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- [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Ven 4 Mai - 14:37 )
La même chose que lui : simple, pas prise de tête. Demetrio pourrait se contenter de cette réponse, mais se préoccupe de son plaisir et craint que ses goûts lui déplaisent. Ce serait dommage que son ventre continue à crier famine à cause d’un mauvais choix. « Ce n’est pas la bonne option. Si vous n’aimez pas mon plat, nous ne pourrons pas échanger. » Dans le doute, il préfère s’orienter vers deux plats différents, sans tomate et œuf. Acquiesçant d’un signe de tête, il lui promet silencieusement de bannir les deux aliments cités, avant de l’accompagner dans la salle de bain. A peine a-t-il eu le temps de faire deux pas dans le couloir, sa voix résonne de nouveau, l’interpelle. Son regard croise le sien et il comprend à son attitude que rester seule, ne serait-ce que quelques minutes, devient rude. Elle est perdue, tétanisée. « Eh bien… » Si le contact entre eux était difficile, s’il n’a eu de cesse de s’adresser à elle sèchement, durement, Demetrio se radoucit, touché par tout ce qu’elle lui renvoie, par sa façon de raccrocher à lui, de croire qu’il pourrait être en mesure de la rassurer, lui apporter un peu de réconfort rien qu’avec sa présence. Cette détresse qui se lit dans ses yeux, il aimerait pouvoir l’effacer avec des mots magiques, la balayer d’un revers de main et parallèlement, il lui est nécessaire de garder ses distances. Bien qu’en apparence, il montre un homme glacial, parfois amer et hostile aux relations humaines, il n’est pas insensible. « Vous ne voulez tout de même pas que je reste pour vous frotter le dos ? » Un petit trait d’humour afin d’alléger l’atmosphère, bien que cette remarque soit dite avec sérieux. Une tentative désespérée de cacher son malaise, mais aussi de provoquer un sourire. « Je comptais vous préparer une chambre. » Son corps reste cependant figé, attendant un accord de sa part, une autorisation qui ne vient pas, remplacée par une nouvelle sollicitation qui lui resserre le cœur. A ses ongles rongés, il sentait que la suite allait lui déplaire, mais cette soirée va de surprise en surprise, si bien qu’il lui faut quelques secondes pour réagir, prendre pleinement connaissance de la situation. Sa robe. Déshabiller une femme n’est pas effrayant en soi. Ce qui l’est, c’est lui défaire ses vêtements, à elle. Magda n’est pas quelconque. C’est une fausse compagne qu’il va devoir côtoyer pendant plusieurs mois, alors cette proximité qu’elle lui demande d’avoir le met dans une position délicate. « Il va falloir revoir notre contrat, Mademoiselle Saddler. » Demetrio fait le tour de sa silhouette, puis après quelques secondes d’hésitation, durant lesquelles il l’observe de dos, le brun pose ses mains sur ses épaules. Sa veste glisse le long de ses bras et tombe au sol. Délicatement, il saisit sa chevelure, la place sur le côté afin de dégager sa nuque. « Je crains que nous ayons dépassé le quota des gestes autorisés. » C’est elle qui a posé la condition. Lui la trouvait ridicule, inutile, sachant très bien que les seuls contacts qu’il se permettrait d’avoir, n’auraient pas été plus intimes qu’une main sur son dos. Sauf que parfois, il y a des choses que l’on ne contrôle pas toujours. Son souffle caresse sa nuque, fait voler les dernières mèches de cheveux, tandis qu’il défait la première agrafe, attrapant ensuite la fermeture éclair qui descend doucement. Ses doigts effleurent sa peau, geste qui ne se veut pas sensuel, mais qui pourtant le devient. Deuxième agrafe, battements de cœur plus rapides : ses yeux ne servent pas seulement à lancer des éclairs, mais aussi à contempler les belles choses, ce qu’il fait en s’attardant sur l’arrière de ce soutien-gorge qui se dévoile. « Avez-vous des allergies ? » Tentative vaine d’oublier la sensation de sa peau sous ses doigts, cette douceur, cette chaleur qui se confronte à la sienne. « Des aliments auxquels vous n’avez pas le droit ? » Comme lui avec le pamplemousse pour préserver un cœur de remplacement. « Ou qui vous déplaisent ? » La dernière agrafe tombe et le zip termine sa course au niveau de ses reins. C’est une très belle femme, attirante, charmante. N’importe qui à sa place le confirmerait, tenterait une approche différente, jouerait sur sa tristesse pour obtenir un moment charnel afin de goûter sa chair sucrée. Demetrio se racle la gorge, se donnant contenance, puis recule d’un pas, se sentant coupable. Cette impression d’en avoir profité, de s’être rincé l’oeil, de ne pas avoir respecté sa simple demande ne le quitte pas. Alors qu’il récupère la veste traînant par terre, il ajoute : « Avez-vous besoin d’autre chose ? » Mais contrairement à d’autres, lui a besoin de garder la tête froide. Le souvenir de leur collaboration lui rappelle qu’il n’a aucun droit de jouer avec le feu juste parce que la situation s'y prête. Ce n’est pas ce qu’elle attend de lui non plus. « Je serai au bout du couloir. La pièce du fond. » Non loin de sa chambre qui se trouve à sa gauche.


