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- [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Dolce Vita
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Dim 22 Avr 2018 - 2:45 )
Le Dolce Vita, l’un de ses bars préférés devenu sien. Lorsqu’il l’a acheté, Alberto était dans de beaux draps. Ses finances tournaient aussi mal que le bar dans lequel il lui était devenu impossible de servir des vins de qualité. Quant à la clientèle, difficile de la fidéliser avec la concurrence, si bien qu’il a pensé mettre la clé sous la porte, mais ça ne s’est jamais fait. A peine cette solution miracle et douloureuse était parvenue au bord de ses lèvres que Demetrio lui proposait de le racheter. Le but n’était pas de se servir de ce bâtiment pour créer autre chose, mais bien de faire perdurer cet endroit dans lequel il a passé de longs moments, seul, à pouvoir se retrouver en buvant un verre sans avoir des types alcoolisés peu importe ses heures de pointe, des ivrognes ne sachant plus comment marcher droit, ou parler sans insulter. Lui donner une nouvelle vie, c’est ce qu’il a fait en laissant les commandes à cet homme pour qui il a beaucoup de respect, l’un des rares avec qui il lui arrivé de discuter à cœur ouvert, tout en restant vague. Il a seulement donné un budget nécessaire pour refaire la décoration, réparer les meubles, restaurer la cheminée qui donne un aspect chaleureux à l’endroit, sans oublier le stock. Rapidement après ça, la clientèle est revenue et aujourd’hui, il n’a plus aucun mal à faire des bénéfices sur les consommations qu’il sert. Le cadre justifie les euros de plus ajoutés, la qualité tout autant. Ce ne sont pas des petites bouteilles que l’on trouve dans les supermarchés, mais bien de bonnes caves. Demetrio y tient, notamment parce qu’il ne supporte plus la piquette. Après tout, il a l’argent, pourquoi ne pas en profiter ? C’est d’ailleurs en commandant du rouge à Alberto qu’il commence la soirée. « Dure journée mon garçon ? » Il est familier, mais dans son ton, on sent un certain respect. Des deux côtés. Le gérant est quelqu’un de bien et son amitié avec son chauffeur Camillo n’a fait que le confirmer. « Longue. » Très. Et il est épuisé, suite à sa prise de médicaments de vingt heures. Les cachets sont tellement nombreux qu’en fin de journée, il a juste envie de se poser chez lui, mais il sait que ça ne se fera pas avant ce rendez-vous qui, il espère, ne durera pas indéfiniment. Le verre de vin glisse à lui et après l’avoir remercié, Demetrio observe sa montre. « Tu attends quelqu’un ? » Sa curiosité aurait pu l’agacer, mais venant de lui, absolument pas. Il a confiance en lui, assez pour lui donner parfois quelques informations, sachant très bien que ces dernières ne quitteront pas ces quatre murs. « En espérant que ce ne soit pas un rendez-vous d’affaire, mais plutôt une charmante rencontre. » « Justement, ce n’est que professionnel. Et c’est loin d’être une rencontre très agréable. » Mademoiselle Saddler est partie de son bureau, furieuse, en l’insultant de con et il ignore d’ailleurs pour quelle raison c’est vers elle qu’il s’est tourné, alors qu’il n’a pas du tout apprécié la manière qu’elle a eu de tourner les talons… Mais il sent qu’elle a besoin de lui, qu’elle a beaucoup trop à perdre pour lui refuser une telle faveur. Et donc, que le silence sera bien gardé. Seulement voilà, les minutes s’écoulent et toujours pas de Magda Saddler en vue. La déception se lit avec aisance sur le visage d’Alberto. Une moue a pris place et ses lèvres sont pincées, mais il ne fait souffle aucun commentaire. Demetrio en a suffisamment eu lorsque, l’an dernier, il a mis un terme à la relation qui le liait à Dafne et qui ne prenait pas le chemin qu’il souhaitait. Ca arrive, ce n’est pas mortel, ça l’a même rassuré, mais Alberto comme Camillo ont été peiné de voir s’éteindre une petite flamme dans ses yeux. Celle-ci n’était pas assez forte pour vivre. « D’ailleurs, elle est en retard. » Il y a une chance sur deux qu’elle se présente. Pourtant, il n’arrive pas à croire qu’elle n’ait pas la curiosité de venir, est bien convaincu qu’elle a décidé de l’embêter jusqu’au bout.

C’est après quinze minutes d’attente que la porte du Dolce s’ouvre. « Vous êtes en retard. » dit-il, sèchement, comme il sait si bien faire. Demetrio récupère son vin, en boit une gorgée en se levant du tabouret, puis le pose sur la table près de la banquette moelleuse. « Quand je propose 20 heures 30, ce n’est pas quarante-cinq. » Il déteste ça, les retardataires. Rares sont les fois où il manque de ponctualité. Ca n’excède généralement pas les cinq minutes. Il préfère mettre un terme à un rendez-vous qui a eu son temps prévu, demander à son assistante de bloquer un nouveau créneau, plutôt que de prolonger. « Maintenant que vous daignez pointer le bout de votre nez, asseyez-vous, que je vous en dise plus. Et avant de me rétorquer par une de vos phrases cinglantes, je vous rappelle que même si vous ne l’assumez pas, mes services vous seront probablement utiles. Alors faites-moi le plaisir de vous asseoir. » Sous tension, agacé par ce retard, Demetrio lui désigne la banquette, puis le fauteuil, la laissant décider de sa place.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Dim 22 Avr 2018 - 5:23 )
La journée ne se passe pas sereinement et tranquillement. La Saddler est encore remontée, chamboulée, touchée par cette entrevue avec Mr. Clarizio. Intriguée aussi par le sms qu’il lui a envoyé sans crier gare. Après son comportement odieux, il se permettait de lui envoyer un sms ? De lui imposer un rendez-vous ? Le salo…. « Melle Saddler ? » La brune s’interrompt dans ses pensées et relève la tête vers la tête qui dépasse de sa porte de son conseiller et vieil ami de la famille. Celui sur lequel elle se repose lorsqu’elle doit prendre des décisions. Il l’a toujours soutenu comme il l’a vu grandir. Il faisait parti des seuls qui ne voyaient aucun souci à ce qu’elle reprenne les rennes, à ce qu’elle donne les ordres. « Georgio, viens ! Entre » « Je viens de revenir à l’instant de Rome. Comment ça s’est passé avec Mr. Clarizio ? » Magda laisse un long silence planer. Un silence coupable et Georgio le reconnait tout de suite. Entend tout de suite ce qui se cache entre les bribes de son silence « Qu’est ce que tu lui as dit ? Tu t’es énervée ? … Tu t’es énervé, Baby … » Il s’autorisait à utiliser son surnom lorsqu’ils étaient seuls, que personnes d’autres de la compagnie n’étaient aux alentours. « C’est lui qui a commencé, Georgio. Un parfait con arrogant et blessant de surcroît » « Baby, ils le sont tous dans le monde du business » « Bah ca m’emmerde ! » Georgio secoue la tête, n’en pense pas moins mais quand la brune décide de faire sa tête de cochon, il n’y aucun espoir de lui faire changer d’avis. « Tu es incorrigible. Parfois, il faut mettre son mauvais car… » « Je n’ai PAS mauvais caractère ! » « …Mettre de côté son doux caractère dans les affaires. Mêler la colère à tout cela n’aide en rien. Nous avons besoin de relations et encore plus de relations comme Mr. Clarizio » Magda le sait parfaitement et baisse la tête, coupable. « Bon j’imagine qu’il a refusé notre projet » « Tu imagine bien … » Elle fait cependant glisser son téléphone vers lui, le laisse parcourir les sms échangés avec Mr. Clarizio. « Mais Magda ! Comment tu lui réponds ! Il revient vers toi et tu le … tu es incorrigible ! » Et Georgio part en une tirade et leçon de morale. Qu’elle fait mine d’écouter que d’une oreille mais la métisse y est belle et bien attentive. « Tu vas te présenter à ce rendez-vous. Tu vas être agréable et écouter ce qu’il a à dire. La société en dépend. Et s’il te formulait une autre proposition ? Nous sommes dans le besoin, Magda. Et aussi agaçant soit-il, n’oublie pas qu’Mr. Clarizio peut nous sauver. Mets-y du tiens, Baby. Et surtout, mets de côté ton orgueil ! Aucune société ne survit sans aucun allié ou de bon collaborateur » « Bien. Puisqu’il doit en être ainsi … » Elle se fera force face à Mr. Clarizio. « Et tu t’excus…. » « JAMAIS ! » Hurle-t-elle en se relevant d’un bond de son siège. Le cri vient du cœur. Puis bon … faut pas charrier non plus.

