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- Come back to me | Tobyèle #9 -

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Sujet: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Lun 23 Avr 2018 - 14:14 )

Come back to me

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« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Etendue sur son lit, Angie souffrait le martyr. Les dernières semaines avaient été éprouvantes. Elle revoyait encore sa dispute avec Gianluca. Était-il vraiment mort ? Elle n’y croyait toujours pas. Et bizarrement ce décès prématuré, cette disparition, lui avait fait l’effet d’une bombe. Une petite bosse était apparue sur le haut de son ventre et elle la regardait dans le miroir qui faisait face au king size bed. Ce n’était pas l’enfant de Gianluca, elle ne vivait plus une histoire d’amour avec son époux depuis bien des mois déjà… Et pourtant, elle souffrait. Tobias avait pris ses distances, il était devenu comme un inconnu. Elle savait qu’elle était partiellement responsable de ce qui les séparait aujourd’hui. Pourtant un petit être grandissait en elle et ce petit cœur qui battait là dans son ventre, c’était le résultat de leurs cœurs qui avaient battu à l’unisson quelques mois auparavant.

Des larmes perlaient sur son visage. Gianluca avait crié. Il avait hurlé en apprenant qu’elle était enceinte d’un autre. Elle avait mis sa vie et celle de son enfant en danger en en parlant à son mari. En y repensant, elle se demandait si elle n’avait pas souhaité mourir. A quoi bon continuer cette mascarade ? Elle ne pourrait jamais être heureuse de toute façon. Tobias était parti en Egypte avec sa belle colocataire. Il pensait qu’Angèle ne pourrait jamais le comprendre comme Safiya le faisait. Alors à quoi bon lutter contre l’inévitable ? Et son mari s’était posé des questions semblables. Il hurlait, fracassait ses poings contre les murs mais… pour la première fois, il ne touchait pas Angèle. Elle n’avait pas besoin d’un dessin pour comprendre qu’il était dans un désarroi total. Elle s’était recroquevillée sur elle-même et avait soupiré un petit « Gianny, tu ne comprends pas, je t’ai aimé aussi… » Il s’était arrêté d’un coup, était tombé sur ses genoux avec un bruit fracassant et l’avait regardée avec une peine immense dans les yeux. Elle avait utilisé le temps passé. Il était resté là, immobile, pendant quelques minutes avant de se lever d’un coup et de ramasser quelques affaires dans ses tiroirs afin de faire une petite valise. « Je ne sais pas quand je reviendrai, je… » Il s’était interrompu et après un bref silence, avait tourné son visage pour la regarder. « …j’ai besoin de temps et toi aussi. Je… » Encore une fois, il ne parvint pas à formuler le fond de sa pensée. Savait-il seulement ce qu’il voulait dire ? Il partit ainsi, avec cette phrase laissée en suspens. Et depuis Angèle était restée dans cette ignorance totale de ce qu’il avait sur le cœur avant de disparaître de la surface de la Terre.

Un petit bruit la fit sursauter. C’était la sonnette de la porte d’entrée. Elle avait congédié ses serviteurs depuis quelques bons jours, elle souhaitait être seule. Pourtant Maria, sa femme de ménage avait insisté pour rester. Elle était devenue sa confidente, son amie, son soutien le plus proche. Angie soupira en l’entendant inviter le visiteur à patienter dans le salon. Pourquoi faisait-elle cela ? Elle avait pourtant dit à cette femme qu’elle ne voulait voir personne. Mais soudain, un glas bien connu de son âme résonna au loin. Elle se releva instantanément et jeta un regard à son reflet dans le miroir. Elle avait les cheveux désordonnés et elle ne portait qu’une légère chemise d’un blanc transparent par-dessus son legging noir. Son ventre remontait légèrement et s’approchait de plus en plus de sa poitrine qui était elle aussi retenue dans un soutien-gorge noir. Sa tenue n’était pas vraiment décente mais elle n’avait pas la patience de s’habiller et de s’apprêter. Elle descendit les escaliers en courant pour faire face à Tobias.

C’était bien lui, là, devant elle. Elle se jeta à son cou et Maria s’éclipsa discrètement. Angèle n’avait plus recontacté l’historien, elle ne voulait pas s’imposer dans sa vie. Mais il lui avait manqué terriblement. Elle sentait la vie prendre en elle, elle sentait ce bébé prendre de la place et elle avait besoin de son créateur pour venir lui tenir la main. Pire, elle avait besoin de Tobias pour ce qu’il était : un homme qu’elle aimait et qui n’avait pas disparu. Il n’était plus revenu dans sa vie, il lui avait laissé de l’espace mais elle avait aussi terriblement besoin de s’assurer qu’il allait bien. Et terriblement besoin qu’il vienne la serrer dans ses bras. « Where have you been ? » susurra-t-elle à son oreille tandis qu’elle le tenait toujours serré contre elle. « I have been through hell here and only God knows how much I’ve hated you for being away when I needed you that much. » Elle continuait à le tenir contre elle. « Please Toby, tell me I am not dreaming, you are really here, right? » Elle sentait son souffle contre elle, sa respiration qui s’abattait contre sa poitrine et qui témoignait de sa vie. Elle passait sa main dans sa nuque et dans ses cheveux. Elle décolla son visage de sa nuque et le dévisagea en plongeant ses yeux dans ceux de Tobias. « Did you come to tell me you want to leave me ? »

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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Dim 13 Mai 2018 - 13:00 )
Depuis le retour en Egypte, il n’avait eu le temps de rien, mais cela était un mal pour un bien. Il avait besoin de travailler, de s’occuper l’esprit : de ne pas se laisser distraire. L’anniversaire de leur libération approchait à grand pas et chaque croix rouge que Tobias faisait sur le calendrier rappelait ce funèbre événement. Combien de fois avait-il fixé la date fatidique ? Se demandant s’il devait réellement fêter la chose ou juste ignorer. Oublier pour mieux avancer ? Il devait être entier pour toutes les épreuves qu’il allait devoir endurer. À son retour en Italie, il avait appris la mort de Gianluca et avait tenté de contacter Angèle sans pour autant réussir. Il avait continué de lui envoyer des messages : répétant encore et encore qu’il était là pour elle. Toby ne serait pas le maillon faible de sa famille : il assumerait ce bébé même s’il devait faire des sacrifices. Tant que la maman le désirait : il fera son possible pour prendre soin d’eux. Décidant de prendre le taureau par les cornes, après son travail il prit la direction de la villa des De Santis. Il connaissait le chemin pour avoir déjà visité à plusieurs reprises cette bâtisse ou son cœur avait souffert le martyr de voir Angèle sous l’emprise d’un autre homme. Comme il avait souffert. Comme il avait eu envie de mourir en sentant son palpitant s’arrêter tout en se serrant. Cette vie, il aurait dû l’avoir avec la belle blonde. Gianluca occupait une place qui était sienne parce que ce bougre n’avait pas fait la connerie de partir. Tobias, ferveur défenseur de l’Histoire, avait préféré mené une croisade en Orient pour prendre soin du passé plutôt que d chérir le présent. Il s’en mordait les doigts, payait le prix fort : mais il avait arrêté de s’en vouloir et de ruminer. Son psychologue était fier de lui : le conservateur avait trouvé la force d’avancer. A petit pas, chaque jours apportant son lot de difficultés mais il faisait des progrès. C’était mieux que rien ; mieux que se laisser engloutir par le gouffre abyssal qui s’ouvrait à lui quand sa mélancolique et son mal-être prenait possession de lui.
Dans la cour de la villa, l’Anglais se trouva bien con. Les mains dans les poches, sa besace autour du cou : il attendait. Quoi ? Qu’elle ouvre la porte d’elle-même ; qu’elle apparaisse à la fenêtre et le renvoi ? Il ne savait pas. Prenant une longue inspiration, il rassembla son courage pour monter les marches et appuyer sur la sonnette. Son cœur tambourinait dans son cœur, à un tel point qu’il était sourd à tout autre son autour de lui. Quand une domestique lui ouvrit la porte, il s’inclina respectueusement.

