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- [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Mer 25 Avr 2018 - 2:22 )
« Moi aussi je t’aime. » Ces mots se bousculent dans sa tête, alors qu’il a les yeux fermés, que son souffle devient plus lent, plus régulier. Les sentiments de Lana sont réels, mais il ignore comment gérer cette nouvelle information. Lui qui pensait qu’elle s’était déclarée la veille à cause de la panique, de la crainte de le perdre, se retrouve face à une vérité qu’il n’attendait pas. Elle l’aime. Pour ce qu’il est, avec sa façon de parler un peu trop brute, sa franchise, leurs disputes. Selon lui, il a plus de défaut que de qualité. Il n’est pas gentleman, n’a rien de romantique, bougonne sans cesse. Lana semble l’accepter, le prendre entièrement, sans se poser de questions, sans lui demander de changer, ressembler à quelqu’un qu’il n’est pas. Elle le veut, lui, pas un autre. C’est étrange d’avoir une place aussi importante dans le cœur de quelqu’un, alors qu’il s’est toujours efforcé de fuir une telle proximité, fuir l’attachement, se consacrant uniquement aux aventures sans lendemain. Chose qui l’arrangeait bien auparavant… Mais à présent qu’il a goûté à ce sentiment de compter, il peine à s’en contenter. Dans le regard de sa colocataire, Erio se sent unique, presque vital, autant qu’elle l’est pour lui qui ne souhaite pas s’en séparer, s’éloigner, ne serait-ce qu’un peu. Pourtant, une part de lui persiste à appréhender. Il s’est tellement ouvert à elle, pour au final la perdre, voir tout s’écrouler en quelques heures, jours… Il a peur aussi de ne pas être à la hauteur. Même si elle a tenté de le rassurer, Erio continue de culpabiliser. Alessia a réussi à semer la pagaille, à laisser des séquelles derrière son passage, à ficher en l’air des projets qui commençait à naître dans sa tête, à étouffer les petits papillons au creux de son ventre.

C’est dans les bras de sa colocataire qu’il s’endort, puis se réveille, quasiment dans la même position. Ils ont à peine bougé. Redressant la tête, il fixe son réveil qui affiche dix-huit heures, constatant qu’ils ont dormi une bonne partie de la journée. Sommeil sans doute réparateur pour Lana qui dort encore. Lentement, il se libère de son emprise, puis s’assoit sur le bord du lit, glissant ses mains sur son visage. Tournant la tête vers elle, il constate qu’avec ses bras, elle est en train de chercher une présence et se hâte donc à serrer sa main dans la sienne, puis à ramener Berlioz dans le creux de ses bras. Le chaton se laisse faire, ronronne au contact de sa maîtresse. Erio la recouvre d’une couverture et quitte la chambre, pour prendre un long verre d’eau et s’affaler ensuite sur le canapé. Il devrait penser à contacter Flora, ou Sara et Dario, mais il n’en a juste pas la force, ne prend même pas la peine de consulter son téléphone portable. C’est justifié et si les reproches tombent, il saura l’expliquer, ou remettre les gens à leur place ; parce qu’ils n’étaient pas là, eux. Sa tranquillité est cependant de courte durée, puisque quelques coups donnés à la porte attirent son attention. Et s’il feint de ne pas les entendre, il est bien obligé de se rendre à l’évidence lorsque la personne derrière insiste pour la troisième fois. Dans un soupir, il retire ses jambes de la table basse, se dirige vers la porte d’entrée dont il ouvre chaque verrou, pour enfin se retrouver face aux parents de Lana. La bouche entrouverte, il s’apprête à les laisser entrer, quand soudainement, Delia le prend dans ses bras. C’est la surprise. Comment réagir ? Quoi faire ? « J’ai essayé de la retenir, mais vous ne connaissez pas ma femme… » Il croit apercevoir un petit sourire au coin de ses lèvres, à peine visible. Erio referme doucement ses bras autour de la silhouette qui le tient fermement dans ses bras, avant de grimacer en sentant la douleur le lancer, ce que remarque aussitôt Adamo qui pose une main sur l’épaule de son épouse. « Delia, sa blessure. » La voilà à présent qui s’excuse en long, en large et la seule option qui s’offre à lui pour la faire taire, c’est de se décaler d’un pas sur le côté pour les laisser entrer. « Lana dort, mais- » « Nous voulions avoir des nouvelles, savoir comment tu te portais. Je n’ai pas pu attendre plus longtemps ! Tu vas bien ? Nous pouvons faire quelque chose ? Je ne souhaite pas que mon futur gendre soit cassé de partout. » Erio manque de s’étouffer, se racle la gorge, puis fait quelques pas en arrière, sentant soudainement l’oxygène lui manquer. « Ca va, ça va. Vous êtes pire que votre fille. J’sais de qui elle tient. » dit-il, feignant de ne pas avoir entendu, ou fait attention, mais ça tourne dans sa tête. Et là, d’un coup, il espère juste que sa colocataire se lève pour pouvoir les gérer, quand lui espère juste être seul. « J’peux vous servir un truc ? Ouais. J’vais faire du café. » Et sans attendre plus longtemps, il disparaît dans la cuisine, en profitant pour ouvrir la fenêtre de la pièce et s’allumer une cigarette, le temps que la cafetière se mette en route.


