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- Luciano ⊰ Please I need you. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Voyager dans le passé
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Lorelei Caldwyn10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
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Sujet: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Lun 30 Avr 2018 - 12:34 )

Luciano Morelli & Lorelei Caldwyn
Naple, soirée du 29 janvier 2018
Quelle journée... Que d'émotions. Dire qu'au début du mois, elle avait déjà eu sa dose d'émotions. Émotions et sentiments qu'elle avait réussi à garder pour elle, à enfouir au plus profond de son être. Juste le temps de réfléchir, le temps de comprendre ce qui s'était passé. Se laisser le temps de remettre les choses un peu en place. Si elle avait brusqué les choses avec Nicolaï, lui avouant alors qu'il se remettait juste du choc de leurs retrouvailles qu'il était père. Qu'elle l'avait privée de sa paternité par choix. Comme si c'était un bon choix, mais au fond, il n'y en avait pas. Non aucun choix n'était le bon. Mais disons que c'était sûrement le moins mauvais. Elle s'en était persuadé, même après leurs retrouvailles. En un sens, elle voulait continuer d'y croire. Croire qu'elle n'avait pas tout gâché. Mais voilà, cette journée avait achevé le peu de force et de conviction qui lui restait. Les yeux médusés de sa collègue alors qu'elle sortit enfin des toilettes. Le visage plus pâle qu'à l'habitude, si cela était possible, les yeux rouges et les traits creusés. En quelques minutes, Lorelei s'était transformée en un fantôme. Elle n'entra dans aucun détail, se contentant de dire qu'elle avait dû mal digérer quelques choses. S'excusant par la même occasion de l'avoir plantée alors que la bibliothèque était assez fréquentée. Mais le monde s'était dissipé et s'il restait quelques personnes. Sa collègue préféra donner congé pour la soirée à la brune, pour les deux heures qui lui restaient à faire de toute façon. Au vu de sa tête, elle ferait fuir n'importe qui. Si son visage trahissait ses émotions si son regard encore rouge de ses pleurs et de son cœur tordu dans mille douleurs et émotions vives. Elle laissa le reste en suspens. Elle ne voulait pas en parler. Pas avec sa collègue, pas maintenant. Trop de choses se bousculaient dans son esprit. Faisant son maximum pour ne pas s’effondrer, Lorelei laissa sa collègue en s'excusant de nouveau de ce mal-être si soudain.

Luciano, es-ce que tu pourrais venir à la maison. Je... Il... Viens S'il te plais. Voici les quelques mots qu'elle avait pianoté sur son portable tout en quittant son travail assez tôt finalement... Elle avait par la même occasion envoyé un SMS à sa sœur et à Erwann leur demandant d'aller au cinéma tous les deux sans rentrée à la maison après leur travail et cours. Si elle avait donné deux-trois détails à sa sœur, elle avait évidemment laissé son fils dans le flou. Tous deux avaient finalement accepté sans trop de contraintes de partir de l'appartement. Et de le laisser pour Luciano et Lorelei. La brune marchait vite dans la rue, maintenant seule avec ses pensées, elle ne pouvait s'empêcher de penser avoir fait une bêtise. Si elle avait fait le mauvais choix, si elle en avait fait un autre. Si elle avait finalement gâché 15 ans de vie commune avec Nicolaï et leur fils. Et si justement Erwann ne lui pardonnait pas. Si elle perdait son fils... Les larmes coulaient alors qu'elle marchait vite, tête basse, connaissant son chemin. Elle qui avait été jusque-là si sûre d'elle, même face à Luciano. Aujourd'hui, elle doutait, elle doutait de tellement de choses. Comme cette soirée, et les suivantes quand elle avait appris son état il y a 15 ans. Oui voilà qu'elle revenait 15 ans en arrière. Voilà qu'elle ne savait plus où elle en était. Jane, elle venait de la voir si heureuse, si épanouit... Comment pouvait-elle de nouveau être au milieu de se couple. Surtout aujourd'hui qu'elle avait fait connaissance de cette femme. Celle qu'elle avait toujours respectée, malgré son statut de maîtresse.

La bibliothécaire ne doutait pas de son ami, ne doutait pas qu'il comprît ses quelques rares mots envoyés à son égard. Et surtout elle ne doutait pas qu'il accoure à son appartement. Apparemment dans lequel elle fut rapidement. Un mot de la part de sa sœur à son égard sur le frigo, une habitude. Indiquant qu'ils allaient donc au ciné et manger un bout ensuite, ou l'inverse. Mais Lorelei doutait qu'elle s'en sorte ainsi, Hannah allait aussi vouloir des explications et Erwann aussi, il était grand. Il avait aussi le droit de savoir, il devait savoir maintenant. Incapable de savoir quoi faire, incapable de réellement réfléchir, elle resta un instant debout dans son appartement devant le frigo. Ses yeux embués, son corps tremblotant. Elle inspira et expira fortement pour tenter de se calmer, lâchant enfin la pression qu'elle avait retenue toute l'après-midi. Faisant quelques pas jusqu'à son canapé, elle s'y laissa finalement tomber, comme abandonner par ses forces. Recroquevillée sur elle-même, elle n'eut pas trop le temps de se perdre plus dans ses diverses pensées et potentielles erreurs qu'on sonna à sa porte. Luciano. Sans attendre elle se releva et ouvrit la porte à la volée. Fondant déjà sur la personne, quelle qu’elle soit. Serrant fortement le frêle corps. Ses larmes qu'elles avaient réussies à calmer revenant de plus belle.
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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Mer 9 Mai 2018 - 17:52 )

