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- Come back to me | Tobyèle #9 -

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Sujet: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Lun 23 Avr - 14:14 )

Come back to me

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« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Etendue sur son lit, Angie souffrait le martyr. Les dernières semaines avaient été éprouvantes. Elle revoyait encore sa dispute avec Gianluca. Était-il vraiment mort ? Elle n’y croyait toujours pas. Et bizarrement ce décès prématuré, cette disparition, lui avait fait l’effet d’une bombe. Une petite bosse était apparue sur le haut de son ventre et elle la regardait dans le miroir qui faisait face au king size bed. Ce n’était pas l’enfant de Gianluca, elle ne vivait plus une histoire d’amour avec son époux depuis bien des mois déjà… Et pourtant, elle souffrait. Tobias avait pris ses distances, il était devenu comme un inconnu. Elle savait qu’elle était partiellement responsable de ce qui les séparait aujourd’hui. Pourtant un petit être grandissait en elle et ce petit cœur qui battait là dans son ventre, c’était le résultat de leurs cœurs qui avaient battu à l’unisson quelques mois auparavant.

Des larmes perlaient sur son visage. Gianluca avait crié. Il avait hurlé en apprenant qu’elle était enceinte d’un autre. Elle avait mis sa vie et celle de son enfant en danger en en parlant à son mari. En y repensant, elle se demandait si elle n’avait pas souhaité mourir. A quoi bon continuer cette mascarade ? Elle ne pourrait jamais être heureuse de toute façon. Tobias était parti en Egypte avec sa belle colocataire. Il pensait qu’Angèle ne pourrait jamais le comprendre comme Safiya le faisait. Alors à quoi bon lutter contre l’inévitable ? Et son mari s’était posé des questions semblables. Il hurlait, fracassait ses poings contre les murs mais… pour la première fois, il ne touchait pas Angèle. Elle n’avait pas besoin d’un dessin pour comprendre qu’il était dans un désarroi total. Elle s’était recroquevillée sur elle-même et avait soupiré un petit « Gianny, tu ne comprends pas, je t’ai aimé aussi… » Il s’était arrêté d’un coup, était tombé sur ses genoux avec un bruit fracassant et l’avait regardée avec une peine immense dans les yeux. Elle avait utilisé le temps passé. Il était resté là, immobile, pendant quelques minutes avant de se lever d’un coup et de ramasser quelques affaires dans ses tiroirs afin de faire une petite valise. « Je ne sais pas quand je reviendrai, je… » Il s’était interrompu et après un bref silence, avait tourné son visage pour la regarder. « …j’ai besoin de temps et toi aussi. Je… » Encore une fois, il ne parvint pas à formuler le fond de sa pensée. Savait-il seulement ce qu’il voulait dire ? Il partit ainsi, avec cette phrase laissée en suspens. Et depuis Angèle était restée dans cette ignorance totale de ce qu’il avait sur le cœur avant de disparaître de la surface de la Terre.

Un petit bruit la fit sursauter. C’était la sonnette de la porte d’entrée. Elle avait congédié ses serviteurs depuis quelques bons jours, elle souhaitait être seule. Pourtant Maria, sa femme de ménage avait insisté pour rester. Elle était devenue sa confidente, son amie, son soutien le plus proche. Angie soupira en l’entendant inviter le visiteur à patienter dans le salon. Pourquoi faisait-elle cela ? Elle avait pourtant dit à cette femme qu’elle ne voulait voir personne. Mais soudain, un glas bien connu de son âme résonna au loin. Elle se releva instantanément et jeta un regard à son reflet dans le miroir. Elle avait les cheveux désordonnés et elle ne portait qu’une légère chemise d’un blanc transparent par-dessus son legging noir. Son ventre remontait légèrement et s’approchait de plus en plus de sa poitrine qui était elle aussi retenue dans un soutien-gorge noir. Sa tenue n’était pas vraiment décente mais elle n’avait pas la patience de s’habiller et de s’apprêter. Elle descendit les escaliers en courant pour faire face à Tobias.