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Mer 25 Avr 2018 - 13:14 )
Enfin du repos et du vrai. Avec la sensation du corps d'Erio tout contre elle, c'est une Lana apaisée qui s'est endormie depuis de nombreuses heures déjà, d'un sommeil plus que profond, rattrapant sa courte et intense nuit de la veille. Peut-être aurait-elle dû penser à mettre un réveil ou faire en sorte de ne pas lâcher prise mais quand elle se réveille, ce n'est pas le corps chaud et rassurant de son colocataire qui se blottit contre elle mais celui de sa boule de poil préféré. Berlioz accueille le réveil de sa maîtresse avec joie, passe sa langue râpeuse sur la joue de Lana avant que celle-ci ne se rappelle où elle se trouve et les derniers événements. Le cœur s'accélérant devant l'absence d'Erio, s'imaginant tout de suite un problème, l'Italienne sort de son lit d'un seul bond avant d'ouvrir d'un coup sec la porte de la chambre d'Erio. " Erio, t'es toujours là? Pourquoi tu ne m'a pas..." réveillé. Lana ne finit par sa phrase une fois dans le salon, surprise par la présence de ses deux parents. " Maman? " Que fait-elle là? Ne lui avait-elle pas demandé de ne passer que le lendemain? " Papa! " Son ton se veut plus accusateur que surpris pour cette fois-ci alors qu'Adamo, au froncement de sourcils de sa fille, répond en haussant les épaules. " Ne grondes pas ton père Lana. Il ne voulait pas venir mais je lui ai dit que j'irais quand même par mes propres moyens et il n'a pas voulu me laisser me balader dans les rues seule après ce qui s'est passé. Enfin ma puce, je t'ai appelé. Une dizaine de fois ! Je m'inquiétais. " Lana pose la main sur son front. Là, tout de suite, elle peut comprendre l'agacement d'Erio face à son propre comportement. " On se reposait Maman! Je n'ai tout simplement pas vu tes coups de fils! Bon, où est Erio? " Adamo lui montre alors la cuisine dans le coin et, alors que Lana se dirige vers la cuisine, sa mère ne peut pas s'empêcher de faire un dernier commentaire. " Oui, va prendre soin un peu de ton homme. " Oh. Elle avait presque oublié. Cette discussion où, quand Erio était revenu vivre avec elle à l'appartement, Delia s'était fait tout un film en imaginant que les affaires reprenaient entre les deux, après le fiasco de l'hôpital et de ce qui s'en était suivi. Devant l'enthousiasme affolant de sa mère, Lana n'avait juste pas eu le courage de la contredire... Peut-être qu'elle avait en partie envie d'y croire, aussi. " Ca fait longtemps que tu es levé? T'aurais dû me réveiller, Erio. " Lance-t-elle à l'adresse de son colocataire qui est en train de commencer à préparer du café, la cigarette au bec. " La cigarette, c'est pas vraiment bon pour la cicatrisation. "Ni une ni deux, Lana s'affaire et se met à attraper les tasses se situant dans des placards plus en hauteur pour revenir vers lui. " Je suis désolée pour mes parents. Ma mère peut être casse pied parfois... Elle ne t'a rien dit de bizarre d'ailleurs? " Autant mettre les pieds dans le plat tout de suite car Lana connaît sa mère : si elle ne s'est pas montré indiscrète encore, ça ne saurait tarder. " Écoutes, quand tu es revenu à l'appart', ma mère s'est fait tout un film dans sa tête à propos de nous deux et... il se peut que je n'ai pas trouvé la force de la contredire. Tu sais comme elle est. " Têtue, envahissante, bavarde et bornée. Elle ne lui a pas trop laissé la chance d'en placer une et Lana ne s'est pas trop battue pour ça c'est vrai. " Je suis désolée. " Lana ponctue sa phrase d'un ton presque interrogateur alors qu'une drôle de grimace prend place sur son visage. Elle marche sur des œufs, se demande comment Erio va pouvoir réagir à tout ça alors qu'il a clairement d'autres chats à fouetter. " Tu veux que je les renvoie chez eux? Je peux le faire, hein. " Si ça n'avait pas été ses parents, Erio n'aurait sans doute pas pris de gants... Mais Lana peut se le permettre. Ils comprendront.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Erio MazzeiToujours frais après un litre de café
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Mer 25 Avr 2018 - 21:10 )
La voix de Lana résonne, le rassure peut-être un peu aussi… S’il ignorait encore jusque-là comment il allait bien pouvoir gérer la venue de ses parents, ni quoi leur dire, comment se comporter suite à la remarque de Delia, sa colocataire pourra s’en charger à sa place. Elle a vécu avec eux, peut se permettre des familiarités. Aussi, elle peut rappeler qu’ils ne forment pas un couple, que c’est terminé depuis qu’elle en a décidé ainsi et qu’il n’a pas souhaité reprendre là où leur histoire s’est arrêté avant l’arrivée soudaine d’Alessia. « Tu avais besoin de dormir. » La nuit passée a été longue, pour lui, mais surtout pour elle qui a dû se contenter d’une chaise inconfortable et qui s’est empressée, durant ses heures d’insomnie, d’errer dans les couloirs afin de venir en aide à ceux dans le besoin. La priver d’un sommeil réparateur était donc inconcevable. De plus, avec la réflexion sur sa consommation de cigarette, Erio constate qu’être éloigné de Lana lui a été bénéfique. Ca lui a laissé un peu de répit et il regrette de ne pas en avoir plus profité, de ne pas s’être rendu compte à quel point il se sentait allégé, sans ses nombreux conseils, sans sa peur panique se reflétant dans ses yeux. « Tu peux pas t’en empêcher, hein ? Faut toujours qu’tu m’balances une remarque à la gueule. Mais qu’est-ce que ça peut t’foutre que j’fume, hein ? Fous-moi la paix putain et occupe-toi un peu d’toi, ça changera ! » s’emporte-t-il, amèrement, culpabilisant presque aussitôt d’avoir haussé le ton, mais il ne s’excuse pas pour autant. Ce n’est pas une question de fierté… Il vient juste de sortir son besoin de souffler un peu, quand elle a tendance à le surprotéger. Et c’est touchant, attachant, mais c’est agaçant aussi. Les yeux dans le vide, détournés des siens, Erio repense à Delia en même temps que Lana y fait allusion. C’est une femme qu’il apprécie énormément, mais il ne peut nier qu’avoir la mère et la fille, qui se ressemblent caractériellement, qui souhaitent toutes les deux bien faire en étant aux petits soins, c’est éreintant, mais peut-être est-ce une question d’habitude, ou de fatigue. Depuis la fusillade, il n’a pas l’impression de se reposer beaucoup, est constamment en train de se remémorer les horreurs de la veille, de penser à tous ces innocents qui ne demandaient rien à personne et à qui ont a ôté la vie. Tout se bouscule dans sa tête, si bien qu’il est plus irrité que d’habitude. Alors, lorsqu’elle lui explique ne pas avoir réussi à lui avouer la vérité, il reprend sa clope au bec pendant de longues secondes, cherchant du mieux qu’il peut à faire passer la pilule qui ne passe toujours pas. « C’est pour ça qu’elle m’a surnommé de « futur gendre » ? Parce qu’elle croit qu’on est ensemble ? » Rire jaune. Son majeur masse sa tempe, tandis qu’il prend sur lui pour ne pas s’emporter davantage. « Si tu la laisses croire ça encore longtemps, tu t’rends vraiment pas compte, d’ici la fin du mois on est mariés ! » Erio se déplace jusqu’au cendrier dans lequel il écrase ce qui lui reste de son objet tueur, puis se lave les mains, avant de récupérer du sucre dans le placard. « J’leur ai dis que je leur offrais le café, c’est bon, laisse tomber. Ils sont là maintenant, mais franchement, j’espère juste qu’elle ne fera aucune remarque de ce style. C’est embarrassant bordel. On n’forme pas un couple, on est juste deux colocs qui tentent désespérément de… J’sais pas. Cohabiter. » Et ce n’est pas évident. De son côté, Erio est toujours aussi perdue et du sien, à Lana… Il n’en sait rien, finalement, a du mal à savoir ce qu’elle pense, à le percevoir. Ils ne parlent plus vraiment d’un « nous ». Lui tente de retrouver ses marques, mais être à son contact, chaque jour, ne lui donne pas d’autre choix que de penser à leur situation. « Tu comptes faire quoi ? » Le lui dire ? Ce serait une bonne idée. Pourtant, il ne peut s’empêcher de s’inquiéter. Sa mère est quelqu’un de bien et si elle apprenait la supercherie, elle serait déçue. « Il faut que tu lui en parles… Mais pas maintenant. Elle est suffisamment à cran ce soir pour en rajouter une couche. Alors… On va prendre le café, essayer d’faire bonne figure. » Ce n’est pas l’idée du siècle, mais ça semble être la plus judicieuse pour le moment.


