Revenir en haut
Aller en bas


 

- sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3069-vito-o-mayday-prepare-for-impa http://www.ciao-vecchio.com/t3095-vito-o-somewhere-only-we-know
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : sebastian stan + ava by ifUCmaud and crackship by mrs.chaplin, gif from tumblr.
Je suis absent-e : présence réduite jusqu'au 10/09.
Multi-comptes : donatello, vincenzo & frederico
Messages : 374 - Points : 246

Âge : trente-six ans.
Métier : pilote de ligne pour la compagnie alitalia.
Sujet: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Ven 27 Avr 2018 - 0:49 )
dalia & vito
sometimes, we gotta do what we gotta do

15h48 Que de précision - « On décolle dans une heure. Je crois que je devrais être de retour vers vingt-deux heures. Tu m’attends ? » Deux jours à l’extérieur, ce n’est pas tant. J’ai fait pire. Mais j’ai hâte d’être de retour chez moi, avec elle. Ce qui, malheureusement, se fait rare ces derniers mois. Pas que je n’ai pas envie de la voir, mais souvent, on se retrouve et on se prend la tête. L'envie de revenir à la maison pour me battre à nouveau n'est pas toujours présente. Là, depuis notre dernière dispute, ça semble bien aller. Je préfère en profiter avant qu’on fasse une rechute. C’est triste de penser comme ça, mais je me prépare à toute éventualité. Je continue de garder espoir, mais souvent, je me prends un mur et ça devient difficile de se relever. Alors, ça m’a fait un peu chier qu’on m’envoie à l’extérieur pour deux jours à Moscou. En plus, que le lendemain, j'ai un petit aller-retour à Milan. Oui, je devrais profiter du voyage que ça me fait, mais bon. Ça fait plus vingt fois que j’y vais, j’ai vu ce qu’il y avait à voir, là je m'emmerde plus qu'autre chose. Surtout que je bosse avec une équipe différente. J’aurais voulu que Dalia m’accompagne, pour nous offrir un petit voyage, changer d'air. Honnêtement, nous en aurions besoin. Mais elle avait des trucs à faire de son côté et puisque c'était important, elle ne pouvait pas se permettre de venir. Prochaine fois alors. « Et sinon, pour les photos, regarde sur mon ordi. J’en ai du photoshoot de Luca. » dis-je en revenant sur notre discussion de tout à l’heure. « Tu te rappelles du mot de passe ? » Le nombre de fois que je lui ai donné lorsqu’elle faisait ses crises de jalousie et que je voulais prouver mon innocence en lui demandant d’aller jeter un coup d’œil à mes messages. Comme ça, lorsqu’elle s’inquiétait, elle avait la permission d’aller voir. Si elle l’a déjà fait, je ne sais pas, mais bon. Je n’ai rien à cacher quand même. Je lève les yeux vers mon collègue que me fait signe de le rejoindre. « Je vais devoir te laisser, on se voit plus tard. Je t’aime. » Je souffle doucement avant de raccrocher après qu'elle me retourne les trois mots qui me font sourire.

23h34 - Je passe enfin ma porte d’entrée, valises en main, heureux d’être de retour. À l’intérieur, c’est le calme total. Les lumières sont fermées, ce qui signifie que Dalia doit être dans la chambre. Je monte alors à l’étage, c’est aussi sombre qu’en bas, sous ma porte, je n’aperçois pas de lumière non plus. Donc, Dalia a sûrement opté pour le sommeil et non pour l’attente. Il est tard, je peux comprendre. J’ouvre la porte et la voit, sous la couverture, dos tourné vers le mur. Un mince sourire espiègle vient se dessiner sur mes lèvres. Je referme la porte derrière moi, laissant mes valises tout près. Je me débarrasse de mon t-shirt et de ma chemise pour venir me glisser sous la couette et vient me blottir contre son dos. Ma tête se réfugie dans son cou. « Hey. Tu m'as manqué. » Je lui murmure à l’oreille avant de déposer un baiser sur sa nuque. Puis, un autre et un autre, passant de sa nuque à ses épaules, au haut de son dos. Ma main lui caresse doucement les côtes, puis les hanches. Je devrais me coucher moi aussi, vu que demain j'ai un autre vol. Mais c'est en après-midi, j'ai le temps de me reposer le matin. De plus, ça fait deux jours, et demain, je risque d'être de retour tard aussi. Et puis, marié ou pas, un homme reste un homme et ses préoccupations restent les mêmes. Ce qui peut être un des désavantages de mon boulot. « Désolé du retard. » dis-je en la sentant se réveiller petit à petit. « Tu ne m'as pas attendu ?. » Je suis loin de la reproche, plutôt un ton amusé avant d'embrasser son cou à nouveau, cherchant à la réveiller un peu plus. Sauf qu'elle ne semble pas trop réceptive à mes tendresses. « Tu veux que je te laisse dormir ? » Si elle n'est pas d'humeur à ça, je ne peux rien y faire. Je vais prendre mon mal en patience.