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...


Dernière édition par Demetrio Clarizio le Sam 5 Mai - 12:06, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Sam 5 Mai - 0:33 )
A vrai dire, le ventre de la jeune femme n’avait pas d’envie particulière. Sauf celle qu’elle venait d’énumérer. Pas d’œuf. Pas de tomate. Et pendant un long moment, la métisse allait bannir ces deux aliments de son régime. Un très long moment. Elle les avait assez vu, senti contre sa peau, tout ramollis et poisseux. Un frisson lui parcourt l’échine rien qu’à y penser. A moins que ce soit la pensée de se retrouver toute seule dans cette pièce immense avec un Demetrio qui serait je ne sais où dans cette trop grande maison. Alors elle formule sa peur à demi-mots, lui fait comprendre à sa façon qu’elle a besoin de sa présence. Rien que ça. Formulation qui la rend mal à l’aise, se sentant réduite à un être faible, insipide. Si Elvezia lui avait dit dans la soirée qu’elle se trouvait au bas de l’échelle, présentement, elle était encore plus bas que terre. Cependant, de la légèreté s’installe dans un rire à peine retenu qu’il fait naitre sur ses lèvres. Un rire qui arrive à lui redonner un peu plus vie. Plus de vie sur ce visage morne mais qui reprend rapidement son sérieux. « … Non … Mais … En parlant de frotter le dos … Avec ma main blessée… vous comprenez… » Sa bouche s’arc dans une moue contrite, ses yeux l’évitant soigneusement. Un silence s’installe avant qu’elle ne le brise, ne le faisant pas trop durer non plus car malgré sa boutade, l’humeur n’est pas réellement à l’humour. « Désolée. C’était trop tentant. »  Pour le coup, ce n’est que de la comédie, oui. Une action réaction à sa petite phrase. Une éclaircie rapide en temps de pluie. La légèreté court se planquer quand l’étau se resserre. Quand la distance entre leurs deux corps s’étiole. Il le faut bien. C’est nécessaire qu’elle se répète pour ne pas regretter sa demande. Pour se justifier. C’est pas la mer à boire, après tout, non ? C’est rien. C’est comme un acte machinal. Ouais.  Y’a rien derrière, aucune portée, aucune signification, à l’instar d’un acte chirurgicale. « Déjà voir s’il tient toujours » Sa voix est presque inaudible, le perdant de vue, le perdant définitivement sur sa ligne de mire. Pour la Saddler, il était certain que le contrat s’annulerait après cette première soirée désastreuse. Demetrio n’aurait rien à gagner à s’afficher avec elle. S’il voulait faire taire des rumeurs, il attirerait au contraire l’attention sur lui. Ce n’était pas le moment d’être en couple avec elle. Y’avait-il un bon moment pour ça, de toute façon ? La veste ne tarde pas à glisser le long de ses bras. Ses doigts déplacent ses cheveux sur le côté, dévoilant sa nuque alors que sa gorge se noue. C’est rien. C’est vraiment rien. Que des gestes mécaniques qui n'ont aucune signification. Qu’elle se répète dans une boucle sans fin. Sauf que le souffle de Demetrio sur sa peau lui coupe l’herbe sous le pied. Freeze ses pensées. L’empêchant même de réfléchir à une réponse adéquate à la remarque très censée qu’il venait de faire. Ils avaient effectivement explosé le compteur des gestes autorisés et c'est elle qui avait commencé. La première agrafe est défaite, elle sent ses doigts s’emparer de la fermeture éclair qui glisse et glisse, révélant à chaque fois un peu plus de sa peau. Une peau qui sent les doigts de Demetrio l’effleurer, lui donner des frissons malgré elle. Alors que son cœur s’emballe, que la seconde agrafe saute, il lui faut se concentrer, les yeux clos pour pouvoir répondre à ses questions. Déjà trouver les réponses. Des réponses qu’elle sait mais qui lui échappent totalement. « Allergie : les fruits de mer » Répond-t-elle d’une voix qui se veut robotique mais qui dévoile bien trop d’humanité. « Hmm …  euh … je » Pour le reste, elle bute. Le blanc total et ça lui arrive pas. Pas pour de petits effleurements. Pas comme ça. « Désolée … La fatigue » Mensonge ou du moins à demi car il est vrai qu’elle est crevée mais pas au point de ne pas savoir répondre à des questions aussi simples et dont elle connait, en temps normal, la réponse. La dernière agrafe de défait, la fermeture éclaire arrivant à la fin de son voyage, la jeune femme ferme les yeux dans l’espoir de retrouver son calme. Une sérénité qui venait d’être explosée. Retrouver un semblant de contrôle. Sur elle. Sur son cœur qui s’emballe. S’emmêle les pinceaux, trop à son goût. Restant de dos, ses bras quittent leur statut de paralysés et se serrent contre sa poitrine pour retenir sa robe. Ou se retenir d’un geste qu’elle pouvait regretter. « Non. Ca ira … Merci » Une voix dans sa tête la tourmente, lui rappelle ses méthodes pour éloigner la solitude, l’étouffer. S’oublier dans les bras d’hommes pour