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- Un rencard de courte durée (terminé) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Rues du quartier
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Adelina Alma10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Adelina Alma
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Sujet: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Lun 23 Avr 2018 - 21:17 )
C’était la première fois depuis sa rupture qu’elle se faisait inviter par un homme, bon c’était dans un petit café, mais c’était mieux que rien, puis c’était plus discret, simple, ça lui convenait à elle. En fait, elle avait rencontré cet homme par l’intermédiaire d’une connaissance, oui en fait elle avait cherché à caser le meilleur ami de son mec, ça se faisait assez souvent. Puis cet inconnu ne semblait pas méchant, même si elle avait pensé la même chose de son ex à l’époque. De toute façon, elle acceptait ce rendez-vous, mais ça ne voulait pas dire qu’elle allait conclure avec. Elle comptait prendre son temps, même si ça passait bien. Adelina se rendit au café, son rencard était déjà là, il était venu carrément habiller de manière classe. Pour le coup, elle se sentait un peu honteuse, car elle avait opté pour une tenue simple, un bon vieux jean et un t-shirt de couleur uni. Elle s’installa en face de lui et la discussion commença. Entre temps, elle commanda un café, est ce qu’elle allait se faire inviter ? C’était une bonne question, elle verrait ça tout à l’heure. Tout semblait normal, puis ils se mirent à parler de l’avenir et ce qu’elle entendit ne lui faisait pas plaisir. Selon lui les femmes devaient rester à la maison s’occuper de la maison, le macho dans toute sa splendeur. Bon au moins, elle savait qu’elle n’irait pas au rendez vous suivant. Puis quoi encore ? C’est bien ce qu’elle pensait, elle attirait que les sales types, les gentils garçons ne couraient pas les rues. Bon elle ne savait pas quoi faire pour abréger, elle espérait que son interlocuteur prendrait l’initiative de mettre fin à leur rendez-vous, mais apparemment, il s’accrochait. D’ailleurs quand elle voulut partir, il lui attrapa la main, en disant que ce n’était pas terminé, il n’était pas vraiment menaçant, juste un peu trop insistant.


Adelian
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Dernière édition par Adelina Alma le Jeu 3 Mai 2018 - 22:41, édité 1 fois
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Celian Andrei10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Celian Andrei
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Mer 25 Avr 2018 - 21:08 )
Un rencard de courte durée

Assis dans un petit café de la ville, la dernière revue de recherches pharmaceutiques sous les yeux, Celian remercia poliment d’un simple hochement de tête, le serveur qui lui apportait son thé. Il régla sa consommation dans la foulée, avant de se saisir de sa tasse. Une petite moue à peine détectable s’empara de ses traits l’espace d’un instant. Il était capable de faire un meilleur thé, avec des arômes plus puissants que ceux-ci, mais il s’en contenterait. Il avait eu besoin de sortir de son bureau, lui qui avait pourtant encore une pile de papiers administratifs qui l’attendait. Sa reprise du laboratoire en tant que directeur n’était pas une mince affaire, vu que la charge lui revenait de relancer les recherches dans une nouvelle direction, de constituer et gérer sa propre équipe afin de pouvoir avancer au mieux. Il était revenu à Naples depuis quelques mois maintenant, en ayant saisi cette opportunité, et pourtant il avait l’impression d’être revenu la veille. La ville n’avait que peu changé par rapport aux souvenirs qu’il en avait gardé dans son enfance et dans son adolescence qu’il avait passé ici.Presque 20 ans qu’il s’en était allé, forcé de retourner à Londres. Presque 20 ans qu’il n’était pas revenu, qu’il n’avait pas remis les pieds ici. Le simple fait de se réacclimater lui semblait être un processus long, qu’il avait totalement oublié. On lui faisait même remarquer son nouvel accent britannique maintenant : un accent génétique insoupçonné pour cet italien né à Naples. La tête légèrement baissée et l’esprit absorbé par les nouvelles avancées scientifiques, son regard et sa vision périphérique captèrent l’arrivée d’un homme détonnant tout à fait avec le décor plutôt décontracté dans lequel était le café. Trop bien habillé : cet homme attendait très certainement un rendez-vous. Un rendez-vous qu’il voulait impressionner par tous les moyens. Voir même trop. Etait-il si désespéré d’être seul ? De n’avoir personne avec qui partager sa vie ? Celian n’y connaissait rien à ce genre de rendez-vous, mais le décalage flagrant entre le décor et ce personnage, était capable de frapper n’importe qui même le plus novice en la matière. Décrétant que cela n’était pas plus digne d’intérêt que cela, le scientifique secoua la tête, avant de se replonger dans ses articles : travaillant même lors qu’il était en congé.

Accaparé par ce boulot non rémunéré, il ne releva pas le nez de sa revue durant un moment. Pour preuve, il n’avait pas vu arriver la femme qui était attendue et il n’y fit pas plus attention que cela. Il n’avait aucunement l’intention d’y faire plus attention jusqu’à ce qu’une voix se fit plus insistante. Le silence s’abattant sur le petit établissement, lui permettant de comprendre la suite de cette conversation sans réellement le vouloir. La jeune femme attendue et qui aurait dû être impressionnée par le code vestimentaire irréprochable de cet homme, n’avait pourtant plus aucune envie de rester. Plus aucune envie de continuer ce rendez-vous. Trop d’artifices. Il savait depuis le début que cela terminerait mal. Mais il était insistant, le jeune homme ne voulait pas laisser la demoiselle partir : l’attrapant par la main, il la somma de rester encore un peu. De rester encore un peu Adelina. A la seule évocation de ce prénom, le sang de Celian ne fit qu’un tour. C’était un prénom qu’il ne connaissait que trop bien. Une amie qui avait été si importante à ses yeux. La détaillant du regard, il se surprit à reconnaître quelques-uns des traits de son amie : ses fossettes par exemple. Ce sourire gêné qu’elle avait arboré plus d’une fois. Ce regard incertain également. Pourtant, son ancienne amie avait également énormément changé : ses traits s’étaient affirmés et sa silhouette ne ressemblait plus du tout à la jeune femme qu’il avait défendu la première lorsqu’ils étaient au collège. Pourtant la situation était la même. Et comme si rien n’avait changé, le Britannique se leva de sa chaise, pour venir sortir la Brunette des ennuis dans lesquels, elle s’était encore embarquée.