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Un sourire aux lèvres mon regard s’égare sur les étals colorés remplis de fleurs et de bouquets. Des roses, des renoncules et d’autres encore que je ne sais même pas nommer s’étendent devant moi, me laissant perplexe face à leurs diversités... La séduction est tout un art et je ne voudrais pas me tromper... cette fois du moins. 
Je chasse très loin la pensée que l’homme marié que je suis ne devrait pas s’attarder chez un fleuriste pour combler une autre femme que la sienne et me résous à demander de l’aide à la vendeuse pour me préparer un joli présent à offrir à ma dulcinée. Je crois qu’elle raffole des pivoines, presque tout autant que la glace citron-cassis, et que le rose sa couleur préférée. Je compte bien me servir de ses précieuses indications pour chérir ma Pia et la convaincre de passer un week-end entier à mes côtés. Tous les deux ensembles deux jours et une nuit entière. Rien que nous et puis le ciel, le sable, le soleil et les embruns qui viendront doucement lécher sa peau bronzée et dénudée... Je frémis d’avance et me laisse emporter par cette douce perspective de pouvoir partager avec celle qui dorénavant hante mes rêves et mes projets ce moment privilégié.
En attendant que la fleuriste n’exécute ce que je lui ai demandé je fouille la poche intérieure de ma veste pour y dénicher mon téléphone. Depuis que je suis avec cette femme tendre et délicate je ne m’en sépare plus jamais. C’est complètement idiot pour un homme de mon âge de se comporter comme un adolescent mais quand elle n’est pas là physiquement il est notre moyen de rester en contact tout au long de la journée, de pallier au manque et de trouver la force d’attendre avant de la retrouver. Je balaye attentivement mon écran à la recherche d’un message que je n’ai pas encore consulté ou s’il y en a pas à la relecture des anciens. Je les survole sans cesse pour me persuader que notre relation est bien réelle et que quelque part j’ai raison de m’y accrocher... Malgré les mensonges et malgré les difficultés que nous allons bientôt devoir affronter. 
C’est presque avec regret que je range mon portable pour régler la facture. J’attrape la jolie composition florale que je viens d’acheter et me précipite à grandes enjambées vers l’extérieur pour rejoindre ma belle. Ma beauté... Sauf que je suis interrompu par ce son que je passe désormais mes journées à attendre, cette sonnerie distinctive qui m’indique l’arrivée d’un texto, de nouveaux mots à lire et à relire sans arrêt.
Ce n’est pas Pia... et pourtant je reste accroché devant cette missive plutôt intrigante, voire alarmante. Luciano, es-ce que tu pourrais venir à la maison. Je... Il... Viens S'il te plais.
Loreleï... ce n’est pourtant pas son genre de m’appeler au secours, en général elle est plutôt discrète et puis de qui parle-t-elle, qui est ce mystérieux il ? Est ce qu’il est arrivé quelque chose à Erwann ? C’est le seul il qui soit important à ses yeux... un homme j’en doute, depuis que je l’ai rencontré elle n’a jamais évoqué de liaison sérieuse, à moins qu’elle ne m’ait rien dit, qu’elle me l’ait caché ?

Je me souviens de la jeune maman célibataire qu’elle était quand je l’ai embauché. Forte et fragile à la fois, un peu perdue mais déterminée à offrir à son fils la vie de famille dont elle a été privée. J’ai mis des mois à découvrir son histoire, son passé. Qu’elle s’en voulait terriblement d’avoir quitté le père de son enfant qu’elle avait rencontré deux ans plus tôt dans la clinique où on l’avait injustement enfermée. Sans doute un con qui a abusé de sa position et qui l’a laissé lui échapper dans son état, seule et désemparée... pourtant aujourd’hui je serai bien en mal de le juger.
Quoiqu’il en soit je n’ai jamais regretté de lui avoir fait confiance et de lui avoir donné sa chance. Aujourd’hui elle ne travaille plus avec nous mais elle est devenue une amie sur laquelle je peux toujours compter et que je ne manque pas d’aller consulter quand je ressens l’envie de me libérer... quelque part aussi de me dédouaner des erreurs que je commets. 
J’arrête de m’interroger. En l’occurrence elle a besoin de moi et je ne voudrais en aucun cas la décevoir. Je préviens Pia de mon retard, la conjure encore de me pardonner sauf que cette fois je ne lui invente pas de prétexte... je lui dis la vérité. Que quelqu’un qui m’est cher vient de me contacter, que je dois absolument la retrouver. Je ne prends pas la peine de répondre à Lorelei. Un simple j’arrive ne sévirait à rien et je préfère mettre ce temps à contribution pour la rejoindre sans tarder. Par chance je suis tout près de son appartement et je fonce sonner à sa porte relativement inquiet. 
Malheureusement j’avais raison de me tourmenter... à peine eu-t-elle ouvert qu’elle se jette dans mes bras. Ses sanglots secouent son corps et elle me parait encore plus pâle qu’à l’accoutumée. Mon dieu qu’est-ce qu’il a bien pu lui arriver ? 
Je prends le temps de la serrer contre moi, d’attendre qu’elle parvienne à se calmer, à s’apaiser. Sans un mot et en lui offrant mon sourire le plus compatissant je lui tends mon bouquet et lui prends la main pour la ramener chez elle. Dans la cuisine où elle cherche désormais un vase j’ai le temps d’apercevoir une note laissée par sa sœur Hannah expliquant qu’elle et Erwann sont partis au ciné... ce qui dans le contexte actuel me parait plutôt une bonne idée. De ce côté au moins je suis rassuré, les deux personnes les plus importantes pour elle sont apparemment en bonne santé. Mais qui a le pouvoir de la mettre dans un état pareil si ce n’est... ce soi-disant grand psychiatre qu’elle a juste titre quitté ? " Va t’installer dans le canapé pendant que je nous prépare un café... à moins que tu n'aies un alcool fort à avaler ? Ensuite tu vas tout me raconter... "