« Est-ce que Madame De Santis est ici ? J’aimerais lui parler. » Un sourire avisé lui répondit et elle le laissa rentrer.

Pénétrant dans le salon où Gianluca et lui avaient joué à qui serait le meilleur, Tobias soupira en voyant que même la maison portait le deuil du maître disparu. Il donna sa veste à la servante qui partit sans plus de cérémonie : le laissant seul. Debout dans la pièce, il ne voulait pas s’asseoir, il ne voulait rien toucher. Le visage fermé, cette impression de ne pas être à sa place ici était forte. Comme quand il était venu la dernière fois. Gianluca était mort : mais son esprit hantait clairement l’endroit. Il sentait sa présence partout : comme si le défunt le gardait à l’œil. Où qu’il soit, son esprit était encore là. En entendant quelqu’un descendre les escaliers, il se tourna et ouvrit ses bras pour la réceptionner. En sentant le ventre rond d’Angèle être entre eux : Toby ne put s’empêcher de sourire. Perdant sa main droite dans ses cheveux, il la garda contre lui. Tout contre son corps : ne laissant pas d’espace entre eux.

« In Egypt, for work. » Souffla-t-il. « I’ve tried to contact you but you didn’t reply. I was worried » Bien sûr qu’il avait été inquiet. Elle resterait toujours sa Angèle. « You should have call me, I would have come back or at least call you everyday to be sure you were alright. » Il était sincere. « You’re not dreaming, I’m here, with you. » Posant ses lèvres dans son cou pour la conforter de sa présence, il respira doucement son odeur. Son visage près du sien, il caressa de sa main libre la joue de la belle en gardant sa main droite dans ses cheveux : « No, I came to see how you are. » Il migra sa main vers le ventre pour le caresser : « How you both are. » Il sourit en coin : « I’m here to be with you and help you in any way I can. » Tobias ne savait pas ce qu’Angèle voulait, mais lui le savait. « I want to be here for you and the baby. I’ve told you already : you’re not alone in this adventure. I’ll take my responsibility and take care of you. »


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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Mer 6 Juin 2018 - 19:22 )

Come back to me

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« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Désespérée,c'était le terme qui la caractérisait le plus. Les semaines s'étaient passées comme passe un mauvais film. Elle avait ressenti chaque moment se dérouler, chaque seconde s'écouler et elle avait regardé l'horizon de sa vie sans rien y voir de bon. Gianluca était mort. Etait-ce vraiment possible? Un terrible frisson lui parcourait l'échine quand elle pensait qu'il pourrait revenir et la frapper d'avoir oser croire qu'elle était débarrassée de lui. Un frisson tout aussi fort la traversait en imaginant que plus jamais elle ne le reverrait. Elle aurait tant voulu lui parler, lui dire qu'elle l'avait aimé... autrefois. Elle l'avait réellement aimé. Mais les choses s'étaient enchaînées tellement vite, tellement mal. Entre la jalousie possessive de son époux et ce premier fiancé resurgi d'entre les morts.

Tobias. Des larmes amères coulaient sur les joues d'Angie en réalisant qu'elle l'avait probablement perdu lui aussi. Comment cela avait-il pu avoir lieu? Un homme. Il n'était qu'un homme, fuyant devant la lourdeur des sentiments, devant la force du torrent qu'elle ressentait en elle, refusant de se battre pour elle. Il ne l'avait pas fait en revenant de la guerre, il ne l'avait pas fait quand il avait eu l'occasion de l'empêcher d'épouser Gianluca... Alors pourquoi se serait-il battu maintenant? Tobias était un homme doux, tellement doux. C'était comme s'il craignait de se fendre en deux s'il s'approchait de trop près de la vie. Et malgré tout, pendant qu'elle enterrait le cercueil vide de Gianluca, elle regardait autour d'elle, espérant que Tobias apparaisse de nulle part et vienne lui tenir la main. Elle ne rêvait que d'une chose: se coucher dans le canapé, recroqueviller ses jambes sous elle et déposer sa tête sur son torse pendant qu'il lui murmurerait qu'il l'aimait et passerait ses doigts dans sa chevelure dorée.

Tobias. Ce prénom résonnait tellement en elle. Et ce n'était pas sans raison. Une part de lui vivait en elle maintenant. Et elle ne savait si elle était heureuse ou non. Elle devrait élever cet enfant et elle ne voulait pas d'un père à moitié. Mais elle ne voulait pas non plus d'un homme contraint à ses côtés. Alors quand Tobias apparut dans sa chambre, bien que son premier réflexe fut de lui sauter au cou, très vite elle fut rattrapée par ses angoisses. Elle ne se recula même pas pour poser la question qui la turlupinait. En Egypte. Ce pays lui donnait des terreurs nocturnes. Pourquoi? Elle ne savait le dire. L'Egypte c'était tout ce qu'Angèle n'était pas. Et pourtant Toby aimait l'Egypte. Il avait cherché à la contacter mais elle ne lui rétorqua pas que ses efforts avaient été fort minces pour sembler réels.  « Toby... » Sa voix n'était que murmure. Elle savourait ce baiser lent sur son cou. Et elle craquait en larmes en même temps, le retenant auprès d'elle afin qu'il ne puisse voir ses yeux brillants. Les hormones? Ou le pressentiment qu'il n'était plus à elle? Elle espérait de toutes ses forces que cela soit sa grossesse qui la rende à fleur de peau et rien d'autre. Pourtant elle n'y croyait pas.  « To help me... » Elle le dévisagea avant de lui demander si il était venu pour la quitter. Il ne répondit pas que non, il arrangea sa réponse autrement. Alors elle changea la tournure de sa question  « You can't leave me if we aren't together, right? » Un sourire triste se dessina sur son visage tandis qu'elle s'asseyait sur le bord de son lit. Elle voyait son reflet pâle dans le miroir de sa garde-robe et se dit qu'elle ferait une parfaite starlette dans un film dramatique. La dépressive prête à tout abandonner...  « Toby, I know things have been... how could I say it... complicated between us. But we've always been true to each other, so please don't fool me with kindness and sweet words about the baby. Tell it straight to me. Our story is over, isn't it? » Son coeur se fendit au moment où elle termina sa phrase. Elle regardait le sol sans oser affronter celui qui encore aujourd'hui lui mettait le ventre en chamaille. Elle savait qu'elle en souffrirait à en mourir mais si c'était la fin, elle voulait le savoir. Elle avait besoin de le savoir. Elle avait besoin de faire son deuil si elle voulait avoir une chance de survivre.  « No matter what Toby, no matter what... I will always love you. Not like a friend, not like someone I respect, no. I will always love you as the man...   » les larmes montèrent à ses yeux et lui serrèrent la gorge, rendant impossible la communication orale.

