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- sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia -

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Vito IngleseLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Ven 27 Avr - 0:49 )
dalia & vito
sometimes, we gotta do what we gotta do

15h48 Que de précision - « On décolle dans une heure. Je crois que je devrais être de retour vers vingt-deux heures. Tu m’attends ? » Deux jours à l’extérieur, ce n’est pas tant. J’ai fait pire. Mais j’ai hâte d’être de retour chez moi, avec elle. Ce qui, malheureusement, se fait rare ces derniers mois. Pas que je n’ai pas envie de la voir, mais souvent, on se retrouve et on se prend la tête. L'envie de revenir à la maison pour me battre à nouveau n'est pas toujours présente. Là, depuis notre dernière dispute, ça semble bien aller. Je préfère en profiter avant qu’on fasse une rechute. C’est triste de penser comme ça, mais je me prépare à toute éventualité. Je continue de garder espoir, mais souvent, je me prends un mur et ça devient difficile de se relever. Alors, ça m’a fait un peu chier qu’on m’envoie à l’extérieur pour deux jours à Moscou. En plus, que le lendemain, j'ai un petit aller-retour à Milan. Oui, je devrais profiter du voyage que ça me fait, mais bon. Ça fait plus vingt fois que j’y vais, j’ai vu ce qu’il y avait à voir, là je m'emmerde plus qu'autre chose. Surtout que je bosse avec une équipe différente. J’aurais voulu que Dalia m’accompagne, pour nous offrir un petit voyage, changer d'air. Honnêtement, nous en aurions besoin. Mais elle avait des trucs à faire de son côté et puisque c'était important, elle ne pouvait pas se permettre de venir. Prochaine fois alors. « Et sinon, pour les photos, regarde sur mon ordi. J’en ai du photoshoot de Luca. » dis-je en revenant sur notre discussion de tout à l’heure. « Tu te rappelles du mot de passe ? » Le nombre de fois que je lui ai donné lorsqu’elle faisait ses crises de jalousie et que je voulais prouver mon innocence en lui demandant d’aller jeter un coup d’œil à mes messages. Comme ça, lorsqu’elle s’inquiétait, elle avait la permission d’aller voir. Si elle l’a déjà fait, je ne sais pas, mais bon. Je n’ai rien à cacher quand même. Je lève les yeux vers mon collègue que me fait signe de le rejoindre. « Je vais devoir te laisser, on se voit plus tard. Je t’aime. » Je souffle doucement avant de raccrocher après qu'elle me retourne les trois mots qui me font sourire.

23h34 - Je passe enfin ma porte d’entrée, valises en main, heureux d’être de retour. À l’intérieur, c’est le calme total. Les lumières sont fermées, ce qui signifie que Dalia doit être dans la chambre. Je monte alors à l’étage, c’est aussi sombre qu’en bas, sous ma porte, je n’aperçois pas de lumière non plus. Donc, Dalia a sûrement opté pour le sommeil et non pour l’attente. Il est tard, je peux comprendre. J’ouvre la porte et la voit, sous la couverture, dos tourné vers le mur. Un mince sourire espiègle vient se dessiner sur mes lèvres. Je referme la porte derrière moi, laissant mes valises tout près. Je me débarrasse de mon t-shirt et de ma chemise pour venir me glisser sous la couette et vient me blottir contre son dos. Ma tête se réfugie dans son cou. « Hey. Tu m'as manqué. » Je lui murmure à l’oreille avant de déposer un baiser sur sa nuque. Puis, un autre et un autre, passant de sa nuque à ses épaules, au haut de son dos. Ma main lui caresse doucement les côtes, puis les hanches. Je devrais me coucher moi aussi, vu que demain j'ai un autre vol. Mais c'est en après-midi, j'ai le temps de me reposer le matin. De plus, ça fait deux jours, et demain, je risque d'être de retour tard aussi. Et puis, marié ou pas, un homme reste un homme et ses préoccupations restent les mêmes. Ce qui peut être un des désavantages de mon boulot. « Désolé du retard. » dis-je en la sentant se réveiller petit à petit. « Tu ne m'as pas attendu ?. » Je suis loin de la reproche, plutôt un ton amusé avant d'embrasser son cou à nouveau, cherchant à la réveiller un peu plus. Sauf qu'elle ne semble pas trop réceptive à mes tendresses. « Tu veux que je te laisse dormir ? » Si elle n'est pas d'humeur à ça, je ne peux rien y faire. Je vais prendre mon mal en patience.