code by mrs.chaplin/gif on tumblr







DALIA & VITO ☽ neither of us is happy, but neither of us wants to leave. so we keep breaking one another and calling it love.
Revenir en haut Aller en bas
Dalia IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3135-dalia-mais-qu-est-il-advenu-du http://www.ciao-vecchio.com/t3153p10-dalia-what-we-had-at-the-beginning
ID : Mary
Faceclaim : Crystal Reed + ©dark dream
Multi-comptes : Lana la fleur bleu, Lucy la sportive & Leila la peste
Messages : 48 - Points : 115
Âge : 33 ans
Métier : Romancière
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Dim 29 Avr 2018 - 20:45 )
Les photos de notre mariage. Ca fait quelques mois que je souhaite y jeter de nouveau un coup d’œil histoire de changer celle qui trône sur la cheminée de notre salon depuis bientôt 4 ans. Peut-être est-ce une manière de vouloir artificiellement renouveler notre couple qui bat de l’aile mais cette obsession a commencé à me tiquer depuis que rien ne va plus entre Vito et moi. Ces derniers jours semblent être cependant plus calme mais… n’est-ce pas simplement avant une prochaine tempête ? J’espère que non. Et pourtant, alors que je viens d’ouvrir l’ordinateur de mon mari et que j’observe nos photos depuis quelques minutes, mon instinct commence déjà à me titiller pour ouvrir internet et jeter un coup d’œil à son historique. « Allez Dalia, arrêtes. Sois forte. » Qu’est-ce qui cloche chez moi, sérieusement ? On est en train de vivre une petite bouffée d’air frais, on tente de faire des efforts l’un et l’autre mais voilà que mes vieux démons me brûlent les doigts jusqu’à me forcer à faire ce que je ne dois pas faire. Le cœur à 100 à l’heure, je ne tombe au départ que sur des choses sans intérêts, se rapprochant de recherche classique et tout à fait banal. Et puis là, soudainement, ce site. Qui m’amène sur cette vidéo. Mon sang ne fait qu’un tour, alors que je ne cherche même pas à trouver des excuses à Vito, fermant violemment l’ordinateur pour quitter le bureau. Cette putain de photo attendra plus tard, c’est certain. « Bordel, Sienna, ramasses un peu tes merdes ! Je ne suis pas ta bonniche ! » Et la première victime de mon agacement n’est autre que ma belle-sœur qui, pour ma défense, laisse effectivement traîner ses affaires un peu partout. Rien que dans le salon, je vois un pull sur le canapé, une veste sur une chaise, des papiers traînant éparpillés sur la table de la salle à manger… « Oh ça va, détends-toi, un peu. » Sauf que non, je ne me détends pas. Mon regard noir semble réussir à la convaincre de bouger ses fesses et, à peine une heure après, la voilà qui s’explique pour me laisser ruminer en paix. Les heures ont beau passé, rien ne s’arrange quant à ma mauvaise humeur qui a tendance même à augmenter. Pas même la télévision et les émissions de télé réalité à la con n’arrive à me distraire des images qui tournent en boucle dans ma tête et, à bout de force, il est à peine 23h00 quand je vais me coucher, constatant le retard de mon mari. Qu’il reste là où il est, franchement.

Mais non. Une trentaine de minutes plus tard et alors que je fais expressément semblant de dormir, Vito ne trouve rien de mieux que de partir bille en tête dans l’espoir de me réveiller. Je feins de grogner, pensant qu’il comprendra mon message mais mon mari se montre très entreprenant quant à satisfaire son envie de câlin du soir. Etrangement, avec les images qui ne cessent de tourner dans ma tête, je suis clairement moins emballée. « Ouais c’est ça, Vito. Je veux que tu me laisses dormir. » Le ton que j’emploie est sans équivoque mais trop ferme aussi pour une femme qui vient juste de se réveiller. Je suis en train de griller ma couverture. « Mais bon, pour t’occuper, tu n’as qu’à aller faire un tour sur s’envoyerenl’air.com ou un truc du genre. Je suis sûre que tu trouveras quelque chose à ton goût. » Un site porno. C’est sur un site porno que mon œil s’est arrêté à la cinquième adresse. Et la vidéo que j’ai pu apercevoir n’avait rien d’anodine. « Tes collègues sont aussi bonnes au moins dans la réalité j’espère ? Et généreuse aussi ? » De colère, je me redresse en position assise, lui envoyant mon regard le plus noir. Du porno avec des hôtesses de l’air. Des hôtesses de l’air ! Au vu de notre passif, de mes crises de jalousies à répétition, c’est comme un couteau dans la poitrine.
Revenir en haut Aller en bas
Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3069-vito-o-mayday-prepare-for-impa http://www.ciao-vecchio.com/t3095-vito-o-somewhere-only-we-know
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : sebastian stan + ava by ifUCmaud and crackship by mrs.chaplin, gif from tumblr.
Je suis absent-e : présence réduite jusqu'au 10/09.
Multi-comptes : donatello, vincenzo & frederico
Messages : 374 - Points : 246

Âge : trente-six ans.
Métier : pilote de ligne pour la compagnie alitalia.
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Lun 30 Avr 2018 - 7:02 )
dalia & vito
sometimes, we gotta do what we gotta do