quelque heure. Et pourquoi pas ? Non. L’occasion s’y présente. Non. T’en as envie, avoue ? Non. Menteuse ! Son corps se retourne comme foudroyé par un éclair invisible alors que sa tête se hoche, un peu trop rapidement peut-être. Non, elle n'est pas une menteuse. C'est pas du tout ... ça. « D’accord. D’accord » Sa tête se glisse quand même dans le couloir pour estimer la distance entre la salle de bain et la dite chambre qu’il lui prépare. « Mais il fait combien de kilomètres votre couloir ?! » S’exclame-t-elle, trouvant effectivement la dite chambre trop loin du point où elle se trouve. Le trouvant trop loin d'elle. Eh bah si tu veux pas qu’il s’éloigne trop, tu sais quoi faire, Magda. Oh tagueule, toi ! « Non. Ca ira. Faites ce que vous aviez prévu et je vais prendre cette douche » Sa main saisit la poignée de la porte et commence à la refermer, l’observant lui tourner le dos et s’enfoncer dans le couloir. A peine est-il éloigné, qu’elle ré-ouvre la porte, laissant un petit espace. Une ouverture d’à peine quelque centimètre. Ca la rassure cette porte entrouverte. Comme si aucune barrière ne s’interposait. Qu’elle pouvait filer vers lui s’il se passait quelque chose. Au cas-où. Ou tu pourrais lui demander de prendre cette douche avec toi. Tu me fatigues… Rien que pour fermer le clapet de cette voix, Magda ouvre la vanne de l’eau froide. L’arrose copieusement. Si cette petite voix de tentation se tait, le souvenir du moment ne s’efface pas pour autant. Magda se rend compte que malgré elle, elle a mémorisé chaque contact et chaque sensation de ses doigts sur sa peau. Putain de tics à la con. Finalement, pas de douche tiède. Ca ne sera qu’une douche froide pour se ressaisir et se remettre les idées en place.

Enfin propre des pieds à la tête, ayant troqué une odeur d’œuf et de légumes moisi pour une odeur plus musqué, Magda enfile la chemise que Demetrio a déposé pour elle. Un peu grande et c’est parfait. Ca lui laisse de la marge, camoufle ses cuisses. Passant sa tête, la brune sonde le couloir, tend l’oreille mais rien qu’un silence meublé d’un bruit de vague lointain. Un silence qui réveille une angoisse qui s’était pourtant ré-endormie. « Demetrio ? » Aucune réponse et son corps s’extirpe de la salle de bain. D’abord, la pièce du fond. Là où il disait qu’il serait. Personne. « Demetrio ? » Il lui en faut peu, oui, pour s’inquiéter. Pour se remettre à angoisser. Ses pas se pressent dans le couloir, la fait débouler dans le salon et toujours rien. Elle est … seule. Sa gorge se noue alors que l’angoisse gagne du terrain, se remet à la posséder. C’est une chose d’être seule mais seule dans un endroit qu’elle connait pas … Et rebelote, la fille aux perles salées au coin des yeux. Paumée en terrain hostile, tournant sur elle-même à la recherche de cette silhouette familière. « Demetrio ? » Dernier écho qui devient presque supplication désespérée.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
•• ALASKA (sum 41)
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Sam 5 Mai - 4:48 )
Ce rire qui résonne, court dans le temps, remplacé très vite par un visage fermé, plus sérieux, mais qui s’est tout de même fait entendre, témoignant d’un moment léger, d’une situation cocasse. Elle se prête au jeu, le fait tourner en bourrique et il y croit Demetrio, si bien qu’il perd de sa superbe, laissant l’angoisse prendre le dessus. Non. Non, elle ne peut pas lui demander pareille chose. Avec tout le respect qu’il a pour elle et même en sachant que sa posture est délicate, que sa main est blessé, impossible pour lui de répondre positivement à sa requête. Lui défaire sa robe, c’est déjà beaucoup. La plaisanterie avouée, c’est un gros soulagement qui s’installe. « J’ai pensé un instant que vous étiez sérieuse. » Mais elle le fait marcher et c’est facile avec lui. Pas qu’il ne connaît pas le second degré, mais parfois, il peine à avoir le recul nécessaire, si bien qu’il ne distingue pas à la minute le vrai du faux, surtout concernant un sujet qui le met autant mal à l’aise. Comme cette proximité entre eux, la sensation de sa peau sous ses doigts qui, lorsqu’il s’en éloigne enfin, lui reste encore en mémoire. Il s’efforce de se focaliser sur ce qu’il doit faire ensuite : la chambre et la commande, sans fruits de mer. Simple indication qui ne lui en dit pas long sur ce qui pourrait lui déplaire, mais il s’en contente. « Je comprends. » dit-il, en référence à la fatigue. C’est normal. Après ce qu’elle a subi, elle doit être éreintée. Il se demande comment elle fait pour tenir debout, pour ne pas avoir perdu l’appétit. A sa place, il n’aurait eu aucune envie de plonger ses lèvres dans un plat gouteux, se serait perdu sur la plage, le regard fixé sur le large afin de se détendre un peu. « Vous exagérez, il n’est pas