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Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Dim 29 Avr - 20:45 )
Les photos de notre mariage. Ca fait quelques mois que je souhaite y jeter de nouveau un coup d’œil histoire de changer celle qui trône sur la cheminée de notre salon depuis bientôt 4 ans. Peut-être est-ce une manière de vouloir artificiellement renouveler notre couple qui bat de l’aile mais cette obsession a commencé à me tiquer depuis que rien ne va plus entre Vito et moi. Ces derniers jours semblent être cependant plus calme mais… n’est-ce pas simplement avant une prochaine tempête ? J’espère que non. Et pourtant, alors que je viens d’ouvrir l’ordinateur de mon mari et que j’observe nos photos depuis quelques minutes, mon instinct commence déjà à me titiller pour ouvrir internet et jeter un coup d’œil à son historique. « Allez Dalia, arrêtes. Sois forte. » Qu’est-ce qui cloche chez moi, sérieusement ? On est en train de vivre une petite bouffée d’air frais, on tente de faire des efforts l’un et l’autre mais voilà que mes vieux démons me brûlent les doigts jusqu’à me forcer à faire ce que je ne dois pas faire. Le cœur à 100 à l’heure, je ne tombe au départ que sur des choses sans intérêts, se rapprochant de recherche classique et tout à fait banal. Et puis là, soudainement, ce site. Qui m’amène sur cette vidéo. Mon sang ne fait qu’un tour, alors que je ne cherche même pas à trouver des excuses à Vito, fermant violemment l’ordinateur pour quitter le bureau. Cette putain de photo attendra plus tard, c’est certain. « Bordel, Sienna, ramasses un peu tes merdes ! Je ne suis pas ta bonniche ! » Et la première victime de mon agacement n’est autre que ma belle-sœur qui, pour ma défense, laisse effectivement traîner ses affaires un peu partout. Rien que dans le salon, je vois un pull sur le canapé, une veste sur une chaise, des papiers traînant éparpillés sur la table de la salle à manger… « Oh ça va, détends-toi, un peu. » Sauf que non, je ne me détends pas. Mon regard noir semble réussir à la convaincre de bouger ses fesses et, à peine une heure après, la voilà qui s’explique pour me laisser ruminer en paix. Les heures ont beau passé, rien ne s’arrange quant à ma mauvaise humeur qui a tendance même à augmenter. Pas même la télévision et les émissions de télé réalité à la con n’arrive à me distraire des images qui tournent en boucle dans ma tête et, à bout de force, il est à peine 23h00 quand je vais me coucher, constatant le retard de mon mari. Qu’il reste là où il est, franchement.

Mais non. Une trentaine de minutes plus tard et alors que je fais expressément semblant de dormir, Vito ne trouve rien de mieux que de partir bille en tête dans l’espoir de me réveiller. Je feins de grogner, pensant qu’il comprendra mon message mais mon mari se montre très entreprenant quant à satisfaire son envie de câlin du soir. Etrangement, avec les images qui ne cessent de tourner dans ma tête, je suis clairement moins emballée. « Ouais c’est ça, Vito. Je veux que tu me laisses dormir. » Le ton que j’emploie est sans équivoque mais trop ferme aussi pour une femme qui vient juste de se réveiller. Je suis en train de griller ma couverture. « Mais bon, pour t’occuper, tu n’as qu’à aller faire un tour sur s’envoyerenl’air.com ou un truc du genre. Je suis sûre que tu trouveras quelque chose à ton goût. » Un site porno. C’est sur un site porno que mon œil s’est arrêté à la cinquième adresse. Et la vidéo que j’ai pu apercevoir n’avait rien d’anodine. « Tes collègues sont aussi bonnes au moins dans la réalité j’espère ? Et généreuse aussi ? » De colère, je me redresse en position assise, lui envoyant mon regard le plus noir. Du porno avec des hôtesses de l’air. Des hôtesses de l’air ! Au vu de notre passif, de mes crises de jalousies à répétition, c’est comme un couteau dans la poitrine.
