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- [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Dim 29 Avr 2018 - 22:58 )
« Vous pensez que c'est un bon conseil, vous ? » Parce que Lana, elle, est totalement perdue. Sa psychothérapeute, en face d'elle, semble tout aussi perplexe face à toute l'histoire sur laquelle Lana vient de s'épancher. « Et vous qu'en pensez-vous ? » Lana lève les yeux au ciel. Si ce n'est pas une réponse de psy ça, elle n'y connaît vraiment rien. « Ne me faites pas ce coup là, encore une fois. Dites-moi ce que vous en pensez, et vraiment. C'est pour ça que vous êtes là non ? » Lana croise ses bras sur la poitrine, contrariée. En réponse, elle ne pense pas rêver en voyant sa psy échapper un léger sourire. « Et bien si l'on résume ce que vous venez de me dire, vous aviez décidé de laisser le temps à votre colocataire de réfléchir, de prendre le temps de digérer tout ce qui s'est passé entre vous quand votre père, qui a découvert toute l'histoire vous a dit je cite : " Mais bats-toi pour ce que tu veux et bouges-toi un peu les fesses ma fille ! " c'est bien ça ? » Lana hoche la tête. C'est en effet un assez bon résumé de tout ce qu'elle vient de déblatérer pendant presque une demi-heure non stop. « Et vous êtes sure de vous quant aux sentiments que vous éprouvez pour cet homme. » Nouvel hochement de tête. « Et vous voulez faire en sorte que ça aboutisse et que ça fonctionne ? » Encore un. « Alors dans ce cas, je ne peux que vous conseiller d'avoir une discussion franche avec cet homme. Je ne serais peut-être pas aussi brusque que votre père, allez-y progressivement pour ne pas le brusquer mais vous ne croyez pas qu'il serait temps pour vous de lui exposer tout ce que vous m'avez confié dans ce bureau ? Vous ne pouvez pas attendre de lui qu'il vous pardonne, qu'il prenne une décision si vous ne lui donnez pas toutes les cartes en main, vous ne pensez pas ? » Effectivement, elle n'y avait pas pensé. Jusqu'ici, Lana s'est toujours efforcée de passer au maximum sous silence ce qui lui est arrivé, pour ne pas ajouter du drama à ce qu'ils vivaient, mais oui il serait peut-être temps de tout mettre à plat.

C'est comme ça que, quelques heures plus tard Lana se retrouve sur le toit de leur immeuble, terriblement nerveuse. Après avoir lu la réponse d'Erio la jeune femme passé une main dans ses longs cheveux détachés avant de redresser quelque peu sa robe, s'attachant à ce que tout les détails soient parfaits. Pour l'occasion, elle a déplacé le petit coin aménagé un peu plus proche du bord, ajoutant à son stress une certaine nervosité quant à l'approche du vide. Elle va lui dire. Elle va tout lui dire. L'idée lui donne le vertige, le vrai mais elle n'a pas le temps d'y penser davantage qu'Erio arrive enfin, visiblement pressé à la suite de son message. Il faut dire qu'elle n'y a peut-être pas mis tellement les formes mais face à la multitude de pensées qui se déroulaient dans sa tête à ce moment-là, c'était difficile de faire mieux. « Erio... » Sans attendre Lana s'avance vers son colocataire, le prends par la main et l'amène là où elle se trouvait. « Écoutes, il faut qu'on parle. Je vois quelqu'un et... » Et Lana se rend compte qu'elle s'y prend terriblement mal pour changer. « Un psy. Je vois un psy. » Se reprend-t-elle aussitôt. « Suite à ce qui s'est passé avec Alessia. J'ai décidé de consulter. Et il y a vraiment beaucoup de choses dont j'ai besoin de te parler Erio. Mais j'aimerais que tu ne m'interrompe pas pour ça. Tu penses que tu peux le faire ? S'il te plaît. » Elle a déjà suffisamment de mal à rassembler ses idées que, s'il vient à la couper, elle a peur de perdre pied.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Dim 29 Avr 2018 - 23:48 )
« Il faut qu’on parle. » Des phrases comme celle-ci, il s’abstiendrait bien de les recevoir. Elles sont stressantes, trop sérieuses pour ne pas angoisser et forcément, il s’attend au pire. Il faut dire que ces derniers temps, entre Lana et lui, les choses ne sont pas très simples. S’il s’efforce de faire des efforts afin que leur cohabitation se passe au mieux, il sent que parfois, les tensions sont toujours un peu présentes et il en est l’unique responsable. Ignorer comment gérer leur relation, comment se comporter, parfois… Ne pas savoir où il en est, tout simplement. Le cœur lourd, serré, il sort de l’appartement en prenant soin de refermer derrière lui et monte les marches qui le séparent du toit avec rapidité. Les questions se bousculent dans sa tête, alors qu’il commence à s’imaginer des scénarios tous plus tordus les uns des autres. Lana est surprenante, si bien qu’il lui est impossible de se fixer quant à l’issue de ce rendez-vous imprévu. Poussant la porte du toit, la brise qui caresse son visage lui donne la sensation de mieux respirer, mais pour une courte durée. Sa colocataire est là, près du coin aménagé qui n’est plus à sa place initiale. « Salut. » dit-il, l’air grave, les sourcils froncés, en se laissant mener vers le bord. Boom. Première phrase qui sort le déstabilise d’un coup. S’il y a bien une chose à laquelle il ne s’attendait pas, c’est bien à ce qu’elle voie quelqu’un. Peut-être a-t-elle perdu la patience ? Peut-être qu’entre eux, c’était devenu trop douloureux ? Peut-être s’est-elle rendue compte qu’elle n’était finalement pas si accrochée à lui ? Ou alors, qu’elle a pris conscience que ce qu’il disait était vrai : qu’il ne correspond pas à l’idée qu’elle se fait d’un petit ami, qu’il est trop différent de ce qu’elle voudrait pour elle. « Ok… » murmure-t-il, essayant d’accuser le coup, tandis qu’elle reprend presque aussitôt. Un psy. C’est un psy qu’elle voie. L’homme ferme les yeux, soulagé. Un instant, il a réellement cru que c’était foutu, elle et lui, qu’il n’y aurait plus aucune chance qu’ils se retrouvent. « D’accord, un psy. Tu vois un psy. » Et ça le rassure. Egoïstement, il préfère cette option que celle d’un mec qu’elle voie de temps en temps et qui lui apporte tout ce qu’il ne peut pas lui donner. Et puis, la solution qu’elle consulte n’est pas une mauvaise idée, au contraire. Elle souhaite s’en sortir, régler les problèmes. Sans doute a-t-elle besoin de ça pour avancer, sans pour autant oublier, mais passer à autre chose, cesser de culpabiliser à propos d’Alessia et de son comportement changeant. Erio n’est cependant pas serein à 100 %. Il ne sait toujours pas comment se placer face à cette révélation. « Ca va pas être facile, ça… » Parce qu’il n’est pas du genre à laisser parler les autres sans les interrompre quand ça ne lui convient pas, mais se rendant compte qu’elle a besoin qu’il se taise, il acquiesce d’un signe de tête. « Ouais, ok, d’accord. J’veux bien faire ça. Maintenant tu peux peut-être me dire c’qui se passe ? Parce que tu commences vraiment à me faire flipper. » Qu’a-t-elle de si important à lui annoncer pour ne pas lui laisser l’occasion d’en placer une ? Son cœur bat plus fort, plus vite, s’entend jusque dans ses tempes. Il a peur, Erio. Peur que tout se termine, comme ça. Il avait besoin de temps, mais au fond, il n’a juste pas envie que tout s’efface à cause de ses indécisions, de ses doutes, mais si ça en prend le chemin, peut-il lui en vouloir ?