si long. » Si peu. Depuis le temps qu’il vit dedans, il ne fait plus attention à son immensité. Ses pas deviennent mécaniques, habituelles et son avis sur la distance n’est plus objective. Il préfère de loin que son salon avec cuisine ouverte fasse la taille d’un appartement, plutôt que se retrouver dans un petit 30m² où il faut aménager le séjour en chambre. Il comprend néanmoins que ça puisse paraître démesuré. Ouvrant l’armoire à pharmacie pour en récupérer un bandage, il reprend : « Ca ira ? Vous n’allez pas vous perdre dans ces kilomètres de salle de bain ? » lui demande-t-il, sur un ton empli d’ironie, avant de quitter la pièce, la laissant seule, se dirigeant ensuite vers cette fameuse chambre qui ne sert quasi jamais. Celle que sert son père se trouve à l’étage, parce qu’il aime se convaincre qu’il est encore jeune et que son physique peut supporter quelques marches. Mila couche dedans, de temps en temps, mais c’est tout de même très rare. Demetrio sort des placards les draps afin de faire un lit au carré, comme il a été habitué plus jeune, avec une couette et une autre couverture qu’il place au pied du lit, dans l’éventualité que la pièce ne soit pas assez chaude. L’eau coulant toujours, il revient dans le séjour, Smartphone collé contre son oreille pour commander deux plats à l’indien du coin. Poulet tandoori avec sauce coriandre et bœuf au curry lait de coco, avec deux desserts typiquement indien et les naans au fromage dont il ne peut généralement se passer.

Sentant un courant d’air, il s’avance vers la baie vitrée, s’apprêtant à la refermer, lorsque son téléphone vibre dans ses mains. Un message d’Elvezia qui s’inquiète de la tournure des événements et qui, par la même occasion, en profite pour lui conseiller de laisser Magda derrière lui lors de leur nouvelle présentation. Apparemment, ce serait « mieux » pour elle de garder ses distances avec le public, de faire profil bas le temps de quelques semaines, histoire que les tensions s’apaisent. Son père tiendrait le même discours, ne se gênerait pas pour être encore plus amer en lui soufflant que collaborer avec une telle femme n’est pas là pour arranger ses affaires, mais de quoi parle-t-on exactement ? Les siennes, d’affaires, elles marchent très bien. Poussant doucement la baie, il contacte Camillo et coince au bec sa cigarette électronique dont les effets pourraient être néfastes pour sa santé. Sauf que la tentation est trop forte pour l’ignore. « Bonsoir Monsieur. Que puis-je pour vous ? » « Bonsoir Camillo. Serait-il possible de faire un détour, demain matin, dans une de vos boutiques dont vous connaissez si bien l’adresse ? Mademoiselle Saddler aurait bien besoin d’une tenue propre. Vous avez carte blanche pour le choix. » Et aucune restriction budgétaire. Peu importe ce qu’il prend, tout ce que Demetrio souhaite, c’est qu’elle ait de quoi se vêtir. En la raccompagnant, il n’a pas pensé à ce détail, aurait pu s’arrêter pour qu’elle prenne quelques affaires, mais plutôt que de l’embêter, il choisit l’option de facilité. La requête acceptée, il raccroche en le remerciant, errant quelques minutes sur le sable, se sentant coupable de se défouler sur cette chose électronique qui ne lui est pas conseillée. Il y a douze ans, il a déjà fait l’effort de troquer ses cigarettes contre ce qui s’avérait être la solution la plus adaptée. Aujourd’hui, sa consommation est irrégulière, rare et parfois même, il en a honte, mais retombe dans ses travers, lorsqu’il est un peu trop tendu comme ce soir où l’envie de sentir une vraie clope se fait ressentir. Mais il ne cède pas, rentre à l’intérieur où l’attend cette jeune femme vêtue simplement da sa chemise. S’arrêtant au pas de la baie vitrée, alors qu’elle est de dos, il la dévisage de bas en haut. Ses jambes sont découvertes, ses cuisses sont cachées par le tissu de son vêtement blanc. Ses manches tombent sur ses mains ; il n’y a pas à dire, cette chemise lui va bien mieux à elle qu’à lui. « Tout va bien ? » demande-t-il, en coulissant la baie derrière lui. Ses yeux sont encore humides, tout comme ses cheveux dont quelques gouttes coulent sur ses épaules. « Il y avait un sèche-cheveux, vous ne l’avez pas vu ? » Sur le canapé sommeille un plaid plié, qu’il récupère pour le placer sur ses épaules. Il pose sa main sur son dos, l’accompagnant jusqu’au canapé où il s’assoit à ses côtés en saisissant la bande de crêpe au passage qu’il déroule, pour mieux l’enrouler autour de sa main. « Notre contrat tient toujours. » Il a bien entendu son incertitude et tient à la rassurer. Ce qui a terminé de le convaincre, c’est le message d’Elvezia. S’il met de côté Magda, ce serait un nouveau coup dur et il n’a pas envie de contribuer un peu plus à son mal-être, alors que finalement, elle est loin d’être la jeune