Celian se dirigea vers les deux jeunes gens avant de frapper légèrement mais assez fermement l’avant-bras de l’homme en question, avec sa revue scientifique maintenant enroulée sur elle-même, facilitant sa prise en main. Cela eut l’effet escompté : il lâcha la main d’Adelina. Avec un léger sourire arrogant, Celian enchaîna : Pardon, je suis désolé. Mais je crois que cette jeune femme n’a pas envie de rester plus longtemps avec vous. Je crois que vous pouvez et qu’il serait préférable pour vous de la laisser tranquille. N’ai-je pas raison, Adelina ? Il n’était pas le moins du monde désolé, au contraire.
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Mer 25 Avr 2018 - 21:28 )
C’était la dernière fois qu’elle acceptait un rendez vous pour faire plaisir à quelqu’un d’autre. La preuve, elle se trouvait dans une situation déplaisante. Elle n’avait qu’une envie, c’était de partir, mais il la retenait. C’est alors qu’un homme est intervenu et pas n’importe qui, ça avait beau faire presque vingt ans, elle n’eut pas de mal à le reconnaître, malgré cet accent anglais qu’il semblait avoir adapté. Au début, elle ne savait pas trop comment réagir, elle n’aurait jamais pensé le revoir surtout comme ça. Cependant ça ne changeait pas, il était toujours là pour la secourir, enfin presque. « Oui tu as raison Celian. » Bah oui, elle n’allait pas lui cacher qu’elle l’avait reconnu, l’autre type préféra s’en aller sans un mot et laissa l’argent pour payer sa commande. Elle était soulagée, puis elle se concentra ensuite sur son meilleur ami. Comme il lui avait sauvé la mise, elle ne le sifflera en revanche, elle lui écrasa bien le pied et ça faisait un certain bien. « Presque vingt ans sans nouvelles et tu te pointes comme ça. » Elle était quand même en colère contre lui, puis elle le serra dans ses bras avant de lâcher. « J’ai espéré longtemps que tu reviennes et te voilà, tu n’as pas changé, enfin sauf ce drôle d’accent. » C’est vrai qu’elle n’était pas habituée, mais ça avait quelque chose de sexy, une raison de plus de fondre comme du chocolat devant cet homme, il manquerait plus qu’elle se mette à baver. Elle l’observa, notamment les mains, ah il avait pas d’alliance, donc si ça se trouve il était célibataire, mais bon, elle n’allait quand même se jeter sur lui, un peu de retenu quand même. « Alors qu’est ce que tu as fait, tout ce temps, cette fois tu comptes rester ? » Maintenant qu’elle était adulte, elle allait le retenir, hors de question de le perdre à nouveau. « Si tu avais été là, j’aurais sûrement évité certaines mauvaises rencontres. » Il devait sûrement s’en douter, vu le rendez-vous qu’elle avait, ils avaient tant de choses à rattraper, elle se pinça légèrement le bras pour être sûr que c’était réel et heureusement c’était le cas. Si elle s’écoutait, elle le prendrait dans ses bras, pour rester blottit contre lui, elle avait besoin de son contact, mais elle avait peur que ça fasse beaucoup pour des retrouvailles. Elle se rendit vraiment compte à ce moment que ce qu’elle ressentait pour lui, c’était toujours là, c’était sans doute pour ça qu’elle était encore célibataire. « Tu as quelqu’un maintenant, ou tu rejoins mon club des célibataires des plus de trente ans ? » Un peu d’humour, c’était ce qu’il fallait, elle ne put s’empêcher de rire, alors que c’était sans doute pas très drôle.


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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Sam 28 Avr 2018 - 0:53 )
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Oui tu as raison Celian. Lui répondit-elle, rentrant dans le jeu que le Britannique avait lancé pour la sortir de cette situation délicate. Voyant qu’ils étaient maintenant deux contre lui, l’homme en question se ravisa, paya leurs consommations avant de partir sous le sourire arrogant de Celian qui ne le lâcha pas du regard avant qu’il ait passé la porte. Malgré son geste presque chevaleresque, l’instant d’après, Adelina écrasa son pied et elle n’y allait pas de main morte ! Presque vingt ans sans nouvelles et tu te pointes comme ça.[/color] Comment ça se pointer comme ça ? Il n’avait pas eu le choix s’il voulait venir en aide à son amie ! Pourtant, alors qu’il serra les dents pour éviter de lâcher un juron, il allait lui rétorquer quelque chose juste au moment où la Brunette se jeta dans ses bras. Il lui fallait réellement un décodeur de ses émotions et de ses sentiments : quelques instants plus tôt Adelina le frappait presque et la seconde d’après, elle le serrait dans ses bras. Celian était toujours aussi perdu que 20 ans en arrière, ne comprenant pas la logique dans ses actes. Pourtant, il avait ressenti quelque chose d’agréable à la savoir si près de lui. Ne sachant que faire, les bras ballant, il se hasarda à lui répondre quelque chose qui imaginait sonner sympathique et sincère : Moi… Aussi, je suis content de te revoir, Adelina ? Ne sachant trop comment interpréter les gestes et les paroles de la jeune femme, sa réponse finit presque plus sur une intonation de question, qu’autre chose. Il lui demanderait de lui fournir un décodeur la prochaine fois, son cerveau pourrait peut-être enfin interpréter les choses correctement alors.