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Dernière édition par Angèle De Santis le Ven 15 Juin 2018 - 12:44, édité 1 fois
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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Lun 11 Juin 2018 - 23:18 )
Tobias n’avait aucun droit de frapper à cette immense villa où Angèle vivait avec son défunt mari. Il ne la méritait pas. Tobias avait tous les droits de venir la voir. Elle portait son enfant. Depuis son retour de l’Egypte : son esprit n’avait fait que se contredire. Encore et encore. Pesant le pour et le contre : il ne savait pas vraiment sur quel tempo danser. Son cœur tout aussi incertain que son esprit ne trouvait pas de repos et ne pouvait pas se raisonner. Cela était malheureux ; triste mais la vérité. Toby avait naïvement imaginé que la vie lui donnerait un peu de répit. Qu’il serait en mesure de vivre pleinement sans souffrir à nouveau : n’avait-il pas assez payé de sa personne pour toute une vie ? Part il ne sait quelle force, il avait réussis à frapper à la porte et en pénétrant dans la bâtisse se sentit happer par un malaise profond ; comme si l’esprit de Gianluca n’était pas loin. Dans un coin de la pièce, à le regarder : pire encore à le juger. Un frisson parcouru son échine et il dut se faire violence pour avancer et pénétrer dans le salon où il avait bombé le torse et tenter de garder bonne figure il y a des mois de cela lorsqu’il avait été contraint de subir un dîner d’affaires. Une époque révolue. Un temps où tout semblait être plus simple. Son père était encore en vie pour lui donner une tape derrière la tête au besoin. Aujourd’hui il n’avait plus d’exemple à suivre et il était perdu. Cela ne faisait aucun doute et il ne pouvait pas le cacher. L’amour et la tendresse qu’il éprouvait pour Angèle étaient incomparables et tellement différents de son attachement pour Safiya. Il ne pouvait pas l’expliquer, mettre des mots dessus et c’était peut-être là le souci. La gouvernante lui informa que la maîtresse de maison l’attendait alors il monta les marches : fébrile à l’idée de la voir. À l’idée de laisser ses yeux parcourir son visage angélique.
Tout en la serrant contre lui, il lui expliqua où il avait été ; qu’il avait tenté de la contacter mais n’avait eu le droit qu’à un traitement de silence de sa part. Il ne lui en voulait pas, comment pourrait-il faire une telle chose ? Non il n’était pas là pour la quitter. Sinon il n’aurait même pas pris la peine de venir. Pour qui le prenait-elle ? Il avait des principes tout de même ! Il la laissa quitter ses bras :

« What do you mean? » Il fronça les sourcils : « Were we not together? » Après toutes ces nuits passées ensembles… Est-ce que cela n’avait été que du flan ? Un moyen de faire payer son mari ?

Il prit appuie sur la coiffeuse pour lui faire face. N’osant pas s’approcher d’elle. La discussion qui allait suivre ne serait pas facile. Toby le savait et il avait envie de prendre ses jambes à son cou. De partir. Loin de tout ça. Il avait l’impression de ne plus être assez bien pour elle.

« By the sound of it… You want us to be over. » Il avala difficilement sa salive. « I know you and as you say : we’ve always been true to each other. I’ll not lie to you. Will you? » Il prit une longue inspiration et combla les quelques mètres qui le séparait d’elle. Il se mit à genoux et releva son visage quand elle confessa son amour. « The question is not do you love me. The question is : do you trust me ? » Puisqu’ils devaient jouer cartes sur table. « I have the impression that no matter what I’m doing : I’m not good enough. I have the feeling that you don’t trust me anymore. Last time you came to my flat you just through me a tantrum… Without reason. » Il caressa ses joues avec ses mains pour essuyer ses larmes : « Truth is... » Il devait prendre sur lui pour garder une voix calme et ne pas laisser des larmes coulées : « Something is broken between us. We both know it but I have faith that we can fix it. » Tobias caressa tendrement le ventre arrondit : « But the most important question we have to take is … Do we keep this child and raise him ? » Angèle connaissait déjà sa réponse : mais elle était celle qui allait le porter. « I’ll respect your decision my love. »


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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Ven 15 Juin 2018 - 12:43 )

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« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Réalisait-il seulement qu'il venait d'employer le passé? Elle avait les yeux remplis de tendresse et de désespoir. Elle avait tellement attendu que le père du marmot qui poussait en elle revienne à ses côtés. Mais son instinct lui disait que cela n'apporterait rien de bon. Et alors qu'elle lui parlait, alors qu'elle cherchait à le provoquer sans vraiment s'en rendre compte, il confirmait ses peurs. "Were we not together?" Pourquoi avait-il employé le passé? Ses yeux papillonnèrent dans la pièce à la recherche d'un coin où se poser pour fuir les larmes qui venaient se loger en eux.  « Yes Toby, we were... but I was talking about the present. » Maintenant qu'étaient-ils exactement? Elle aurait voulu lui poser la question mais elle redoutait la réponse. Elle craignait qu'il ne noie le poisson et change de sujet habilement, comme il savait si bien le faire.

Les souvenirs revenaient à elle. Revoir Tobias si près d'elle c'était donner un coup dans toute sa peine et en créer une toute nouvelle. Elle avait envie de se jeter à ses pieds et de le supplier d'oublier tout ce qui pouvait jeter un voile d'ombre sur leur futur. Pouvait-il oublier qu'ils avaient eu des difficultés? Pouvait-il oublier qu'elle n'était pas parfaite? Elle aurait tant voulu... Mais une fierté sans mesure la bloquait. Car elle n'était pas la seule responsable. Il ne s'était pas battu pour elle. Et quand elle allait au plus mal, il avait fait marche arrière, il s'était fermé. Au lieu de la rassurer sur cette maudite Safiya, il n'avait fait qu'engueuler Angèle... comme l'aurait fait quelqu'un qui se sentait coupable. Hausser la voix pour ne pas montrer ses failles... Tout comme Gianluca levait la main sur elle pour cacher ses peurs. Angie secoua légèrement la tête  « I don't know...  » Elle savait pourtant très bien qu'elle ne voulait pas qu'ils mettent un terme à leur histoire. Mais la douleur lui nouait la gorge. Et le doute qui planait dans son esprit la rendait incapable de parler plus positivement.  « I don't want it to be over... I don't know what I want. It's way to hard to know what you want when you don't know whether your significant person is still yours.  » Cela la chiffonnait. Elle ne le sentait plus à elle. Elle aurait voulu passer ses doigts dans ses cheveux et le sentir soupirer comme autrefois. Elle désirait qu'il se couche près d'elle et respire son parfum, qu'il la berce de ses mots doux, qu'il la rassure comme il le faisait. Mais il ne faisait rien de tout cela.  « If I trust you?  » Elle avait regard pétillant d'une lumière triste. La réponse était non. Elle n'avait plus aucune confiance en la gent masculine. Gianluca l'avait brisée. Et alors que Tobias commençait à recoller les morceaux, il s'était éloigné juste avant que ses caresses et son amour ne fassent leur effet. C'était presque là, c'était au point d'arriver. Mais il s'était retiré un instant trop tôt, faisant s'écrouler le château de cartes juste avant qu'il ne soit terminé. Et elle voyait l'éclat de cette oeuvre, elle le foulait aux pieds et se sentait incapable de mentir.  « Telling you I trust you would be a lie... I wanted to trust you but you vanished when I needed you to comfort me.  » Elle se souvenait de cette soirée où elle avait déboulé chez lui comme une folle. Elle avait eu besoin qu'il démente les rumeurs, qu'il lui dise qu'elle était folle, qu'il n'appartenait à nulle autre qu'elle. Mais ses réponses avaient été vagues et impersonnelles. Il avait mal pris ses accusations au lieu de comprendre ses tourments. Elle écouta ce qui suivit et fit un effort pour ne pas sourire amèrement en l'entendant ressasser le même souvenir. C'était tellement ironique qu'elle en aurait bien ri.  « Oh Toby... that night at your flat... you misunderstood it so hard.  » Elle retint la main qui caressait son visage, sentant que cela l'irritait plus que cela ne la réconfortait mais elle ne relâcha pas la main tout comme elle ne dévia pas son regard plongé dans le sien.  « I am a woman. I heard something very upsetting and I came to you, worried as hell that I might lose you. I needed you to tell me that I was crazy, that I could never lose you, that you were mine forever... the same way you did usually. But instead, you were a rock of ice, telling me I was behaving foolish... you hurt my feelings and my trust.  » Elle retenait la colère et la peine qui inondaient son âme tandis qu'elle lui communiquait son ressenti.  « So yes, of course something broke between us. »