femme insupportable qu’il pensait qu’elle était. « Le week-end prochain, nous avons d’ailleurs une nouvelle présentation à Gênes. Je me déplace pour une autre raison, mais j’y ferai sans doute une apparition. » S’il y va, c’est principalement pour le port de Gênes et voir certains détails concernant son bateau de croisière qui y séjournera une journée. S’il n’avait pas ce leitmotiv, il se serait abstenu. « Vous m’y accompagnerez ? » Cette question formulée aurait été un ordre il y a encore quelques heures, mais elle se transforme en proposition, peu sûr qu’elle soit réceptive après ce qui s’est passé. « Gênes est une très belle ville que vous pourrez visiter. Je ne vous solliciterai pas durant la journée, à moins que vous souhaitiez entendre des discours techniques. » Est-ce un bon argument ? Le regard ancré sur sa blessure à présent recouverte, il lâche un souffle, puis reprend, avec sincérité : « Ca vous donnera l’occasion de prendre l’air, ça vous fera beaucoup de bien. » S’éloigner des gens qui sont trop proches des victimes de Naples, se noyer dans une foule qui ne la connaisse pas, ce sera comme faire une petite pause dans le temps. « C’est l’histoire de trois jours. » Pas plus. « Vous voulez bien faire ça pour moi ? » En soi, il pourrait y aller seul, mais il aimerait prouver à tout le monde que ce n’est pas un pareil événement qui le fera reculer. Et pour elle, ce sera un moyen de montrer qu’elle n’est pas démolie par la haine de certains.


Demetrio & Magda
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Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Sam 5 Mai - 13:08 )
A sa boutade, Demetrio semble se décomposer et Magda hésite à en rire ou juste faire celle qui ne voit rien. Des éléments commencent à se goupiller, à prendre du sens en les réunissant. La métisse en vient à la conclusion que le contact ne le met pas du tout à l’aise pour des raisons qui lui échappent encore. Qu’il semble bloquer sur des choses simples d’un échange humain. Ce qui semble simple aux yeux de Magda, semble être beaucoup plus complexes pour l’homme. Se pourrait-il que ce soit l’explication à tant de froideur ? Cette manière d’éloigner les gens et de se montrer aussi glaciale qu’elle. Se pourrait-il qu’ils ne soient pas si différents, l’un de l’autre ? Utiliser la froideur comme barrage pour se protéger. La jeune femme commence à se poser sérieusement la question et  la réponse commence peu à peu à se révéler à elle de plus en plus. « Et moi que vous alliez me faire un malaise » Pour le coup, elle y a presque cru aussi. Elle aurait paniqué et se serait affolée dans cette grande maison. Et surtout, elle aurait été morte d’inquiétude à ne pas savoir comment le gérer. « Vous auriez pu laisser une carte de la salle de bain. Ca m’aurait aidé mais bon j’explorerais. Je suis aventurière » Réplique-t-elle, retrouvant de plus en plus sa répartie. C’est bon signe. Aventurière, elle ne l’était pas trop après tout. Ne s’aventurant jamais trop réellement hors des sentiers battus. Avoir une même routine qu’elle recommençait chaque semaine encore et encore pour se rassurer, avoir le contrôle. Pourtant, à côté de cela, la femme avait envie de grain de folie, d’un vent fou, de profiter de sa vie, se cogner à la vie, s’extirper de ce cadre de contrôle dans lequel elle est enfermée depuis sa petite enfance mais force de constater qu’elle n’arrive pas à sortir de cette prison elle-même. Mais ce soir, elle n’était pas seule sortie de son cadre de contrôle, elle l’avait totalement perdu sa trace, mise à la porte de ce cadre malgré elle. Et dans cette trop grande maison, Magda perd pied. Jusqu’à que cette voix qu’elle connait maintenant, sur laquelle elle a greffé toute son attention, quelque instant plus tôt. Une note qui la rassure, qui ne lui hérisse plus le poil désormais. Lentement, elle se retourne vers la source de ce son et laisse un soupir de soulagement s’échapper de sa poitrine quand son regard tombe sur Demetrio. Soulagée de le voir. Totalement rassurée. « Maintenant oui. » Lâche-t-elle avant de triturer un pan de sa chemise, tout à coup un peu nerveuse. Si elle avait hâte de retrouver la présence de Demetrio, elle avait oublié un détail : elle n’avait qu’une chemise sur le dos. La longueur du vêtement était plus ou moins décente et lui permettait de cacher ces cicatrices mais ça n’enlevait pas qu’elle se sentait un peu à découvert. Que ses mouvements devront être contrôlés pour ne pas révéler plus de peau. Ou des cicatrices que seuls Erio et elle savent l’origine et ce qu’elles signifient. « Non … Je me suis pas attardée non plus » Avoue-t-elle en faisant la moue. A vrai dire, Magda s’est séchée un peu rapidement, a enfilé sa chemise puis s’est dépêchée de sortir de la salle de bain pour le retrouver. Se retrouver