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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Jeu 24 Mai 2018 - 18:35 )

Luciano Morelli & Lorelei Caldwyn
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Que se passe-t-il ? Pourquoi est-ce que toutes ses viles pensées qu'elles pensaient loin revenaient. Elle avait réussi à plus ou moins les éloignait en ce début de mois. Mais Jane, cette pauvre femme, qui semblait si heureuse, qui avait une vie parfaite, qui était avec cet homme parfait... Oui Lorelei, la douce, la sensible Lorelei se perdait dans ses pensées, dans ses doutes et interrogations, comme il y a 15 ans. Si une fois sur son canapé elle n'eut guère le temps d'y penser, car on sonna à sa porte. Elle fonça directement sur la personne qui se trouvait derrière après avoir ouvert. Luciano, l'ami qu'elle avait appelé à la rescousse. Elle avait besoin de lui, de ses conseils. Si généralement, c'était elle qui l'écoutait et le conseillait. Elle savait que l'inverse n'était pas un problème. Et puis elle ne savait pas trop pourquoi, mais il était le seul à qui elle avait pensé alors en quittant la bibliothèque. Si elle savait qu'elle pouvait également se confier à sa sœur. C'était différent, Hannah était une femme libre et libérée, elle ne comprenait pas cet attachement qu'avait la brune pour un homme, marié en plus. Elle lui disait sans cesse de l'oublier. Mais la bibliothécaire n'y arrivait pas. Et l'avoir revu avait encré dans son cœur un très, très léger espoir d'un jour pouvoir de nouveau être au creux de ses bras. C'était si idiot, si impossible. Et pourtant... Mais tout venait de nouveau s’effondrer. Comme une brise sur un château de cartes.

Luciano, si c'est vraiment lui, mais Lorelei n'en doute pas son odeur lui parvient aux narines. Et elle reconnaît, sans l'avoir vu son corps qu'elle serre doucement de ses maigres forces. Il fait de même et elle apprécie ce câlin, qui l'apaise facilement. Enfin, elle relève le visage et croise son regard. Elle ne le voit pas bien, ses yeux trop humides pour cela, mais elle devine ses traits inquiets. Elle s'en veut de lui inspirer cela, mais elle a besoin de lui. Besoin de sa présence et besoin de se confier à quelqu'un qui peut la comprendre. Quelqu'un à qui elle a confié déjà son passé et ses doutes, quelqu’un qui la sait habituellement sûre d'elle. Il tend des fleurs à son égard, elle esquisse un sourire qui s’efface vite. Sa main dans là sienne direction la cuisine à la recherche d'un vase. Lorelei est tellement perdue, qu'elle ne sait même plus dans quel placard s'est rangée, elle en ouvre plusieurs avants de les trouver cacher au fond. D'un bras, elle cherche une chaise de la cuisine et grimpe dessus pour attraper un vase. Descendant de son piédestal, c'est un miracle qu'il soit encore entier. Car elle tremble comme une feuille. Avec un peu de difficulté elle met les fleurs dans le vase, mais oublie l'eau, elle se contente juste de mettre le bouquet, magnifique d'ailleurs dans le récitant. La voie de son ami la sortant un peu de cette torpeur et de ce flou qui semble avoir pris possession de son esprit tortueux. Sans répondre elle laisse tout cela en plan et obéit à l'homme. Une fois assise sur le canapé, se recroquevillant de nouveaux dessus. Il lui vient à l'esprit qu'elle ne lui a pas répondu.

« Café, un café, s'il te plaît. »

Un de ses bras entoure ses genoux amenés contre sa forte poitrine. Son autre bras vagabond jusqu'à sa bouche, elle se mange doucement la peau des doigts. Une vielle, très vieille habitude de son enfance et de... Elle essaie d'arrêter et coince son pouce entre ses dents acérées, mordant presque trop fort dedans. Cherchant à se faire mal, presque, pour oublier la douleur de son cœur. Mais cela ne fonctionnait pas tellement. Sans attendre qu'il revienne vers elle elle tente d'expliquer un peu ce qui lui arrive. Il faut que cela sorte avant qu'elle devienne folle.

« Il est là, ils sont là... »

Elle n'arrive pas à dire son nom, elle n'arrive pas à en dire plus sa gorge se serre, tout comme son coeur. Pourtant, elle essaie, elle essaie vivement de cracher le morceau.

« Elle, elle était là, avec le petit, elle était là... On a parlé elle est gentille, trop même et lui, son petit, leur petit... Je ne peux pas... Je n'ai pas le droit de... »

Elle est incapable d'être cohérente, incapable de mettre de l'ordre dans ses pensées et dans ses mots. Elle inspire et expire profondément, cherchant à se calmer. Terminant part enfouir son visage dans ses jambes, se cachant de cette peur qui lui torturait l'âme.
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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Mer 30 Mai 2018 - 23:39 )

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J’étais heureux que Lorelei m’appelle à la rescousse pour pouvoir l’aider. D’habitude c’est moi qui viens m’épancher, lui confier mes problèmes, lui livrer mes inquiétudes et mes tourments. Aujourd’hui je vais pouvoir être pour elle aussi l’ami, le confident, le dépositaire discret de ses secrets... Heureux je l’étais c’est vrai. Pourtant je le suis beaucoup moins depuis qu’elle a ouvert la porte et que je constate de visu l’état catastrophique dans lequel elle est plongée. Ses yeux ont l’air d’avoir beaucoup coulés... son corps se serre contre le mien à la recherche probablement d’un contact bienveillant, d’une tendresse fraternelle, d’un moment d’apaisement. Je ressers notre étreinte un moment car je sens implicitement qu’elle a besoin de ce court instant pour reprendre des forces, pour s’oublier. Mais son répit n’est que de courte durée, ce n’est visiblement pas moi qui détient le pouvoir de la soulager... Elle pense à un autre si fortement que je me demande si je n’entends pas son esprit crier et répéter son prénom sans arrêt... comme une prière, un leitmotiv, un refrain qui ne vous quitte jamais. 

Mon joli bouquet ne réussit que temporairement à faire renaître au bord de ses lèvres un fragile et éphémère sourire. Il disparaît bientôt et je lis de nouveau sur son visage décomposé le profond désarroi qu’elle n’arrive pas à exprimer. Verbalement. Son corps lui, en tremblant, somatise le mal être qu’elle n’arrive pas à dire oralement. Je suis inquiet. Terriblement. Et j’attends. J’attends qu’enfin elle se décide à me raconter les maux qui la rongent. Qui la minent et l’effraient... Mais c’est toujours ce silence assourdissant qui nous accompagne jusque dans la cuisine où la jolie brune se met en quête d’un vase pour y plonger les fleurs que je viens de lui donner. En apparence c’est un geste simple, à la portée de tout le monde mais même cette tâche banale Lorelei n’est pas capable de l’effectuer. Elle ouvre un placard puis un autre sans vraiment regarder ce qu’il contient, revient sur ses pas, tourne en rond avant de tendre un de ses longs bras pour attraper une chaise et y grimper. J’ai peur qu’elle ne se blesse en tombant ou qu’elle ne se coupe en laissant choir le fameux vase qu’elle a fini par dégoter. Pourtant je choisis de ne pas la brusquer. De lui accorder encore un laps de temps suffisant qui lui permettrait d’extérioriser ses sentiments. De parler... Mais les sons persistent à rester coincés au fond de sa gorge. Ils ont apparemment choisi de rester bloqués à l’intérieur de sa charmante petite tête et je me dis que ça va être compliqué d’obtenir ses aveux. Elle est si mystérieuse, si secrète. Et si... désabusée.

Alors je prends les devant pour la sortir de son mutisme. Je lui propose de faire un choix entre une boisson chaude ou un alcool fort... et l’invite à m’attendre sur le canapé. « Café, un café, s'il te plaît. » Je n’approuve pas son choix mais je m’y plie sans broncher. " Ok.
Pendant que le breuvage brun foncé ne s’écoule lentement, trop lentement, j’ai le temps de l’observer. Elle s’est retranchée, recroquevillée dans un coin de son fauteuil et a renoué avec cette vieille habitude qu’elle avait eu jadis beaucoup de mal à abandonner. Elle s’acharne à mutiler le pauvre doigt qu’elle a glissé entre ses dents... 
Mais alors que je n’y croyais plus elle commence à m’expliquer. « Il est là, ils sont là... » J’emporte avec moi les deux tasses brûlantes que je pose sur la table basse avant de m’asseoir près d’elle et de passer mon bras autour de ses épaules. " Tu vas devoir m’en dire plus ma grande, je ne sais pas qui ils sont ? " « Elle, elle était là, avec le petit, elle était là... On a parlé elle est gentille, trop même et lui, son petit, leur petit... Je ne peux pas... Je n'ai pas le droit de... » Me dit-elle avant de littéralement s’écrouler. " Il, elle, le petit ? Lorelei aide moi s’il te plaît, je ne comprends pas... qui est la ? Qui peut te mettre dans cet état ? À première vue je dirais que seul le père d’Erwann a cette étrange capacité mais tu m’as dit qu’il résidait au pays de Galles comme toi auparavant... Dans ce petit village d’où tu t’es enfuie... si mes souvenirs sont bons je crois qu’il s’appelle Tenby ? C’est loin le Royaume Uni de l’Italie... à moins qu’il n’ait décidé de faire un peu de tourisme ici." Foutus anglais en quête d'un rayon de soleil ! " C’est ça Lorelei ? Tu l’as croisé quelque part dans les rues de Naples et il était avec sa femme et... leur bébé ? C’est lui le petit ? Mais alors comment aurais-tu pu lui parler ? Surtout à elle ? Je suis désolé ma belle mais je n’arrive pas à y voir clair...  "


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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Ven 15 Juin 2018 - 17:26 )

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C'est difficile, décrire ce mal qui ronge son propre cœur, sa propre âme. Pour Lorelei en tout cas, elle, qui n'a jamais, eut cette habitude. Elle qui a bien trop souvent gardé ses maux pour elle, cherchant à voir le positif dans le plus noir des scénarios. Qui malgré plein de choses vécues se disait que c'était la vie, qu'il y avait pire, que son passé faisait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui. Si en un sens elle n'avait pas tort, aujourd'hui, à présent, elle ne savait plus si tout ce qu'elle avait fait. Si ses choix avaient été les bons, elle en doutait même plus que fortement. Son esprit positif sombrait dans la négativité depuis trop longtemps et comme dans des eaux troubles elle manquait de s'y noyer. Lorelei avait retrouvé sa place dans un coin de son canapé, recroquevillé sur elle-même, se mangeant la peau des doigts, un signe de grand stress. De détresse même. Elle tentait d'exprimer son mal, mais c'était totalement incohérent, même pour elle. Alors l'homme qui avait accouru à sa porte ne devait rien comprendre. Il s'était d'ailleurs approché, avait passé un bras réconfortant autour de ses épaules. Sa chaleur lui faisait du bien. Consciente que le moindre de ses mots, le sens de ses phrases étaient abracadabrants, elle chercha à expliquer mieux... Mais c'était pire. Se laissant aller au désespoir de ne pouvoir se faire comprendre, sa tête dans ses genoux, elle se laissa aller à quelques larmes. Ce fut plus fort qu'elle. Qu'avait-elle fait ? Si sa vie aujourd'hui, ici à Naples plus plaisait, elle avait sûrement tout gâché... Nicolaï lui en voudrait toute sa vie. Et Erwann... Oh son Erwann, son fils, son étoile... S'il venait à la détester aussi. Elle n'y survivrait pas, non, jamais. La voix de Luciano s'éleva, et les mots, chacun des mots qu'il prononça serrait le cœur de la bibliothécaire. Il comprenait, à sa manière, il déchiffrait sa douleur. Tous deux se connaissaient depuis longtemps maintenant, et il était l'un des rare à connaître sa vie, en grosse partie du moins. L'un des rares à qui elle s'était confiée sur le père de son fils, sur ce lien qui l'unissait à lui. Sur cette déchirante douleur qui 15 ans après encore animait son cœur.

Doucement, la brune relevait son visage mouillé. Son regard venant se poser sur celui de son ami. Trouble, elle chercha pourtant à se calmer. Un léger signe de tête indiquant que oui, il avait compris. En partie du moins. Reniflant, serrant ses lèvres l'une contre l'autre, mangeant presque celle du bas. Elle se ressaisit alors doucement. Son grand regard azure brillant de larmes qu'elle retenait se posant dans ses pupilles tout aussi claires. Elle finit part se laisser de nouveau aller. Son visage tombant sans retenue contre le torse de l'homme. Sa main qu'elle avait grignotée, serrant le haut de son ami, comme s'accrochant à lui, comme à une bouée de secours.

« Nicolaï, il était là, dans la rue, il y a quelques jours. On a parlé... On... Je lui ai dit. Et puis tout à l'heure, au travail elle... Cette femme, elle cherchait des livres pour son fils. Puis quand elle a rempli... Quand elle a rempli le formulaire, j'ai vu son nom... Luciano... Qu'est-ce que j'ai fait... »

Serrant davantage son poing et le vêtement entre ses doigts, cherchant à se serrer plus contre l'homme. Luttant contre elle-même pour ne pas sombrer dans un déluge de larmes de nouveau. Ses jambes se dénouèrent, tombant contre le canapé pour qu'elle puisse se tourner plus vers son ami. L'enlaçant complètement, ses deux bras autour de son cou. Répétant plus doucement "qu'est-ce que j'ai fait". Elle qui était si certaine de ses choix, d'avoir fait pour le mieux, pour que personne ne souffre, ou le moins possible. Donnant le plus d'amour possible à son fils, pour qu'il occulte le fait de ne pas avoir de père. Mais est-ce que cela avait été suffisant, avait-elle finalement fait le bon choix. Aujourd'hui, elle en doutait plus que fortement.

« Ils sont venus s'installer ici. Il me la dit, pour changer d'air... Pourquoi... Pourquoi le destin m'en veut. Je suis partie pour faire ma vie, pour qu'ils puissent avoir la leur... Et maintenant qu'ils l'ont, faut qu'ils viennent ici. »

Lorelei devenait un peu plus cohérente, doucement, elle se ressaisissait. Doucement, sa peine laissait un peu place à de la colère même. Dénouant l'emprise qu'elle avait faite, libérant enfin Luciano de ce câlin nécessaire. Elle le regarda un instant. Son regard bleu avait changé, il était devenu un peu gris même, emplit d'une incompréhension sans limite. Mais elle finit par baisser les yeux alors, sans pour autant bouger, restant toujours tourner un peu vers lui. Soudain comme honteuse de s'être laissé aller. Il avait lui aussi ses soucis... Et sa vie à elle, n'était pas horrible, alors pourquoi venir se plaindre ? Bon Dieu pourquoi.
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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Mar 19 Juin 2018 - 23:11 )

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Je crois que j’aurais mieux fait de me taire et peut-être attendre qu’elle trouve ses propres mots pour pouvoir m’expliquer. Comme un animal blessé elle se serre, se terre et laisse parler la tristesse et la peine... Celle qu’on n’arrive pas à cacher ou à dissimuler. Celle qui finit toujours par s’exprimer quand à bout de force on ne peut plus lutter... Son malheur me fait également souffrir et je me résous à lui offrir une épaule sur qui pleurer. C’est tout ce que je peux lui donner. Un peu d’affection et de patience en attendant que l’orage qui la secoue ne se tasse et la laisse enfin respirer. Je réponds sans détour à son besoin d’attention qu’elle s’acharne d’habitude à rejeter... comme si c’était une faiblesse, comme s’il valait mieux pour elle ne plus s’y attarder... Moi je ne pense pas qu’elle le devrait et je caresse doucement ses longs cheveux aussi noirs que la couleur de ses pensées.
Quand la douleur est trop vive et que son corps se recroqueville un peu plus ou qu’elle me regarde apeurée je n’hésite pas à embrasser son front ou le sommet de son crâne pour lui signifier que je suis là pour elle et que je ne compte pas bouger. Aujourd’hui nous pouvons nous permettre une certaine proximité car depuis longtemps maintenant nous avons dépassé le stade de toute ambiguïté. Notre relation ne s’apparente qu’à de l’amitié. Une vraie amitié... Chacun de nous deux connait les secrets de l’autre. Chacun de nous deux savons pouvoir se confier en toute liberté... Je ne sais pas si c’est ma présence qui l’aide ou alors son incroyable volonté mais la parole qui lui faisait défaut jusqu’à présent reprend le pouvoir sur cet océan de chagrin qu’elle semble maintenant prête à partager.
« Nicolaï, il était là, dans la rue, il y a quelques jours. On a parlé... On... Je lui ai dit. Et puis tout à l'heure, au travail elle... Cette femme, elle cherchait des livres pour son fils. Puis quand elle a rempli... Quand elle a rempli le formulaire, j'ai vu son nom... Luciano... Qu'est-ce que j'ai fait...» " C’est donc lui... je l’aurais parié... " Mais bon sang, qu’a cet homme de si particulier pour qu’elle ne sache pas l’oublier ? " Donc tu l’as revu et vous avez parlé... Ok... Tu lui as dit qu’il était le père d’Erwann ? Comment a-t-il réagi ? Comment ça s’est passé ?" Elle a réussi à arpenter le dur chemin de la vérité... je ne sais pas si un jour j’aurais assez de courage pour l’emprunter ? " Cette femme c’est la sienne ? Elle est venue à la bibliothèque où tu travailles, c’est là que tu l’as croisé ? Mais alors il ne l’a pas quitté ?! " Et merde comment je fais pour être aussi mauvais... De toute évidence oui il est resté avec sa femme comme si de rien n’était... pendant que Lorelei s’évertuait à élever seule leur gamin. Et bien sûr elle n’avait pas besoin de moi pour le lui faire remarquer ! Sans attendre elle sombre de nouveau dans un désespoir complet en répétant inlassablement qu'est-ce que j'ai fait. Comme auparavant je ressers notre étreinte en maudissant ma malheureuse manière de la consoler. Je tente encore plus maladroitement des chuts et des rien, tu n’as rien fait. Et cette fois je me tais en attendant qu’elle veuille bien se calmer. Et c’est ce qu’elle fait... ou plutôt non, apparemment la détresse se meut en un autre sentiment... De l’exaspération ? De l’irascibilité ?
« Ils sont venus s'installer ici. Il me la dit, pour changer d'air... Pourquoi... Pourquoi le destin m'en veut. Je suis partie pour faire ma vie, pour qu'ils puissent avoir la leur... Et maintenant qu'ils l'ont, faut qu'ils viennent ici.» Pour changer d’air ?! Ben voyons... Je la regarde s’éloigner mais je lui prends la main pour lui offrir tout mon soutien. " Le destin ne t’en veut pas ma belle au contraire... C’est bien qu’Erwann puisse éventuellement retrouver son père. Il te l’a proposé ? Et puis toi aussi tu as besoin d’y voir plus clair, d’arrêter de te culpabiliser. Il faut voir cette rencontre comme une chance... Une chance de pouvoir faire la lumière sur ce que vous ressentez et de clore ce chapitre qui ne l’as toujours pas été... "


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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Jeu 28 Juin 2018 - 18:46 )

Luciano Morelli & Lorelei Caldwyn
Naple, soirée du 29 janvier 2018
Lorelei n'en peut plus elle a craqué et elle a fait appel à lui. À qui d'autre aurait-elle pu se confier, lui qui connaissait déjà tant de chose d'elle. De sa vie, qui en un sens vivait la même chose, qu'elle avait vécu. Bon, il était plus à mettre à la place de Nicolaï, si on comparait les histoires, mais là n'était pas le but. Il s'évertuait à essayer de la comprendre, à essayer de la rassurer. Simplement, il était là, là pour elle. Et c'était ça le plus important. Oui, rien d'autre ne comptait pas. Elle s'était blottie dans ses bras, cherchant à fondre comme lui, disparaître même pour ne plus avoir mal. Si ses mots, ses phrases prenaient doucement du sens, c'était encore compliqué d'en donner un réellement. Pourtant avec les minutes qui défilaient, ses larmes qui coulaient, elle évacuait doucement et reprenait tout aussi lentement le dessus. Elle avait fini par se poser un peu, desserrant son étreinte puissante. Il rassurait ses mots qui tournait en boucle dans son esprit et s’échappaient entre ses lèvres, jusqu'à les apaiser aussi. La douleur, et la détresse laissaient place à l’exaspération, un poil de colère aussi et surtout l’incompréhension. S'éloignant un peu, son visage bas à présent, un peu honteuse d'ainsi se laisser aller. D'ainsi réagir vivement, trop, pour qui ? Un homme... Le père de son fils. Au fond, elle lui avait dit à Luciano qu'elle l'aimerait toujours, au fond. Mais ce n'était pas juste au fond, c'était juste là, sous la surface encore. Même 15 ans après c'était toujours là. Simplement, elle l'avait emballé dans un papier cadeau, dans une case quelque part et avait tenté de l'oublier... Mais c'était impossible. Elle s'en était rendu compte alors qu'elle avait couru après un fantôme au début du mois. Si finalement, il s'était révélé que cela n'en était pas un... Cela avait été une chance incroyable... Car toutes les fois précédentes, car oui il y en avait eu d'autres. sans aboutissement... Seulement un faux espoir en avait résulté. Mais au fond, était-ce bon. Bon de l'avoir revu . Non. La réponse était non.

La main de Luciano venant se poser contre la sienne, un soutient toujours présent alors qu'elle le laissait respirer un peu. Relevant son visage, tournant sa main pour serrer la sienne. Le remerciant d'un vague sourire aussi éphémère que difficile. Il voyait les choses du bon côté et il avait raison. Cela permettrait à Erwann de rencontrer celui qui était son père, cela permettrait qu'il arrête de poser des questions, cela permettrait qu'il soit pleinement heureux. Mais elle redoutait le revers de la médaille... Ce moment où il la détesterait pour l'avoir ainsi arraché à son père. Même si cela ne dure pas, du moins, elle l'espère, qu'il finira par comprendre. Mais son fils, c'est sa vie, son trésor, sa force. Cette force qui a fait qu'elle est partie, qu'elle a tout quitté, pour lui, Juste lui. Afin de lui éviter un ménage à trois qu'elle-même au fond avait du mal à supporter, qui rongeait Nicolaï à petit feu. Oui, s'il n'a jamais voulu l’admettre, Lorelei le savait, le voyait. Il n'a jamais supporté de faire "ça" à sa femme et en même temps ne pouvait plus se séparer de cette poupée qu'il avait sauvée. Oui, Lorelei n'est pas idiote. Alors elle a fait ce qui lui semblait le plus juste, à l'époque.

« Oui, c'est la première chose qu'il a demandée. Le rencontré. Tu as raison... Je pense que c'est mieux. Mais Erwann... Je ne sais pas... Je ne sais pas comment lui dire. Je ne sais pas comment il va le prendre. Je sais qu'il... »

Si la brune avait réussi à calmer le flot de larmes, celui-ci revenait de plus belle. Se laissant de nouveau aller, son front s'écrasant contre le torse de l'homme, serrant davantage sa main. Elle pleura quelques instants. Bredouillant sa plus grande crainte alors.

« Il va me détester... S'il veut plus me parler s'il veut vivre avec son père.... Luciano. Je... Je n'y survivrais pas. »
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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Mer 11 Juil 2018 - 17:09 )

Please i need you.
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Si l’attitude de Lorelei évolue petit à petit, la mienne aussi. Face à son incroyable tristesse et au-delà de l’affection que je peux lui procurer, j’éprouve une rancœur grandissante pour ce Nicolaï qui n’arrête pas de la tourmenter. Je connais les efforts qu’elle a fournie pour passer à autre chose, se rassurer, se convaincre d’avoir pris la bonne décision. Ses doutes perpétuels, ses remises en question et ses retours en arrière. Mais elle a tenue bon, pour son fils, leur fils devenu grand.
Non mais quel idiot d’être passé à côté de la joie de voir grandir un bébé, son bébé... Moi j’aurais donné n’importe quoi pour que la vie m’accorde ce droit. Le droit d’être père, de serrer contre moi ce petit être, cet ange miraculeux,cette moitié de moi. Une fille... je rêvais d’une petite fille aussi belle que sa mère avec de grands yeux bleus comme elle qui n’aurait jamais eu besoin de me supplier. J’aurais déposé le monde à ses pieds... Un enfant. Quand y ai-je renoncé ? Pourquoi je n’ai pas supplié Sienna de nous le donner, trouvé les arguments qu’il fallait ? Abandonner cette course folle vers le succès et l’aisance qu’elle nous a apporté. Aujourd’hui je me rends compte que ce n’était qu’illusion et peine perdue. Nous sommes passés à côté du bonheur, du vrai. Pire encore, nous nous sommes oublié... et puis j’ai cédé à la tentation. Je la trompe chaque jour que dieu fait, chaque minute, chaque seconde en aimant Pia, exactement de la même manière que je l’ai aimé, elle. Elle et sa perfection sans limite, sa beauté sans pareil, son insatiable sens du devoir et du pardon.

Finalement je ne suis pas vraiment différent de cet homme que je fustigeais à l’instant. Je rends où rendrais tôt ou tard malheureuses ces deux femmes merveilleuses à qui je mens. J’ai beau chercher une échappatoire, retourner la situation dans tous les sens, il n’y a que la vérité qui pourra me sauver, du moins les protéger toutes les deux. Moi je n’aurais sans doute plus que mes yeux pour pleurer et je viendrais me plaindre sur ce même canapé ou Lorelei me dira que c’est bien fait. Et ça le sera. Il n’y a rien de plus flagrant que les larmes qu’elle m’offre maintenant pour me montrer à quel point je fais fausse route. Sur le chemin de l’adultère il n’y a que chagrin et misère. 
Pour le moment il n’y a que sa peine qui a de l’importance. Je contemple le pâle sourire qu’elle me tend, l’interprète comme une victoire, courte et même très brève... mais une victoire quand même. « Oui, c'est la première chose qu'il a demandée. Le rencontré. Tu as raison... Je pense que c'est mieux. Mais Erwann... Je ne sais pas... Je ne sais pas comment lui dire. Je ne sais pas comment il va le prendre. Je sais qu'il... » Ma main se serre dans celle de mon amie. Je crois que je l’envie lui et cette chance folle qu’elle lui accorde en le laissant connaître son fils. " Qu’il quoi ? " Je regarde une fois de plus ses yeux s’embrouiller, se consteller de larmes et de désolation. « Il va me détester... S'il veut plus me parler s'il veut vivre avec son père.... Luciano. Je... Je n'y survivrais pas. » Ma réaction ne se fait pas attendre, je ne devrais peut-être pas mais je ris franchement. " Mais enfin Lorelei, n’y penses même pas. " Évidemment je n’ai aucune expérience avec les enfants et encore moins les adolescents. Ce que je sais par contre c’est qu’Erwann aime tendrement sa maman. " Tu vas simplement lui dire la vérité Lorelei. Ne cherche pas à édulcorer quoique ce soit, parce que si on lui cache encore une partie de la vérité il aura là une occasion en or de vous en vouloir pour de vrai. " Et voila comment le pire des menteurs prêche pour une vérité qu'il n'ose pas lui même affronter. " Raconte-lui pourquoi tu es partie, tes doutes et tes regrets. Dis-lui simplement que tu l’as aimé à la seconde même où tu as su, que rien d’autre pour toi n’a compté, que tu n’as cherché qu’à le protéger... Il est intelligent, je suis sûr qu’il comprendra. Si tu veux mon avis c’est plutôt son père qui devrait se faire du mourrons. Pour lui ce ne sera pas facile de se faire une place dans sa vie. "


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Sujet: Re: Luciano ⊰ Please I need you. ( le Jeu 2 Aoû 2018 - 14:17 )