C’était bien lui, là, devant elle. Elle se jeta à son cou et Maria s’éclipsa discrètement. Angèle n’avait plus recontacté l’historien, elle ne voulait pas s’imposer dans sa vie. Mais il lui avait manqué terriblement. Elle sentait la vie prendre en elle, elle sentait ce bébé prendre de la place et elle avait besoin de son créateur pour venir lui tenir la main. Pire, elle avait besoin de Tobias pour ce qu’il était : un homme qu’elle aimait et qui n’avait pas disparu. Il n’était plus revenu dans sa vie, il lui avait laissé de l’espace mais elle avait aussi terriblement besoin de s’assurer qu’il allait bien. Et terriblement besoin qu’il vienne la serrer dans ses bras. « Where have you been ? » susurra-t-elle à son oreille tandis qu’elle le tenait toujours serré contre elle. « I have been through hell here and only God knows how much I’ve hated you for being away when I needed you that much. » Elle continuait à le tenir contre elle. « Please Toby, tell me I am not dreaming, you are really here, right? » Elle sentait son souffle contre elle, sa respiration qui s’abattait contre sa poitrine et qui témoignait de sa vie. Elle passait sa main dans sa nuque et dans ses cheveux. Elle décolla son visage de sa nuque et le dévisagea en plongeant ses yeux dans ceux de Tobias. « Did you come to tell me you want to leave me ? »

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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Dim 13 Mai - 13:00 )
Depuis le retour en Egypte, il n’avait eu le temps de rien, mais cela était un mal pour un bien. Il avait besoin de travailler, de s’occuper l’esprit : de ne pas se laisser distraire. L’anniversaire de leur libération approchait à grand pas et chaque croix rouge que Tobias faisait sur le calendrier rappelait ce funèbre événement. Combien de fois avait-il fixé la date fatidique ? Se demandant s’il devait réellement fêter la chose ou juste ignorer. Oublier pour mieux avancer ? Il devait être entier pour toutes les épreuves qu’il allait devoir endurer. À son retour en Italie, il avait appris la mort de Gianluca et avait tenté de contacter Angèle sans pour autant réussir. Il avait continué de lui envoyer des messages : répétant encore et encore qu’il était là pour elle. Toby ne serait pas le maillon faible de sa famille : il assumerait ce bébé même s’il devait faire des sacrifices. Tant que la maman le désirait : il fera son possible pour prendre soin d’eux. Décidant de prendre le taureau par les cornes, après son travail il prit la direction de la villa des De Santis. Il connaissait le chemin pour avoir déjà visité à plusieurs reprises cette bâtisse ou son cœur avait souffert le martyr de voir Angèle sous l’emprise d’un autre homme. Comme il avait souffert. Comme il avait eu envie de mourir en sentant son palpitant s’arrêter tout en se serrant. Cette vie, il aurait dû l’avoir avec la belle blonde. Gianluca occupait une place qui était sienne parce que ce bougre n’avait pas fait la connerie de partir. Tobias, ferveur défenseur de l’Histoire, avait préféré mené une croisade en Orient pour prendre soin du passé plutôt que d chérir le présent. Il s’en mordait les doigts, payait le prix fort : mais il avait arrêté de s’en vouloir et de ruminer. Son psychologue était fier de lui : le conservateur avait trouvé la force d’avancer. A petit pas, chaque jours apportant son lot de difficultés mais il faisait des progrès. C’était mieux que rien ; mieux que se laisser engloutir par le gouffre abyssal qui s’ouvrait à lui quand sa mélancolique et son mal-être prenait possession de lui.
Dans la cour de la villa, l’Anglais se trouva bien con. Les mains dans les poches, sa besace autour du cou : il attendait. Quoi ? Qu’elle ouvre la porte d’elle-même ; qu’elle apparaisse à la fenêtre et le renvoi ? Il ne savait pas. Prenant une longue inspiration, il rassembla son courage pour monter les marches et appuyer sur la sonnette. Son cœur tambourinait dans son cœur, à un tel point qu’il était sourd à tout autre son autour de lui. Quand une domestique lui ouvrit la porte, il s’inclina respectueusement.

« Est-ce que Madame De Santis est ici ? J’aimerais lui parler. » Un sourire avisé lui répondit et elle le laissa rentrer.

Pénétrant dans le salon où Gianluca et lui avaient joué à qui serait le meilleur, Tobias soupira en voyant que même la maison portait le deuil du maître disparu. Il donna sa veste à la servante qui partit sans plus de cérémonie : le laissant seul. Debout dans la pièce, il ne voulait pas s’asseoir, il ne voulait rien toucher. Le visage fermé, cette impression de ne pas être à sa place ici était forte. Comme quand il était venu la dernière fois. Gianluca était mort : mais son esprit hantait clairement l’endroit. Il sentait sa présence partout : comme si le défunt le gardait à l’œil. Où qu’il soit, son esprit était encore là. En entendant quelqu’un descendre les escaliers, il se tourna et ouvrit ses bras pour la réceptionner. En sentant le ventre rond d’Angèle être entre eux : Toby ne put s’empêcher de sourire. Perdant sa main droite dans ses cheveux, il la garda contre lui. Tout contre son corps : ne laissant pas d’espace entre eux.