vite en sa présence. Seul phare qu’elle a dans cette nuit noire. Le plaid déposé sur ses épaules, elle s’y emmitoufle, ravie de rajouter de la longueur à cette chemise. La main de Demetrio se pose sur son dos, la guide vers le canapé où elle s’assoit, les jambes croisées en tailleur sous le plaid. Ses yeux voguent du visage de Demetrio, à ses mains qui lui bandent la main. Pourtant, à l’annonce de Demetrio, ses yeux se ferment, un soupir s’échappant de sa bouche. Soulagement brut. Un poids qui s’envole de ses épaules. Le contrat tenait toujours et avec le partenariat qui aiderait l’Atelier Saddler. Mais dans tout cela, dans son soulagement, elle se met à penser à lui. Ca ne le desservira pas ? Elle sera à partir de ce soir, un poids mort qui ne lui fera rien gagner. Ses yeux se ré-ouvrent subitement et le regardent « Vous êtes sûr qu’une autre petite amie ne serait pas mieux ? Une sans histoire ou susceptible de vous faire prendre dans une volée de légumes pourris » Ne peut-elle s’empêcher de demander. Georgio lui aurait dit de ne pas s’en mêler. De ne pas s’en occuper. Juste foncer mais la jeune femme n’y arrive pas pour l’instant. Se rend compte que les intérêts de Demetrio dans cette histoire lui importent aussi. Ce qui n’était le cas avant cette soirée. Elle s’en fichait pas mal, la Saddler de lui mais plus maintenant. « Je n’ai pas envie de vous attirer des problèmes » Avoue-t-elle, feignant une indifférence quelconque, une distance où elle ne se sent pas du tout impliquée. Mais impliquée, elle le devient rapidement lorsqu’il lui demande de l’accompagner à une nouvelle présentation à Gênes. Demetrio le lui demande quand il n’a eu de cesse de lui donner des ordres depuis le début de leur rencontre. Son regard sur lui est un peu surpris, n’arrivant même pas à le masquer. « Vous accompagnez à Gênes … trois jours … week end prochain … » Répète-t-elle pensive, réfléchissant, s’imaginant la situation. S’inquiétant aussi d’une sortie publique aussi rapidement après le calvaire de celle-ci. Instinctivement, ses doigts se portent à sa bouche, se rongeant les ongles pendant qu’elle réfléchit. Les arguments de Demetrio ne tombent pas dans l’oreille d’une sourde. C’est vrai que ça serait une bonne occasion de prendre l’air, s’éloigner de Naples, point culminant de ses déboires, là où elle est connue, trop même. Et puis elle pourra visiter Gênes la journée et cette ville, elle la connait de renom. L’a apposé sur sa liste de villes à visiter mais dont elle n’a jamais eu le courage d’entamer. A quoi bon, toute seule ? Un élément se joint à sa réflexion et pas des moindres : « Elvezia sera là, aussi ? » S’enquiert-elle, sa voix devenant un peu sèche à l’énonciation de cette connasse blonde. Sa présence pourrait tout changer et Magda ne ressentait pas l’envie de croiser sa route à nouveau. Pas de suite. Alors si elle était là, ce n’était pas la peine de compter sur la présence de Magda. Mais face à Demetrio, à sa façon de formuler sa demande avec cette voix, avec ses yeux océans posés sur elle, la jeune femme n’arrive pas à se dérober. Il la touche et a su utiliser les bons mots, le bon ton pour faire fondre sa détermination à éviter Elvezia. Déverrouiller quelque peu la mécanique rouillée de son coeur. « Bien-sûr, Demetrio » Son regard se plonge dans le sien, ne noie un peu dans ce regard bleu. Elle ferait ça pour lui, l’accompagner, qu’Elvezia soit là ou pas. Peu importe. « Je vous accompagnerai » Avec Magda, si l’on arrive à toucher à sa sensibilité, on peut tout obtenir d’elle. C’est simple mais encore faut-il trouver les failles. Demetrio semble en avoir trouver une. « Après ce soir, c’est bien la moindre des choses. Je ne suis pas douée pour montrer … les choses … à part la colère, vous pensez bien mais … il me tient … à dire … que je vous suis ahem ... reconnaissante pour ce soir. » Elle s’essaie de se dépatouiller dans son discours mais dire ce genre de chose, ce n’est pas sa tasse de thé. Dire ce qu’elle ressent. Les émotions sont tellement personnelles mais elle n’avait pas envie de se montrer ingrate envers cet homme qui lui avait ouvert la porte de chez lui et qui avait pris soin d’elle. Sans lui, Magda serait sûrement dans un état lamentable. Sans lui, elle serait chez elle avec une lame de rasoir entre les doigts. C’était certain. « Sans vous …. » Point de suspension qui s’étirent. Ses mains essayant de mimer quelque chose de vague. Un chaos sûrement mais c’est exactement ce qui se serait passé sans sa présence, sans son aide : le chaos. Et elle voulait qu’il se rende compte que ce n’était pas anodin. Que ça comptait beaucoup pour elle cette main tendue, que ce n’était pas rien mais sans savoir si elle y arrivait. Sans trop non plus se dévoiler. Ah ! Qu’il était compliqué d’être une Magda.