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Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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Lana Giaccomo10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Lun 30 Avr 2018 - 0:19 )
Erio acquiesce à sa demande et c’est soulagé que Lana respire un bon coup avant de se lancer. Mais c’est compliqué pour elle de savoir par où commencer. « Aujourd’hui, elle m’a dit un truc qui m’a marqué, tu vois. Elle m’a dit que je ne pouvais pas espérer que tu me pardonnes, que tu décides d’agir si je ne te donnais pas toutes les cartes en main. Alors je vais t’expliquer ce qui m’est arrivé, vraiment. » Elle n’a jamais pris la peine de le faire, si ce n’est au policier en charge de l’enquête. Elle est restée vague ceci dit, se contentant de répondre à leur question quant au fait si elle avait été battu, blessée et peut-être qu’Erio a pris la peine de jeter un coup d’œil à ses rapports mais jamais, au grand jamais, elle ne s’est épanché sur ce qui c’est VRAIMENT passé. Dans sa tête. Dans son cœur. « Quand Alessia m’a kidnappé, j’étais sur la route pour aller voir Fabio. J’étais décidée, vraiment, tu sais. J’avais jamais été aussi sûre de moi. Et puis y’a eu ces textos, qu’elle t’a envoyé. Mon bras, c’est en tentant de l’en empêcher que je me le suis cassé. » Aujourd’hui, heureusement, Lana a complètement récupéré, après quelques séances de rééducation. Mais ce n’est pas son bras qui porte encore les cicatrices de ce qui s’est passé mais bel et bien son cœur. « Et j’ai essayé de rester forte, je te jure. J’ai essayé d’être la fille que tu vois souvent en moi mais, elle me donnait peu à boire, peu à manger… Et y’avait ce mur fou d’un tas de filles que tu avais vu et qu’elle avait pris en photo qu’elle me forçait à regarder pendant des heures. Cette petite voix où elle me murmurait à l’oreille que je n’étais qu’une de ses filles parmi des tas d’autres, que si tu avais répondu de cette manière à mes textos c’est que ça t’arrangeait. » C’est difficile pour Lana de ne pas pleurer mais, bien que ses yeux deviennent humides, elle parvient à tenir sans flancher. Elle n’en est qu’au début de son récit. « Alors petit à petit, j’ai craqué et, à l’hôpital, j’étais juste… l’ombre de moi-même tu vois ? Fabio a su appuyer là où ça fait mal. Et puis, ma psy m’a expliqué que c’était fréquent après de telles épreuves de rejeter les personnes à qui l’on tient le plus. » Une sorte de stress post-traumatique, de ce qu’elle avait retenu. Et ça peut se comprendre, avec ce qu’elle a vécu. « J’crois qu’aussi je voulais me punir. Par rapport au mal qu’on lui avait fait. Et pour ça, je devais te punir toi aussi. Mais j’pensais pas tout ce que je t’ai dit à cette période, Erio. Je te l’ai déjà dit, mais j’aimerais vraiment que tu le comprennes. »  Est-ce qu’il en a tout à fait conscience ? C’était sa colère, sa tristesse, ses peurs qui parlaient. Pas la véritable Lana. « Ce que je pensais en revanche, c’est ce que je t’ai dit dans ma chambre. Encore il y a quelques jours : que j’allais te laisser le temps. » Elle pensait que c’était ce qu’il lui fallait pour aller mieux, pour revenir vers elle mais, aujourd’hui, Lana n’en est plus tout à fait si sûre. Ce dont Erio a peut-être besoin c’est d’un bon électrochoc comme lui l’avait fait avec elle après le bal de la Saint Valentin. Quand il s’était battu pour elle, pour eux et qu’il était monté au créneau pour faire valoir ses droits. « Mais tu sais quoi finalement, te laisser le temps, j’m’en fous. » Et c’est ce qu’elle s’apprête à faire, en fonçant dans le tas. Lentement, elle s’approche un petit pas supplémentaire vers lui, en resserrant ses doigts dans les siens. « T’as failli mourir, Erio. T’as failli mourir et je me suis rendu compte que le temps, on en a pas toujours autant qu’on veut. Et tout le temps où j’ai foncé vers l’hôpital, j’ai pas cessé de me demander ce que serait mon monde sans toi. La réponse, c’est rien, tout simplement. C’est toi mon monde. » Et c’est affreusement cul-cul dis comme ça mais, que voulez-vous, c’est Lana. Son discours à rallonge ne voudrait rien sans une once de romantisme. « Alors putain, ouvres les yeux. J’suis là moi. Et je t’aime. » Quant à ces mots, ce n’est pas n’importe quels mots. Lana ne les oublierait pour rien au monde. C’est ce qu’Erio lui a dit après le bal de la Saint Valentin. Le jour où leur relation aurait dû prendre vraiment son envol mais que le destin en a fait autrement. « Alors pardonnes-moi, Erio. Passe l’éponge. Je sais que c’est difficile pour toi, que ce n’est pas dans tes habitudes mais s’il te plaît. » C’est une affaire qui ne recommencera plus. Avec sa psy, Lana apprend à gérer ses émotions autrement. Elle est en train de grandir, petit à petit, et elle a la certitude qu’elle ne refera pas les mêmes erreurs à l’avenir. « Quant à te pardonner toi-même, si tu n’es pas capable de le faire, je le ferais pour deux. Je l’ai déjà fait il y a plusieurs semaines déjà. » Elle sait que c’est une autre affaire pour Erio, qu’il peine à oublier ce qu’elle lui a reproché mais ses mots étaient injustes. « J’ai demandé de toi d’être un super héros extra-lucide et, devines quoi, j’ai très vite compris que ce n’était pas possible. Mais c’est toi qui m’a sauvé. » Elle ne s’en rappelle pas très bien, étant à moitié dans le coltard quand ils sont arrivés mais Dario lui a rapporté le comportement héroïque de son colocataire. L’homme de la situation c’était lui. « J’veux que tu arrêtes de douter. T’es celui qu’il me faut. Parce que t’es celui qui me pousse à faire des choses comme ça. » Là, Lana lâche sa main pour se reculer de plusieurs dizaines de centimètres, frôlant le bord du toit malgré son vertige. Et si Erio lui donne effectivement assez de courage pour le faire, elle regrette sur l’instant quelque peu son initiative. « Voilà, les cartes sont entre tes mains. Mais quoi que tu décides face à tout ça, s’il te plaît : viens me chercher. Je suis littéralement figée de peur là. » Voilà qui clôture bien en beauté son discours. Advienne que pourra.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Lun 30 Avr 2018 - 2:13 )
La machine est lancée. Lana revient sur les événements récents, sur Alessia et aussitôt, il ressent une boule se former en repensant à l’appel de Delia, lui informant que quelque chose d’anormal se déroulait. Il a laissé le silence entre eux perdurer pendant trois jours, sans imaginer une seule seconde que son ancienne amie pouvait la séquestrer dans un coin et se venger. Il regrette, vraiment, de ne pas avoir compris, de l’avoir laissé entre les mains de cette femme au regard fou, mais par-dessus tout, il regrette d’avoir pensé qu’elle pouvait changer d’avis, alors qu’elle essayait justement de retenir Alessia de faire cette bêtise. Cette rupture par texto qui l’avait bouleversé. Alors, entendre qu’elle n’a jamais été aussi sûre d’elle en allant voir Fabio, ça lui fait du bien. Ces dernières semaines, ses doutes étaient encore puissants à ce sujet, mais s’envolent. Ce n’est pas son ex-petit ami qu’elle avait choisi, mais bien lui. Elle souhaitait être auprès de lui. Si Alessia n’était pas intervenue, c’est ce qui se serait passé. Il n’y aurait pas eu de prolongation dans sa relation avec ce type qui ne sait pas comment agir pour la rendre heureuse, qui