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- [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mar 1 Mai 2018 - 12:53 )
Et quels efforts ! Son chef de projets est à cran et s’il n’y avait pas eu le discours qui allait débuter, sa chargée de communication serait sans doute dévorée par la jalousie de sa partenaire et son ton agressif. Sa secrétaire… Quand il y pense, il n’en revient tout simplement pas. Si elle rencontrait son assistante, une jeune femme tout à fait charmante et sur qui il peut compter à n’importe quel moment, même  aux heures les plus tardives, bien qu’il préfère ne pas en abuser, elle se rendrait compte de sa familiarité inexistante. Caterina et lui s’entendent bien, mais ont une relation professionnelle, sans aucune ambiguïté. Pas un seul geste, un seul regard à son adresse a semé le doute dans ceux qu’ils croisaient ensemble. C’est quelqu’un de bien, avec des responsabilités. Elle est importante aussi, mais dans la bouche de Magda, on dirait bien qu’être assistante est péjoratif. Un petit grade qui mérite qu’on le prenne de haut et il n’apprécie guère. Il n’est même pas certain qu’à la place de Caterina, elle soit capable d’assurer toutes ses tâches. En plus de devoir penser à tout, il faut savoir prendre des initiatives, les bonnes, être réactif. Etre compétent et polyvalent. « Mais pour qui vous prenez-vous ? » Elle touche au bon endroit. Les petites amies, il ne connait pas vraiment. S’il a eu quelques aventures, supportant mal d’être seul dans un lit, de s’endormir sans personne contre lui, la seule expérience sérieuse qu’il ait eue s’est mal terminée. Sa carrière a pris plus de place que tout le reste. Il s’est enfermé dedans pour oublier ce qui n’allait pas, pour ne plus penser à ce qui le rongeait de l’intérieur, ce que personne n’a pu guérir et si certains pensent ça dommage, trouvent qu’il est en train de ruiner sa vie en ne profitant pas assez, du point de vue Demetrio qui s’est senti comme le vilain petit canard dans son adolescence aux yeux de sa mère, et comme un robot aux yeux d’un père qui exigeait de lui des résultats, il trouve qu’il s’en est plutôt pas mal sorti. Ils ne se rendent pas compte d’où il vient, de ce précipice dans lequel il était à deux doigts de sombrer. Il est cependant conscient d’être un homme seul. Entouré de quelques amis, de Teobaldo, d’une jumelle avec qui le contact se fait extrêmement difficile, il n’est pas rare qu’il ressente un énorme vide. Enormément entouré, mais pas tant que ça, finalement. « Est-ce une manière de vous venger suite à une de mes réflexions déplaisantes ? » Parce que c’est réussi. Mais il le pensait, quand il lui disait qu’il y avait des manières de dire les choses et en même temps, lui n’hésite pas une seconde à faire de même, parce qu’il peut se le permettre. Là, il lui demande d’être à la hauteur d’une sortie officielle, mais se montre acerbe d’entrée de jeu. Si la première personne le méritait, Elvezia n’avait rien demandé. Lui, il ne voit absolument aucun mal dans son approche. « Ca ce serait passé comment, vous pouvez me dire ? Vous lui auriez sauté au cou ? En plus de montrer les griffes, vous l’auriez mordue ? » Il hallucine. Sont-ils réellement en train de se disputer pour, ce qu’il considère comme une broutille ? Lui qui souhaitait que ça se passe plus ou moins, mais qui appréhendait… Voilà que ses doutes se soulèvent. Demetrio n’avait pas tort de craindre le pire. C’est exactement le chemin que ça prend. Il est agacé, elle aussi, par son geste un peu trop brusque, qu’il n’a pas contrôlé. Néanmoins, il ne préfère pas ses excuses, bien trop furieux contre elle pour vouloir radoucir les choses. « Un coup de foudre, vraiment ? » Croit-elle ça crédible ? Quand il l’observe, il trouve ça ridicule, parce qu’il ne serait jamais tombé sous le charme d’un caractère pareil en un regard. Ce n’est pas tant sa froideur qui l’aurait fait fuir, parce qu’il est le premier à savoir que derrière ce tempérament se cache des choses lourdes à porter, des secrets douloureux, ou un mal-être profond et une beauté intérieure invisible à l’œil nu, si l’on ne creuse pas. Sauf que Demetrio, il n’a pas envie de creuser. Alors peut-être se contentera-t-il de cette explication bidon, ou alors, peut-être se taira-t-il sur l’objet d’une rencontre imaginée, recadrant ceux qui les interroge, comme il le fait si bien. S’il y a bien une chose dans laquelle il excelle, c’est ça : remettre les gens à leur place et les intimider. « Aucune honte. Au moindre mot de travers, je vous l’arrache. C’est bien compris ? » Et il pense sincèrement avoir le dessus, s’être fait bien comprendre. Seulement, cette soudaine proximité entre eux le met mal à l’aise. Ses deux doigts qu’elle pose sur son menton lui fait rater un battement. Son cœur s’accélère, peu habitué à une telle spontanéité, prend un rythme effréné au contact de la chaleur de ses lèvres sur les siennes. Ca ne dure qu’une seconde, pas plus, mais c’est suffisant à le décontenancer. Déstabilisé, Demetrio la scrute, sans faire attention à Elvezia qui les rejoint. Il a encore en mémoire son souffle sur son visage, la sensation de sa peau proche de la sienne, alors qu’elle était supposée respecter les termes d’un contrat qu’elle a pourtant signé manuellement. Un contrat avec des conditions qui lui tiennent à cœur. Il avait pourtant été très clair concernant les gestes d’affection, ne souhaitait pas que ça aille aussi loin et bien que ça n’ait pas été désagréable, il lui en veut de ne pas avoir tenu parole. Preuve est qu’il ne peut définitivement pas lui faire confiance. « Où en était-on ? Ah, votre rencontre ! » En effet. « Longue histoire. » dit-il, en buvant une gorgée. « Nous nous sommes rencontrés un soir où elle déprimait. Après avoir accumulé une dizaine de verres, elle s’est retrouvée à tituber jusqu’à la porte de la sortie. Je lui ai tout simplement tenu les cheveux, pendant qu’elle rejetait tout l’alcool ingurgité. Rien de très romantique. Plutôt catastrophique, comme rencontre, même. » Et voilà. Pour se venger, il est tellement plus simple d’inventer une histoire qui ne la met pas en valeur. D’un regard amusé, Elvezia sourit, dévisageant Magda, l’observant de haut en bas. « Peu glorieux, en effet. » Il acquiesce d’un signe de tête, en posant sa main sur le bas du dos de sa partenaire, serrant un peu trop sa taille pour lui faire comprendre son mécontentement. Ce qu’elle a fait il y a quelques secondes, il ne l’avale toujours pas.