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Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Lun 30 Avr - 7:02 )
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Home sweet home ! Voyager, dormir à l’étranger, c’est cool. Mais il n’y a rien de mieux que de retrouver son lit douillet, avec ma douce moitié dans mes bras (il peut se rattraper dans la narrative, ça compte ?). Disons que les oreillers dans les chambres d’hôtel sont loin d’avoir le même effet. Quoique le côté plus moelleux peut s’avérer plus confortable, mais ce n'est rien comparé à la chaleur de sa peau, son coeur qui bat contre ma main, ses cheveux qui me viennent me chatouiller le nez mais susceptible de m'agacer après plusieurs fois. Donc, certainement, après deux jours sans avoir pu profiter de cette compagnie nocturne que j’aime tant, j’ai envie d’y remédier. Comme tout être humain – pour ne pas pointer les hommes du doigt, les femmes sont toutes aussi pires, elles le cachent mieux c’est tout –, j’ai des besoins. Je tente de partager ce désir avec ma femme, profitant de cet instant que nous avons avant que je reparte et revienne à une heure aussi tardive demain. Je tente de la réveiller avec tendresse, mais apparemment, elle n’est pas du même avis que moi. Normalement, j’aurais laissé passer, me contentant de me blottir contre elle, mais je tique à ses paroles. Attends, elle faisait semblant de dormir elle ? Parce que je connais Dalia et j’ai assez entendu sa voix de « réveil » pour savoir qu’en ce moment, elle ne vient pas de se réveiller. Mon retard l’a peut-être énervé... Je ne sais pas, mais je préfère éviter d’en faire un drame. Encore une fois, elle n’est pas du même avis. « Attends, quoi ? » Elle vient sérieusement de m’envoyer bouler en me conseillant d’aller me soulager avec un porno ? Bah voyons... « Pourquoi je ferais ça ? » Oui, ça m'arrive de fréquenter ce type de site, lorsque je suis longtemps à l'étranger, qu'elle n'est pas là et que l'envie me prend. Par contre, je garde ça pour moi, parce que je n'en suis pas fier. Mais bon, en ce moment, elle est là et même si elle n’en a pas envie de son côté, je veux tout de même profiter de sa présence. Son énervement prend plus d’ampleur, elle se redresse pour s’asseoir, tandis que je me tourne sur le dos d’un soupire, un regard confus sur elle, à sa deuxième pique inattendue. « Mais de quoi tu parles ? » Sérieusement. J’ai manqué un épisode ou quoi ? On s’est parlé il y a huit heures et tout se passait bien. Qu’est-ce qui a pu se passer pour qu’elle m’en veuille alors que je n’étais même pas là pour faire quoi que ce soit ? Après bon, suis-je vraiment surpris ? C’est du Dalia tout cracher. Tout va bien et tout d’un coup, tout va mal. Comme une bombe. Mais là, j'avoue être dans l'innocence, ne sachant vraiment pas d'où elle ressortait les hôtesses et ses commentaires à la con qu'elle me sort habituellement dans ces crises de jalousie. Irrité par ce revirement de situation auquel je ne m'attendais pas du tout, je viens frotter mes yeux et laisse tomber mon bras lâchement sur le lit. « Tu veux vraiment faire ça maintenant ? Je viens de revenir, on peut pas juste... j'sais pas... ne pas se prendre la tête ? » Pour une fois... Ça allait bien depuis quelques jours, elle ne voulait pas que ça continue comme ça. Faut croire qu'elle aime se prendre la tête. Bientôt, elle va recevoir son diplôme et pourra peut-être trouver un job dans le domaine. Ça la défoulerait un peu, non ? J'arrêterais d'être son punching ball d'insécurité. « Et pour répondre à ta question, avant que tu penses que je l’évite et que j’te cache des choses : je ne sais pas si elles sont bonnes et je m’en fous. Je t’ai toi et c’est tout ce qui compte. » Parce que clairement, elle me fait une crise de jalousie pour je-ne-sais-quelle raison et je dois me répéter pour la millième fois. Oui, je bosse avec des hôtesses de l’air. Oui, elles sont jolies. Non, je n’ai pas envie de coucher avec elle. Apparemment, c'est chacun notre tour. Moi, la semaine passée. Elle, aujourd'hui. Faudrait que je pense à préparer mes arguments pour la semaine prochaine. Je devrais essayer de la réconforter, mais puisque je ne comprends rien et qu'elle me fait la tête alors que je viens de m'absenter deux jours, ça m'énerve. Ce n'est pas comme si c'était la première fois, ça devient la routine à force.