perd facilement patience pour des sujets délicats, tels que sa boulimie qui n’a pas besoin d’être ouvertement critiquée. Ca ne fait que la rabaisser, l’humilier, quand elle a juste besoin d’un peu de soutien et qu’on lui montre qu’elle n’est pas vilaine avec cette maladie qui lui bouffe la vie au quotidien. Les yeux baissés sur le béton, il sent son cœur se resserrer un peu plus en prenant connaissance des détails. Peu de nourriture, de boisson. Longtemps après qu’elle s’en soit sortie, il peinait à réaliser qu’elle était là, en vie, cauchemardait même sur la fin de cette histoire qui prenait une issue différente. Une mauvaise. Lana a souffert, mais il était encore très loin de la vérité. Ce mur rempli de photos, il l’a vu, sans comprendre exactement ce que ça fichait là. Il s’était simplement dit qu’elle avait fait une fixette sur lui, que ça l’obsédait tellement qu’elle prenait en photo toutes les filles qu’il côtoyait, pour mieux les détester, les pourrir, si bien qu’il a dû contacter certaines encore présentes dans son répertoire afin de savoir si elles se portaient bien. Au bout de la dixième fille, il a cessé de prendre des nouvelles, comprenant que la seule dans sa ligne de mire, c’était Lana. C’est elle qui a réussi à lui chaparder son cœur. Silencieux, il hoche la tête, essayant de comprendre la totalité de ce qu’elle lui avoue. Il a bien vu qu’elle n’était plus elle-même, mais il se sentait trop concerné pour prendre suffisamment de recul, pour ne pas se sentir touché par tout ce qu’elle lui disait, par les décisions qu’elle prenait. Par son rejet. Fabio, lui, il avait tout ce qu’il désirait, alors qu’il s’est comporté comme le parfait connard, avant de jouer le rôle du type bon sous tout rapport, méritant qu’on se retourne sur lui, qu’on lui laisse une chance. Et il l’a eue. D’un autre côté… Il ne devrait pas en être fier. Il a eu la Lana qui ne savait plus ce qu’elle faisait, celle qui était paumée, qui parlait avec amertume. Et alors qu’il pense que son discours prend fin, lorsqu’elle lui reparle du temps qu’elle souhaitait lui laisser, Erio entrouvre la bouche, mais la referme presque aussitôt, surpris par la suite. C’est dans une véritable déclaration qu’elle se lance, lui affirmant qu’un monde sans Erio, ce n’est rien. Il n’a jamais eu autant l’impression de compter pour quelqu’un. Depuis qu’il la connait, elle ne cesse de chambouler ses plans et ça a commencé à leur toute première rencontre, lorsqu’elle a insisté pour visiter l’appartement, pour qu’il lui laisse une chance de cohabiter ensemble, lui affirmant qu’elle se ferait toute petite, mais elle n’a eu de cesse de prendre de la place au fil du temps, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien pour les autres. Son cœur s’emballe à ses mots qu’il reconnait pour les avoir déjà prononcés. Et les yeux, il les ouvre, doucement, sans savoir exactement quoi faire de ces nombreuses informations, mais il les ouvre à ces trois mots, huit lettres, soufflés brutalement. Lana, elle est en train de combattre pour lui faire entendre des choses qu’il ne souhaitait pas écouter, comprendre. Elle lui rappelle aussi des choses oubliées : ce jour-là, où Delia l’a contacté, il a agi sans réfléchir, s’est montré réactif, sous le coup de la panique, parce qu’il ne souhaitait pas la perdre, parce qu’il avait besoin de la garder près de lui, de la prendre de nouveau dans ses bras, de la retrouver, de la savoir en pleine santé, simplement, à se tenir debout, à sourire… A être ce petit bout de femme dont il est tombé éperdument amoureux. Et ce que termine de lui faire un électrochoc, c’est cet instant précis, lorsqu’elle s’approche un peu trop proche du bord, alors qu’elle est apeurée par le vide. Figé sur place, il met un certain temps à prendre connaissance des dernières phrases, de cette remarque qui sonne comme un appel au secours, puis quand il percute, Erio se réveille d’un coup et s’approche immédiatement d’elle, saisissant sa main pour la ramener vers lui sans grande délicatesse. Sa main se place sur sa taille, l’autre sur sa nuque, tandis qu’il appose son pouce sur son menton, avant de presser ses lèvres sur les siennes, sans lui laisser le temps de réagir, d’ajouter un mot de plus. Ce contact, il se l’est interdit pendant des semaines entières, laissant des barrières se créer entre eux, les bâtissant volontairement afin de se protéger, de faire le point, mais il se rend compte après tout ce qu’elle vient de dire qu’elles sont inutiles, qu’il n’avait absolument pas besoin de se préserver de Lana. C’est Lana qui le rend vivant, c’est Lana dont il a besoin. « T’es cinglée, tu le sais ça ? J’te l’ai déjà j’crois. » Et à plusieurs reprises. Il le pense si fort. « Tu es complètement tarée, à me faire des longs discours, à t’rapprocher du bord avec ta peur du vide… T’es complètement folle. » lui dit-il, en reprenant possession de ses lèvres, par envie, nécessité. Ses bras l’encerclent, la resserrent contre lui, comme si sa vie en dépendait, comme s’il avait besoin de ça pour mieux respirer. Et c’est le cas. Sa vie semblait s’être arrêtée, le temps s’être figé et maintenant qu’il la retrouve un peu, il sent qu’il est en train de retrouver ses forces. Une bonne dose d’oxygène. « J’ai eu peur. J’ai eu peur de te perdre. Ce jour-là, quand ta mère m’a appelé pour m’dire qu’il s’passait un truc grave… J’ai vraiment eu peur de plus pouvoir te serrer dans mes bras. J’suis désolé. Pour tout ce qui s’est passé, j’suis désolé. » De nouveau, sa bouche se presse contre la sienne, par manque. Maintenant qu’il a goûté à ce contact, Erio ne peut plus s’en passer. Alors il recommence, encore, puis encore, et encore… « T’es tout c’que j’ai de plus important. J’sais pas toujours bien m’y prendre avec toi, mais c’est vrai. C’que tu m’apportes… Personne n’a jamais fait ça avant toi. Personne s’est battu comme tu viens d’le faire. Personne tient à moi, comme toi. » Personne n’est prêt à lui pardonner toutes ses erreurs. Ce que Lana fait, c’est quelque chose qu’il ne pensait jamais connaître, qu’il ne recherchait pas non plus. « J'ai jamais eu ça de ma vie. Pas comme ça. J'me suis efforcé de pas m'attacher aux gens, parce que c'était facile, parce que ça me convenait comme ça. Parce que j'pouvais juste pas offrir quelque chose de stable. » Parce qu'il est instable lui-même et torturé. L'histoire avec son père ne l'aide pas à être quelqu'un de posé, mais Lana, elle a réussi à voir du bon en lui. « C'que t'as éveillé, c'est un truc que je pensais pas avoir en moi. J'suis grave accro à toi. Pour tout ça. » Aussi pour tous les points négatifs ; parce qu'avec elle, il peut être lui, parce qu'elle peut être elle. Ils se parlent, s'envoient bouler, ne jouent aucun rôle. « T’es dingue. Fais plus jamais ça. T’approcher du bord, comme tu viens de le faire… Un moment, j’me suis demandé si t’allais pas faire un pas de trop. » Elle souhaitait juste lui montrer qu’il la poussait à faire des choses qu’elle n’aurait jamais fait et ça le touche, beaucoup. « J’te veux toi, d’accord ? Entière. J’nous veux nous, mais putain, m’refais plus un truc comme ça. Et parle-moi bordel. Arrête de m’tenir à l’écart de tout c’qui se passe dans ta caboche. » Fermant les yeux, il colle son front contre le sien et murmure : « Tu m’rends fou. » Dans tous les sens du terme.