Demetrio & Magda
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mar 1 Mai 2018 - 14:50 )
Pour qui elle se prenait ? Pour personne en particulier. Elle n’était qu’une personne qui se contentait, elle aussi, de ne mâcher aucun de ses mots. Le monopole de la langue acérée n’était qu’à lui ? Eh bien non. « Je laisse libre court à votre imagination pour interpréter mes façons à votre guise » Car de toute évidence, si la brune lui disait que non, elle ne se vengeait pas, il ne la croirait pas de toute façon. Ca se serait sûrement passé comme il le décrivait s’il s’agissait d’une sombre conne qui s’approchait de son homme. Si c’était Leo ou Erio. Mais ces deux là n’avaient jamais été ses hommes sauf peut-être pour un seul soir. A croire qu’elle ne méritait que cela : une nuit dans le creux des bras d’hommes qu’elle aimait mais qui ne l’aimaient pas en retour pour finir abandonnée. Ils n’étaient clairement pas des références et si elle devait avoir un comportement violent, ça serait plutôt envers eux mais Magda n’en a jamais été capable jusqu’à aujourd’hui. « Non je peux pas vous le dire car de toute évidence, vous n’êtes pas à moi et je ne suis pas amoureuse de vous. Grand bien nous en fasse » Il faudrait vraiment que le toit lui tombe dessus pour qu’elle finisse par ressentir quoique ce soit pour cet homme. Si, bien-sûr, elle ressentait quelque chose : la colère. L’agacement. « Vous n’avez pas qu’à vous débrouiller et improviser » Souffle-t-elle entre ses dents. Rester calme et sauver les apparences commençait vraiment à devenir de plus en plus difficile. Il avait un don ce Clarizio. Oui. Il pouvait l’énerver en une fraction de seconde. En un geste. En une parole. Puis parfois les deux en même temps. Ses ongles rentrent dans la peau de la paume de sa main pour se retenir de lui balancer sa veste à la figure. La lui arracher ? Elle pourrait la lui balancer en pleine figure et le planter ici, comme un con. Elle pourrait oui, elle en serait capable mais elle ne peut pas, retenue par l’avenir de sa société qui survit à peine aux derniers articles qui sortent à leur propos. Retenue aussi par un contrat qu’elle a signé. Un contrat dans lequel elle donne elle-même un coup de couteau, ne respectant pas les clauses imposées par l’homme par un simple et chaste baiser qui n’aura duré à peine quelque secondes. Du coin de l’œil, la Saddler le voit perdre de sa superbe, perdre sa contenance. Le regard qu’ils s’échangent n’a rien du regard que deux amoureux en tant normal s’adresseraient. Et si la métisse crie victoire en son for intérieur, cela ne dure guère longtemps car de suite, le glas sonne et la vengeance de Demetrio tombe. Devant Elvezia, il la fait passer pour une déprimée pitoyable qui tient pas l’alcool. L’autre pouffe prend cet air amusé, lui jette un regard méprisant. Ils doivent bien apprécier ce moment de toute beauté les deux. Ils vont bien ensemble tiens ! Ne pas perdre la face … Un demi sourire étire ses lèvres alors que son verre se lève. « Et j’assume complètement. A la fin, c’est la déprimée alcoolique qui se retrouve avec un prince. A ne pas comprendre la morale, n’est-ce-pas ? » Son ton se veut léger et rempli d’humour quand elle a juste envie de lui faire avaler sa coupe de champagne à lui mais aussi à elle. Puis zut, s’il veut faire passer sa fausse compagne pour une alcoolique pathétique, qu’il le fasse. C’est lui qui y perd aussi et sa réputation. Elle ne sera pas seule à couler. Magda ravale de justesse un grognement quand elle sent la main de Demetrio se poser contre sa taille, serrant beaucoup trop fort. Ses dents écrasent sa langue pour ne pas échapper un « putain » magistrale. Une serveuse avec un plateau rempli de bonnes choses s’arrêtent à leur niveau, leur proposant de se servir. La jeune femme ne se fait pas prier et se penche pour attraper un toast, faisant un pas et profitant bien pour planter son talon sur la chaussure de son cher et tendre. Vengeance sur vengeance et que file la soirée.

Pour l’instant, le petit jeu s’arrête là. La présentation du produit commence et rapidement, Demetrio est appelé à rejoindre l’estrade, laissant la Saddler avec Elvezia en tête à tête. « Votre robe est magnifique » « Merci » Si la brune pensait pouvoir relâcher la pression maintenant que son faux compagnon était loin, elle se mettait le doigt dans l’œil. « L’habit ne fait pas le moine pour autant » « Pardon ? » « Vous m’avez très bien entendu. Mettre une belle robe sur votre dos ne fait pas de vous une personne digne de ce monde. Digne de Demetrio. Vous n’êtes qu’une perte de temps pour lui. Un petit parasite qui gravite autour de lui mais qui ne lui servira jamais à rien. Vous n’avez rien pour être ne serait-ce que dans son cercle proche. Il vous jettera comme une moins que rien très prochainement. Comme il l’a fait avec la dernière… » Son sourire fait face, feint une sympathie quand les mots de la blonde lui rentre dans le lard. « Je ne dis pas ça pour vous faire de la peine mais simplement pour vous ouvrir les yeux. Vous préparer à la réalité. Vous êtes en bas de l’échelle, Magda. Ne vous fatiguez pas à essayer de la gravir. Vous n'êtes destinée qu'à rester en bas. » Les yeux de la Saddler restent vissés sur la silhouette de Demetrio pour ne pas oublier que cette soirée doit se passer bien. Qu’il faut absolument qu’elle se contienne. « Sahar, elle par contre … » Le mot qui la fouette de pleine fouet, qui fait pivoter sa tête directement vers la blonde. « J’ai connu Sahar. Elle … Elle aurait pu peut-être gravir l’échelle. Elle avait quelque chose que vous n’avez clairement pas. Quel gâchis » Un goût de rouille commence déjà à s’échapper dans sa bouche. Ses dents mordent la chair de sa joue pour se contenir alors que dans sa tête, il n’y a qu’un souhait. Qu’une seule prière qui tourne en boucle. Qu’Elvezia s’arrête de parler. Qu’elle ne continue pas sa phrase. Que tout cela cesse. Maintenant. « Quel affreux gâchis qu’elle soit morte. Une mort si horrible si on en croit la presse. Torturée. Violée. C’est triste … Vous allez bien, Magda ? Vous êtes pâle comme si vous venez de voir un fantôme. » Elvezia la nargue consciemment et le pire, c’est qu’elle y arrive à la perfection. « Je vais très bien » Articule-t-elle avec difficulté pour maintenir une voix posée. Sa main serre la flûte entre ses doigts. Serre à non plus finir. « Vous êtes sûre ? » TAIS-TOI ! Au bord de l’implosion, sa main serre rageusement le verre qui finit par se briser et lui exploser dans la paume. « Veuillez m’excuser » La douleur l’aide à garder un pied ferme sur terre, à garder le contrôle. Sa silhouette se glisse entre les convives pour s’éloigner de la scène, trouver un coin pour reprendre son souffle. C’est dans un petit salon à l’écart que sa dégaine peut se poser et rassembler ses esprits. Son cœur s’emballe rapidement. Lui fait mal dans sa cage folle mais son esprit se focalise sur la douleur de l’entaille dans le creux de sa main. Ne se concentrer que sur cette douleur et pas celle de son cœur. Pas celle des mots d’Elvezia. « Madame ? Vous allez bien ? » Un serveur passe par là, le sang ayant sûrement accroché son regard. « C’est rien qu’une petite entaille. C’est la main, ça saigne beaucoup pour pas grand-chose » « Je vous apporte une serviette » « Merci » Le petit jeunot repart en courant et revient quelque minutes plus tard, essoufflé avec une serviette de table et une mignonnette de Vodka. « C’est tout ce que j’ai trouvé pour désinfecter la plaie » « Ca fera très bien l’affaire, merci » « Je dois retourner en service… je » « Ne vous en faites pas, je suis une grande fille. Je vais me débrouiller, vous êtes gentil » Et comble de l’ironie, c’était le serveur qui avait été le plus gentil avec elle ce soir. Le petit jeune repart tout penaud alors que Magda enroule la serviette autour de sa main histoire de stopper un peu l’écoulement de sang. Les coupures, après tout, elle s’y connait. Et celle là n’est rien comparé à ce qu’elle s’est infligée auparavant.