Erio & Lana
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Jeu 26 Avr 2018 - 0:04 )
Elle a besoin de dormir, peut-être, mais elle a aussi besoin de veiller sur Erio, de prendre soin de lui. C'est l'instinct maternel de Lana qui parle et peut-être un peu trop au goût d'Erio qui l'envoie sur les roses. Lana fronce les sourcils, surprise de l'entendre hausser le ton de la sorte après qu'ils se soient couchés apaisés et allongés l'un contre l'autre. Elle a comme l'impression qu'Erio souffle sans cesse le chaud et le froid et, pour le coup, estime ne pas avoir mérité pareille réponse à sa remarque qui se voulait bienveillante, bien qu’envahissante. « Excuse-moi de m'inquiéter légitiment pour toi ! » Son ton se veut dur mais sa voix s'éraille malgré elle, alors que ses yeux s'embuent légèrement. N’appréciant pas quand ils s’engueulent de la sorte, Lana se surprend à être à fleur de peau, sans doute dû à la fatigue qui la submerge plus que ce qu’elle peut bien admettre. « J'veux juste que tu te remettes au plus vite et comme il faut c'est tout. Mais tu sais quoi, laisses tomber. » Elle n'a juste pas la force de se battre, pas aujourd'hui, pas après tout ce qu'il s'est passé depuis hier soir. Et puis, que pourrait-elle bien y faire ? S'il souhaite tant que ça fumer, elle ne peut juste pas se retrouver à le surveiller en permanence pour lui enlever toute substance nocive qui pourrait lui venir à la bouche. Elle voulait exposer son point de vue, voilà chose faite, mais Lana se sent quand même frustrée par l’attitude d’Erio qui ne semble pas vouloir y mettre du sien. Elle tente alors de cacher son émoi en s'affairant dans la cuisine, faisant mine de ranger quelques petits trucs qui traînent par ci par là dans la cuisine. Si ça ne tenait qu'à elle, elle rejoindrait ses parents dans la minute pour souffler un coup mais elle sait qu'elle se doit de préparer Erio face à ce qui pourrait advenir avec sa mère. Visiblement, d'après ce qu'il lui apprend, il est déjà trop tard. « Oh. » Futur gendre. Pas de doute, sa mère y est allée un peu fort sur ce coup-là. Mais en même temps à quoi pouvait-elle s'attendre de sa part ? C'est du Delia tout craché. « Mais non quand même pas, arrêtes, n'exagères pas. » Mais le fait est qu’il le fait à peine. Est-ce que sa mère n'a pas déjà imaginé le mariage de sa fille chérie ? Certainement. Avec Erio ? Sans aucun doute. Toujours est-il que cette nouvelle semble mettre à nouveau de l’huile sur le feu, rendant encore plus pesante l’atmosphère qui est en train de s'installer dans leur cuisine. La situation n’est en rien aidé par la nouvelle remarque d’Erio, que Lana prend comme une nouvelle claque en pleine figure, peinant à digérer ses paroles. Juste deux colocataires qui tentent de cohabiter, sérieusement ? C'est tout ce qu'ils sont l'un pour l'autre, après tout ce qu'ils ont traversés ? « Ouais c'est ça. » Et pour une première fois depuis longtemps, Lana ne parvient pas à cacher son amertume. Elle se sent soudainement mal, comparée à quand elle s’était allongée tout à l’heure et ne peut s’empêcher de lorgner vers la porte de sortie de la cuisine avec envie. Elle a merdé, c’est clair, en ne tuant pas les espoirs de sa mère dans l’œuf mais le fait qu’Erio semble appuyer que les idées de sa mère sont complètement farfelues la blesse. Parce que les idées en question ont un rapport avec « eux », avec l’existence possible d’un « nous ». Et Lana, elle, y croit aussi. « J’en sais rien. » Elle ne sait pas quel est le bon chemin à prendre. Sa mère est quelqu’un de doux mais aussi de fragile et l’idée qu’elle puisse la décevoir en ne répondant pas aux attentes qu’elle a pour sa vie inquiète forcément Lana. Elle aimerait que sa mère soit fière, qu’elle ne se trompe pas pour ce coup. Sûre d’elle après sa longue traversée du désert, le plan de Lana avait toujours été de mentir par omission jusqu’à ce que tout ça se transforme simplement en vérité. Mais au final, rien n’est simple. « Je lui parlerais. Dès demain. » Cela semble être effectivement la meilleure chose à faire. Tout est déjà assez compliqué entre Erio et elle, sans qu’elle n’en rajoute une couche. « Et je vais faire en sorte qu’elle ne fasse pas du… Delia. Agis comme d’habitude, pas la peine d’en rajouter. » Lana ne se sent pas de jouer au parfait petit couple, même en apparence, au vu de ce qui vient de se passer entre eux. Elle est perdue, commence à manquer de son optimisme légendaire et c’est à cran qu’elle ramasse toutes les tasses et fait signe à Erio de la suivre avec le café. A peine ont-ils passés la porte que, déjà, sa mère revient à la charge. « Ah, vous voilà. Je disais justement à Adamo que nous pourrions vous aider à quoi que ce soit qui puissent vous être utile. Je sais que ce ne sont pas nos affaires, hein, mais quand même, si vous voulez mon avis, les enfants, il vaut mieux rester tranquille pour quelques temps. » Lana voit alors sa mère lancer un regard appuyé vers la chambre d’Erio, dont elle est sortie quelques minutes auparavant. Il lui faut une ou deux secondes de flottement pour comprendre de quoi elle parle. « Mais enfin Maman, je te l’ai dit, on dormait ! Et non, on ne veut pas de ton avis ! Tu es fatigante à la fin. » C’est la déception accumulée et la fatigue qui parle pour elle, mais il est trop tard pour Lana afin de retenir ses propos. Trop tard aussi pour empêcher le regard de sa mère s’assombrir, touchée par la remarque de sa fille.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Jeu 26 Avr 2018 - 1:48 )