C'était bon de l'entendre avoir la foi concernant leur capacité à se relever de cela. Mais elle avait ses doutes. Car elle ne sentait pas Tobias prêt à faire face à celle qu'elle était. Lorsqu'ils avaient été amoureux pendant leur tardive adolescence, il n'avait connu que la facette heureuse d'Angèle. Etait-il capable de faire face à la partie torturée de la blonde? Il avait fui quelques semaines plus tôt, qu'est-ce qui l'empêcherait de recommencer maintenant? Pensait-il qu'elle serait plus douce une fois un enfant dans les bras? C'est d'ailleurs le sujet qu'il apporta au sujet du jour ensuite. Elle baissa les yeux vers son ventre légèrement arrondi et partit chercher une bouteille d'eau qui traînait près du chevet de son lit.  « I will keep the child Toby. For as much as it matters, this child is the only loving being I have left in my life. » Elle s'abreuva lentement avant d'ajouter d'autres mots.  « And I can't help myself from loving this kid. So yes, I will have it.  » Elle reposa la bouteille au sol avant de finir son idée  «  Now, whether we raise it together or not doesn't depend on a decision we take like this, here and now... » Elle revint s'asseoir près de lui, elle sur le bord du lit et lui toujours au sol. Elle l'invita à se relever et à s'installer auprès d'elle.  « Toby, I won't lie to you. This child is yours and there's no doubt about it. But I can't raise him or her with you if you're not fully by my side. Doing that would mean I recognize in front of the full society that I've been a slut and I've cheated on my dead husband. I won't put myself and the kid through that if you're not going to be my man in every situation. » Et il était clair que pour savoir s'il serait l'homme de toutes les situations, ils avaient besoin de temps, de se reconstruire, de voir s'ils étaient capables de s'aimer comme avant. Elle savait qu'elle l'aimait toujours. Mais il avait détruit quelque chose en elle et c'était impossible de savoir si ils pouvaient survivre à cette petite part d'âme qu'elle avait perdue ainsi.

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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Dim 24 Juin 2018 - 22:07 )
Ce qu’ils ont été, Tobias le savait. Ce qu’ils avaient vécu également : des souvenirs gravés dans sa mémoire au fer rouge. Ce qu’ils étaient maintenant ? Il n’en savait rien. Elle semblait aussi confuse que lui : était-ce une bonne chose ? Tant de questions sans réponses ; tant de mystères à résoudre même si la finalité est plus douloureuse que le doux mensonge dans lequel il s’était peut-être bercé pour trouver le sommeil la nuit. Il ne savait plus vraiment où il était ; qu’il était non plus en un sens. Depuis la mort de son père plus rien ne semblait avoir de sens. Il était perdu. Comme un enfant abandonné sur le bord de la route. Bien que sa mère soit un modèle de vertu et une femme qu’il respecte plus que de raison : elle n’était pas et ne serait jamais son père. Ce n’était pas son rôle, ni son intention d’ailleurs mais même elle avait remarqué le changement chez son seul fils. Impuissante, Levia ne trouvait pas les mots pour réconforter et aider son enfant dans ce qui semblait être une crise existentielle. Pourtant, ses trente ans sont passés depuis longtemps. Il ne devrait pas être dans cet état d’incertitude. Il faisait un job qu’il aimait, avait des amis en or et une vocation à se défendre pour ce qui ne peut pas parler ; pour ce qui doit être préservé. Au prix de sa vie, de sa santé mentale comme en témoigne ses cicatrices sur son corps et son esprit traumatisé. Le regrettait-il seulement ? D’avoir perdu son ange au profit d’artefacts ? Non. Regret ne serait pas le mot. Il le saurait après tout non-étant donné qu’aujourd’hui il regrettait de ne pas avoir passé plus de temps avec son père. Ah le temps des fameux « si » ; Tobias avait tenté de ne pas tomber dans cette spirale infernale mais il n’était qu’un homme. On le pensait meilleur que les autres alors qu’en réalité il n’était qu’un être humain à la recherche du bonheur ; qui a désespérément besoin d’un peu de paix. Autant dire que le tantrum jeter par Angèle sur lui n’avait pas aider sa mélancolie et son mal-être. Certes, elle avait été blessée, il aurait dû la rassurer et la prendre dans ses bras pour lui crier son amour. Mais voilà, il n’avait jamais été friand des disputes mais encore moins depuis son retour. L’annonce de la grossesse l’avait ravi, mais depuis il avait l’impression qu’un fossé s’était creusé entre eux. En était-il responsable ? Devait-il faire son mea culpa aux yeux de Dieu, aux yeux du monde dans l’espoir de faire amende honorable et trouver un salut quelconque ? Tobias ne savait pas et ces idées tordaient sans ménagement ses tripes comme une pelote de laine malmenée par un chaton.
L’incompréhension s’installe quand elle semble mal comprendre ses paroles. N’était-ce pas vrai qu’ils n’étaient pas officiellement ensemble ? Ils ne vivaient pas sous le même toit ; tous les soirs ce n’était pas lui à ses côtés mais un autre homme. Tobias n’avait pas à être jaloux. Il se l’était assez répété pour que ce soit un fait acté dans sa tête. Il était parti. Il avait laissé Angèle pour sauver l’Histoire des affres de la guerre en laissant derrière lui sa vie. Son amour mais pas que. Tous les projets qu’ils avaient faits, tout cela était mort en même temps que lui quand il a été porté disparu : abandonné par son pays.

« Oh my love… » Souffla-t-il. Il ferma quelques secondes ses yeux, il fit tourner avec son pouce l’alliance qu’avait encore la belle à son doigt. « Your ring on your finger always reminded me that we were not… That I lost you and another man stole your heart. » Il avala sa salive et sourit tristement. « But it is alright you know because… I love you so much that it doesn’t matter. From you, I can accept the worst because you had to go through hell because of me. You deserved to be happy. No matter with who. » Mais Toby voyait bien que la belle blonde devant lui ne l’était pas. Etait-il responsable de son malheur ou était-ce seulement à cause de la mort de son mari ?

Altruiste, ne pensant qu’au bonheur d’Angèle à ce moment : il se permit de poser une question qui pouvait sembler étrange aux premiers abords mais qui était nécessaire. Il lui laissait le choix. De là, ils pourraient voir quelles routes s’offraient à eux. Seul le temps pouvait dire ce qu’il adviendrait de ce couple maudit par le destin. Il essuya doucement les joues de la belle pour effacer une quelconque trace de larmes.

« You know that I’m yours. A part of me will always be yours. You are my first love ; you are the first that see beauty in me where nobody seems to realise it. » Il parlait avec son coeur, d’une voix douce et conciliante. Il n’avait aucune raison de lever la voix. Encore une fois il ne cherchait pas le conflit. Il était venu avec un drapeau blanc à la main et non avec une déclaration de guerre.

En demandant si elle lui faisait confiance, Tobias tentait de provoquer une réaction ; de bousculer le jeu et voir comment elle réagissait. À son regard, il comprit la réponse. Est-ce que cela le décevait ? Non. Non pas, vraiment, car lui-même ne se faisait pas confiance. Il prétendait, se confortait dans un énième mensonge plutôt que de se confronter à la réalité. Cela était tellement … Mieux. Moins douloureux mais il devait attraper le taureau par les cornes et être fort. La vie n’était pas une partie de plaisir et il l’apprenait encore par la force.