Home sweet home ! Voyager, dormir à l’étranger, c’est cool. Mais il n’y a rien de mieux que de retrouver son lit douillet, avec ma douce moitié dans mes bras (il peut se rattraper dans la narrative, ça compte ?). Disons que les oreillers dans les chambres d’hôtel sont loin d’avoir le même effet. Quoique le côté plus moelleux peut s’avérer plus confortable, mais ce n'est rien comparé à la chaleur de sa peau, son coeur qui bat contre ma main, ses cheveux qui me viennent me chatouiller le nez mais susceptible de m'agacer après plusieurs fois. Donc, certainement, après deux jours sans avoir pu profiter de cette compagnie nocturne que j’aime tant, j’ai envie d’y remédier. Comme tout être humain – pour ne pas pointer les hommes du doigt, les femmes sont toutes aussi pires, elles le cachent mieux c’est tout –, j’ai des besoins. Je tente de partager ce désir avec ma femme, profitant de cet instant que nous avons avant que je reparte et revienne à une heure aussi tardive demain. Je tente de la réveiller avec tendresse, mais apparemment, elle n’est pas du même avis que moi. Normalement, j’aurais laissé passer, me contentant de me blottir contre elle, mais je tique à ses paroles. Attends, elle faisait semblant de dormir elle ? Parce que je connais Dalia et j’ai assez entendu sa voix de « réveil » pour savoir qu’en ce moment, elle ne vient pas de se réveiller. Mon retard l’a peut-être énervé... Je ne sais pas, mais je préfère éviter d’en faire un drame. Encore une fois, elle n’est pas du même avis. « Attends, quoi ? » Elle vient sérieusement de m’envoyer bouler en me conseillant d’aller me soulager avec un porno ? Bah voyons... « Pourquoi je ferais ça ? » Oui, ça m'arrive de fréquenter ce type de site, lorsque je suis longtemps à l'étranger, qu'elle n'est pas là et que l'envie me prend. Par contre, je garde ça pour moi, parce que je n'en suis pas fier. Mais bon, en ce moment, elle est là et même si elle n’en a pas envie de son côté, je veux tout de même profiter de sa présence. Son énervement prend plus d’ampleur, elle se redresse pour s’asseoir, tandis que je me tourne sur le dos d’un soupire, un regard confus sur elle, à sa deuxième pique inattendue. « Mais de quoi tu parles ? » Sérieusement. J’ai manqué un épisode ou quoi ? On s’est parlé il y a huit heures et tout se passait bien. Qu’est-ce qui a pu se passer pour qu’elle m’en veuille alors que je n’étais même pas là pour faire quoi que ce soit ? Après bon, suis-je vraiment surpris ? C’est du Dalia tout cracher. Tout va bien et tout d’un coup, tout va mal. Comme une bombe. Mais là, j'avoue être dans l'innocence, ne sachant vraiment pas d'où elle ressortait les hôtesses et ses commentaires à la con qu'elle me sort habituellement dans ces crises de jalousie. Irrité par ce revirement de situation auquel je ne m'attendais pas du tout, je viens frotter mes yeux et laisse tomber mon bras lâchement sur le lit. « Tu veux vraiment faire ça maintenant ? Je viens de revenir, on peut pas juste... j'sais pas... ne pas se prendre la tête ? » Pour une fois... Ça allait bien depuis quelques jours, elle ne voulait pas que ça continue comme ça. Faut croire qu'elle aime se prendre la tête. Bientôt, elle va recevoir son diplôme et pourra peut-être trouver un job dans le domaine. Ça la défoulerait un peu, non ? J'arrêterais d'être son punching ball d'insécurité. « Et pour répondre à ta question, avant que tu penses que je l’évite et que j’te cache des choses : je ne sais pas si elles sont bonnes et je m’en fous. Je t’ai toi et c’est tout ce qui compte. » Parce que clairement, elle me fait une crise de jalousie pour je-ne-sais-quelle raison et je dois me répéter pour la millième fois. Oui, je bosse avec des hôtesses de l’air. Oui, elles sont jolies. Non, je n’ai pas envie de coucher avec elle. Apparemment, c'est chacun notre tour. Moi, la semaine passée. Elle, aujourd'hui. Faudrait que je pense à préparer mes arguments pour la semaine prochaine. Je devrais essayer de la réconforter, mais puisque je ne comprends rien et qu'elle me fait la tête alors que je viens de m'absenter deux jours, ça m'énerve. Ce n'est pas comme si c'était la première fois, ça devient la routine à force.