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Dernière édition par Erio Mazzei le Mar 1 Mai 2018 - 19:37, édité 1 fois
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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Mar 1 Mai 2018 - 19:29 )
Voilà. C’est dit. Après avoir lâché tout ce qui pouvait bien se passer dans sa tête, dans son cœur, Lana se retrouve là, au bord du vide durant plusieurs secondes de flottement qui lui semble être une éternité. Son cœur bat à 100 à l’heure, perdu entre une de ses plus grandes peurs qu’elle est en train d’affronter et une autre, une nouvelle peur qu’elle découvre. Celle de se retrouver rejetée par l’homme qu’elle aime. L’idée la glace sur place, alors qu’elle a conscience d’avoir franchi avec ce discours une barrière sur laquelle ils ne pourront plus revenir désormais. Est-ce la fin ? Ou le début de quelque chose ? Erio stoppe ses pensées en s’approchant enfin, l’écartant de ce vide qui la terrifie, avant de poser ses lèvres sur les siennes. C’est totalement surprise, le cœur au bord de l’explosion, que Lana profite de ce plaisir autrefois oublié. Les baisers, avec Erio, ont une signification particulière et Lana le sachant pertinemment, ne boude pas son plaisir alors qu’elle crispe ses doigts sur son tee-shirt, comme pour l’empêcher de changer d’avis et de partir loin d’elle. Ce qu’il lui donne, là tout de suite, c’est sa dose de bonheur à laquelle elle ne peut se résigner, c’est ce qui lui manquait depuis des semaines pour se sentir vraiment vivante. Ca lui fait un bien fou de le retrouver, totalement. « Un tas de fois. » Et bien sûr qu’elle l’est un peu, cinglée. C’est un trait de caractère qui a toujours fait partie de sa personnalité mais qu’Erio a tendance à développer chez elle. Il la pousse à faire des choses hors du commun comme celle-ci, des choses folles parce que folle elle l’est. Folle de lui. Alors elle cède sans aucun mal à ses caresses, s’enivre du contact de ses lèvres une deuxième fois, peinant à chaque fois à rompre le contact bien que, pour la première fois depuis longtemps, depuis après le bal de la Saint Valentin en fait, elle a la certitude que ce contact ne sera pas le dernier. Ils y sont, ça y est. Au début de quelque chose de plus grand, de plus fort encore. Une relation sans plus aucune barrière, sans plus aucun obstacle – du moins elle l’espère – juste de l’amour, de l’amour, de l’amour. De la passion. De la tendresse. D’eux, quoi. « C’est moi qui suis désolée. J’suis désolée. » Chacun a des choses à se reprocher dans cette histoire mais il semble qu’ils ne soient plus à l’heure des reproches mais bien à celui du pardon. Collée tout contre lui, Lana ne peut se départir de son sourire qui semble vissé à son visage, expression extérieure de ce qui se passe à l’intérieur et encore rien ne pourrait décrire ce qu’elle ressent sur l’instant. C’est au-delà de la joie, au-delà de l’extase, au-delà de tout. Et les paroles qu’il lui adresse ne font que renforcer son état alors qu’elle se met à rougir comme une collégienne devant tant de compliments. Des mots comme ça, de la part d’Erio, après tout ce qu’ils ont traversés récemment, Lana ne pensait pas pouvoir encore les entendre mais il est pourtant là, à s’ouvrir de nouveau après être restés si longtemps fermé vis-à-vis d’elle. Il se met à nu, une nouvelle fois, comme lors de leur discussion après le bal de la Saint Valentin et, cette fois-ci, Lana compte bien ne plus le décevoir. Etre présente, l’accompagner dans cette chose qui est si nouveau pour lui mais qui l’est finalement un peu pour elle. Ce qu’elle ressent pour Erio, leur connexion qui a grandit au fil des jours, des mois, c’est quelque chose qu’elle n’a jamais ressenti pour personne. Elle ne s’était jamais battue pour un homme, comme, ça avant. « Toi aussi t’as éveillé des choses en moi. Je me rends compte qu’avant, j’étais juste amoureuse de l’idée d’être amoureuse, de ce mec parfait qu’on voit sur papier glacé. Aujourd’hui, j’aime la vraie vie. Toi. Tes qualités et des défauts. » Lana ne l’idéalise pas. Elle connaît pertinemment les points faibles de son colocataire, et, mieux encore, ce sont ces points faibles qui l’ont rendu finalement touchant à ses yeux. Son côté grognon n’est pas là par hasard mais prend ses racines dans une histoire personnelle difficile. Erio est aussi borné mais parce qu’il a dû se battre pour ce qu’il souhaitait, comme cette place qu’il occupe désormais au sein de la police. Derrière chacun de ses petits défauts se cache en vérité un homme qui peut se montrer tendre et qui n’attendait finalement que quelqu’un pour l’aimer, sans même le savoir. Et ce quelqu’un est là. Elle l’aime. Pour tout ce qu’il est. « J’aurais jamais fait un truc pareil, je te rassure. » Derrière la femme fragile se cache aussi une combattante, avec une fureur de vivre qui l’a quitté un temps, c’est vrai, mais qui restait toujours là au fond d’elle. Alors jamais elle n’aurait fait une chose pareille. « Mais promis, plus jamais un truc pareil. A condition que tu ne me mettes pas une nouvelle fois dans une situation où il faut te secouer une bonne fois pour toute. » Son sourire tente de dédramatiser toutes les épreuves qu’ils ont vécus et qui sont à présents derrière eux. « Et ne me fait plus jamais une frayeur pareille. J’étais sérieuse, l’autre jour à l’hôpital. Je t’interdis de mourir. » C’est quelque chose face que Lana ne pourrait pas surmonter. Mais plutôt que de s’emplir l’esprit d’idées noires, l’Italienne préfère écraser de nouveau ses lèvres contre celle d’Erio comme pour se rassurer, comme pour sentir sa présence. Son front qu’il colle contre le sien par la suite prolonge le contact, comme s’ils étaient incapables de rester loin l’un de l’autre après être restés autant séparés. « J’voulais pas, j’te jure. Te tenir à l’écart. J’étais simplement à côté de la plaque et… j’ai pas su gérer. Pas du tout. J’ai fait les mauvais choix, j’ai fait n’importe quoi et je me suis retrouvée dans cette spirale dont j’arrivais pas à sortir. Et puis, c’était tendu entre nous, j’étais pas certaine que tu voudrais m’écouter. » Ce qui vient de se passer est arrivé au bon moment, à ces yeux. Malheureusement, il a fallu un drame pour qu’ils laissent un peu les tensions de côté, pour que leur relation s’apaise en partie. Sans ça, et si tout son discours était arrivé trop tôt, Lana n’est pas certaine que la conclusion aurait été la même. « Et puis, j’voulais pas te le dire, au départ, pour le psy. J’voulais pas passer pour une fille dérangée. » Et aujourd’hui, Lana se rend compte qu’il n’en est rien. Elle est juste quelqu’un qui a vécu quelque chose de difficile et qui a besoin de recourir à un professionnel pour remettre de l’ordre dans les idées, rien de plus. Et il n’y a aucune honte à ça. « Viens. » Lana encourage alors Erio à s’assoir sur l’une des chaises qui lui permet cette fois-ci de contempler l’horizon à sa guise alors qu’elle, s’assoit sur ses genoux et cale son visage dans le creux de son cou. Elle vient déjà de se confronter à sa peur sans en rajouter pour ce soir. « En parlant de ce qui se passe dans sa tête, toi. Comment tu vas ? Vraiment. » Souffle-t-elle au creux de son oreille avant de déposer quelques baisers dans son cou, comme pour l’apaiser d’avance face à sa question car Lana sait très bien qu’il comprendra où elle veut en venir. La fusillade. Comment ça va depuis la fusillade.