« Did I? » Demanda-t-il quand elle affirma qu’il avait disparu quand elle avait besoin. « I’ve always been here for you since you’re back in my life Angèle. » Faisait-elle référence à cette fameuse soirée ? Dans le doute il décida de mettre les choses aux claires. Mais à peine eut-il l’envie de parler qu’elle prit les devants. Serrant sa main un peu plus, gardant son regard dans le sien : il voulait comprendre. Même s’il s’attendait au pire. Il n’était plus à ça prêt. Etait-il seulement à blâmer dans cette histoire ?

« Since when do you trust rumour more than me? Do you really thing I could have cheat on you? Do you really think I’m a sick bastard? » Son opinion de lui avait-elle autant changer ? « Instead of asking me nicely if anything was between Safiya and I : you just yelled at me. How was I supposed to react? You know how much I hate that but still… You did yelled at me as if I was the worst person in the entire universe. » Il souffla longuement. « You know I don’t react well under the pressure ; when people speak to me like that. The fact that I’m more sensible now is just an extra. I was already like that before… » Mais au jour d’aujourd’hui cette particularité était d’autant plus flagrante. « If you are a woman, I’m only a man that have been attacked in his pride. The fact that you think I was with someone else while I was technically with you just hurt me. » Il était tenté de dire que de toute façon elle n’avait trop rien à dire : elle n’a pas quitté Gianluca pour revenir vers lui. Il ne lui a jamais demandé, certes, mais il estimait que ce n’était juste pas sa place. « I’m sorry if I hurted you. I truly am but you were not the only one that suffer in this story. » C’était le moment de mettre les choses aux claires.

Elle l’avait dit elle-même, quelque chose s’était brisé entre eux et rien ne prédisait que les morceaux pourraient être recollés ; pas si facilement tout du moins.

Tobias la laissa se lever après avoir abordé le sujet de l’enfant. L’être qui grandissait en elle était son fils ou sa fille. Il était hors de questions pour lui de rester loin de sa progéniture. Il y voyait un signe ; un message envoyé par Dieu. Il avait perdu son père mais maintenant il allait en devenir un : cela ne pouvait pas être une coïncidence. Il refusait de croire le contraire parce que cela lui donnait un peu d’espoir. Que les choses allaient s’arranger. Qu’ils allaient être heureux à un moment donner. Cela était tout ce qu’il désirait ; cela avait toujours été son but premier. Notamment en ce qui concerne Angèle. C’est pour cela qui ne lui a jamais demandé de quitter son époux : il acceptait sans rechigner d’être un simple amant si cela voulait dire qu’elle était heureuse. N’était-ce pas ça l’amour ? Fronçant les sourcils quand il l’entendit dire que l’enfant était la dernière chose qu’elle avait dans sa vie, il poussa un long soupire.

« Am I counting for nothing ? » Se permit-il de dire d’une voix triste. Avait-il réellement perdu de l’importance aux yeux d’Angèle pour une faute partager ?

Tobias se releva et se laissa tomber à côté d’elle. Le regard perdu dans le miroir, la regardant indirectement maintenant. Angèle continua de parler et lui écoutait sans rien dire ; sans réagir. Il n’était pas le genre d’homme à réagir à chaud : sauf quand on lui criait dessus.

« Since when do you care that much about what other people think? » Il ne comprenait pas non. « What happen between us must stay between us. Why other people have to know about it? This child, is just a child. Our child and I love him or her already ; with all my heart. I’ll let nothing happened to him or you. Even if Gianluca was still here: I’ll still assume the paternity. » Il tourna finalement sa tête pour la regarder. « You’re not a slut, anybody that will tell that: I’ll beat him up. Because you know deep inside you that I’ll be the man of the situation. You know it, why are you doubting that much? Because of what happen in the flat? Does this event have really defined what we are now? » S’attendant à avoir le retour du bâton il prit les devants : « Listen... I just want to put this moment behind us. After today, I don’t want to speak about it anymore because he doesn’t help us. I don’t say forget about it but we should forgive. We are only human. We are not perfect, God knows I’m not a saint or the best person on earth but I’m trying my best even though it is not enough. » Il glissa ses doigts entre les siens et regarda leurs mains jointes. « What do you think ? »


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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Dim 1 Juil 2018 - 12:11 )

Come back to me

ft. Tobyèle 9


« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Jamais elle n'avait pensé que les songes pouvaient devenir réalité. Elle avait si longtemps fermé les yeux et espéré que Tobias reviendrait d'entre les morts mais jamais elle n'avait cru que cela pourrait se réaliser. C'était bien simple à vrai dire. Plongée dans des sommeils profonds, explorant les landes de son subconscient, elle le voyait sonner à sa porte. C'était son père qui répondait au jeune homme portant l'uniforme de l'armée. Elle ne savait pas pourquoi elle se l'imaginait ainsi mais c'était tel qu'il apparaissait. Puis, le moment de stupéfaction passé, le padre appelait Angèle en criant dans les escaliers pour qu'elle descende. Comme portée par un instinct miraculeux, elle arrivait de suite, elle ne se faisait pas prier comme elle le faisait d'habitude. Et là, ses yeux s'écarquillaient, son corps paralysait et elle demeurait raide au milieu des marches. Elle essayait de parler mais sa voix était bloquée. Elle descendait encore une ou deux marches et là, les larmes devenaient tellement intenses qu'elles l'empêchaient de respirer. Mais jamais elle ne parvenait à la fin de ce couloir, jamais elle n'arrivait jusqu'à Tobias pour le prendre dans ses bras. Car elle avait bien trop conscience que cela ne pouvait être vrai et se réveillait en pleurs. Quand elle était toujours aux Etats-Unis, c'était son père qui l'entendait et courait pour venir la réconforter. Personne ne le savait mais elle avait fait une dépression et on lui avait administré des cachets pendant quelques semaines. Dévastée... elle avait été dévastée. Puis, quand enfin son coeur s'était remis à battre normalement, quand elle pensait qu'elle avait une nouvelle chance au bonheur, Gianluca avait révélé une nouvelle facette de sa personnalité. Troublée, elle n'avait su si elle devait aimer l'homme qui lui faisait tourner la tête et qui la protégeait ou haïr la bête qui sommeillait en lui. Et c'était pendant cette période de trouble que Tobias avait resurgi des antres de la terre pour lui révéler qu'il n'était pas mort. Une rose posée devant la porte de son atelier chaque jour. Un admirateur secret qu'elle n'aurait jamais pu deviner être son premier fiancé. Tout ce tumulte d'espoirs et de souffrances pour se heurter à un Tobias qui avait changé. C'était comme ça qu'elle le sentait. Le fidèle et loyal rouquin était devenu plus distant. La guerre l'avait transformé. Ou alors était-ce elle qui avait été transformée par une manière d'aimer bien plus... passionnée?