Magda & Demetrio
All the streets, where I walked alone, with nowhere to go, have come to an end. In front of your eyes, it falls from the skies, when you don't know what you're looking to find. In front of your eyes, it falls from the skies, when you just never know what you will find.
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Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
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Sujet: Re: [Terminé] Magda | Une première sortie officielle... ( le Sam 5 Mai - 15:12 )
Une autre femme conviendrait sans doute mieux à la situation que Magda. Une inconnue du public, n’ayant fait aucune vague, comme il l’a fait avec Dafne par le passé. A l’époque, personne ne la connaissait. Si son nom effleurait les lèvres de ceux qu’il croisait, c’est parce que sa main s’accrochait à son bras à chacune de ses sorties. Les critiques étaient positives, ou négatives. Les femmes en étaient jalouses, les hommes la reluquaient avec envie et si les disputes entre eux étaient nombreuses, il n’y a jamais eu un pareil scandale. Alors il est évident que ce choix n’est pas judicieux, qu’il met en péril sa réputation, mais il est suffisamment intelligent pour discerner sa vie privée de sa vie professionnelle. Sa relation officielle avec Magda ne devrait pas faire baisser son chiffre d’affaire. Ce n’est pas à cause de ça que ses employés claqueront la porte de son entreprise avec rage. Ils trouveront le moyen de ne pas cautionner sa vie sentimentale, mais ayant besoin de leurs emplois, ne se permettront pas d’abandonner un tel navire. Etre un rouage de celui-ci, c’est s’assurer un avenir bien plus serein, avec bien moins de nuages que les petites boîtes qui n’arrivent pas à décoller, ou des boutiques qui ferment depuis le développement des sites en ligne. Certes, ça déplaît, mais ils ne sont pas là, à être témoin d’une personnalité qui se dévoile, s’éloignant de la dure carapace, de cette facette qu’elle souhaite bien montrer à ceux qui s’attardent sur elle. Il suffit parfois de creuser un petit peu pour découvrir une pépite. Magda est l’huître : dure, renfermée, et s’efforce de cacher la perle rare qui se cache au fond de son cœur. « Croyez-vous sincèrement que je suis du genre à me pavaner en public avec une femme différente toutes les semaines ? » Ses aventures sont discrètes et depuis la signature de leur contrat, elles sont quasi inexistantes. Son plaisir charnel est partagé uniquement avec celles qu’il connait déjà, qu’il ne considère pas comme des amies, plutôt comme des connaissances, mais en qui il peut avoir confiance et qui ne répéteront rien. En tant que personnage influant, qui se retrouve régulièrement dans la presse, Demetrio se doit de faire attention. « Nous avons commencé la route ensemble. Ce ne sont pas des altercations qui me pousseront à faire marche arrière. » Devoir lui frotter le dos, en revanche… C’est une autre paire de manche. « Je suis assez grand pour gérer ce genre de problèmes. Rares sont ceux qui se permettent de me faire des leçons de morale. » Et ceux qui osent ne reviennent pas une seconde fois au front, si ce n’est les personnes en qui il a confiance, des gens qu’il écoute, sans pour autant agir comme ils le voudraient. Le seul homme qui le tient prisonnier, sans qu’il en ait véritablement conscience, c’est celui qui l’a éduqué, élevé, qui a hypothéqué sa maison pour ses soins. Demetrio ne peut lui tourner le dos, n’est pas à l’aise à l’idée de le contredire. Le dernier mot, avec Senior Clarizio, ne lui appartient jamais. « Ne vous inquiétez pas pour moi. Je sais ce que je fais. » Ou en partie. Cette soirée imprévue n’a rien de professionnel et il ignore où il va exactement, mais il y va, convaincu de pouvoir gérer, que ses erreurs précédentes ne se renouvelleront plus. « Hm hm. C’est ça. Vous serez bien plus souvent seule qu’en ma compagnie. Je partirai le matin, après le petit-déjeuner et je vous retrouverai le soir. » Le programme est à la hauteur de la relation qu’il souhaite instaurer entre eux : distant. Il tient cependant à être clair. L’an dernier, lorsqu’il a séjourné en Australie avec