Erio & Lana


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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Mar 1 Mai 2018 - 21:14 )
Et il le lui redira encore et encore, parce qu’il le pense. Cette femme est cinglée. Depuis le début, elle n’a eu de cesse de le surprendre, jusqu’à octobre dernier où elle l’a incité à lui montrer comment ne pas s’attacher aux hommes rencontrés, comment avoir une simple aventure, sans voir plus loin. Elle s’est montrée sous un nouveau jour, toujours avec ce petit grain de folie, chose à laquelle il ne s’attendait pas tant il la voyait comme une petite nana attendant le prince charmant. Erio ne se sentait d’ailleurs pas à la hauteur à cause de ça. Parce qu’il sentait qu’elle avait besoin de beaucoup et qu’il ne correspondait tout simplement pas à ce profil. Loin d’être un grand flatteur, menteur, charismatique à trouver les bons mots pour bien embobiner les demoiselles, face à Fabio, il avait fini par se demander ce qu’elle pouvait bien lui trouver, même si une part de lui était convaincue en permanence qu’il lui apportait bien plus. Parce qu’il est évident qu’il n’est pas du genre à faire dans la dentelle et que sa façon de parler n’est pas la plus appropriée, qu’il peut se montrer blessant, maladroit, mais il ne cherche ni à l’humilier, ni à lui faire comprendre qu’elle a un physique ingrat, qu’elle devrait faire bien plus attention, comme on le lui a déjà souligné dans le passé. Il l’aime comme ça, la trouve magnifique et a su quoi lui dire. S’il peine encore à réaliser le chemin qu’ils sont en train de prendre, alors que quelques minutes auparavant, il n’était pas dans l’optique de s’interroger sur leur relation, sur ce qu’il devait exactement faire, sur les questions éventuelles à se poser, Erio a conscience que quelque chose change. Avec son discours encore tout frais dans son esprit, Lana a réussi à le bousculer, lui faire prendre conscience que continuer à s’en tenir rigueur et à se priver d’une histoire dans laquelle ils ont tous les deux envie de s’investir n’était pas la meilleure option à choisir. Evidemment qu’il y aura des hauts et des bas, mais au fond de lui, Erio se sent capable d’y remédier. Avec toutes les épreuves qu’ils ont parcourues, les nombreux obstacles mis en travers de leur route et leurs sentiments prenant toujours plus d’ampleur malgré tout ça… Il a raison de croire à l’instant qu’ils ont une chance de vivre quelque chose d’unique. « J’sais. Sur le moment, j’savais pas, mais maintenant, j’sais tout ça. » Qu’elle est désolée pour tout ce qui s’est passé, pour les mots tout droit sortis lors d’un sale moment. Ca l’a blessé, c’est certain, mais Lana ne les pensait pas. Elle ressentait le besoin de se défouler, de se punir elle-même, il l’a bien compris. Ses explications ne sont pas rentrées dans les oreilles d’un sourd, au contraire. Elles ont même allégé son fardeau. Tout comme cette déclaration qui lui met du baume au cœur. « Et il est vraiment naze, ce mec… Franchement, dans tes Disney, la plupart des princes charmant ne disent rien. J’imagine Cendrillon s’rendre compte au bout du deuxième jour après mariage que son mec est en fait un sale con ennuyeux. C'est nul, nan ? » Ce n’est pas la vraie vie. C’est pour faire rêver les demoiselles en manque d’amour, mais lui, il est là, avec ses défauts qu’elle aime. Elle le prend avec le package et ça ne manque pas de le faire sourire. Lana l’accepte et c’est réciproque. Il ne veut pas quelqu’un d’autre, a trouvé celle avec qui il se sent enfin prêt à construire quelque chose de stable et il sait que c’est possible. « T’as intérêt… » Pas après tout ce qu’ils viennent de se dire. « J’te garantis rien… » Parfois, il a justement besoin qu’on le pousse un peu. Surtout en ce moment où il se sent terriblement paumé. Erio ne sait plus comment gérer les situations qui se présentent, avec tout ce qu’il a déjà en tête. Il a l’impression d’accumuler les coups durs, de se sentir débordé, envahi. Alors cette nouveauté qui se présente, leur relation qui évolue, ça lui fait du bien. « Mais j’veux pas mourir. J’ai la soif de vivre. » Et il le lui promettrait bien, seulement, en tant que policier, il ne s’engagera pas dans un terrain miné. Les risques, c’est son quotidien, sa profession. Au contact de ses lèvres, Erio appuie sa main sur sa joue, ses deux doigts sur sa nuque, afin de l’empêcher de s’écarter, le temps de prolonger le baiser, d’en profiter au maximum, jusqu’à manquer de souffle. Les yeux fermés, il ne demande qu’à recommencer. « J’comprends. J’y suis pour quelque chose. J’me suis mal comporté, j’ai voulu t’en faire baver, j’suis désolé. » Il n’aurait pas dû, alors qu’il tient énormément à elle, à ce qu’ils ont. « Mais t’es déjà une fille dérangée… Il y a qu’une nana dérangée pour s’mettre près du bord. » la taquine-t-il, en arborant un sourire, tout contre sa bouche, avant de reprendre plus sérieusement : « Y’a pas d’mal à voir un psy. » Si elle en ressent le besoin, si elle se sent prête à parler à quelqu’un d’extérieur, alors autant qu’elle fonce. Il ne la jugera jamais pour ça, l’encouragera même à continuer ses séances si c’est nécessaire et peut-être devrait-il penser à faire de même, sauf qu’à la différence de sa colocataire, Erio n’a pas envie de s’exprimer. Et c’est pourtant ce qu’elle lui demande de faire lorsqu’elle l’interroge, assise sur ses genoux, sur un sujet délicat. Il penche la tête sur le côté, lui laissant le champ libre, tandis que son regard admire la vue, sans réellement la voir. « J’sais pas trop… C’est compliqué. J’m’en veux beaucoup. » De ne pas avoir pu faire quelque chose. « Et puis j’arrive pas à m’défaire de toutes ces horreurs. » Ces images qui le hantent. Le cœur lourd, il caresse son dos avec tendresse, puis espère qu’elle comprendre qu’il ne souhaite pas s’attarder avec cette nouvelle question : « Ca veut dire qu’on est ensemble, c’est ça ? Genre, officiellement quoi. T’es ma nana, j’ai bon ? » Si ça a l’air d’être officiel, il a besoin de poser les mots, réellement, sur ce qu’ils sont, pour y voir plus clair.


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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Mar 1 Mai 2018 - 22:34 )
L’apaisement, enfin. Après toutes leurs disputes, tous les obstacles qui se sont mis en travers de leur chemin, Erio et Lana semble enfin goûter à l’accalmie, au calme après la tempête. C’est plus sereine que l’Italienne envisage l’avenir dans ses bras, celle d’un homme avec qui elle doit s’attendre à tout mais c’est aussi ce qu’elle aime, ce qui la fait tomber amoureuse de lui. Avec Erio, Lana est souvent surprise, mise à l’épreuve mais ce n’est en rien une mauvaise chose. Son colocataire ne fait pas ça pour qu’elle se sente mal à l’aise, nulle mais bien pour la sortir de sa zone de confort et la pousser à faire des choses dont elle se serait pensée incapable avant ça. C’est ce qui est arrivé ce soir, quand elle a pris la décision de s’approcher du vide alors qu’elle souffre d’un vertige important et d’une peur incontrôlable face à ça. Mais grâce à lui, Lana ne se sent pas paralysée mais bel et bien poussée vers le haut. Et quelque part, elle se rend compte que c’est ce qu’elle a toujours cherché chez un homme, se sentir valorisé, qu’on mette en avant le fait qu’elle est capable de faire beaucoup de chose par elle-même. Elle avait simplement besoin du bon coup de pouce et de la bonne personne. « Arrêtes un peu. Ne casse pas tous mes rêves de petite fille en même temps. » C’est avec un sourire amusé au bord des lèvres qu’elle s’imagine le prince charmant ennuyeux à mourir, comme il le lui dit, bien qu’elle espère qu’il ne s’agit pas là de la fin de l’histoire. Peut-être simplement qu’après un mariage rapide ils se sont rendu compte qu’ils avaient des différences, nombreuses, et qu’ils ont appris à surmonter ça et à en faire une force. Un peu comme eux deux, en fait. Sur le papier, on ne peut pas dire qu’ils étaient vraiment destinés à être ensemble et pourtant, à l’heure d’aujourd’hui, Lana ne s’imaginerait dans les bras d’aucun autre homme que lui. Même si ce n’est pas facile tous les jours, même si – encore plus depuis la fusillade – Lana vit avec une petite part de peur en elle de le perdre un jour. Elle sait que ça fait partie du métier et elle pensait l’avoir accepté mais avoir vu Erio frôler la mort lui a renvoyé ses peurs en pleine face, la déstabilisant au passage. Elle sait pourtant qu’elle ne peut rien lui demander malgré tout car sans son métier, Erio ne serait pas tout à fait Erio. Elle aime cette obstination qu’il peut avoir pour rendre justice aux victimes d’actes effroyables. Par-dessus tout, elle sait qu’il ne se l’avoue peut-être pas mais qu’il en a besoin comme pour contrebalancer ce qu’a fait son père par le passé. Et elle comprend tout ça. Mieux, elle le respecte. « Tâche juste d’être prudent, ok ? C’est tout ce que je te demande. » Mais là encore, elle sait que c’est difficile quand on connaît le caractère d’Erio. Il est intrépide, fonce au-devant du danger quand il y a une menace mais Lana se dit que, peut-être, le fait de savoir que quelqu’un tient très fort à lui quelque part lui fera prendre quelques précautions. « Et moi j’comprends pourquoi tu l’as fait. Je t’ai blessé. J’voulais pas. » Ou peut-être qu’elle le voulait, quelque part, pour ne pas être la seule à souffrir de la situation. A vrai dire, c’est compliqué… Lana peine encore à tout comprendre et c’est pour ça qu’elle continue encore ses séances avec son psychothérapeute qui l’aide à démêler ce sac de nœuds. Elle n’est pas encore tout à fait en paix avec ce qu’elle a fait mais le pardon que semble lui accorder Erio est une étape importante sur la voie de la guérison. Mieux, il arrive même à la faire sourire à propos de tout