code by mrs.chaplin/gif on tumblr







DALIA & VITO ☽ neither of us is happy, but neither of us wants to leave. so we keep breaking one another and calling it love.
Revenir en haut Aller en bas
Dalia IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3135-dalia-mais-qu-est-il-advenu-du http://www.ciao-vecchio.com/t3153p10-dalia-what-we-had-at-the-beginning
ID : Mary
Faceclaim : Crystal Reed + ©dark dream
Multi-comptes : Lana la fleur bleu, Lucy la sportive & Leila la peste
Messages : 48 - Points : 115
Âge : 33 ans
Métier : Romancière
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Dim 6 Mai 2018 - 15:45 )
Vito fait l’homme surpris et forcément, moi, ça m’agace encore plus. C’est bien les mecs, ça, a ne pas assumer leur acte, à se défiler quand on demande des réponses et qu’on n’obtient que de nouvelles questions. Il veut donc que j’y réponde à sa place, c’est bien ça ? Pas sûre que mon discours lui plaise en revanche. « J’sais pas un petit coup d’œil par ci par là, ça fait toujours du bien non ? » Le pire c’est, qu’en soit, je m’en fous royalement. Qu’il mate du porno. Vito est peut-être mon mari mais c’est un homme avant tout et je connais suffisamment la vie pour savoir pertinemment que tout n’est jamais aussi rose que dans mes romans d’amour. Que les hommes ne se nourrissent pas que d’amour et d’eau fraîche et que les besoins primaires sont là, aussi. Plus pressants, plus importants que chez nous les femmes la plupart du temps. Et avec un mari à l’extérieur la moitié du temps, croyez-moi, je ne me fais pas d’illusion. Je préfère même carrément ça à des aventures charnelles avec des femmes bien réelles cette fois. Et puis quoi ? Moi aussi, il m’arrive d’imaginer des choses dans mon bain. De me faire des scènes particulièrement intéressantes avec un Georges Clooney, par exemple. Je suis plus cérébrale, je n’ai pas vraiment besoin d’image, seule mon imagination qui vagabonde peut me suffire. Donc non, ce n’est pas vraiment ça le problème, en soit. Le problème c’est QUI se trouvait sur ses fameuses vidéos. Un pilote. Une hôtesse… Ahem, non, DES hôtesses. Plus on est de fous, plus on rit non ? « Oh tu ne vois pas de quoi je parle ? Vraiment, Vito ? Allez, essayes vraiment, parce que là c’est ta dernière chance. » Je lui parle de ses fantasmes qui se rapprochent trop de son boulot au quotidien. Qui me ramène à mes pires insécurités, qui me donnent envie de me précipiter à l’aéroport et d’aller voir ses grognasses une par une pour leur rappeler que mon mari est hors limite. Est-ce que j’ai eu tord de le croire, toutes ses années ? Est-ce qu’il ne me cache finalement pas quelque chose que je n’aurais jamais dû savoir ? C’est compliqué, d’être certaine. Avec notre couple qui ne cessent de céder un peu plus face à nos tensions internes, je doute, forcément. Un peu plus chaque jour. J’me dis que finalement, Vito finira par se rendre compte qu’il peut trouver mieux que moi, ailleurs. Que son désintéressement soudain à ma passion, à ce qui est devenu mon travail, n’est peut-être qu’un désintéressement de toute ma personne tout court. Alors bien sûr que oui, on va se prendre la tête ce soir. Car cette dispute n’est qu’un énième appel au secours de ma part. « C’est trop facile, Vito. C’est pas parce que tu n’es pas là souvent, que tu dois échapper à tes conneries quand tu reviens sous prétexte de profiter des instants qu’on a ensemble. » J’aimerais pourtant. Etre capable de faire comme si de rien n’était, me blottir dans les bras de mon mari, goûter à sa peau que je reconnaîtrais les yeux fermés… Mais notre étreinte n’aurait qu’un goût amer, à l’heure actuelle. Je n’ai jamais été douée pour faire semblant, c’est comme ça. Contrairement à d’autres femmes, je ne suis pas une bonne simulatrice. « Ah oui ? Alors ça c’est la meilleure ! Parce que ce n’est pas ce que dis ton PC. » Ma voix est grave, mon regard gronde. Quand est-ce qu’il va avouer, hein ? Il compte me prendre pour une idiote encore longtemps ? « En cherchant les photos, je suis tombée sur ton historique internet. » Bon ok, pas vraiment tombé par hasard. J’ai fouillé, clairement, mais après tout Vito devait bien s’y attendre. Il connaît mes sales manies, qui l’agace au plus haut point, mais qui sont plus fortes que moi. « Et notamment cette charmante vidéo intitulé si justement le pilote et ses hôtesses s’envoient en l’air. Marrant le jeu de mots, hein ? » Sauf que je ris jaune, moi. Voir pas du tout.
Revenir en haut Aller en bas
Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3069-vito-o-mayday-prepare-for-impa http://www.ciao-vecchio.com/t3095-vito-o-somewhere-only-we-know
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : sebastian stan + ava by ifUCmaud and crackship by mrs.chaplin, gif from tumblr.
Je suis absent-e : présence réduite jusqu'au 10/09.
Multi-comptes : donatello, vincenzo & frederico
Messages : 374 - Points : 246

Âge : trente-six ans.
Métier : pilote de ligne pour la compagnie alitalia.
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Sam 2 Juin 2018 - 7:04 )
dalia & vito
sometimes, we gotta do what we gotta do

Me taire, ça serait si simple. Après toutes nos disputes, je devrais apprendre à ignorer les piques, mais je n’y arrive jamais. À chaque fois, je dois poser des questions, comprendre et chercher une justification à ce qui l'énerve ou la tracasse. Ce soir, j’aurais pu laisser tomber, lui tourner le dos et dormir paisiblement, la laissant avec sa petite crise. Beaucoup ferait ça. Fuir la dispute. Mais après quoi ? Ça risquerait d’être pire demain. Puis, bon, mes instincts ont appris à lever la garde dès qu’elle me blâme pour je-ne-sais-quoi. Et dans ce cas-ci, je ne saisis pas sur le coup. Elle s’attend à quoi, aussi ? Je passe deux jours à l’étranger, tout allait bien entre nous – aux dernières nouvelles - jusqu’à mon retour. Et là, elle préfère m’envoyer bouler en me proposant des sites pornos. Je suis censé y comprendre quoi ? À sa question, je me contente de la regarder. C’est une question piège ? Si je dis que, oui, ça fait le boulot, elle va peut-être le prendre personnel. Si je dis non, elle va dire que je mens. Ce qui ne serait pas faux. Oui, ça m’arrive d’en regarder de temps en temps. Surtout lorsque je pars à l’étranger pendant quelques jours. Bah quoi ? Nous avons tous des besoins à combler, c’est naturel. « Ça peut faire le boulot, oui. » Tout ce que j'arrive à répondre. Puis, la question suivante m'agace encore plus. Et nous voilà de retour à la case départ. Elle pense que je l'ai trompé pendant mes deux jours à l'étranger ? Ça ne serait pas la première fois et ça ne risque pas d'être la dernière. Je reviens du boulot, on me fait un interrogatoire et je dois lui prouver que je suis innocent. Que j'ai été sage, que je ne pensais qu'à elle, que les autres filles ne sont que des collègues. Mais à quoi bon lui répéter si elle ne me croit pas ? Honnêtement, ce soir, je n'en ai pas envie et je lui en fais part. Bien entendu, ma proposition d'un retour sans prise de tête est vite refusée. « C'est vrai que se disputer et se faire la gueule pour les prochains jours est une bien meilleure idée. » C'est tout ce qu'on sait faire, autant perfectionner notre nouveau talent. Sauf que je sais qu'à sa place, je ferais surement la même chose. Tout de suite l'interrogatoire, même si je sais que cela engendra une nouvelle dispute. C'est l'un de nos problèmes. Nous sommes directs et on veut des réponses tout de suite pour nous rassurer. Et même si on passe les prochains jours en froid, on se sent un peu plus léger, mais trop fier pour l'avouer. Je reviens alors à sa fameuse question pour la rassurer ou peu importe ce qu'elle cherche. Sa réponse ne m'aide en rien à comprendre. « De quoi, mon PC ? » Mais dès que je prononce ces mots, ça me revient. Elle a utilisé mon PC aujourd'hui. Elle a dû tomber sur un truc, mais quoi... Je n'ai rien à cacher. Et les vidéos sexuelles dont elle me soupçonne de regarder se font sur un navigateur privé. Parce que même si ce n'est pas mal de regarder, une petite partie de moi ne l'assume pas complètement. Elle enchaîne avec ce qu'elle a trouvé dans mon historique web, que je n'ai pas été aussi prudent que je le croyais et que je suis maintenant grillé... « Tombée sur mon historique internet en cherchant des photos... Mais oui, voyons. Et en cherchant de la musique, t'es tombée sur mes mails ? » J'ignore totalement ma connerie pour me concentrer sur ses torts à elle. Quoique je lui ai toujours dis qu'elle pouvait regarder, que je n'avais rien à cacher. Maintenant qu'il y a du matériel à justifier, l'idée est beaucoup moins intéressante. Je me redresse légèrement, m'appuyant sur mon avant-bras, les yeux accusateurs sur elle. « Tu m'fais toujours pas confiance, tu dois consulter mon historique ? » Et d'ailleurs, je me demande si ce n'est pas la première fois. Après tout, cette vidéo, je l'ai regardé il n'y a pas très longtemps. Donc, il se pourrait très bien qu'elle le fasse régulièrement. Je pensais que le simple fait d'avoir accès à mon PC allait la rassurer. Je m'étais trompé... « Et puis, ça fait quoi que je regarde ces vidéos ? Tu vas me dire que, depuis qu'on est ensemble, t'en as jamais regardé, seule ? » J'imagine un peu mal Dalia regarder ces images. Elle serait plutôt du genre à s'imaginer sa propre scène, se faire un scénarios digne d'un livre. Elle ne se contente pas de scénarios pourris incluant une secrétaire en manque. « Oh et sache qu'avoir lu les Fifty Shades, ça revient au même. » Ce n'est pas parce que ce n'est pas sur un site rempli de virus que c'est mieux !