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Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Dim 6 Mai - 15:45 )
Vito fait l’homme surpris et forcément, moi, ça m’agace encore plus. C’est bien les mecs, ça, a ne pas assumer leur acte, à se défiler quand on demande des réponses et qu’on n’obtient que de nouvelles questions. Il veut donc que j’y réponde à sa place, c’est bien ça ? Pas sûre que mon discours lui plaise en revanche. « J’sais pas un petit coup d’œil par ci par là, ça fait toujours du bien non ? » Le pire c’est, qu’en soit, je m’en fous royalement. Qu’il mate du porno. Vito est peut-être mon mari mais c’est un homme avant tout et je connais suffisamment la vie pour savoir pertinemment que tout n’est jamais aussi rose que dans mes romans d’amour. Que les hommes ne se nourrissent pas que d’amour et d’eau fraîche et que les besoins primaires sont là, aussi. Plus pressants, plus importants que chez nous les femmes la plupart du temps. Et avec un mari à l’extérieur la moitié du temps, croyez-moi, je ne me fais pas d’illusion. Je préfère même carrément ça à des aventures charnelles avec des femmes bien réelles cette fois. Et puis quoi ? Moi aussi, il m’arrive d’imaginer des choses dans mon bain. De me faire des scènes particulièrement intéressantes avec un Georges Clooney, par exemple. Je suis plus cérébrale, je n’ai pas vraiment besoin d’image, seule mon imagination qui vagabonde peut me suffire. Donc non, ce n’est pas vraiment ça le problème, en soit. Le problème c’est QUI se trouvait sur ses fameuses vidéos. Un pilote. Une hôtesse… Ahem, non, DES hôtesses. Plus on est de fous, plus on rit non ? « Oh tu ne vois pas de quoi je parle ? Vraiment, Vito ? Allez, essayes vraiment, parce que là c’est ta dernière chance. » Je lui parle de ses fantasmes qui se rapprochent trop de son boulot au quotidien. Qui me ramène à mes pires insécurités, qui me donnent envie de me précipiter à l’aéroport et d’aller voir ses grognasses une par une pour leur rappeler que mon mari est hors limite. Est-ce que j’ai eu tord de le croire, toutes ses années ? Est-ce qu’il ne me cache finalement pas quelque chose que je n’aurais jamais dû savoir ? C’est compliqué, d’être certaine. Avec notre couple qui ne cessent de céder un peu plus face à nos tensions internes, je doute, forcément. Un peu plus chaque jour. J’me dis que finalement, Vito finira par se rendre compte qu’il peut trouver mieux que moi, ailleurs. Que son désintéressement soudain à ma passion, à ce qui est devenu mon travail, n’est peut-être qu’un désintéressement de toute ma personne tout court. Alors bien sûr que oui, on va se prendre la tête ce soir. Car cette dispute n’est qu’un énième appel au secours de ma part. « C’est trop facile, Vito. C’est pas parce que tu n’es pas là souvent, que tu dois échapper à tes conneries quand tu reviens sous prétexte de profiter des instants qu’on a ensemble. » J’aimerais pourtant. Etre capable de faire comme si de rien n’était, me blottir dans les bras de mon mari, goûter à sa peau que je reconnaîtrais les yeux fermés… Mais notre étreinte n’aurait qu’un goût amer, à l’heure actuelle. Je n’ai jamais été douée pour faire semblant, c’est comme ça. Contrairement à d’autres femmes, je ne suis pas une bonne simulatrice. « Ah oui ? Alors ça c’est la meilleure ! Parce que ce n’est pas ce que dis ton PC. » Ma voix est grave, mon regard gronde. Quand est-ce qu’il va avouer, hein ? Il compte me prendre pour une idiote encore longtemps ? « En cherchant les photos, je suis tombée sur ton historique internet. » Bon ok, pas vraiment tombé par hasard. J’ai fouillé, clairement, mais après tout Vito devait bien s’y attendre. Il connaît mes sales manies, qui l’agace au plus haut point, mais qui sont plus fortes que moi. « Et notamment cette charmante vidéo intitulé si justement le pilote et ses hôtesses s’envoient en l’air. Marrant le jeu de mots, hein ? » Sauf que je ris jaune, moi. Voir pas du tout.