 « You never lost me.  » C'était comme s'il cherchait à lui faire mal. Plus il parlait et plus ses mots la transperçaient d'une douleur inégalable. Elle voyait la fin de leur histoire dans chacun des verbes, dans chacun des adjectifs choisis. Pourtant Tobias lui réitérait son amour, il lui disait qu'il l'aimerait toujours. Mais il y avait une certaine fatalité dans sa manière de s'exprimer... comme si son deuil avait déjà été fait d'une certaine manière.  « That's exactly where we are different Toby... to me, it does matter who I am happy with. And it does matter who makes you happy. » Elle aurait seulement souhaité que cette personne soit elle, c'était évident. Mais il continuait à se cacher derrière la noblesse de son amour pur et agaçant. Elle ne voulait pas d'un monsieur perfection. Elle voulait un homme prêt à assumer ses sentiments pour elle, prêt à tout plaquer pour ne plus aimer qu'elle. Elle voulait cet amour puissant et sans retenue qu'ils avaient eu autrefois et auquel ils avaient goûté au début de leur aventure récente. Mais il continuait de lui faire mal en mettant de la distance, en prenant des précautions. Avait-elle vraiment encore une chance de régner dans son coeur? Etait-il possible qu'elle soit encore plus qu'une part de son bonheur. Elle sentit le petit être au fond de ses entrailles bouger, avoir un soubresaut et son coeur se serra. Cet enfant, c'était le fruit d'un amour qui avait bravé tellement de dangers pour voir le jour. Et voilà que maintenant, il s'éteignait sans plus aucune raison valable.  « Oh Toby, my dear...  » Elle posa sa paume sur sa joue et le regarda avec cet amour intarissable qui l'avait toujours animée.  « You can't stay by my side for this only reason. You can't be loyal to the idea of me being your first love. I don't want that.  » Si il devait redevenir plus qu'un ami pour elle, si il revenait dans sa vie, elle voulait bien plus qu'un homme qui la chérissait parce qu'elle avait été la première à chérir ses tares.  « You must understand. Never in my life did I want to be have a part of you. Never did I hope to be your first. I've always wanted more, I've always wanted you to be fully mine and as for me... I wanted to be the first and the last woman of your life.  » Et aucun compromis ne lui aurait convenu. Elle avait épousé Gianluca après une longue période de deuil qui lui avait presque coûté la vie. Et malgré qu'elle pensait être passée à autre chose, Toby n'avait eu qu'à repointer le bout de son nez pour que tout soit de nouveau chamboulé et pour que le bonheur d'Angèle redevienne instable. Une douce instabilité qui faisait battre son coeur à du 300 à l'heure.

Il avait toujours été là et elle ne pouvait pas le contredire. Mais il y avait eu des hauts et des bas. Il avait eu peur et elle aussi. Tous les deux avaient dû faire face aux conséquences du retour de Tobias dans la vie d'Angèle. Elle n'avait pas pu résister à l'appel du coeur mais elle était engagée à vie à un homme qui pouvait tous les deux les tuer. Si seulement elle avait osé partir plus tôt, si elle avait osé tout quitter pour rejoindre Tobias et recommencer leur vie ailleurs. Mais c'était trop tard, les choses avaient évolué autrement depuis.

Elle l'écouta attentivement et n'apprit rien de nouveau. Il avait été blessé par ses accusations et elle avait été heurtée par son incapacité à se défendre. De tous temps, ils avaient été différents. Elle pleine d'un tempérament de feu, de cette énergie folle et prête à tout ravager et lui... de ce calme qui pouvait détruire. Elle était le feu et lui l'eau. Il savait l'éteindre mais parfois, il inondait la zone incendiée et rien de bon ne sortait de tout cela. Comme en ce moment où tous les deux ne savaient plus comment faire face à leur douleur commune. Elle l'avait écouté mais ne savait que répondre.  « Yes you've always been like that. But there was a time when you knew how to handle me. You would have taken me in your warms and called me silly. I would have cried because me jealousy drove me crazy and you would have laughed at me, telling me there was no one in this world allowed to possess you except me.» Elle sourit faiblement puis lui dit avec une sorte de défaitisme dans la voix  « I didn't trust the rumour. I just needed you to be reassure me. I just needed you to comfort me. I was pregnant and scared that my world was going to fall apart. I needed you and you pushed me away at the worst time. You couldn't know it's true but come on Tobias, it's me... you know me. I didn't believe the rumour until you made me believe it by the way you behaved. » Et c'était la triste vérité. Encore maintenant, elle avait du mal à croire qu'il n 'y avait rien qui avait poussé le roux à être aussi froid avec elle.

Elle éclata en sanglot de plus belle, les retenant avec force mais l'effluve cherchait à se frayer un chemin à tout prix.  « Of course you do count. But I can't afford hoping and losing you again.  » Elle força les larmes à s'arrêter, respirant fortement pour les empêcher de gonfler son visage et dit froidement  « This time it would kill me.  » Et pour l'enfant qu'elle portait dans ses pans, elle ne puvait se permettre de mourir. Elle voulait cet enfant, elle le voulait. Mais ce qui suivit confirma qu'ils n'étaient plus exactement en phase. Comment pouvait-il ne pas comprendre? Après tout, il avait lui-même pris la case "discrètion" pour lui éviter des ennuis. Quand elle avait voulu qu'il se manifeste, il avait préféré ne pas le faire. Et maintenant que cela allait déteindre sur leur enfant, il voulait tout révéler?  « Are you serious? » Elle secoua la tête vivement.  « You don't understant, obviously you don't. I don't care what people think. But I do care about this child's future. And I became someone. I've worked hard to get at this point, to have a career, to have my home, to be where I am now. Now that Gianluca is dead, every eye of the society is turned on me, they are all waiting to see what I will do with his entreprises, with his legacy. If they hear this child isn't Gianluca's, everything is gone. I will be dead in the world of work, of art, our child will have to wear the mark of our adventure his or her whole life. There's no way for me to start all over again. I did once when you were dead and God knows how much it costed me. Now, I refuse to go through this again.  » Il ne pouvait pas comprendre. Il était mort et était revenu. Il n'avait pas vu tout ce qu'elle avait enduré. Il ne savait pas ce que c'était. Et surtout, il ne comprenait pas qu'en devenant une De Santis, elle avait changé son destin à tout jamais. Avouer sa liaison aujourd'hui revenait à devenir la personne la plus détestée de la ville demain.

Mais il n'y avait pas que ça. Il y avait leur dispute qui flottait encore dans les airs. Elle le regarda avec intensité, se demandant si elle était prête à lui faire confiance à nouveau. Elle ne savait que dire. Elle voulait tellement reprendre à zéro avec lui, leur redonner une chance.  « Toby, I would love that. » Mais elle avait des réticences et cela s'entendait dans sa voix. Elle avait besoin d'une garantie.  « Ok, I can go through it, forget about this event at your flat, try to see where our relationship goes... I can do all that but then...  » Elle ne savait même pas comment énoncer les choses tant cela lui faisait mal car elle craignait la réponse qu'il lui ferait.  « ... I need you to do what you haven't done that night at your flat. I need you to reassure me. Take me in your arms, tell me I've been silly, tell me I'm the only one ...  » des larmes coulaient sur ses joues, des larmes chaudes mais silencieuses tandis qu'elle cherchait ses mots. Elle s'était rapprochée de lui, l'entourant de ses bras comme si c'était elle qui venait lui promettre sa fidélité  « Tell me there never was anything between you and this girl, between you and any other girl and that never will. » Elle planta ses yeux brillants dans ceux de son amant, laissant son âme espérer qu'un nouveau lendemain les attendait. Elle sentit à nouveau quelque chose de contracter et elle prit la main de Tobias pour la poser sur son ventre.  « Tell us.  » murmura-t-elle en le laissant sentir le léger soubresaut de l'enfant dans son ventre.