code by mrs.chaplin/gif on tumblr







DALIA & VITO ☽ neither of us is happy, but neither of us wants to leave. so we keep breaking one another and calling it love.
Revenir en haut Aller en bas
Dalia IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3135-dalia-mais-qu-est-il-advenu-du http://www.ciao-vecchio.com/t3153p10-dalia-what-we-had-at-the-beginning
ID : Mary
Faceclaim : Crystal Reed + ©dark dream
Multi-comptes : Lana la fleur bleu, Lucy la sportive & Leila la peste
Messages : 48 - Points : 115
Âge : 33 ans
Métier : Romancière
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Dim 3 Juin 2018 - 21:17 )
Les vieux couples et la perte des illusions, c’est peut-être ce qui est en train de nous arriver à nous, ce soir. Une pierre de plus qui casse le mythe de notre histoire magique et si idéal en apparence pour les autres. Mais non. Vito n’est qu’un homme, avec ses besoins, ses instincts qui l’amènent parfois à consulter ce genre de site et moi je ne suis qu’une femme ridiculement jalouse et en colère. Contre lui, contre sa manière de faire comme s’il n’y a rien de grave et c’est peut-être le cas, au fond. Mais c’est grave, pour moi. Pas le fait qu’il aille sur ses sites en lui-même mais plutôt le type de vidéo qu’il a choisi de regarder et qui m’amène vers mes plus grandes craintes. Je me sens à nouveau la femme que j’étais il y a deux ans, peu sûre de moi et tellement en échec dans ma vie professionnelle que je doutais aussi de l’être dans ma vie privée. Ses collègues en jupe et décolleté affriolant ont été la cristallisation de tous mes doutes et là, avec sa putain de vidéo à la con, mon insécurité revient. Pourquoi a-t-il fait ça ? Rêve-t-il aussi d’être dans cette situation, y-a-t-il des femmes au boulot qui lui déclenchent ce genre d’envie ? Quelques fois, je me dis que Vito aimerait peut-être être comme Dante, célibataire et libre de tremper son pinceau où il le désire. Pas forcément pour le faire à tour de bras mais plus pour ressentir cette liberté possible, mais non. Je suis bel et bien là avec ma bague bien accrochée à mon annulaire et je n’ai aucun projet qui vise à la quitter. « Faire le boulot ? La classe. » Est-ce que moi, aussi, je me contente simplement de « faire le boulot » ? J’en viens même à lui reprocher en silence de me considérer comme un objet, comme un dû avec qui il estime devoir réaliser son droit de cuissage. J’en fais des caisses dans ma petite cervelle, noircit le tableau en lui inventant des intentions bien différente du mari qui cherche simplement la tendresse de sa femme. Et je m’énerve, encore, toujours un peu plus. « Peut-être pas une bonne idée mais c’est comme ça. Et c’est de ta faute. » Et un peu de la mienne aussi, à être incapable de passer outre, d’endormir  mes craintes. Je pourrais me raisonner, croire en la fidélité de mon mari mais non, il est finalement bien plus facile de retomber dans mes plus mauvais travers. Comme avec cette fouille intempestive de l’historique de son PC, par exemple. J’aurais pu m’empêcher, j’aurais pu être raisonnable mais c’est comme s’il y avait quelque chose de plus fort que moi qui me pousse à toujours tout remettre en question. En tout cas Vito, lui, ne semble pas vouloir le faire pour lui-même, rejetant tout sur moi. « Ne change pas de sujet, Vito ! Ne retourne pas la situation en essayant de te faire passer pour la victime ! » Parce que c’est quand même moi qui ait mon mari qui se fait du bien en s’imaginant avec des collègues de boulot. Ce qui le fait vibrer est trop proche de la réalité pour que ça n’en soit pas inquiétant. « Et non pour ton info,n je regarde pas ces trucs-là. » Mais encore une fois, ce n’est pas le problème. Vito semble passer complètement à côté de l’information que je tente de lui donner. « On s’en fout que ça revient au même parce que non, ce n’est pas le cas ! Fifty Shade n’est pas l’histoire d’une écrivaine qui se tape son éditeur ! » Ca reste de la pure fiction, éloigné de mon quotidien. Mais oui, il est vrai que la lecture des aventures de Christian Grey m’a quelque peu émoustillée. « Pourquoi cette vidéo Vito ? Dis-moi pourquoi celle-là ! T’aimerais pouvoir faire pareil avec tes collègues en plein vol, c’est ça ? » Il est là, le véritable enjeu : le choix de la vidéo, ce qu’elle montre. A-t-il envie de le reproduire ?
Revenir en haut Aller en bas
Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3069-vito-o-mayday-prepare-for-impa http://www.ciao-vecchio.com/t3095-vito-o-somewhere-only-we-know
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : sebastian stan + ava by ifUCmaud and crackship by mrs.chaplin, gif from tumblr.
Je suis absent-e : présence réduite jusqu'au 10/09.
Multi-comptes : donatello, vincenzo & frederico
Messages : 374 - Points : 246