Magda & Demetrio
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mar 1 Mai 2018 - 16:09 )
Qu’elle ne soit pas amoureuse de lui, encore heureux. Quand même, elle se permet des gestes de trop qu’il n’apprécie pas, comme ce talon qui s’écrase sur sa chaussure et qui, sur l’instant, ne lui fait pas du bien. Regard noir en sa direction et c’est en l’ayant mauvaise qu’il les laisse derrière lui pour s’avancer vers l’estrade, rejoignant son ingénieur pour présenter les finitions d’un produit qui, après de nombreux tests, fonctionnent très bien. Ce Smartphone est accessible, concurrence également les autres en terme de prix. Demetrio ne souhaitait pas qu’il coûte 1000 euros. En tant qu’ancien petit, il a conscience que c’est le pratiquement un salaire, mais il sait également que la main d’œuvre, les pièces coûtent chers, alors ils ont coupé la poire en deux, afin de gagner en bénéfice, tout en permettant au plus grand nombre de se le procurer. C’est encore un prix, mais de nos jours, les téléphones sont des minis ordinateurs portables qui nous suivent n’importe où. C’est un bon investissement. Les bras croisés, alors qu’il prend la parole pour accompagner son ingénieur dans les réponses et questions qui sont posées, au loin, son attention se pose sur Elvezia et Magda. En apparence, ces deux dernières semblent bien s’entendre. Le sourire de sa chargée de communication le rassure. Elle est en train de la mettre à l’aise, la détendre. Pour avoir discuté avec elle à plusieurs reprises, il la sait cultivée, agréable, alors le PDG ne se fait aucun souci quant à la suite des événements. Seulement, il suffit de cinq minutes pour que ses espoirs s’effacent. Son inquiétude refait surface en apercevant la métisse s’éloigner. Profitant d’une courte vidéo diffusée, il se penche vers l’australien pour lui demander s’il peut continuer seul pendant quelques minutes. Voyant l’urgence, il acquiesce d’un signe de tête. Ce n’est pas comme s’il ne connaissait pas son travail. Confiant, Demetrio quitte l’estrade et s’avance vers Elvezia. « Tout va bien ? » Embarrassée, la blonde arbore une petite moue et hausse une épaule. « On discutait et je ne sais pas ce qui s’est passé. Elle s’est soudainement montrée sèche, a soudainement cassé son verre. J’ai peut-être dit quelque chose qu’il ne fallait pas… Mais j’ai beau repasser en boucle notre conversation, je ne vois vraiment pas. Elle est susceptible ? » Il n’en sait trop rien, parce qu’il ne la connait pas encore énormément. Tous les deux se disputent beaucoup, se renvoient la balle, n’hésitent pas avec les coups bas. « Je suis désolée, Demetrio. J’essayais vraiment de la mettre à l’aise. » Il n’en doute pas, mais il s’interroge. Magda est sous tension en ce moment. Cette première soirée n’est pas une franche réussite et il en vient à se demander si jouer un tel rôle était une bonne idée. Il est évident que suite à ça, les rumeurs quant à sa soi-disant homosexualité ne seront plus d’actualité, au moins pour quelques semaines, mois et il s’efforce de croire que le résultat final en valait la peine, mais c’est en train de prendre des proportions auxquelles il ne s’attendait pas. L’an dernier, ce n’était pas aussi compliqué. Après un dernier regard à son adresse, Demetrio s’échappe, suit la direction prise par sa fausse compagne quelques minutes avant et tombe dans ce petit salon, loin de tous, dans lequel il la trouve, seule avec une serviette pour réparer une blessure causée par les bris de verre d’une coupe de champagne qui lui a éclaté entre les doigts. Volontairement, d’après Elvezia, mais on ne brise pas un verre de son propre chef pour le plaisir. « Laissez-moi faire. » dit-il, en s’approchant d’elle. Sans lui laisser le choix, il relève la manche de sa veste afin d’y voir plus clair, saisit la petite bouteille de vodka ainsi que la serviette qu’il déroule de sa main afin de verser quelques gouttes d’alcool dessus et ainsi désinfecter la plaie. « Que s’est-il passé ? » Il est dans le flou le plus total. Même s’il ne voit pas Elvezia être blessante, la connaissant sous des aspects bienveillants, il ne comprend pas, se pose des questions sur les quelques maladresses qu’auraient pu faire la blonde. « Nous en avons encore pour trente minutes de présentation. Ma présence n’est pas obligatoire. Souhaitez-vous que je vous raccompagne ? » Après la première partie, c’est le buffet et il n’a pas besoin d’être là. Il a fait une apparition, a pris la parole, a salué ceux qu’il croisait. Inutile de rester plus longtemps, si Magda ne se sent plus de rester. « Si je vous tiens rigueur de ce qui s’est passé tout à l’heure. » Ce baiser, ce talon sur sa chaussure… « Si je sais à présent que je ne peux définitivement pas vous faire confiance, puisque tenir parole semble être pour vous dérisoire… Je ne compte pour autant pas vous laisser comme ça. Alors si vous me dites que ça ne va pas, je vous raccompagne. » Même si rien ne joue en sa faveur, il n’est pas le monstre que certains peuvent décrire et il constate bien que ça ne tourne pas rond.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mar 1 Mai 2018 - 23:46 )
Magda sent cette chaleur particulière lui grimper aux cils. Elle la sent mais la combat comme elle  peut. Pas ici. Pas en ces lieux. Pas maintenant. Les larmes montantes lui mordent le coin de l’œil, se cognent à la porte de ses paupières qu’elle garde closes pour empêcher leur ascension. Les empêcher de sortir. Cette eau saumâtre qu’elle préfère garder en elle, quitte à pourrir de l’intérieur. Peu importe. Peu importe. Qu’est-ce que cela peut changer ? Pourrie, elle l’est déjà. C’est bien pour cela que Leo l’a abandonné, non ? C’est bien pour cela qu’Erio n’en veut pas, d’elle, non ? Ils ont dû le sentir inconsciemment. Demetrio ne tardera pas à le sentir lui aussi et à annuler le partenariat, ça, la jeune femme en est certaine. Et ca sera la merde. Alors que ses paupières se réouvrent, ses yeux tombent sur la silhouette du Clarizio qui se dirige vers elle. Son corps pourtant déjà tendu se crispe davantage, prêt à se confronter à une nouvelle rafale de reproches ou une énième dispute dont ils ont désormais l’art et la manière. Interdite, elle le laisse prendre les devants et s’occuper de sa main, ce n’est pas comme si il lui laissait le choix de toute façon. L’alcool ne tarde pas à se répandre sur sa blessure, si la brûlure ne lui arrache aucun son, ses dents viennent cependant mordre sa lèvre inférieure pour gérer la douleur. Pour s’empêcher de chialer comme une pauvre idiote. Pas ici. Pas devant lui. Encore moins devant lui. « Elle m’a …. » Commence-t-elle, une assurance qui se tire la malle, ne reste qu’une femme blessée qui se trouve franchement pathétique. « Rien. C’est rien d’important. Le verre m’a glissé des mains et en le rattrapant … » Magda secoue la tête en désignant sa main d’un geste du menton blasé. « Une maladresse stupide, rien d’autre » Ment-elle sans le regarder, les yeux résolument vissés sur sa main dont le saignement commence à s’arrêter. La jeune femme ne voulait pas lui dire la vérité, vu comment il n’avait pas aimé sa façon de s’adresser à Elvezia, la Pute, elle se doutait qu’ils avaient une bonne relation. Entre elle qui lui casse les pieds à chaque fois et Elvezia la Pute, il n’y avait aucun doute sur le camps dans lequel il choisirait de se positionner alors la vérité, aussi lourde et blessante pour elle, la Saddler la garde pour elle, n’en pipe aucun mot à l’homme en face d’elle. Un homme qui lui fait part encore une fois d’une certaine façon de son mécontentement, de sa déception à son égard mais qui toutefois lui propose de la libérer de cette horrible soirée. De l’éloigner et la ramener à sa haute tour où rien ne l’atteindra plus. Elle aussi pose un regard sur lui, un regard déçu et peiné qu’il ne se rende pas compte qu’elle a fait de son mieux pour tenir parole. Que si sa main est entaillée ce soir, c’est justement parce qu’elle s’était contenue de ne pas faire un scandale. Elle avait vraiment vraiment vraiment fait de son mieux mais vraiment. S’il pouvait savoir ce que ça lui en coûtait de ne rien dire, de ne pas réagir comme il se doit face aux mots d’Elvezia. La remettre à sa place. Lui faire ravaler ses mots. La punir d’avoir osé parler de sa grande sœur. D’avoir oser remuer le souvenir de sa douloureuse mort comme d’un vulgaire sujet de conversation comme un autre. Comme la pluie et le beau temps. S’il pouvait savoir combien ça lui avait coûté de justement tenir sa parole. Mais il ne sait pas. Comment le pourrait-il de toute façon ?  « Eh bien je suis désolée pour tout à l’heure » Le baiser, le talon contre sa chaussure, son comportement limite, ses excès, son sale caractère, elle tout simplement. Tout cela à la fois, elle s’en excusait à demi-mot, les pieds coincés en bas de cette putain d’échelle, les yeux relevés vers Demetrio, perché sur le haut de l’échelle, d’où il ne rate rien de toutes ses imperfections, y enfonçant le couteau. « Ca ira. Faites ce que vous avez à faire. 30 minutes, ca passe vite » Doucement, Magda repousse la main de Demetrio, prend en charge sa blessure elle-même. Elle y verse quelque goutte de Vodka, essuie la plaie avant de nouer un nœud avec la serviette autour. « Je ne suis pas faite en sucre. C'est une blessure de rien du tout. Je vous attendrais » D’un geste sec et ferme, la jeune femme resserre le nœud sur sa plaie, encaissant la douleur sans sourciller. On pouvait tout lui reprocher mais certainement pas cette sorte de combativité qu’elle avait en elle. Celle d’avancer encore et encore malgré le sol qui pouvait s’ouvrir sous elle. Poser le genou à terre mais ne jamais abandonner. Perdre des batailles mais jamais la guerre. On ne peut pas s’avouer vaincu quand on l’est déjà. Son autre main fait glisser la veste de ses épaules et la lui tend. « Je pense que je n’en ai plus besoin » Que pouvait-elle faire de plus, cette veste ? Maintenant que le chaos était total. Ce n’était plus une angoisse grandissante qu’il fallait calmer. Des nerfs qu’il fallait apaiser. Magda n’en était plus à ce stade et à ce stade, rien n’y pouvait quoique ce soit si ce n’est une bonne dose de douleur. Son poing noué de la serviette de table se serre, réveillant la blessure. Froideur sur le visage, sa main lui tapote l’épaule avant de se relever, son bras se levant vers lui, attendant le sien de bras. « On y retourne ? Ca se passera bien » Elle n’avait, de toute façon, plus aucune once d’agressivité en elle. Elvezia avait tout aspiré en quelque mot. C’est fatigué émotionnellement qu’elle était la Magda.  Tu parle d’une soirée et elle était bientôt fini, quel soulagement ! Elle finirait peut-être bien finalement.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mer 2 Mai 2018 - 2:00 )
Elvezia. Il est question de la blondinette, avec qui la conversation semble avoir été assez délicate pour qu’elle s’en éloigne et il aurait aimé en savoir davantage, sauf qu’aucun mot supplémentaire ne sort. La première version est troquée par une seconde, bien plus insignifiante et s’il est convaincu que quelque chose cloche, Demetrio la dévisage pendant de longues secondes, espérant peut-être qu’elle revienne sur ses propos, mais n’insiste pour autant pas. Elle n’a tout simplement pas envie d’en parler, de s’attarder et bien qu’il la sent absente avec ce ton qui ne ressemble pas à du Saddler, il respecte son silence. « Ne recommencez pas s’il vous plaît. J’essaie de compter mes gestes pour qu’ils correspondent au chiffre que vous avez fixé et j’aimerais vraiment que vous fassiez de même avec mes conditions. Si vous souhaitez que notre collaboration se passe plus ou moins bien, ce serait déjà un bon début. » Il ne pensait pas revenir dessus, mais à sa provocation répondant certainement à la sienne, Magda a dépassé des limites qu’il s’était fixé, est entré dans sa bulle sans qu’il ne lui en donne l’accord. C’est ce que son ancienne escort girl a fait, l’an dernier, en se jetant à son cou et la suite des événements n’a pas été d’une très grande réussite. Il aimerait vraiment qu’il n’y ait aucun malentendu, que tout soit clair, sans aucune ambiguïté et ça commence par honorer leurs engagements. « C’était une provocation, rien de plus. N’en parlons plus. » Rien de grave en soi… Mais c’est un contact et pas des moindres. « Bien. » Pourtant, ça ne l’empêche pas d’appréhender. Trente minutes, c’est rapide, mais il suffit de cinq pour tout bouleverser, alors il n’a pas tellement l’envie de la laisser seule, entre les mains de gens qui pourraient vouloir lui faire la conversation, ou l’attaquer, profitant que Demetrio soit loin pour se permettre des familiarités et des méchancetés gratuites. Il ne pourra cependant pas toujours être derrière son dos, alors il se fait violence et ne change pas ses plans. C’est juste l’histoire d’une présentation de trente minutes, pas plus. Hésitant, il récupère sa veste qu’il enfile, sachant très bien qu’il la quittera de nouveau pour préparer sa sortie, puis pose son attention sur elle lorsqu’elle lui tapote l’épaule. « Nous en sommes à quatre, mademoiselle Saddler. » Le premier sur son dos, le deuxième était son bras, le troisième, c’est ce baiser qu’il devrait compter comme double et le dernier, c’est la désinfection de sa plaie. « Je ne souhaite pas manquer à mes engagements auprès de vous. Débrouillez-vous, donc. » Pour ce bras qu’elle lui tend, ce ne sera donc pas pour maintenant. Il tient, par la même occasion, à lui montrer que cette règle n’est pas utile, que ça les prive d’un contact qui se voudrait naturel aux yeux de tout le monde. Là, ils viennent d’épuiser le stock autorisé. D’un signe de la tête, il lui fait signe de le suivre et très vite, se retrouve face à une Elvezia qui affiche un large sourire. « Vous êtes là, tous les deux. J’avais peur de ne plus vous revoir. » Bienveillante, elle se tourne vers Magda. « Votre main, ça va ? » Et avec taquinerie, ajoute à l’adresse de Demetrio : « Vos verres ne sont pas très solides, mon cher Demetrio. Peut-être devriez-vous penser à changer de prestataire. » « Ce n’est pas pour un verre que le monde va s’arrêter de tourner. Il y a pire que quelques bouts de verre brisés. » Là, il observe la blessure de sa fausse compagne, à titre d’exemple. Ca, c’est grave. Ca aurait pu être bien pire. « Oh oui. J’espère que tout va pour le mieux, d’ailleurs. » Tout pour ne pas contrarier Demetrio qui ne remarque rien. Lui est concentré sur ce qui se passe sur l’estrade, s’excuse même pour revenir auprès de son ingénieur afin de reprendre la présentation à laquelle il prend de nouveau part. Trente minutes, ce n’est rien, ça passe même très rapidement et les questions fusent tellement que dix minutes s’ajoutent au temps initial, avant qu’on les libère enfin. Les invités conversent ensemble, sourient, rient, trinquent, tandis que lui s’approche des deux jeunes femmes qui sont toujours l’une à côté de l’autre. « Nous allons rentrer. La journée a été suffisamment longue. » « C’est vrai ? Vous ne restez même pas pour prendre un verre supplémentaire ? » Il se penche vers la table derrière eux et dépose sa coupe dessus. « Je conduis. » Ce qui justifie sa réponse à venir : « Ca ira, donc. Mais nous nous revoyons très bientôt. » Pour la prochaine présentation, dans une autre ville italienne, à quelques heures d’ici. C’est encore elle qui s’est chargée de la communication et comme à chaque fois, le travail sera bien fait. « Eh bien… » Elle pose sa main sur son bras, puis lui adresse un sourire ensoleillé. « Je vous dis donc à bientôt. Vous aussi, peut-être. Magda. » enchaîne-t-elle aussitôt, avant de disparaître, les laissant enfin seuls. « Vous souhaitez boire un dernier verre où nous pouvons y aller ? » Parce que lui n’en a pas besoin, mais sans doute est-ce différent pour la jeune femme qu’il sent vidée.