C’est honorable de sa part, mais sur le moment, Erio ne le voit pas de cette manière, trouvant son comportement trop excessif. Il prend sa situation à la légère, contrairement à ce qui s’est joué autour de lui, ne réalise pas encore vraiment qu’il a failli y passer, que la balle aurait pu causer bien plus de dégâts qu’une douleur lancinante à la côte. Certains ont été touché au dos, se retrouvent paralyser. D’autres n’auront pas la joie de rouvrir les yeux. Il ne cesse de songer à eux et si une part de lui culpabilise de ne pas avoir réussi à en sauver, une autre, la plus difficile à gérer, ressent un énorme soulagement. Celui d’être en vie, mais de ne pas avoir l’impression de le mériter. Alors il se décharge sur Lana, un peu trop sans doute, le constate à sa voix vacillante, à ses yeux brillants qu’il n’ose plus observer, n’assumant pas de la blesser à ce point, mais recommençant tout de même avec des mots qui sortent, sans qu’il n’ait à réfléchir très longtemps, laissant sa colère sortir, avec injustice. Et si au fond, il sait qu’elle ne mérite pas son acharnement, il ne fait aucun effort pour arranger les choses, pour apaiser les tensions entre eux, faire disparaître la rancœur de sa colocataire qui n’apprécie pas ce qu’il avance. Manquant de recul, il lui est d’abord impossible de faire la part des choses, se contente de suivre les indications, soulagé de ne pas devoir jouer un rôle. Dans le salon, il pose la cafetière sur la table, écoutant d’une oreille attentive les propos de Delia qui leur tombe dessus, avec une remarque qui manque de sens, jusqu’à voir la chambre au loin. Ses insinuations sont loin de la réalité. Prenant sur lui, il attrape les tasses encore dans les mains de Lana qui se montre soudainement froide, sèche. Et c’est là, à cet instant précis où elle s’adresse à sa mère, comme jamais elle ne l’a encore jamais fait en sa présence, qu’il percute, comprenant avoir été trop loin, l’avoir poussé à bout avec son comportement, sa façon exécrable de lui parler, sans jamais voir le bon côté des choses. Les tensions, c’est uniquement à cause de lui. Balayant son visage de sa main, il réduit la distance, pose une main sur son épaule qu’il presse en douceur. « Ne le prenez pas pour vous. » Tentative de rattrapage pour recoller les quelques morceaux brisés. La mère et la fille s’entendent si bien qu’il trouve ça dommage de s’engueuler, alors que tout le monde désire la même chose finalement. Que tout s’arrange. « On est à cran. Elle a pas beaucoup dormi hier et… J’l’aide pas vraiment. » Un soupir suit cet aveu. Il a été trop loin, s’est très mal adressé à elle, alors que ses intentions étaient bonnes. Elle a agi en faisant tout ce qu’il fallait afin qu’il soit moins malheureux, qu’il guérisse, au lieu d’empirer sa santé en fumant une cigarette par exemple. Lana essaie de l’épauler et en retour, a droit à des disputes et reproches. Une guerre sans fin, alors qu’il tient énormément à elle. « J’suis sur les nerfs. J’suis exécrable. » admet-il, les yeux baissés sur le parquet, osant à peine leur faire face. Sa fierté, elle est bien loin. D’autant qu’elle ne mérite pas son châtiment, alors Erio essaie de rattraper la chose avec ses parents, espérant qu’ils ne soient pas contrariés par l’attitude de leur fille qui n’a rien de normale. Elle est aussi tendue que lui. Se sentant responsable, il fait un pas vers elle, se plaçant derrière sa silhouette, puis glisse ses mains de sa taille à son petit ventre, pour enfin la ramener tout contre lui. Ce contact l’apaise, en même temps que de provoquer l’apparition d’une boule au creux de l’estomac, parce qu’il ne pense pas être méritant, aussi parce qu’il regrette d’avoir été assez crétin pour atteindre des limites à ne pas franchir. « Ca joue sur son moral, j’suis désolé. C'est un peu compliqué. » Il ne s’attarde pas sur les détails, mais il est sincèrement désolé. « Si vous voulez aider, faudrait peut-être me donner une astuce pour ralentir la cigarette. Paraît que c’est pas hyper bon pour la guérison. » Ce qui est un bon moyen de décompresser, ne l’est peut-être pas. Il sait qu’elle déteste ça, mais jusque-là, il ne songeait pas à s’en séparer. Juste pour quelques semaines, Erio veut bien ralentir. « Café ? Ca va faire du bien à tout le monde. » Aussi, ça clôturera définitivement toutes les tensions naissantes avec les invités, tandis qu’en douceur, il s’efforce de se faire pardonner auprès de sa colocataire, en laissant une main glisser de sa main, à son bras, tout de même frustré de ne pouvoir continuer cette discussion en privé.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Jeu 26 Avr 2018 - 17:42 )
C'est sorti tout seul. Épuisée par sa nuit trop courte, décontenancée par tout ce qui vient de se passer pour Erio, pour eux deux aussi et ce en l'espace de même pas 24 heures, Lana s'est montrée maladroite, haussant le ton sans le vouloir. Delia est blessée par son comportement, Lana le voit bien et c'est la tête baissée qu'elle assiste à la scène où Erio tente de calmer tout de suite les choses. Bien sûr qu'il ne faut pas qu'elle le prenne pour elle et elle aimerait être capable de prendre la parole mais le regard ennuyé que lui lance son père la fige sur place. Adamo semble vouloir sonder sa fille, comprendre ce qui se passe à l'intérieur de sa tête pour que Lana agisse comme ça face à sa maman qu'elle aime pourtant par-dessus tout et qu'elle sait fragile. Le problème réside peut-être dans le fait que Lana ne sait pas elle-même exactement ce qui lui a pris Lana se contente de ce fait de rester interdite, s'en voulant énormément,  alors qu'Erio s'excuse presque à sa place en prenant tous les tords pour lui... Et honnêtement, elle ne comprend pas ce nouveau revirement de situation. Est-ce pour faire bonne figure devant ses parents comme il le lui a suggéré plusieurs minutes plus tôt ou est-ce que sa démarche est sincère? Lana ne saurait le dire, pas plus qu'elle n'arrive à interpréter l'origine du geste d'Erio envers elle, lorsqu'il se rapproche et la ramène contre elle. Instantanément, elle se crispe,étrangement mal à l'aise dans ses bras, mais elle ne peut pas se permettre de lui poser des questions ou même de le repousser sans tout faire capoter auprès de sa mère.  