Âge : trente-six ans.
Métier : pilote de ligne pour la compagnie alitalia.
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Mer 27 Juin 2018 - 21:41 )
dalia & vito
sometimes, we gotta do what we gotta do

Les mots... Je dois faire gaffe, car Dalia maîtrise parfaitement l’art de me les remettre en plein gueule. Faut dire que ma femme maîtrise beaucoup de choses... et malheureusement, celles-ci ne s’avèrent pas toutes positive pour moi. J’avais enfin trouvé mon lit, prêt à lui démontrer combien elle m’a manqué durant ces deux derniers jours. Apparemment, ce n’est pas réciproque. Je lui montre un brin d’affection et c’est comme si je commettais un crime. « Tu sais ce que je veux dire. » Je lui lance alors qu’elle semble prendre le commentaire de façon personnelle. Elle n’est pas conne, elle sait qu’en voyage, il m’arrive de devoir me débrouiller tout seul, puisqu’elle se trouve à des centaines de kilomètres. C’est déjà mieux qu’aller voir ailleurs. Beaucoup aurait opté pour cette option, sachant que leur femme n’est pas dans les parages. C’est triste, mais c’est ainsi. Pas moi ! Je reste fidèle, je fais mon possible et ça me tombe quand même dessus. Je lève les yeux lorsqu’elle me fait porter le blâme. Ça ne sert à rien de me défendre là-dessus, c’est toujours de ma faute. Par contre, lorsqu'elle dévoile ses raisons, je me sens un peu plus petit dans mes souliers... Comme tout mec se faisant surprendre, même si on sait que nos femmes ne sont pas dupe. Pourtant, il y a peine quelques secondes, j'assumais regarder ce genre de vidéos. Mais maintenant qu'elle en a la preuve, c'est plus délicat... Je me sens obligé de venir me défendre, sans lui procurer de justifications. De toute façon, il y a-t-il une bonne justification ? Pour le coup, je me sens con. De ne pas avoir fait gaffe. Comment ai-je pu oublier de mettre la fenêtre privée ? « Une journaliste qui se tape un mec riche, une écrivaine qui se tape son éditeur. Où est la différence ? L'idée est là quoi... Vous lisez pas ça pour l'histoire. » Je ne connais rien de ces livres. Après tout le buzz que ça a fait, pas besoin de le lire, tout le monde en parle. Et lorsqu'ils en parlent, ce n'est pas pour dire à quel point le couple est mignon. Du tout. Sauf que là n'est pas réellement ce que tente de me faire comprendre ma femme. Elle me le fait rapidement comprendre que ce n'est pas le fait que je regarde des vidéos dans le genre, mais il s'agit de la vidéo choisi qui cause problème. Ah, seigneur... Here we go again. Les hôtesses, que les hôtesses. Comme quoi je passe mes vols à fantasmer sur elles, à me demander si je pourrais la prendre dans les cabines ou peu importe où. « Tu veux bien arrêter avec les foutues hôtesses de l'air ? » Le mari parfait se serait calmé, aurait voulu la réconforter avec de belles paroles. Et bien, vous savez quoi ? Je ne suis pas parfait et je commence à en avoir ras le bol de ces fausses accusations qui ne cessent de se répéter. J'ai opté pour la manière douce de lui faire comprendre, on voit que ça a beaucoup aidé. On se porte très bien !! « Tu me prends pour qui, sérieux ? Un pervers ? » Parce que si son hypothèse serait vraie, j'aurais un fichu problème. « J'ai vu la vidéo. J'ai cliqué dessus ! C'est tout ! » Honnêtement, je ne sais plus quoi dire pour me rattraper, pour lui faire comprendre. Ça ne sert à rien. C'est simple. Cette conversation ne prendra jamais fin. Oui, ce soir, on va aller au lit, mais demain est un autre jour et qui sait ce qu'elle va me reprocher d'ici-là. C'est alors que j'abandonne, comme toujours. Je me débarrasse des couvertures, rageant légèrement dessus à essayer d'en sortir mes jambes. « Je vais aller dormir dans la chambre d'ami. Comme ça t'aura la paix et je n'aurais pas à entendre tes scénarios à la con. » Je me redresse du lit, la mâchoire serrée. C'est triste de savoir que je n'ai même plus la volonté de me battre. Que j'abandonne aussi facilement. J'ai beau le nier, je commence à perdre espoir et j'ai l'impressions qu'en quittant cette chambre, je gagne du temps. J'ai un poids sur le coeur alors que je me mets en direction de la porte, mais je m'arrête à mi-chemin. En fait, non. Je n'ai pas terminé. Je me retourne vers elle et me rapproche du lit. « Tu sais quoi ? Je commençais à croire que j'étais peut-être le problème, que je devais faire des efforts, mais en fait non. C'est toi le problème ! Quand tout va bien, c'est toi qui part en live pour n'importe qu'elle connerie. Oui, j'ai regardé une vidéo impliquant un avion et des hôtesses. Oui, peut-être qu'à un moment, je me suis imaginé à la place du pilote. Mais jamais, n'ai-je imaginé mes collègues à leur place ! » Mon visage est crispé, je vois noir alors que je crache mes paroles sous l'emprise de la colère. Bah voilà, le vase a débordé...