« In Egypt, for work. » Souffla-t-il. « I’ve tried to contact you but you didn’t reply. I was worried » Bien sûr qu’il avait été inquiet. Elle resterait toujours sa Angèle. « You should have call me, I would have come back or at least call you everyday to be sure you were alright. » Il était sincere. « You’re not dreaming, I’m here, with you. » Posant ses lèvres dans son cou pour la conforter de sa présence, il respira doucement son odeur. Son visage près du sien, il caressa de sa main libre la joue de la belle en gardant sa main droite dans ses cheveux : « No, I came to see how you are. » Il migra sa main vers le ventre pour le caresser : « How you both are. » Il sourit en coin : « I’m here to be with you and help you in any way I can. » Tobias ne savait pas ce qu’Angèle voulait, mais lui le savait. « I want to be here for you and the baby. I’ve told you already : you’re not alone in this adventure. I’ll take my responsibility and take care of you. »


you were my dream


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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Mer 6 Juin - 19:22 )

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« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Désespérée,c'était le terme qui la caractérisait le plus. Les semaines s'étaient passées comme passe un mauvais film. Elle avait ressenti chaque moment se dérouler, chaque seconde s'écouler et elle avait regardé l'horizon de sa vie sans rien y voir de bon. Gianluca était mort. Etait-ce vraiment possible? Un terrible frisson lui parcourait l'échine quand elle pensait qu'il pourrait revenir et la frapper d'avoir oser croire qu'elle était débarrassée de lui. Un frisson tout aussi fort la traversait en imaginant que plus jamais elle ne le reverrait. Elle aurait tant voulu lui parler, lui dire qu'elle l'avait aimé... autrefois. Elle l'avait réellement aimé. Mais les choses s'étaient enchaînées tellement vite, tellement mal. Entre la jalousie possessive de son époux et ce premier fiancé resurgi d'entre les morts.

Tobias. Des larmes amères coulaient sur les joues d'Angie en réalisant qu'elle l'avait probablement perdu lui aussi. Comment cela avait-il pu avoir lieu? Un homme. Il n'était qu'un homme, fuyant devant la lourdeur des sentiments, devant la force du torrent qu'elle ressentait en elle, refusant de se battre pour elle. Il ne l'avait pas fait en revenant de la guerre, il ne l'avait pas fait quand il avait eu l'occasion de l'empêcher d'épouser Gianluca... Alors pourquoi se serait-il battu maintenant? Tobias était un homme doux, tellement doux. C'était comme s'il craignait de se fendre en deux s'il s'approchait de trop près de la vie. Et malgré tout, pendant qu'elle enterrait le cercueil vide de Gianluca, elle regardait autour d'elle, espérant que Tobias apparaisse de nulle part et vienne lui tenir la main. Elle ne rêvait que d'une chose: se coucher dans le canapé, recroqueviller ses jambes sous elle et déposer sa tête sur son torse pendant qu'il lui murmurerait qu'il l'aimait et passerait ses doigts dans sa chevelure dorée.