J’ai espéré longtemps que tu reviennes et te voilà, tu n’as pas changé, enfin sauf ce drôle d’accent. Il arqua un sourcil face à cette remarque : Vraiment ? C’est aussi prononcé que ça ? Cela serait une bonne voie d’explication pour les quelques regards qui lui ont été lancé depuis son retour. Lui qui avait passé presque la moitié de son âge dans chaque pays, il fallait qu’il ait gardé celui qui lui tenait peut-être le moins à cœur. Si tout du moins, il y avait un cœur caché quelque part. Alors qu’est ce que tu as fait, tout ce temps, cette fois tu comptes rester ? Il avait quelques regrets à rattraper et à effacer : retrouver le contact avec Adelina avait été l’un des regrets qu’il n’avait jamais pu formuler et mettre des mots dessus. C’était comme une pensée instinctive. Hum je n’ai pas bien fait grand-chose durant tout ce temps-là tu sais. Mais oui, dans un sens, tu peux le formuler comme ça. Je suis revenu de Londres il n’y a pas très longtemps : opportunité professionnelle. Et je crois que je compte bien rester. Du moins tant qu’il faisait un bon job pour faire avancer le laboratoire et ses recherches : c’était ça le deal à la base, un nouvel élan pour cette branche pharmaceutique, pour ce laboratoire précisément. Si tu avais été là, j’aurais sûrement évité certaines mauvaises rencontres. A ce que je vois, tu n’as pas perdu ton sens de l’orientation pour t’attirer des ennuis. Je crois t’avoir déjà dit, il y a très longtemps, que tu devrais apprendre à répondre à ce genre de situations. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ses paroles étaient peut-être un peu trop directes pour être réconfortantes mais c’était sa façon à lui de lui montrer qu’il s’inquiétait pour elle. Par contre, il n’avait pas du tout pris en compte le fait qu’ils attiraient tous les deux l’attention, en plein milieu d’un café et que ce n’était peut-être pas l’endroit où elle voudrait en parler.

Qu’à cela ne tienne, il ne bougea pas. Tu as quelqu’un maintenant, ou tu rejoins mon club des célibataires des plus de trente ans ? Un léger rire s’échappa des lèvres de la jeune trentenaire alors que Celian fronça légèrement les sourcils. Il avait du mal à comprendre ce qui pouvait être drôle mais cela lui permit d’observer un peu mieux et un peu plus longuement son ancienne amie d’enfance. Ses précédentes paroles avaient rencontré un drôle d’échos dans son oreille : il vérifia d’un rapide coup d’œil sa main pour y trouver l’information qu’il cherchait, elle n’était pas mariée, ni même engagée et elle ne l’a certainement jamais été, aucune trace d’usure ou de marque ne semblait confirmer cela. Ni la théorie d’un mari perdu, la plupart des gens gardaient l’alliance du défunt sur eux, autour de leur cou. Je ne vois pas réellement de quel club tu parles mais si c’est ce que tu veux savoir, je suis toujours seul en effet. Et lorsque je vois la tournure de ce genre de désastre, je comprends pourquoi je le suis encore… De ce genre de situation, pardon.Quel idiot, s’il pouvait se frapper, il le ferait volontiers. Sérieusement, Adelina ? C’était une situation criant le désastre avant même que vous n’échangiez un seul petit mot ensemble : tu aurais dû faire demi-tour dès qu’il est rentré dans ton champ de vision. Beaucoup trop bien habillé, en décalage complet avec le contexte qu’il te proposait : je présume que c’est lui qui t’as proposé ce lieu vu qu’il est arrivé en premier, n’est-ce pas ? C’était uniquement calculer pour t’impressionner et rajouter une corde à son propre arc. Et la cerise sur le gâteau, une femme restant à la maison, vraiment ? Celian avait pourtant le mot facile lorsqu’il s’agissait de logique et de faire le lien entre ce qu’il voyait, qu’il captait et entendait des conversations ainsi que ce qu’il en résultait. Et il avait cette étrange impression d’être revenu des années en arrière, alors qu’il n’avait cessé de défendre la jeune femme contre tous. Contre ce camarade de lycée qui avait failli les briser tous les deux. Il n’avait clairement pas envie de revivre la même chose…
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Je ne savais pas qu'ensemble bientôt, on créerait un nous. Ton coeur est tout ce que j'ai et dans tes yeux, tu tiens le mien. Suivons notre chemin, je vois mon futur dans tes yeux.
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Sam 28 Avr 2018 - 1:28 )
« Bah t’a intérêt à être content de me voir. » Du moins s’il tenait à sa vie, car elle serait bien capable de s’énerver et de lui en mettre une. La jeune femme n’était pas très logique, elle lui avait écrasé le pied pour ensuite, le prendre dans ses bras. De toute façon avec lui, elle n’avait jamais vraiment su comment réagir. Celian n’était pas banal, il était à la fois arrogant, mais aussi gentil. Elle n’a jamais oublié le jour ou au collège, il est venu la défendre, quitte à se faire expulser quelques jours. Puis ça avait continué, mais elle savait aussi qu’il était capable de se vexer, comme au lycée, quand il l’a ignoré pendant un moment, pour elle c’était un de ses pires souvenirs, car c’était à cette période qu’elle avait tenté de mettre fin à ses jours. A présent, ils parlaient tous les deux comme si de rien n’était et ça lui faisait du bien. « Oui ça l’est, ça fait tellement longtemps que tu n’es pas revenu, tu ne t’en rends pas compte, mais je trouve que ça te va bien. » En disant ça, elle ne put s’empêcher de rougir, elle détourna le regard pendant quelques secondes, elle se sentait un peu gêné, puis elle reprit ses esprits.