code by mrs.chaplin/gif on tumblr







DALIA & VITO ☽ neither of us is happy, but neither of us wants to leave. so we keep breaking one another and calling it love.
Revenir en haut Aller en bas
Dalia IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3135-dalia-mais-qu-est-il-advenu-du http://www.ciao-vecchio.com/t3153p10-dalia-what-we-had-at-the-beginning
ID : Mary
Faceclaim : Crystal Reed + ©dark dream
Multi-comptes : Lana la fleur bleu, Lucy la sportive & Leila la peste
Messages : 48 - Points : 115
Âge : 33 ans
Métier : Romancière
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Ven 27 Juil 2018 - 13:25 )
« Mais oui je sais ce que tu veux dire. Les hommes ont leur besoin bla bla bla bla… » Et ça les autorise à regarder des vidéos dégueulasses sur internet pour se stimuler et passer leur solitude… Et j’m’en moque, sérieusement. Que Vito regarde toutes les vidéos possibles avec des filles aux gros obus en train de se faire retourner dans tous les sens, grand bien lui fasse. Mais des hôtesses de l’air et un pilote… Ce contexte particulier, lui, me renvoie mon manque de confiance en plein dans la figure. Pourquoi cette vidéo ? Et pourquoi maintenant, alors que notre mariage ne tient plus qu’à un fil ? Vito avait beau vouloir partager un peu de tendresse ce soir, je me rends bien compte que ces derniers temps, tout n’est plus comme avant. Quand je lui parle de mon nouveau bouquin qui obsède mes pensées, il est toujours ailleurs comme si ma vie ne l’intéressait plus. Et, quelques fois, j’ai l’impression qu’il fuit la maison et qu’il ne me regarde plus. Alors oui, je m’inquiète, oui je tape une crise. Honnêtement, il y a des fois où je me demande si vaporiser des abeilles avec un lance-flamme ne serait pas plus utile que de vouloir lui parler pour attirer son attention. « Tu comprends vraiment rien. » Parce que oui, il y a une différence. L’histoire de ce bouquin – qui ne m’intéresse même pas, en plus ! – ne nous ramène pas à notre vie de tous les jours, à une situation que je pourrais vivre alors que Vito, oui. Mais il nie l’évidence, bien sûr. En face de moi, comme à mon habitude, je fais face à un mur qui ne cherche pas à comprendre le pourquoi de mon attitude. « Bien sûr que oui, je voudrais bien arrêter ! Mais c’est toi qui a remis le sujet sur la table en fantasmant sur des filles déguisées comme tes collègues ! » Ca veut dire quand même que quelque chose cloche, non ? Ce choix de vidéo n’est quand même pas anodin, n’est-ce pas ? Du moins, c’est ce que je pense et je n’en démords pas bien que Vito veuille passer son choix pour quelque chose de normal, sans aucunes conséquences. « Pas un pervers ! Mais peut-être un mec qui cache au fond de lui des envies pour ses collègues et qui ressortent inconsciemment par le choix de ses vidéos ! Et pourquoi ce serait débile de penser ça, hein ? J’l’ai ai déjà vu tes collègues, hein ! » Et il faudrait être idiot pour dire qu’elles ne sont pas jolies. Peut-être est-ce l’uniforme qui leur rajoute en plus un côté sexy mais moi, j’estime que j’ai toutes mes raisons de me méfier et de douter. Pas Vito, encore une fois. Il se lève et prend la direction de la sortie alors que moi je reste là, bloquée entre un sentiment de remord et de colère. Une fois n’est pas coutume, c’est la deuxième qui prend le dessus. « Mais oui c’est ça, vas-t-en ! C’est tellement plus facile de fuir. » C’est ce qu’il ne cesse jamais de faire, là où je suis dans la confrontation permanente. Alors peut-être que je ne le fais pas de la bonne manière, c’est vrai, mais j’ai au moins le mérite d’essayer de communiquer, de sortir ce qui ne va pas. Peut-être que je le fais trop, peut-être que je torpille notre couple en faisant ainsi, c’est vrai. Mais je ne sais juste pas comment faire autrement alors je provoque, encore et encore. Pour cette fois, j’arrive encore à obtenir une réponse, à arracher à mon mari un semblant supplémentaire d’explications. Explications qui ne me conviennent pas évidemment, alors que je me redresse un peu sur le lit, resserrant les poings en signe de colère. « Mais oui, bien sûr, JE suis responsable Vito, comme toujours. Tu vas me dire donc que si tu me voyais regarder un film porno qui parle d’une écrivaine qui passe sous le bureau pour convaincre son éditeur, tu ne te poserais aucune question ? « J’ai cliqué sur la vidéo, j’ai regardé, c’est tout ». Mais c’est quoi ces excuses à la con, franchement ? Peut-être que je ne partirais pas en live si tu ne faisais pas n’importe quoi et si tu t’intéressais un minimum à moi. Mais c’est plus le cas depuis un moment maintenant. Alors tu sais quoi, casses-toi, va dans la chambre d’ami. J’abandonne. » Suite à quoi je m’effondre dans le lit, passant la couette par-dessus ma tête. Moi aussi, je suis fatiguée de me battre.
Revenir en haut Aller en bas
Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ciao-vecchio.com/t3069-vito-o-mayday-prepare-for-impa http://www.ciao-vecchio.com/t3095-vito-o-somewhere-only-we-know
ID : mrs.chaplin (pascale)
Faceclaim : sebastian stan + ava by ifUCmaud and crackship by mrs.chaplin, gif from tumblr.
Je suis absent-e : présence réduite jusqu'au 10/09.
Multi-comptes : donatello, vincenzo & frederico
Messages : 374 - Points : 246