Elle vient déjà de la blesser sans qu'elle n'en rajoute davantage pour le moment. " Excuses-moi Maman. Je ne pensais pas ce que j'ai dit. " Delia répond à sa fille par un faible sourire. S'il y a bien un défaut que sa mère n'a pas, c'est d'être rancunière, mais il n'empêche qu'elle la sent quand même un peu retournée. Le ton n'est jamais vraiment monté entre la mère et la fille, pas même pendant l'adolescence de Lana qui était plutôt facile. " Y'a malheureusement peu d'astuces pour arriver à ralentir mon garçon ! Si ce n'est la volonté, ou une femme qui vous casse tellement les pieds au point de vous en dégoûter. " Comme à son habitude, Adamo semble avoir vu clair dans la situation et, pour cette fois, Lana finit par trouver agaçant qu'il soit aussi perspicace. " Ca ne marche pas à tous les coups, ça. " Nouveau ton glacial de la part de Lana. " Allez, café. " Consciente qu'il faut cependant détendre l'atmosphère, Lana se jette sur la cafetière, voyant dans le fait de servir ses parents l'occasion de s'éloigner un peu d'Erio, de prendre l'air. Elle est en colère, énormément, et peine à passer au-dessus du comportement qu'il a eu un peu plus tôt dans la cuisine. Elle est aussi frustrée de ne pas pouvoir le prendre à part pour en discuter en privé mais elle est consciente qu'une nouvelle esquive commencerait à paraître suspecte sans aucun doute. " Tiens. " Lana tend alors la première tasse à son père alors que ce dernier lui lance un regard plus qu'appuyé dont elle peine à comprendre le sens avant de se retourner vers sa mère. Avant de la servir, Lana ne résiste pas à se pencher pour lui déposer un baiser sur la joue en signe de pardon puis finit finalement son tour par Erio. " Et voilà pour toi. Tu devrais t'asseoir. " Même en colère, elle ne peut s'empêcher de lui donner des conseils qui ne seront peut-être être pas ignorés du fait de la présence de ses parents. Elle ne tarde alors pas à se précipiter sur sa propre tasse, goûtant au liquide chaud qui semble l'apaiser quelque peu et qui, elle l'espère, pourra lui ramener un regain d'énergie. " En tout cas sachez que si vous êtes fatigués à ce point, je peux rester un peu, Adamo pourra passer me rechercher. Je ne vous propose pas mes services de cuisine, vous vous en doutez, mais je peux vous avancer un peu sur le ménage, les courses, le repassage si besoin, ce genre de choses. " Cette fois-ci, ce n'est pas Lana qui lâche un petit soupir mais bel et bien son père. " Delia. Chérie... Tu tenais à les voir et je comprends, j'étais inquiet moi aussi mais tu vois ils sont là, bien vivants tous les deux. Honnêtement, je crois que le meilleur service qu'on puisse leur rendre c'est boire notre café et puis leur ficher la paix. " Adamo n'a pas sa langue dans sa poche mais le regard bienveillant qu'il lance à son épouse ainsi que la main qu'il pose sur la sienne lui signifie immédiatement qu'il n'y a rien de méchant dans ses propos, ce qui fait passer facilement la pillule. " On est vraiment fatigués, Maman. Ta visite nous fait plaisir bien sûr mais on a vraiment besoin de souffler. " Et Delia semble le comprendre, hoche la tête avant de  boire d'une traite son café et de se lever. Il n'y a pas de demi-mesure avec elle. " Tu m'appelles demain pour donner des nouvelles. " C'est au tour de Lana de consentir en hochant la tête. Les aurevoirs sont rapides mais néanmoins chaleureux alors que Delia porte une attention toute particulière au blessé du jour. Et Lana aussi, aussitôt la porte refermée. " Faut qu'on change ton bandage. L'infirmière m'en a donné un d'avance et m'a montré comment faire. " Rien de sorcier, bien qu'elle lui a conseillé de joindre une professionnelle pour les pansements en eux-mêmes. Encore une chose dont elle doit s'occuper. " Et après je nous fais à manger. " Dit-elle, en fonçant à vitesse grand V sans attendre vers son sac. Elle a besoin de s'occuper.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Jeu 26 Avr 2018 - 21:57 )
Les tensions s’apaisent, même s’il a l’impression, à travers le ton de Lana qu’elle lui en veut pour la scène dans la cuisine et elle aurait tort de ne pas lui en tenir rigueur. Il a été odieux, c’est comporté de manière blessante, alors qu’elle essayait juste de prendre soin de lui. Frustré de ne pouvoir rattraper les choses directement, Erio se contente de suivre le mouvement, prêt à venir en aide à sa colocataire qui se charge finalement de tout. La voir embrasser sa mère allège sa boule au ventre : si rien n’est arrangé entre eux, le problème entre la mère et la fille est de l’histoire ancienne. Ne s’obstinant pas, il écoute son conseil et s’assoit sans aucun commentaire, ni reproche qu’il aurait pu lui sortir quelques minutes plus tôt. Sa tasse dans la main, il boit une gorgée, tandis que Delia propose ses services, ayant la bonne volonté de les décharger et s’il trouve ça adorable de sa part, il se sent également gêné. L’imaginer laver leur sol, remplir leur réfrigérateur ne le met pas à l’aise. Heureusement, Adamo vient à la rescousse et dit tout haut ce qu’il pense tout bas. Il adore cette femme, vraiment. Il la trouve charmante, enthousiaste, toujours prête à tendre la main, aux petits soins et par-dessus tout, elle ne semble pas le juger, mais plutôt l’apprécier. Le feeling passe et au moindre souci, il sait qu’ils peuvent se tourner vers elle sans hésitation. Cela dit, il ne se voit pas accepter une telle proposition, alors qu’il se sent apte à le faire. Fatigué, certainement, mais pas paralysé. S’il se motive, il n’y a pas de raison qu’il reste allongé toute la journée et se connaissant, Erio va avoir besoin de se changer les idées. Une fois avoir appuyé les dires de son père, Delia ne tarde pas à boire son café, puis à se lever. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle veuille partir aussitôt. Erio boit à son tour le liquide chaud, puis les suit jusqu’à l’entrée, afin de les saluer. Une accolade avec Delia, une poignée de main avec Adamo qui disparaissent peu après avoir dit au revoir à leur fille. C’est fou. Elle lui en veut, semble être contrariée et pourtant, elle prend encore soin de lui. Ca le touche, lui donne envie de faire un pas vers elle, laisser tomber son ton glacial, pour lui rendre la pareille. D’un pas lent, il la suit, s’appuie de son épaule contre le mur pour l’observer prendre dans son sac ce bandage qui doit lui être changé. « J’suis désolé. » dit-il, avec sincérité, en quittant le mur pour s’approcher d’elle. Il attrape sa main, l’oblige à lui faire face. « J’me suis comporté comme un con, alors que tu veux juste bien faire. » Depuis hier, c’est les montagnes russes. Une minute, il lui parle calmement et la suivant, il s’emporte, parle sèchement. « J’vois bien tout ce que tu fais, pour moi et… Ca me touche beaucoup. J’suis désolé. » Avec tendresse, ses doigts se perdent sur sa joue, la caresse, puis il se penche vers son front pour y déposer un baiser. « T’as pris soin d’moi cette nuit, laisse-moi prendre la relève un peu. J’suis pas fait de sucre et t’as besoin de souffler un peu. » Et il sent que ce n’est pas le genre à rester les bras croisés, pourtant, il ne lui laisse aucun autre choix. Il ne se voit pas mettre les pieds sous la table en attendant que le plat lui soit servi. « Voilà l’programme. J’te laisse changer mon bandage et après j’m’occupe de toi. J’te fais couler un bain, avec bougies, musique zen, tous ces trucs pour te détendre un peu. » Acte qu’il n’a jamais fait, à l’exception de sa mère, quand il sentait qu’elle avait besoin de se détendre après avoir pris une bonne cuite. Ô grand jamais il ne pensait qu’un jour, une femme le pousserait, sans lui montrer la voie, à agir de cette façon. Lana a quelque chose en plus, de différent. Elle est unique. « J’nous commande une pizza ensuite et on s’fait un plateau télé devant le film de ton choix. » Un de ceux qu’elle aime le plus, qui ne serait pas son choix premier, mais qu’il regardera tout de même, en appréciant certaines scènes, détestant d’autres. « J’veux pas que tu sois mal. » ajoute-t-il, sentant le besoin de revenir sur ce qui s’est passé. « J’pensais pas un mot de ce que j’ai dit dans la cuisine. Que tu es épuisante, si, parfois, souvent, mais… Ce serait pas la même chose si tu m’prenais pas un peu la tête. » Et au fond, même s’il s’agace de certaines de ses réflexions, il sait très bien que ça lui manquerait, qu’il s’inquiéterait si tout devenait parfait entre eux.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Jeu 26 Avr 2018 - 23:15 )
Désolé. Erio est désolé. Son comportement de tout à l'heure n'était donc pas une comédie bien huilée pour ses parents mais bel et bien une envie de rattraper les choses. Un peu surprise, Lana feint de ne pas avoir entendu, continuant de fouiller frénétiquement dans son sac mais, très vite, Erio l'en détourne en la prenant par la main. « Ouais. Tu t'es comporté comme un con. » Boudeuse, Lana croise ses bras sur sa poitrine comme pour mieux faire entendre son mécontentement. Elle connaît pourtant le caractère bougon d'Erio, a appris à le gérer mais, aujourd'hui et ces derniers temps, c'est tout de même autre chose. Il souffle le chaud et le froid, en permanence, et Lana n'arrive même pas à comprendre comment ils ont pu en venir à s'endormir dans les bras l'un de l'autre, ensuite vivre ce froid glacial dans la cuisine pour enfin se rapprocher à nouveau. Elle peine à le suivre, le comprendre, aussi à supporter les montagnes russes qu'il fait subir à son cœur qui lui est dévoué tout entier. C'est peut-être la fatigue de la nuit qui parle, les soucis quant à l'état de santé d'Erio aussi mais, aujourd'hui, Lana manque de patience. Alors elle ne répond rien à ses excuses répétées et se contente de l'observer fixement, bougeant à peine d’un pouce malgré le baiser qu’il dépose sur sa tempe. « Je vais bien, ça va. Je gère. » Pas question en tout cas de se laisser amadouer au point de renverser les rôles, de se laisser chouchouter par Erio, même si le programme qu'il lui propose est plus qu'alléchant. Il souhaite qu'elle se détende, semble vouloir être aux petits soins pour elle mais Lana estime que ce n’est pas son rôle. C’est lui le blessé, lui qui vient de vivre une épreuve absolument terrible et il est hors de question qu’il se mette en quatre pour que, elle, se détende. Elle n’en a pas besoin. De son côté, c’est simplement un mauvais moment à passer et, ensuite, tout ira pour le mieux. « Erio, j’t’assure c’est bon. C’est gentil, j’apprécie vraiment mais j’ai pas besoin de tout ça, je t’assure. Ok pour la pizza. Et le film, on le choisira ensemble. » Ce qui ne sera sans doute pas une mince affaire, au vu de leurs goûts diamétralement opposés. Quelque part, Lana espère qu’ils en viendront à se chamailler comme à leur habitude. Ce serait le signe que tout repart à la normale, petit à petit, et qu’ils sont sur la bonne voie. C’est tout ce qu’elle souhaite, qu’ils arrivent à reprendre leur marque l’un à côté de l’autre après plusieurs longues semaines d’incertitudes. Et si elle doit faire mine de se battre pour choisir son film, ça lui va, bien qu’au fond, aujourd’hui elle s’en fiche totalement. Ce dont elle ne se fiche pas, en revanche, c’est des efforts que fait son colocataire pour revenir vers elle et, bien qu’extrêmement en colère tout à l’heure, les excuses d’Erio commence sérieusement à se faire un chemin dans le cœur de Lana. Elle