Demetrio & Magda
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Mer 2 Mai 2018 - 11:57 )
Juste un acquiescement de sa part en toute réponse. Ses lèvres se retrouvent comme tout à coup scellées et ce n’est vraiment pas habituel. Magda, elle trouve toujours quelque chose à dire et à redire mais là, à ce moment précis, causer, rétorquer, faire la maligne, l’envie lui est passé. Cette envie de batailler pour avoir le dernier mot. Cet esprit d’enquiquineuse. Non, celui-là, il s’est éteint. Ses épaules se haussent, blasée. C’était qu’un baiser et encore on ne pouvait même pas le qualifier de tel. Elle avait juste effleurer ses lèvres. Provocation, oui, ce n’était que ça et il semblerait qu’elle avait fonctionné du feu de Dieu. Au moins, c’était une petite victoire sur une soirée horrible. « Très bien » Seul son qui sort de sa bouche alors que la jeune femme reprend son bras, le cale le long de son corps quand elle vient caler sa main blessée contre elle, contre sa propre taille pour la dissimuler comme elle peut. C'est vrai, il fallait respecter le nombre qu'elle avait elle-même imposé. Un compte qu'elle avait perdu dans le cours de la soirée, étonnamment. Pas le choix que de retourner dans la gueule du loup et en parlant de loup, la Pute blonde les attend, sourire victorieux sur les lèvres que Magda prend grand soin d’ignorer en se concentrant sur un point derrière l’oreille d’Elvezia, lui donnant l’impression de la regarder. « Hum-hum » répond-t-elle simplement en hochant la tête sans la regarder quand la Pute fait semblant de s’inquiéter pour sa main. Sans lui donner ce privilège car si elle posait ne serait-ce qu’un regard encore sur sa tête, elle la lui dévisserait. Sa blessure, Magda sait très bien qu’elle en a rien à péter la Pute blonde. Elle s’en délecte oui, sachant très bien que ce sont ses mots qui y sont à l’origine mais devant Demetrio, elle se la joue concernée, inquiète. Elle lui en foutrait de l’inquiétude, Magda. Ouais. A coup de talons dans les flancs. Demetrio finit par disparaître, les laissant encore seules à leurs risques et périls. « Réfléchissez y bien, Magda » Aucune réponse, gardant le regard bien droit devant elle car si elle doit réfléchir la Saddler, c’est à la façon dont elle lui fera mordre la poussière quand le moment sera venu pour elle de se venger. « Seriez-vous devenue muette ? Quelle aubaine de ne plus vous entendre » Et l’envie est réciproque. Plus l’entendre lui ferait du bien. De l’autre côté, deux femmes papotent mode et vont de leur petit commentaire sur la tenue des gens. Son attention s’y greffe, préférant écoutant des commentaires de petites vipères que la langue de Pute à ses côtés. Faut croire qu’à force, Elvezia la Pute se fatigue et lâche l’affaire. Alléluia. Au bout des 40 minutes les plus longues de sa vie, c’est avec un soulagement que Demetrio les rejoint et annonce de lui-même qu’ils allaient rentrer. Oui. Oui. C’était tout ce que Magda voulait. Demetrio et Elvezia s’échangent quelque mots avant que la blonde prenne congé, la saluant au passage. Oui, oui, qu’elle s’en fasse pas, elles se reverront. Elles se reverront. « Non, ça ira. On peut y aller » Sans attendre, la Saddler se dirige vers la sortie, avant de se freiner, tentant bien que mal de caler le rythme de ses pas à ceux de son faux compagnon. Il ne va pas assez vite pour elle ou elle est trop pressée de se tirer de cet endroit. Au choix. La porte d’entrée de l’entreprise sonne comme délivrance et c’est en soupirant presque de soulagement que la jeune femme la passe, ravie de sortir d’ici. Ravie de retrouver la paix de sa haute tour. Son regard ne capte même pas le petit attroupement de quelque personnes en contre bas. Un groupe qui se tourne directement vers elle, un cageot de tomates et d’œufs pourris au milieu d’eux. « Saddler ! » Crie une voix, la faisant se tourner vers la personne qui l’appelle. Contre toute attente, une chose molle s’écrase avec fracas contre son ventre. Interloquée sa main se pose sur l’impact, un liquide rougeâtre s’écoulant sur sa robe. Une tomate pourrie ? C’est ce qui semble bien être. Magda n’a pas le temps de chercher le coupable qu’un autre projectile s’éclate contre son front, la faisant reculer de quelque pas, l’obligeant à fermer les yeux, aveuglée par un jaune d’œuf qui s’écoule. Putain. Qu’est ce qui se passe ? « Meurtrière ! » « Pourrie ! » « Assassin ! » Les insultes pleuvent de toute part, les projectiles continuent de s’éclater contre elle. D’une main, elle essaie de retrouver la vue, essuyer ce jaune d’œuf qui se colle à ses cheveux, à sa peau. Une fois la vue retrouvée, face au spectacle devant elle, la jeune femme se fige. Incapable d’éviter les projectiles. Incapable de se mettre à l’abri. Paralysée par cette haine en face d'elle qui la submerge. Qui la frappe de plein fouet. Figée dans l’angoisse, Magda ne sait pas quoi faire. Les océans lui montent aux cils et la brèche commence à s’ouvrir. « Salope ! » « C’est toi qui aurait dû te faire fusiller » « OUAIS ! C’est toi qui aurait dû crever » Ca va beaucoup trop loin. Ca prend des propensions énormes. Trop. Magda se perd. Magda sombre. Une larme échappe à ses barrages qui s’effondrent et court sur sa joue. Tigresse qui s’est toujours défendue bec et ongle, ce soir, se retrouve démunie, paralysée et incapable de se tirer de cette sale situation. Son cœur s’emballe, déraille et lui fait mal. Sa respiration devient saccadée. Brouillon. Magda connait ces symptômes. Prémisse d’une crise qui ne va pas tarder. Paniquée, son regard se pose sur la seule silhouette familière à ses côtés. Sur Demetrio. A l'aide qu'elle voudrait lui dire mais aucun son ne sort de sa gorge. Rien. Rien du tout.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Jeu 3 Mai 2018 - 0:23 )
Les portes de l’entreprise s’ouvrent et à peine ont-ils descendu une marche que des cris surviennent, interpellant sa compagne du soir qui se reçoit une tomate en pleine figure. C’est la surprise, si bien qu’il se fige sur place en apercevant ce petit groupe de personnes. Peu nombreuses, mais les dégâts sont considérables. La nourriture jetée dégouline sur les vêtements de Magda qui reste derrière lui, confrontée à la colère de ceux qui la tiennent responsable d’une fusillade. A présent que le tireur est mort, ils sont perdus, cherchent absolument à se défouler, montrer à quel point leur souffrance est immense, suite à la perte de proches, d’amis, ou même de gens avec qui ils ont pris de la distance, se rendant compte qu’ils auraient dû faire un pas vers eux afin d’arranger les conflits. S’en prendre à une femme qui ne souhaitait pas cette catastrophe, c’est facile. Ils sont tellement concernés qu’ils n’ont pas conscience que leurs faits et gestes peuvent blesser une femme qui est tout aussi mal qu’eux. La situation la touche et ça se ressent à son corps tendu, à ses pieds fixés au sol, comme si on lui avait planté un clou dedans, l’empêchant de faire un pas en avant. Elle est terrorisée face aux insultes qu’elle reçoit. Le regard qui lui est soudainement adressé le réveille d’un coup et sans réfléchir, Demetrio monte la marche qui le sépare d’elle, pose vivement sa main sur le bas de son dos, se fichant bien de la ligne écrite sur leur contrat, relatif au fameux nombre de gestes qui lui est autorisé. Il sent la détresse dans ses yeux larmoyants, comprend l’appel au secours et ne se fait pas prier pour lui venir en aide. Avec empressement, il l’incite à dévaler les marches, tenant sa main fermement dans la sienne, puis la conduit vers son véhicule, poursuivi par une horde de fou furieux qui ont pour seul objectif d’épuiser leur approvisionnement de tomates et d’œufs pourris. Une tomate s’écrase sur le dos de la jeune femme, tombe sur sa main et d’un geste sec, il s’en débarrasse. Sa voiture enfin visible, il ouvre la portière et l’incite à prendre place. « Montez. » ordonne-t-il, en refermant derrière lui, se hâtant pour la rejoindre. Alors que d’autres œufs sont projetés sur la vitre, côté passager, Demetrio démarre en trombe, s’éloignant au plus vite de son siège. C’est une première. Et ils sont coriaces, à jeter sur l’arrière de son véhicule qui finit par disparaître de leur champ de vision. A ses côtés, il sent une Magda fragilisée par l’instant qui lui semble être hors du temps. Il peine encore à réaliser l’accueil qui lui a été réservé, à elle et cette rancœur tenace dont elle a fait les frais. « Vous n’avez pas tenu l’arme. » Il ne pensait pas un jour discuter de ça avec elle, se disait que ça ne le concernait pas, que son problème n’était pas le sien, mais il tient à réagir. « Vous m’entendez ? » Elle a besoin d’un électrochoc, même s’il est peu convaincu de pouvoir être celui qui la fera percuter. « Vous n’avez pas tiré sur la