Tobias. Ce prénom résonnait tellement en elle. Et ce n'était pas sans raison. Une part de lui vivait en elle maintenant. Et elle ne savait si elle était heureuse ou non. Elle devrait élever cet enfant et elle ne voulait pas d'un père à moitié. Mais elle ne voulait pas non plus d'un homme contraint à ses côtés. Alors quand Tobias apparut dans sa chambre, bien que son premier réflexe fut de lui sauter au cou, très vite elle fut rattrapée par ses angoisses. Elle ne se recula même pas pour poser la question qui la turlupinait. En Egypte. Ce pays lui donnait des terreurs nocturnes. Pourquoi? Elle ne savait le dire. L'Egypte c'était tout ce qu'Angèle n'était pas. Et pourtant Toby aimait l'Egypte. Il avait cherché à la contacter mais elle ne lui rétorqua pas que ses efforts avaient été fort minces pour sembler réels.  « Toby... » Sa voix n'était que murmure. Elle savourait ce baiser lent sur son cou. Et elle craquait en larmes en même temps, le retenant auprès d'elle afin qu'il ne puisse voir ses yeux brillants. Les hormones? Ou le pressentiment qu'il n'était plus à elle? Elle espérait de toutes ses forces que cela soit sa grossesse qui la rende à fleur de peau et rien d'autre. Pourtant elle n'y croyait pas.  « To help me... » Elle le dévisagea avant de lui demander si il était venu pour la quitter. Il ne répondit pas que non, il arrangea sa réponse autrement. Alors elle changea la tournure de sa question  « You can't leave me if we aren't together, right? » Un sourire triste se dessina sur son visage tandis qu'elle s'asseyait sur le bord de son lit. Elle voyait son reflet pâle dans le miroir de sa garde-robe et se dit qu'elle ferait une parfaite starlette dans un film dramatique. La dépressive prête à tout abandonner...  « Toby, I know things have been... how could I say it... complicated between us. But we've always been true to each other, so please don't fool me with kindness and sweet words about the baby. Tell it straight to me. Our story is over, isn't it? » Son coeur se fendit au moment où elle termina sa phrase. Elle regardait le sol sans oser affronter celui qui encore aujourd'hui lui mettait le ventre en chamaille. Elle savait qu'elle en souffrirait à en mourir mais si c'était la fin, elle voulait le savoir. Elle avait besoin de le savoir. Elle avait besoin de faire son deuil si elle voulait avoir une chance de survivre.  « No matter what Toby, no matter what... I will always love you. Not like a friend, not like someone I respect, no. I will always love you as the man...   » les larmes montèrent à ses yeux et lui serrèrent la gorge, rendant impossible la communication orale.

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Dernière édition par Angèle De Santis le Ven 15 Juin - 12:44, édité 1 fois
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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Lun 11 Juin - 23:18 )
Tobias n’avait aucun droit de frapper à cette immense villa où Angèle vivait avec son défunt mari. Il ne la méritait pas. Tobias avait tous les droits de venir la voir. Elle portait son enfant. Depuis son retour de l’Egypte : son esprit n’avait fait que se contredire. Encore et encore. Pesant le pour et le contre : il ne savait pas vraiment sur quel tempo danser. Son cœur tout aussi incertain que son esprit ne trouvait pas de repos et ne pouvait pas se raisonner. Cela était malheureux ; triste mais la vérité. Toby avait naïvement imaginé que la vie lui donnerait un peu de répit. Qu’il serait en mesure de vivre pleinement sans souffrir à nouveau : n’avait-il pas assez payé de sa personne pour toute une vie ? Part il ne sait quelle force, il avait réussis à frapper à la porte et en pénétrant dans la bâtisse se sentit happer par un malaise profond ; comme si l’esprit de Gianluca n’était pas loin. Dans un coin de la pièce, à le regarder : pire encore à le juger. Un frisson parcouru son échine et il dut se faire violence pour avancer et pénétrer dans le salon où il avait bombé le torse et tenter de garder bonne figure il y a des mois de cela lorsqu’il avait été contraint de subir un dîner d’affaires. Une époque révolue. Un temps où tout semblait être plus simple. Son père était encore en vie pour lui donner une tape derrière la tête au besoin. Aujourd’hui il n’avait plus d’exemple à suivre et il était perdu. Cela ne faisait aucun doute et il ne pouvait pas le cacher. L’amour et la tendresse qu’il éprouvait pour Angèle étaient incomparables et tellement différents de son attachement pour Safiya. Il ne pouvait pas l’expliquer, mettre des mots dessus et c’était peut-être là le souci. La gouvernante lui informa que la maîtresse de maison l’attendait alors il monta les marches : fébrile à l’idée de la voir. À l’idée de laisser ses yeux parcourir son visage angélique.
Tout en la serrant contre lui, il lui expliqua où il avait été ; qu’il avait tenté de la contacter mais n’avait eu le droit qu’à un traitement de silence de sa part. Il ne lui en voulait pas, comment pourrait-il faire une telle chose ? Non il n’était pas là pour la quitter. Sinon il n’aurait même pas pris la peine de venir. Pour qui le prenait-elle ? Il avait des principes tout de même ! Il la laissa quitter ses bras :

« What do you mean? » Il fronça les sourcils : « Were we not together? » Après toutes ces nuits passées ensembles… Est-ce que cela n’avait été que du flan ? Un moyen de faire payer son mari ?