Adelina avait commencer à lui poser certaines questions, notamment sur ce qu’il avait pu faire avant. « Si tu n’avais pas fait grand-chose, tu aurais pu revenir. » Pour le coup, la réponse ne lui avait pas plus, elle l’avait quand même attendu comme ça, elle s’était dit que s’il ne revenait pas, c’était peut-être par manque de temps. « Tu es revenu que pour le travail ? Donc tu ne serais jamais revenu pour moi, enfin je veux dire pour revoir tes amis ? » C’était un peu vexant, mais elle savait que Celian n’était pas forcément du genre à montrer ses sentiments, parfois, elle se demandait s’il en avait. Par contre, elle était bien contente de savoir qu’il comptait rester, heureusement qu’elle se contrôlait, car sinon elle aurait sautillé sur place. Elle avait fini par évoquer ses mauvaises rencontres, elle décida de lui dire la vérité, et ce serait sans doute l’un des premiers à le savoir, elle préféra lui parler doucement, elle ne voulait pas que d’autres entendent. « Il y a plusieurs mois j’ai fréquenté un homme, au début, il était charmant, et on a fini par vivre ensemble. Puis il a commencé à montrer son vrai visage, il était jaloux possessif et un jour, il a levé la main sur moi. Au bout d’un moment j’ai rompu et il n’a pas apprécié. Je n’avais pas de preuve, donc j’ai pas pu le faire arrêter, mais bon aujourd’hui je vais bien. » Enfin façon de parler, en tout cas parler de cette histoire à quelqu’un ça la libérait, mais elle voulait vite enchaîner sur quelque chose d’autre et elle en eut l’occasion.

« Il n’y a pas de club c’est une blague. » Elle se mit à rire, ce type était vraiment intelligent, mais sur certains sujets, il était à côté de la plaque. « Tu n’as pas changé, en fait t’a écouté tout depuis le début, t’aurai pu me secourir avant quand même. » Quand même cette manière qu’il avait de tout analysé, c’était trop craquant, même si parfois, il était un peu trop franc. « J’ai essayé de m’en aller, mais il insistait, je n’y peux rien. Puis je ne peux pas rester célibataire pour toujours, les années passent, moi ce que je veux, c’est me marier et avoir des enfants. J’en suis réduite à me dire que je devrai faire appel à un donneur pour avoir un bébé. » Si ça continuait elle le ferait, elle soupira. « Au fait tu bosses dans quoi maintenant ? » Bah oui, elle n’allait pas non plus s’éterniser sur ses problèmes à elle. « Tu sais je me demandais comment tu m’avais reconnu, la dernière fois qu’on s’est vu, j’étais gro…enfin je me portais bien quoi. » D’un côté, ça voulait aussi dire qu’il ne l’avait pas oublié, ça la rassurait.


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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Sam 28 Avr 2018 - 22:32 )
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Bah t’a intérêt à être content de me voir. Fort heureusement, sa réponse paraissait être la bonne. Même si elle n’était pas que bonne, c’était aussi une réponse sincère malgré son hésitation qui était uniquement dû à cette incertitude à chaque fois qu’il laissait ses sentiments et ses émotions parler. A son grand soulagement, leur conversation changea subitement de sujet et Celian la saisit, faisant croire qu’il n’avait pas remarqué son accent prononcé. C’était uniquement pour détourner son attention, son propre accent britannique sifflait dans ses oreilles. Oui ça l’est, ça fait tellement longtemps que tu n’es pas revenu, tu ne t’en rends pas compte, mais je trouve que ça te va bien. Sceptique, il haussa les épaules : il n’avait pas forcément le même point de vue que son amie sur le sujet. Et pourtant, il ne put éviter au sujet de changer à nouveau, de lui échapper et de dériver sur son départ. Sur son départ, d’il y a presque 20 ans. Instinctivement, il lui avait assuré que rien de spécial ne s’était passé. Parce que tous ces détails comme : son éternel rancœur envers sa mère qui lui avait valu de jouer du violon uniquement pour apprendre à lui casser les oreilles de manière plus qu’habile, son émancipation des plus rapides dès qu’il fut majeur où ses études de recherches dans lesquelles il s’était lancé à corps perdu comme un hommage silencieux à son père ; tous ces détails, il ne pensait pas qu’ils étaient importants. Importants et qu’Adelina était désireuse de comprendre son geste. De comprendre ce qu’elle avait fait pour mériter un nouveau silence radio de sa part. Si tu n’avais pas fait grand-chose, tu aurais pu revenir. Tu es revenu que pour le travail ? Donc tu ne serais jamais revenu pour moi, enfin je veux dire pour revoir tes amis ? Lâchant un soupir, le scientifique se pinça l’arête du nez, lui qui devait peser chacun de ses mots lorsqu’il s’agissait de s’exprimer sur lui-même. Tu sais très bien que ce n’était pas ce que je voulais dire, Adelina. Bien sûr qu’en choisissant de revenir, j’espérais vous revoir Allessandro et toi. Mais si je ne suis pas revenu avant, c’est que… Je crois que j’avais besoin de réfléchir et de faire mes preuves avant : le reste s’est juste bien synchronisé. Comment pouvait-il lui expliquer qu’il avait eu peur de sentiments auxquels il n’était pas habitué ? Comment lui expliquer qu’elle faisait partie de cette réflexion dont il avait eu besoin.