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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Lun 2 Juil 2018 - 21:44 )
Il n’était pas le même homme et jamais il ne pourrait redevenir celui qu’il avait été à l’aube de sa vie. Tobias avait été profondément marqué par son emprisonnement pour être intacte. Il avait été émasculé de sa force de vivre : de son optimisme à toutes épreuves et de cette volonté de pouvoir faire croire n’importe quoi à son entourage tant la passion mit dans ses mots étaient justes. Ses psychologues ont tous été d’accord sur ce point : son changement de comportement était normal. Le contraire aurait été inquiétant : il n’est jamais bon de prétendre que rien ne s’était passé. Accepté, c’était guérir à moitié. Une connerie peut-être, mais l’Historien n’avaient eu d’autres choix que de croire les docteurs qui ont pris soin de lui. Ce sont eux qui en premier l’avaient mis en garde sur les conséquences de son retour : lui conseillant de ne pas chambouler la vie de ses proches si cela n’était pas nécessaire. Il ne devait pas être égoïste pourtant il avait tout de même déposé discrètement une rose devant la porte d’Angèle tous les jours. Jusqu’à être découvert, jusqu’à être à nouveau happé par le désir qu’il éprouvera toujours pour elle. Elle était son premier amour après tout. Comment oublier la douceur de sa peau albâtre ? La douceur de ces cheveux couleurs dorés ? La chaleur de sa voix et de son rire ? Comment tourner la page quand on avait aimé autant une personne ? Tobias n’avait jamais pu et ne pourrait jamais vraiment : on ne cessait jamais d’aimer la première femme de sa vie. Il le savait et il acceptait cette damnation. Pourtant, tout l’amour qui lui portait ne pouvait pas changer la réalité. Ils s’étaient perdus. La question était : allaient-ils se retrouver un jour ? Rien n’en était sûr. Parce qu’il avait peut-être trop changé pour que cela puisse marcher à nouveau entre eux ou supporter l’amour trop passionnel d’Angèle. Lui qui avait besoin de calme dans sa vie pour ne pas re basculer ne pouvait pas supporter du drame et des crises de jalousie. Il ne le pouvait plus. Est-ce qu’il aurait dû réagir comme elle quand il la sût avec un autre ? Quand elle le quittait pour aller le retrouver ? Lui cet homme qui la battait et la maltraitait ? Tobias n’en avait rien fait. Elle avait refait sa vie et c’était à elle de prendre la décision de tout quitter pour lui. Quel homme serait-il dans le cas contraire ? Aurait-il dû lui faire une scène également ?

« Are you actually saying that I should have forced you to leave Gianluca? Make you a scene? Be jealous of him knowing I had no right? » Il voulait savoir oui. « Do you think I should have picked a fight with him with you as a referee? Is that what you wanted from me? » Le perdant aurait eu Angèle à coup sûr. Son cœur était bien trop bon pour être avec le vainqueur. Il n’aurait eu de toute façon aucune chance : comparer à lui il n’était qu’une brindille. « I’m happy with you, Angèle, you know that. » Mais cela était-il suffisant pour recoller les morceaux ?

Sa main sur sa joue, ces quatre mots soufflés : Toby s’attendait au pire. Rien de bon ne pouvait commencer comme ça. Pourtant, il pouvait sentir l’amour d’Angèle pour lui dans yeux, à travers son toucher. Il posa sa propre main sur la sienne et ferma les yeux pour savourer le contact.

« In a ideal word, that would be possible. » Mais la réalité était tout autre.

Ils étaient tous les deux blessés, chacun à leur façon : mais profondément malgré tout. Assez pour remettre en question leur futur. Tobias ressentait cependant le besoin de mettre les choses aux claires. Il était terminé le temps des malentendus. Il était temps de jouer cartes sur table, de parler sans retenu. C’était le seul moyen pour passer à autre chose, partir sur un bon pied sans traîner les erreurs du passé.

« Maybe I don’t have the strength any more… »
Souffla-t-il lassement. « We have both suffered; we have both changed because of this separation. It is my fault; I know it and I’ll blame myself for as long as I may live. » Il rouvrit ses yeux : « I didn’t know you were pregnant, Angèle. How could I? Do you really think I could have seen another woman in the same time as you? » Il ne s’était rien passé avec Safiya avant cette crise de jalousie aigue et la distance mise entre eux. « You accused me of the worst without knowing the truth. What should I say hm ? You slept with Gianluca in this bed every night : but still, I’ve decided to trust you. To believe you when you say to me that nothing happen any more in your couple, that this baby is mine. I’m trusting you because I love you and I know that you’ll never dare lie to me. Don’t you think I was jealous of this man that took my place? Don’t you think I wasn’t imagining the worst when you weren’t in my arms? I was dead in the eyes of the world yes. You were right to live without me and marry him but it doesn’t mean that it was easy for me to accept it. Do you know how many nights I’ve cried? Seeing you be with him? Look happy? Do you know how much I wanted to kill myself for real this time because the pain was unbearable? I didn’t come back in your life right away because I couldn’t bare the idea to hurt you again. »

Angèle pleura à nouveau et il caressa tendrement ses bras pour la réconforter. Il comprend cependant rapidement que ce n’est pas possible. Des larmes silencieuses coulaient le long de ses joues alors qu’il comprend. Son cœur se brise. Littéralement. Il ne peut plus tenir. Non seulement elle semblait le prendre pour le dernier des idiots mais de ce qu’elle disait : il ne devrait pas reconnaître cet enfant ? Pour leur propre bien.

« I see… » Il laissa ses bras tombés. Il n’avait plus la force. Elle venait de lui porter le coup de grâce. Elle était devenue quelqu’un dans le gratin, dans cette société que Tobias portait en horreur. Cette mondanité qu’il avait de tout temps tenter d’échapper alors que sa mère le forçait à assister à ces soirées ridicules. Elle s’était tellement forgé un nom avec l’aide de son mari qu’elle ne pourrait pas supporter la honte d’être officiellement avec lui...Ou tout du moins accepter que la société la montre du doigt. Pas seulement elle : leur enfant également. Etait-ce cela qu’elle insinuait ? « It is true that I’m not as popular as your husband Nor strong. Nor riche. I’m just a man passionate with his work that have nothing to offer than his love and a tiny flat for his woman and child. » Cela était pathétique comparer au luxe que Gianluca lui avait offert ; à la popularité qui semblait lui avoir donné. Il ne voulait pas croire en ça et pourtant… Il réalisait que cela pouvait être la réalité. Il en était même convaincu.

Tobias avait proposé de faire table rase, mais maintenant que ces mots étaient sortis de sa bouche : il n’en était plus certain non. Ce que venait de lui dire Angèle tournait encore et encore dans sa tête. Inlassablement. Ne lui laissant pas de répit et déchirant son cœur sans merci. Il avait l’impression de se faire écraser par un étau invisible. Il souffrait le martyr : avouant pour lui-même qu’il aurait préféré retourner dans les geôles du désert plutôt que d’être dans cette pièce. Les mots étaient pires que les couteaux et les électrodes dans ses genoux. Que Dieu dans sa miséricorde le fasse retourner au temps où il souffrait. Où Angèle était ici avec Gianluca à vivre une pseudo idylle de femme abusée mais aimante. Les bras d’Angèle autour de lui aurait dû l’émouvoir. Il aurait aimé pouvoir rendre cette embrassade mais il en était incapable : bien trop abattu. Attrapant ses mains, elle les posa sur son ventre et il sentit le bébé bouger. Son enfant. Son petit qu’il ne pourrait peut-être jamais serrer dans ses bras et appeler tendrement.

« I can’t because it is not true. And I promise I’ll not lie to you. I never did and I never will. » Autant dire la vérité. « I’ve known one other woman. When I was not back yet in your life. » Il la regarda tristement. « Safiya and I never shared the pleasure of the flesh... Not until a while ago at least. Not before you yield at me and install distance. » Un moment de faiblesse mais qu’il n’arrivait pas à regretter. « After what you say… About your life, your reputation and what will be the life of our child if I say I’m the father… I think it is best if we kept it as a secret. I can be his godfather or not be in his life at all : whatever is best for the baby and you. It will be the best. You’re right, I didn’t understand that I’ll condemn him to have a life of shame. Not only him… But you too. » Parce qu’il avait été conçu hors marriage. Que son père n’était pas Gianluca. « Tell the world that he or she is Gianluca’s child. For both your sake : it is what is the best. » Répéta-t-il.

Il caressa son ventre, le coeur lourd. L’idée de ne pas faire partie pleinement de la vie de l’enfant à naître le détruisait. Lui donnait envie de sauter par la fenêtre pour s’éclater la tête contre le bitume. Pourquoi est-ce que survivre était si difficile ? Pourquoi ne pouvait-il pas avoir une vie simple après ce qu’il a vécu ? Pourquoi ? Tobias ne savait pas mais en cet instant il était en colère contre son Dieu qui l’abandonnait à nouveau. Etait-ce une punition ? Est-ce que quelque de bon allait naître de cette douleur insoutenable ? Qui lui coupait le souffle ?