foule. Votre seule erreur a été de licencier une vague de gens qui avaient besoin de leurs emplois. » Il ne s’est pas intéressé aux raisons, a seulement appris qu’il y avait des gens mis dehors, suite à sa prise de pouvoir. Sans doute avait-elle besoin de montrer qui tenait le gouvernail et bien qu’il ne cautionne pas cette façon de gérer une entreprise, en ouvrant la porte pour montrer qui est le nouveau Chef, préfère plutôt taper du poing sur la table, ce n’est pas pour cette raison qu’elle mérite un tel acharnement. « Mais nous savons tous les deux que parfois, c’est malheureusement nécessaire. » Pour diverses raisons. Lui a déjà licencié, principalement pour faute grave, mais des petites entreprises le font à cause d’un budget qui s’affaiblit, des raisons économiques qui peuvent se justifier par un manque de bénéfice. « Il était très fragile. C’était une bombe à retardement. » Peut-être que ça a été le début de la fin, mais il y a certainement d’autres facteurs qui rentrent en jeu. « Il a fait un choix qui ne vous appartient pas. Devoir assumer un licenciement, c’est une chose, mais vous n’avez pas à vous sentir responsable d’un tel événement. Il aurait pu se suicider, se tirer une balle dans la tête, choisir de se ruiner la santé, au lieu de quoi, de son propre chef, il a ouvert le feu. Si vous voulez mon avis, c’était égoïste. Pour blesser volontairement, emporter d’autres personnes avec lui dans sa souffrance. C’était son choix, pas le vôtre. » dit-il, sèchement, non pas parce qu’il est en colère contre elle, mais il est bien furieux. Demetrio ouvre la boîte à gants et en sort des lingettes qu’il utilise souvent. Un besoin qu’il a de toujours se sentir propre dans un corps sale. « Prenez. » Les yeux rivés sur la route, il lui tend les lingettes, tandis qu’il se dirige vers le bâtiment de Magda. Qu’elle se repose, ça lui fera du bien.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Jeu 3 Mai 2018 - 12:51 )
La vérité s’emmêle et se mélange. Le faux du vrai. Le vrai du faux. Plus de limite. Alors les mots de ces personnes lui arrivent en plein cœur. De plein fouet. Cible atteinte et c’est en plein dans le mille. Ce qu’ils hurlent, c’est leur vérité à eux. La vérité découlant de leur souffrance, leur deuil. Une vérité qu’ils lui balancent à la figure durement et douloureusement. Magda ne s’en défait pas. Ne s’en défend pas. Leur vérité devient la sienne. Son dos plie l’échine et endosse péniblement les étiquettes qu’ils lui balancent. Pourrie. Meurtrière. Assassin. Trois mots qui tournent en boucle dans sa tête, qui la mettent K.O. Si son regard se tourne vers Demetrio, elle finit par ne plus le voir. Demetrio devient une tache floue derrière ce rideau de larmes qui lui inondent les yeux. Sa main contre le bas de son dos lui fait l’effet d’un électrochoc et ce n’est qu’à ce contact que la jeune femme arrive à bouger d’un pas d’abord puis de le suivre, emportée par lui, sa main scellée solidement dans celle de Demetrio. Sa silhouette maculée de tâches le suit sans réfléchir, sans percuter sur quoique ce soit. Leurs mains enlacées deviennent son seul point d’attache, son seul port et l’aide à contrer la dernière tomate qui rencontre son dos, sa peau, l’humiliant encore. Le corps de Magda se plie à l’ordre de Demetrio sans réfléchir, sans rechigner et s’installe sur le siège passager, sursautant lorsque la porte se referme derrière elle. D’autres œufs s’écrasent contre la vitre, les protestants ne désirant pas s’arrêter mais bien finir leur stock d’œufs et de tomates pourries mais au moins, au moins … dans cette voiture, Magda est en sécurité. Ils ne l’atteindront plus … même si ce n’est pas ce qu’elle croit. Même si elle ne le voit pas du tout comme cela. Son chignon ne tient plus et la dernière épingle qui semblait tenir le peu d’une coiffure explosée, Magda la retire laissant sa chevelure se lâcher, faire un rideau autour de son visage pour se planquer. La voix de Demetrio résonne dans l’habitacle de ferraille et la jeune femme se concentre sur sa voix, même si elle lui paraît inexplicablement lointaine malgré la proximité de l’homme. Sa main se pose sur son sternum. Expiration. Inspiration. Magda s’essaie à se calmer, à calmer ce cœur qui s’emballe mais ce qui semble plus fonctionner c’est le timbre de la voix de Demetrio. Les notes graves qui s’échappent de sa gorge et puis les mots. Pas n’importe quel mot. Des mots qui la rassurent. Des mots qui sont une autre vérité, une vérité qui se confronte à la sienne. Sa tête acquiesce quand sa bouche reste muette. Incapable d’émettre le moindre son pour l’instant mais elle l’entend. Elle l’écoute. Sa voix l’apaise. Sa voix lui rappelle qu’elle n’est pas seule, que quelqu’un est là. Muette quand il ne faut pas, quand sa bouche n’arrive pas à se taire quand ça serait le moment d’être muette. Quelle ironie du sort. Mais Magda, elle aurait aimé leur dire à tous qu’elle était désolée, qu’elle n’y connaissait rien à ce moment là. Qu’elle n’avait pas la maturité nécessaire pour se rendre compte que derrière la liste des noms, c’était des humains, des familles en besoin d’argent, de ce salaire précieux qu’elle leur retirait. La jeune femme n’avait pensé qu’à la trésorerie de la société,  écoutant les précieux conseils de Georgio. Elle ne savait pas … Si seulement, elle avait su… Si seulement… Elle aurait fait mieux. Elle aurait fait autrement. Elle qui voulait faire mieux que son père n’avait été au final pas mieux. Ils étaient au final, pareils et ça, ça lui faisait mal. Les mots de Demetrio résonnent mais n’arrivent tout de fois pas à lui ôter toute cette culpabilité. Comment faire ? Joker. Magda n’a pas la réponse et de toute façon, trop de question se bousculent dans sa tête. Ses doigts se saisissent des lingettes que l’homme lui tend. « Mer….ci » Articule-t-elle d’une petite voix. Une voix fluette, presque fragile. Une voix qu’on n’entendrait jamais venant de sa part. Il lui faut quelque minutes avant de commencer à se débarbouiller. Des gestes lents et brouillons comme si elle sortait d’un brouillard. D’un coma. La lingette est fraîche contre sa peau, c’est un contact doux qui rassure, aussi par cette odeur de propre contre sa peau salie. Un contact qui jure avec ce qui s’est passé précédemment. La violence des mots. La violence des projectiles qui s’écrasent sur elle. Fissurée, les larmes s’échappent enfin sans qu’elle puisse y faire quoique ce soit. Ses épaules se secouent sous les sanglots qu’elle s’efforce de rendre le plus silencieux possible. Magda craque après avoir tenter de tenir toute la soirée. Les jours d’avant. Les semaines d’avant. « Je… suis….dé….so…lée » Sons hachurés. Entrecoupés de larmes chaudes mais exutoires. « Pour la… soirée… la voiture. Eux… Moi » Quelle désastre et dans un sens, elle se sentait tellement fautive. Plus que ça, après ce fiasco, il allait certainement mettre fin à leur partenariat et ça voudrait dire se confronter à nouveau aux problèmes, si ce n’est pas pire après cette soirée et ce mauvais coup de pub. Après ça, plus personne ne voudrait s’associer avec elle. Se montrer avec elle. Sans que la brune s’en soit rendue compte, la voiture s’est arrêtée et devant elle, le bâtiment de sa maison. Et si, normalement, un sentiment de sécurité devrait inonder sa chair, son être, c’est plutôt une crainte qui prend possession d’elle. Une vieille crainte mais qu’elle a toujours su dompter. Qu’elle a toujours su duper et tromper mais ce soir, non : la solitude et cette sensation désagréable d’en crever parfois. Ses doigts se posent sur la poignée de la portière sachant pertinemment que c’est ce qu’elle devrait faire. Son esprit lui indique le chemin : ouvrir la portière, extirper sa carcasse vide de la voiture et rentrer à la maison, s’enterrer dans le néant de la maison où personne ne l’attend, si ce n’est les bras froid de sa propre solitude. Mais son cœur, lui, bloque. Refusant, réfutant cette option. Brusquement, sa main saisit l’avant bras de Demetrio. Mouvement instinctif comme pour se rattraper au bord d’un ravin. Ses doigts serrent sa prise comme par peur de lâcher et sombrer. « J’peux p…pas … Je veux pas être seule… ce soir » La formulation de cette phrase lui fait mal. Verbaliser ce qu’elle ne dit jamais. Aveugler cette peur par des inconnus d’une nuit. Par du travail à n’en plus finir. Justifier cette solitude comme un choix alors que ça ne l’est pas. Magda ne sait pas pourquoi elle le formule à Demetrio quand on sait comment leur relation n’est pas franchement positive mais c’est à lui qu’elle le formule. Ses doigts serrent fort fort fort l’avant-bras de Demetrio. Pas pour le convaincre. Pas pour lui faire pression. Mais juste parce qu’elle a peur. Parce qu’elle veut se rassurer, ressentir qu’elle n’est pas seule.


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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Ven 4 Mai 2018 - 0:48 )
Femme brisée, s’efforçant de garder la tête haute, jusqu’à ne plus pouvoir tenir. Feindre l’indifférence, attaquer, plutôt que laisser les autres le faire à sa place. Donner les coups et non les recevoir. C’est pourtant ce qui vient de se passer, mais il ne s’attendait pas à la voir figée sur place, encore moins à l’entendre sangloter dans la voiture. Elle qui lui tient tête depuis le début, qui lui répond sèchement, s’excusant parfois sans grande sincérité… Voilà qu’elle se montre sous son vrai jour, avec des failles, des blessures béantes et des larmes impossibles à maîtriser. Les doigts crispés sur le volant, Demetrio file sur la route sans prononcer le moindre mot. Que doit-il répondre à ça ? La rassurer, lui dire qu’il n’y a pas mort d’homme, qu’il est passé à autre chose ? Que le souvenir de ses lèvres effleurant les siennes s’est effacé de sa mémoire ? Et cette fausse jalousie naissance face à une femme qui venait simplement le saluer ? Cette soirée a été une vraie catastrophe en tout point et les limites qu’ils se sont fixées ont toutes été franchies. Aussi bien elle, en se rapprochant un peu trop dangereusement, que lui, avec sa condition qui n’a soudainement eu plus aucune importance face à la colère de ceux venus faire son procès. Ils ont réussi leur coup. Magda se laisse aller, semble culpabiliser, être plus bas que terre et ne pas réussir à se relever. Il ne peut la juger pour ça. Avant de devenir ce bloc de glace, il lui a fallu des années à devoir prendre sur lui, à serrer la mâchoire pour ne pas craquer devant ceux qui souhaitaient le voir plonger. Aujourd’hui, il sourit trop rarement, ne rit plus, est ce type impassible qui ne laisse rien entrevoir et ce n’est pas forcément mieux. Alors il ne cherche pas à l’empêcher de verser des gouttes salées qui lui font sans doute du bien, est dans l’incapacité de lui souffler un mot correct pour la réconforter, si ce n’est son discours sur la fusillade qui ne lui était pas compliqué : c’est son avis, qu’il vient de lui faire part. Demetrio trouve ça injuste qu’on s’acharne sur elle, alors qu’elle ne le mérite pas. Certes, elle a probablement fait une erreur de parcours, mais elle n’est pas encore très expérimentée dans le milieu. Lui, il sait qu’elle ne voulait pas mal faire, même si ça ne corrige pas tout. Arrivé en face de chez elle, Demetrio se gare temporairement, laissant son clignotant pour informer qu’il ne compte pas rester là. « Essayez de vous reposer. » On en reparle demain, s’apprête-t-il à ajouter, quand soudainement, il sent sa main sur son avant-bras. Son cœur rate un battement, tandis qu’il tourne la tête vers la jeune femme au regard brillant, rongée de l’intérieur, avec ces perles salées qui ont laissé des traces de leur passage sur ses joues. Elle est déboussolée, tétanisée et resserre son emprise, se raccrochant à lui comme à une bouée de sauvetage. Il sait que ce n’est pas une bonne idée, qu’il est encore en train de donner un coup de canif à son contrat, à ses conditions qui lui importent énormément. S’il a tenu à être clair à ce sujet, c’est pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Ne pas accepter une proximité comme celle qu’il a finalement accepté avec Dafne, c’est nécessaire pour lui qui souhaite qu’entre lui et Magda, ce soit uniquement professionnel, alors il hésite, se tâte, mais la détresse qu’il ressent dans son attitude le ramène au gamin qu’il était autrefois, qui cherchait désespérément un soutien et qui ne l’a pas reçu. « Très bien. » En douceur, il pose sa main sur la sienne, puis se penche vers elle afin de rattacher sa ceinture et redémarre. Il pourrait lui proposer de rester ce soir, quelques heures du moins, mais être sur son territoire ne le met pas à l’aise, alors il prend la direction de Posillipo, tout de même un peu gêné à l’idée de lui ouvrir la porte de son univers. Bien qu’il n’ait rien de très personnel ; pas de photos sur les murs, ni de sa famille, ni de ses proches, une décoration très sobre, épuré et beaucoup d’espace, c’est tout de même son monde et ça reste privé. On peut facilement avoir un aperçu de son mode de vie, de ses goûts aussi. Et d’un autre côté, il sera plus à même de répondre à ses besoins dans un environnement qu’il connaît bien.

Après une dizaine de minutes, ils arrivent enfin à cette grande villa. Gigantesque pour un seul homme, mais qui lui est indispensable. Dans les endroits étroits, trop petits, il étouffe, ce qui justifie ses choix d’hôtels proposant de grandes suites. Claustrophobe depuis l’adolescence, lorsqu’il a eu les moyens de ne plus vivre dans des petits appartements, Demetrio a sauté sur l’occasion. Il ne lui est pas venu un seul instant à l’esprit de s’installer dans une maison spacieuse, mais dans laquelle on ne se perd pas. Le coin lui plaisait, le bord de mer aussi et même s’il se sent parfois un peu seul, il préfère de loin l’être dans un endroit comme celui-ci. Garé, il fait le tour de son véhicule et ouvre la portière côté passager, faisant signe à sa fausse compagne de sortir. En posant sa veste sur ses épaules, son regard est attiré par la trace des jaunes d’œufs sur la vitre de sa voiture devenue crasseuse. Ils se sont vraiment défoulés, n’y ont pas été de main morte. « Suivez-moi. » dit-il, alors qu’il s’avance vers l’entrée, monte les quelques marches qui le séparent de la porte qu’il ouvre sans plus attendre. « Attendez-moi dans le salon. » dit-il, en lui désignant la grande pièce de vie où il y a une baie vitrée donnant sur la mer Tyrrhénienne, avant de disparaître vers sa chambre pour récupérer une chemise qu’il dépose dans la salle de bain, avec une grande serviette, une plus petite, ainsi qu’un gant. Peu habitué à recevoir des femmes pour la nuit, il ne prévoit jamais rien, sauf peut-être des suppléments de brosse à dents, mais en matière de gel douche et de shampoing, elle devra se contenter des siens qu’il lui met à disposition. Il fait cependant attention à ranger les boîtes de médicaments dans l’armoire à pharmacie. Pas qu’il ait quelque chose à cacher… Mais en fait, si. Un peu. Lorsqu’il revient dans le salon, Demetrio l’observe quelques secondes, un bras croisé, ses autres doigts glissant sur ses lèvres, puis brise le silence : « Je vous ai préparé la salle de bain. Le nécessaire est à votre disposition. Il y a de quoi vous laver, des serviettes, également un vêtement pour la nuit. Choisissez la baignoire ou la douche, faites comme bon vous semble. » Les deux sont là, alors autant qu’elle profite de ce confort qu’il lui offre. Si ça peut l’aider à se détendre un peu. « En attendant, je peux vous commander de quoi manger. Avez-vous faim ? » Parce qu’il ne cuisine pas, lui. Il n’a pas la patience pour et même s’il connaît quelques bases, comme les pâtes, il préfère de loin se rendre dans des petits restaurants familiaux, comme le Bella Notte, ou encore un peu plus chic, comme le Nota Bene. Ce sont des adresses qu’il côtoie, chez qui il commande souvent à emporter aussi. Avec hésitation, Demetrio s'approche, saisit sa main et retire la serviette enroulée précédemment. Si le sang a cessé de couler, il craint qu'en laissant la plaie au contact de tout ce qu'elle peut rencontrer, sans protection, ne joue pas en sa faveur. « Je vous mettrai un bandage après. Vous me suivez ? » Même si entre eux, le contact est loin d'être facile, prendre soin d'elle pour la soirée s'impose à lui avec plus de naturel qu'il ne l'aurait pensé.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Ven 4 Mai 2018 - 10:49 )
Ses doigts gardent leur prise sur son avant-bras, s’agrippent sans un mot de plus. Magda ne sait pas bien quoi attendre. Quoi espérer. C’est le flou. La jeune femme veut juste soulager ce trop plein. Ne pas le porter dans la solitude. Ne pas finir dans l’angoisse. Cette angoisse si prenante, qui devient une entaille infectée à son être. Ce soir, non, elle n’a pas envie de finir sa nuit entre deux eaux. A craindre que son cœur lâche enfin pour de bon alors que jusqu’ici, il a tenu bon. Il s’est accroché, parfois de justesse mais il s’accroche. Il s’accroche. La voix de Demetrio remplit une fois encore l’habitacle et sa réponse à sa demande déguisée en confession lui donne la sensation de pouvoir remonter à la surface. D’être moins enfoncée en eaux troubles par une main invisible au dessus d’elle, une main dont elle n’arrive pas à se défaire. Il accepte sa requête maladroite. Comment ? Elle ne sait pas. La question ne se pose même pas dans son esprit. L’essentiel est là : Demetrio ne la laissera pas seule ce soir. C’est tout ce qui compte. Le contact doux de sa main qui se pose sur la sienne est vraiment l’impulsion qui éjecte cette épine planté dans le creux de sa poitrine, lui permettant de respirer. Mieux. Sa ceinture à nouveau bouclée, la voiture repart à son plus grand soulagement. S’éloigner de son refuge devenu ce soir sa prison dont elle s’échappe. S’évade. Ses mains se reposent sur ses genoux, se crispant sur les lingettes comme un reflexe. Comme si un danger guettait toujours sa dégaine de brisée. Les rues défilent et pendant un instant, Magda se demande où ils vont mais sans jamais formuler d’interrogation à voix haute. En temps normal, la jeune femme aurait ressenti de la méfiance. N’aurait certainement pas suivi dans la nuit un homme qu’elle ne connait pas tant que ça vers un endroit inconnu sans avoir de contrôle sur la situation. Mais ce soir, c’est différent. Ce soir, elle n’a plus aucun contrôle sur le déroulement, l’ayant confié en un sens pleinement à Demetrio. Ce soir, elle se laisse aller, incapable de faire marche arrière, incapable de s’arrêter. Puis elle a ce sentiment au fond d’elle qu’elle n’a pas à s’en faire. Qu’il ne lui arrivera rien. Que demetrio ne lui fera pas de mal. Un sentiment qu’elle ne s’explique pas, qu’elle ressent juste.