Malheureusement, l’instant suivant et la révélation suivante de la Brunette, lui glacèrent le sang, exactement comme la première fois qu’il avait ressenti cela. Il y a plusieurs mois j’ai fréquenté un homme, au début, il était charmant, et on a fini par vivre ensemble. Puis il a commencé à montrer son vrai visage, il était jaloux possessif et un jour, il a levé la main sur moi. Au bout d’un moment j’ai rompu et il n’a pas apprécié. Je n’avais pas de preuve, donc j’ai pas pu le faire arrêter, mais bon aujourd’hui je vais bien. Mentalement, il se frappait une nouvelle fois : pour ne pas avoir été présent pour elle. Pour ne pas être rentré plus tôt. Pour ne pas avoir assuré son rôle de protecteur. Effectivement, je reste persuadé que j’aurais dû t’apprendre à défoncer quelques mâchoires avant de partir. Je mettrai cela sur la liste des reproches à ma mère lorsque je lui enverrais une lettre. Je suis désolé pour ce qui t’es arrivé. Une sincérité qu’il ne semblait avoir qu’avec elle.

Il n’y a pas de club c’est une blague. Tu n’as pas changé, en fait t’a écouté tout depuis le début, t’aurai pu me secourir avant quand même. Esquissant un sourire, il la laissa poursuivre : J’ai essayé de m’en aller, mais il insistait, je n’y peux rien. Puis je ne peux pas rester célibataire pour toujours, les années passent, moi ce que je veux, c’est me marier et avoir des enfants. J’en suis réduite à me dire que je devrai faire appel à un donneur pour avoir un bébé. Instinctivement, il répliqua : Tout vient à point à qui sait attendre. Tu ne m’as pas toujours dit que tu étais une grande patiente ? Un sourire franc s’inscrivait maintenant sur son visage : c’était une de ses façons de la taquiner. Au fait tu bosses dans quoi maintenant ? Je suis directeur d’un labo de recherches pharamaceutiques. Et toi qu’es-tu devenue ? Sa fameuse opportunité qui l’avait fait revenir, c’était celle-là. Tu sais je me demandais comment tu m’avais reconnu, la dernière fois qu’on s’est vu, j’étais gro…enfin je me portais bien quoi. Fronçant légèrement les sourcils, il eut du mal à comprendre sa question : certes, il y avait eu un changement chez Adelina, un changement de taille. Mais cela ne remettait pas en question le reste. Certes, il y a eu un changement de taille, ce qui te vas bien d’ailleurs, mais l’essentiel c’est ce que toi tu penses de toi-même et que tu en sois satisfaite, et je crois que je te l’ai toujours répété. Mais sinon, tu as toujours les mêmes traits, les mêmes petites fossettes ici. Dit-il en désignant le coin de ses lèvres. Les mêmes petites ridules du sourire. Le même regard fuyant lorsque le sujet te dérange. Les mêmes manies. Je crois qu’il serait difficile de ne pas te reconnaître en réalité. Pas après toutes les aventures qu’ils avaient vécu tous les deux, il aurait très certainement pu la reconnaître à n’importe quel âge.
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Sam 28 Avr 2018 - 23:06 )
Comment dire ? Adelina n’était pas vraiment convaincu par la réponse qu’il lui avait donnée, cependant elle le connaissait, elle savait qu’il n’était pas forcément doué pour exprimer ses sentiments, pourtant elle ne pouvait pas lui reprocher. « Je suis contente que ta réflexion ne t’ai pas pris dix ans de plus. » Heureusement, ils avaient pas encore atteint la quarantaine, même si ça se reprochait dangereusement, elle n’aimait pas ça. Si elle pouvait rajeunir de quelques années, ça l’arrangerait. Ce n’était pas de vieillir ce qui lui faisait peur, mais c’était de vieillir seule, sans un compagnon, sans enfants. Si ça continuait les gens allaient penser qu’elle était obsédée, il y a quelques années, elle serait dit, ça va il y a encore le temps, mais la elle ne pouvait plus.

Finalement Adelina lui avait confié son secret, c’est vraiment qu’elle était en confiance avec lui, même s’ils venaient à peine de se retrouver. « Ne sois pas désolé, ce n’est pas ta faute, c’est la mienne, j’ai été aveugle, comme je le suis souvent avec les hommes. Puis je mets des bonnes gifles apparemment, la dernière fois ça a calmé un ami. » Oui car en fait la rencontre s’était bien finie et elle avait sympathisé avec le type avec lequel, elle s’était pris la tête, il ne faut jamais chercher la logique. Qu’est ce qu’elle l’aimait quand Celian montrait son côté protecteur, finalement, même après tout ce temps, rien n’avait réellement changé.

Adelina avait dû lui faire comprendre à quel point, elle était désespérée, c’était pathétique et pourtant c’était la triste vérité. « J’ai presque trente six ans, j’ai plus envie d’attendre, toi ça ne te plairait pas d’avoir des enfants ? » Elle éviterait de lui dire qu’elle serait d’accord pour être la mère de ses enfants, il ne fallait pas qu’elle se fasse trop de film. C’était le moment de parler de boulot, elle était impressionnée par ce qu’il faisait actuellement. « Ce n’est pas rien, bravo pour ta réussite. » De toute façon, elle avait toujours su que son meilleur ami s’en sortirait dans la vie, il était intelligent, fort, enfin voila quoi. « J’ai été animatrice et maintenant je suis directrice dans un centre de loisirs, bon c’est moins impressionnant que toi, mais je me défends. » Elle lui souriait, elle était quand même fière de ce qu’elle faisait, elle adorait son métier. Elle lui avait demandé autre chose, une question qui pouvait paraître bizarre, mais elle lui avait posé quand même. « Tu sais que ça m’avait manqué cette manière que tu as de tout énumérer, il y a de quoi faire craquer n’importe quelle fille, si je m’écoutais, je t’embrasserais. » Mince ! Elle avait dit ça à voix haute, elle ne savait plus ou se mettre, elle venait quand même de sous-entendre qu’elle était attirée par lui, en plus elle rougissait. « Je suis vraiment ridicule, je suis désolé, je crois que tu as toujours eu cet effet sur moi. » Peut être qu’à force il avait déteint sur elle et qu’elle se mettait à dire à voix haute ce qu’elle pensait. « Durant ces vingt ans, tu as dû en connaître des femmes, sans doute plus intéressantes que moi. » Elle se sentait complexé, peut être qu’elle ne se considérait pas vraiment à la hauteur, elle ferait mieux de se la fermer, car ça devenait trop gênant, elle espérait ne pas le faire fuir.