Âge : trente-six ans.
Métier : pilote de ligne pour la compagnie alitalia.
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Mar 31 Juil 2018 - 22:36 )
dalia & vito
sometimes, we gotta do what we gotta do

Me justifier, c’est tout ce que j’arrive à faire. Je me suis fait prendre comme un débutant, mais je n’arrive pas à trouver les bons mots pour la rassurer. Je n’y arrive jamais. J’ai beau lui donner raison, lui dire que ce n’est rien, ses insécurités sont trop fortes pour que je puisse la convaincre du contraire. Je regrette avoir regarder la vidéo, mais pas pour les raisons que je devrais. Si ce n’était pas de moi qui ait osé appuyer sur cette vidéo, cette dispute n’aurait pas lieu. À mon retour, on se serait contenter de caresses et non de reproches. J’essaie de m’en sortir, de reporter la discussion à plus tard, mais bon... Comme toujours, elle ne peut pas attendre à plus tard ou même me donner le bénéfice du doute. « Eh ben, si tu pouvais apprendre à me faire confiance et ne pas fouiller mon historique, on pourrait enfin passer à autre chose. » Parce que là, le sujet des hôtesses semble être sa préoccupation première dans notre couple. À un moment, faut apprendre à me faire confiance, ce n’est pas comme si je lui donnais des raisons de croire que j’irais voir ailleurs. Bon, okay, peut-être que la vidéo a été mal choisi, mais je suis sincère quand je dis que je me fous de mes collègues. Ce n'est pas la raison qui m'a poussé à cliquer sur le lien. Je me pince les lèvres alors que je commence à me bouillir à l'intérieur. Au pied du mur de cette conversation, je n'arrive pas à m'en sortir, je me sens coincé, pris au piège. C'est dans ces moments que je me demande si ça vaut le coup de se battre. Cela dure depuis trop longtemps, et rien ne va en s'améliorant. On a beau s'accrocher au bons moments, ceux qui me rappellent que c'est elle la bonne, celle avec qui je veux passer le reste de ma vie. Sauf que ces moments se font rares, sombrant peu à peu dans l'ombre de nos nombreuses prises de tête. Je redoute le futur de notre couple, le moment où nous allons devoir faire face à la réalité : ça ne fonctionne pas. Sauf que je ne suis toujours pas prêt, ce pourquoi je me lève et prend la direction de la porte. Fuyant, comme à mon habitude. Cependant, je m'arrête à ses mots, prenant une grande inspiration avant de me retourner et lui faire porter le blâme pour nos problèmes de couple. Des mots qu'elle n'acceptent pas et me retourne ensuite les reproches. Je comprends qu'elle soit fâchée pour la vidéo, même si je démontre le contraire. Mais ce qui est fait, est fait ! Elle ne veut pas me croire, alors je vois pas le but de rester là. À moins de me faire passer sous un détecteur de mensonge, je n'ai aucune façon de lui prouver que je dis la vérité. Dalia se réfugie sous la couette alors que ces derniers mots m'interdit de quitter la chambre. « Tu crois que je ne m'intéresse plus à toi ? » C'est vrai que je n'ai pas été le meilleur soutien ces derniers temps. Je me montre désagréable durant ses fameux dîners, je suis moins intéressé à lire ses chapitres et donner mon opinion... Sauf que ça n'a rien à voir avec elle. Je suis heureux pour elle, que toutes ses années d'acharnement ont finalement payé. Le problème est que je me suis habitué à être celui auquel elle s'accroche pour réussir, que mon opinion était tout ce qui lui importait... Mais maintenant qu'elle a des gens pour ça, qui lui garantisse sa carrière, j'ai peur de ne devenir que son simple mari. Celui avec qui elle partage sa vie. C'est ainsi qu'on me voyait lors de ses soirées. Le mari de Dalia, rien de plus. On ne s'intéresse qu'à ce détail. « Si c'était le cas, ça ferait déjà longtemps que j'aurais fait mes valises. » Mon ton ne se fait pas plus doux, blessé qu'elle ose croire que je ne lui porte pas d'intérêt alors que je passe mon temps à me battre avec elle. Est-ce que je ferais tant d'effort à la garder près de moi si je ne m'intéressais pas à elle ? Ça serait perdre mon temps... « Si j'avais réellement envie de coucher avec mes collègues, tu crois que je continuerais à me battre avec toi et à endurer tes crises ? » Lorsque je ne suis pas bien dans une situation, je ne suis pas du genre à y rester et encaisser. Si je reste, c’est que j’ai des raisons et que je tiens à essayer d’améliorer les choses. « J’sais plus quoi te dire, Dalia... » Debout auprès du lit, je croise les bras sur mon torse, haussant les épaules. Je me demande ce que j’y gagne, à rester. On ne passe plus trop de beaux moments et lorsque c’est le cas, ça finit ainsi. Un qui gueule, l’autre qui fuit. Cette situation dure depuis longtemps et je ne sais plus quoi faire.

code by mrs.chaplin/gif on tumblr







DALIA & VITO ☽ neither of us is happy, but neither of us wants to leave. so we keep breaking one another and calling it love.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences