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- [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Dim 29 Avr 2018 - 3:06 )
La première sortie où il se présentera avec Magda Saddler à son bras. Demetrio appréhende, s’interroge. L’an dernier, lorsqu’il a embauché une escort-girl, ça ne lui semblait pas être aussi insurmontable. Dafne était intenable, parlait énormément, le plus souvent, ne lui laissait pas l’occasion d’en placer une et se jetait à son cou, mais en société, elle savait plus ou moins ce qu’elle faisait. Si ce n’est le lendemain d’un anniversaire raté où elle est apparue avec un verre de trop dans le sang. Avec elle, il savait à quoi s’attendre, même si elle partait dans tous les sens une fois seuls. Là, c’est l’inconnu. Cette cheffe d’entreprise à la réputation médiocre est impulsive et même si elle arrive à prendre sur elle à certains moments, dans d’autres, c’est la colère qui parle. Impossible de ne pas saisir, avec un regard aussi sombre que les plumes d’un corbeau. Son tempérament, confronté au sien fait des étincelles, alors, évidemment, il se fait quelques soucis quant au déroulement de la soirée. Une présentation du nouveau Smartphone, avant que celui-ci soit lancé officiellement en Italie. C’est donc important, professionnel et il tient à ce que la jeune femme fasse bonne figure, mais sera-t-elle assez à l’aise pour ça ? Rien n’est moins sûr.

A peine a-t-il mis un pied dans la voiture qu’il n’hésite pas à questionner son chauffeur sur la journée passée avec Magda. Ayant été missionné pour accompagner sa fausse compagne faire les boutiques, Camillo a joué les conseillers, tout en essayant de mettre à l’aise celle qui partage officiellement la vie de son patron. Aucune restriction budgétaire. S’il fallait lui payer une robe à un prix exorbitant, ça lui était égal, tant que la tenue choisie soit appropriée. Pas de jeans, de t-shirt, plutôt quelque chose de classe, sans pour autant taper à l’œil de tout le monde avec des petits diamants collés sur chaque parcelle du tissu. Il en a vu des comme ça et autant dire qu’il a trouvé que ça manquait de finesse. Trop m’as-tu vu, pas assez discret. Même s’il ne s’est jamais attardé sur ses goûts, tous ceux qui le fréquentent savent qu’il aime les belles choses, mais avec une touche de simplicité, c’est mieux, ça a du charme. « Tout s’est bien passé ? » Camillo prend la route, se dirigeant vers la villa de Demetrio, afin de le déposer avant de prendre congé. D’un signe de tête, il acquiesce. La dernière fois qu’il a fait ça, c’était avec Dafne, l’an dernier. Une situation pareille est délicate et il n’aime pas forcément que Demetrio paie des femmes, alors qu’il pourrait apprendre véritablement à connaître certaines qui pourraient lui apporter quelque chose de vrai, de beau, mais il sait aussi qu’il n’est pas encore prêt à se lancer corps et âme dans une relation. Alors il ment à la population. Dans la confidence, Camillo garde le silence, mais ne peut s’empêcher de vouloir préserver l’homme qu’il conduit où bon lui semble, de peur qu’il se fasse avoir. Passer la journée auprès de Magda était pour lui une aubaine, un moyen de connaître les intentions de cette jeune femme un peu perdue dans le monde des affaires et s’il garde encore une certaine méfiance, ce qu’elle lui a montré n’a pas été décevant. « Très bien Monsieur. Nous avons fait de nombreuses boutiques, pour finalement revenir à la première et acheter l’une des premières tenues essayées. » Son ton se veut léger et son sourire témoigne de son amusement, alors que le visage de Demetrio est fermé. « Difficile de satisfaire Madame ? » Les magasins qu’ils ont vus sont très loin des friperies que lui fréquentait lorsqu’il était plus jeune. Les prix ne sont pas toujours affichés sur les vêtements et quand ils le sont, c’est à en perdre la raison. C’est de qualité, c’est beau, ça vend du rêve. « Je crois plutôt qu’elle était un peu tendue. » Les sourcils froncés, il ne s’attendait pas à une telle remarque qu’il ne commente pas. Le reste du trajet se déroule dans le silence, avec pour seul bruit de fond, le moteur du véhicule qui finit par se taire lorsque Camillo se gare non loin de son portail. Demetrio descend, le remercie puis disparaît chez lui afin de prendre une douche, la troisième de la journée, pour atténuer la sensation d’un corps sale, qui le brûle. Un corps apprécié par celles qui posent un regard sur lui, mais détesté par celui qui vit avec, qui ne se sent ni beau, ni charmant, mais qui pourtant plaît.

Quarante minutes plus tard, le voilà vêtu d’un costume. Un pantalon noir et une chemise bordeaux, avec les deux premiers boutons défaits. La cravate qu’il devait porter se retrouve à errer sur le lit, sans avoir eu aucune chance de le convaincre. Enfilant sa veste, Demetrio s’engouffre dans son voiture, puis se dirige vers l’adresse enregistrée sur son téléphone portable qu’il saisit une fois stoppé non loin de chez elle. Appuyé contre la portière de son véhicule, il rédige un court message, l’informant de sa présence, tout en espérant secrètement qu’elle ne soit pas aussi en retard que la fois dernière.

Citation :
Bonsoir.
Je vous attends devant chez vous.
D.

Et son coeur qui bat plus fort, plus rapidement, parce qu'il doute de cette idée « formidable » qu'il renouvelle.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Dim 6 Mai 2018 - 15:03, édité 1 fois
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Dim 29 Avr 2018 - 10:04 )
Devant son miroir, en sous-vêtement, la brune s’observe, se fixe. Le regard est dur, il la juge et ne l’épargne en rien. Ces cicatrices que ses yeux toisent, cette belle connerie mais qui fait partie d’elle-même jusqu’à la fin de ses jours. Des rayures qui font d’elle une sorte de cahier de brouillon. Le ventre, les cuisses, l’intérieur de son bras et poignet gauche. Des ratures, une ode racontant sa haine d’elle-même, sa vision sombre qu’elle cache de vêtements ou de bijoux. Toujours se planquer derrière une couche épaisse de froid ou de vêtement. Jamais se révéler sauf qu’à de rares personnes. Derrière elle, la robe qu’elle a choisi trône sur un cintre et n’attend plus qu’elle. Une robe que Baby a mit du temps à choisir, tergiversant, se retournant la cervelle toute la journée. Journée qui l’avait d’ailleurs crevé à ne pas savoir quelle robe choisir. Les apparences, dans ce genre de soirée, c’était la première chose que les gens regarderaient, encore plus quand il s’agit d’une annonce un peu officielle. Ce qu’était cette soirée après tout. C’était l’annonce au public qu’elle était la petite amie de Demetrio Clarizio. La brune sait qu’elle serait décortiquée sous toutes les faces et cette sensation ne lui avait pas manqué. Alors cette fichue robe, il fallait qu’elle soit parfaite. Plus que cela, la presque-trentenaire voulait que cette robe plaise autant à elle-même qu’à Demetrio. Parce qu’il semblait exigeant. Parce qu’elle voulait éviter une remarque ou de se prendre encore une morale. Pas ce soir, à nouveau, cible des mots du Clarizio. Ses doigts parcourent le tissu bordeaux de la robe avant de l’enfiler avec précaution. La robe glisse sur sa peau et retombe sur ses formes à la perfection. Épaules dénuées, un motif discret en forme d’arabesque en cristaux Swaroski qui souligne sa poitrine, la robe cintre sa taille, moule ses cuisses avant de s’évaser, dans son dos, elle s’échancre jusqu’au bas de son dos. Échancrure que la jeune femme a meublé d’une dentelle sortant de son Atelier pour habiller encore plus la robe, pour la rendre moins sexy et surtout pour que Demetrio puisse en juger par lui-même de sa qualité s’il pose sa main sur son dos comme la fois dernière.  Malgré cela, malgré un reflet qui renvoie pourtant l’image d’une belle femme, Magda n’est pas convaincue. La robe est magnifique mais elle, elle ne lui rend pas du tout hommage. Qu’importe, elle doit continuer de se préparer et le show must go on comme Queen le chante si bien.

Sa chevelure est emprisonnée dans un chignon bas et légèrement sur le côté, maquillage sobre mais sophistiqué, un collier en or qui vient habiller son cou, la femme est enfin prête et dans le miroir, elle ne cessent de voir des imperfections à la pelle, elle ne fait qu’en trouver de minutes en minutes. Sur l’écran de son portable, l’heure s’affiche et comparé à la dernière fois, la jeune femme est plutôt en avance. Sa jambe s’agite sous le stress qui commence à prendre naissance dans le creux de son ventre. Son portable sonne et ses yeux parcourent rapidement le sms avant d’y répondre. Se redressant, un long soupire s’échappe de ses lèvres tant l’appréhension lui noue le ventre. Tant elle redoute cette soirée. Faisant quelque pas, la brune se faufile derrière le rideau de sa fenêtre et décale le tissu pour voir Demetrio appuyé contre la portière de son véhicule. Son angoisse grandit encore plus en se sachant rien qu’avec lui. Elle aurait cru, la jeune femme, que Camillo serait là. Elle l’avait espéré. Quelle idiote. La jeune femme aimait bien Camillo et ce n’était pas dans ses habitudes d’apprécier rapidement une personne mais plutôt l’inverse. L’homme avait su la mettre à l’aise et la rassurer d’une certaine façon. Elle ne savait toujours pas avec qui elle passerait la soirée ce soir car Camillo avait été évasif sur ses réponses mais il lui avait répété plusieurs fois que Mr. Clarizio était un homme bon. Ce à quoi elle n’a pas pris la peine de répondre car elle, elle ne l’avait tout bonnement pas rencontré, cet homme. C’est plutôt l’homme-requin qu’elle rejoint, descendant les escaliers, le cœur au fond de ses chaussures à talons. Inspiration et expiration, sa main tourne la poignée de sa porte avant de s’extirper de la demeure, une pochette noire sous le bras. La soirée commence enfin mais sous quel auspice ? Elle ne le sait pas encore. « Bonsoir … » Prononce-t-elle en arrivant à sa hauteur sans la moindre émotion sur le visage. « … Demetrio » Articule-t-elle de la façon la plus naturelle qui lui est possible tout en ayant l’impression que cela sonne comme un mensonge dans sa bouche. Cette proximité. Cette familiarité qui n’est pas celle de la relation qu’ils ont nouée.  Ils sont plus chien et chat qu’amant transi d’amour mais ce soir, il va falloir donner une performance digne d’un Oscar. Sa performance commençait bien, non ? La femme avait été à l’heure, respectant le deal. Son regard se pose sur l’homme en face d’elle et malgré son aversion pour lui, Magda ne peut nier qu’il a du charme et que la couleur de sa chemise fait ressortir ses yeux bleus. Des yeux auquel elle n’avait pas du tout fait gaffe jusqu’à ce soir. Jusqu’à maintenant. « Mais … vous avez de beaux yeux en faite » Seulement quand il ne parle pas, en faite mais ça, elle se garde bien de le rajouter et garde cette fin emprisonnée dans sa gorge. Gorge qu’elle se racle suite à cette remarque un peu sorti de nulle part. « Camillo vous a dit que je serais en bordeaux ? » Car de toute évidence, ils s’accordaient à merveille ce soir. Si leur personnalité pouvait en faire autant le temps d’une soirée, cela serait bien aussi mais les miracles, Magda n’est pas sûre que cela existent. « On y va ? »


Magda & Demetrio
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Dim 29 Avr 2018 - 12:11 )
Les bras croisés, le regard figé sur le béton, Demetrio attend patiemment. Les questions quant à la suite de la soirée se bousculent dans sa tête, mais sont étouffées par le bruit des talons au contact du sol. La silhouette de sa partenaire se dessine sous ses yeux qui la scrutent lentement. De haut en bas, il détaille la robe bordeaux qui réussit parfaitement son travail : la mettre en valeur. Ses jambes, sa taille, ses formes et ce petit symbole attisant la curiosité, obligeant presque à s’attarder sur sa poitrine qu’il souligne et qui fera le bonheur de tout homme rencontrant Magda ce soir. Ils pourront avoir la bonne excuse d’observer les coutures de cette robe afin de couvrir leur envie de satisfaire leurs yeux. Et si l’idée est inconfortable, il peut comprendre. C’est une très belle femme, avec beaucoup de charme. Celui-ci lui avait échappé lors de leur première rencontre, mais s’était fait remarquer au Dolce Vita et à présent, il lui saute aux yeux. Impossible de passer à côté. « Bonsoir. » répond-il, en se redressant. « Magda. » Son ton est posé, calme, bien différent de celui qu’il empruntait lorsqu’ils se mettaient d’accord, mais il n’est pas loin. C’est une habitude à lui d’être aussi carré, droit, autoritaire. A ses débuts, Demetrio se laissait marcher sur les pieds, ne savait pas tellement comment s’y prendre, jusqu’à ce qu’on lui souffle des idées qui n’étaient pas les siennes, qu’on les impose. Au fil des années, son caractère n’a eu de cesse de s’endurcir et à présent, ce ne sont plus ceux qu’il rencontre qui l’intimident, mais bien lui qui effraie la plupart des gens avec qui il travaille, principalement à cause de ses exigences qui ne laissent place à aucune erreur, ou très peu. En donnant sa confiance à certains qu’il a mis à la tête de ses entreprises partout dans le monde, il exige derrière que tout soit en accord avec sa politique.

La surprise prend alors place. Ce compliment sorti spontanément l’étonne, mais l’amuse également. Un léger sourire, à peine visible, apparaît pour mieux disparaître dans la seconde. « Merci. » Les tensions semblent être bien loin. Sans doute aussi parce que la fatigue est moins présente que la fois dernière, qu’il se sent un peu plus posé… Aussi parce qu’il n’est plus question de discuter des termes d’un contrat, mais plutôt de la mise en œuvre. Bien plus difficile, puisque c’est rendu public et que personne ne les épargnera. Il sait d’ores et déjà qu’ils devront répondre à quelques interrogations et se connaissant, ce seront des réponses très évasives. Le fait est qu’il ne supporte pas donner des informations sur sa vie privée, à des gens qu’il ne connait pas tant que ça. Jouer la prudence, toujours. « Non. Camillo s’est bien gardé de me donner les détails de votre choix final. J’ai néanmoins appris que la journée a été très longue. » S’il avait su, il n’aurait pour autant pas changer sa tenue qui s’accorde à la sienne à la perfection, mais c’est amusant de constater que ses choix ne sont pas très éloignés des siens. « Tournez-vous. » Sans attendre qu’elle s’exécute, il pose sa main sur son bras et l’incite à se tourner, afin qu’il puisse observer la robe de dos. « Doit-on compter nos gestes, ce soir ? » Dans ce cas, il s’agit du premier. Même s’il a moyennement apprécié sa proposition, n’aimant pas l’idée de devoir calculer mentalement ses gestes, devoir se freiner au maximum afin de ne pas atteindre la limite imposée. Son regard glisse sur ses courbes, sur la dentelle qu’il touche du bout des doigts. « Ca. J’aime beaucoup. » C’est fin, c’est joli, c’est très féminin, sensuel. La dentelle, sur les vêtements, ou les sous-vêtements l’attire. « Il y a juste un détail qui gâche un peu le reste, mais ça reste mon avis personnel. » avoue-t-il, en désignant le chignon qui emprisonne sa chevelure. Il la trouve bien plus belle sans, quand ses cheveux tombent en cascade sur ses épaules. Demetrio quitte sa veste qu’il place ensuite sur ses épaules, afin qu’elle n’attrape pas froid. « Vous me la rendrez à notre arrivée. » Et il la replacera sur elle à leur sortie, pour les mêmes raisons. Aussitôt, il ouvre la portière côté passager et d’un geste de la main, lui montre l’intérieur de son véhicule, afin qu’elle prenne place à l’intérieur. « Vous êtes nerveuse ? » Si c’est le cas, il aimerait pouvoir la rassurer, lui affirmer que tout se passera bien, mais il n’en a pas la certitude et préfère ne pas s’avancer. Tout de même, Demetrio peut faire un effort supplémentaire pour qu’elle soit plus à l’aise que leurs premières rencontres.