Adelian
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Dim 29 Avr 2018 - 21:36 )
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Je suis contente que ta réflexion ne t’ai pas pris dix ans de plus. Sa réflexion lui avait pris 20 ans. 20 ans de sa vie alors qu’il n’avait toujours pas trouvé la réponse qu’il cherchait. Alors que ces interrogations étaient encore grandes. Finalement, ne s’était-il pas obstiné à rester en Angleterre durant ces 20 dernières années ? Comme s’il avait voulu fuir ses propres sentiments. Pourtant, cela ne signifiait pas forcément qu’il y était mieux préparé maintenant, qu’il était plus prêt qu’il ne l’avait été. Mais il avait fait ce choix de revenir, il avait pris cette initiative et cette décision à elle seule voulait dire quelque chose. Elle avait une signification qu’il ne pouvait saisir encore. Mais c’était cette même réaction insaisissable qui l’avait poussé, il ne savait sans comprendre pourtant. Ne sois pas désolé, ce n’est pas ta faute, c’est la mienne, j’ai été aveugle, comme je le suis souvent avec les hommes. Puis je mets des bonnes gifles apparemment, la dernière fois ça a calmé un ami. Bien sûr qu’il se sentait coupable Celian, c’était dans sa nature. Surtout lorsqu’il s’agissait d’Adelina : il était très protecteur envers elle, depuis toujours, car elle était celle qui avait su voir au travers de son côté arrogeant. Elle avait su voir ce cœur et sa gentillesse cachés au fond de lui, derrière ses paroles. Heureusement que je n’ai pas eu besoin de m’en rendre compte moi-même dans ce cas. Tu peux également ajouter à tes compétences, celle d’écraser le pied des autres. Un nouveau sourire franc se dessina sur ses lèvres, c’était sa façon de la taquiner en quelque sorte. Elle savait gifler ses amis, mais elle ne pouvait faire partir un rencard trop insistant : Celian avait donc toujours autant de mal à comprendre son amie et certaines de ses réactions. L’instant d’après, Adelina lui faisait part du temps qui passait et de ses inquiétudes : J’ai presque trente six ans, j’ai plus envie d’attendre, toi ça ne te plairait pas d’avoir des enfants ? Celian ne voyait pas les choses de la même façon, en réalité il ne s’était surtout jamais posé ces mêmes questions, car il ne voyait pas la vie de la même manière que la jeune femme. Haussant les épaules, il leva les sourcils avant de lui répondre : Je ne sais pas trop, en réalité je ne me pose pas ce genre de questions. Sa indifférente franchise aurait pu déstabiliser n’importe qui. Il n’avait même jamais songé alors que c’était la principale préoccupation de bien d’autres personnes : que va-t-il advenir de mon avenir personnel ?

Ce n’est pas rien, bravo pour ta réussite. J’ai été animatrice et maintenant je suis directrice dans un centre de loisirs, bon c’est moins impressionnant que toi, mais je me défends. Tous les deux avaient abordé l’histoire du boulot quelques instants et même si Celian n’avait eu aucune idée en amont de la profession de la jeune femme, il trouvait qu’elle lui collait particulièrement bien à la peau. Cela ne l’étonnait pas le moins du monde qu’elle décide de consacrer son temps et son énergie à apporter un bonheur certain aux enfants. De part ce passé auquel il avait participé, il comprenait son envie de donner en retour de tout ce qu’il lui était arrivé. De leur donner un endroit où sourire sans être jugé. Arrête donc de te rabaisser, tu n’as vraiment pas besoin de faire la comparaison avec moi. Ce boulot te va comme un gant, cela ne m’étonne pas vraiment. Au contraire, le chemin de Celian était beaucoup moins évident à comprendre, pourtant son esprit était persuadé que la Brunette avait fait le rapprochement entre la maladie de son père et son propre avenir. A l’époque, elle avait été au courant. Tu sais que ça m’avait manqué cette manière que tu as de tout énumérer, il y a de quoi faire craquer n’importe quelle fille, si je m’écoutais, je t’embrasserais. Je suis vraiment ridicule, je suis désolé, je crois que tu as toujours eu cet effet sur moi. Alors que la Brunette semblait être dans tous ses états, ne sachant où se mettre, Celian ne saisit pourtant pas la vérité cachée derrière ses propres paroles. Il ne comprenait pas le propos lourd de sous-entendu caché. Il était plus que mauvais pour décoder ce genre de sentiments. Ah tu vois, c’est exactement ce regard dont je parlais avant ! Lui fit-il remarquer, s’attardant toujours sur un détail plus que futile mais qui pour lui avait rappelé de nombreux souvenirs d’enfance. Je vais prendre cela comme un compliment venant de toi. Tu sais, tout le monde n’est pas de ton avis : les gens ont parfois tendance à me demander de la boucler ou de ne pas intervenir lorsque mon raisonnement ou mon énumération va trop loin. Une fois quelqu’un a essayé de me frapper pour ça, il n’a pas recommencé en fait. Cette nonchalante indifférence caractéristique du Britannique qui lorsqu’on ne le connaissait pas, pouvait paraître tout à fait froide.