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Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Sam 2 Juin - 7:04 )
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Me taire, ça serait si simple. Après toutes nos disputes, je devrais apprendre à ignorer les piques, mais je n’y arrive jamais. À chaque fois, je dois poser des questions, comprendre et chercher une justification à ce qui l'énerve ou la tracasse. Ce soir, j’aurais pu laisser tomber, lui tourner le dos et dormir paisiblement, la laissant avec sa petite crise. Beaucoup ferait ça. Fuir la dispute. Mais après quoi ? Ça risquerait d’être pire demain. Puis, bon, mes instincts ont appris à lever la garde dès qu’elle me blâme pour je-ne-sais-quoi. Et dans ce cas-ci, je ne saisis pas sur le coup. Elle s’attend à quoi, aussi ? Je passe deux jours à l’étranger, tout allait bien entre nous – aux dernières nouvelles - jusqu’à mon retour. Et là, elle préfère m’envoyer bouler en me proposant des sites pornos. Je suis censé y comprendre quoi ? À sa question, je me contente de la regarder. C’est une question piège ? Si je dis que, oui, ça fait le boulot, elle va peut-être le prendre personnel. Si je dis non, elle va dire que je mens. Ce qui ne serait pas faux. Oui, ça m’arrive d’en regarder de temps en temps. Surtout lorsque je pars à l’étranger pendant quelques jours. Bah quoi ? Nous avons tous des besoins à combler, c’est naturel. « Ça peut faire le boulot, oui. » Tout ce que j'arrive à répondre. Puis, la question suivante m'agace encore plus. Et nous voilà de retour à la case départ. Elle pense que je l'ai trompé pendant mes deux jours à l'étranger ? Ça ne serait pas la première fois et ça ne risque pas d'être la dernière. Je reviens du boulot, on me fait un interrogatoire et je dois lui prouver que je suis innocent. Que j'ai été sage, que je ne pensais qu'à elle, que les autres filles ne sont que des collègues. Mais à quoi bon lui répéter si elle ne me croit pas ? Honnêtement, ce soir, je n'en ai pas envie et je lui en fais part. Bien entendu, ma proposition d'un retour sans prise de tête est vite refusée. « C'est vrai que se disputer et se faire la gueule pour les prochains jours est une bien meilleure idée. » C'est tout ce qu'on sait faire, autant perfectionner notre nouveau talent. Sauf que je sais qu'à sa place, je ferais surement la même chose. Tout de suite l'interrogatoire, même si je sais que cela engendra une nouvelle dispute. C'est l'un de nos problèmes. Nous sommes directs et on veut des réponses tout de suite pour nous rassurer. Et même si on passe les prochains jours en froid, on se sent un peu plus léger, mais trop fier pour l'avouer. Je reviens alors à sa fameuse question pour la rassurer ou peu importe ce qu'elle cherche. Sa réponse ne m'aide en rien à comprendre. « De quoi, mon PC ? » Mais dès que je prononce ces mots, ça me revient. Elle a utilisé mon PC aujourd'hui. Elle a dû tomber sur un truc, mais quoi... Je n'ai rien à cacher. Et les vidéos sexuelles dont elle me soupçonne de regarder se font sur un navigateur privé. Parce que même si ce n'est pas mal de regarder, une petite partie de moi ne l'assume pas complètement. Elle enchaîne avec ce qu'elle a trouvé dans mon historique web, que je n'ai pas été aussi prudent que je le croyais et que je suis maintenant grillé... « Tombée sur mon historique internet en cherchant des photos... Mais oui, voyons. Et en cherchant de la musique, t'es tombée sur mes mails ? » J'ignore totalement ma connerie pour me concentrer sur ses torts à elle. Quoique je lui ai toujours dis qu'elle pouvait regarder, que je n'avais rien à cacher. Maintenant qu'il y a du matériel à justifier, l'idée est beaucoup moins intéressante. Je me redresse légèrement, m'appuyant sur mon avant-bras, les yeux accusateurs sur elle. « Tu m'fais toujours pas confiance, tu dois consulter mon historique ? » Et d'ailleurs, je me demande si ce n'est pas la première fois. Après tout, cette vidéo, je l'ai regardé il n'y a pas très longtemps. Donc, il se pourrait très bien qu'elle le fasse régulièrement. Je pensais que le simple fait d'avoir accès à mon PC allait la rassurer. Je m'étais trompé... « Et puis, ça fait quoi que je regarde ces vidéos ? Tu vas me dire que, depuis qu'on est ensemble, t'en as jamais regardé, seule ? » J'imagine un peu mal Dalia regarder ces images. Elle serait plutôt du genre à s'imaginer sa propre scène, se faire un scénarios digne d'un livre. Elle ne se contente pas de scénarios pourris incluant une secrétaire en manque. « Oh et sache qu'avoir lu les Fifty Shades, ça revient au même. » Ce n'est pas parce que ce n'est pas sur un site rempli de virus que c'est mieux !

