bout de quelques secondes, elle décida tout de même de se mettre à marcher pour ne pas rester plantée là comme une abrutie, avant de s’arrêter à nouveau en entendant un crissement de pneu qui l’obligea à se retourner. En voyant la voiture arriver vers elle, un soupir s’échappa de ses lèvres. Lorsqu’il arriva à sa hauteur et qu’il lui adressa la parole, elle hésita un moment. Elle tourna la tête vers la route qui s’annonçait longue – pour une flemmarde comme elle – mais qui lui offrirait la paix. Puis, posa son regard sur la voiture qui n’était plus paisible qu’à l’aller. Un sourire étira finalement ses lèvres, elle avait prit sa décision. « Non ça va aller. Tu étais parti pour me laisser là alors continue ta route. Après ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est pas comme si on allait se revoir de toute façon. Donc sur ce. » Elle adressa un petit signe de la main en direction du chauffeur et tourna les talons pour se remettre à marcher. Encore une décision qu’elle allait regretter.  
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Sujet: Re: All my scars are open || ft. James Weaver ( le Sam 16 Juin - 23:18 )
All my scars are open
Agacé, c'était le mot pour décrire James en cet instant. Non seulement elle se permettait de lui sortir toutes sortes de paroles qui avaient le don de le mettre en colère, mais en plus de cela, elle s'en prenait à sa voiture. Il ne savait pas ce dont il avait le plus horreur en fait. Qu'elle fracasse sa voiture, ou qu'elle s'en prenne à lui? Voyons voir... Qu'elle fracasse sa voiture. James n'était pas matérialiste, mais il prenait soin de ses affaires et notamment de sa voiture. Autant il se moquait bien de son réveil, de sa télévision, ou même de sa douche! Mais sa voiture... Il ne fallait pas y toucher. Elle l'avait mis en rogne, et pas qu'un peu. Si Tina avait été un homme, il serait mort à l'heure qu'il était... Ou du moins dans un sale état. Personne ne touchait à SA voiture. Manque de pot, elle l'avait fait. Cependant, plus que le respect envers cette femme, quelque chose l'avait empêché de lever la main sur elle. Impossible. Il ne pouvait pas. C'était contre lui, ses principes et puis... Et puis il ne pouvait tout balayer d'un simple revers de main. Alors il s'était contenté de l'éloigner de sa voiture. De mauvaise fois, elle s'était massée le poignet même si il savait qu'en vérité elle n'avait rien, il s'en était assuré en faisant attention malgré tout. Et à sa question quand à son comportement, elle répondait, insolente comme à son habitude, la seule femme capable de lui tenir tête. Il l'aurait maudite juste pour ça... Mais enfin... Elle avait fait son choix... Et il fît le sien.

Il partit, la laissant derrière lui, la colère le motivant plus que le bon sens ou la raison. Mais heureusement, il eut encore assez d'intelligence pour faire demi-tour, non sans un splendide dérapage contrôlé qui eut le don de faire sursauter un homme sur le trottoir. La voiture repartait en sens inverse, il arrivait à nouveau à la hauteur de la brune qui se tenait droite, fière, et n'avait pas bougé alors qu'elle l'avait vu revenir. Il lui proposa tout de même de la ramener, ne pouvant se résoudre à la laisser là. Elle eut un moment d'hésitation, mais elle prit sa décision. Non. Voilà sa réponse, inutile de développer, on en ferait pas un roman des grandes éditions. Avec cette insolence toute particulière, ce ton acerbe et cette fierté si caractéristique de la brune, elle repartait, droite, fière, se moquant bien de lui, elle préférait encore garder la face plutôt que d'admettre qu'elle n'avait peut-être jamais parcouru un telle distance à pied. Il resta là où il était. Bon, et bien il pouvait se tirer non? Il la regarda un instant, silhouette séduisante qui marchait d'un pas décidée vers son domicile, un peu éloigné, ne se retournant pas. Il enclencha la marche arrière pour aller faire demi-tour plus loin, commença à reculer alors que de plus en plus, l'incertitude le gagnait quand à son choix. Il finit par lever le pied. Stoppa sa voiture et la regarda. "Quelle femme..." Songea-t-il alors. "Mais alors quelle femme bien chiante..." rajouta-t-il. Il enclencha donc une nouvelle fois la première et revint vers elle, plus tranquillement. Il garda la vitre baissée, resta en première et roula à côté d'elle. Elle fit semblant de ne pas le voir, mais cette fois, il se montra aussi chiant qu'elle. La main sortie, appuyée sur la portière, bien enfoncé dans son siège, il alluma la musique. Il nota son petit regard et finit par déclarer:
- Je te raccompagne, sait-on jamais que tu te perdes...       

Et il continua ainsi, ne se démontant pas, appréciant le confort de sa voiture alors que soleil était haut dans le ciel. C'était divin. Il en profitait de temps à autres pour la reluquer un peu. C'est qu'elle n'abandonnait pas facilement la bougresse! Il lui lança un grand sourire avant de dire:
- Attends, tu restes une sacrée chanceuse je te ferais remarqué! Je connais peu de femmes qui peuvent marcher, la musique les accompagnant et une telle qualité de son! Ecoute! Il monta le son alors que la radio passait justement un tube italien: Felicita, de Al Bano et Romina Power. Il eut un sourire alors qu'il aimait cette chanson. Et si elle n'aimait pas? Elle s'en contenterait. Et la musique continuait, inlassable alors qu'il souriait de la situation qui devenait pittoresque. Un couple les croisa et les regardèrent de manière... Bizarre. Il haussa les épaules en désignant la jeune femme qui lui tenait tête depuis toute à l'heure mais ne fit pas non plus trop attention à eux. Bah, tu as dit que tu ne voulais pas monter, ça ne m'empêche pas de t'accompagner jusqu'à ton domicile comme un véritable gentlemen. Mais je te rassure, je ne sortirais pas ma voiture... Trop confortable. Au moins il annonçait la couleur.

Finalement, sans un mot de plus, il la suivait. D'où il était, il ignorait si elle souriait de sa bêtise, ou si elle était encore remonté contre lui. Quoique des deux il avait le plus de raisons d'être remonté. Ou du moins avait-il des raisons équivalentes aux siennes. Mais étrangement, il ne pouvait lui en vouloir. Il n'arrivait plus à lui en vouloir. Il regrettait de l'avoir repoussé en fait alors qu'elle n'avait cherché qu'à se consoler, alors que finalement, il reconnaissait, sans le lui dire bien sûr, qu'il avait répondu avec plaisir. Mais il était aussi très terre à terre. Ce n'était pas contre elle. Non. C'était contre lui. C'était sa faute. Il avait encore trop de secrets pour elle. Pourrait-elle réellement l'aimer si elle connaissait tout de lui? Il en doutait fortement. Elle mettrait peut-être même fin à leur relation. il ne voulait pas... Parce qu'il tenait à elle. Il tenait à ses réflexions, à son caractère de merde, aussi, à ses accès de colère un peu moins, mais c'était Tina. Elle était une femme de caractère, et des femmes de sa trempe, il n'en avait pas vu beaucoup. Il continuait donc de rouler à côté d'elle, comme un félin suivant sa proie, véritable rapace qui n'abandonnait décidément pas. Heureusement qu'il ne se mettait pas à chanter, il était en fait bien piètre chanteur, et le beau temps resterait fixe. Il sourit rien qu'à cette pensée. Mais lui il avait fait son choix. Il ne la lâcherait pas. C'était décidé.  

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