Durant ces vingt ans, tu as dû en connaître des femmes, sans doute plus intéressantes que moi. Levant les yeux au ciel, il flanqua une légère pichenette à l’arrière de la tête de la jeune femme. Son manque de confiance ressurgissait parfois sans qu’il s’y attende, alors que la place de la jeune femme n’était plus du tout à prouver pour lui. Je ne t’ai pas déjà assez répété que tu devais arrêter de te comparer aux autres ? C’est pourtant avec un sourire plus attendri qu’il continua. Qu’est-ce que cela veut dire être intéressante ? Durant toutes ces années, je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi, Adelina. Bien sûr que tu es quelqu’un d’intéressant. Se penchant légèrement en avant, Celian déposa un léger baiser sur sa joue. Et pourtant l’instant d’après, il changeait déjà de sujet comme si son geste était anodin. ça te dit de manger quelque chose, je meurs de faim ? Comme si lui-même n’avait pas ressenti quelque chose en prenant cette initiative.
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Je ne savais pas qu'ensemble bientôt, on créerait un nous. Ton coeur est tout ce que j'ai et dans tes yeux, tu tiens le mien. Suivons notre chemin, je vois mon futur dans tes yeux.
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Dim 29 Avr 2018 - 22:04 )
« Je pourrais l’ajouter à mon CV, promis si tu ne me fais pas le coup de disparaître à nouveau, tu ne risques rien. » De toute évidence, cette fois il restait, elle en était soulagée, elle allait pouvoir le voir souvent. Leur amitié n’avait jamais disparu, les deux jeunes gens se parlaient comment avant, mais cette fois, ils étaient adultes et bien plus matures. « Ce n’est pas plus mal, au moins, tu ne te prends pas la tête comme moi. » Est-ce que son meilleur ami arrivait au moins à avoir une vie sociable, il était original, ce n’était pas un sentimental, elle l’avait toujours trouvé unique à son genre, c’était peut-être en partie cette différence qui l’avait séduite. Adelina avait quand même réussi à entrer dans son cercle en quelque sorte, enfin c’était surtout lui, le jour il l’avait défendu. Elle avait compris grâce à lui, qu’elle ne devait pas se laisser faire, même si ça lui arrivait encore aujourd’hui.

« Je ne me rabaisse pas, c’est juste que nos boulots ne sont pas comparables. » Adelina se demandait s’il avait choisi de faire ce qu’il faisait à cause de la mort de son père. Pour elle, ça paraissait logique et elle trouverait ça admirable, il devait venir en aide à beaucoup de personnes. « Oui ce travail me convient, j’adore m’occuper des enfants, et je pense que c’est important qu’il y ait un soutien. » Il devait comprendre ça mieux que n’importe qui vu ce qu’elle avait vécu. D’ailleurs, elle apprenait aux enfants à ne pas juger les autres sur leurs apparences ou leurs personnalités, elle avait vécu ça dans son enfance et ça l’avait fait beaucoup souffrir. Elle s’était mise à dire des choses qu’elle ne voulait pas dire à haute voix, mais finalement, c’était sans doute une bonne chose que ça sorte. En plus il était capable de détailler toute son attitude, c’était bien le seul qu’elle connaissait qui faisait ça. « Les gens réagissent comme ça, car il ne te connaisse pas. Tous les deux on a grandi ensemble, je te connais bien, je t’aime comme tu es, tu m’as toujours soutenu et je te soutiendrai toujours. » C’est quand même vrai qu’au premier abord Celian pouvait paraître froid, mais il avait un grand cœur, même si ce n’était pas forcément facile à voir.

« Tu me rassures toujours, merci. » Ce n’est pas sa faute si parfois, elle se comparait à d’autres, elle se disait qu’elle n’était pas spéciale, peut-être trop banal. Quand il s’approcha et l’embrassa sur la joue, elle se sentit bizarre, pourtant, c’était seulement sur la joue. « Oui allons manger quelque chose. » Puis sans comprendre pourquoi elle allait agir de la sorte, elle se lança. « Celian, tu sais, on s’entend bien et ça va sans doute te paraître bizarre, mais on pourrait peut-être tenter quelque chose. » Si elle disait ça comme ça, il n’allait peut-être pas comprendre. « Tu pourrais être mon rencard, au moins on se connaît déjà et avec toi je suis bien. » Là elle pouvait pas être plus clair, elle était légèrement mal à l’aise, mais vu ce qu’elle ressentait pour lui, elle n’avait peut-être plus envie de perdre du temps, surtout à son âge. Elle ne savait pas ce qui lui avait pris de lui proposer ça comme ça, mais c’était sa faute à lui en l’embrassant sur la joue, il avait complétement perturbé Adelina.


Adelian
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le Lun 30 Avr 2018 - 23:30 )
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Je pourrais l’ajouter à mon CV, promis si tu ne me fais pas le coup de disparaître à nouveau, tu ne risques rien. Celian n’avait pas spécialement envie de connaître la force de frappe du poignet de son amie d’enfance. Il avait déjà goûté à sa fureur écrasante, il ne voulait pas connaître une autre de ses fureurs. Surtout que sa fureur la plus marquante était gravé dans son esprit, au fer rouge : ce soir où il l’avait retrouvé, presque morte par sa faute et par son ignorance à un moment où elle avait eu le plus besoin de lui. L’instant d’après, le scientifique lui avoua qu’il n’avait encore jamais réfléchi à ses projets d’avenir : à ce que sa vie irait plus loin. Irait par la suite. Ce n’est pas plus mal, au moins, tu ne te prends pas la tête comme moi. Alors que pourtant il se prenait la tête. Il se prenait la tête pour comprendre : ses propres actions, ses propres décisions, ses propres choix, ses propres émotions et sentiments. Il devait pourtant être en décalage complet avec Adelina et ses propres préoccupations. Ils avaient toujours été différents tous les deux. Extrêmement différent. Mais la jeune femme avait su tirer le meilleur parti de Celian, elle avait su voir, quand il l’avait défendu la première fois alors qu’ils n’étaient que des enfants, que son cœur caché au fond de lui, avait lui aussi besoin de quelqu’un pour l’aider. De quelqu’un pour voir au travers de cette attitude brute de décoffrage qu’il avait l’habitude d’arborer. Et durant toutes ces années, rien n’avait changé. La gentillesse de son amie semblait avoir le pouvoir de s’immiscer dans son propre cœur sans qu’il ne s’en rende compte, sans qu’il puisse comprendre ni le pourquoi, ni le comment. Un comble pour lui. Je ne me rabaisse pas, c’est juste que nos boulots ne sont pas comparables. L’aîné arqua un sourcil, clairement pas convaincu par son affirmation. Pour lui, tous les indices étaient réunis pour signaler qu’elle essayait à nouveau de se comparer à d’autres et plus exactement de se comparer à lui. La comparaison : un des concepts les plus blessants pouvant exister selon lui, il en avait assez témoin par le passé. Elle encore plus que n’importe qui d’autre. Pourtant il n’y avait rien à comparer entre eux : chacun avait saisi la voie qui lui semblait la plus juste et Celian n’aurait jamais pu imaginer Adelina dans un autre rôle que celui de s’occuper des enfants. D’essayer de leur donner le sourire. D’essayer de les sortir de leurs problèmes, durant au moins le temps qu’ils pouvaient passer dans son centre de loisirs. Oui ce travail me convient, j’adore m’occuper des enfants, et je pense que c’est important qu’il y ait un soutien. Non, il n’y avait vraiment aucune matière à comparer : Celian ne pourrait jamais faire ce qu’elle faisait, pas même un dixième. Je suis sûr que tu es un excellent soutien pour eux. Il n’avait pas besoin de grande démonstration pour lui faire comprendre qu’il connaissait la raison de cette orientation. Pour une fois, il n’avait pas besoin d’exprimer sa propre déduction.

Les gens réagissent comme ça, car il ne te connaisse pas. Tous les deux on a grandi ensemble, je te connais bien, je t’aime comme tu es, tu m’as toujours soutenu et je te soutiendrai toujours. Ils se soutenaient mutuellement : pourtant il n’avait pas réellement l’impression d’avoir rempli ce rôle depuis plus d’une vingtaine d’années. Merci, Adelina. Ses remerciement pouvant presque sembler détachés, mais c’était uniquement car il ne savait trop comment réagir. Il n’en avait jamais eu l’habitude de cette expression des émotions et des sentiments que ce soit chez lui, ce qui arrivait rarement, ou bien chez les autres. Encore plus chez les autres. Pourtant l’instant d’après, la jeune femme remettait le couvert comme si de rien n’était. Tu me rassures toujours, merci. Il la remercia d’une certaine façon en laissant apparaître un léger sourire sur ses lèvres et en haussant les épaules. C’était sa façon à lui de gérer le trop plein d’informations auxquels il était confronté. Par la suite, mu par un élan que lui-même ne reconnaissait, il avait déposé un léger baiser sur la joue de sa cadette avant de l’inviter à dîner, comme si de rien n’était. Comme si ce n’était qu’un geste anodin pour la rassurer. Oui allons manger quelque chose. Alors que le Brunet allait prendre les devants afin de lui honorer le repas qu’il lui devait bien après ses 20 ans d’absence, elle le retint : Celian, tu sais, on s’entend bien et ça va sans doute te paraître bizarre, mais on pourrait peut-être tenter quelque chose. Tu pourrais être mon rencard, au moins on se connaît déjà et avec toi je suis bien. S’arrêtant net dans son mouvement, il se retourna vers la jeune femme, les sourcils légèrement froncés, il ouvrit la bouche pour dire quelque chose avant pourtant de la refermer tout aussi rapidement, ne trouvant pas les mots qu’il cherchait. Celian était sans voix à l’heure actuelle. Pourquoi ? Parce qu’il avait peut-être enfin saisi les sous-entendus derrière les paroles d’Adelina ? Absolument pas. Il était interloqué par quelque chose, par un sentiment bizarre qui semblait vouloir se réveiller au fond de lui.

Un rencard ? Est-ce qu’il faut réellement avoir un mot spécial pour exprimer le fait que nous allons dîner ensemble après tant d'années ? Du Celian tout craché, lui qui ne voyait pas l’importance et le courage de son amie derrière cette proposition. Très bien, s’il faut mettre un mot là-dessus et si cela peut sauver ton après-midi raté, alors appelons-le comme tu le souhaites. Sa logique semblait ainsi toujours lui faire défaut lorsqu’il s’agissait de comprendre les autres : alors même que les sentiments d’Adelina étaient si accessibles et pourtant si éloignés pour Celian. Tu n’as qu’à choisir… L’endroit que tu veux, c’est moi qui t’invites. Pourtant la fin de sa phrase mourut dans sa gorge car en se retournant vers son amie, il avait l’impression d’avoir vu quelque chose. Quelque chose de différent. Adelina, est-ce que tout va bien ? Sa propre maladresse émotionnelle ne lui permettait pas d’avoir un regard d’ensemble, ne lui permettait pas de comprendre, alors pourtant que quelque chose, quelque part en lui, lui signalait que tout n’allait pas bien. Que le pauvre était littéralement à côté de la plaque…
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Sujet: Re: Un rencard de courte durée (terminé) ( le )
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