préfèrerait parfois être plus rancunière, arriver à lui en tenir rigueur plus longtemps mais c’est compliqué pour elle de résister quand elle se perd dans la profondeur de ses yeux. Néanmoins, elle a conscience qu’elle ne peut pas se contenter de lui pardonner, là, comme ça, en un claquement de doigt sans plus d’explications. Elle faisait ça, avec son ex. Et là, Lana sait que ce ne serait pas leur rendre service. « C’est juste que… je ne suis pas ton punching ball, Erio. » La voix de Lana est cette fois-ci calme et posée. Elle ne souhaite pas lui faire des reproches acerbes mais simplement exprimé ce qui se passe au fond de sa tête. « J’sais plus comment je dois me comporter avec toi, franchement. Et je ne parle pas que d’aujourd’hui. Et je sais bien que j’en suis la principale responsable, de cette tension plus ou moins permanente entre nous et que j’ai accepté de te laisser du temps mais… c’est pas facile pour moi non plus tout ça, c’est tout. » Et par exprimer ce qui se passe dans sa tête, Lana entend viser large, remonter aux sources des tensions qu’il peut y avoir entre eux. Et elle sent que ce n’est pas qu’en rapport à cette fusillade, que le comportement versatile d’Erio vis-à-vis d’elle prend racine dans des évènements plus lointains encore. Il peine à lui pardonner ce qu’elle a fait, encore aujourd’hui, et c’est pour elle une des raisons pour laquelle il lui arrive soudainement d’être aussi affreux avec elle. Comme s’il continuait à le lui faire payer, en quelque sorte. Volontairement ou pas, ça elle ne le sait pas franchement. « Quant à tout à l’heure, très bien, on oublie. Je sais que ce n’est pas évident pour toi aujourd’hui par rapport à… tout ce qui est arrivé hier. Mais, s’il te plaît, ne reproduit pas mes propres erreurs. Arrête de repousser les gens qui te veulent du bien et qui tiennent à toi. » C’est ce qu’elle a fait après le drame avec Alessia. Elle a repoussé celui qui voulait sans doute le plus son bonheur à ce moment-là, lui, et vu où ils en sont à présent, Lana doute d’être un exemple à suivre. « Soulèves ton tee-shirt, s’il te plaît. Qu’on change tout ça. » Au milieu de toute cette discussion, Lana ne perd pas le nord et n’oublie pas son rôle premier : jouer à l’infirmière. Le temps de trouver plus compétente qu’elle.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Ven 27 Avr 2018 - 1:59 )
« J’suis désolé. » répète-t-il, comme si ça pouvait avoir un impact supplémentaire. Ses erreurs, il les assume, mais n’en est pas très fier. Avec un peu de recul et en se remémorant tout ce qu’il a pu lui dire, la veille, aussi maintenant, il se rend vraiment compte d’avoir été un peu trop loin dans ses propos. Qu’elle semble forte face à lui, avec sa position d’enfant contrarié, c’est une chose, sauf qu’il la sait fragile, sensible à ce qu’il peut bien lui balancer en plein visage et bien souvent, c’est sous l’effet de la colère, ou parce qu’il a justement envie de se défouler sur quelqu’un. Lana, c’est la bonne personne pour ça. Depuis qu’ils se sont retrouvés dans l’appartement, elle est constamment là, à accuser le coup à chacune de ses remarques qu’elle ne mérite pas, auxquelles elle pourrait répondre en lui rétorquant des propos tout aussi blessants, mais elle n’en fait rien. Même fâchée, avec son ton glacial, la distance prise, elle reste la femme adorable, toujours avec un mot bienveillant à son égard. Ca se voit qu’elle tient à lui, qu’elle ne lui ment pas. S’il s’écoutait, il prendrait le risque de se lancer une bonne fois, de laisser derrière eux les dernières épreuves, ou en faire une force. Prouver à Alessia que même en s’immisçant dans leur vie, elle n’a pas réussi à détruire ce qu’ils ont construit. Montrer à Fabio qu’il n’a définitivement plus sa place, que leur couple récent qui a fini par se casser la gueule n’était en fait qu’une erreur de parcours, un égarement à oublier. « J’sais bien. » Il a tendance à l’oublier un peu trop ces derniers temps. S’il l’écoute, Erio est incapable de lui donner une solution. Le problème ne vient pas d’elle, il vient de lui. Lana n’attend qu’un geste de sa part, probablement à ce qu’il mette un terme à cet éloignement de lui-même, qu’il décide de son propre chef que le temps souhaité lui a été bénéfique, mais le lui avouer, alors qu’il ne le pense qu’à moitié, ça ne sert à rien. A ce jour, il n’a toujours pas avancé d’un seul pouce, culpabilisant toujours autant de ce qui s’est passé avec son ancienne amie, de ne pas avoir été capable d’être celui qu’elle attendait, de refaire de nouvelles erreurs aussi graves, aussi. Et puis, ayant la rancune tenace, il lui en veut toujours un peu. Il se perd en ce qu’il fait et entre ce qu’il aimerait faire. Il doit cependant bien admettre que cette nuit, avec elle le prenant dans ses bras, il a mieux dormi. Elle l’apaise, autant qu’elle arrive à le pousser à bout avec des broutilles sans importance, des petites réflexions qui prennent des ampleurs impressionnantes, alors que ça ne devrait pas être le cas. « Si toi, ça va, si t’arrives à gérer, tant mieux, mais… C’est pas mon cas. J’arrive pas à passer au-dessus de ce qui s’est passé. Je t’en veux un peu… Mais j’m’en veux surtout à moi. Et j’sais très bien ce que tu vas m’dire. » Il entend encore son long discours, ses mots rassurants, sa tentative de lui faire comprendre qu’il n’est pas responsable de la folie d’Alessia, qu’il n’aurait pu prédire ce qui allait se passer. Pourtant, il a encore en tête le souhait de sa colocataire qui tourne en boucle de sa tête. Elle aurait aimé qu’il réagisse plus à ses textos, qu’il tente de la trouver et en y repensant, il se dit que, peut-être, rien de tout ça ne serait arrivé. Ou dans le moins pire des cas, Lana aurait moins souffert. « Mais ça change rien au fait que j’pense pas que je