Demetrio & Magda
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Dim 29 Avr 2018 - 13:54 )
Cette situation a des allures de premier rendez-vous galant. Cet homme élégant qui l’attend, appuyé contre une voiture. Ses yeux bleus qui la regardent arriver. Une scène digne d’un film romantique ou quelque chose de ce genre. Les apparences sont trompeuses et pendant un bref instant, Magda se surprend à ressentir de l’amertume. Une douce déception que la vérité soit autre. La jeune femme ne se souvient même plus à quand remonte son dernier rendez-vous galant où un homme a essayé de lui plaire, de la charmer parce qu’elle lui plaisait tout simplement. Parce qu’il avait peut-être envie de faire un petit bout de chemin avec elle. Aucun souvenir. Elle était aussi fautive dans ce vide émotionnel : elle ne laissait personne l’atteindre. Se cantonnant à des relations purement physiques ou qui ne requièrent aucune implication de quelque nature qu’il soit. Son prénom résonne dans la voix du jeune homme et la brune se rend compte que c’est bien la première fois qu’elle l’entend le prononcer. Ca ne sera certainement pas la dernière alors il faudra s’y habituer. Sur ce ton, avec cette voix, il ne semble pas que ça lui sera très difficile. Battements de paupières rapides mais ce léger sourire qu’elle pense avoir vu a déjà disparu. Venait-elle de rêver ? De se l’inventer ? Cette vision éphémère la perturbe. Magda, elle ne s’y attendait tout bonnement pas. A tout sauf à ça. A un tel point que son trouble se lit sur son visage comme un livre ouvert au mauvais chapitre. « De rien … Je le pensais » Son corps était tendu, prêt à retrouver l’atmosphère électrique qui s’est toujours dégagée entre eux depuis leur rencontre mais il se relâche car l’ambiance est ce soir, très différente. Presque agréable. Et c’est ce qui la perturbe en plus du regard océan de l’homme qu’elle vient de remarquer et dont elle n’arrive plus à ignorer la profondeur. Un petit rire faible s’échappe de ses lèvres lorsque Demetrio fait écho à ce que Camillo a dû lui raconter de leur journée. Le contraire l’aurait étonné. « Eh bien je vois qu’il ne s’est pas garder de raconter certains détails. Effectivement, ça a été une longue journée et le choix final a été compliqué mais heureusement, Camillo est d’une compagnie très agréable » Sans crier garde, Demetrio lui ordonne de se tourner mais sans lui laisser le temps de quoique ce soit, sa main se pose sur son bras pour la faire pivoter sur elle-même. Un premier contact sur sa peau nue qui n’est pas un exemple comme cette fameuse soirée au Dolce Vita. Qui est hors performance de couple vu qu’ils sont tous les deux, à cet instant, qu'il n'y a pas de public. Pas désagréable mais ça l’interpelle en silence. En son for intérieur sans montrer quoique ce soit. « Oui. C’est ce qui était convenu … Mais je ne compterais pas celui-là » Libre à lui de compter le geste qu’il venait de faire. Pour sa part, elle ne le compterait pas. De dos, Magda tourne la tête sur le côté pour pouvoir voir ce qui se passe derrière elle, voir ce que Demetrio fabrique. Prendre conscience de son regard qui sillonne son corps est une chose mais sentir la pulpe de ses doigts contre le mince et délicat tissu en est une autre et renfonce sa nervosité. Muette sur l’instant T, Baby se contente d’acquiescer silencieusement avant de se retourner brusquement et rapidement, le regard fuyant, un frisson lui parcourant l'échine, la faisant trembler. Mentalement, elle prend note de ce que son partenaire aime beaucoup pour les soirées à venir. Et surtout note qu’il a apprécié la dentelle, produit phare de son Atelier. « La robe n’avait pas de dentelle à la base. J’ai cousu à la main une de nos plus belles pièces »  La métisse retrouve la parole que pour parler business alors que tantôt, elle était muette comme une carpette. Instinctivement, sa main se lève à son chignon quand son interlocuteur le désigne et surtout ne valide pas ce choix de coiffure. Magda hoche la tête tout en n’en prenant note mentalement. « Le dos me semblait être important à mettre en valeur d’où le choix d’un chignon mais je prends note. Vous les préférez lâché ? » Leurs échanges étaient ce soir bien différents. Sa façon à lui de lui parler était éloignée de ce ton auquel elle s’était confrontée pendant leurs deux rencontres précédentes. Forcément, ses réactions à elle étaient . Plus calme. Moins dans la défensive ou véhémente à son égard. Magda n’a pas le temps de refuser sa veste en prétextant qu’elle n’a pas froid qu’il la lui dépose sur ses épaules. Son regard se pose sur Demetrio qui lui ouvre sa portière et une interrogation naît dans sa tête : est-elle face à l’homme bon dont Camillo parlait ou bien il était déjà dans la comédie du parfait petit ami pur et dur ? Une question à laquelle elle ne trouve aucune réponse mais dans le doute, un petit sourire se niche sur ses lèvres alors qu’elle prend place à l’intérieur de sa voiture. « Merci, Demetrio » Articuler avec plus de naturel. Syllabes qui, maintenant, semble moins lui râper le palais. Qui fait apparaît moins comme un cheveu sur la soupe. Face à sa question, la métisse hésite à jouer l’inébranlable Saddler ou à juste dire la vérité. La poire, elle la coupe au final en deux. « Un peu » Ni un mensonge, car oui, elle est nerveuse. Ni une vérité car elle ne l’est pas un peu mais beaucoup. « Pas vous ? Personne n’aime se faire décortiquer de A à Z et c’est ce que nous allons subir ce soir » Sa main vient serrer la veste de Demetrio autour de ses épaules agitant les fibres du vêtement et l’odeur du jeune homme l’enveloppe. Un mélange d’eau de Cologne et d’after-shave, un bouquet que la jeune femme apprécie car elle a toujours été sensible aux odeurs. C’est une des choses qui lui avait plu en premier chez Leo et chez Erio : le parfum qu’ils dégageaient. Elle se sentait rassurée, apaisée. Un peu comme ce soir contre toute attente. Ce qui l’étonne elle-même. « Je n’ai pas fait d’apparition à une soirée depuis … depuis eh bien la fusillade » Lâche-t-elle comme si c’était un fait normal qui n’était en aucun point relié à elle alors que depuis la révélation du tueur, sa culpabilité ne faisait qu’accroître de plus en plus. « Il y a de l’appréhension, oui, de ne pas savoir à quelle sauce je vais être dévorée » La jeune femme avait pris soin de ne pas trop sortir de chez elle. D’éviter les médias mais ce soir, à cette soirée médiatisée, elle sait qu’elle ne sera pas épargnée et que des questions sur sa dégaine tomberont. « Quoiqu’il en soit, ne vous en faites pas. Je ne laisserai rien entraver ma mission » Rajoute-t-elle pour le rassurer, un geste de soldat venant appuyé ses dires, lui offrir un peu de légèreté et de distance face à ce qu’elle venait d’avouer. « Après cette soirée, les gens n’auront que ça sur les lèvres : ouah ! Demetrio et Magda, quel beau couple » Ce n’est pas ce soir qu’il fallait qu’il fasse marche arrière et annule le deal alors la Saddler se veut rassurante et lui montrer qu’elle assurera. Qu’elle le laissera pas tomber.


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Dim 29 Avr 2018 - 15:40 )
Un compliment, un vrai. Ses yeux sont généralement ce qui met mal à l’aise, quand il scrute les gens sans détourner le regard une seule seconde. Là, il semblerait que ce soit l’un de ses atouts, même si, pour lui, ce n’est pas une évidence. Il en a conscience pour voir les femmes le dévorer des yeux bien souvent, mais ce physique si avantageux pour certains ne l’est pas pour lui. Cependant, Demetrio ne peut nier que sa réaction spontanée le met à l’aise, le détend un peu. En apparence, lorsqu’il côtoie des soirées, inaugurations, il semble nager comme un poisson dans l’eau, mais il n’en est rien. Ce n’est pas une partie de plaisir et s’il pouvait déléguer beaucoup plus, il n’hésiterait pas. Discuter business, c’est un domaine dans lequel il excelle, où il a énormément de charisme. Jouer la carte de la sociabilité et s’attarder sur des sujets personnels, en revanche, ce n’est définitivement pas sa tasse de thé. Ceux qui le connaissent bien sont au courant qu’il n’est pas l’homme le plus à l’aise en foule, avec des personnes qu’il ne connait pas. Il lui faut un certain temps pour accorder sa confiance, ou pour ne pas avoir l’impression qu’on entre un peu trop dans sa bulle, qu’on force le passage. De plus… Les invités ne sont généralement pas des gens simples. Pas tous. Dans la foulée, il y a des phénomènes hautains, qui prennent les autres de haut, en se pensant plus supérieur. Ils jugent au physique, s’attardent sur les moindres détails, critiquent, blessent, parce qu’ils en ont la possibilité. Au lycée, lorsque quelqu’un de différent se pointait, c’était exactement le même schéma. Sans son groupe d’amis, Demetrio aurait été de ceux qui restent dans un coin, sans amis avec qui parler et que l’on aurait pris plaisir à critiquer à cause de ses notes fulgurantes, son sérieux, mais aussi sa façon de ne pas profiter de sa jeunesse. Les fêtes étudiantes, on ne le conviait jamais, puisqu’il ne répondait jamais par l’affirmative et ça ne lui a jamais manqué. Comment peut-on être en manque d’une chose, lorsqu’on ne connait pas l’effervescence que ça peut vous faire ressentir ? « Vous pouvez compter sur lui. » commence-t-il, appréciant encore le son qui vient de sortir de ses lèvres. Ce rire qui résonne encore dans ses oreilles, bien que léger. « Il ne répétera rien de vos confidences. Vous pouvez me croire, j’ai essayé de lui soutirer des informations, parfois et je me suis heurté à un mur… » Et ça l’a agacé, terriblement. Il se souvient encore de l’an dernier, lorsqu’il le cuisinait pour obtenir des réponses à ses questions, concernant Dafne, sans qu’il n’ait ce qu’il désire. Parce que Camillo, c’est un homme bien, parce qu’il respecte les personnes que son patron côtoie, mais il sait aussi que si ça venait à le toucher personnellement, s’il le sentait en danger, peu importe le degré de risques, il le lui en parlerait. C’est ce qu’il aime chez lui… Sa loyauté, mais aussi la confidentialité qui lui tient à cœur. « Ceci dit… Ce qui n’est pas confidentiel lui échappe parfois. » Mais jamais Camillo ne s’est permis de critiquer ouvertement les gens qu’il appréciait. Ceux qu’il ne trouve pas clairs, en revanche, c’est une autre paire de manche. Lorsque son chauffeur n’aime pas quelqu’un, ça se voit, ça s’entend. Il se le permet, puisque Demetrio l’écoute, le recadre de temps en temps, mais il sait que Camillo est de loin la personne qui lui souhaite le plus de bien sur cette planète. Jamais il ne l’a poignardé dans le dos, lui a même balancé certains noms lorsqu’il entendait des conversations louches, lui conseillant de se méfier. Magda peut donc avoir une confiance aveugle en lui. Tout ce qu’elle lui confiera ne sortira pas de sa bouche, sauf s’il sent que ça peut la mettre en danger elle aussi. La confidentialité dont il fait preuve a cette unique limite. « Enfin. Je suis ravi de savoir que le courant passe bien entre vous, même si je n’en doutais pas une seconde. Tant mieux, vous allez le voir régulièrement. » C’est l’un des rares contacts à qui elle pourra s’adresser dans son entourage, sans langue de bois. « Doit-on compter celui-ci ? » demande-t-il, en référence à la dentelle qu’il a touchée, afin qu’il sache exactement où ils en sont dans les comptes. A un, ou à zéro ? Dans tous les cas, il va devoir faire attention. « Eh bien, c’est réussi. C’est une très belle pièce. » En plus de l’authenticité, c’est probablement ce qui lui a le plus tapé dans l’œil. C’est beau, séduisant. Si l’Atelier Saddler fait des merveilles comme celle-ci, alors il n’a aucun souci à se faire quant à leur partenariat. Tout sera bien exécuté, il l’espère. « Vu comme ça… Je ne suis pas un grand connaisseur. J’ignore ce qui est le plus approprié, ce qui s’accorde bien. » Si ce n’est ce qu’il porte. Avec les années, il a pris le pli, mais concernant les femmes… Ne lui demandez pas de choisir un vêtement pour Magda, il ne saura absolument pas vers quoi s’orienter. « Les cheveux lâchés vous rendent moins… stricte, autoritaire. Plus accessible et naturelle, peut-être. » Encore une fois, ça n’engage que lui. Si lui la préfère avec les cheveux lâchés, d’autres pourraient lui trouver plus de beauté avec ce chignon.

Après cette dernière remarque, il attend qu’elle monte à l’intérieur de son véhicule pour faire le tour et la rejoindre. Le moteur tourne et aussitôt, il démarre, prenant la direction du siège de l’entreprise, là où le hall est réservé pour la réception. Le fait que ce soit dans un terrain connu le rassure un peu, mais il appréhende toujours. « Un peu. » Même réponse, alors qu’il craint le pire, mais il tient à garder ça pour lui, afin qu’elle ne panique pas plus. « Rien d’insurmontable pour autant. Je n’aime juste pas me faire questionner sur ma vie privée. Je juge que c’est personnel et qu’ils feraient mieux de se mêler de ce qui les regarde. » Mais ça, c’est son avis et personne n’en tient compte. A lui de faire en sorte de ne pas les laisser piétiner un peu trop sur ses plates-bandes. Demetrio se pince les lèvres, conscient qu’avec les derniers événements, la fusillade, ce sera très compliqué. « Par appréhension ? Le regard des gens ? » Ceux qui disent que le jugement des autres importe peu sont des menteurs. Demetrio n’a que faire de savoir ce qu’on pense de lui, dans une certaine mesure. A propos de sa soi-disant homosexualité, il en est juste malade et si les médias s’emparaient de certains éléments de sa vie privée, il verrait rouge, serait décontenancé. Alors oui, évidemment, il n’a que faire de ce que pensent les gens de son physique, de ce qu’il porte au quotidien, de sa façon de se tenir en société, mais concernant des sujets délicats, c’est différent. La fusillade touche indirectement Magda, puisqu’elle a été l’ancienne employeur de cet homme ayant ouvert le feu. « Vous êtes en droit d’avoir des failles, mais je vous recommande de garder la tête haute. Si vous ne souhaitez pas qu’on vous atteigne, c’est la seule solution que j’ai à vous apporter. Ils n’attendent que ça, à l’extérieur. » Qu’elle craque, qu’elle ne soit pas à la hauteur. « Je compte sur vous pour ne pas laisser la colère prendre le dessus. Est-ce que je peux vous faire confiance ? » C’est ce qui l’inquiète le plus. Qu’on lui fasse une remarque déplaisante et qu’elle s’emporte, quand il suffirait une réflexion bien placée, froide, pour recadrer les choses. Lui, c’est sa façon de faire et généralement, ça fonctionne plutôt bien. « L’objectif n’est pas que l’on soit le plus beau couple du moment… Juste faire taire quelques rumeurs. Détendez-vous. » La pression est certainement née avec ses conditions, ses exigences, mais elle s’en rajoute d’autant plus.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Lun 30 Avr 2018 - 0:47 )
« Ca se ressent chez Camillo » Commente la métisse d’une voix douce. Magda est de ceux qui observent et qui ne se fient pas aux gens. De façon générale, elle crée plus facilement une aversion aux gens que le contraire mais Camillo a été une rencontre étonnante. Il lui a fait bonne impression dès le début alors que la jeune femme met du temps, a des barrières qui freinent toute interaction sociale permettant de nouer quoique ce soit. Avec Camillo, c’était bien différent. « J’aime bien Camillo. C’est un homme bon, ça se ressent vraiment et c’est marrant, il dit la même chose de vous » Regard en biais vers lui pour l’observer, le détailler avant de reprendre sa position initiale comme si de rien n’était. Camillo ne pouvait certainement pas sortir cette information de nulle part et l’inventer. Quelque part, Demetrio devait l’être mais cela restait un mystère pour la jeune femme. « Et je suis ravie de pouvoir passer plus de temps avec lui à l’avenir. En plus, il est de très bon conseil concernant les vêtements, il pense à tout » Il avait d’ailleurs lui-même penser à ce que Magda apporte une écharpe ou une étoffe avec elle ce soir pour se couvrir le dos, éviter d’attraper froid. Il le lui avait rappelé en plus en la déposant mais la jeune femme avait complètement oublié avec son appréhension naissante. Baby reste un moment interdite face à son interrogation, faisant mine d’observer un pan de sa robe comme si un défaut qui n’existait pas s’y trouvait. Elle avait fait exprès de poser une dentelle à cet endroit là car Demetrio lui avait montré les gestes qu’il serait susceptible de faire. Elle voulait forcer une rencontre entre les produits qu’elle fabriquait et l’homme d’affaire pour qu’il juge ce partenariat, au final, bénéfique pour lui. C’est ainsi qu’elle avait imaginé la scène, la situation mais force de constater que lorsque la pulpe de ses doigts effleurèrent le tissu délicat, indirectement sa peau. Toute allure professionnelle s’envola. Ce frisson que Demetrio lui arracha, la décontenance qui pris possession d’elle. Rien de tout cela n’était prévu et surtout contrôlé par elle. Ca avait beaucoup déstabilisé la femme qui tentait de le cacher du mieux que possible. Rarement touchée, rarement caressée laissant sa peau toujours trouée d’une solitude qu’un moindre contact chamboule. « Oui » Souffle-t-elle. Ce contact compte et si ça te tenait qu’à elle, il remplirait à lui tout seul tout le quota de la soirée et des soirées à venir mais elle ne dit rien. Ne révèle rien de sa faille. Ceci dit, en une phrase, il arrive à lui arracher un franc sourire, à balayer sa décontenance en une fraction de seconde. Sa phrase lui fait énormément plaisir, regonfle sa confiance envers son produit. Il n’y a rien de plus gratifiant que de se faire complimenter sur ce que l’on crée et encore plus quand il s’agit de Demetrio Clarizio. « Merci » Dit-elle en le couvant du regard, avec presque des étincelles dans son regard à elle. La dentelle, la couture, c’est son monde. Elle y a grandit, s’est piqué les doigts tant de fois à s’entraîner, tout donner pour avoir quelque chose de parfait. Elle n’était peut-être pas une cheffe d’entreprise parfaite mais dans sa passion, elle l’était et tout devait l’être. Encore un regard en biais, elle le fixe, pensive, les sourcils légèrement froncés. Pas de colère ou de vexation. D’étonnement. « C’est bien la première fois qu’on me dit ça, je saurais désormais. Quoiqu’il en soit, je note que vous préférez que j’apparaisse comme naturelle et accessible » Répond-t-elle amusée, tournant les mots dans un autre sens. Ca ressemblerait presque à du flirt. Presque si on ne savait pas cette aversion qu’elle ressent envers l’homme. Une aversion qui semble se mettre pourtant de plus en plus de côté sans qu’elle s’en rende compte.

Le moteur de la voiture ronronne et bercerait presque Magda. Le ronronnement de la voiture et l’odeur de la veste de Demetrio sont un combo gagnant qui arrive à venir à bout de son stress, de son angoisse qui grandissait à mesure que la voiture les rapprochait de cet événement médiatisé. « Je déteste cela aussi. Les gens aiment se mêler de tout et salir ce qu’ils trouvent car ils s’en octroient le droit »  Faisant référence à l’éclatement du scandale de son père, les médias qui se sont empressés de les salir, de les associer à l’acte abjecte de son père. Elle n’avait que 20 ans à l’époque, ce n’était qu’une jeune gamine qui n’avait rien demandé et qui pourtant s’était retrouvée au milieu des échanges de coups de feu. « Pas réellement le regard. Les mots qu’ils choisiront. » Le regard, elle s’en fichait bien et pouvait toujours jouer à l’ignorante mais les mots. Le plus souvent, elle jouait aussi la carte de l’ignorance mais avec plus de difficulté car les mots, ils venaient se loger directement dans son cœur. Ils venaient la blesser sans aucun détour et c’est avec ces blessures qu’elle rentrait chez elle. Seule toujours seule. A ressasser. A finir par y croire au final à tout ce qu’on lui crachait à la figure. A finir par leur donner une place de vérité en elle. Sa tête hoche aux recommandations que Demetrio lui fait. Et comparé à la soirée au Dolce Vita, Magda ne prend, cette fois-ci, pas la mouche et accepte ce conseil. Un conseil que sa mère lui a tant de fois répété sauf la part où elle avait droit d’avoir des failles. Jamais sa mère ne le lui a dit. Avec elle, elle se devait d’être parfaite sous toutes les coutures. Encore plus après la mort de Sahar. « Vous pouvez me faire confiance, Demetrio » Promet-elle d’une voix calme alors que sa main vient serrer la veste autour d’elle, pas par froid mais par besoin de sécurité. Ce qu’elle redoute à cette soirée, ce n’est pas sa colère, c’est sa sensibilité. Sa capacité à encaisser ce qu’on lui balancera. Peut-être était-ce trop tôt pour une sortie officielle ? La soirée sera la réponse. Demetrio lui dit de se détendre et ce n’est qu’à cet instant qu’elle se rend compte la Saddler qu’elle était restée droite comme un I sur son siège. « Je me détends, je me détends » Son dos s’adosse contre le cuir du dossier, s’installe confortablement. Sa tête se penche discrètement pour pouvoir humer en catimini le parfum qui s’échappe de la veste reposant sur ses épaules, que sa main droite à l’abri du regard de Demetrio serre comme un doudou qu’un bébé garde dans son poing. Elle a, pour le coup, pas du tout envie de la lui rendre mais c’est ce qu’elle doit faire malheureusement que la voiture s’arrête, s’immobilise. A regret, la jeune femme fait glisser la veste délicatement de ses épaules et la lui tend. Sa main se pose sur la poignée de la portière alors que son regard se plonge dans le regard océan de Demetrio, cherchant quelque chose sans savoir, sans arriver à mettre le doigt dessus. Ou peut-être qu’elle le sait mais qu’elle ne veut pas se l’avouer. Du courage. De la force. Sa main se pose sur celle de Demetrio, reposant encore sur le levier de vitesse. Elle donne le top départ de leur comédie de cette façon, a besoin d’un contact pour se donner du courage, de la force afin de se lancer à corps perdu dans ce monde qui lui apparaît déjà comme menaçant. C’est vrai qu’elle n’appréciait pas Demetrio compte tenu de leurs rencontres précédentes mais ce soir, elle n’a que lui et sa veste. « Il compte pas celui là » Souffle-t-elle avant qu’un portier actionne la poignée de sa portière et la lui ouvre, lui ouvrant la porte vers les fauves.


Magda & Demetrio
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Âge : trente-deux ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Lun 30 Avr 2018 - 3:45 )
C’est la première fois qu’il a un retour de ce que pense Camillo de lui. Le respect se ressent entre eux et leur bonne entente, ainsi que les attentions qu’ils se portent prouvent qu’ils tiennent l’un à l’autre. Tout est naturel avec son chauffeur, rien n’est surjoué. Cependant, s’ils se côtoient régulièrement, presque tous les jours, jamais ils ne se sont confiés sur ce qu’ils pensaient. Ce que lui avoue Magda le touche donc énormément, même s’il s’efforce de ne rien montrer, se contentant d’approuver son sens du conseil. Il pourrait dire du bien de cet homme, en parlant durant des heures que ça ne le dérangerait absolument pas. C’est l’un des rares hommes qui le met à l’aise, bien qu’il y soit arrivé au bout d’une bonne année seulement. Au début, il avait un Demetrio un peu hostile face à lui, mais il a très vite compris que derrière ce ton glacial, cette distance qu’il s’efforçait de prendre et qui se répercutait par des tensions fortes dans le véhicule qu’ils partageaient, se cachait un homme avec un passé douloureux. Il n’a pas connaissance de tout, mais pour avoir été témoin de ses conversations téléphoniques avec Mila, ou ses journées sans, ses passages à l’hôpital, Camillo n’ignore pas qu’un événement grave s’est déroulé dans sa vie. C’est notamment parce qu’il a constaté, au fil des années, qu’il s’interdisait de se laisser aller, d’être heureux à 100 %, qu’il joue l’entremetteur avec les rares femmes qui entrent dans sa vie et qui, à ses yeux, pourraient tout à fait correspondre aux besoins de son patron. Ca a été le cas avec Dafne, même s’il s’est rendu compte, à la fin de leur contrat, que le chemin qu’ils prenaient n’étaient pas le même, qu’ils avaient des besoins différents. Camillo est cependant convaincu que son passage dans la vie du PDG a entrouvert une porte autrefois close. Un hochement de tête suffit à répondre à son « merci ». Lui aussi, pensait ce qu’il disait. Cette dentelle ajoutée à sa robe est une réussite et d’une grande qualité. Même si la mode n’est pas son domaine, qu’il n’y connait rien au langage utilisé par les professionnels, depuis le temps, il sait reconnaître les bons tissus, le bon travail. Et ça, c’en est. Ce qu’il note également, c’est qu’elle n’a pas mis une journée pour exécuter les finitions. « Magda… » soupire-t-il, en n’insistant pas plus sur sa remarque dont il saisit le sens, refusant de montrer son amusement. Ca ne le choque pas, non, mais ça l’étonne de sa part. Alors, elle peut aussi faire de l’humour ? Néanmoins, ayant vu le carnage des deux premiers rendez-vous, là où entre eux régnait une ambiance électrique, il sait que ça peut tourner au vinaigre en quelques minutes.

Santa Lucia est un petit quartier, si bien que les kilomètres le séparant de son entreprise ne sont pas nombreux à parcourir. Et si ça l’arrangeait en début de journée, il aurait aimé rallonger le trajet, afin de faire tomber la pression. « Je suis de votre avis. » C’est pour cette raison que préserver sa vie privée est primordial. Mais ce qui touche Magda en ce moment, c’est le scandale suite à la mort d’un homme s’étant fait licencié de son entreprise il y a deux ans. Ca ne l’aide sûrement pas à retrouver la splendeur des Ateliers Saddler et il doute que ça puisse se faire en un claquement de doigts. C’est bien trop récent. « A croire qu’ils trouvent ça amusant. Baver sur les autres, c’est tellement divertissant, vous comprenez. La joie des gens faux et hypocrites. » Et ils vont en côtoyer ce soir. Dans son entreprise, il n’est pas dupe, il y en a beaucoup des comme ça. Les plus hauts placés, ceux qui sont très ambitieux au point de casser du sucre, d’user de stratagèmes tous plus minables les uns des autres. C’est partout pareil, si ce n’est peut-être dans les petites entreprises où il y a une dizaine d’employés et où tout le monde se connaît suffisamment pour ne pas vouloir se marcher sur les pieds. « Eh bien attendez-vous à être blessée Mademoiselle Saddler. » Vaut mieux s’attendre au pire. Même s’il est là, pour lui tenir le bras, il ne s’attend pas à ce que sa présence fasse l’effet d’un gros bouclier. Certains sont sans-gêne, n’hésitent pas à sauter sur les bonnes occasions pour détruire, piétiner. D’un signe de la tête, il acquiesce, soulagé de pouvoir lui faire confiance, même s’il reste encore un peu sur ses gardes, attendant de la voir à l’œuvre. En silence, il conduit jusqu’à son siège et se gare à la place qui lui est attitrée. Aucune pancarte pour informer que cette place est réservée, mais tout le monde a pris le pli et n’ose pas prendre une place que le grand patron utilise régulièrement. Au fond, il s’en fiche bien, tant que le parking n’est pas plein au point de perdre dix minutes de son temps à trouver un endroit disponible. A peine a-t-il coupé le contact qu’elle lui tend sa veste qu’il récupère. Durant de longues secondes, chacun scrute l’autre, lui sans raison particulière, seulement en se demandant si elle sera assez courageuse pour sortir du véhicule. C’est alors que sa main vient se poser sur la sienne. Surprise, étonnement qu’il ne laisse pourtant pas entrevoir. Elle qui souhaite absolument limiter leurs gestes, fait un pas vers lui, prend l’initiative. « Vous allez finir par me perdre. » Entre ceux qui ne comptent pas et ceux qu’il doit prendre en compte, il ne sait plus très bien. « Nous sommes toujours à un, alors. » dit-il, en quittant sa voiture. Il fait le tour, repose sa veste sur les épaules de Magda et murmure : « Vous ne souhaitez tout de même pas attraper froid. Gardez-la jusqu’à l’intérieur. » Ce n’est pas une recommandation, mais un ordre. Il est hors de question qu’elle soit à l’air frais avec les bras dénudés, le dos pas protégé. « Ne soyez pas trop accessible. » En référence avec sa phrase à double sens. Ici, il y aura des hommes prêts à bondir sur elle, à la charmer, flirter, sans équivoque. D’autres qui le feront avec plus de discrétion. Lui tendant son bras, il s’avance jusqu’au hall, remerciant au passage le portier. Leur arrivée fait tourner les têtes, attire l’attention, est l’objet de regard bienveillant, mais il y a également quelques grimaces qu’il repère. Des personnes dévisageant Magda sous toutes les coutures et un instant, il appréhende qu’elle entende les commérages. Pour la soutenir, il pose sa main sur son bras, tandis qu’ils pénètrent dans l’entrée, là où bon nombre de personnes séjournent. « Demetrio ! » Avec un petit accent australien, son ingénieur, avec qui il a travaillé s’avance vers lui avec un large sourire. « Bonsoir. Tout semble se dérouler correctement, pour le moment. » « En effet, tout est prêt pour la présentation. » explique-t-il, en anglais, tandis qu’il pose son attention sur la charmante jeune femme à ses côtés. « Magda Saddler, ma compagne. » Si un sourire se glisse sur son visage, ce n’est pas le cas d’un chargé de projets qui arrive à leur hauteur. Lui qui semble si souriant habituellement a perdu de son enthousiasme et ne se gêne pas pour lancer un regard froid, noir, à celle qui est à l’origine de bien des désastres. Il se racle la gorge, tente de garder contenance, mais c’est plus fort que lui : « Inutile de faire les présentations, tout le monde vous connait ici. Je ne pensais d’ailleurs pas avoir l’honneur de vous croiser à un événement qui se veut… festif. Mais ravi de voir que vous vous portez bien, vous. » Et il pourrait dire quelque chose, Demetrio. Il en meurt d’envie d’ailleurs, mais préfère ne pas couper l’herbe sous le pied de la femme à son bras. Ca va déjà trop loin pour lui, mais si ça prend une ampleur fulgurante, il n’hésitera pas à intervenir. « Vous souhaitez un verre ? Demetrio ? Mademoiselle Saddler ? A moins que vous comptez demander le licenciement d'un de nos serveurs pour service mal fait ? »


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Lun 30 Avr 2018 - 6:35 )
Son soupir l’amuse grandement alors qu’il prononce son prénom comme une plainte presque. Pour peu et si Magda ne se retenait pas, elle exploserait de rire devant son air fermé. C’était anodin … Elle aurait pu pousser un peu plus loin la plaisanterie mais ne l’a pas fait. Des limites, il  y en a encore beaucoup entre eux malgré cette ambiance plus détendue qui se ressent entre eux. Les voilà désormais à échanger leurs points de vue sur les médias, sur l’hypocrisie des gens et leurs plaisirs malsains à taillader les autres. Si les deux rencontres d’auparavant n’avaient laissé aucune chance d’une discussion tout à fait normale, ce soir, ils échangeaient comme deux adultes qui venaient de se trouver un point commun : leur haine pour les hypocrites et commérages. Bien entendu, les seules personnes qui ne s’en rendent pas compte ce sont bien eux alors qu’ils venaient bien de se le dire : ils étaient tous les deux du même avis sur un sujet. Ils pouvaient l’être quand chacun n’était pas campé sur sa position, enfin toute fois quand Magda n’était pas sur la défensive, prête à le mordre. « Je m’y attends à chaque jour de ma petite vie. Ca va avec mon nom » Répond-t-elle avec une distance déconcertante. Même sa propre vision sur sa vie était teintée de noirceur. Elle n’éprouvait aucune compassion pour elle-même, elle était aussi dure avec elle que les autres pouvaient l’être. En apparence, elle se défendait toujours bec et ongles, ouvrait toujours sa grande gueule mais n’en pensait pas moins, en silence. Dans sa propre intimité. Baby avait bien compris que la vie n’était qu’un enchaînement de blessures. Que chaque jour avait son lot de souffrances. Et si un jour, tout se passait bien, le lendemain, tout se rattrapait. Désormais arrivée, son corps déjà extirpé de la voiture, Magda se penche légèrement, s’appuyant sur la portière. « Si vous êtes perdu, c’est que je joue très bien mon rôle. Rendre les hommes perplexes, c’est le rôle des petites amies » En leur faisant des petites crises de boudin. Des petites crises de nerf ci et là. Se contredire pour affirmer l’inverse. C’est là toute la beauté complexe et chiante d’une femme. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. « Toujours. Vous suivez bien » Son regard le suit, ne le quitte pas d’une semelle pendant qu’il fait le tour de la voiture pour venir vers elle, reposant sa veste sur ses épaules, sa nouvelle amie. Et encore une fois, Magda ne se fait pas prier pour garder sa veste sur ses épaules. L’air est plus frais dehors que dans l’habitacle de ferraille, elle doit bien l’admettre. « Oui, Monsieur Clarizio » lui répond-elle pour la forme, le regard en biais vers lui, docile mais le défiant tout de même : Magda restait Magda. Face à sa remarque pince sans rire, Magda se mord la lèvre pour se retenir d’éclater de rire. Juste parce qu’elle s’y attendait tout bonnement pas. Juste parce que ça l’a fait rire qu’il attrape son humour de tout à l’heure pour la lui resservir à sa façon. Si son rire, elle le retient, son regard complice et son petit sourire en coin démontre bien son amusement. Mr. Clarizio était donc capable de faire de l’humour aussi ? Quelle belle découverte. Cet élan d’humour a le don de calmer ses nerfs et c’est bien ce dont elle avait besoin avant de s’élancer dans ce bain de foule. Sa main s’enroule autour du bras de l’homme, le regard vissé sur lui. « Avec vous ou les autres ? » Espiègle dans le regard et la voix. Elle le taquine, le défiant du regard. C’est bon enfant.