Perdue dans ses pensées, ce n’est que quand Demetrio lui ouvre la portière que la brune se rend compte qu’ils sont arrivés. Où ? A ce qui ressemble à une villa. La sienne ? Qu’importe, après tout. Ses épaules nues retrouvent le contact de la veste alors que son corps s’extirpe de la voiture, son regard se cognant à cette dernière. Constatant l’état de la voiture. Imaginant de suite l’état de sa propre allure. Gênée par l’accoutrement qu’elle doit avoir, la métisse suit les pas de son faux compagnon et pénètre la demeure immense. Tellement immense que ça lui en donne le vertige. Ca lui donnerait presque l’impression d’avoir rapetissée et d’être entrée dans une maison de géant. Demetrio la laisse dans ce qui semble être le salon et disparaît, happé par les grands couloirs. Toute seule, Magda fait un tour sur elle-même, observant autour d’elle d’un œil morne. Ce qui attire surtout son regard et semble lui redonner un semblant de vie, c’est l’étendu d’eau salée qui s’étend devant elle, à travers la baie vitrée. Comme un aimant qui l’attire, la femme s’approche de la baie vitrée, pose sa main sur la poignée et l’ouvre de quelque centimètre. Une ouverture qui suffit à laisser entrer un courant d’air iodée qui se cogne à sa peau. L’embrun marin l’enveloppe, la berçant presque. La mer, ça a toujours été son pêché mignon. Ce seul plaisir qu’elle s’autorisait que de rare fois mais toujours avec une délectation non dissimulée. C’est son ami Stefan qui l’emmena pour la première fois à la plage et le coup de foudre fut immédiat. L’océan, pouvant être si calme et d’un instant à l’autre, si tumultueux. Si dangereux. Dans son dos, la voix du Clarizio la surprend dans sa contemplation, la faisant se retourner d’un bond, les bras coincés derrière son dos. Face à lui, une pointe de gêne. La gêne de s’imposer la lui. La gêne de s’être montrée si vulnérable. D’être si fragile face à lui. Même si elle le voulait, plus aucun masque de rattraperait quoique ce soit. Sa crédibilité, elle venait de la perdre en quelque minute. Et pourtant, une certaine reconnaissance pour lui se gonfle dans sa poitrine. « Merci » Une douche ne serait pas de tout refus et serait même urgente. La texture poisseuse de l’œuf combiné au jus de tomate pourrie lui colle à la peau. Sensation désagréable. A sa question, si la boule dans son ventre est d’une façon ou d’une autre toujours là, Magda sent que son ventre gargouille. N’a rien avalé de la soirée et n’est certainement pas rassasié du petit encas qu’elle a avalé sur le pouce avec Camillo lors de leur journée shopping. « En faite … oui. Oui j’ai faim » Mais par contre, aucune idée de ce qui lui ferait envie. Ses épaules se haussent, incapable de faire un choix, de prendre une décision. « Je sais pas quoi commander … Je prendrais comme vous ? » C’est aussi un choix. « Tant que ça n’a pas d’œuf ou de tomate » Rajoute-t-elle d’une voix amère. Pour ce soir, elle en a assez vu. Trop même. Magda hésite, se sent soudainement très gauche ne sachant que faire de son corps, de ses bras ballants. Et si Demetrio semble hésiter aussi, c’est le premier à esquisser un geste, un mouvement. C’est vers elle qu’il se dirige, prenant sa main pour la libérer du bandage de fortune. Ironiquement, ce soir, le compteur des contacts a explosé et ce n’est pas pour la déplaire, au final. A  son plus grand étonnement. Elle n’aurait jamais pensé ça possible, vraiment pas. Elle a dû mal à l’accepter, à l’avouer mais il y a quelque chose d’agréable dans le faite que quelqu’un prenne soin de soi. Elle qui a toujours préféré s’occuper des choses par elle-même. Surtout d’elle-même. Sa tête se hoche alors qu’elle lui emboîte le pas, le suit dans les couloirs, calant son pas au sien, ses doigts se tortillant entre eux. Ils s’arrêtent devant la salle de bain et si la Saddler s’y engouffre sans un mot, elle en ressort aussitôt comme piquée par une abeille. « Vous allez vous éloigner ? » La femme se mordille la lèvre, les yeux vissés sur le sol. « … Loin ? » Petite voix fluette comme la voix d’une gamine qui aurait peur qu’un monstre surgisse de l’ombre s’il s’éloigne trop. Peur qu’il soit trop loin d’elle dans cette immense maison. Ciel qu’elle se déteste d’être cette gamine. Qu’elle se déteste d’être aussi fragile en face d’un témoin. D’être si pathétique. Mais cette colère reste coincée au fond de sa gorge, n’agit plus comme leitmotiv pour se barrer derrière une barrière épaisse. La barrière, elle a volé en éclat ce soir. Soudain, une pensée lui vient à l’esprit et un malaise se lit franchement sur son visage, ses dents venant ronger ses ongles. C’est ça ou rester coincée dans cette robe. Se raclant la gorge, Magda se lance maladroitement, son assurance d’il y a quelque heures totalement morte. « Je …  Enfin … La robe … J’aurais besoin d’aide pour la … » D’un geste vague, ses mains miment le geste de l’enlever avant de finir leur course en se tortillant. Si la robe avait été plus facile à enfiler, quoique fastidieuse avec cette foutue fermeture éclair qui coinçait et les agrafes dans le dos, l’enlever avec une blessure serait plus difficile. Chez elle, elle aurait pu trouver un système B avec son matériel à couture mais ici, … ici le système B. C’est Demetrio. « Y’a juste le zip et trois agrafes à défaire. C’est rapide » C’est pas le faite que ça lui prendra du temps le soucis, c’est bien le geste mais Magda se rassure en se disant que de toute façon, il ne pourra rien voir. Elle sera de dos et le zip s’arrête bien avant la naissance de ses reins. Pas de quoi faire un fromage, non ? … peut-être que si. Mais malgré tout, elle ose quand même un « Me laissez pas prisonnière de cette maudite robe. Il faut absolument que je l'enlève » Parce qu'elle ne la supporte plus. Parce qu'elle en peut plus de l'odeur de l'oeuf pourrie. De la tomate moisie. Parce que le tissu pourtant si doux lui irrite maintenant la peau.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
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