Il prit appuie sur la coiffeuse pour lui faire face. N’osant pas s’approcher d’elle. La discussion qui allait suivre ne serait pas facile. Toby le savait et il avait envie de prendre ses jambes à son cou. De partir. Loin de tout ça. Il avait l’impression de ne plus être assez bien pour elle.

« By the sound of it… You want us to be over. » Il avala difficilement sa salive. « I know you and as you say : we’ve always been true to each other. I’ll not lie to you. Will you? » Il prit une longue inspiration et combla les quelques mètres qui le séparait d’elle. Il se mit à genoux et releva son visage quand elle confessa son amour. « The question is not do you love me. The question is : do you trust me ? » Puisqu’ils devaient jouer cartes sur table. « I have the impression that no matter what I’m doing : I’m not good enough. I have the feeling that you don’t trust me anymore. Last time you came to my flat you just through me a tantrum… Without reason. » Il caressa ses joues avec ses mains pour essuyer ses larmes : « Truth is... » Il devait prendre sur lui pour garder une voix calme et ne pas laisser des larmes coulées : « Something is broken between us. We both know it but I have faith that we can fix it. » Tobias caressa tendrement le ventre arrondit : « But the most important question we have to take is … Do we keep this child and raise him ? » Angèle connaissait déjà sa réponse : mais elle était celle qui allait le porter. « I’ll respect your decision my love. »


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Métier : Artiste, elle se spécialise dans le graphisme manuel (croquis, peinture, street art) et la sculpture, elle est fort éclectique. Il lui arrive de faire du stylisme aussi. En vérité, tout ce qui touche à ce qui est "beau" l'intéresse. Que cela soit de la poterie, du dessin, de la gravure, elle a les moyens de tout essayer. Mais son don par excellence demeure dans la peinture.
Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le Ven 15 Juin - 12:43 )

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« Je t'ai aimé comme on aime la lumière, je t'ai aimé comme on aime la chaleur, je t'ai aimé comme on aime le soleil. Parce que tu était mon soleil, parce que tu es l'astre qui illumine ma vie.  »
Réalisait-il seulement qu'il venait d'employer le passé? Elle avait les yeux remplis de tendresse et de désespoir. Elle avait tellement attendu que le père du marmot qui poussait en elle revienne à ses côtés. Mais son instinct lui disait que cela n'apporterait rien de bon. Et alors qu'elle lui parlait, alors qu'elle cherchait à le provoquer sans vraiment s'en rendre compte, il confirmait ses peurs. "Were we not together?" Pourquoi avait-il employé le passé? Ses yeux papillonnèrent dans la pièce à la recherche d'un coin où se poser pour fuir les larmes qui venaient se loger en eux.  « Yes Toby, we were... but I was talking about the present. » Maintenant qu'étaient-ils exactement? Elle aurait voulu lui poser la question mais elle redoutait la réponse. Elle craignait qu'il ne noie le poisson et change de sujet habilement, comme il savait si bien le faire.