ça, alors qu’elle craignait sa réaction, le fait qu’elle souhaite se confier à quelqu’un qui est professionnel plutôt qu’à lui. Mais elle avait justement besoin de ça, de quelqu’un avec un regard extérieur pour l’aider à s’en sortir. Sans cette personne, elle serait sans doute encore la Lana triste et désœuvrée à l’heure d’aujourd’hui et Alessia aurait gagné son pari. « J’sais bien. Mais quand même, je voulais pas que tu me regardes autrement. » Comme quelqu’un de faible, qui n’arrive à gérer ses problèmes toute seule. Lana baisse la tête à cet aveu même si elle sait qu’elle n’a finalement pas de quoi avoir honte. Il faut une certaine forme de courage pour accepter de se faire aider. Mais elle peine parfois à s’en rappeler, souhaitant être cette femme forte et solide qu’elle entrevoit quelques fois dans le regard d’Erio. Ce qu’elle aimerait pour lui, en revanche, c’est qu’il s’accorde à être faible, ne serait-ce que quelques fois. A force de tout vouloir gérer, de faire au mieux pour tout le monde, Lana a peur qu’il finisse par s’oublier, par se perdre. C’est tout naturellement qu’elle s’inquiète de son état, accompagne sa question de quelques caresses pour l’aider à la confidence mais, là encore, elle sent que ce n’est pas vraiment naturel. « Tu t’en veux. Pourquoi ? » Question bête : parce qu’Erio est comme ça. Il est du genre à se reprocher tout et tout le temps. Elle le lui a pourtant dit plusieurs fois mais il n’a pas à porter le malheur du monde pour tout le monde. « Il faut que tu arrêtes de te sentir responsable de tout ce qui arrive. » Alors elle le lui répète une nouvelle fois, caresse sa joue du bout de son nez comme pour mieux lui faire avaler la pilule. Malgré tout, elle sait que c’est comme parler à un mur. « Ca prendra du temps. Mais ça passera. » C’est ce qui s’est passé pour elle. Au départ les cauchemars ont été nombreux avant de s’estomper, bien qui viennent la hanter encore de temps en temps. Mais ce qu’elle a vécu, c’était personnel et ça s’est bien terminé. Là, Erio a vu d’autres personnes mourir et elle n’imagine pas l’effroi que ça a été. D’autant plus qu’elle sait qu’il ne s’agit pas là des seules images qui le hantent. « Et jusqu’à ce que ça aille mieux, je veux que tu me réveilles, quand ça va pas. J’suis sérieuse. » Erio est du genre à tellement tout enfouir que ses démons viennent le hanter la nuit, la plupart du temps. Et dorénavant, Lana compte bien retrouver sa place légitime auprès de lui. « Et quand tu te sentiras prêt, vraiment, j’aimerais que tu m’en parles. Je suis là, au besoin. » Elle n’insiste pas plus, ne souhaitant pas le brusquer. Lana a conscience que ça doit venir de lui avant toute chose mais se montre disponible et souhaite le lui faire comprendre. Parce que oui, elle est « sa nana » désormais, bien que sa demande de confirmation la fasse sourire. « Et bien si tu te sens prêt à me supporter mais vraiment… Et bien oui, on peut dire que je suis ta nana. » Et il est son homme. Elle ne pensait pas dire ça un jour il y a des mois de cela mais c’est pourtant bien ce qui est en train d’arriver. « Ma mère ne s’était pas plantée en fin de compte. » Et elle est contente pour une fois qu’elle ne se soit pas juste emballée. « Mais promis, je vais lui dire de se calmer la prochaine fois qu’elle viendra. Qu’elle ne nous la joue pas belle-mère folle dingue. » Bien que ce sera certainement compliqué. Delia reste… Delia.


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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Mer 2 Mai 2018 - 1:06 )
Amusé, Erio ne pipe pas mot. Lana est une grande rêveuse dans l’âme, une petite fleur bleue qui ne demande qu’à s’épanouir. Une romantique qui l’assume, tandis que lui est terre à terre, bien plus réaliste à cause d’un passé douloureux, d’un métier compliqué et qui le pousse à voir les choses en face. Le monde tel qu’il est n’a rien à voir avec les Walt Disney, mais il ne souhaite pas lui retirer cette part d’insouciance qui lui plaît. Ca la rend positive et lui donne envie de l’être au moins un peu. Lana, c’est son rayon de soleil dans cette obscurité et quand elle est éloignée, tout s’assombrit, devient noir corbeau. C’est ce qu’il a ressenti lorsqu’il la perdait et maintenant qu’ils se retrouvent enfin, Erio compte bien la garder près de lui. « J’vais essayer d’faire ça… Encore une fois, j’te garantis pas le résultat. Tu sais très bien comment j’suis. » Il ne réfléchit pas, il agit, ne perd pas de temps et ne compte pas changer de tempérament. Après tout, c’est grâce à sa réactivité qu’il a réussi à la retrouver rapidement, après l’appel de Delia. S’il avait attendu, s’il n’avait pas pris les choses en main, se contentant d’attendre après les autres, il n’ose imaginer ce qui aurait pu se passer pendant qu’Alessia la séquestrait. Il comprend néanmoins sa crainte et si autrefois, il se fichait pas mal des risques pris, ayant besoin de se sentir utile, de se prouver à lui-même qu’il pouvait aider ceux dans le besoin et non leur enfoncer la tête dans l’eau, comme l’a fait son père pendant des années en torturant des femmes pour sa satisfaction personnelle, il sait aujourd’hui qu’il ne peut pas jouer au con, parce qu’elle est là, à compter sur lui, sur sa présence. Alors même s’il ne crachera pas sur une mission pour éviter d’être blessé lors d’une intervention, Erio pense à elle, au message qu’elle lui envoie et à leur nouvelle situation. « J’compte pas t’foutre la paix de toute façon. Qui d’autre pourrait te supporter à part moi, hein ? J’suis pas sûr qu’il y ait un mec suffisamment fort pour ça. » A part lui. Erio ne compte pas laisser sa place, pour rien au monde. Il y tient. Avec tendresse, il place son pouce et index sous son menton afin de relever son visage, l’inciter à planter ses yeux dans les siens. « C’que j’pense, c’est que t’as besoin de te vider. Ils sont là pour ça, c’est leur job. Ecouter, aiguiller, tout ça… C’toi qui as raison. J’trouve ça courageux. » Il y en a qui ne peuvent pas, qui n’ont pas le cran. Lui fait partie de ceux qui préfèrent tout garder. Il a bien essayé à plusieurs reprises, a été suivi suite à l’arrestation de son père et a changé de nombreuses fois de thérapeutes, sans jamais arriver à parler de ce qui n’allait pas. Se confier à un inconnu, c’est difficile. Sa colocataire est bien plus forte que lui à ce niveau ; elle a envie de s’en sortir, a ouvert une porte afin qu’on lui tende une main qu’elle a attrapé, qu’elle ne lâche à présent plus. Comment pourrait-il la regarder autrement qu’avec compassion et fierté ? Enroulant ses bras autour de sa silhouette, Erio caresse du bout des doigts ses épaules, ses bras, tout en se perdant dans ses pensées, cherchant à trouver les bons mots. C’est tellement le bazar dans sa tête, qu’il doute de la compréhension de ses ressentis. « J’sais. Je sais tout ça, c’est juste… J’étais là. Quand il a ouvert le feu, j’étais là. C’est mon rôle d’intervenir et là, c’jour-là, j’ai rien pu faire. Tu vois c'que je veux dire ? Je me suis senti inutile, alors que je suis flic. » En civil, impossible pour lui de sortir une arme qu’il n’avait pas sur lui. Erio a eu la sensation de revenir des années en arrière, face à un père fou furieux tabassant une femme, tandis que lui observait sans pouvoir agir. L’homme qu’il est devenu aujourd’hui aurait aimé. « Et puis… J’me suis senti soulagé. Quand ça s’est arrêté. Avant l’effroi, j’me suis senti soulagé d’être encore vivant. Je me sens coupable. » De son point de vue, il n’aurait pas dû, considère même ça comme un non respect, mais il a pensé à ses proches qu’il aurait aimé revoir, à l’enquête qu’il aurait aimé poursuivre. Etre en vie l’a rassuré quelques longues secondes, avant que la terreur ne prenne entièrement possession de ses émotions. Resserrant son étreinte autour d’elle, Erio pose sa tête sur la sienne. Il espère qu’elle a raison, que ça passera, parce qu’il est épuisé par ses mauvais rêves qui l’empêchent de faire des nuits complètes. Il est épuisé et ça se sent à ses cernes, mais il garde la tête haut, tient le coup du mieux qu’il peut. « J’vais pas te réveiller à chaque fois…T’as besoin de dormir toi aussi. Mais j’te prendrai dans mes bras, oui. » Pour l’aider à se rendormir, l’apaiser aussi. Avec elle, ça va toujours un peu mieux. « J’t’en parlerai. J’aimerais juste pouvoir souffler quelques jours. Tu veux bien faire ça pour moi ? » Sans toute cette pression autour, même si le Erio réaliste est conscient que c’est se mettre des œillères, ralentir le processus de guérison. Lui ne guérit rien. Il tait ses douleurs qui ressortent lors des moments clés, s’empêchent d’être serein. Pourtant, ce soir, il a décidé de faire une pause. « Tu veux dire, quand elle disait que j’étais son futur gendre ? Si c’est ça, alors… On en est qu’au commencement, hein. » Delia, lorsqu’elle se lance, on ne l’arrête plus, mais bien qu’elle se précipite souvent, ça le touche. Elle ne le rejette pas, a confiance en lui, assez pour lui donner son accord afin qu’il prenne soin de sa fille. L’autorisation d’une maman, c’est important. « Ca m’arrangerait… J’ai pas tellement envie de me lancer dans les plans de table pour le mois prochain… » Déposant des baisers au creux de son cou, sur son menton, puis sur sa lèvre inférieure qu’il tire vers lui. « J’aime me dire que t’es juste à moi. T’imagines même pas à quel point c’est le pied, d’se dire que t’es à moi. Je te garantis pas de pouvoir te supporter, hein, mais j’veux bien faire des efforts… » Erio tente une taquinerie, puis glisse sa bouche sur son épaule et avec ses dents, saisit la bretelle qu’il glisse le long de son bras. « Comment ça s’passe avec ton psy ? Il est bien foutu ? » Un brin jaloux ; cet homme a droit aux confidences, en plus d’une à deux heures de son temps à chaque séance.