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Criant ses peines et son désarroi au visage de son ami. Lorelei ne doutait pas que celui-ci saurait la réconforter. Il avait toujours été de son côté, il avait toujours eu les mots. Luciano comprenait mieux que personne Lorelei, ou était-ce Lorelei qui le comprenait mieux que personne. Sa situation similaire, avec sa femme et cette autre femme qu'il fréquentait. Il aurait presque eu la place de Nicolaï dans l'histoire. Mais la réalité des choses était différente. Le trio n'était pas le même, les circonstances n'étaient pas similaires. Nico aimait Jane, il l'avait toujours aimée. Lorelei fut dans sa vie une erreur de parcours, une pépite d'or qu'on ne peut s'empêcher de ramasser et regarder un temps avant de se dire l'oublier, de la revendre ou que sais-je. Preuve en était, il n'avait pas cherché à la retrouver, il avait continué sa vie avec sa femme comme si rien ne s'était passé, comme si cette erreur avait été tue. Et peut-être n'était-ce pas plus mal, elle ne lui avait jamais rien demandé de plus au fond. Même si une part d'elle avait parfois rêvé de le revoir, de sentir son bras se faire agripper par sa main puissante en ville, de croiser le regard de Nicolaï, qu'il l'embrasse fougueusement qu'il lui dise qu'il avait tout plaqué pour elle. Car elle était indispensable à sa vie. Oui, elle aurait aimé dans ses plus secrets rêves. Mais la réalité était autre. Et Luciano, lui qui vivait une situation similaire, ne pouvait se comparer à Nico ou même comparer son trio au trio de Lorelei. Impossible. Aucun enfant n'était en jeu, pas à la connaissance de la brune en tout cas. Et cette équation était celle qui faisait toute la différence... Car on n'agit pas de la même façon avec un enfant pour un enfant. Elle le sait, elle la vécut. Avant cette révélation, avant se teste dans ses mains... Elle aurait sans ignorer les jours, les heures les minutes passer au côté de cet homme. Elle s'en serait juste contenté, sans plus rien attendre d'autre de lui qu'un peu de son temps. Sacrifiant une vie amoureuse plus stable, un foyer, une vie dite normale juste pour être encore avec lui... Mais Erwann avait tout changé. Elle ne lui en voulait pas, non au contraire, il était l'étoile de sa vie, la lumière de son chemin l'air de ses poumons aujourd'hui. Elle avait fait ce choix, elle l'assumait, même si se manque, ce trou dans son cœur ne s'était jamais refermé.

Le rire de Luciano détend un peu la nervosité de la femme, qui pleure conter son torse. Relevant un peu le visage et les yeux en sa direction. Écoutant ses mots réconfortants avec attention. Les impriment dans son esprit, dans sa mémoire, pour ne jamais les oublier. Il avait tout compris, il comprenait tout. Cet amour inconditionnel qui avait lié mère et fils alors même qu'il n'était qu'un plus sur un teste de grosses. Ou du moins Luciano semblait le comprendre. Reniflant, se redressant, sans quitter pour autant de trop l'homme. Une main quittant les hanches fines de son ami pour s'essayer le visage d'un geste.

« Merci. Merci tu... »

Il avait juste su quoi dire. Cherchant d'une main un mouchoir, le sortant de la boîte en papier. Il sera plus efficace que sa main pour sécher son visage et moucher son nez pris. Soufflant dans le tissu comme une trompette, elle eut un léger rire en regardant Luciano. Elle n'était pas encore totalement sereine, mais elle se sentait un peu regonflée et revigorée. Il avait su trouver les mots justes sans pour autant la prendre en pitié totalement, il lui avait donné son avis, comme un ami proche l'aurait fait. Et c'est pour cela qu'elle le respectait.

« Je lui dirais la vérité. Je lui avouerais tout. Tu as raison, il n'est plus temps pour les mensonges, pour les cachotteries. Cela ne fait que du mal aux gens et nous ronge de l'intérieur. Il faut affronter nos peurs. »

Lorelei était passée naturellement du "je" au "nous". Son regard planté dans celui de son ex-patron. Elle savait bien que s'il était de bon conseil, il ne les appliquait pas non plus forcément. Et peut-être était-il temps pour l'un comme l'autre de se serrer la main et d'enfin mettre aux claires leurs situations respectives. Mais Lorelei ne voulait pas insister sur cela, elle n'en avait pas la force. Plus du moins. Il faudrait qu'elle en retrouve une bonne dose avant de parler à son fils. Et elle redoutait le moment. Se penchant un peu elle attrapa la tasse de café préparer par Luciano précédemment. La menant à ses lèvres elle en but deux gorgées avant de la reposer sur la table base et de se reposer dans le fond du canapé. Son regard encore brillant de ses larmes, encore fragile et fatigué de ses moments éprouvant pour son esprit. La dernière phrase de l'homme tournait dans son esprit en boucle. Pourquoi Nico aurait du souci à se faire ? Erwann avait toujours voulu connaître son père et pour sûr, il serait finalement ravi de le faire. En plus, c'était un homme bien. Si on faisait abstraction de son infidélité passagère, certes. Mais il était bon. Et pour sûre, il serait un bon père.

« Tu sais, je pense que Nicolaï sera un bon père. Je ne doute pas qu'après un peu d'adaptation et le temps de se connaître un peu. Erwann et lui s'entendent bien. Tous deux ont beaucoup de points communs. »

Sa voix fut triste, si au fond elle espérait de tout son cœur que tout se passe bien. Partager cet amour exclusif, même excessif, qu'elle a avec son fils, la terrifie plus que toute autre chose. Baissant son regard, se laissant aller de nouveau contre l'homme. Se posant plus délicatement contre lui, fermant ses yeux. Un long soupiré s'échappa d'entre ses narines, comme laissant couler pour l'instant du moins ses nombreuses angoisses.

« Merci Lu. Tu es un véritable ami. J'avais besoin de toi pour pas sombrer et tu as accouru. Tu es toujours là quand j'ai besoin. Alors merci. Tu sais que moi, je serais toujours là aussi pour toi. »

Elle releva le regard, sans se défaire de son corps.

« Quoi qu'il arrive, quoi que tu fasses et décides. Tu le sais hein ? »
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