Les souvenirs revenaient à elle. Revoir Tobias si près d'elle c'était donner un coup dans toute sa peine et en créer une toute nouvelle. Elle avait envie de se jeter à ses pieds et de le supplier d'oublier tout ce qui pouvait jeter un voile d'ombre sur leur futur. Pouvait-il oublier qu'ils avaient eu des difficultés? Pouvait-il oublier qu'elle n'était pas parfaite? Elle aurait tant voulu... Mais une fierté sans mesure la bloquait. Car elle n'était pas la seule responsable. Il ne s'était pas battu pour elle. Et quand elle allait au plus mal, il avait fait marche arrière, il s'était fermé. Au lieu de la rassurer sur cette maudite Safiya, il n'avait fait qu'engueuler Angèle... comme l'aurait fait quelqu'un qui se sentait coupable. Hausser la voix pour ne pas montrer ses failles... Tout comme Gianluca levait la main sur elle pour cacher ses peurs. Angie secoua légèrement la tête  « I don't know...  » Elle savait pourtant très bien qu'elle ne voulait pas qu'ils mettent un terme à leur histoire. Mais la douleur lui nouait la gorge. Et le doute qui planait dans son esprit la rendait incapable de parler plus positivement.  « I don't want it to be over... I don't know what I want. It's way to hard to know what you want when you don't know whether your significant person is still yours.  » Cela la chiffonnait. Elle ne le sentait plus à elle. Elle aurait voulu passer ses doigts dans ses cheveux et le sentir soupirer comme autrefois. Elle désirait qu'il se couche près d'elle et respire son parfum, qu'il la berce de ses mots doux, qu'il la rassure comme il le faisait. Mais il ne faisait rien de tout cela.  « If I trust you?  » Elle avait regard pétillant d'une lumière triste. La réponse était non. Elle n'avait plus aucune confiance en la gent masculine. Gianluca l'avait brisée. Et alors que Tobias commençait à recoller les morceaux, il s'était éloigné juste avant que ses caresses et son amour ne fassent leur effet. C'était presque là, c'était au point d'arriver. Mais il s'était retiré un instant trop tôt, faisant s'écrouler le château de cartes juste avant qu'il ne soit terminé. Et elle voyait l'éclat de cette oeuvre, elle le foulait aux pieds et se sentait incapable de mentir.  « Telling you I trust you would be a lie... I wanted to trust you but you vanished when I needed you to comfort me.  » Elle se souvenait de cette soirée où elle avait déboulé chez lui comme une folle. Elle avait eu besoin qu'il démente les rumeurs, qu'il lui dise qu'elle était folle, qu'il n'appartenait à nulle autre qu'elle. Mais ses réponses avaient été vagues et impersonnelles. Il avait mal pris ses accusations au lieu de comprendre ses tourments. Elle écouta ce qui suivit et fit un effort pour ne pas sourire amèrement en l'entendant ressasser le même souvenir. C'était tellement ironique qu'elle en aurait bien ri.  « Oh Toby... that night at your flat... you misunderstood it so hard.  » Elle retint la main qui caressait son visage, sentant que cela l'irritait plus que cela ne la réconfortait mais elle ne relâcha pas la main tout comme elle ne dévia pas son regard plongé dans le sien.  « I am a woman. I heard something very upsetting and I came to you, worried as hell that I might lose you. I needed you to tell me that I was crazy, that I could never lose you, that you were mine forever... the same way you did usually. But instead, you were a rock of ice, telling me I was behaving foolish... you hurt my feelings and my trust.  » Elle retenait la colère et la peine qui inondaient son âme tandis qu'elle lui communiquait son ressenti.  « So yes, of course something broke between us. »

C'était bon de l'entendre avoir la foi concernant leur capacité à se relever de cela. Mais elle avait ses doutes. Car elle ne sentait pas Tobias prêt à faire face à celle qu'elle était. Lorsqu'ils avaient été amoureux pendant leur tardive adolescence, il n'avait connu que la facette heureuse d'Angèle. Etait-il capable de faire face à la partie torturée de la blonde? Il avait fui quelques semaines plus tôt, qu'est-ce qui l'empêcherait de recommencer maintenant? Pensait-il qu'elle serait plus douce une fois un enfant dans les bras? C'est d'ailleurs le sujet qu'il apporta au sujet du jour ensuite. Elle baissa les yeux vers son ventre légèrement arrondi et partit chercher une bouteille d'eau qui traînait près du chevet de son lit.  « I will keep the child Toby. For as much as it matters, this child is the only loving being I have left in my life. » Elle s'abreuva lentement avant d'ajouter d'autres mots.  « And I can't help myself from loving this kid. So yes, I will have it.  » Elle reposa la bouteille au sol avant de finir son idée  «  Now, whether we raise it together or not doesn't depend on a decision we take like this, here and now... » Elle revint s'asseoir près de lui, elle sur le bord du lit et lui toujours au sol. Elle l'invita à se relever et à s'installer auprès d'elle.  « Toby, I won't lie to you. This child is yours and there's no doubt about it. But I can't raise him or her with you if you're not fully by my side. Doing that would mean I recognize in front of the full society that I've been a slut and I've cheated on my dead husband. I won't put myself and the kid through that if you're not going to be my man in every situation. » Et il était clair que pour savoir s'il serait l'homme de toutes les situations, ils avaient besoin de temps, de se reconstruire, de voir s'ils étaient capables de s'aimer comme avant. Elle savait qu'elle l'aimait toujours. Mais il avait détruit quelque chose en elle et c'était impossible de savoir si ils pouvaient survivre à cette petite part d'âme qu'elle avait perdue ainsi.

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Sujet: Re: Come back to me | Tobyèle #9 ( le )
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