sois quelqu’un pour toi. Et d’autres fois, j’me dis que ça pourrait être le cas. » Sa réaction n’a pas été la bonne, mais il ne se met pas des œillères, n’est pas du genre à jeter ses erreurs par-dessus l’épaule, les oublier. Erio s’en servirait plutôt pour ne pas les refaire, sauf que pour le moment, il manque de confiance. En lui, en elle, en eux. Et avec cet événement où il s’est senti comme inutile, à ne pas pouvoir agir comme il aurait aimé le faire, rien ne s’arrange, tout empire. « J’ai du mal à remettre de l’ordre dans mes idées. » admet-il, les lèvres pincées. Même ce qu’il dit ne semble pas avoir de sens. « Alors c’est facile de t’foncer dedans. T’es là. J’suis désolé. Tu le mérites pas. » Ni sa méchanceté, encore moins son éloignement. Lana ne mérite absolument pas tous les récents événements. C’est la plus belle personne qui lui ait été donné de rencontrer jusque-là et il déteste ce qu’il est, en ce moment. Lui, ses doutes, son comportement, le fait d’être sur les nerfs, de l’envoyer sur les roses. « J’vais essayer… » De la laisser être là pour lui, sans qu’il ne pense à la repousser. Ca va être dur, puisque c’est son premier instinct, mais il a conscience qu’elle veut son bien. Hésitant, Erio attrape sa main et la pose sur son torse, la glissant jusqu’au bas de son t-shirt. « Fais-le toute seule. » Lentement, il accompagne sa main en-dessous du tissu, la remonte jusqu’à son nombril, puis caresse sa joue avec le bout de son nez, en murmurant au creux de son oreille : « J’ai entendu ce que tu m’as dit ce matin. » Les trois mots, cette déclaration, alors qu’elle pensait qu’il dormait. « Merci. » Référence, qui se veut légère, à la réponse de sa colocataire.


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Sujet: Re: [Terminé] Lana | Une visite des beaux-parents ( le Dim 29 Avr 2018 - 21:13 )
Bien sûr qu’il sait très bien ce qu’elle va lui dire. Si elle a été dur dans ses propos au départ, Lana a fini par se rendre compte que, dans toute cette histoire qu’elle a vécu avec Alessia, elle s’est mise à attendre un miracle mais c’était impossible. D’Erio, elle attendait beaucoup trop de choses, des réactions différentes de celles qu’ils avaient eu mais qui ne pouvaient en être autrement avec le peu d’informations qu’il avait à l’époque, ignorant que ce n’était pas Lana qui se cachait derrière ces textos. Lana l’a compris, accepté, assimilé. Mais elle a conscience que ses mots ont laissés des traces indélébiles dans la tête de son colocataire, en revanche. Pour ça, Lana s’en veut énormément. « Et je te le redirais un million de fois si nécessaire : t’es pas responsable de ce qui est arrivé. » Quant au fait de lui pardonner ce qu’elle lui a fait, Lana ne peut rien faire de plus, si ce n’est laisser faire le temps et attendre que de l’eau coule encore sur les ponts. Elle pense néanmoins être en bonne voix puisque, chaque jour un peu plus, leur relation s’améliore et les rapports se réchauffent. Quand elle repense au froid glacial entre eux deux lors du ré-emménagement d’Erio, Lana a quand même conscience qu’ils en sont loin. Ils avancent, petit à petit, même si ce n’est pas vraiment assez rapide aux yeux de la jeune femme. Elle ne souhaite pas le brusquer pour autant, hoche la tête à ses remarques ne sachant pas exactement quoi rajouter à ça. Il pense parfois qu’elle n’est pas quelqu’un pour elle ? C’est tout le contraire à ses yeux. Erio la pousse dans ses retranchements, l’amène à s’affirmer, à s’aimer telle qu’elle est, ce qu’elle n’a pas fait depuis de nombreuses années… Comment pourrait-il être autre chose qu’exactement l’homme qui lui faut ? « J’comprends.  C’est bon, on oublie je t’ai dit. Et on arrête de s’enfoncer dans ce genre de mauvais travers. » Lana sait bien que ce n’est pas facile pour lui, qu’il a du mal à gérer ce genre de choses mais elle ne veut pas devenir la victime involontaire de ces indécisions. Ca lui fait trop de peine et, à force, elle a peur que cette colère temporaire ne se transforme en véritable rancœur, tenace. Lana ne veut pas prendre le risque d’en arriver là. « J’aime quand on se chamaille, attention… Mais ça n’a rien à voir avec ce qui s’est passé plus tôt dans la cuisine. » Tout est dit et Lana croit vraiment aux efforts qu’Erio lui promet de faire quand, tout à coup, la discussion prend un tout autre tournant. « Erio… » Elle voudrait lui dire d’arrêter, s’apprête à le faire mais l’aveu qui suit de la part de son colocataire la surprend tout à coup. Les quelques mots qu’elle a murmurés n’étaient pas destinés à être entendu alors, mal à l’aise, Lana se met à rougir comme une pivoine même si elle ne peut pas s’empêcher de lâcher un sourire dans un souffle à ce qu’il lui dit par la suite. « Je.. Je ne savais juste pas comment réagir aux deux bombes simultanées que tu m’avais lancée, tu comprends ? » Et elle s’est montrée maladroite, comme souvent. Elle espère cependant qu’Erio ne lui en tiendra pas rigueur. « Par contre, il faut vraiment que tu arrêtes… ça. Erio, je veux bien faire tous les efforts du monde, te laisser du temps pour réfléchir, je suis prête à tout ça je te l’ai dit, mais tu ne me rends pas vraiment service en agissant comme ça. » En initiant des rapprochements auxquels elle ne peut se résigner à mettre un terme. Cette tendresse, de sa part, lui fait un bien fou mais, d’un autre côté, ça lui resserre le cœur de savoir qu’il n’a pas changé d’avis, qu’il n’a pas avancé. Alors, à regret, Lana se décide à être forte, à reculer d’un tout petit pas même si prendre ses distances lui est douloureux. « Enlèves ton tee-shirt. S’il te plaît. » Le regard qu’elle plonge dans celui de son colocataire se veut implorant. Il se doute bien d’à quel point ça lui coûte de faire ça.


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