Son sourire amusé disparaît cependant à mesure qu’ils arrivent  dans le hall. Les regards se braquent rapidement sur eux, sur elle. La femme qui est à son bras, la compagne que Demetrio Clarizio s’est choisi. La femme sent qu’on la détaille des pieds à la tête. Elle capte certains regards qui n’ont rien  de malveillants quand d’autres lui donnent simplement envie de se déchausser pour leur enfoncer ses talons dans l’orbite. Avec classe et dignité bien entendu. Sur leur passage, son oreilles capte des chuchotements et des raclements de gorge. Les commérages débutent en même temps qu’elle a pénétré les locaux. Ca n’a pas traîné comme d’habitude. Ne s’y attendant pas, elle sent la main de Demetrio se poser sur son bras lové autour du sien. Un contact qu’elle apprécie. Qu’il lui fait l’effet d’une main tendue pour l’extirper d’un océan enragé où les vagues cherchent à l’ensevelir. Un homme vient à leur rencontre et déjà son rôle, elle le prend au sérieux et accueille l’homme par un sourire quand Demetrio la présente comme sa compagne. Alors qu’elle allait le saluer, elle aussi, en anglais, une autre personne déboule et lui coupe limite la parole. Déjà, elle n’aime pas du tout sa façon de la regarder. Sa façon de s’adresser à elle. Et encore moins ses allusions. Pour qui se prend-t-il ? Son sang se met à bouillir quand sa main commence à la démanger. Une main qui veut lui claquer une bonne gifle pour qu’il ferme son clapet à merde. Seul point d’attache. Seul port qu’elle a, son autre main serre le bras de Demetrio pour se retenir de sauter à la figure du chargé de projet. Elle puisse dans ses forces pour lui offrir un sourire qui a plus l'air d’un sourire carnassier qu’un sourire agréable et sympathique. Magda se fait fureur. Elle l’a dit à Demetrio qu’il pouvait lui faire confiance, elle le lui prouvera en se s’emportant pas. « Bonsoir. J’aimerais dire que l’honneur est partagé et que je suis ravie moi aussi de vous voir en pleine forme mais je n’ai pas la moindre idée de qui vous êtes à vrai dire. » Son visage perd de son sourire félin et prend une teinte plus froide, sa voix gardant un ton posé mais dur. « Je ne suis pas sûre de toute façon que cela m’intéresse » Le charge de projet reprend la parole, n’hésitant pas à parler du fameux licenciement. Comment ose-t-il ? Cela va beaucoup trop loin et là et Magda sent qu’il la provoque. Lui, juste un petit chef de projet. Puisqu’il lui faut le ramener à sa place… « Pardon ? Demander le licenciement pour service mal fait ? Ce n’est pas de mon faite si vous ne savez pas recruter correctement des serveurs. Une personne extérieure à la société est-elle obligée de faire la sale besogne à votre place ? Je pense qu’il faudrait clairement que vous appreniez à savoir où se trouve votre place. Je peux vous y aider si ce n’est pas clair pour vous » Son visage se pare d’arrogance et de mépris puis d’un sourire insolent. « Je prendrais une coupe de champagne, pour ma part. Et vous ? » Son visage se tourne et vers l’ingénieur australien et son compagnon. Ce chargé de projet n’avait qu’à servir de serveur. Ca serait bien fait pour sa tronche de cake. Une fois que les deux hommes aient fait leur choix, Magda fait un geste vague de la main. « Ca sera tout, en vous remerciant de votre amabilité » Son visage ne montre aucune animosité, désirant faire bonne figure mais son regard lui lance des éclairs. Deviennent revolver, jurant avec le ton neutre mais ferme qu'elle emploie. Bouche bée, le chargé de projet tourne les talons en grommelant quelque chose dans sa barbe. Sûrement une insulte à son attention. Magda laisse les deux hommes reprendre leur conversation et reste pensive, un visage neutre comme si rien ne s’était passé alors que sa nervosité est bien réveillée, titillée par les propos de l’homme. Son index dessine des motifs totalement abstrait sur le bras de Demetrio, tic nerveux pour essayer de se calmer. Ils venaient à peine de pénétrer les lieux qu’on lui sautait déjà dessus. La soirée commençait décidemment bien. « Bonsoir Demetrio » Une grande blonde à la chevelure dorée et ondulée lâchée sur ses épaules fait irruption et ignorant royalement Magda, posant sa sale patte sur le bras libre de Demetrio. Eh oh ! Et moi je suis une salade ? Pense la jeune femme. Puis c'est quoi ça ? Bonsoir Demetrio. Demetrio quoi ? Elle sort d'où cette familiarité ? C'est qui ? D’une femme à une autre, Magda reconnaît parfaitement la parade d’une femme pour tenter de capter l’attention d’un homme. La blonde, elle en pince clairement pour le Clarizio. En plus, elle était naturelle et accessible, ELLE, avec ses cheveux lâchés. Pouah. Pendant un court instant, la Saddler regarde sa petite parade, ses petits sourires et ses rires à gorges déployés qui agitent son décolleté presque vulgaire. Bien entendu, elle avait des gros lolos, ELLE. Bien entendu ! S’il y a bien une chose que la métisse détestait, c’était bien d’être mise dans un coin. Sans se démonter, la brune s’interpose dans la discussion, dressant sa main vers la blonde. « Bonsoir. Je crois que les présentations n’ont pas été faites. Je suis Magda Saddler, la compagne de Demetrio. Enchantée » OU PAS. « Et vous êtes ? … Sa secrétaire peut-être ? » Connasse de Magda. La blonde n’avait pas du tout l’air d’être juste une simple secrétaire mais c’était beaucoup trop tentant. Puis flûte, cette cruche, elle venait faire les yeux doux là comme ca. Elle a pas vu leurs bras lovés ? Ca veut bien dire qu'il n'est pas DIS-PO. Pétasse ...


Magda & Demetrio
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mar 1 Mai 2018 - 2:29 )
Un nom entaché par la réputation d’un homme qui a chuté suite à ses petites affaires. Son Atelier, Demetrio le connait parce que les médias s’en sont mêlés, dépeignant un portrait peu valorisant. Son empire a connu des mauvais jours, a mis à sac les ventes des belles pièces fabriquées par les Saddler et ses employés. Les informations en parlaient d’une si piètre manière qu’il était difficile d’en avoir une bonne opinion et avec les événements récents, ça ne cesse d’empirer. Pourtant, le tissu qu’il a touché du bout des doigts prouve que le travail réalisé dans cette boîte mérite d’être connu autrement que pour les frasques d’un ancien patron et d’une vague de licenciements abusive. Avec leur partenariat, il lui offre la possibilité de rattraper les erreurs, rebondir et à travers cette sortie officielle, Magda a également une occasion à saisir : celle de se faire respecter. En gardant le silence face aux attaques de son chef de projet, il lui permet de rétorquer, se défendre par ses propres moyens, bien qu’il se fasse violence pour ne pas ajouter son petit grain de sel. Sa remarque sur le congédiement est de trop. Agressive, brutale, blessante, cette réflexion a pour objectif de l’atteindre, lui faire payer la catastrophe en la tenant pour unique responsable de ces dernières tensions à Naples. L’homme manque d’objectivité, sans doute parce qu’il est de plein fouet concerné. La réponse de sa fausse compagne ne se fait pas attendre. Son ton est dur, tout comme les mots utilisés qui se veulent cinglants. Un soupir s’extirpe, tandis qu’il échange un regard entendu avec son associé australien qui ne sait plus où se mettre. Il ne cherche cependant pas à intervenir, mais joue le jeu, commandant un verre de champagne qui ne lui sera jamais apporté. Une fois qu’il s’éloigne, d’autant plus agacé par cette rencontre qui ne s’est pas déroulée comme prévu, Demetrio pose son attention sur Magda, l’air ferme. « Vous étiez obligée de faire ça ? » murmure-t-il, au creux de son oreille, avant d’ajouter : « Il y a des manières de faire. Pour une entrée en matière, elle n’est pas très réussie. » Ca sonne comme un reproche. Même s’il est ravi qu’elle se soit défendue, il juge leur altercation un peu trop brutale. Des deux côtés. Heureusement, la suite se déroule un peu mieux et très vite, le fil de sa conversation précédente reprend, avec un peu plus de légèreté. C’est uniquement professionnel, ça parle de la première expérience en Australie, du téléphone portable dont les ventes ont explosées dès la première semaine. Il faut dire que les fonctionnalités qu’il offre sont intéressantes et pour l’ingénieur, c’est une vraie fierté. Quant à Demetrio, il en est ravi. Ce n’est pas tout à fait le cas de sa partenaire qui se focalise sur son bras. Un instant, il observe ses doigts pianoter, former quelques symboles et alors qu’il entrouvre la bouche, s’apprêtant à l’interroger sur son moral, il est interrompu par une jeune femme se présente à eux. « Bonsoir. » dit-il, sans réellement faire attention à son geste qui ne lui saute pas aux yeux tant il est habitué à ce qu’elle soit tactile à chaque fois qu’elle le salue. Ca n’a rien de dérangeant… Jusqu’à ce que la brune près de lui se présente. Et ça n’a rien de sympa. Elle est en train de marquer son territoire, feindre une crise de jalousie, aussi et tandis que les doigts de la blonde se resserre sur son bras, Demetrio lui adresse un regard qui se veut rassurant. « Magda, voici Elvezia. Il s’agit de notre chargée de communication. Ces affiches suspendues sur les murs, c’est elle et son équipe. Son rôle a été très important. » La blonde affiche un large sourire, crispé, puis dévisage Magda de haut en bas avec véhémence. C’est électrique et il aurait bien besoin de s’éloigner un peu. C’est en observant le buffet au loin, qu’il trouve l’issue parfaite. « En effet, Elvezia. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de nous rencontrer. C’est dommage, Demetrio, de ne pas l’avoir emmené avec vous lors de nos derniers voyages d’affaires. Comment vous êtes-vous rencontrés ? » enchaîne-t-elle, presque aussitôt, sans sourire, la mâchoire crispée. « En parlant communication… » D’un geste de la main, il désigne l’estrade où l’ingénieur a pris place. « Oh. Je vous reviens dans quelques minutes. » Et ça le soulage de la voir s’éloigner… Il a l’impression de perdre le contrôle de toute la situation. « Vous jouez à la petite amie jalouse ? Vous êtes tellement… agressive ! C’est à se demander ce que ça pourrait être, si vous étiez réellement ma compagne. » Elle lui ferait des crises et avec toutes les femmes qu’il côtoie au quotidien, avec qui il sympathise, elle n’aurait pas fini de s’emporter, s’en rendrait même malade. L’attirant vers le buffet, dans un coin où il n’y a pas grand monde afin de pouvoir lui parler en toute discrétion, Demetrio saisit son bras sans grande délicatesse et l’incite à lui faire face. « Avez-vous bien saisi l’importance de cette soirée ou est-ce qu’il faut que je vous fasse un dessin ? » Il n’aime pas cette sensation d’être sous tension, à chaque fois qu’une personne s’approche de lui. Il n’est tellement pas habitué à ça, ne sait pas exactement ce que c’est, d’avoir quelqu’un dans sa vie. Il a bien eu Charlotte, mais cette dernière ne disait jamais rien et sortait si peu avec lui. Quant à Dafne, on ne peut pas dire qu’il y ait eu des scandales en sa compagnie. « Prenez donc un verre, ça va vous détendre. » Sur un plateau, il saisit deux coupes de champagne et lui en tend une. « Vous avez réfléchi à notre rencontre ? » Lui n’y a pas bien réfléchi. Les récits romantiques, ce n’est pas son truc. Demetrio est d’ailleurs mal à l’aise rien qu’à l’idée de devoir l’expliquer. « Des amis communs ? Ou éventuellement, si vous souhaitez plus original, peut-être que vous auriez pu vouloir cacher avec votre fond de teint, votre bouton de fièvre en vous observant dans mon rétroviseur. Ou encore qu’après un verre de vin, vous vous êtes tout simplement retrouvée affalée sur le canapé du bar et qu’il a fallu que je vous raccompagne. » Il est évident qu’il n’est pas sérieux et qu’il cherche à lui faire part de son mécontentement, quant à son comportement qu’il ne cautionne pas. Cette femme, qui travaille pour lui, elle fait du bon travail et jusqu’alors, il n’y a jamais eu aucune tension entre eux. Ce n’est pas le moment d’en créer. Demetrio fait un pas vers elle, de sorte à se retrouver à quelques centimètres seulement et le regard planté dans le sien, le plus sérieusement du monde, il souffle : « Vous me refaites une scène comme celle-ci et je vous retire cette veste que vous semblez tant apprécier. » Quelle menace !