Dafne, cette dernière s’est vexée, a boudé, s’attendait à ce qu’il soit plus présent. La différence est qu’ils s’étaient déjà bien rapprochés et que Magda n’en attend probablement pas autant. « Je pourrais vous donner quelques adresses, des lieux à voir impérativement, les expositions du moment… Je dois avoir un guide du parfait touriste rangé quelque part. Si ça vous intéresse. » Autre argument qui pourrait pencher en sa faveur, mais à la prononciation de sa chargée de communication, Demetrio doute. « En effet… Vous la croiserez souvent, Magda. Elvezia est qualifiée dans sa branche. Je fais souvent appel à ses compétences. » A côté de ça, elle n’est pas obligée de tenir une conversation entière, peut très bien l’éviter, si ça lui chante, même si ça le surprend. La blonde est agréable, polie, souriante et bien qu’elle soit parfois maladroite, ce n’est jamais avec méchanceté. Elle est même plutôt bienveillante. Son message de ce soir lui a encore prouvé qu’elle pensait à son bien-être, même si son conseil n’était pas à donner et qu’il n’en tiendra pas compte. « Comptez-vous m’en parler un jour ? » Son attitude, ses ongles rongés, son ton sec… Entre elles, la discussion a dû être houleuse pour qu’elle se tende aussitôt. Qu’ont-elles pu échanger pour en arriver à ce stade ? En quelques minutes sans lui qui plus est. La présence d’Elvezia aurait pu bouleverser ses plans, mais Magda accepte, laissant son aversion pou son employée de côté. Juste pour lui, pour lui rendre la pareille, se lance même dans un discours pour le remercier. Demetrio détourne les yeux, peu à l’aise face à de tels mots. Il a agi naturellement, s’est senti obligé au début, en se demandant s’il choisissait la bonne option, mais il n’a pour autant pas eu un couteau sous la gorge. « J’ai compris. » Inutile qu’elle se torture plus longtemps à chercher des mots qui ne viennent pas. Il la sait sincère. « Je vais être honnête avec vous : je ne suis pas serein à l’idée d’entendre vos remerciements, alors faites-moi plaisir, arrêtez-vous à ça. J’ai compris où vous vouliez en venir, j'en suis sincèrement touché. » Et il lui facilite la tâche. « Quant à votre colère… J’ai remarqué, oui. Et entre nous, si ce soir, il y a comme une trêve, j’ai la certitude que ça ne durera pas dans le temps. Ma façon de m’adresser à vous a tendance à vous faire sortir de vos gonds et je n’ai pas la patience d’y mettre les formes. Je donne des ordres, vous y résistez. A croire que vous adorez me contredire, aller à l'encontre de ce que je souhaite. J'ai tort ? C'est un jeu ? » Il ignore s’il déteste ça, ou si c’est un détail qui lui plaît, un peu, mais il sait que ça l’agace quand même et que le ton monte des deux côtés. C’est à celui qui aura le dernier mot, qui saura clouer le bec de l’autre qui s’en sortira vainqueur. Ce soir, Demetrio n’a pas envie de s’y confronter. Le bruit de la sonnette retentit alors et après avoir pressé sa main sur son poignet, il se lève pour accueillir le livreur qui lui tend les sacs marron, en échange d’espèce. « J’espère que vous avez toujours faim, parce que vous ne ressortirez pas de table avant d’avoir mangé au moins un peu. Choisissez ce qui vous donne le plus d’appétit. » Il pose les sacs sur la table basse et se dirige derrière le bar, pour sortir une bouteille de vin, ainsi que des couverts dans un tiroir derrière lui. Il fait un aller-retour afin de récupérer les verres et deux serviettes qui rejoignent le reste. « C’est une bonne bouteille. Dois-je vous apprendre à boire ? » Son ton se veut taquin, alors qu’il glisse le ballon près d’elle, tenant le pied avec ses deux doigts. « A bien boire, j'entends, pas comme ces jeunes qui enchaînent dix verres en une minute. » Ca, il ne sait pas faire. Après un échange de regard, Demetrio le lui libère, la laissant enfin remplir ce ventre.

Sujet terminé


Demetrio & Magda
J'ai toujours vécu comme ça, gardant une distance confortable. Et jusqu’à maintenant, je me suis juré que je me satisferais d'un rien avec la solitude. Parce que rien de tout ça n'avait jamais valu de prendre le risque, mais...
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