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Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le Dim 3 Juin - 21:17 )
Les vieux couples et la perte des illusions, c’est peut-être ce qui est en train de nous arriver à nous, ce soir. Une pierre de plus qui casse le mythe de notre histoire magique et si idéal en apparence pour les autres. Mais non. Vito n’est qu’un homme, avec ses besoins, ses instincts qui l’amènent parfois à consulter ce genre de site et moi je ne suis qu’une femme ridiculement jalouse et en colère. Contre lui, contre sa manière de faire comme s’il n’y a rien de grave et c’est peut-être le cas, au fond. Mais c’est grave, pour moi. Pas le fait qu’il aille sur ses sites en lui-même mais plutôt le type de vidéo qu’il a choisi de regarder et qui m’amène vers mes plus grandes craintes. Je me sens à nouveau la femme que j’étais il y a deux ans, peu sûre de moi et tellement en échec dans ma vie professionnelle que je doutais aussi de l’être dans ma vie privée. Ses collègues en jupe et décolleté affriolant ont été la cristallisation de tous mes doutes et là, avec sa putain de vidéo à la con, mon insécurité revient. Pourquoi a-t-il fait ça ? Rêve-t-il aussi d’être dans cette situation, y-a-t-il des femmes au boulot qui lui déclenchent ce genre d’envie ? Quelques fois, je me dis que Vito aimerait peut-être être comme Dante, célibataire et libre de tremper son pinceau où il le désire. Pas forcément pour le faire à tour de bras mais plus pour ressentir cette liberté possible, mais non. Je suis bel et bien là avec ma bague bien accrochée à mon annulaire et je n’ai aucun projet qui vise à la quitter. « Faire le boulot ? La classe. » Est-ce que moi, aussi, je me contente simplement de « faire le boulot » ? J’en viens même à lui reprocher en silence de me considérer comme un objet, comme un dû avec qui il estime devoir réaliser son droit de cuissage. J’en fais des caisses dans ma petite cervelle, noircit le tableau en lui inventant des intentions bien différente du mari qui cherche simplement la tendresse de sa femme. Et je m’énerve, encore, toujours un peu plus. « Peut-être pas une bonne idée mais c’est comme ça. Et c’est de ta faute. » Et un peu de la mienne aussi, à être incapable de passer outre, d’endormir  mes craintes. Je pourrais me raisonner, croire en la fidélité de mon mari mais non, il est finalement bien plus facile de retomber dans mes plus mauvais travers. Comme avec cette fouille intempestive de l’historique de son PC, par exemple. J’aurais pu m’empêcher, j’aurais pu être raisonnable mais c’est comme s’il y avait quelque chose de plus fort que moi qui me pousse à toujours tout remettre en question. En tout cas Vito, lui, ne semble pas vouloir le faire pour lui-même, rejetant tout sur moi. « Ne change pas de sujet, Vito ! Ne retourne pas la situation en essayant de te faire passer pour la victime ! » Parce que c’est quand même moi qui ait mon mari qui se fait du bien en s’imaginant avec des collègues de boulot. Ce qui le fait vibrer est trop proche de la réalité pour que ça n’en soit pas inquiétant. « Et non pour ton info,n je regarde pas ces trucs-là. » Mais encore une fois, ce n’est pas le problème. Vito semble passer complètement à côté de l’information que je tente de lui donner. « On s’en fout que ça revient au même parce que non, ce n’est pas le cas ! Fifty Shade n’est pas l’histoire d’une écrivaine qui se tape son éditeur ! » Ca reste de la pure fiction, éloigné de mon quotidien. Mais oui, il est vrai que la lecture des aventures de Christian Grey m’a quelque peu émoustillée. « Pourquoi cette vidéo Vito ? Dis-moi pourquoi celle-là ! T’aimerais pouvoir faire pareil avec tes collègues en plein vol, c’est ça ? » Il est là, le véritable enjeu : le choix de la vidéo, ce qu’elle montre. A-t-il envie de le reproduire ?
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Sujet: Re: sometimes, we gotta do what we gotta do • dalia ( le )
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