Dans son rétroviseur, Magda se regarde une dernière fois dans la glace. Vérifie bien que son sale bouton de fièvre est bien camouflé sous des couches de fond de teint. Qu’il ne se la joue pas à « coucou je suis là, matez moi ! » La brune maudit ce bouton de fièvre qui ne tombe pas au bon moment. Sûrement une éruption cutanée de la petite crise de nerf qu’elle a piqué avec Mr. Clarizio. Décidément, celui-là, il lui cassait les bonbons même  à distance. Même sans la toucher. En passant juste par les décisionnaires de qui aura ou pas un bouton de fièvre énorme. Si elle pouvait, elle en toucherait quelque mots à ces décisionnaires qui abusent de leurs pouvoirs. Bon son maquillage semble atténuer les dégâts alors la trentenaire sort de sa voiture et se dirige vers le Dolce Vita, arrangeant ses cheveux et sa tenue en chemin. Coquette malgré elle, même pour aller voir une personne qui l’agace au plus haut point. La femme n’a pas besoin de s’aventurer très loin dans le bar avant de se faire accoster de la façon la plus aimable possible par Mr. Clarizio en personne. « Bonsoir Mr. Clarizio » Glisse-t-elle, pas peu fière de l’avoir fait poireauter. « Veuillez m’excuser pour ce retard impromptu » Des excuses sur un ton neutre. Pas d’animosité mais pas non plus de sincérité pour autant. Bien sûr qu’elle avait fait exprès d’arriver en retard malgré les recommandations de Georgio. « Bien. Je note » Elle note rien du tout, Magda. Enfin si, elle note l’agacement de l’homme en face d’elle qui prend place et pour le coup, ça l’amuse grandement. Pour le coup, ça fait naître un sourire sur son visage. « Si ça peut vous faire plaisir, Monsieur Clarizio » Magda s’installe sur la banquette en face de lui, préférant l’assise moelleuse qu’elle lui offre. Ses mains se croisent sur la table, posées et calmes, faisant croire à une sérénité tout à fait feinte. Mais au fond, elle se demandait ce qu’elle foutait là. Ce qu’il lui voulait à elle là. Et comme Magda n’est pas patiente du tout. Elle prend la parole d’elle-même. « Maintenant que je vous ai fait plaisir et que je me suis installée. Voulez-vous bien me dire la raison pour laquelle je suis ici ? De quoi voulez-vous parler ? » Magda, elle était là, à tenter d’enterrer la hache de guerre plutôt que de la lui lancer à la figure. A tenter de se modérer. De paraître presque agréable. Presque. Et sans s’en donner l’air, ouais, elle était pendue aux lèvres du Clarizio. Attendant sa réponse. Attendant les réponses à ses questions. A sa curiosité piquée à vif. Limite, elle avait envie de le secouer comme un prunier pour qu'il abrège enfin la longue torture de sa curiosité grandissante.


Magda & Demetrio
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Dim 22 Avr 2018 - 13:28 )
De nouveau, il fait face à cette jeune femme prenant sur elle, qui ne laisse rien entrevoir. Son masque fissuré lors de leur première entrevue a été recollé entre temps. Magda s’assoit et il la suit de près, tirant le fauteuil en face sur lequel il s’installe en silence. Le sujet, il sait comment l’amener, ne compte pas y aller par quatre chemins, mais se lancer est une autre histoire. Le temps, il le gagne grâce à Alberto qui s’avance à leur table en déposant la carte des boissons avec une tapenade d’olive, ainsi que des petites tartines. Seul objectif, détendre l’atmosphère électrique qui se ressent à des kilomètres. « Prenez ce que vous voulez, c’est pour moi. » C’est lui qui a imposé un rendez-vous et il ne compte pas la laisser payer la note. Certains dirons qu’il est gentleman, lui pense simplement qu’elle n’a pas à sortir des billets pour des consommations qu’elle aurait évitées, seule. Les doigts resserrés autour du pied du ballon renfermant le liquide rouge, Demetrio la jauge, observe un instant sa tenue. C’est une femme présentable, classe et en même temps, elle n’est pas tirée à quatre épingles comme le sont souvent celles qu’il rencontre dans des soirées chics. Tant mieux, il a tendance à les trouver un peu trop coincée dans des vêtements qui les serre jusqu’à ne plus pouvoir s’oxygéner normalement. Tout de même, une interrogation persiste : est-ce une bonne idée de lui proposer un tel marché, alors que sa société est en mauvaise posture, que sa réputation est au plus bas ? Si son père savait ce qu’il avait dans la tête, c’est ce qu’il lui demanderait. Seulement, contrairement à lui, il n’en a finalement que faire. Qu’on puisse dire du mal de ses fréquentations, ça l’atteignait au début. A présent, il y est habitué, au point de ne plus faire attention. Il espère juste à chaque fois que ceux qui sont visés sauront prendre le recul nécessaire. Ce n’est pas évident d’être dans la ligne de mire des médias, quand ces derniers ont décidé de sortir un scoop, peu importe les conséquences. « J’ai une proposition à vous faire. » Qui pourrait l’arranger, elle, mais aussi lui. S’il n’avait aucun intérêt, jamais Demetrio ne l’aurait recontacté. Son affaire de textile ne l’intéresse pas tant que ça. Il n’en a vu aucun échantillon, ignore exactement de quoi ils sont capables, mais il est prêt à faire des efforts, à travailler avec elle si c’est pour son utilité personnelle. « J’ai besoin d’une femme à mon bras. Les rumeurs, il faut parfois savoir les faire taire… » dit-il, sans lui indiquer qu’on a encore récemment parlé de lui comme un homme qui s’ignore, qui n’assume pas son orientation sexuelle et ça le blesse. Il a une dent contre l’homosexualité masculine, peine avec ceux qui s’affichent ouvertement dans la rue. Il ne les déteste pas, mais ça le répugne. Deux hommes ensemble, c’est beaucoup trop pour lui qui a des souvenirs de son adolescence trop terribles pour fermer les yeux lorsqu’un couple s’embrasse. Il détourne le regard, prend sur lui, mais ça le dégoûte, vraiment. Ca le ramène souvent à son beau-père, à ses mains sur lui, ses lèvres sur son corps meurtri par le sien qui se voulait professeur, lui enseignant comment devenir un Homme, avec un grand H. Demetrio n’a jamais dit véritablement qu’il était attiré uniquement par la gente féminine, jugeant qu’il n’a pas à se justifier, auprès de personne, mais le faire implicitement lui est important, afin de prouver à tout le monde que les « on dit » ne sont pas réels. « En échange, votre textile se retrouvera à l’intérieur de mes bateaux. Ce qui vous fera une bonne publicité, par la même occasion, en Italie et à l’étranger. » Ils voyagent partout, en Europe, en Amérique, en Asie, dans des îles loin de tout. Ceux qui verront l’habillement des bateaux, pourront également voir le nom de l’Atelier Saddler inscrit un peu partout. Ce qu’il lui propose ne peut être qu’alléchant pour une personne qui souhaitait s’affilier à lui et là, il lui offre tout ce qu’elle demande sur un plateau d’argent, sans qu’elle n’ait à vendre son produit. « Si vous acceptez, il y aura des conditions. » Et c’est là qu’il doit se montrer intransigeant. Il se rappelle de son échec, l’an dernier, avec Dafne. Il n’a pas la moindre envie de renouveler l’expérience, mais si une part de lui craint que ça ne parte en vrille, l’autre est sereine. Dafne était sensible, s’imposait dans sa vie aussi, forçait un peu le barrage. Ca ne semble définitivement pas être le genre de la femme qui lui fait face et qui doit partager sa même envie : se voir le moins souvent, dans les meilleures conditions, puis s’oublier ensuite. « Il faudrait que vous soyez disponible, dès que je vous le demanderai. Les frais des vêtements, des soins… » Du coiffeur, d’une esthéticienne si elle en a besoin… « Ceux pour payer une personne qui vous apprenne à cacher un défaut… » Référence à ce bouton sur le coin de ses lèvres, qu’elle a tenté de cacher. « Les dépenses occasionnées pour les soirées auxquelles je vous demanderai d’être présente seront pour moi. » Il prend tout à sa charge et même si ça peut donner l’impression de l’entretenir, il juge encore une fois que ça fait partie du travail. « Puis-je continuer ? Ou est-ce que je perdrai mon temps à vous en dire davantage ? » Parce qu’il tient encore à toutes les petites règles qu’il sème, pour se protéger lui-même, afin que ce soit clair pour tout le monde aussi.


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Dernière édition par Demetrio Clarizio le Mer 23 Mai 2018 - 12:15, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Dim 22 Avr 2018 - 14:32 )
Ses yeux se délogent un instant de Mr. Clarizio pour se poser sur l’homme qui les interrompt en déposant sur la table de quoi grignoter. Par contre, la carte des boissons, Magda s’en empare sans demander son reste. Pour que ce rendez-vous se passe au mieux, pour supporter sa présence, il lui faut un verre de quelque chose. De l’alcool. Son attention bascule vers l’homme d’affaire, la laissant abasourdie. Il lui a bien dit de prendre ce qu’elle veut ? Que la note est pour lui ? Elle n’a pas rêvé ni perdu la boule, si ? Magda croit rêver et limite, elle voudrait juste lui demander de répéter cette phrase. « Bien. Dans ce cas, je prendrais un verre de votre meilleur vin rouge » Si la note est pour lui, autant en profiter. Bon, elle peut se le payer son verre de vin à je ne sais combien d’euros et de toute façon, ça ne change rien pour lui. Il est le propriétaire de ce bar. Mais quitte à raquer, raquons bien ! Néanmoins, la brune n’en mène pas large. Des réponses, elle n’en a pas toujours pas et ça commence à franchement lui courir sur le haricot. « J’ai cru comprendre. Proposition qui est … ? » Ses mains viennent mimer une accélération de sa prise de parole. Le motiver à aller plus vite. Laissant au final son impatience se dévoiler en plein jour. Et lorsqu’enfin il reprend la parole, Magda se fige, incertaine d'où il veut en venir. « Je ne vois vraiment pas en quoi je peux vous être utile sur ça » Elle s’était étouffée dans sa propre bile en manquant de rajouter qu’elle ne peut pas faire de miracle et lui trouver une femme qui voudrait bien de lui. Ca, elle s’arrête de justesse de le dire et fort heureusement. Puis elle devait comprendre quoi à cette énonciation : qu’il a besoin d’une femme à son bras ? Mais rapidement, son esprit au ralenti fait le lien lorsqu’il reprend la parole. « Oh » Seul son qui arrive à sortir de sa bouche. En gros, si elle comprend bien : elle fait la poupée barbie à son bras et elle obtient ce partenariat ? C’est une caméra cachée ! C’est pas possible. Dans le doute, Baby se met à regarder autour d’elle, chercher une personne qui serait entrain de filmer ou de pouffer de rire. C’est un canular, c’est forcément un canular ! Mais elle ne trouve personne qui serait entrain de se payer sa tête. Choquée et interloquée, la Saddler le laisse continuer à prendre la parole et donner les informations au compte gouttes. Enoncé ces conditions. Entre temps, son verre lui est déposé et c’est sans se gêner qu’elle lui saute littéralement dessus, faisant passer les informations à coup de gorgées de vin. En plus, ce putain de vin, il est trop bon.  Elle ne relève même pas l’allusion à son gros bouton de fièvre tellement elle estomaquée par la scène qui se déroule sous ses yeux. Par ce qu’elle entend. Face au silence qui s’installe, la brune sent que c’est à son tour de parler. Qu’il attend une réponse. Qu’est ce qu’il venait de dire déjà ? Ah oui. S’il pouvait continuer. « Je … Hmmm … Continuez … NON ! Ne continuez pas … Vous … Vous êtes sérieux là ? Je me fais passer pour votre … votre … » Le mot, elle a du mal à le prononcer. Pas parce qu’elle ne sait pas comment dire le mot mais parce qu’elle ne se voit justement pas le faire. Se comporter comme cela … avec lui ! « … Votre petite amie et vous acceptez mon offre ? » Son regard le sonde et à la vue de son visage qui ne se déride pas d’un rire ou d’un sourire qui serait suivit d’un «  je t’ai bien eu ! Ton projet, tu peux te le carrer au cul », Magda en conclue qu’il est bel et bien sérieux. « Oh !  … Vous êtes sérieux » La jeune femme se passe une main sur le visage, avant de s’adosser contre le dossier de la banquette, son verre presque vide à la main, reprenant un semblant de sérieux. Un sérieux fragile. « Continuez, je vous écoute … Quelles sont les autres conditions ? » La femme s’étonnait elle-même de ne pas prendre les jambes à son cou. Mais Georgio a été clair. L’Atelier Saddler a besoin de Mr. Clarizio que cela lui plaise ou non. Mais faire semblant d’être sa petite-amie ?!! Ca revient pas à se « vendre » pour le bien de sa société ? Pas comme une catin mais … presque. Irait-elle jusqu’à là ? Non. Temps mort. Magda se mord la langue pour ne pas hurler ou rire nerveusement. La douleur remet ses pensées à leurs places et surtout l’aide à se recentrer sur la voix de Mr. Clarizio.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Dim 22 Avr 2018 - 21:59 )
Ce qui sera très dur de choisir entre les quelques bouteilles qu’ils ont en stock. Parfois, ils changent, en font découvrir à leurs clients et c’est notamment ce qui fait le charme du bar. Demetrio tapote sur le ballon, puis adresse un regard à Alberto qui n’a nullement besoin d’un mot de sa part. Il a entendu et s’exécute aussitôt, un sourire au coin des lèvres, amusé par l’audace de la demoiselle, quand le PDG, lui, titre une tête d’enterrement qui perdure en amenant sa proposition sur la table. Celle-ci semble la surprendre, si bien que le verre posé sur le bois sur retrouve aussitôt collé entre ses lèvres. Les gorgées s’accumulent à une vitesse effarante. Se rend-elle compte qu’elle ne l’a pas savouré ? Il regretterait presque d’avoir répondu positivement à son caprice. Lui n’en est même pas à sa troisième gorgée. Silencieux, index appuyé sur sa bouche, il la laisse doucement atterrir, répéter sa proposition, probablement pour mieux en prendre connaissance. C’est quand, enfin, elle réalise que tout ceci n’est pas une vaste blague qu’il acquiesce d’un signe de tête. « Bien. Avant de vous faire part de mes autres conditions, mademoiselle Saddler, il va vraiment falloir apprendre à vous tenir. » Il lui arrache presque son verre des mains pour le reposer sur la table, non loin du sien. C’est comme une enfant à qui il faut confisquer un jouet avec lequel elle est infernale. « Vous avez demandé notre meilleur vin, alors faites-lui honneur et dégustez-le, plutôt que de le boire comme une sauvage ! » Bientôt, elle roulera sous la table, parce qu’elle ne tiendra plus sur ses jambes à cause du trop plein d’alcool ingurgité en si peu de temps. Même s’il doute que ça arrive dans l’immédiat, il s’attend à tout avec elle, surtout au pire. Les doigts crispés sur le pied du verre de Magda, il compte bien le garder éloigné d’elle pendant quelques minutes, histoire qu’elle savoure ce qui lui reste de sa dernière gorgée. « Comprenez qu’en jouant sur les faux-semblants, il y a quelques inconvénients. Notamment quand lorsque vos aventures peuvent se retrouver afficher sur les médias. » Si elle le fréquente aux yeux de tous, il est évident qu’ils vont s’intéresser à elle. S’ils peuvent trouver des choses croustillantes à dire, les journalistes n’hésiteront pas à balancer et il aimerait autant éviter. « Il faudra donc être discrète dans vos relations. » Il ne lui demande pas l’exclusivité pour que ce soit plus crédible. Si elle souhaite s’envoyer en l’air avec des hommes, grand bien lui fasse, ce n’est pas lui qui interdirait une telle chose, mais il tient tout de même à ne pas tomber sur des articles embarrassants, qui pourraient compromettre leur crédibilité. « Bien entendu, entre nous, c’est uniquement professionnel. Nous n’aurons aucun contact extérieur en dehors de ça. Evitez d’ailleurs les contacts physiques. Quelques gestes d’affection seront amplement suffisants. » Mais qu’elle n’aille pas dans de grandes embrassades. De un, ce n’est pas son genre, de deux, ce n’est pas utile. « Evidemment, tout ceci est confidentiel. Ca reste entre vous, moi, Alberto… » Qui a entendu la moitié de la conversation. « Et Camillo, mon chauffeur. » Lui aussi finira bien par être au courant de la supercherie. « Dois-je répéter ? » Demetrio saisit le couteau, puis commence à étaler la tapenade sur la tartine. « Condition 1 : être toujours disponible. Condition 2 : être discrète, toujours. Condition 3 : être impeccable. Ne venez pas en jeans… ! » Même si au fond, ce n’est pas une tenue qui le dérange, puisque lui-même en met de temps en temps, surtout lorsqu’il se trouve sur les chantiers. « Condition 4 : éviter les contacts physiques, pas de contact en-dehors. Condition 5 : respecter la confidentialité. » Là, il repose le couteau sur une deuxième tartine, évitant de salir la table, puis lui tend la tartine. « Si vous souhaitez votre verre, mangez. » ordonne-t-il, attendant tout de même sa réponse finale. Est-ce que ça l’intéresse, ce plan foireux ? A-t-elle des questions à poser ? Lui, en tout cas, il y voit un bon moyen de faire taire les langues de vipère et c’est là bien tout ce qui l’intéresse.


Demetrio & Magda
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Dernière édition par Demetrio Clarizio le Lun 23 Avr 2018 - 1:52, édité 1 fois
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Lun 23 Avr 2018 - 1:30 )
Si les batailles renforcent, malheureusement, Magda n’a toujours pas appris à baisser les armes devant l’autorité. Au revoir les bonnes résolutions, au revoir le comportement calme. Son regard devient noir quand le brun lui retire brusquement le verre de vin de ses mains. Regard vert turquoise qui devient révolver. Qui se loge entre les deux yeux du Clarizio, balle invisible. Sa mâchoire se contracte à mesure que son visage se ferme et se renfrogne. Maintenant, ils sont deux à tirer une sale tête d’enterrement. Retirer son verre d’alcool à Magda, c’est comme retirer un os à moelle à un pitbull … Qui a la rage. « Et c’est parti pour une leçon de morale ENCORE une fois mais ça vous arrive de vous mêler de vos fesses ? Je suis une sauvage, je l’ai montré dans votre bureau non ? Mais c’est quand même moi que vous avez appelé pour jouer le rôle de la femme à votre bras non ? Moi quand je ne suis pas la seule candidate potentielle. Des nanas pour s’afficher au bras d’un riche héritier tout en étant entretenues, y’en a à la pelle qui seraient ravies de le faire » Bon là, elle marchait sur une pente glissante. Sous entendant d’elle-même qu’il pouvait trouver une autre candidate parfaite. Sa saleté de bouche qui n’arrive pas à se contenir. Magda se mord la langue, cette fois-ci pour se punir de sa gaffe énorme. Elle entendrait presque le soupir désespéré de Georgio avant de claquer sa langue de désapprobation. « Mais c’est moi que vous avez appelé parce que vous savez que j’ai besoin de vous. Que vous me tenez avec ce partenariat. Mais pas uniquement… J’imagine que vous n’aurez pas pris n’importe qui sous garant que cette personne a besoin de vous. Donc ca veut dire que vous estimez que j’ai la tête pour l’emploi. Vous avez piqué mon intérêt donc je vous écoute » Manière très maladroite d’essayer de rectifier le tir. De se mettre en avant légèrement. Enfin si ça rectifie quoique ce soit. « J’ai toujours été discrète de toute façon » Et il valait mieux quand on regardait parfois les personnes d’une nuit que la jeune femme choisissait. Notamment un qui n’avait pas l’air très fréquentable : Ditlev et sa tête de motard. Bon, elle l’avait choisi pour d’autres attributs, soit, soit. Et puis sa vie privée, intime, Magda voulait la préserver coûte que coûte. Sa vie a bien été que trop exposée dans les médias lors du scandale de son père et du meurtre de Sahar. « Les médias ne m’ont pas fait que du bien alors je prends un très grand soin de les éviter et surtout de ne pas leur donner de quoi écrire sur mon compte » Et pourquoi elle tentait de le convaincre ? De le rassurer ? Magda n’a jamais dit qu’elle acceptait le deal alors pourquoi elle s’avance ? Mais au fond, même si elle se donne des airs de réticence, qu’elle fait la féministe offusquée d’être juste un objet au bras d’un mâle, sa tête sait que le choix, elle ne l’a pas. Que cette offre est une aubaine pour l’Atelier Saddler. Alors elle se met en mode professionnelle. Se pare d’un air sérieux et fermé. Celui des réunions sauf que les négociations sont différentes « Aucun contact physique, ca me va par-fai-te-ment » Le moins possible, elle s’en porterait que mieux. « 4 marques d’affection dans une seule et même soirée. Pas plus. Et aucun baiser sur la bouche. Toujours sur la joue » Voilà qu’elle se mettait à négocier elle aussi. Déshumanisant l’affection comme une monnaie d’échange, de négociation. Au final, ils ont ça en commun : cette froideur qui parfois les déshumanise. « Bien entendu, cela restera entre vous et moi. J’ai plus à y perdre que vous, de toute façon » Simple remarque mais remplie de vérité. « Pas besoin de répéter. Je ne suis pas stupide » Parce que Magda ne pouvait s’empêcher d’être sur la défensive et de penser qu’il la croyait, ouais, stupide. Son regard se pose sur la tartine qu’il lui tend. Attend ! Il venait de lui tartiner sa tartine ?!! Magda toise sa tartine, n’appréciant pas l’ordre qu’il vient de sommer. Comme s’il ordonnait à un chien de manger sa gamelle. « Alors … ca va pas le faire pour moi » Ses mains perdent leur position initiale et viennent appuyer ses paroles en bougeant de façon ferme sur la table. « Je n’ai aucun soucis avec vos règles et je les respecterais. Par contre, j’en pose une moi-même. Une seule  et unique. Je me rendrais disponible nuit comme jour, je m’y engage. MAIS je ne suis pas un chien que vous pourrez siffler à votre pied quand vous aurez besoin de moi. Vous vous engagez à vous adresser à moi correctement. Je pense pas demander la lune et je vous demande pas un s’il te plaît qui risque de vous râper la langue. Je demande juste de la considération car je le repète au cas où l’information se serait perdue : je ne suis pas un chien. J'ai besoin de vous et d'une certaine manière, vous de moi. Ca fait donc de nous des collaborateur qui y trouvent leurs comptes. » Et ça, c’était vraiment le point sur lequel elle tenait car s’il lui ordonnait déjà de manger sa tartine comme si elle était son animal de compagnie, le reste allait être bien pire. Culottée, ouais, elle l'était. « Vous pouvez garder votre tartine. Je suis allergique aux olives » Finit-elle en lançant un regard dédaigneux à sa maudite tartine. Magda adore les olives mais elle ne lui ferait pas ce plaisir. Ce plaisir de lui obéir au doigt et à l’œil. Alors elle ravale sa bave et au plaisir de déguster cette tapenade qui lui faisait envie. « Gardez donc mon verre si ça vous chante. Ca ne me fait ni chaud ni froid » Tu parles. Ca l’a faisait chier et elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait pas faire sa maligne à en commander un autre. Il suffirait d’un regard de Demetrio pour qu’aucun serveur ne la serve. « Une affaire et une affaire. Aussi, avez-vous prévu un contrat que l’on signerait ? » Encore une fois, la froideur de la femme se mêle au sens des affaires. Mette une relation sur contrat ? Du jamais vu mais elle le fait. « Les paroles sont du vent. Un contrat, ça scelle les accords. Je n’accepterais pas cette offre sans un contrat écrit. Avec vos règles de stipulés et la mienne bien entendu. Il s’agit là de se protéger et je pense que vous serez d’accord avec moi, non ? » Parce qu'elle ne lui faisait pas confiance. Et l'inverse devaait être le cas aussi.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Lun 23 Avr 2018 - 2:45 )
Son irritation est palpable et ses lèvres pincées témoignent de son agacement. Il est contrarié, non pas par le discours qu’elle vient de tenir concernant les potentielles intéressées qu’il pourrait avoir à son bras en claquant des doigts, mais bel et bien parce qu’elle vient d’insinuer qu’il fait partie d’une lignée de bourgeois. Des gens ayant eu la vie facile, obtenant tout sans lever le petit doigt. Même avec de grandes études, ils auraient pu entrer dans n’importe quelle branche avec un nom réputé et Magda a l’air de croire qu’il appartient à cette catégorie de personnes. Ceux qui ne se battent pas, qui attendent que tout leur tombe tout cuit dans le bec. « Je vous demande pardon ? » Et ça le vexe. Lui, il s’est battu pour en arriver là. Son entreprise, il a galéré pour qu’elle soit reconnue, tout ça dans le but d’exercer une passion, de prouver à ceux qui ne lui ont laissé aucune chance qu’il méritait sa place dans le métier. Et mademoiselle prétend qu’il a juste eu besoin de claquer des doigts pour avoir son empire. « Riche héritier, vraiment ? » Il n’en revient toujours pas de ce qu’elle a osé lui sortir. La mâchoire crispée, il n’attend pas plus d’une seconde pour lui lancer : « Je ne suis pas né avec une cuillère en argent dans la bouche, au cas où vous ne le sauriez pas ! Je ne fais en aucun cas partie de cette haute bourgeoisie qui ne travaille pas pour réussir. Je suis encore moins un fils à papa, qui reprend les rennes d’une société déjà construite, comme vous semblez le supposer. » Deux petits mots qui ne voulaient peut-être pas dire grand-chose pour elle, mais qui sont véritablement insultants pour lui. « Quant à la leçon de morale, ce n’en est pas une. C’est une leçon de vie. » rétorque-t-il, sèchement. Ne sait-elle pas ce qu’il vient de lui apprendre ? On dirait qu’elle est assoiffée, qu’elle n’a pas bu une seule goutte d’eau, ou d’un liquide, peu importe lequel, depuis des jours entiers ! Et autant il ne dirait rien avec une limonade, autant là, elle a tout de même bu la quasi-totalité du ballon. C’est triste. « On ne siffle pas un vin de qualité comme vous venez de le faire, nom de Dieu ! Ne me dites pas que je vais devoir vous apprendre à boire ? » Mais d’où sort-elle ? Enfin… Ce n’est finalement pas si choquant que ça. Lui aussi, ne savait pas boire lorsqu’il était plus jeune. C’est juste que toute cette discussion n’a fait que l’énerver davantage et qu’il ne peut dire une parole supplémentaire sans être mordant. Las, il balaye son visage de sa main afin de retrouver son calme. Evidemment, elle a raison. Il n’aurait pas pris une personne sans être certain de la tenir. Là, il sait qu’elle ne parlera pas, qu’elle se tiendra aux conditions, parce qu’elle a un bon d’échange. Une garantie qui permet à sa société de perdurer. Quant au fait qu’elle soit discrète… Qu’elle le laisse le décider pour elle, parce que pour le moment, on ne peut pas dire qu’elle soit la plus discrète du monde, avec son impulsivité qu’elle n’arrive pas à contrôler. Magda analyse un à un les points, les commentant, donnant aussi son accord sur les points soulevés. Elle les discute à peine. « Quatre ? Vous vous moquez de moi ? » C’est tellement peu naturel chez lui que ça ne lui posera aucun problème. Rares sont les fois où il donne de l’affection, même à ceux qu’il aime, parce qu’il n’y est tout simplement pas habitué. « Je n’avais aucune intention de vous embrasser pour faire bonne figure. Mais pour qui me prenez-vous ? » Au final, ça lui convient, ça aussi. Le baiser sur la joue, c’est très bien comme limite. Il acquiesce d’un signe de tête, y voyant presque le bout, lorsque sa prise de parole dénote avec le reste. Et très vite, elle négocie, ajoute une condition à elle qu’il écoute avec attention. Magda demande seulement de la considération, qu’il lui parle convenablement. « Parce que vous croyez que jusque-là, ma manière de m’adresser à vous était incorrecte ? Je vous rappelle tout de même que c’est vous qui êtes sortie de mon bureau en m’insultant. Vous avez la mémoire courte. » Elle peut parler, elle. La brune semble bien avoir zappé les mots qui sont sortis de sa bouche. Soupirant, Demetrio glisse le petit bol où les tartines combattent entre elles. « Eh bien alors prenez une tartine sans rien dessus. Vu la rapidité avec laquelle vous avez bu votre verre, ça ne vous fera pas de mal. Au lieu de prendre ça pour un ordre, prenez plutôt ça comme… une recommandation. » Quelque chose dans ce goût-là. Croisant les bras, le PDG secoue la tête, signifiant qu’un contrat n’a pas été prévu. Il pensait que ça allait être un contrat tacite entre eux, souhaitait faire les choses plus simplement, mais n’est pas contre un contrat écrit. « Je rédigerai ça demain et je vous l’enverrai. Ca vous convient ? » Autant que ça se fasse le plus rapidement possible.


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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Lun 23 Avr 2018 - 7:24 )
L’homme en face de lui semble changer du tout au tout à entendre deux petits mots. Rien que deux petits mots qui semblent le mettre dans un état dans lequel Magda ne l’a pas vu depuis leur premier rendez-vous. Et pourtant, qu’est ce qu’elle lui en a balancé dans la figure pourtant depuis leur première rencontre. C’est encore à se demander comment il fait pour la tolérer encore en face de lui. Là, ceci dit, elle a peut-être atteint la limite. « Okay, okay, okay » Lâche-t-elle, les mains en l’air, reculant vers le dossier de la banquette comme un animal qui bat en retraite. « Je ne vous traiterai plus de riche hériter, c’est bon, je m’excuse » Tentative un peu gauche pour apaiser les tensions même si, la sincérité de ses mots n’est qu’à moitié là. Magda a toujours eu du mal pour les excuses, toujours eu du mal à avouer ses torts bien qu’elle les sache au fond d’elle mais le formuler, le dire à haute voix : c’est une bataille. Et si tant soit peu, sa bouche arrive à balbutier des excuses, elles ressemblent à tout sauf à un mea culpa. Seulement face à la remise sur le tapis de sa façon de boire le vin, les yeux de la Saddler grimpent au ciel, agacée et perdant patience. Sa jambe sous la table s’agite de nervosité car encore une fois, la femme prendre sur elle quand tout ce dont elle a envie c’est lui cracher à la figure et se tirer. Ou juste lui dire qu’elle n’a rien à apprendre de lui mais elle ne le fait pas. Pour ne pas foutre en l’air leur arrangement mais aussi parce que ce n’est pas vrai. Sous sa couche d’orgueil, elle le sait bien, Magda. Elle a beaucoup à apprendre de l’homme en face d’elle mais certainement sur sa façon de boire du vin. Non. « Il y a un problème ? Quatre ? C’est trop ? Trois dans ce cas ! » Quatre, c’est beaucoup pour la jeune femme en public, encore plus avec un parfait inconnu qui l’agace. Avec ses plus proches amis, elle n’avait pas ce masque de froideur, elle n’avait pas besoin de mettre des barrages. Quand elle aime, Magda, peu importe sa froideur, son affection se voit et se sent sauf quand elle décide de ne pas me montrer. Pour un riche héritier qu’elle manque de répondre juste pour l’enrager mais Magda ne pipe pas un mot, préférant hausser les épaules et rétorquer un « Sur ce point, nous sommes d’accord au moins. » Puis la discussion prend un autre tournant, Demetrio rebondit sur la condition, la seule qu’elle émettait. Ca lui revient bien sûr en pleine figure et elle entendrait presque Georgio lui dire «  je te l’avais dit. Tu vois ? » La brune grince les dents légèrement et tente de modérer sa voix, de la rendre calme. « Parce que vous avez été correct tout le long vous, peut-être ? Il vous viendrait pas à l’esprit que si je vous parle ainsi, c’est en conséquence de votre ton ? Non. Bien entendu. Le respect, Mr. Clarizio, cela va dans les deux sens. Vous m’en aurez montré un tant soit peu, même un chouilla, je vous en aurais montré aussi mais vous me laissez croire que pour vous, tout est déjà acquis. Vous m’avez dit que vous faisiez parti de ceux qui ont travaillé dur pour réussir, alors vous seriez normalement à même de pouvoir comprendre que pour une femme, s’en sortir dans le monde d’affaire, c’est aussi en bossant et dur. Encore plus dur pour se faire respecter et se faire prendre au sérieux. » Parce que le monde des affaires étaient surtout un monde masculin où la femme était encore vu comme juste une secrétaire bonne qu’à servir le café. « Maintenant, je suis prête à faire des efforts, ca rendrait cette collaboration moins éreintante vu qu'on risque de se voit plus souvent mais des efforts, ça ne sert à rien quand c’est que dans un sens. Après, ce que je dis, vous en faites bien ce que vous voulez, je ne vous dis juste ce que je pense » La femme n’aura peut-être pas gain de cause mais au moins, elle avait dit le fond de sa pensée sur un ton calme, bien plus calme que les autres tons qu’elle a usé jusqu’à là. Mais elle regrettait déjà de l’avoir fait. D’avoir fait allusion à son statut de femme dans le monde des affaires, d’avoir parlé même juste à peine de ce qu’elle a pu ressentir car c’est un sujet qui la tient à coeur. La métisse se sent vulnérable et ce sentiment, elle le déteste. De plus, il semblerait que la méthode de l’homme soit de prendre ses gestes ou ses paroles pour la frapper avec. Le pire était à venir et déjà son corps se crispe. « Je ne tomberai pas dans un coma éthylique non plus. Vous n’avez jamais pris de shooters de tequila à la suite ? C’est pareil ! … Bon puisque c’est une recommandation et pas un ordre » Sa main saisit une tartine ainsi que le couteau pour beurrer son pain de tapenade, tout en lançant un regard en biais à son interlocuteur « Je ne suis pas allergique aux olives. Au contraire, j’adore ça » Faute avouée, à moitié pardonnée non ? Magda, c’est une sale peste et puis c’est tout. « Ca me va parfaitement » Croquant enfin dans sa tartine, la jeune femme se délecte de la tapenade. C’en est tellement bon que ça la déride et lui arrache un sourire. Gourmande ? Ouais. « J’ai quelque questions toute fois : combien de temps durera ce contrat ? A quel genre de soirée, nous devrions s’afficher ? » Parce que maintenant, elle utilisait le mot nous ? Bien. Y’a du progrès. « Vous avez prévu les détails ? Par exemple, nous nous sommes rencontrés comment ? Depuis quand on se fréquente ? Les gens posent beaucoup de questions… Surtout aux … nouveaux couples » Ce ne sont que des détails mais vu qu’ils doivent jouer un jeu, les détails comptent. Ne dit-on pas que le diable est dans les détails ?


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Mar 24 Avr 2018 - 1:57 )
Vexé, blessé par des mots qu’il n’a encore jamais entendu de sa vie, Demetrio s’est emporté, a laissé sa colère prendre le dessus et se rend à présent compte, maintenant que des excuses lui sont présentées, qu’il aurait dû garder le contrôle de soi, plutôt que de rétorquer et l’informer de certaines choses personnelles. Même si ces dernières sont rendues publiques, que tout le monde sait qu’avant son empire, les Clarizio étaient inconnus au bataillon, ce sont des informations qui sont privées. Et puis, il n’aime pas se dévoiler. C’est donc sans grande surprise qu’il n’insiste pas, préfère repartir sur les conditions imposées, sur la sienne aussi. « Je n’ai pas pour habitude de les compter en chiffre. Croyez-vous que j’ai que ça à faire ? » Devoir veiller à ne pas atteindre une limite, nombrer ses gestes, c’est s’ajouter une difficulté supplémentaire, alors qu’ils auront déjà beaucoup de choses à gérer. Pour être déjà passé par là, il sait que les rares contacts naturels qu’il a sont de poser sa main sur celle de la femme qui l’accompagne lorsque celle-ci s’accroche à son bras, de placer également sa main sur le bas du dos, très furtivement. « Je ne vais pas vous sauter dessus, Mademoiselle Saddler. » Très attirante, elle ne doit pas laisser les hommes indifférents, mais s’il veut bien admettre la trouver à son goût physiquement, il n’a aucune envie de se brûler les ailes. Le feeling ne passe d’ailleurs pas très bien entre eux. Comment pourrait-il donc être intéressé ? « Je comprends que ça puisse être déroutant, mais c’est l’histoire de quelques heures, de temps en temps. » Hésitant, Demetrio se lève afin de se montrer plus explicite. En douceur, il saisit sa main qu’il pose sur son bras, puis pose la sienne dessus. « Je m’arrêterai à ça. » Ses doigts glissent ensuite sur son dos, quelques secondes à peine. « Et ça. » murmure-t-il, en reprenant sa place initiale. « Ca n’a rien de dramatique. » N’a-t-elle pas connu pire ? Demetrio est un homme qui sait se tenir, même s’il recherche constamment un contact physique, le soir, avant de s’endormir. S’il n’a jamais su exprimer la raison, il ne l’ignore pas. La peur de la mort, de ne pas se réveiller le matin… Et l’envie de ne pas mourir seul, si jamais ses yeux ne se rouvraient pas. Ses failles, elles sont bien plus nombreuses, mais il s’efforce de ne rien laisser entrevoir et cette façade, cette carapace, ou encore ce ton dur qu’il prend quotidiennement, c’est une manière de ne pas perdre la face, de garder le contrôle sur tout ce qui l’entoure, sur lui en particulier et les gens qui l’approchent d’un peu trop près. Comme cette femme qui reprend ses phrases pour les retourner contre lui, s’en servir pour illustrer ses propos. Impossible de la contredire. Il sait déjà de base que c’est compliqué de se faire une place, qu’il faut en vouloir, mais pour une femme… Preuve est que lui-même n’a même pas essayé d’entendre ce qu’elle avait à lui dire, lors de leur première entrevue et en repensant à ses débuts, il en vient à se demander s’il n’a pas été trop dur avec elle, s’il n’aurait pas mieux fait d’être plus attentif, plus patient. Elle a aussi raison sur un point : la vie lui est tellement plus facile maintenant qu’il a un nom dans le métier. Il lui suffit de claquer des doigts pour obtenir tout ce qu’il souhaite, mais s’il laisse croire que tout lui est acquis, il pense bien différemment. Il est en position de penser que dans la vie, rien n’est jamais acquis, justement et qu’il faut toujours se battre. Que ce soit pour ses idées, ou pour tout autre chose. « Il va falloir vous faire à ce ton et à ce que mon attitude ne soit pas bien différente. Je n’ai pas pour habitude de mâcher mes mots. » Et il n’attend pas à ce qu’elle change d’attitude en sa compagnie. S’il voit que ça va trop loin, il saura recadrer les choses, lui dire le fond de sa pensée. Si Demetrio ne montre pas ses peines, sa colère, en revanche, c’est autre chose. Nullement besoin de sortir de Saint-Cyr pour le comprendre. « Quant à votre statut de femme dans la société… Laissez-moi vous dire que ce n’est pas une très grande réussite, pour le moment. » Simple avis d’un homme expérimenté. Peut-être ne voulait-elle pas l’avoir ? Il se le permet, sans lui donner de tuyaux. Pourtant, il en aurait bien à lui donner, pourrait lui être utile sur bien des aspects. Encore faut-il qu’il en ait envie. A bien y réfléchir, le PDG aurait lui aussi des choses à apprendre. Ces shooters… C’est étranger pour lui qui n’a jamais pris le temps de s’amuser plus jeune. Son père souhaitait qu’il se concentre sur ses études, qu’il devienne quelqu’un. Il n’a jamais mis les pieds dans une discothèque, ne connait pas ce qu’est un mètre de shooter dans l’organisme. Il n’a jamais pris une seule cuite et ça ne lui manque pas. Comment peut-on ressentir un manque de ce qu’on ne connait pas ? Cependant, il se sent un peu bête de ne pas comprendre ce à quoi elle fait allusion, se sent débutant, alors il préfère se taire, se raclant la gorge un peu mal à l’aise, avant de sauter sur l’occasion des olives. « Vous êtes incroyable… Tout ça pour éviter de répondre à ma demande. » Une vraie emmerdeuse. Une femme, en somme, qui continue de l’embarrasser avc des sujets qu’il n’a pas pensé à préparer. Les relations humaines, ça lui échappe totalement. « Nous allons partir sur trois mois et nous renouvellerons. » C’est un bon commencement et il ne préfère pas s’engager sur une durée trop longue, mais ça n’empêchera pas une collaboration plus durable. « Des inaugurations, expositions, des soirées où vous rencontrerez beaucoup de monde. Parfois quelques rendez-vous plus intimistes, des repas où vous seriez conviée, où l’on parlera affaire. D'autres questions ? » Des invitations auxquelles il ne répond pas toujours, d’ailleurs. Il faut souvent faire des choses, puisqu’il arrive que tout tombe en même temps et à choisir, il préfère sa solitude, à un trop plein de monde qui lui donne la sensation d’étouffer. « Vous savez, on ne me pose pas énormément de questions sur ma vie privée… Et quand ça arrive, je n’y réponds tout simplement pas. Mais si vous souhaitez imaginer notre rencontre, y ajouter toute la magie des premiers rendez-vous, ne vous gênez pas. J’aimerais cependant valider. Comment imaginez-vous ça ? » Qu’il voit si ça peut coller avec sa personnalité, tout de même.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Parlons bien, parlons affaires ( le Sam 28 Avr 2018 - 14:54 )
« C’est une façon ou une autre de garder le contrôle. Certain aime le quantifier, d’autres non. Il faut de tout pour faire un monde » Magda n’estime pas qu’elle a que ça à faire mais c’est vrai qu’elle compte. Elle compte pour avoir le contrôle. Minimiser. Ôter à ses gestes toute dimension humaine en les quantifiant. En leur donnant froidement un chiffre. Puis s’imposer une limite qu’elle respecte Magda. Ca la rassure, ça la réconforte. « Je sais bien. Vous tenez beaucoup trop à votre image pour faire cela puis je n’ai pas peur de vous » Répond-t-elle du tac au tac. Des grands airs qu’elle se donne. Tigresse indomptable qui ne craint rien, ni personne. Capable de se défendre par elle-même. Qu’une mascarade inventée de toute pièce parce que la demoiselle craint tout et rien à la fois. Parce que la demoiselle, une fois enfermée dans sa plus haute tour, ce qui l’effraye le plus c’est sa propre solitude. Le froid qui l’entoure. Cet hiver constant qu’elle s’est fabriquée elle-même. Ses yeux ne lâchent pas Demetrio d’une semelle lorsqu’il se lève et qu’il saisit sa main qu’il dépose sur son propre bras comme un chat ne lâche pas des yeux sa souris. Le dos de Magda se raidit quand le reste de son corps se contracte quand ses doigts viennent pianoter doucement sur son dos. Ca n’a rien de dramatique mais c’est déjà beaucoup. C’est déjà trop. Son cœur s’emballe dans sa cage thoracique alors que son visage se ferme soudainement alors qu’elle reprend sa main presque d’un geste sec. Une façon de calmer son cœur qui s’emballe pour si peu. « En effet, ce n’est rien d’insurmontable » Sa gorge déglutit difficilement alors qu’une sorte de colère étouffée prend vie en elle. Ca l’énerve, oui, que ce simple contact avec cet homme lui fasse ressentir ça : le manque de chaleur humaine. La dernière fois remonte à … à cette soirée avec Erio. Depuis, c’était l’ère glaciale. Elle n’a pas eu envie. La force… Et là, en quelque secondes, cet homme venait de lui renvoyer en pleine figure sa propre solitude, celle pourtant qu’elle entretient à renfort d’argument qui ne se tiennent même plus avec le temps. Et pour cela, elle le détestait. « Très bien. Sachez que mon attitude ne changera pas aussi dans ce cas » Prendre sans rien dire ? Ce n’est pas Magda. Ca promettait des étincelles et pas qu’un peu mais il semblerait que des concessions, eh bien aucun des deux parties n’était prête à en faire. Le couteau dans sa main se pose brutalement contre la table alors que la jeune femme repose sa tartine, l’appétit soudainement coupé. La réflexion de Demetrio sur son statut de femme dans la société lui va droit au cœur. Pas de filtre. De filet de sécurité. Direct dans le cœur par la voie express. Ca ne fait que la réconforter dans ses incertitudes. De venir asseoir encore plus la croyance qu’elle a à propos d’elle-même : qu’elle ne vaut rien. « Merci » Juste un mot pour ne pas laisser le silence répondre pour elle. Juste un son qui sort de sa bouche pour meubler. Dire quelque chose. Ne pas le laisser croire qu’il l’a mise au tapis alors que c’est justement ce qu’il vient de faire. Comme si elle avait besoin de lui pour voir que tout dérivait vers des abysses. Comme si elle avait besoin de lui pour savoir qu’elle avait merdé sur toute la ligne, à commencer par ces foutus licenciement qui avait fini par aboutir par une fusillade. « Tout ça pour ça, ouais » lâche-t-elle sans prendre le temps de se défendre ou de s’en cacher. Elle assume, Magda et ne le cache pas, son côté petite chieuse qui aime casser les pieds. « Je n’ai pas d’autres questions » Trois mois. Trois mois à devoir jouer au petit couple heureux avec lui. Trois mois à devoir prendre cher chaque fois. Elle n’avait pas envie Magda mais il fallait bien pour l’Atelier Saddler. Il le fallait bien. Sahar, elle en était sûre, elle n’aurait pas rechigné à le faire. Elle aurait foncé tête foncée. Pourquoi elle ne pouvait pas être comme sa grande sœur ? « Je vous avouerai que je n’en ai pas la moindre idée » Sa tête ne voulait plus autant fonctionner qu’à son arrivée. Son morale avait aussi changé brusquement de direction comme ses phrases venaient de se raccourcir de plus en plus. « Évitons juste les rencontres à l’eau de rose. J’ai pas le temps d’être fleur bleue » Fleur bleue, c’est pas son style. Clairement pas. Haussant les épaules, Magda se met à parler comme un robot « Je propose qu’on voit les détails une autre fois si ça vous dérange pas. Je vais prendre congé et si d’autres questions me viennent, je vous contacte. » Sa silhouette se glisse sur la banquette pour se redresser et adresser un signe de tête à son interlocuteur. « Bonne soirée, Mr. Clarizio et merci pour le verre de vin que je n’ai pas pu finir » Que vous m’avez empêché de finir aurait été plus juste. Et sans attendre réellement de réponse, la brune tourne les talons et s’éloigne, les lèvres pincées. Le partenariat, elle l’avait eu enfin … Pas réellement comme elle souhaitait mais certes… Elle l’avait, c’était l’essentiel. C’est ce qu’elle essayait de se dire quand tout ce que sa tête lui disait : Sahar, elle aurait fait autrement. Sahar, elle l’aurait eu autrement. « Ce n’est pas une très grande réussite pour le moment » Qu’elle marmonne entre ses dents, se laissant tomber sur son siège de voiture. Et c’était tristement vrai…

SUJET TERMINE


Magda & Demetrio
Well I made it through another day in my cold room. On scraps and pieces left behind. I survive on the memory of you. Is there a cure for this pain ? Is there a remedy for hating every second that I'm without you ? All of me is all for you, you're all I see. All of me is all for you, you're all I need
•• ALASKA (Angus & Julia stone)
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