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Métier : Organisatrice de mariage. Est une passionnée de la danse mais n'a jamais eu le courage d'en faire son métier
Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Dim 6 Mai 2018 - 16:53 )
Bien sûr qu’elle sait comment il est : intrépide, courageux… Et c’est autant de qualités qu’elle admire chez lui, vraiment, mais qui parfois lui font peur quand il s’agit de son métier. Parce que Lana sait pertinemment à quel point son boulot lui tient à cœur, à quel point il est dévoué à son travail et il y a des circonstances où ça peut le rendre imprudent. Elle espère en tout cas que son message est passé, qu’il fera attention à lui sans se jeter dans la gueule du loup sans la moindre précaution à l’avenir. Elle ne peut pas avoir de certitude mais décide de lui faire confiance, malgré ses craintes. De toute façon, elle n’a pas véritablement le choix. « Hé ! Et toi, on en parle ? Tu es plutôt insupportable aussi, dans le genre. » Les voilà tout à coup à se chamailler comme des enfants alors que Lana retient un coup de coude qui la démange mais qui ne serait pas une bonne idée au vu de sa blessure. A la place elle lui lance un regard moitié narguant, moitié amusé mais la discussion dérive très vite sur des sujets plus importants, plus grave. Lana ses blessures, ses séances avec le psy pour s’en sortir et dont elle n’a parlé jusqu’ici à personne, pas même à ses parents dont elle est pourtant très proche. Elle ne voulait pas prendre le risque d’inquiéter sa maman, qui en aurait fait tout un drame. Erio, lui, réagit différemment. Il accepte la situation, l’encourage et, à travers ses yeux, elle se sent la femme la plus forte au monde. Il a toujours cette manière si particulière de poser un regard sur elle, à la fois tendre et fier, que Lana se sent reboosté à bloc sur l’instant, prête à avancer encore un peu plus. Elle se rend compte, aujourd’hui plus que jamais, que son soutien ces derniers temps lui avait énormément manqué et qu’elle a été stupide de le repousser dans un moment où elle en aurait eu besoin mais qu’elle n’a pas su gérer. C’est une erreur qu’elle a faite une fois mais sur laquelle elle tire les bonnes conclusions et dont elle est finalement prête à apprendre. Elle ne souhaite pas reproduire les mêmes schémas, pas alors que c’est au tour d’Erio de se retrouver dans une position difficile. Cette fusillade, dont il peine à parler, a été un évènement traumatisant pour lui et Lana souhaite qu’ils s’en sortent tous les deux, ensemble. Si elle n’a pas été touché directement, le savoir sous les impacts des balles a été une épreuve douloureuse, terrifiante aussi alors elle s’efforce d’être une oreille attentive pour passer au-dessus de tout ça. Elle a besoin de ça, de se sentir utile alors que sur la route de l’hôpital, c’est avec cette sensation de ne pouvoir rien faire pour changer le cours du destin qu’elle a conduit tout le long de la route. C’est quelque chose d’un peu similaire que ce qu’Erio a pu affronter, finalement. Il n’a pu rien faire, s’est retrouvé impuissant alors que lui, en plus, se trouvait aux premières loges. Alors qu’il est policier. Alors, forcément, c’est horrible. « Oui je vois ce que tu veux dire… Mais tu étais sans arme, pas du tout préparé à ce qui allait se passer. Tout est allé très vite en plus. C’est terrible mais non, tu ne pouvais rien faire. Et parfois c’est comme ça. On n’y peut juste rien. » Mais Lana sait bien que ça doit être compliqué à accepter pour quelqu’un comme Erio qui se bat tous les jours pour rendre justice aux victimes, pour éviter qu’il y en ait des nouvelles de voir que des dizaines de gens sont morts en sa présence. Le cœur de Lana se resserre devant sa détresse, devant cette culpabilité finalement classique du survivant mais qui n’a aucune raison d’être. C’est normal, de se sentir soulagé. Mais c’est aussi difficile quand on est dans une situation comme celle-là. « Ca a été le cas pour tout le monde, tu sais. C’est normal. Moi aussi je me suis sentie soulagée quand j’ai su que t’étais en vie tout en sachant que de nombreuses autres personnes n’avaient pas survécu. C’est juste humain, c’est tout. » Et ça n’enlève rien quant à la tristesse éprouvée pour les autres victimes mais, sur le coup, c’est une réaction égoïste qui est naturelle. C’est l’instinct de survie qui parle, la rage de vivre mais tout ce que retient Erio c’est cette culpabilité qui le ronge encore et que Lana observe sur ses traits marqués. « Erio… » Lana voudrait être capable d’ajouter quelque chose mais elle ne trouve finalement plus rien d’autre à redire sur le coup de l’émotion. L’estomac douloureux, elle se contente finalement d’effleurer avec ses lèvres sa joue, d’y déposer quelques baisers alors que sa main emprisonne une des siennes, nouant leurs doigts. Parfois, il y a des gestes qui en disent plus que les mots. « De temps en temps, alors. Tu peux. » Son sommeil n’a pas tellement d’importance face au mal-être qui le ronge. De toute façon, Lana se connaît, sait qu’elle restera sur ses gardes malgré tout. Elle trouvera bien d’autres moments dans la journée pour faire quelques siestes rapides et rattrapées son quota. Tout ce qu’elle veut c’est être là pour lui quand il en a besoin. « Quelques jours, une semaine ou plus s’il le fait. Je te laisse le temps qu’il te faut. Penses-y, c’est tout. » Le message semble être passé, en tout cas, et c’est tout ce qui compte. Pour le moment, elle peut se contenter de sujet de conversation plus frivole. « Mais non, gros bêta. Je parle de quand elle nous voyait simplement ensemble, c’est tout. » Pour le reste, le coup du futur gendre, c’était bien évidemment de trop. Lana veut prendre son temps avec Erio, n’est pas prête à faire les mêmes erreurs qu’elle a pu faire pour le passé. Bien sûr qu’une part d’elle s’emballe, forcément un petit peu car c’est dans sa nature, mais elle a conscience que sa relation avec Erio est née avec le temps. Ca n’a rien du coup de foudre mais ça n’en reste pas moins fort, moins beau. Ils se sont construits dans les épreuves, suite à un caprice du destin par cette idée saugrenue qu’elle avait eu, et ils sont finalement tombés amoureux l’un de l’autre lentement, silencieusement d’abord… Il en ressort quelque chose de solide, de vrai, pour lequel elle est prête à se battre et si peut-être, un jour, cela les emmène à ce fameux mariage dont elle rêve depuis gamine, elle n’est pour autant pas pressé d’y arriver. « T’inquiètes pas. Elle en fait des tonnes mais la plupart du temps, elle ne croit pas à la moitié de ce qu’elle dit. » Lana doute que ça soit le cas pour leur mariage en revanche mais se promet de limiter sa mère qui ne pourrait finalement que mettre des bâtons dans les roues à leur relation en y mettant trop de pression alors que tout semble être sur de bonnes rails pour le moment. « Recommences pas, tu veux ! » Le regard qui se veut noir de Lana perd un peu de sa superbe lorsqu’Erio s’attaque à son épaule et la dénude, déclenchant une vague de frisson le long de sa colonne vertébrale « Oh et bien… » Voyant dans sa question une manière de s’amuser un peu, Lana se repositionne, passe ses jambes de part et d’autre de ses genoux avant d’enrouler ses bras autour de son cou. « Cheveux noirs, un regard perçant mais à tomber. » Ce qui n’est pas un mensonge. Seulement, pour le moment, Lana oublie un détail important. « Tu es jaloux ? » Un mince sourire aux lèvres, elle s’approche de lui, s’arrête à un petit millimètre de ses lèvres avant de murmurer. « Pourtant je suis sûr qu’elle serait absolument à ton goût. » Une femme. Son psy est une femme et Erio n’a donc absolument pas à s’en faire. Et quand bien même ce serait un homme, ce ne serait pas non plus le cas. Aucun autre ne lui arrive à la cheville.