« I’m sorry. I was selfish, I didn’t think about the consequence of assuming the paternity. » Il releva son visage, se força à offrir une triste risette à Angèle. Il caressa sa joue pour essuyer les larmes : « I’ll be there. In the shadow. This is my place, isn’t it? I don’t mind it. I’m always too late. I should have claim my love to the world before. Fight Gianluca like in the old time : with a pistol, back to back, and then we would have count to three. The one that stand would have won your heart. » Il souffla longuement. « I’m always too late. And I can only be sorry for that. It is not as if I have a time machine to go back in the past. »


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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Mer 8 Aoû 2018 - 15:50 )

Come back to me

ft. Tobyèle 9


« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Il y a des amours qui naissent l'été, des amours frais comme l'automne et des amours qui durent malgré l'hiver. Tout n'avait été que vents et marées entre eux. Ils avaient chacun souffert leur propre épopée. Mais au final, tous les deux avaient encore une petite étincelle dans leurs yeux, celle de leurs âmes essoufflées mais encore tellement aimantes. Quoiqu'il fasse, Angèle l'aimerait éternellement. Qu'elle le veuille ou non, c'était son fardeau. Il était heureux avec elle, disait-il.  Mais elle sentait tout autre chose. Elle se sentait vidée, elle se sentait délaissée comme si l'amour qu'il nourrissait pour elle était en train de devenir une noirceur dans son âme, une obligation du passé.  « Our world is far from being ideal...  » Ils le savaient tous les deux.

Elle savait qu'il disait vrai. Elle savait qu'il avait lui aussi souffert. Mais ce qu'il ne réalisait pas, c'était que c'était lui qui avait baissé les bras. Lorsque Gianluca était venu prendre sa place, il avait laissé faire. Tandis qu'elle, ses crises, sa douleur, ses angoisses... c'était son combat contre l'envahisseur. « Toby... we are so different. Gianluca was the man of my life when you were gone, when I thought you were dead.  But you, you knew. You knew everything. And you didn't come to stop me. Now... » Son regard se perdit dans le vague, chassant tristement des démons inconnus, des peurs irréelles ou surréalistes, qu'en savait-elle. « ... I feared you would leave me again. Call me crazy, but since you disappeared the first time, I live with this awfull stress of losing you again. And I lost my temper...   »  Elle posa une main sur son ventre arrondi avant de déclarer pour lui ou pour l'être qui y grandissait, elle ne le savait pas elle-même « Forgive me. »

Il se méprenait sur toute la ligne et elle n'avait pas la force de se battre. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait trop faible pour faire face. Cela semblait inévitable, il était en train de la quitter. Ses mots disaient que non, mais ses maux à elle lui indiquaient que si. Son coeur se serra lorsqu'il lui fit savoir à sa façon qu'elle n'était pas totalement folle. Il venait d'insinuer que c'était à cause d'elle qu'il avait fini dans les bras de Safiya. Elle lui avait crié dessus et c'était après cela qu'il avait cédé aux plaisirs de la chair avec la jolie métisse. « Isn't it ironic? » Des larmes amères perlaient sur ses cils. Incapable de le regarder en face, elle se maudissait d'avoir accordé sa confiance à un homme, d'avoir sincèrement pensé qu'il était différent des autres. Il n'était qu'un homme. « You got upset because I've accused you of cheating on me with her. And you punished me by cheating on me with her. » Suite à leur dispute, elle lui avait avoué qu'elle était enceinte, elle avait ensuite mis Gianluca au courant de son infidélité et des conséquences de son aventure amoureuse avec Tobias, son époux était porté disparu et mort... tout ça en quelques mois... pour apprendre que Tobias avait préféré se réfugier dans les bras d'une autre. Il prétendait être là pour elle mais quelque chose se déchirait, elle sentait son âme se pétrir. Elle le laissa faire son monologue sur la paternité, sur le fait qu'il ne pouvait offrir à son enfant ce que le nom de Gianluca lui offrirait. Il se trompait tellement. Angie n'avait jamais eu de pareilles prétentions. Elle aurait été prête à le suivre au bout du monde s'il le lui avait sincèrement demandé. Elle aurait été prête à tout pour lui. Elle avait encaissé des coups lorsque Gianluca voulait de l'affection physique et qu'elle la lui refusait pour ne pas tromper son amant... Elle l'avait aimé comme on n'aime qu'une fois dans la vie. Mais peut-être qu'elle n'était pas son grand amour à lui. « No, no. Don't be sorry. Maybe I was the selfish one. I've assumed that I was your one great love because you were mine. » Un torrent de larmes frappait à sa porte et elle ne savait pas combien de temps elle pourrait les retenir au dehors. « I love you Tobias Spilsbury, and I believe I am frank with myself and with you if I say that I've loved you more than I ever loved myself.  » Elle prit un sac qui traînait dans sa penderie et y fourra son portefeuille avant d'aller décrocher un tableau qui trônait au dessus du lit. Elle composa le 330641 et la petite porte argentée s'ouvrit, faisant place à des bijoux en diamants et autres babioles coûtant la peau des fesses. Elle prit une liasse de billets et les déposa dans son sac. « It never was about money. I've loved him. Until you came back to me, I loved him. He was beating me but he was mine and was his. But you came back and I couldn't love two people in the same time. Not with the same intensity. I had to choose and I chose you. I stayed next to him for you, for your sake, for your life. » Elle sourit tristement en regardant le portrait qu'elle venait de décrocher du mur. C'était son visage peint par un des plus illustres peintres d'Italie de notre siècle. Elle avait au bout des lèvres un sourire narquois et le regard pétillant. Mais elle n'était plus cette femme pleine de vie, pleine d'espoirs. « Now that both you and him left me, I have nothing to fight for anymore. » Elle lui sourit tendrement avant de se rapprocher de lui et de saisir sa main entre ses doigts aquilins. Elle caressa cette main qu'elle avait tant de fois senti glisser sur son corps, sur son cou, le long de ses lèvres. Elle revit le tout dans sa tête et soupira d'un soupir mêlé d'extase et de soulagement. « Maybe that's what I needed. Maybe that's what you need. Me to set you free.  »  Elle passa sa main dans son cou, se haussant sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement. Les larmes forçaient le passage et elle en sentait le goût salé lorsqu'elles vinrent caresser silencieusement les lèvres qui se scellaient une dernière fois dans un baiser. « You are free Toby. Free to love whoever you want. » Elle sourit à nouveau, avalant sa salive et cherchant à freiner les sanglots qui voulaient désespérément l'étranger et l'empêcher de parler. « You are free from me.  »

Blessée dans son amour propre, dans ses espoirs, dans ses convictions, dans sa vie et dans son amour tout court, elle ramassa le sac qu'elle avait déposé à leurs pieds avant de l'embrasser en guise d'adieu. Sans plus se retourner, elle sortit de la chambre où elle avait dormi avec Gianluca. Elle ne savait pas où aller mais elle regarda la petite bosse qui poussait sur son ventre et sourit. Elle n'était pas seule. L'amour de sa vie lui avait légué un cadeau qu'elle emporterait partout avec elle. Elle entra dans le garage et choisit une clé au hasard, souriant en découvrant qu'il s'agissait de la Jaguar, la préférée de Gianluca, celle qu'elle n'avait jamais pu conduire. Elle s'assit dedans le temps que la porte du garage s'ouvre, et murmura en direction de son ventre « Here we go baby girl, it's you and me against the world. And I promise I will take good care of you!  »

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