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mar 1 Mai 2018 - 10:27 )
Lèvres pincées, la Saddler observe l’homme qu’elle venait de démonter verbalement. Sur son visage, pas un sourire de victoire. Rien de tout cela. Son air fermé cache ce cœur un peu trop fragile qui bat à tout rompre. Un art du déguisement qu’elle a apprit d’année en année. S’énerver. Crier. Être brusque. Insulter mais jamais révéler ce cœur impétueux mais pourtant si mort à la fois. Le souffle de Demetrio contre son oreille la chatouille mais si elle secoue sa tête, ca n’en est pas la raison. Elle se mord la lèvre pour ne pas lui répondre sur le même ton qu’elle venait d’user pour l’autre imbécile. Une critique et encore une critique. Elle ne s’était pas emportée ? Non ? Elle ne s’était pas mise en colère,  non ? Il lui fallait quoi de plus ? Qu’elle plie l’échine ? Qu’elle soit calme et douce, juste souriante ? Alors il aurait dû proposer un partenariat avec un robot. « Il est reparti en vie et sans un œil au beurre noir. Je n’ai pas hurlé pour tout le hall. J’ai fait des efforts » Et s’il ne le voyait pas, eh bien tant pis. « Vous l’avez dit vous-même, je n’ai pas de manière et je ne suis pas très réussie » Acide et amer. Si les mots sont bruts et secs dans le creux de l’oreille de Demetrio, sur son visage, un air poli et courtois pour ne rien laisser deviner aux gens autours qu’ils sont entrain de se chamailler encore une fois. Il semblerait qu’en faite, ils ne savent que s’exprimer de cette façon. Que le moment de tantôt n’était qu’une erreur de parcours. Faut croire qu’en faite, Magda ne sait, au final, qu’enchaîner des rapports conflictuels ce soir. Se noyer dans le chaos pour ne pas voir les abîmes qui l'attendent ? Une méthode bien con mais elle le fait tout de même, la brune. Elvezia, la pauvre, elle est mesquine Magda, la cherche. Punching ball où elle se défoule ? Peut-être. Ou juste de la compétition. « Je n’en doute pas un instant » De l’importance de la blonde. Une blonde, c’est toujours essentiel. Sourire hypocrite et la situation s’essouffle quand la question se pose : la rencontre. Pour le coup, vide sidéral. Aucune réponse à lui ouvrir. Un sourire qui se fige mais qui manque à tout moment de se viander. Sauvés par le gond ! Elvezia est appelée et Magda se demande si ça n’aurait pas été mieux qu’elle reste car une morale, elle en prend encore une en pleine volée. « C’est à se demander si VOUS vous avez déjà eu une petite amie. Une vraie. Pas négociée par un partenariat ou je ne sais quoi. Si vous étiez mon homme, à moi, ca ne se serait pas du tout passé comme cela » Non, vraiment pas. La blonde, elle n’aurait même pas pu finir sa phrase. Même pas pu poser sa main sur son épaule. La poigne de Demetrio se resserre sur son bras et la force à lui faire face sans aucune délicatesse, son regard se plante dans le sien comme les serres d’un aigle se resserreraient sur une souris. Qui est la souris ? Joker. Le geste de Demetrio ne lui fait pas mal. C’est pas une douleur vive mais ca blesse son égo d’être saisie comme ça. Comme une vulgaire chose. Ca lui plait pas du tout. Vraiment pas du tout. « Ca, c’est la première et la dernière fois » Menace-t-elle, un timbre de voix plus bas et grave, son regard lançant des éclairs.  Qu’il lui balance tout ce qu’il voulait à la figure, c’était une chose mais qu’il la saisisse comme il venait de le faire, non. C’était fini cette vieille période où on avait l’ascendant sur elle à coup de claque ou autre geste faits pour la contenir. Pour la maîtriser. La contraindre à quelque chose qu’elle ne voulait pas. Elle en avait fini avec sa mère, ce n’était pas pour qu’une personne tente d’en faire de même, encore moins un inconnu. Ceci dit, son attention se déporte sur la flûte de champagne car la tension, oui, il fallait la baisser. Et rapidement. Trempant ses lèvres dans le breuvage doré, sa tête se secoue à la négative. Elle n’avait pas eu le temps d’y penser à leur supposée rencontre puisqu’elle avait été beaucoup trop obnubilée par leur réelle rencontre. A ruminer leurs deux derniers entretiens. A rager toute seule. « hahaha. Très drôle. Vous avez fait l’école du rire ? Vous avez qu’à dire que c’était un coup de foudre. Y’a pas besoin de grande explication à ça généralement. Les gens s’en contentent et ça donne pas matière à d’autre questions derrière » Puis, c’était un peu la vérité non ? C’était bien la foudre qui s’était abattue sur eux à leur rencontre. Chacun avait balancé son orage sur l’autre. Un coup de tonnerre. Une explosion et les voici quelque temps après, à jouer aux amoureux. Son cœur s’emballe lorsque Demetrio fait un pas vers elle, creuser sans crier garde dans son cercle vital, son visage à quelque centimètres du sien. La métisse se fait force pour ne pas céder à son tout premier réflexe : Attraper sa chemise et le repousser de toute ses forces. Ses sens sont en alerte quand son for intérieur part en panique. Trop près. Trop près. Trop près. MAYDAY. MAYDAY. Ses joues s’empourprent malgré elles et ça, elle ne le contrôle pas, malheureusement. Percée à jour, il s’en était donc rendu compte qu’elle l’aimait bien sa veste. Merde. Pas le moment de perdre la face. Inspiration. Expiration pour se calmer les nerfs. Il la défiait un peu en se rapprochant autant d’elle. Bien. « Quelle cruauté ! Vous devriez avoir honte » Chuchote-elle, elle aussi, le plus sérieusement du monde. Puisqu’il voulait jouer. Elle allait jouer aussi. Le challengeant du regard, elle fait un petit pas vers lui, réduisant encore plus l’espace entre leurs visages. Son index et son pouce se calent sur son menton alors que ses lèvres effleurent les siennes. C’est à peine un contact le temps de l’envolé de cils. Une nictation de paupière. Furtif comme un courant d’air tiède. Un raclement de gorge résonne dans leur dos. Magda se recule instantanément et reprend une distance convenable. Voilà. Ils étaient maintenant exaeco dans le score des gestes pas tolérés. Celui de Magda était sa façon de lui empoigner le bras tantôt et celui de Demetrio, ce baiser furtif. Le sien était beaucoup plus gentil et au final lui rendait service : ca faisait croire à leur petite histoire de couple. Bien que le Clarizio avait été clair sur la limite des contacts à avoir. Rha. C’est lui qui avait commencé et qui l’avait cherché de toute façon.


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