Erio & Lana


Je ne squatterais plus les rues de ma peine. Quand je suis perdue, j'veux que tu me ramènes. Je veux qu'on fasse bien, je veux qu'on aille loin et qu'on traîne.
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Sujet: Re: [Terminé] Quand il est l'heure d'agir | Erio ( le Jeu 10 Mai 2018 - 1:43 )
Oh ça oui, il le sait, on le lui a souvent dit, à commencer par Dario qui ne le ménage pas, mais il ne cherche pas à changer de comportement, a la certitude que sa petite amie l’accepte tel qu’il est, qu’elle ne lui demandera jamais de modifier son attitude pour convenir à ses rêves d’enfant. « En attendant, j’couche avec toi. » dit-il, avec légèreté. Comme quoi, même insupportable, il arrive à attirer la femme la plus fleur bleue dans ses filets. Quant à elle, Lana a réussi à lui donner l’envie de se stabiliser, de tirer un trait sur ses aventures, sans aucun regret : il n’est satisfait qu’à son contact. Lui qui craignait les relations sérieuses, ressent l’envie de se jeter corps et âme dans celle-ci, prenant tous les avantages, également les inconvénients, bien qu’il ne sache pas encore exactement à quoi s’attendre. A l’instant T, tout ce qu’il remarque, c’est que ça lui apporte quelque chose qui lui manquait dans sa vie ; un soutien. Pas celui de ses amis, mais d’une personne qui lui réserve la place numéro un dans son cœur, qui pense constamment à lui, à son bien-être, qui s’inquiète à son sujet, même quand il tente de la rassurer, qui insiste en prenant des décisions qui ne lui conviennent pas toujours, mais qui sont les plus raisonnables. Erio ne l’écoute pas toujours, mais Lana est celle dont l’avis compte le plus à ses yeux. Et il l’entend, lui répéter qu’il ne pouvait rien faire, aimerait que ce soit simple, pouvoir tourner la page, mais la culpabilité s’est installée, campe dans son cœur blessé par les récents événements. « T’as toujours une bonne explication à tout, hein… » Ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Ca le soulage même, bien qu’il se sente encore un peu mal d’avoir pensé à lui, avant la vie des autres. Erio, il a des projets pour l’avenir, souhaite prendre le temps de voyager un peu, lorsque son enquête actuelle sera derrière lui. Il y a aussi Flora qui compte sur lui. Ca fait seulement quelques mois qu’ils se connaissent, mais lui qui a toujours vécu avec le souvenir d’une petite sœur qu’il a vu quelques minutes seulement, a gardé une place toutes ces années. C’est vrai qu’elle n’est pas toujours simple, qu’ils ne s’entendent pas sur tout, mais il pense avoir fait un énorme chemin, l’avoir apprivoisé, assez pour qu’elle se tourne vers lui de temps en temps. Il ferme les yeux au contact de ses lèvres sur sa joue, se sent apaisé par sa tendresse, par l’amour qu’elle lui porte. « D’accord… On fait comme ça. Merci. » D’être là, d’être si patiente, compréhensive, de vouloir lui retirer tout le poids du monde qui le pèse, ou au moins tenter de l’alléger, de ne pas le brusquer en lui laissant du temps pour récupérer son souffle. Ca le touche.

Bien content de pouvoir parler d’autre chose, Erio saute sur l’occasion : discuter Delia est facile. C’est une femme qu’il respecte beaucoup, pour qui il a beaucoup d’attachement, même si lors de leur première rencontre, il s’est un instant demandé si elle ne désirait pas l’empoissonner avec son plat qu’il retient. « Ca, c’est parce qu’elle a bon goût. Ta mère a le chic de repérer… » Non, en fait, non. Fabio n’est pas une bonne personne, c’est un abruti de première qui a mal agi. Confronté à Erio, ses intentions sont devenues mauvaises, par crainte de perdre la partie. « Pas à tous les coups, mais elle capte bien les mecs qu’il te faut, tu vois. J’la soupçonne d’avoir faire semblant d’apprécier ton ex, comme ça, pour pas t’faire de peine. » Mais c’est surtout parce qu’elle voit le bon côté des gens, comme Lana qui, s’il n’avait pas exigé que la porte soit verrouillée, l’aurait laissée ouverte toute la nuit, journée, même lors de leurs absences. « Ce serait cool. J’l’aime bien, hein, mais j’ai pas spécialement envie de me précipiter. On a toujours pris notre temps jusque-là… J’veux pas que ça change. » A trop se presser, on fonce droit dans le mur et avec le temps qu’ils ont mis à s’avouer leurs sentiments, à apprendre à se connaître davantage, il aimerait qu’entre eux, ça fonctionne, n’a jamais été aussi sûr de ce qu’il désirait. « J’fais ce que j’veux. » dit-il, tel un gamin, déposant des baisers sur sa peau, tandis que son corps se tend à la description de ce psy qui peut la dévorer du regard pendant leurs séances et il n’aime pas ça. « Nan. Nan, pourquoi j’le serai ? Tu viens de m’faire une déclaration comme on en voit dans les films. J’suis serein, il a aucune chance. » Mauvaise foi. Serein, pas vraiment. Le jour où il ne sera plus effrayé à l’idée de la perdre, ce sera inquiétant. Alors oui, il est jaloux de ce type qui a su poser les bons mots pour la faire réagir. Il a réussi là où lui a échoué. Effleurant ses lèvres, Erio s’apprête à les capturer, quand la supercherie lui est soudainement dévoilée. Elle joue avec ses nerfs, s’amuse de sa jalousie. « Peut-être que tu devrais m’la présenter… Va savoir, on pourrait bien s’entendre. » Lui rendre la pareille, lui faire regretter d’avoir joué avec le feu, retourner la situation contre elle. Voilà ce qu’il essaie de faire, avant d’épouser ses lèvres, dans le seul but de lui clouer le bec.


Erio & Lana
Toi, tu es comme un aimant et moi le métal et me rapprocher de toi devient vital. Juste d'y penser je sens mon cœur qui bat. Oh, moi, je ne suis pas dans mon état normal, car ce que je ressens n'est pas très banal. Moi je veux respirer ce parfum dans ton cou, permet-moi de te dire à l'oreille des mots doux que tu y penses encore quand je suis loin de toi. Tout doucement, te prendre dans mes bras, lentement t'embrasser, m'inscrire sur le mur de ta vie, de ton passé. Je sais aujourd'hui que toi seul me guideras.
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